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RESISTANCE


Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 15:59

Réforme, non. Histoire, oui

(Publié dans Paris Normandie du 17-12-2009)

--> Cliquer sur le titre pour lire l'article sur le site du journal

GISORS

Les lycéens sont en grève pour réclamer la suppression de la réforme Chatel. Ils ont manifesté mardi dans les rues de la ville.

 

Les lycéens voulaient une action symbolique. Elle l'a été. Mardi matin, un cortège de quelque cent cinquante élèves, inscrits au lycée Louise-Michel, ont manifesté dans les rues de Gisors pour exprimer leur colère face à la réforme portée par Luc Chatel, ministre de l'Education nationale.
Pour le faire savoir, ils ont donc défilé devant les points dits emblématiques de la ville. La mairie, le rond-point de l'hôpital ou encore le parking de la zone commercial des Templiers…
De quoi être vus et démontrer une motivation suffisante, n'hésitant pas à suivre une marche sur le bitume à - 6°C, là où ils auraient pu être dans une salle chauffée de leur établissement.
« Au moins, on ne pourra pas dire qu'on voulait se promener, commente l'un d'eux. J'ai super-froid, j'ai oublié de prendre un bonnet. Mais, ce n'est pas grave, je voulais être là. Je pense être un élève sérieux mais là, on brade notre cursus. »

Le soutien à leurs professeurs
Pour d'autres, c'est aussi l'occasion d'affirmer le soutien à leurs professeurs : « Nous démontrons que nous ne sommes pas dans un mouvement de révolte de jeunes. Nous sommes solidaires de nos professeurs. Car, si nos moyens évoluent, les leurs ne bougent pas. Nous devons nous unir pour inverser la tendance. »
Les slogans sont criés. Des chansons parodiées sont entonnées et les banderoles brandies. La plus symbolique : « On a eu la tête de Darcos, on aura celle de Chatel. »
Parmi les changements déplorés, il y a le sujet très évoqué dans la presse, des cours d'histoire qui deviendraient optionnels en terminale S.
« Je ne suis pas une experte, affirme une élève de 1re scientifique. Mais est-ce vraiment cela qui va permettre de réelles économies. Car, même si les politiques le disent peu, c'est cela leur but. Nous ne sommes pas dupes. Nous n'avons pas besoin de regarder le JT de Claire Chazal pour savoir et surtout comprendre. »
En attendant, c'est surtout l'organisation des lycéens qui étonne. Si des perturbateurs s'étaient fait remarquer dans le mauvais sens lors de la précédente manifestation, faute d'organisation, le mouvement est cette fois bien plus structuré. Un service d'ordre nommé, de même que des responsables presse et photos. Presque aussi bien qu'un mouvement national.


Un mouvement qui s'étend

 

C'est dans le Nord de la France que le mouvement lycéen a pris le plus d'ampleur. Lille, Roubaix, Tourcoing. Un blocus qui dure parfois depuis plus d'une semaine.
Si la colère est toujours aussi forte dans cette zone, elle s'est étendue au reste du pays.
Rien à voir avec les grandes manœuvres de l'an dernier, mais des situations de blocage sont maintenant constatées dans de grandes villes du Sud-Ouest.
A Gisors, le lycée Louise-Michel se fait remarquer désormais par une capacité à être parmi les premiers à rejoindre ces manifestations. De l'avis des syndicats des étudiants, le vrai test sera la rentrée du mois de janvier que certains promettent très dure. La question est de savoir si tout le monde est prêt à accepter une deuxième année cauchemar où les programmes peinent vrai
ment à être bouclés à l'heure des examens.

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 22:51

Intervention d'Elie Domota à la fin de la manifestion du 25 novembre

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Byen bonjou, byen bonjou pèp Gwadloup,

Nous profitons pour souhaiter au préfet FABRE la bienvenue au pays LKP.[1]

Malgré toutes les abominations déversées sur notre compte, malgré les mille et une choses dites à notre encontre, aujourd’hui, nous étions plus de 25 000 manifestants dans les rues!

Le camarade NOMERTIN a déjà salué toutes les camarades handicapés présents à la manifestation. Et nous tenons également à saluer toutes les femmes présentes, car la base du LKP ce sont les femmes. Et parce qu’aujourd’hui c’est aussi la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Et nous les hommes présents, il faut aussi que nous cessions, car il y en a qui le font. En paroles, en pensée, avec leurs mains, leurs pieds et tout ce qu’ils trouvent… Que dans ce pays, nous respections les femmes!

Jodila , après l’organisation de leurs états généraux, après avoir raconté qu’ils avaient apporté des réponses aux revendications, (il y a à la télé une bande annonce affirmant que les réponses ont été apportées; dans le quotidien France Antilles, il y a aussi une pleine page sur leurs prétendues réponses)… nous voyons bien qu’ils ne cherchent qu’à nous couillonner!

Hier, au Sénat, les élus UMP ont voté un amendement gouvernemental assurant que le RSTA est un complément de salaire: c’est une première victoire! Mais nous ne devons pas nous y arrêter!
Et dans la foulée, le spécialiste du communiqué [NDR: Victorin LUREL, président PS du Conseil régional de Guadeloupe], en a pondu un autre assurant que c’est grâce à son action que cette victoire a été obtenue…
Nous nous lui disons que si ceci a été reconnu, c’’est bien parce que nous sommes débout dans les rues à manifester! Et nous ne devons pas nous arrêter! Car la clause de convertibilité, les problèmes de la jeunesse, les questions du prix des carburants et du prix des marchandises… ne sont pas réglées! Les problèmes du chlordécone, de l’éducation… ne sont pas réglés! Nous n’avons pas le droit de nous arrêter!

Bien évidemment que cela est difficile, nous savons que ça l’est. Mais c’est parce que c’est difficile que nous sommes debout dans les rues, et que nous ne devons pas reculer! C’est pour cela qu’il nous faut continuer!
Alors d’ores et déjà, nous prenons vendredi soir un nouveau rendez-vous de bilan, là où chaque camarade pourra s’exprimer! Et comme l’a dit le camarade NOMERTIN, nous n’avons pas à faire marche arrière: dès l’instant où nous entendrons qu’ils ont décidé d’augmenter le prix de l’essence, nous serons en grève dès le lendemain matin pour manifester dans tous les coins de Guadeloupe!

Nous prenons cet engagement aujourd’hui, car nous ne pouvons laisser MmePENCHARD venir en Guadeloupe pour nous couillonner! Et nous avons bien compris que si SARKOZY fait donner raison à Victorin LUREL au Sénat - alors que tous ses amendements ont été refusés à l’Assemblée nationale - c’est bien là un désaveu pour MmePENCHARD. Un désaveu, car lors de ses venues en Guadeloupe, elle n’a pas cessé de raconter qu’il s’agissait d’une allocation. Aujourd’hui, son propre gouvernement doit reconnaitre que le RSTA n’est pas une allocation mais bien un complément de salaire! Dorénavant le candidat de SARKOZY en Guadeloupe c’est LUREL et non la ministre PENCHARD.

C’est pourquoi beaucoup de politiciens se taisent sur ces questions et préfèrent tirer à boulets rouges sur le mouvement social. Car la seule chose qui les intéresse, ce sont les fauteuils… Nous nous ne sommes pas là pour occuper des fauteuils, mais pour défendre une plateforme de revendications et un accord qu’ils ont signé!

Hier, nous avons fait le choix de refuser l’affrontement car ils étaient venus [NDR: référence aux milliers de force de répression arrivés en Guadeloupe dans les semaines précédentes] pour livrer nous livrer bataille, faire en sorte que les choses dégénèrent et arrêter les dirigeants du LKP, afin de démanteler le Liyannaj Kont Pwofitasyon. Et nous emmener ce matin en comparution immédiate [NDR: 4 nouveaux substituts du procureur sont en place; pas des juges d’instruction, mais bien des substituts].

Donc, volontairement nous leur avons laissé les supermarchés, les magasins d’HAYOT, les stations-services... Et aujourd’hui nous pouvons nous applaudir pour leur avoir démontré que nous avons la capacité de descendre dans les rues par dizaines de milliers. Parce que nous an balan é an konsyans. Parce que nous n’avons mis ni une feuille de tôle ni une roue ni une palette dans les rues.

Et encore une fois nous disons au préfet FABRE: bienvenu au pays LKP!

Ansanm nou ka lité,
Ansanm nou ké gannyé!

Elie DOMOTA,
Meeting LKP
Pointe à Pitre le mercredi 25 novembre 2009

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 11:13

Privatisation de la poste : vers une épreuve de force décisive ? 

Par le NPA
Article publié dans "Tout est à nous", hebdo du NPA
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Retrait de la loi et le refus de la privatisation  !


Après un passage au Sénat qui s’est achevé lundi, le projet de loi sur le changement de statut de La Poste devrait arriver fin novembre à l’Assemblée nationale. La résistance s’amplifie désormais, avec des appels clairs à la mobilisation.

Au Sénat, la guérilla des parlementaires a fait long feu. Une vingtaine de voix manquaient pour que la gauche dépose une motion référendaire, mais aucune n’a fait défaut à la droite pour la refuser malgré diverses pressions sur les élus et… leur possible réélection.

Les Sénateurs, comme le gouvernement lui-même, ont cependant pris la mesure du changement qui a commencé à s’exprimer avec la votation citoyenne. Le ministre Estrosi s’est même fendu d’un néologisme: «imprivatisable». Mais quelle que soit la formule juridique, elle laisse entièrement la possibilité à l’État d’ouvrir son capital et de privatiser à plus ou moins brève échéance, à partir du moment où le statut de l’entreprise devient celui d’une société anonyme.

Petite concession: le régime de retraite de 100000 postiers ayant encore le statut de fonctionnaire devrait être garanti. Mais ce ne sera pas le cas pour les nouveaux embauchés après le 1er janvier 2010.

L’énorme mobilisation qui avait vu le jour lors de la votation citoyenne a eu incontestablement beaucoup de mal à rebondir depuis. L’envoi de cartes postales au président de la République lui demandant le retrait du projet de loi et la tenue d’un référendum ont certes permis de poursuivre les discussions avec un large public. Mais il est aussi évident qu’à un moment ou un autre, il est indispensable d’augmenter d’un cran la mobilisation, avec l’ensemble de la population et avec les travailleurs de La Poste.

Le 24 novembre grève reconductible des postiers
Il y a quelques semaines encore, la perspective d’une grève reconductible pouvait encore prêter à sourires chez beaucoup de militants. Elle est aujourd’hui en train de prendre forme. C’est le résultat conjugué à la fois d’une initiative, celles de l’intersyndicale parisienne SUD, FO, CFTC qui a pris position dès la fin octobre, et d’un climat particulier de mobilisation dans le secteur colis. Cela s’est traduit le 5 novembre par une déclaration de l’intersyndicale SUD, FO, CFTC, CGT et CFDT appelant «nationalement les postiers à la grève le 24 novembre et à débattre dès maintenant des poursuites du lendemain, de l’action, de ses formes pour gagner». 

Pour une manifestation nationale à Paris à la mi-décembre

En même temps, le comité national contre la privatisation de la poste a confirmé sa décision d’organiser une manifestation décentralisée dans toutes les régions ou départements, le samedi 28 novembre. Cette échéance est d’une importance cruciale: elle interviendra au moment où les postiers seront eux-mêmes dans la grève si le mouvement démarré le 24 novembre commence à prendre réellement. Ce sera également une étape décisive pour aller vers une montée nationale à Paris en décembre, à quelques jours du vote de la loi à l’Assemblée nationale, afin d’exiger tous ensemble le retrait de la loi et le refus de la privatisation.

Nous devons par conséquent mettre toute nos forces pour que la journée du 28 soit une réussite et un tremplin pour aller plus loin dans la mobilisation.

Jean-François Cabral

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 11:07

Edito des tracts du NPA de la semaine

LE 24 NOVEMBRE : TOUS  ET TOUTES DANS LA RUE

 

Nous savons tous que nous devons faire front tous ensemble dans tous les secteurs et toutes les catégories.

Chaque semaine, des milliers d'entre nous sont licenciés ou subissent la précarité. Les conditions de travail régressent. Pour une majorité de la population, les  salaires ne permettent pas de vivre décemment.

 

Les services publics qui se dégradent sont bradés au privé et la survie de la planète est menacée par la soif des profits. Dans l'Education Nationale, 11500 suppressions de postes ont eu lieu en 2009 et 16000 sont programmés pour 2010, dans le cadre d’un « budget de rigueur ».

 

Il n'y a aucune raison d'accepter cette injustice dans une société qui regorge de richesses, mais les réserve aux plus riches, aux actionnaires, aux banquiers et aux patrons.  Pour eux, la Bourse reprend son essor : les bonus, les dividendes et les profits s'envolent. Et les aides de l'État finissent dans leurs poches…

 

Pour ne pas payer la crise du capitalisme, faisons front commun

 

Nous avons été plusieurs millions dans la rue ce printemps pour dire haut et fort que nous ne voulons pas payer la crise. Nous avons encore été deux millions d'usagers cet automne à refuser la privatisation de la Poste lors de la votation citoyenne du 3 octobre. Et, tous les jours, nous sommes des milliers et des milliers à nous battre pour de multiples raisons.

 

Tous ensemble le 24 novembre

 

Le 24 novembre, soyons nombreux à refuser la casse du service public d'Education. Ce jour-là, ce sont aussi les salariés de la Poste qui feront grève et descendront dans la rue. Le 28 novembre, les postiers et les

usagers seront à nouveau appelés à manifester dans toute la France.

Le 29 novembre, nous serons aux côtés des travailleurs sans papiers en lutte aujourd'hui pour obtenir leur régularisation et plus généralement celle de toutes et tous les sans-papiers.

Et le 8 décembre, ce sont les cheminots qui

descendront dans la rue pour exiger le maintien d'un véritable service public de transport.

 

La réussite de ces grèves et de ces manifestations pourrait être un tremplin vers une mobilisation d'ensemble pour riposter à la politique de régression sociale du gouvernement et du patronat.

 

Site départemental NPA-27: http://bulletindestravailleurs.over-blog.com

Site national : http://npa2009.org   

 

 

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 18:49
Rouen : Les lycéens dans la rue contre la réforme des lycées

 

EDUCATION. Hier, plus de 1000 lycéens ont manifesté en ville contre la réforme des lycées.

Les lycéens ne veulent pas entendre parler de réforme. Du moins, pas de celle qu'on leur présente. Mais alors pas du tout. Du coup, ils descendent dans la rue. Histoire de se faire entendre, de peser dans les négociations du moment.
Ce n'est pas la première fois que les lycéens rouennais se mobilisent. Au cours de l'année scolaire précédente, ils avaient déjà manifesté leur opposition à la réforme. Mais comme celle-ci est restée d'actualité une fois l'été passé, ils remettent ça. Il y a une quinzaine de jours, plusieurs centaines d'entre eux battaient le pavé. Et hier, rebelote. Une masse, un peu plus nombreuse cette fois (peut-être 1 000 personnes), a fait le tour de la ville, avec, comme seules armes, des slogans, des drapeaux et des banderoles.

Une coordination lycéenne efficace
Le rendez-vous était donné à 10 h place du Général-de-Gaulle. Et visiblement, le mot d'ordre est bien passé. Avant même l'heure dite, les cris résonnaient à 200 m à la ronde. La coordination lycéenne, présente dans tous les établissements de la ville, a bien fait son travail. « On s'était bien préparé, confirme Chloé, syndiquée à l'UNL. On a même été rejoints par des élèves de
Barentin, d'Yvetot et d'Elbeuf. »
Rassemblé, le cortège pouvait alors entamer son parcours. De façon certes parfois confuse, mais avec envie et en recyclant des slogans déjà bien rodés, du style, « Sarko, t'est foutu, la jeunesse est dans la rue ». L'intéressé a-t-il entendu ? Sans doute. Car, hier, des manifestations similaires étaient organisées partout en France. Mais le président accordera-t-il de l'intérêt au message ? On le verra. Dans le doute, une nouvelle série de défilés est prévue pour le 24 novembre, cette fois, en compagnie des enseignants.
Les manifestants se préparent désormais à ce prochain rendez-vous. L'événement est déjà évoqué sur un groupe Facebook dédié à la contestation : « mouvement lycéen
Rouen 2009 ».
Axel Leclercq

 

Dijon: Manifestation des lycéens contre les violences policières et la réforme Chatel

19/11/2009 |
- Les policiers ont procédé à 5 interpellations jeudi matin à Dijon. -

Les policiers ont procédé à 5 interpellations jeudi matin à Dijon.

© France 3

Une manifestation de lycéens contre la réforme Chatel a tourné à l'opposition avec les forces de l'ordre.

Au départ, le rassemblement d'environ 200 lycéens à Dijon avait pour but de protester contre la réforme Chatel. Mais la manifestation a tourné à l'opposition entre les jeunes et les forces de l'ordre, un jeu du chat et de la souris qui a duré toute la matinée devant les principaux lycées de la ville.

Tout est parti d’un rassemblement d’environ 200 jeunes, peu après 8 heures, devant le lycée Simone Veil. Une dizaine de poubelles entassées devant le portail, et quelques œufs envoyés dans la cour. Les lycéens protestent contre la réforme Chatel du lycée, mais aussi contre l’attitude des policiers, la veille, lors d’une manifestation similaire. Pour disperser les adolescents, les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogènes. Bilan : 5 interpellations, 2 voitures endommagées, dont une renversée sur un parking. Une matinée d’opposition parfois violente entre lycéens et policiers. Mais sur le fond du problème, aucun message précis n’a pu passer sur la réforme du lycée.

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 12:46

Communiqué de presse

 

Attac27, Association Targuinca, CCFD Terre Solidaire, Collectif Tchinaghen, Les Verts Europe-Ecologie , NPA 27, Sortir du Nucléaire 27 vous invitent,

le samedi 28 novembre à Evreux, à la maison de quartier de Nétreville :

à partir de 14 heures
salle de la Maison de quartier de Nétreville

Expo - Stand d'artisanat touareg et d'information sur les associations locales participantes
Projection du documentaire "La bataille de l'uranium"" (France5 / Galaxie presse).
Conférence / table-ronde par Issouf Maha,

Journée d’information et de mobilisation :

« Nord Niger, une région pillée, un peuple sacrifié »

 

Depuis 40 ans, Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger, un des pays les plus pauvres du monde, sera demain le deuxième producteur mondial d’uranium. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique. Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas, contaminations radioactives et désertification.

À l’heure où la notion de développement durable, admise par tant d'Occidentaux, est mise en avant, le nucléaire, est présenté par les industriels comme une énergie « propre ». Or l’extraction de l’uranium est terriblement polluante et dangereuse puisqu’elle s’attaque à l’homme et ses ressources hydriques vitales et épuisables.

L’exploitation des ressources du Nord-Niger (région d’Agadez) a des conséquences dramatiques contre lesquelles les populations locales n’ont pas les moyens de lutter :

·   la contamination des ressources en eau et à l'épuisement et la pollution des deux grandes nappes phréatiques fossiles de la région d’Agadez, qui assuraient jusqu’ici la survie des populations locales,

·   la spoliation des terres agro-pastorales exploitées par les populations locales,

·   la destruction de la faune et de la flore,

·   la contamination radioactive de l'air...

Le Niger deuxième producteur mondial d’uranium figure pourtant à la dernière place de l’IDH ! Plutôt que de bénéficier des richesses émanant de cette industrie stratégique et très lucrative, les populations nigériennes ne récoltent que désordres et désolation de ce véritable pillage des ressources de leur sous-sol. Les compagnies minières ne s’inquiètent guère de cette catastrophe annoncée : une fois les gisements d’uranium épuisés, une fois l’eau épuisée, la région ne présentera plus d’intérêt pour elles et leurs actionnaires. Ils quitteront cette région dévastée, désormais impropre au tourisme et à l’économie pastorale et sans développement pour aller piller ailleurs. L’avenir de toute une population, les impératifs de protection de l’environnement et de la santé, sont sacrifiés sur l’autel des profits à court et moyen terme.

Catastrophe naturelle

Et dans ce contexte plus qu'inquiétant, les populations de la région d'Agadez doivent lutter contre la misère de leur quotidien.

Un malheur n’arrive jamais seul : après l’état de précarité lié aux sécheresses et à la désertification, la détresse née d’un conflit armé qui a détruit le tissu économique de la région d’Agadez, c’est l’eau qui vient tout ravager, laissant des milliers de familles sans abri, sans nourriture et sans repère. En effet, début septembre, une partie de la région d’Agadez a subi des crues sans précédents qui ont emporté sur leur passages maisons, tentes, écoles… Les secours ont tardé à venir et restent jusqu’à maintenant largement insuffisants pour faire face aux besoins.

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 21:58

Sauvons l’Université

 Appel de la 13e Coordination Nationale des Universités (Nanterre, 27 octobre 2009)


Communiqué de presse

La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.

Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.

Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en oeuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.


APPEL de la COORDINATION  NATIONALE des UNIVERSITES


La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.

La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.

La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.

La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 19:39

Au moins 500 lycéens dans les rues de Rouen

jeudi 22 OCTOBRE 2009, 14:01   France
 

 Près de 500 lycéens ont manifesté jeudi matin à Rouen pour protester contre le projet de réforme des lycées annoncé la semaine dernière par le président Nicolas Sarkozy.

La manifestation a débuté dès 8H00 au lycée Corneille, un lycée huppé du centre ville, dont l'entrée principale a été bloquée jusqu'à midi. Pendant toute la matinée, les manifestants, qui ne se revendiquaient d'aucun syndicat, ont informé et tenté de mobiliser les élèves d'autres établissements scolaires du centre de Rouen. Dans leur collimateur, la réforme des lycées annoncée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy.

Le projet de réforme prévoit notamment une revalorisation des filières technologique et littéraire, généralise le soutien et rend l'orientation "réversible". Un premier projet, l'an dernier, avait finalement été écarté, en raison de la mobilisation lycéenne. (source AFP)

 
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 21:23
Grève suivie et ras-le-bol à Pôle Emploi

PARIS (AFP) - Pôle emploi: grève suivie en signe de "ras-le-bol" des conditions de travail
20/10/2009

Dix mois après la naissance de Pôle emploi, la grève à l'appel des sept syndicats pour protester contre des conditions de travail dégradées a rassemblé mardi plus d'un tiers des salariés en moyenne, mobilisation la plus forte depuis la fusion ANPE-Assedic en janvier.

Entre 34,5% (direction) et "autour de 40%" (Snu-FSU) des 46.000 salariés étaient en grève et 322 des 1.500 sites fermés à l'appel de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, Snpa, SNU, Unsa, Sud) pour dénoncer "une situation de plus en plus difficile" et des "services dégradés pour les usagers".

La montée du stress au guichet s'est traduite par 63 agressions physiques et 2.093 verbales en huit mois, selon la direction, davantage selon les syndicats. "La prise de psychotropes (...) est préoccupante", pour Bernie Billey (CFDT).

Un suicide et cinq tentatives de suicides sur le lieu de travail ont été reconnus par la direction, selon les syndicats. D'autres salariés se sont suicidés ou ont tenté de le faire chez eux, mais dans ces cas "l'employeur nie sa responsabilité", selon Martin Houdan (Snu).

Au vu de ce "malaise social très fort", Noël Daucé (Snu-FSU) a espéré "des résultats concrets". "Le mouvement, d'une rare ampleur, en dit long sur le ras-le-bol des employés, syndiqués ou non", a jugé, à Brest, Michel Riou (CGT).

La journée, qui intervient à l'approche du terme de la négociation sur la convention collective et des premières élections professionnelles à Pôle emploi, a été marquée par de nombreux rassemblements.

"On ne veut pas connaître la même situation que France Télécom", a lancé à Marseille Stéphane Vinclair (Sud).

Avec "plus de la moitié des sites fermés en Midi-Pyrénées", Jean-Luc Lacambra (CFDT), à Toulouse, a vu la preuve de "l'insatisfaction de personnels très fragilisés par la fusion, les mobilités et changements permanents".

Surcharge de travail avec l'afflux massif de demandeurs d'emploi depuis le début de la crise, effectifs insuffisants, fusion à marche forcée, formations trop courtes pour devenir polyvalents, management par objectifs, sous-traitance au privé figuraient parmi les motifs de mécontentement exprimés.

Jugeant les difficultés "liées à la crise", le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a déclaré qu'"il ne fallait pas "s'arrêter au milieu du gué" de la fusion mais "écouter" les salariés.

Pour le ministre du Travail Xavier Darcos, "la fusion a été vite", ce qui "fait beaucoup de pression" sur les salariés "mais Pôle emploi ne mérite pas les critiques qu'on lui fait".

"Il ne faut pas assimiler ce qui se passe à France Télécom à Pôle emploi", a déclaré le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy sur LCI. "L'amalgame" n'est selon lui "pas fondé" car "la mission de France Télécom a fondamentalement changé au cours des dix dernières années" alors que celle de Pôle emploi est restée "la même".

Il a annoncé "d'ici la fin de la semaine, avec l'espoir d'aboutir avant la fin de l'année, une négociation sur la prévention du stress".

M. Wauquiez a précisé qu'un questionnaire sera envoyé aux agents à partir de novembre et rappelé le plan d'action déjà en place avec une ligne téléphonique, un réseau d'assistantes sociales. Il a répété que "Pôle emploi n'est pas France Télécom" car "c'est toujours un service public".

Jugeant "catastrophique" la dégradation des conditions de travail, le PS a jugé "urgent d'agir pour éviter de créer un nouveau France Télécom".

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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 12:15
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L’impressionnant succès de la votation est un encouragement pour les luttes à venir. 

Après succès populaire dû au travail et à l’action engagés sur l’ensemble du territoire par les comités locaux et départementaux relayant le Comité national pour la défense de la Poste (10 000 points de vote et 2,2 millions de participants), le gouvernement ne peut plus ignorer l’attachement de la population aux services publics et en particulier à la poste. 

Le président de La Poste avait annoncé que l’ouverture du capital engendrerait un changement de statut, mais que sur le fond rien ne changerait ni pour les agents ni pour les populations. La votation a été l’occasion d’expliquer largement aux usagers et aux postiers que la privatisation aurait comme conséquences des licenciements pour les uns et des hausses de tarifs pour tous. Exactement ce que chacun subit déjà quotidiennement du fait des privatisations déjà engagées à France Télécom ou à EDF.

Après la grève du 22 septembre, qui a été aussi réussie que celle du 23 septembre 2008, la votation est un point d’appui supplémentaire et il est nécessaire de s’en servir pour faire monter la pression. Parmi toutes les solutions avancées pour prolonger le mouvement, celle d’une grève reconductible de l’ensemble des postiers reste nécessaire. La mobilisation doit avoir pour objectif à la fois le retrait pur et simple du projet et la bataille contre les suppressions d’emplois, l’augmentation de la charge de travail et les salaires de misère.

Cette votation peut donner l’envie aux postiers de se battre. Car maintenant, ils savent qu’ils ne sont pas seuls : 2,2 millions d’usagers au moins sont derrière eux !

Le Comité national, auquel le NPA participe, aura à prendre des décisions sur plusieurs actions. L’organisation d’une manifestation nationale qui aurait lieu au moment de la discussion de la loi au Sénat permettrait de rassembler un maximum de forces opposées au projet du gouvernement, postiers et usagers. C’est une bonne manière d’encourager les postiers à se lancer dans la grève.

Nous devons investir le domaine où nous sommes le plus forts : celui de la lutte sur le terrain. Les collectifs locaux doivent préparer cette manifestation nationale mais aussi soutenir les luttes que mènent déjà les postiers contre les réorganisations. SUD-PTT s’est déjà positionné en faveur d’une grève reconductible des postiers, qui aura d’autant plus de poids si les collectifs la soutiennent.

Au-delà de ces deux possibilités, il ne faut pas relâcher la vigilance, maintenir la pression et veiller à ne pas dilapider l’acquis, d’où la nécessité de continuer la mobilisation. Le délai est court entre la programmation de la loi au Parlement, prévue pour la mi-octobre, mais pas encore inscrite à l’ordre du jour, et l’action à engager !

Simon et Pedro Cine 

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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 21:11

Grand succès de la votation citoyenne dan l'Eure contre la privatisation de la Poste
23 769 citoyens se sont déplacées pour voter sur 67 sites dans l'ensemble du département de l'Eure.
 23 289 ont voté contre la privatisation de la Poste, 408 pour la privatisation.
 Cette votation était organisée par le Comité départemental contre la privatisation de la Poste qui rassemble Partis de gauche (dont le NPA), associations (dont le Collectif interpro de Pont-Audemer) et syndicats (CGT-SUD-CFDT-FSU).
Cette votation peut donner l’envie aux postiers de se battre. Car maintenant, ils savent qu’ils ne sont pas seuls : 2,2 millions d’usagers au moins  dans le pays sont derrière eux ! Le Comité national, auquel le NPA participe, aura à prendre des décisions sur plusieurs actions. L’organisation d’une manifestation nationale qui aurait lieu au moment de la discussion de la loi au Sénat permettrait de rassembler un maximum de forces opposées au projet du gouvernement, postiers et usagers. C’est une bonne manière d’encourager les postiers à se lancer dans la grève.

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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 15:08

Déclaration unitaire
FASE, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF, PG

Les partis et mouvements réunis ce jour, lundi 28 septembre, dans le cadre d’un groupe de travail sur les Régionales ont fait la déclaration suivante :

Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d'une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L’enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire. Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l’augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés… Beaucoup de manifestations, d’initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l’emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague…

La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d’euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l’addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s'accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d'existence de millions d'être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d'actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population.

Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien ne doit détourner de la nécessaire construction d’une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités.

Or, face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d’accompagnement avec la tentative de construction d’une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C’est à dire d’une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne.

Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme.

Il s’agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l’offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.

A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n’avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.

Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.

Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.

C’est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d’accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d’élaborer un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord

C’est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes.

Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG).

On également assisté à cette réunion au titre d'observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) et de Lutte ouvrière (LO).

 Paris le 28 septembre 2009.

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 08:57
Communiqué  d' Attac
Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens Attac-Var

G20 de Pittsburgh, arrêtons la mascarade !


Le G20 regroupe les économies les plus puissantes du monde. Après Washington et Londres, il se réunira à Pittsburgh les 24 et 25 septembre pour… sortir de la crise sans rien changer au système !

« Il s’agit tout simplement de se réapproprier ensemble l’avenir de notre monde »


Ce qu’ils veulent : rhabiller le capitalisme

Partie des États-Unis, la « crise du siècle » s’est accélérée depuis un an, suite à la faillite de Lehman Brothers. Enfin de l’action publique ! Oui, mais au service des banquiers...

Non seulement les banques ont été sauvées de la faillite par de l’argent public, mais elles l’ont utilisé pour reconstituer leurs profits et continuer leurs opérations spéculatives, préparant ainsi la prochaine bulle. Pire, elles prévoient de verser des bonus faramineux à leurs traders. Des listes de paradis fiscaux ont été établies et de maigres engagements ont été demandés à ceux-ci pour en sortir. Mais, loin de supprimer les paradis fiscaux, les critères retenus par l’OCDE ne font que légitimer leur existence.
Depuis la rentrée, les gouvernements s’agitent sur la question de la rémunération des traders, après que certaines banques ont été obligées de dévoiler la part de leurs bénéfices qu’elles comptaient allouer en fin d’année à leurs traders (1 milliard pour BNP Paribas, 11,3 milliards pour Goldman Sachs). Si en effet le système de rémunération des traders est un scandale, le cœur du problème n’est pas simplement là, mais dans le fait que les banques et le secteur financier engrangent suffisamment de profits pour attribuer de telles rémunérations à leurs traders et actionnaires, profits qui se font sur le dos des usagers et des salariés.

Ce que nous voulons : dégonfler la finance pour désarmer le capitalisme

Adair Tuner, à la tête du FSA, l’autorité britannique des marchés financiers, a déclaré récemment que la plupart des transactions de la place financière de Londres sont « socialement inutiles » (AFP, 27/08/09). Qu’un ancien responsable du Medef britannique en vienne à dénoncer « la dérégulation financière caricaturale » et à demander de « réduire la taille de ce secteur » révèle le trouble qui s’installe face au comportement des banques.
Il faut en finir avec des activités financières qui sont « socialement inutiles », parce qu’elles ont des conséquences dramatiques sur la vie des populations : c’est la leçon de la crise actuelle, que devraient retenir tous les dirigeants du monde : il est temps que ces derniers se fixent pour objectif non pas de sauver la finance, mais de la désarmer complètement.
Cela fait plus de dix ans qu’Attac démontre que la dérégulation des marchés financiers est au cœur du problème de nos sociétés modernes.

Attac, à l’occasion du G20, propose dix mesures pour remettre la finance à sa place et nous engager réellement vers une sortie durable de la crise.

Si le G20 de Pittsburgh voulait vraiment une réponse solidaire, écologique et démocratique à la crise :

les dix mesures à prendre d’urgence pour désarmer les marchés financiers


Instaurer des taxes globales

Ces taxes seraient appliquées aux transactions financières, aux profits des multinationales et à la consommation d’énergie. S’appuyant sur des données reconnues, Attac chiffre à 1 500 milliards de dollars par an les fonds qui pourraient être levés grâce à ces taxes. Ces fonds serviraient à financer l’aide au développement, la préservation des biens publics mondiaux, la reconversion de l’économie vers un modèle soutenable pour la planète et la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.


S’attaquer aux paradis fiscaux

De véritables sanctions contre les banques, les entreprises et les États non coopératifs doivent être mises en œuvre, ainsi qu’une aide à la reconversion pour les territoires qui s’engageraient à mettre fin à leurs pratiques occultes. Cela passe par exemple par une harmonisation fiscale au plan européen.


Mettre à bas la folie des «  innovations financières »

Les hedge funds sont des fonds spéculatifs massivement implantés dans les paradis fiscaux. Échappant à toute régulation, ils ne servent à rien, sinon à enrichir quelques grandes fortunes abritées aux îles Caïmans et à augmenter l’instabilité des marchés financiers. Ils doivent être supprimés. Quant aux produits dérivés et à la titrisation, leur utilisation doit être strictement encadrée.


Rétablir le contrôle sur les mouvements de capitaux

La mobilité des capitaux permet de spéculer librement entre les places financières, et de mettre en concurrence les pays de la planète, leurs travailleurs, leurs systèmes sociaux et fiscaux. Contrôler les capitaux par la fiscalité et par la réglementation est une œuvre de salut public. Tous les volets de libéralisation financière inclus dans les accords de libre-échange multilatéraux, régionaux et bilatéraux doivent être abrogés/révisés, en particulier ceux imposés par l’Union européenne aux pays émergents et en développement.


Sortir des marchés financiers le financement des retraites

Dans les pays qui ont choisi de financer leurs retraites par capitalisation, des millions de salariés ont vu partir en fumée leurs économies. Les fonds de pension comme les hedge funds ne servent qu’à alimenter les bulles spéculatives et doivent disparaître.


Instaurer une fourchette maximale de revenus, supprimer les stock-options et les bonus

Aujourd’hui, un dirigeant d’entreprise gagne en moyenne 400 fois le SMIC. Lier la rémunération des dirigeants et des traders aux profits, par l’intermédiaire de bonus et de stock-options, entraîne une gestion à court terme des entreprises. Attac propose de fixer des taux d’imposition prohibitifs sur les hauts revenus pour aboutir à un écart maximum de 1 à 5 entre les plus bas et les plus hauts revenus.


Créer un pôle bancaire public

On ne peut pas demander aux citoyens de financer le sauvetage des banques sans contreparties. Le secteur privé a déjà démontré son incapacité à gérer ces biens publics que sont le crédit et la monnaie. Cela exige dans toutes les régions du monde, et notamment à l’échelle européenne, la création d’un secteur bancaire et financier public, contrôlé démocratiquement, et cela de manière permanente et non transitoire.


Interdire la spéculation sur les matières premières

À commencer par l’énergie et les denrées agricoles, en organisant une régulation publique des prix. Les matières premières sont des ressources trop rares et précieuses pour être laissées à la seule loi du marché. Nous ne pouvons tolérer que perdurent les conditions de nouvelles émeutes de la faim comme celles de 2008. Cela nécessite de pouvoir garantir des prix rémunérateurs aux paysans du monde.


Annuler la dette des pays pauvres

La charge de la dette des pays en développement est supérieure à l’aide publique au développement. Cette dette pèse lourd sur les pays pauvres. C’est une arme aux mains des pays riches qu’il faut supprimer. Cette annulation doit s’accompagner d’un nouvel accord international prévoyant des mécanismes justes de réendettement et de traitement de la dette qui écartent tout recours aux marchés financiers, notamment la titrisation des créances.


Une fois mises en œuvre les neuf mesures précédentes, le G20, satisfait du devoir accompli, prononcerait la transformation du G20 en G192

Le G192, soit l’ONU réformée et démocratisée, aurait en effet plus de chances d’apporter à la crise mondiale une réponse donnant satisfaction non pas aux gouvernements de quelques pays riches, mais à l’ensemble de ses États membres.

Attac France,

Montreuil, le 18 septembre 2009

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 22:01
Evreux   La Poste mobilise
Paru dans Paris Normandie
Une action conjointe des syndicats CGT, CFDT, SUD et FO

Rassemblement devant le bureau de la rue du Dr-Oursel hier matin contre la menace de privatisation.

Dans le cadre de la journée nationale d'action contre le changement de statut de la Poste, les syndicats (CGT, CFDT, SUD, FO) organisaient, hier matin, un rassemblement unitaire devant le bureau de poste de la rue du Docteur-Oursel. Des élus et des militants de plusieurs partis politiques de gauche s'étaient joints au mouvement. Une centaine de personnes au total, qui refusent « la privatisation » de ce service public de proximité.
« Le président de la Poste a annoncé, lors de sa venue à Evreux il y a quelques jours qu'il y a déjà autant de personnels contractuels que de personnels sous le statut fonction publique », explique Didier Massé, secrétaire général de la CGT-FAPT de l'Eure.
Quant à la grève, elle a été très inégalement suivie dans le département. « A Conches, il y a 80 % de grévistes, et à Brionne, seulement quatre des vingt-neuf tournées ont été effectuées », affirme une factrice. Prochaine action autour de la Poste, la votation populaire relayée en différents points du département le samedi 3 octobre, avec pour question « Etes vous pour la privatisation de la Poste ? »

Article paru dans Paris Normandie le : 23 septembre 2009

Le Compte-rendu du NPA
Mardi 22/09 à partir de 10 heures les personnels grévistes de la Poste se sont rassemblés à Evreux devant la Poste centrale. Présence de SUD, CGT, FO et CFDT.
Du côté des partis, présence du PC, du PG (1) et du NPA (4). Absence totale du PS, des Verts, du POI.
Nous avions nos autocollants et nous avons distribué notre tract (le seul tract distribué).
Le rassemblement a gonflé jusqu'à 130 à 150 personnes puis nous avons manifesté  jusqu'à la Préfecture. Un texte intersyndical a été lu, puis appel à renforcer les syndicats. Cependant rien n'a été dit sur la grève de lundi en région parisienne, rien sur les perspectives de lutte des postiers dans un mouvement national prolongé.
Un information a été faite sur les votations organisées par le comité départemental contre la privatisation de la Poste dans 25 sites. Le Maire d'Evreux est venu apporter son soutien, enfin...

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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 10:46

La Poste: Besancenot et 50 postiers en AG symbolique à la Bourse

PARIS, 22 sept 2009 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, et une cinquantaine de postiers ont tenu symboliquement une assemblée générale dans le palais Brongniart, ancien siège de la Bourse, au matin d'une journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme du statut de La Poste, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse", a déclaré à l'AFP M. Besancenot, postier lui-même, et entouré d'une cinquantaine de ses collègues venus majoritairement comme lui des Hauts-de-Seine. Selon lui, "cela a été un peu houleux au départ. Cela a été du +pousse-pousse+ avec les vigiles, mais finalement les grévistes ont pu s'installer dans un vaste salon à moulures pour tenir leur AG.

Porteurs d'autocollants jaunes du syndicat Sud, avec la photo de Nicolas Sarkozy et du président de La Poste Jean-Paul Bailly, et le slogan "votre privatisation on en veut pas, par la grève avec les usagers combattons la privatisation!", les postiers, installés en cercle, ont écouté les prises de parole dans une ambiance détendue. "C'est la Bourse qui vous invite", a lancé Olivier Besancenot au début, avant de rappeler qu'au-delà de cette initiative "un peu à l'arrache", "le plus important c'est la manifestation" parisienne programmée dans l'après-midi par l'intersyndicale à l'origine de la mobilisation.

Les prises de parole ont tourné autour de l'idée d'une grève générale reconductible de tous les services de la Poste, au moment fin octobre-début novembre de l'étude du projet de loi devant le Parlement. "Chacun d'entre vous doit faire monter la sauce. Il faut que la question de la grève reconductible se pose (à ce moment-là) mais pas comme un baroud d'honneur", a souligné Gaël Quirante, responsable de Sud à la Poste des Hauts-de-Seine.

Et Olivier Besancenot a rappelé que "la privatisation de la Poste cristallise beaucoup de choses, dont la colère de nombreux élus de petites communes".

Les postiers ont quitté le Palais Brongniart sans incident peu après 12H00 en cortège bruyant, en se donnant rendez-vous pour la manifestation parisienne qui démarre à 14H00 du siège de la Poste.

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Ecouter et lire...

  chanson pour la Grève générale de la compagnie Jolie Môme

Chanson sur la
Révolution permanente de Georges Moustaki


Salutations révolutionnaires -par MAP  Ministère des Affaires Populaires 

AGEND

Jeudi 31 décembre
MARCHE
POUR
GAZA

1.500 personnes en provenance
des cinq continents qui défileront dans Gaza
 vers le passage d'Erez pour dire :
Non au Blocus !
-Application des recommandations du rapport Goldstone
.

A l'appel de Collectifs, d'associations, de partis dont le NPA

Mercredi 13 janvier 2010
PROCES des CONTINENTAL
MANIFESTATION UNITAIRE DE SOLIDARITE

RDV à 11H00 gare d’Amiens pour manifester
Syndicats , associations , partis,
tous unis pour défendre les droits ouvriers
et les libertés publiques !
Dans-la-rue.jpg

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