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NPA 27 -  Eure

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Relaxe pour les quatre militants de La Rochelle: communiqué LCR du 7-12-2006

7 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Relaxe pour les quatre militants de La Rochelle

Quatre syndicalistes seront devant la Cour d’Appel de Poitiers le 8 décembre. Ils sont accusés d’incendie volontaire du siège du MEDEF à La Rochelle en 2003, à l’issue d’une manifestation pour la défense des retraites. Lors d’un premier procès, deux d’entre eux avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et à 1,2 millions d’euros de dommages et intérêts. Depuis 2003, le MEDEF n’a pas cessé de mener campagne pour que les quatre syndicalistes soient condamnés. Le 8 décembre, à 10h30, une manifestation aura lieu à Poitiers. La LCR appelle à participer à cette manifestation et exige la relaxe pour ces quatre militants syndicaux. L’acharnement du MEDEF contre ces militants témoigne de sa volonté de punir des militants syndicaux pour leur action contre la réforme Fillon des retraites et de sa volonté de criminaliser les mobilisations sociales.

Le 7 décembre 2006
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L’union, mais pas à tout prix, par Daniel Bensaid: Tribune parue dans Libération, le 7 décembre 2006

7 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

L’union, mais pas à tout prix, par Daniel Bensaid

Tribune parue dans Libération, le 7 décembre 2006

[Une réponse à Michel Onfray qui appelait, lundi, la gauche antilibérale à s’entendre.]

 

Cher Michel Onfray, pour briser le cercle vicieux mortifère de l’alternance entre libéralismes de droite et de gauche, tu appelles de tes voeux, comme nous, un rassemblement unitaire dans la continuité du non de gauche au traité constitutionnel européen (1). Pour y parvenir, la bonne volonté unitaire est nécessaire, mais insuffisante pour construire dans la durée « un réel projet politique alternatif au libéralisme que droite et gauche incarnent en se succédant au pouvoir depuis Pompidou ». C’est bien toute la question.

Tu l’estimes résolue sur « l’essentiel ». Si des problèmes subsistent (sur les salaires, le nucléaire, la laïcité, des questions internationales majeures), sans doute la discussion pourrait-elle se poursuivre à la lumière de l’expérience commune pour aboutir aux clarifications requises. La valise des revendications paraît donc bien remplie pour s’embarquer ensemble dans un voyage au long cours. Il y manque cependant un détail : la poignée, autrement dit, la question des alliances et du rapport aux institutions existantes.

Olivier Besancenot et la LCR ne se sont pas livrés à une surenchère. Nous avons seulement exigé que soit explicitement écartée l’éventualité d’une coalition gouvernementale ou parlementaire avec un Parti socialiste synthétisé au Mans (autour de sa majorité « ouiste » au traité constitutionnel). Cette demande te paraît prématurée : « Faire de l’attitude à adopter au soir du premier tour ou au lendemain du second, une fois la victoire acquise, un préalable à toute union des gauches antilibérales, c’est mettre la charrue avant les boeufs. » Voire... Il ne s’agit pas là de la consigne de vote pour le deuxième tour pour battre la droite, mais de savoir, dans l’hypothèse de « la victoire acquise » (laquelle ? sur quel programme ?), qui gouvernera le pays. C’est l’enjeu central des élections présidentielle et législatives. Et c’est tellement évident que le Parti socialiste ­ mettant lui aussi « la charrue avant les boeufs » ? ­ met la question à l’ordre du jour des réunions de la gauche plurielle recomposée et des négociations bilatérales avec ses partenaires. Plus on approchera de l’échéance présidentielle et des élections législatives, plus la question de la majorité gouvernementale deviendra incontournable.

L’alternative que nous voulons n’est pas exclusivement électorale, et sa construction ne s’arrête pas aux ides de mai. Il s’agit de tracer un sillon pour avant, pendant, et après les grands soirs et les petits matins électoraux. Si nous faisons miroiter la promesse d’une autre gauche, pour finir par avaler ce que tu appelles « les couleuvres du socialisme gouvernemental », plus dure sera la chute. La désillusion pourrait, comme tu l’écris, alimenter les réactions de dépit les plus imprévisibles. La question des alliances est si peu (ou si mal) clarifiée que tu contribues toi-même à la confusion : « L’enjeu se trouve là : comment peser au maximum pour infléchir à gauche une formation ­ le Parti socialiste ­ tentée par le centre. » L’enjeu est-il de dégager une alternative au social-libéralisme ou de « l’infléchir à gauche » ? L’infléchir, c’est ce qu’a cru pouvoir faire le Parti communiste en participant au gouvernement Jospin, avec le brillant résultat que l’on sait. Si notre ambition se limite à la ligne du Parti socialiste, l’alternative se transformera en lobbying sur l’appareil dominant. Pour « l’infléchir » efficacement, pourquoi ne pas infléchir du dedans, au-delà du oui et du non, au prix d’un pesant silence sur les prochaines échéances européennes ? Et pourquoi pas de l’intérieur d’un gouvernement de gauche plurielle recomposée ? La valise de l’alternative aurait ainsi une poignée, mais elle serait vidée de son contenu, sacrifiée sur l’autel du « tout sauf Sarkozy/Le Pen ». En Italie, le « tout sauf Berlusconi » vient de conduire la Refondation communiste à se ranger sous les fourches caudines de Romano Prodi, l’un des parrains du traité constitutionnel.

La peur de Sarkozy, la menace Le Pen, le spectre du 21 avril 2002, tout va concourir au chantage au « vote utile » dès le premier tour. Prétendre que la candidature de Ségolène « ouvre un boulevard à la gauche antilibérale » est bien hasardeux. Tu es fort imprudent d’ironiser sur son « minois » (sic). Elle ratissera large : une dose de blairisme, une note jaurèsienne (jusqu’à revendiquer la mémoire de Rosa Luxemburg assassinée par les sociaux-démocrates allemands !), une dose sécuritaire de sarkozysme, une pincée d’écologie et ­ pourquoi pas ? ­ un zeste d’Olivier ou d’Arlette pour pimenter le plat. Pour tenir le cap de l’alternative, il faut savoir où l’on veut aller et tenir ferme la barre. Ton appel oecuménique à tous les candidats à la candidature antilibérale fait un sort particulier à Olivier, accusé d’ « incarner la première occasion de faire perdre la gauche antilibérale ». Tu as dû suivre distraitement ses déclarations répétées, qui sont pourtant limpides : soit les questions de fond sont résolues, et ne prétendant pas représenter toute la diversité de la gauche alternative, il ne sera pas candidat ; soit les divergences subsistent, et il sera candidat de la LCR. Il n’est donc pas le sixième « disponible » candidat à la candidature. Excès de clarté et d’honnêteté ? Si cette démarche avait été prise au sérieux et cette honnêteté mieux partagée, les militants ne se trouveraient pas soudain dans une tourmente prévisible, dissimulée jusqu’au bout par un consensus de façade.

« Si le fond ne pose pas de problème, écris-tu, reste la forme, la seule forme. » Eh bien ! c’est justement le fond qui fait problème (de plus, disait un de nos maîtres, la forme, c’est aussi le fond), et non les problèmes de personnes. A le nier, on aboutit au spectacle désastreux d’une conjuration des egos, sans clarification politique.

« Echouer serait décevoir » ? Certes, mais une illusion d’unité bâtie sur du sable mouvant s’écroulerait à la première épreuve sérieuse. Ce serait décevoir bien plus encore. Il ne suffit pas de battre Sarkozy et Le Pen électoralement (cela, Ségolène peut le faire, et sans doute apparaîtra-t-elle à beaucoup comme la mieux à même d’y parvenir). Il faut aussi battre leur politique. Sans quoi chaque législature, de gauche ou de droite, se solde par une montée de Le Pen. Nous revenons de si loin, que chaque faux pas, au lieu de renforcer l’alternative, peut la compromettre davantage. Tu adresses à Olivier la vieille accusation de n’avoir plus de mains à force de vouloir les garder pures. La politique est affaire de rapports de forces et de compromis. Mais il s’agit de trouver la limite, souvent incertaine, entre les compromis qui nous rapprochent du but et ceux, compromettants, qui nous en détournent. Quant à avoir des mains (et oser les salir), nous serions plutôt des petites mains, à pétrir la pâte de chaque jour, et non des mains intermittentes immaculées, à voter le dimanche et à rentrer chez soi en attendant un autre dimanche électoral.

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EDF : la Bourse contre les tarifs régulés. Déclarration d'Olivier Besancenot du 6-12-06

6 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

EDF : la Bourse contre les tarifs régulés


 Les spéculateurs exultent : le cours de l’action EDF explose pour atteindre plus de 53 euros, en hausse de 72% depuis 2005. L’entreprise EDF prend ainsi la seconde place du CAC 40, derrière Total. La perspective de l’ouverture à la concurrence dope les espoirs des spéculateurs qui font monter les cours. Cette espérance est renforcée par la décision récente du Conseil constitutionnel fixant au 1er juillet la fusion de GDF et de Suez. La fin des tarifs régulés c’est la porte ouverte pour l’enrichissement des spéculateurs et l’impossibilité pour des millions de foyers de se chauffer et de s’éclairer correctement. Assez des rapaces de la finance qui veulent se faire du fric sur le dos des couches populaires ! L’énergie n’est pas une marchandise, c’est un droit. Une urgence sociale : faire revenir EDF et GDF dans le service public sans indemnité ni rachat.

Le 6 décembre 2006.

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De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires ! EDITO du 4-12-06

6 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #EDITOS

De l’argent pour les salaires, pas pour les actionnaires !

Surgelés Picard, Machines Outils Alstom, Siemens à Toulouse, Coliposte..., les luttes pour des augmentations de salaires, même s’il ne s’agit pas d’un raz-de-marée, sont présentes un peu partout dans le pays. Il est vrai qu’en matière de salaire, la situation est dégradée : 1 million de salariés disposent d’un revenu inférieur au seuil de pauvreté, 1 salarié sur 2 gagne moins de 1 400 euros net par mois et en 2005, 3,6 millions de salariés étaient smicards (16% du total des salariés), soit la plus forte proportion en 20 ans. Et, « comme par hasard », sur la même période (entre 1978 et 2003), alors que les rémunérations versées aux salariés ont été multipliées par 4, les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 16 ! La France est au premier rang européen des rémunérations de dirigeants d’entreprises, que l’on ne nous raconte pas qu’il n’y a pas d’argent pour augmenter les salaires.

Conférence de l’emploi et des revenus : un coup pour rien !

Même le rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (Cerc) reconnaît ces inégalités. Ce rapport, remis par l’ex-ministre socialiste Jacques Delors à Villepin, explique qu’une grande partie de la population s’est appauvrie à cause du chômage, de la précarité et du temps partiel imposé. Mais le rapport ne met nullement en cause les responsables de cette situation : patrons et gouvernements qui se sont succédé depuis plus de vingt ans. Il ne la met pas non plus en rapport avec l’explosion des profits. Il suggère au contraire, qu’il faudrait, par exemple, « augmenter le taux d’emploi des salariés âgés, y compris au-delà de 60 ans  ». Ce rapport est destiné à préparer la conférence sur l’emploi et les revenus qui se tiendra le 14 décembre prochain. Villepin avait annoncé celle-ci en septembre dernier pour désamorcer le mécontentement latent et se donner une image sociale. Le gouvernement aimerait y parvenir en s’appuyant sur les directions syndicales qu’il rencontre, l’une après l’autre, cette semaine. Déjà, en septembre 2005, pour désamorcer les conflits, Villepin avait inventé une « prime d’intéressement exceptionnelle  », puis la « prime pour l’emploi ». Ce genre de mesures a toujours la même toile de fond : faire croire qu’on augmente le pouvoir d’achat en faisant payer l’Etat, afin de surtout ne pas faire payer les patrons.

Pas de revenus inferieurs à 1500 euros net Augmentation de 300 euros pour tous!

Aujourd’hui, il est possible d’augmenter les salaires de manière significative. Pour cela, il n’y a pas de miracle. Il faut aller chercher l’argent où il se trouve : dans les poches du patronat. Revenir simplement à la répartition des richesses entre le capital et le travail d’il y a 25 ans permettrait d’augmenter tous les salaires de 300 euros net par mois, aussi bien dans le public que dans le privé et de fixer le SMIC à 1 500 euros net De plus, cette augmentation des salaires permettrait d’augmenter les minima sociaux, les allocations chômage et les pensions des retraites de 300 euros. Enfin, en matière d’emplois, l’Etat au lieu de faire des cadeaux en permanence au patronat, devrait montrer « l’exemple » : des dizaines de milliers d’emplois sont nécessaires dans les services publics, en priorité dans le secteur de la Santé, de l’Education nationale et des transports. Mais pour cela c’est d’une vraie politique de rupture dont nous avons besoin. La question des salaires a toujours été une question clé dans la lutte des classes. C’est une revendication unifiante autour de laquelle l’ensemble des salariés doit se retrouver. La LCR défend les augmentations de salaires dans son programme électoral, mais c’est surtout au monde du travail de s’emparer de cette revendication pour la faire aboutir par les luttes.

Le 4/12/06

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CHAVEZ REELU : communiqué LCR du 4-12-06

6 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Chavez réélu


Dimanche 3 décembre, Hugo Chavez a remporté une nouvelle fois l’élection présidentielle avec 61,35% des voix, distançant très largement son principal opposant Manuel Rosas, crédité seulement de 38,39% des suffrages. Depuis son accession au pouvoir en 1998, c’est la douzième échéance électorale d’affilée que remporte Hugo Chavez, tout type d’élection confondue. C’est la preuve de l’attachement profond du peuple vénézuelien au »processus révolutionnaire bolivarien », légitimé par des consultations démocratiques régulières. La LCR se réjouit de la victoire d’Hugo Chavez, qui marque, au-delà de sa personnalité, la volonté de tout un peuple de construire le socialisme du XXIe siècle. Elle renforce la position de ceux qui, au sein du syndicat « Union nationale des travailleurs » (UNT), du « Partido Revolucion y Socialismo » (PRS), du mouvement politique « Nuestra America », espèrent un saut qualitatif du processus révolutionnaire. Enfin, cette victoire électorale renforce, aux côtés d’Evo Morales et de Rafael Correa, nouvellement élu en Equateur, le camp de l’anti-impérialisme états-uniens.

 Le 4 décembre 2006

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Programme de la fête départementale AGV-LCR du samedi 13 janvier 2007

5 Décembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

15 H 30

« Halte aux profits ! Pour un service public
de l’eau ! » Que cache notre facture d’eau ?


 Avec Jean-Luc Touly, président de l’Association française pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) et membre du conseil scientifique d’Attac
Ancien cadre administratif chez Vivendi/CGE (devenu Véolia), et délégué CGT, il a été licencié contre l’avis de l’inspection du travail par décision du ministre Larcher pour avoir dénoncé la façon dont des milliards d’euros initialement destinés à la réfection des réseaux de distribution se sont "évaporés". Il le raconte dans son livre "L’eau des multinationales, les vérités inavouables", et révèle les méthodes utilisées pour s’emparer des marchés, transformer les usagers en « vaches à lait » et neutraliser les élus.

et Frank Prouhet
, président de Croc’eau, une association d’usagers en lutte contre les surfacturations de la Lyonnaise et pour le retour de l’eau en régie publique, conseiller municipal LCR à Canteleu.
« L’eau doit être un droit universel. Cela signifie que sa propriété, sa gestion et sa distribution doivent rester dans le domaine public. Son accès doit être gratuit et garanti à tous, y compris à ceux qui ne peuvent pas payer. Nous fixons ce minimum vital à 40 litres d'eau potable par jour et par habitant. »

Et
apéro, buffet, librairie, expos... (entrée libre)

18H
Meeting avec olivier Besancenot

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OLIVIER CHEZ LES REYNOLDS - reportage de Soir 3

5 Décembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Vidéos

Reportage et Interview d'Olivier Besancenot au Soir 3 du 18 décembre 2006.
Meeting à Grenoble, soutien aux salariés de Reynolds à Valence et duplex avec Marie Drucker
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Visite à Valence aux Reynolds, en lutte depuis plusieurs mois contre la fermeture de leur usine et sa délocalisation décidée par les dirigeants de cette multinationale Etatsunienne. 256 licenciements. 256 salariés de Valence et de sa région, jetés à la rue pour permettre l’augmentation des profits de quelques actionnaires. Beaucoup d’émotion réciproque lorsque devant l’usine désertée et gardée par une dizaine de vigiles embauchés pour l’occasion, une centaine de salarié sont venus spécialement accueillir Olivier Besancenot. Beaucoup de fierté aussi lorsqu’il font visiter leur lieu et leur outil de travail. Lorsque les chefs d’équipe viennent expliquer les processus de production de chaque chaîne de fabrication (moulage des tubes, fabrication des mines de stylos, de cartouches d’encre, jusqu’à l’assemblage et l’emballage des stylos, marqueurs et effaceurs…). Répétant les gestes quotidiens, montrant leur savoir-faire qu’une décision prise dans un conseil d’administration à des milliers de kilomètres de là aura irrémédiablement brisé, et toujours beaucoup de chaleur humaine malgré l’adversité, et la conscience que leur lutte se termine sur un échec car ce combat de plusieurs mois a renforcé les liens tissés par plusieurs dizaines d’années de relation de travail et de bagarres syndicales communes.

Mais les Reynolds ne baissent pas les bras. Cette journée avec la réception d’Olivier, venu exprimer, une nouvelle fois, son soutien et celui de la LCR, est aussi une journée de lutte. Elle se poursuit d’ailleurs par une visite au conseil municipal de Valence ou la majorité de droite refuse de les entendre et les fait jeter dehors, exprimant tout le mépris de la classe dirigeante pour les salariés chassés de leurs emplois, chassés de la mairie. Qu’ils ne s’étonnent pas si un jour la colère dérape. Elle se poursuit aussi par la venue d’une délégation d’une vingtaine de salariés au meeting de Grenoble où leurs représentants raconteront leur lutte et confirmeront leur appel au boycott, la mort dans l’âme, des produits Reynolds. Les 700 participants leur témoigneront leur solidarité, debout, par de longs applaudissements.

Et puis cette rencontre chaleureuse aura aussi permis de confirmer que les travailleurs et les travailleuses peuvent rompre l’isolement, que la situation qu’ils vivent est celle de milliers d’autres salariés au 4 coins du pays : Nestlé de Quimperlé, les Quebecor de Lille, les Thomé-Génot des Ardennes, les Malora de Nancy… Ainsi la discussion a fait germer l’idée que tous les salariés des entreprises victimes des licenciements et des délocalisations, pourraient se retrouver dans une grande initiative pour porter la question sociale sur la place publique pendant cette campagne électorale. Idée à creuser et comme l’a proposé Olivier cela pourrait permettre à toute la gauche sociale et politique de se rassembler malgré les divergences pour agir ensemble contre ce fléau des licenciements et du chômage.

Grenoble : meeting de lutte

800 personnes ! Comme ailleurs beaucoup de jeunes mais aussi des salariés et un public intergénérationnel. Trois semaines de mobilisation tout azimut, de collages en diff. de tracts, avec une seule question, à vrai dire deux questions : y aura t‘il du monde ? et que retiendront ils du meeting ? Du monde il y en a eu, c’est incontestablement le meeting le plus important de la ligue depuis belle lurette et le message est passé, une salle réactive à chaque fois que la dénonciation incisive des politiques libérales s’appuyaient sur la réalité brute de la barbarie quotidienne du capitalisme. Et nos propositions largement déclinées par olivier avaient l’assentiment enthousiaste de la salle. Comme quoi développer des mesures radicales, faire le choix d’une rupture sans concessions avec le capitalisme est parfaitement audible et réaliste. Indice parmi d’autres les dizaines de contacts pris témoignent du succès obtenu. En avant première, l’intervention de nombreux acteurs de lutte traduisaient la reconnaissance et l’implantation de la ligue locale dans les mobilisations : la Palestine, les sans papiers, les intermittents, le collectif antidélation, les pompiers en colère… disaient chacune à leur manière l’urgence de construire une perspective de lutte globale où l’espoir ne se marchande pas. Particulièrement émouvante, l’intervention de la camarade de REYNOLDS venue avec une délégation nombreuse témoigner de l’arbitraire patronal , des ravages des licenciements mais aussi de leur détermination à lutter malgré des conditions difficiles. Au final, un meeting qui donne de
la pêche, envie de continuer la campagne et qui confirme l’espace pour une vraie gauche de combat.
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BULLETIN DES TRAVAILLEURS - section d'Evreux - décembre 2006

5 Décembre 2006 , Rédigé par Section d'Evreux Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

avec ou sans emploi

Bulletin de la section d’Evreux de la LCR – décembre  2006

Contre la droite et l’extrême-droite,

 Olivier Besancenot

Candidat de l’alternative réellement anticapitaliste

La grande majorité de la population refuse la politique de la droite et du MEDEF. On l’a vu dans les grandes mobilisations (mouvement anti-CPE), on l’a constaté dans le vote contre le traité constitutionnel européen. C’est le refus des politiques libérales qui s’exprime massivement. Contre cette droite libérale et populiste, l'heure est à la convergence des luttes, dans l'unité la plus large. Faute de quoi c’est le Pen qui pourrait bénéficier de la crise sociale si la question sécuritaire passe avant la question sociale. Pour changer de politique, il faut défendre un plan d'Urgence contre le chômage et la précarité, pour une autre répartition des richesses, en s’appuyant sur les luttes. C'est le sens de la candi­dature d'Olivier Besancenot à l'élection présidentielle que vient de décider la LCR.

On ne peut rien attendre du P S : il ne veut pas s’attaquer à la dictature des actionnaires pour une nouvelle répartition des richesses. Le vote du 29 mai 2005 contre le TCE confirme la nécessité de construire une force poli­tique anticapitaliste porteuse de ces exigences. C'est dans le même sens que nous avons proposé, pour les prochaines élections, la construction de candidatures unitaires sans parvenir, jusqu'à aujourd'hui, à un accord.

La candidature d'Olivier Besancenot cherchera, pour sa part, à faire écho aux aspirations et aux exi­gences du monde du travail et de la jeunesse pour une alternative réellement anticapitaliste et indépendante du social-libéralisme.


 PRESIDENTIELLES: ILS VEULENT

EMPECHER

OLIVIER BESANCENOT DE SE PRESENTER!

 

La loi impose le « parrainage administratif» de 500 maires pour pouvoir déposer sa candidature. Hollande vient d'adresser un courrier aux élus PS, les enjoignant de refuser leur signature aux autres candidats. Réaction de panique et de mépris, en particulier pour les trois millions d'électeurs qui ont voté extrême-gauche en 2002. Car enfin, pourquoi Jospin a-t-il­ fait un si mauvais score? La réponse, elle est dans la privatisation des Télécom, l'acceptation de la décision du Conseil européen de Barcelone en 2002 de repousser de 5 ans l'âge de la retraite, l'abandon des salariés de Renault­ Vilvoorde... ??? La direction du PS est incapable d'en tirer les leçons. Les mêmes causes produisant les mêmes effet... 

Olivier BESANCENOT à LOUVIERS  

le samedi 13 janvier

Chômage, bas salaires, pauvreté : ras le bol !

Malgré la propagande du pouvoir, le chômage reste un cancer dans la société, depuis plus de 30 ans. Peur d’être licencié, de ne pas être embauché, bas salaires,  pauvreté et mauvaises conditions de travail. Des quartiers entiers, des régions sont abandonnés. Les jeunes, les salariés âgés, les sans diplôme, les fils et filles d’immigrés dont le « look » ne plaît pas, sont laissés sur le bas-côté. Beaucoup de licenciements viennent d’entreprises soumises aux fonds de pension recherchant le profit à court terme, qui ferment les usines ou délocalisent. 

 baisse en trompe l’œil  Le taux de chômage officiel cache une grande partie du chômage réel. Stagiaires, contrats Borloo, formations bidon, intérimaires : beaucoup de faux emplois et de précarité. L’indice mensuel de l’INSEE enregistre moins de 50% du chômage réel, qui avoisine sans doute les 15% (ou 5 millions de personnes). C’est ce que chacun voit autour de lui, dans sa famille, ses amis, son voisinage, mais que l’on veut masquer. Seulement la moitié des chômeurs est indemnisée par l’Assedic avec 800 euros en moyenne !

La pauvreté augmente, la richesse aussi L’INSEE le reconnaît : la pauvreté redémarre depuis 2003. L’emploi précaire monte vertigineusement. Les salaires réels ce temps, les PDG se payent des salaires équivalents à des dizaines d’années de travail de smicards, touchent des primes ou des retraites dorées, volées sur le travail d’autrui, ou spéculent en Bourse sur les actions de leur propre entreprise comme l’ex-patron d’Airbus qui a vendu ses actions juste avant la crise de l’A380 !. Les 3% les plus riches ramassent 27% du patrimoine total !

C’est révoltant ! La jeunesse se désespère et se révolte dans les quartiers à l’abandon. Le vote le Pen est un danger mortel pour les libertés démocratiques, Déjà, la société policière prônée et appliquée par Sarkozy réduit nos libertés. Il faut au contraire se mobiliser, dans la rue, dans les luttes, dans les élections, pour une société qui interdise les licenciements, garantisse une vraie sécurité du travail et des salaires, supprime le chômage par la réduction du temps de travail avec des créations d’emplois massives.

Manifestation syndicale départementale en défense de l’emploi le  samedi 16 décembre a 10 H à la Bourse du Travail

NON à l’expulsion de Mohamed BELHOUT

 Expulsé au petit matin mercredi dernier, Mohamed doit pouvoir revenir en France et vivre avec sa famille

Procès des 12 jeunes de la Madeleine : de très lourdes condamnations à la prison qui ne règlent rien.

Huit des douze jeunes ont été condamnés à des peines très lourdes de dix-huit mois à cinq ans de prison ferme. Un jugement qui cadre bien avec la politique répressive de Sarkozy. Un jugement accueilli par les pleurs des familles. La défense, unanime, a réclamé la relaxe mettant sérieusement en doute l'unique témoignage à charge de la policière blessée.  Ces peines de  prison lourdes n'empêcheront pas de nouvelles révoltes. A la Madeleine la situation empire pour la population et les jeunes: toujours plus d'exclusion, de relégation, de misère, voila le véritable terreau de la délinquance. Toujours moins de reconnaissance et de perspectives pour sortir de la galère. La solution ne réside pas  dans la répression et la prison, qui comme chacun sait n'est que l'école du crime. Elle est dans la prévention par un vaste plan d'urgence pour l'égalité dans les cités: emploi, formation, scolarisation, prévention et lutte contre l'échec scolaire, renforcement des services publics et amélioration des conditions de logement.

Sarkozy candidat du MEDEF et des actionnaires

.  Chacun se rappelle le silence de N.Sarkozy à propos de la guerre en Irak, sa récente rencontre avec G.Bush, président désavoué par les électeurs opposés à la poursuite de la guerre en Irak. Candidat de la haine contre les jeunes des cités, candidat de la chasse aux sans-papiers et sous le clinquant des mots « choix »et « liberté », son programme économique et social c’est celui du MEDEF. Travailler plus pour gagner plus : rengaine vieille de deux siècles, chère à la droite qui défend les actionnaires, les multinationales et détruit le Code du Travail. L’UMP au pouvoir depuis 2002 c’est les contre-réformes des retraites, de la sécu, la privatisation d’EDF-GDF notamment. Battre la droite c’est battre la politique de la droite si nous voulons que nos vies passent avant leurs profits.

 

 

 

 

Ecrire à : LCR27@wanadoo.fr - Site de la fédération de l’Eure de la LCR :

http://lcr-27.over-blog.com

TEL: 06 30 45 93 36

 

 

 

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Le partage des richesses, c'est pour quand ?

4 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

P R E S I D E N T I E L L E 2 0 0 7

avec Olivier Besancenot

« A cette élection, Je voudrais simplement être le porte-voix de toutes celles et de tousceux qui subissent ’exploitation et ’oppression et en on a assez que leurs vies soient sacrifiées sur l’autel des profits d’une toute petite minoritéaussi égoïste que  cynique. La politique que nous voulons passe par le partage des richesses pour en finir avec lesinégalités, la vie chère, le chômage et la précarité généralisée. Je voudrais être le portevoix de notre colère. Et aussi de notre espoir de voir naître une nouvelle société qui permette à la fois l’émancipation collective et l’épanouissement individuel. »

Olivier Besancenot facteur, Le 29 novembre 2006


LE  PARTAGE DES RICHESSES,

C’EST POUR QUAND ?

La droite au pouvoir et le Medef nous en mettent plein la tête tous les jours ! Le patronat licencie des dizaines de milliers de travailleurs et la liste ne fait que s’allonger : Peugeot, EADS-Toulouse, Well au Vigan, Thomé Genot dans les Ardennes, Quebecor près de Lille, Reynolds à Valence ou Mallora près de Nancy... à chaque fois des régions ruinées, des familles désespérées. Quant aux gouvernements qui se succèdent, ils privatisent tout ce qui peut dégager des bénéfices pour les gros actionnaires.

Les dégâts sociaux des politiques libérales-capitalistes sont colossaux :

la France est une des plus grandes puissances économiques du monde, un pays riche… dans lequel vivent 7 millions de pauvres dont 3,5 millions de mal logés. Un pays riche où des millions de salariés ou de travailleurs indépendants ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Un pays riche où les prix et les loyers augmentent, mais jamais nos salaires, nos pensions de retraite ou nos minima sociaux !

Nous avons combattu sans relâche dans la rue le gouvernement et le Medef et nous voulons continuer lors des élections de 2007. La droite est usée par le pouvoir et minée par ses rivalités. La possibilité de battre Sarkozy devient un réel espoir.

Oui, il faut virer la droite ! Mais, en même temps, que peuvent attendre les classes populaires du PS de Ségolène Royal qui accepte les règles de l'économie de marché et de la mondialisation capitaliste ? Sa politique conduirait une fois de plus à écœurer le monde du travail, renforcer l'abstention, voire le Front national. C'est la politique de Jospin qui lui a fait perdre les élections en 2002, pas le trop-plein de candidats.

Face à la droite et au Medef : une gauche de combat !

En 2005, la campagne unitaire a permis la victoire du « Non » contre la constitution libérale européenne soutenue par la droite et la direction du PS.

Pour que cet espoir trouve son prolongement en 2007, comme nous le souhaitons, un choix fondamental est inévitable : soit construire avec toutes les forces anticapitalistes un front commun pour les luttes et les élections totalement indépendant du PS, soit, comme le propose le Parti Communiste, garder la perspective d'un « rassemblement majoritaire de toute la gauche », qui conduira à accepter les conditions politiques de Ségolène Royal.

Face à cette droite dure, il faut une gauche de combat, avant comme après 2007, une force politique anticapitaliste indépendante du Parti socialiste, porte-parole des salariés, des précaires, des chômeurs, de la jeunesse et capable de construire avec eux de nouvelles perspectives pour faire valoir leurs droits.

C'est possible, tous les mouvements sociaux, les mobilisations menées depuis 1995 le prouvent. 

Nos propositions ne sont pas de vagues promesses électorales. Ce sont les mesures que prendrait immédiatement un gouvernement au service des travailleurs, s'appuyant sur une grande mobilisation sociale.

 


 

Un plan d’urgence anticapitaliste

Une autre répartition des richesses

Les loyers et les prix grimpent, les salaires, les retraites, les minima sociaux stagnent, tout cela pour permettre aux actionnaires d'empocher de plus en plus. Pour rattraper ce qui nous a été volé, il faut porter le SMIC à 1500 € net, un strict minimum pour vivre, et augmenter tous les revenus de 300 € net par mois. 7 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté, travailleurs et surtout travailleuses pauvres, près de 10 millions de personnes sans-logis ou mal-logées. C'est insupportable ! Pour financer cette politique, il faut s’en prendre aux profits accumulés par les gros actionnaires.

 

Un emploi, c’est un droit

La baisse du chômage affichée par le gouvernement est un mensonge. Les licenciements, individuels ou collectifs, se multiplient. Si le CPE a été rejeté, les contrats précaires, CDD, stages, contrats bidon, intérim explosent. Pour faire disparaître le chômage, au lieu de culpabiliser et de harceler les chômeurs, il faut interdire les licenciements, imposer le contrat à durée indéterminée comme seule forme d'emploi, imposer au patronat le maintien du contrat de travail et de la rémunération en cas de changement d'emploi.

Non aux discriminations

 

La mobilisation en défense des enfants sans-papiers ou des expulsés de Cachan montre la force de la solidarité. Nous exigeons la régularisation de tous les sans-papiers, l'abrogation des lois anti-immigrés et un droit au séjour fondé sur la liberté de circulation et d'installation.

Le racisme est attisé par la politique de stigmatisation de Sarkozy et ses méthodes policières. Cette société, fondée sur le travail jetable, exige aussi une immigration jetable.

Les drames de l'immigration sont le produit de la politique des multinationales qui pillent et polluent les  pays pauvres. Nous exigeons l'abolition de la dette, déjà remboursée plusieurs fois et qui condamne des millions de personnes à la misère pour enrichir les banques et les marchés financiers.

Le recul de l'Etat social, accentue toutes les discriminations. S'y attaquer suppose de développer les services publics.

Service public partout, pour toutes et tous

Pas un service public n'échappe à la privatisation, à la concurrence, à la logique du profit.

A l'inverse, les services publics doivent non seulement être défendus, mais reconstruits et étendus à tous les secteurs d'utilité publique dans lesquels ils doivent avoir le monopole. ils doivent embaucher massivement, pour garantir l'égalité d'accès et la gratuité pour toutes et tous à l'éducation ou à la santé.

Les services publics doivent permettre d’autres choix écologiques en matière d'énergie (sortie du nucléaire, développement des énergies renouvelables), de transport, pour sortir la recherche (arrêt des OGM)  et les médicaments de la logique du profit. Ils doivent  favoriser l'égalité et le droit au travail des femmes par exemple en développant un service public d'accueil de la petite enfance.

Remettre en cause la toute puissance des requins de l’immobilier est nécessaire pour que chacun ait un logement décent.

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UN EMPLOI POUR TOUS avec les chômeurs le 2 décembre : communiqué LCR du 1-12-2006

2 Décembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #COMMUNIQUES

Droit à l’emploi pour tous


Une vaste opération de mystification est menée par le gouvernement Villepin sur les chiffres du chômage en vue des élections de 2007. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de chômeurs recensés serait tombé à 8,8% de la population active. Ce chiffre officiel ne concerne que la catégorie 1 qui regroupe les chômeurs à la recherche d’un CDI à temps plein, à l’exclusion des radiés en augmentation de plus de 8% sur le trimestre précédent, fins de droits, stagiaires, Rmistes, dispensés de recherche d’emploi etc., sortis des statistiques. Aussi, le chiffre réel de personnes privées d’emploi est estimé à plus de 5 millions. 48% seulement des demandeurs d’empois sont indemnisés par le régime d’assurance-chômage. Pas de quoi pavoiser pour un gouvernement qui pactise avec le MEDEF et s’en fait le relais docile. Droit à l’emploi pour tous, maintien d’une rémunération égale au salaire antérieur - au moins égale au SMIC - en cas de perte d’emploi : c’est ce que revendique la LCR. C’est pourquoi la LCR est présente dans la manifestation appelée à Paris par AC, APEIS, la CGT chômeurs, MNCP le samedi 2 décembre à 14h Place de la République.

 Le 1er décembre 2006.

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