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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Et maintenant, envoyons Valls'er la loi travail et son gouvernement

28 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27

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Dans le bras de fer avec le gouvernement, notre carburant, c’est la lutte !

28 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

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ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

28 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

Jeudi soir à Louviers, 150 personnes ont participé à l'une des quelques réunions organisées par l'Etat pour
nous réexpliquer ce qu'apparemment nous n'avons pas bien compris. A part l'envoyé  de la Chambre de commerce, il ne s'est pas trouvé grand monde pour soutenir le point de vue des technocrates bien formatés à concevoir des grands projets inutiles, tels que ce tronçon du couloir à camions qui descend de Calais à Bayonne.
En plus de l'association "Non à l'autoroute", on notait une présence bien visible d''EELV qui a produit le document visuel remarquable ici reproduit. Le village d'Alizay était là en  force aussi autour de son nouveau maire Arnaud Levitre, mais pour contester non le projet en lui-même, mais son impact sur la commune et demander le retour à un projet antérieur au nom du mythique "désenclavement de la vallée de l'Andelle". Yves Lanic, maire d'Amfreville sous les monts et porte-parole des élu-ez-s Front de gauche à la Communauté d'agglomération a dénoncé le double langage du président de droite qui l'an dernier a accepté un voeu voté à l'unanimité en faveur d'une "deux fois  une voie sans péage avec un nouveau franchissement de la Seine"et s'assoit dessus.  Nous avions pourtant expliqué à celles et ceux qui criaient victoire à l'époque qu'ils s'étaient fait manoeuvrer en acceptant de "la nécessité d'une liaison A28-A13",  et que le reste n'était que phrases...

A l'exception du maire de Pont de l'Arche qui a exprimé son désarroi et la défiance que lui inspirent désormais les assurances à chaque fois démenties des technocrates, un grand absent: le PS, en particulier le maître de Val-de-Reuil, pourtant très impactée, le désormais célèbre Marc-Antoine Jamet, acteur involontaire du film "Merci patron !". Serait-il possible qu'il y ait des limites à ses capacités de pratiquer le double langage seloçn qu'il siège à la région ou au conseil municipal ?

Cinq militant-e-s du NPA ont pu s'exprimer (sur une quarantaine de prises de parole), développant sous divers aspects le point de vue développé ci-dessous. Les échéances approchent: malgré les réticences de nombre d'opposant-e-s à ce Grand Projet Inutile, il ne restera bientôt plus que l'action de masse pour faire entendre la volonté majoritaire de la population. Comme contre la loi anti-travail. Bizarre, non ?

 

Avis déposé par le NPA Seine-Eure sur la liaison A28-A13

 

 

Ce projet ne correspond pas à l’urgence et l’utilité du moment.

 

  1. Quelle est l’urgence actuelle ?

 

Le réchauffement climatique qu’il n’est plus possible d’ignorer menace la vie sur Terre de millions de gens et l’environnement. Les rapports du Giec (Groupe international d’experts du climat) sont de plus en plus alarmistes : il est urgent et primordial de maintenir la hausse de la température sous les 2°C, voire les 1,5°C d’ici la fin du siècle, par rapport à la période de référence, le 18° siècle, début de l’ère industrielle moderne. Le transport aérien, routier, autoroutier, maritime compte pour 27% des émissions de GES (gaz à effet de serre), il est  donc important d’avoir une réflexion sur la réorganisation des transports des marchandises et des personnes qui débouche sur des actes concrets. On ne peut plus faire comme avant !

  Comme les experts du climat préconisent de laisser sous terre 80% des réserves d’énergies fossiles, il est évident qu’il faut en tirer les conséquences qui s’imposent et modifier les pratiques existantes. Donc poursuivre la même politique d’aménagement du territoire et de transport en construisant toujours et encore plus de routes et d’autoroutes n’est plus possible.

Dans ces conditions, la liaison A28-A13 est une aberration !

Elle correspond à des schémas de développement dépassés. De nombreuses études (celle de la cour des comptes en autres) ont montré que les autoroutes et leurs échangeurs n’incitaient pas obligatoirement les entreprises et les emplois à affluer. Des entreprises de logistique s’implantent aux abords des échangeurs, mais sans créer d’emplois.

Cette nouvelle autoroute est le morceau dont le grand patronat a besoin pour relier le nord et le sud de l’Europe. Aucune réflexion prospective, aucune vision à long terme intégrant les conditions climatiques et sociales actuelles. Car en plus d’être aberrante pour l’environnement, et créatrice d’encore plus de GES, la nouvelle autoroute qui sera payante ne sera d’aucune utilité pour le plus grand nombre d’entre nous.

 

  1. Quelle est l’utilité sociale du moment ?

 

D’après les chiffres inscrits dans le scot (schéma de cohérence territoriale) de Seine Maritime, 12 500 personnes viennent de l’agglomération de Rouen vers l’agglomération Seine Eure et 12 500 autres personnes font le même trajet dans l’autre sens, pour aller travailler, étudier, se soigner…

En quoi, une autoroute nord-sud leur rendra service, puisque l’essentiel des déplacements de notre territoire se font dans le sens est-ouest ? De plus, on connaît déjà par cœur les stratégies d’évitement des péages des automobilistes et routiers et leurs conséquences. En particulier, la situation très problématique de la sortie 20 de l’A 13 qui voit chaque jour des milliers de véhicules s’engouffrer sur les routes départementales en direction de Criquebeuf et Pont de l’Arche pour éviter le péage d’Incarville.

 

Il nous paraît préférable d’aménager l’existant pour éviter de dilapider l’argent public dans la construction d’une autoroute inutile à la population, destructrice de terres et de paysages, génératrice de pollutions.
L’existant c’est l’axe qui structure notre territoire : l’A13. Elle pourrait remplir mieux sa fonction, en particulier pour les 25 000  personnes qui l’empruntent quotidiennement, si elle était aménagée en rocade urbaine, avec une limitation de la vitesse. Mais pour cela, il faut supprimer le péage d’Incarville qui représente un véritable verrou, faisant sortir ou entrer à Criquebeuf, des milliers de véhicules qui devraient pouvoir rester sur l’autoroute.

 

  1. Inutilité même pour Rouen

 

La nouvelle autoroute ne servira pas à diminuer la circulation des voitures et des camions dans Rouen. L’essentiel du trafic se passe dans un axe est-ouest, dans le sens Paris-Le Havre, sans franchissement de la Seine, autour du port de Rouen. En quoi, la nouvelle autoroute qui partira de la région de Quinquampoix servira-t-elle à diminuer le trafic et les embouteillages sur la rive gauche de Rouen ?

Après l’accident survenu sur le pont Mathilde, la voie a été fermée. Il a été remarqué que les gens avaient davantage pris les transports en commun, résorbant ainsi les embouteillages quotidiens. La solution à une meilleure circulation, moins polluante, moins génératrice de GES, moins dévoratrice de terres agricoles et de paysages, moins destructrice de biodiversité (déjà si menacée) réside dans la création d’un grand réseau de transports en commun publics gratuits. Les millions d’euros dépensés pour la voiture individuelle doivent être réorientés vers des déplacements plus écologiques.

Ce serait une vraie mesure sociale, pas seulement en faveur des plus pauvres d’entre nous qui n’ont pas les moyens de se payer une voiture, mais aussi pour les jeunes, les chômeurs, les petits revenus. Cela inciterait les autres à pratiquer des déplacements plus vertueux.

 

 En conclusion, nous sommes contre la construction de la nouvelle autoroute. Si la population était consultée, était intégrée aux décisions qui la concerne, on n’aurait sans doute pas à supporter des grands projets aussi inutiles.

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A (Re)voir... : climat, le Hand bluff des multinationales

26 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27

A (Re)voir... : climat, le Hand bluff des multinationales
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Ca, c'est du blocage... A nous de jouer! (https://www.ende-gelaende.org/fr)

25 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #International, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Du 13 au 16 Mai avait lieu une action internationale contre l'extraction de lignite en Lusace (à 150km au sud de Berlin). Impressionant! Plus d'infos sur: https://www.ende-gelaende.org/fr/

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Nucléaire Fukushima … Tchernobyl ... et après ? Conférence-débat le 27 Mai à Evreux

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Nucléaire   Fukushima … Tchernobyl ... et après ? Conférence-débat le 27 Mai à Evreux

Après les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima : Comment les états gèrent-ils l'après catastrophe ? Comment  ces populations vivent-elles aujourd'hui ?

 

19 h 30 Salle Jules Janin - 6 Boulevard Jules Janin - Evreux (entrée gratuite)

 

Les intervenants :
Catherine Cadou partage sa vie entre la France et le Japon. Elle était présente au Japon lors du tsunami et des conséquences sur la centrale de Fukushima, et la vie de la population.
Yves Lenoir, ingénieur de recherche, est le président fondateur de l'association "les enfants de Tchernobyl". Sa liberté de parole, ses engagements humanistes, ce qu'il a vu, ce qu'il sait, interrogent ou peuvent déranger au sein de la communauté scientifique. 

Evreux Nature Environnement
 

http://www.evreux-nature-environnement.org/

 

 

 

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LE PEAGE, LES BLOCAGES ET LE DEPUTE GILARD

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

 LE PEAGE, LES BLOCAGES ET LE DEPUTE GILARD
 LE PEAGE, LES BLOCAGES ET LE DEPUTE GILARD

Une bonne opération FO et CGT pendant trois heure sau péage d'Heudebouville, plus de 5000 tracts distribués, cela donne une idée des profits engrangés sur le dos de la collectivité par la SAPN ! Très bon accueil, les routiers klaxonnent à qui mieux mieux, le tract intersyndical d'appel à la manif du 14 juin à Paris est bien pris, le retrait de la loi anti-travail apparaît comme une nécessité même à des gens qui se proclament de droite, les sondages, une fois n'est pas coutume, reflètent bien la réalité. Bien sûr, il y a aussi nos ennemis de classe, qui tiennent à toute force à payer, le regard chargé d'hostilité. Le dernier n'était pas le député LR de Vernon-Les Andelys-Gisors Gilar, quin'a rien trouvé de mieux que de nous traiter de "voleurs" ! Il doit pourtant savoir que ce n'est pas de notre côté que viennent les 60 à 80 milliards de frande fiscale constatés annuellement, et que ce ne sont pas les militants qui planquent leurs salaires dans les paradis fiscaux, mais peut-être bien un certain nombre de ses amis....

On continue jeudi, on lâche rien, jusqu'au retrait !

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REGION, DEPARTEMENT, LA DIFFERENCE ENTRE LA GAUCHE ET LA DROITE ? le PS promet peu mais fait quand même pire, la droite ne lâche pas ses promesses

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #Education

La différence entre la gauche et la droite?

La différence entre la gauche et la droite?

A la Région, le réactionnaire en chef Morin se précipite pour « accorder une réparation » de 45 millions d’euros à l’enseignement privé catholique dont il est un digne produit. Le PS pousse des cris d’orfraie mais n’a pas été foutu, quand il avait tous le pouvoirs, de remettre en cause un seul des privilèges dont il bénéficie, à commencer par celui de pouvoir choisir ses élèves. Pire, sous couvert « d’adaptation aux rythmes de l’enfant », il a renforcé l’adaptation de l’école publique aux réalités locales, et ainsi accru l’attractivité du privé….

Au département, le réactionnaire Lecornu supprime l’aide modeste. accordée aux usagers eurois qui sont contraint-e-s de subir des péages pour leurs trajets réguliers vers la Seine-Maritime. Cela touche 2 000 usagers et représente 410 000€ d'économies pour le département. Cris d’orfraie de la gauche de salon, qui n’a rien fait pour la SUPPRESSION pure et simple de ce péage. du péage d’Incarville

Au département encore, ce même président se précipite pour mettre en place le contrôle des comptes bancaires des 13000 bénéficiaires du RSA dans l’Eure. La CGT proteste, pointe du doigt la réorganisation des services à la serpe (entre autres les agences routières et le laboratoire d’analyse, qui lui va être privatisé), souligne que « On prône des économies sur plein de choses mais la moquette et les ordinateurs de l’hémicycle vont être remis à neuf pour 100 000 € ». Lecornu saisit le prétexte pour rompre les ponts. Mais il reçoit le soutien du suppléant du député PS Loncle, le désormais « radical de gauche Questel, maire de Bourghteroulde et tête chercheuse d’un avenir politique favorisé par les vents dominants. Quant à la gauche caviar, elle est offusquée, mais pas question pour autant de lever le secret bancaire sur les fortunes qui échappent à l’impôt dans les paradis fiscaux, et encore moins de les confisquer !

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Le Havre : Ken Loach soutient un documentaire sur les dockers (Paris-Normandie)

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #RESISTANCE

 Le Havre : Ken Loach soutient un documentaire sur les dockers (Paris-Normandie)

Une partie de 421 au Marie-Louise, le bar hors du temps du quai de la Saône (quartier de l’Eure). Une barricade de pneus en feu pour bloquer un rond-point tenu par quelques dockers, chasubles rouges fièrement portées. La présentation en quelques plans semble virer aux clichés...

La journaliste Auberi Edler, ayant mis avec talent le pied dans la réalisation de documentaires depuis plusieurs années, trahit en réalité, et avec bonheur, son attachement à un monde découvert en 2014 à l’occasion d’un précédent tournage sur Aki Kaurismäki (réalisateur du film Le Havre, 2011). Celui des docks et de ses hommes. « Depuis, j’y suis retournée, souvent », confie-t-elle sur la page de présentation de son documentaire, mise en ligne sur le site de financement participatif kisskissbankbank.com. Aussi touchant soit-il, il reste effectivement à le financer afin de concrétiser deux années de travail. Non seulement de tournage qui se poursuivait encore ces dernières semaines, mais aussi d’échanges, de rencontres « pour apprendre à se connaître, à imaginer la confiance ».

Certains considéreront le film orienté puisqu’il donne également un coup de projecteur sur un dernier bastion du syndicalisme en France, alors que se poursuit le bras de fer entre la CGT (notamment au niveau local la très puissante fédération ports et docks) et le gouvernement autour de l’adoption de la loi El Khomri, dite loi Travail.

Un village ouvrier qui résiste

Havraises, Havrais, fils de dockers ou non, c’est donc le moment de contribuer à la réalisation d’un projet « alternatif », probablement livré aux alentours de septembre 2017, présentant un des visages de la ville du Havre à l’occasion de son 500e anniversaire. Celui d’un village ouvrier qui résiste aux forces de la transformation, architecturale et mentale.

Des mois durant, Auberi Edler suivra donc trois dockers, de génération différente, racontant leur approche de la condition ouvrière. Pas de commentaire, ni d’interviews. Juste la parole des ouvriers, de leurs épouses sur une bande originale, c’était inévitable, produite par l’icône Little Bob. Un projet ne saurait aboutir sans parrain. Celui de ce documentaire est en or. Au sens propre comme au figuré. J’ai nommé Ken Loach, tout juste entré dans le cercle des doubles récipiendaires de la Palme d’or du Festival de Cannes. Dans une vidéo, le réalisateur de Moi, Daniel Blake, connu pour l’ensemble d’une œuvre très militante, n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Je souhaite bonne chance à cette campagne (N.D.L.R. : de financement), je suis certain que le film sera très bon... J’envoie ce message de soutien à Auberi et aux dockers du Havre, à leur combat pour tirer parti des nouvelles technologies (...). Elles ne devraient pas signifier des licenciements mais de meilleures conditions de travail (...). Victoire aux dockers ! »

Christophe Frebou

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Tout bloquer, vite, pour espére gagner!

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #RESISTANCE, #COMMUNIQUES

Tout bloquer, vite, pour espére gagner!

Les interventions des forces de l’« ordre » pour dégager les barrages autour des raffineries et dépôts de carburant sont bien la seule réponse que donne le gouvernement à notre mobilisation. Pour faire taire ce mouvement, il aura tout utilisé, du coup de force institutionnel avec le 49-3 à la répression et aux provocations policières pour diviser les opposantEs en passant par les mesures d’exception avec les interdictions de manifester... Allant jusqu’à faire intervenir le RAID contre la Maison du Peuple à Rennes ou interdire purement et simplement la manifestation à Nantes !

Bloquer l’économie et étendre de la grève

Les blocages des zones industrielles et en particulier des dépôts de carburants se multiplient. Ces blocages de la Normandie aux Bouches-du-Rhône avec la présence de dockers, de camionneurs et de centaines de salariéEs des zones concernées ont des conséquences sur l’activité économique et industrielle. Le gouvernement envoie donc les flics pour casser les piquets. Mais la réponse ne s’est fait pas attendre, suite aux décisions des AG, les principales raffineries du pays se mettent en grève. Avec la réduction drastique et durable de la production, un nouveau pas dans l’affrontement est franchi. Le rapport de force change, mais les salariéEs des raffineries ne doivent pas rester seuls.

Le blocage et la grève des raffineries peut être un point d’appui pour le développement de la mobilisation de l’ensemble des salariéEs du privé comme du public. Nous devons saisir cette occasion. C’est ce que font les cheminots qui ont décidé de reconduire leur grève dans plusieurs dépôts et gares. L’extension de la grève à d’autres secteurs, dénoncée par le patronat, est redoutée par le gouvernement qui essaie de l’éviter en tentant de rassurer les routiers sur le paiement des heures supplémentaires ou les cheminots sur la pérennité de leur accord d’entreprise.

 

Faire chuter ce gouvernement et sa loi !

Depuis deux mois, la lutte contre le projet de loi Travail n’en finit pas de rebondir. Et pour le gouvernement c’est déjà un échec. Lui qui comptait profiter du climat post-attentats pour imposer une politique sécuritaire et autoritaire sans précédent. Mais rien n’y fait, la journée du 19 mai en témoigne, la mobilisation demeure voire s’amplifie.

Le calendrier de l’intersyndicale fixe la perspective d'une manifestation nationale à Paris le 14 juin, jour du début du débat au Sénat. Ok, mais cela ne suffira pas à gagner. Pour cela, il n’y a pas d’autre choix que de continuer à amplifier la mobilisation, de faire grève, de rejoindre les blocages, d’allier radicalité et souci d’élargir.

Le refus de la loi travail est massif, ultra-majoritaire dans les couches populaires et la jeunesse. Le rapport de force est aussi politique. Le gouvernement est plus discrédité que jamais, l’utilisation du 49-3 démontre son incapacité à obtenir les votes des députés de sa propre majorité et ne fait qu’accentuer son illégitimité.

La mobilisation doit trouver les voies et moyens pour approfondir la crise politique, en prenant appui sur le sentiment largement partagé qu’« ils ne nous représentent pas » elle doit construire une autre légitimité, celle de la rue, des places, des exploitéEs et des oppriméEs mobiliséEs

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