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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles récents

Communiqué LCR du 3-10-2006: BRESIL, UNE AUTRE GAUCHE EST POSSIBLE

3 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #QUI SOMMES NOUS QUE VOULONS-NOUS

 

Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire.
Brésil : une autre gauche est possible.


Contrairement aux pronostics des sondages, Lula n’a pas été élu au 1er tour. Avec 48,6% des suffrages, il devra affronter un 2e tour dans un mois.
Les affaires de corruption qui ont perduré pendant le 1er mandat de Lula mettant en cause les responsables politiques du PT et l’entourage de Lula ne sont pas étrangères à ce résultat.
De plus, malgré les aides sociales fournies aux couches les plus pauvres de la société, il n’y a pas eu de rupture dans la politique économique suivie avec les diktats du FMI et de la Banque mondiale.
C’est ce qui explique les attaques menées contre les acquis sociaux comme sur les retraites des fonctionnaires par exemple ou le retard accumulé dans la redistribution des terres.
Avec 6,85% pour Héloïsa Helena dirigeante du PSOL et candidate du Front de gauche, exclue du PT pour avoir refusé de voter les lois anti-sociales, une première démonstration a été faite qu’une alternative de gauche est possible.
La voie est tracée pour que se développe une alternative de gauche qui mette au premier plan de sa politique la satisfaction des immenses besoins sociaux de la population brésilienne.


Le 3 octobre 2006.

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Franck Martin: du col Mao au costard cravatte ou la "gauche" caviar

2 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Réponse d'AGV aux délires du maire 
Franck Martin, du col Mao au costard cravatte: cet homme est-il de gauche?

Fin avril, session pleinière du Conseil Général. F.Martin prend la parole. Voici comment cela est rapporté par « l’Impartial » (30-4-06 ): « Il est nécessaire de s’opposer au CPE, mais pour une question de méthode. On ne peut pas réformer au canon. Je suis convaincu qu’il faut introduire une certaine dose de flexibilité, et seule la gauche peut le faire en assurant toutes les garanties aux salariés. La gauche ne doit pas être conservatrice, mais réformatrice. Or actuellement, on entend des discours, y compris chez les jeunes, qui résonnent comme des propos de vieux. On maintient une icône de l’emploi à vie, alors que l’on sait très bien que tous les jours la précarité est là. Et par hypocrisie il ne faudrait rien changer ? (…)  Il faut oser dire la vérité aux salariés. Les entreprises ne sont pas là pour pressurer les jeunes. Quand une entreprise investit pour former un jeune, elle n’a pas envie de  s’en séparer«. Si dans les rangs de la droite ce discours a été très applaudi, en revanche chez les « alliés traditionnels de F.Martin,, ses propos ont généré un véritable tollé. « Il n’y a pas d’argent pour l’emploi en France, mais il y en a pour payer les actionnaires » s’insurge le divers gauche Claude Auffret, tandis que le PCF Larmanou manque de s’en étouffer, tant sa colère est profonde.   « Que venez-vous faire dans les manifs anti-CPE ? tempête pour sa part le  DVG Francis Courel (…). L’UMP Louis Petiet boit du petit lait : « je ne suis pas sûr qu’il y ait encore aujourd’hui une majorité départementale de gauche ».Et le journaliste de conclure : « le CPE a de sérieuses répercussions, et pas seulement là où on s’attendait ».  

Alors, est-il de gauche ? Oui. Gauche caviar, gauche social-libérale, comme Kouchner et Royal. F.Martin n’a pas réagi à cet article, pas traité le journaliste de gauchiste, pas demandé de droit de réponse. Mais que notre conseiller municipal Gérard Prévost revienne sur ces faits dans sa modeste tribune d’« Allez Louviers » d’avril-mai, et voilà le maire qui s’arroge deux fois  plus de place pour répandre sa fureur et nous reprocher des  « procédés malhonnêtes pour tromper les lecteurs « .  Nous y reviendrons. Mais d’abord, pourquoi tant de hargne contre nous ?

 
TRAUMATISE PAR SON PASSE

Après 68, le fils du maire de la « ville de l’autogestion », comme on disait alors, aurait pu être attiré par les courants anti-autoritaires, marxistes ou libertaires, par exemple. Non, dès 14 ans,  il est devenu disciple du président Mao, et l’est resté jusqu’à 20 ans bien sonnés. Mais on ne s’enthousiasme pas impunément pour la grande manipulation criminelle de masse qu’a été la « révolution culturelle chinoise ». On ne sort pas indemne de la chasse à l’homme organisée par la « justice populaire » à Bruay-en-Artois contre un malheureux notaire, forcément violeur et meurtrier parce que bourgeois. Ou de la dénonciation de  tout  syndicaliste CGT comme « Kollabo » et  »social-traitre ». Ou des diktats idéologiques du « groupe Foudre d’intervention culturelle ». Il a fallu attendre les massacres de Pol Pot au Cambodge pour que ce jeune homme commence à ouvrir les yeux. Comme tant d’autres, il a ensuite troqué le du col Mao pour le costard cravate. Banal. Mais en quoi son passé lui donne-t-il autorité pour prêcher la croisade contre les révolutionnaires, les trotskistes, les marxistes, et plus généralement tous ceux qui persistent à penser et à agir en fonction des réalités de la lutte de classes ? Quelle prétention, quelle ignorance ! Que dirait-on en effet de quelqu’un qui mettrait dans le même sac Jacques Gaillot, évêque « licencié » du diocèse d’Evreux pour fait de solidarité avec les opprimés, et son patron le réactionnaire Jean-Paul II ?

 
MAIS DE QUOI PARLE-T-IL ?

« Pour nos curés rouges, il suffit de maudire les péchés du monde actuel, de réciter le bréviaire marxiste, de promettre la venue du Paradis révolutionnaire. Et surtout, de s'opposer à tout progrès réel, car en diminuant le malheur des gens, tout progrès social diminuerait l'audience de la secte et donc dévaloriserait la rente de situation des prophètes du malheur ! Les pseudo révolutionnaires ont donc besoin du malheur du peuple ». (extrait du long article « Trotski.. tue le ski » - nous n’inventons rien ! - sur son blog personnel, accessible depuis la page d’accueil du site internet de la ville : de quel droit d’ailleurs ?).

Mais ce qu’il décrit là, ce n’est rien d’autre que ce qu’il a connu chez les maos. Toujours ce traumatisme. Mais ceux et celles qui nous côtoient et nous voient vivre et agir au quotidien, sur nos lieux de travail, dans nos associations et syndicats, ne peuvent pas nous reconnaître !

 
OLIVIER BESANCENOT, DEJA ENTENDU PARLER, MONSIEUR MARTIN ?

C’est en effet un nom que vous évitez soigneusement. Sa seule évocation fait sombrer vos fielleuses diatribes dans le ridicule. Et justement, une des choses qui nous réunit à « A Gauche Vraiment ! », c’est qu’on se reconnaît dans ce jeune postier, dirigeant de la LCR qui ne veut pas faire de la politique un « métier », contrairement à vous. Un gars modeste, qui a cependant déjà écrit un livre pour présenter ses, nos idées. Ca s’appelle « Révolution ! 100 mots pour changer le monde», et son succès a entraîné sa réédition en collection de poche (« j’ai lu »5,30€). Si vous l’ouvriez, ça vous obligerait à arrêter de rabâcher vos caricatures. Car, ne vous en déplaise, de Bourdieu à Bensaid, la gauche radicale réfléchit et produit des analyses. Quelques extraits :

 

Réforme (p.76) : Les révolutionnaires sont favorables aux réformes. Tout progrès, toute amélioration pour la majorité de la population, toute nouvelle conquête sociale et démocratique est bonne à prendre. Nous ne sommes pas partisans du tout ou rien (…). Les révolutionnaires sont pour de vraies améliorations. Mais sur cette voie, ils se heurtent au pouvoir des classes dominantes, même si celles-ci peuvent lâcher un peu de lest parfois, pour garder l’essentiel de leur pouvoir, surtout lorsqu’elles se sentent menacées par l’ampleur des mobilisations. (…) La seule possibilité d’arracher des réformes, de les consolider jusqu’au bout, d’en faire de réelles transformations sociales, c’est d’en finir avec une société où l’argent va à l’argent, en osant défier un Etat qui bloque les réformes. Ce changement-là implique une rupture radicale ».

 

Révolution russe (p.49) : »En tirer le bilan est indispensable (…). Lorsqu’il n’y a pas d’élections générales démocratiques, lorsque la liberté de réunion est entravée, lorsque les syndicats sont soumis au parti et à l’Etat, et lorsque la liberté de la presse n’est pas reconnue, la vie politique et sociale régresse, les institutions s’étiolent.. Et en fin de compte, la bureaucratie finit par imposer son propre pouvoir à la société »

 

Trotskisme (p.53) : « Aujourd’hui, certains débats appartiennent au passé. Le stalinisme s’est effondré et c’est tant mieux. Comme aime à le répéter Alain Krivine : « je me sens juif face à un antisémite et trotskiste face à un stalinien ».

 
IL A TOUT REJETE SAUF LES METHODES STALINIENNES

« Je déments en bloc les propos que me prête la propagande trotskyste (…). Ce genre de procès d’intention, en d’autres temps, conduisait, à Moscou, à des procès tout court, se terminant par 30 g de plomb dans la nuque de l’accusé (…). Décidemment, les trotskystes sont incorrigibles » (réponse à G.Prévost dans « Allez Louviers »)

Mais quelle outrance, quelle haine ! Peut-il être aveuglé au point de ne plus savoir que les accusés des procès staliniens de Moscou, dans les années 30, étaient invariablement accusés d’être des « crapules hitléro-trotskystes » ? Le repenti Martin n’a même pas de respect pour la mémoire des victimes, la seule chose qui lui importe, c’est de taper au-dessous de la ceinture pour tenter de faire oublier ce qui le gêne. Les martyrs deviennent donc des  victimes, les bourreaux des trotskistes, et le tour est joué. Des procédés aussi pitoyables et méprisables en disent
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Franck Martin: du col Mao au costard cravatte

1 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #NOTRE ELU NPA A LOUVIERS

Réponse d'AGV aux délires du maire 

Franck Martin, du col Mao au costard cravatte: cet homme est-il de gauche?


Fin avril, session pleinière du Conseil Général. F.Martin prend la parole. Voici comment cela est rapporté par « l’Impartial » (30-4-06 ): « Il est nécessaire de s’opposer au CPE, mais pour une question de méthode. On ne peut pas réformer au canon. Je suis convaincu qu’il faut introduire une certaine dose de flexibilité, et seule la gauche peut le faire en assurant toutes les garanties aux salariés. La gauche ne doit pas être conservatrice, mais réformatrice. Or actuellement, on entend des discours, y compris chez les jeunes, qui résonnent comme des propos de vieux. On maintient une icône de l’emploi à vie, alors que l’on sait très bien que tous les jours la précarité est là. Et par hypocrisie il ne faudrait rien changer ? (…)  Il faut oser dire la vérité aux salariés. Les entreprises ne sont pas là pour pressurer les jeunes. Quand une entreprise investit pour former un jeune, elle n’a pas envie de  s’en séparer«. Si dans les rangs de la droite ce discours a été très applaudi, en revanche chez les « alliés traditionnels de F.Martin,, ses propos ont généré un véritable tollé. « Il n’y a pas d’argent pour l’emploi en France, mais il y en a pour payer les actionnaires » s’insurge le divers gauche Claude Auffret, tandis que le PCF Larmanou manque de s’en étouffer, tant sa colère est profonde.   « Que venez-vous faire dans les manifs anti-CPE ? tempête pour sa part le  DVG Francis Courel (…). L’UMP Louis Petiet boit du petit lait : « je ne suis pas sûr qu’il y ait encore aujourd’hui une majorité départementale de gauche ».Et le journaliste de conclure : « le CPE a de sérieuses répercussions, et pas seulement là où on s’attendait ».  

Alors, est-il de gauche ? Oui. Gauche caviar, gauche social-libérale, comme Kouchner et Royal. F.Martin n’a pas réagi à cet article, pas traité le journaliste de gauchiste, pas demandé de droit de réponse. Mais que notre conseiller municipal Gérard Prévost revienne sur ces faits dans sa modeste tribune d’« Allez Louviers » d’avril-mai, et voilà le maire qui s’arroge deux fois  plus de place pour répandre sa fureur et nous reprocher des  « procédés malhonnêtes pour tromper les lecteurs « .  Nous y reviendrons. Mais d’abord, pourquoi tant de hargne contre nous ?

 

TRAUMATISE PAR SON PASSE

Après 68, le fils du maire de la « ville de l’autogestion », comme on disait alors, aurait pu être attiré par les courants anti-autoritaires, marxistes ou libertaires, par exemple. Non, dès 14 ans,  il est devenu disciple du président Mao, et l’est resté jusqu’à 20 ans bien sonnés. Mais on ne s’enthousiasme pas impunément pour la grande manipulation criminelle de masse qu’a été la « révolution culturelle chinoise ». On ne sort pas indemne de la chasse à l’homme organisée par la « justice populaire » à Bruay-en-Artois contre un malheureux notaire, forcément violeur et meurtrier parce que bourgeois. Ou de la dénonciation de  tout  syndicaliste CGT comme « Kollabo » et  »social-traitre ». Ou des diktats idéologiques du « groupe Foudre d’intervention culturelle ». Il a fallu attendre les massacres de Pol Pot au Cambodge pour que ce jeune homme commence à ouvrir les yeux. Comme tant d’autres, il a ensuite troqué le du col Mao pour le costard cravate. Banal. Mais en quoi son passé lui donne-t-il autorité pour prêcher la croisade contre les révolutionnaires, les trotskistes, les marxistes, et plus généralement tous ceux qui persistent à penser et à agir en fonction des réalités de la lutte de classes ? Quelle prétention, quelle ignorance ! Que dirait-on en effet de quelqu’un qui mettrait dans le même sac Jacques Gaillot, évêque « licencié » du diocèse d’Evreux pour fait de solidarité avec les opprimés, et son patron le réactionnaire Jean-Paul II ?

 

MAIS DE QUOI PARLE-T-IL ?

« Pour nos curés rouges, il suffit de maudire les péchés du monde actuel, de réciter le bréviaire marxiste, de promettre la venue du Paradis révolutionnaire. Et surtout, de s'opposer à tout progrès réel, car en diminuant le malheur des gens, tout progrès social diminuerait l'audience de la secte et donc dévaloriserait la rente de situation des prophètes du malheur ! Les pseudo révolutionnaires ont donc besoin du malheur du peuple ». (extrait du long article « Trotski.. tue le ski » - nous n’inventons rien ! - sur son blog personnel, accessible depuis la page d’accueil du site internet de la ville : de quel droit d’ailleurs ?).

Mais ce qu’il décrit là, ce n’est rien d’autre que ce qu’il a connu chez les maos. Toujours ce traumatisme. Mais ceux et celles qui nous côtoient et nous voient vivre et agir au quotidien, sur nos lieux de travail, dans nos associations et syndicats, ne peuvent pas nous reconnaître !

 

OLIVIER BESANCENOT, DEJA ENTENDU PARLER, MONSIEUR MARTIN ?

C’est en effet un nom que vous évitez soigneusement. Sa seule évocation fait sombrer vos fielleuses diatribes dans le ridicule. Et justement, une des choses qui nous réunit à « A Gauche Vraiment ! », c’est qu’on se reconnaît dans ce jeune postier, dirigeant de la LCR qui ne veut pas faire de la politique un « métier », contrairement à vous. Un gars modeste, qui a cependant déjà écrit un livre pour présenter ses, nos idées. Ca s’appelle « Révolution ! 100 mots pour changer le monde», et son succès a entraîné sa réédition en collection de poche (« j’ai lu »5,30€). Si vous l’ouvriez, ça vous obligerait à arrêter de rabâcher vos caricatures. Car, ne vous en déplaise, de Bourdieu à Bensaid, la gauche radicale réfléchit et produit des analyses. Quelques extraits :

 

Réforme (p.76) : Les révolutionnaires sont favorables aux réformes. Tout progrès, toute amélioration pour la majorité de la population, toute nouvelle conquête sociale et démocratique est bonne à prendre. Nous ne sommes pas partisans du tout ou rien (…). Les révolutionnaires sont pour de vraies améliorations. Mais sur cette voie, ils se heurtent au pouvoir des classes dominantes, même si celles-ci peuvent lâcher un peu de lest parfois, pour garder l’essentiel de leur pouvoir, surtout lorsqu’elles se sentent menacées par l’ampleur des mobilisations. (…) La seule possibilité d’arracher des réformes, de les consolider jusqu’au bout, d’en faire de réelles transformations sociales, c’est d’en finir avec une société où l’argent va à l’argent, en osant défier un Etat qui bloque les réformes. Ce changement-là implique une rupture radicale ».

 

Révolution russe (p.49) : »En tirer le bilan est indispensable (…). Lorsqu’il n’y a pas d’élections générales démocratiques, lorsque la liberté de réunion est entravée, lorsque les syndicats sont soumis au parti et à l’Etat, et lorsque la liberté de la presse n’est pas reconnue, la vie politique et sociale régresse, les institutions s’étiolent.. Et en fin de compte, la bureaucratie finit par imposer son propre pouvoir à la société »

 

Trotskisme (p.53) : « Aujourd’hui, certains débats appartiennent au passé. Le stalinisme s’est effondré et c’est tant mieux. Comme aime à le répéter Alain Krivine : « je me sens juif face à un antisémite et trotskiste face à un stalinien ».

 

IL A TOUT REJETE SAUF LES METHODES STALINIENNES

« Je déments en bloc les propos que me prête la propagande trotskyste (…). Ce genre de procès d’intention, en d’autres temps, conduisait, à Moscou, à des procès tout court, se terminant par 30 g de plomb dans la nuque de l’accusé (…). Décidemment, les trotskystes sont incorrigibles » (réponse à G.Prévost dans « Allez Louviers »)

Mais quelle outrance, quelle haine ! Peut-il être aveuglé au point de ne plus savoir que les accusés des procès staliniens de Moscou, dans les années 30, étaient invariablement accusés d’être des « crapules hitléro-trotskystes » ? Le repenti Martin n’a même pas de respect pour la mémoire des victimes, la seule chose qui lui importe, c’est de taper au-dessous de la ceinture pour tenter de faire oublier ce qui le gêne. Les martyrs deviennent donc des  victimes, les bourreaux des trotskistes, et le tour est joué. Des procédés aussi pitoyables et méprisables en disent

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Par milliers avec les sans-papiers le 30 septembre

1 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

Le 30 septembre: une grande manifestation avec ceux de Cachan et tous les sans-papiers

 Plusieurs milliers de personnes (3.600 selon la police –beaucoup plus en réalité) ont défilé une nouvelle fois samedi 30 septembre après-midi à Paris pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers, et notamment des familles déboutées de la circulaire Sarkozy, et soutenir les occupants du gymnase de Cachan. La précédente manifestation de soutien aux expulsés de Cachan et aux sans-papiers avait rassemblé 3.500 personnes à Paris, selon la police et 15 000 selon les organisateurs, le 9 septembre dernier.

Le Réseau éducation sans frontières (RESF), ainsi que plusieurs dizaines d'associations, de syndicats et de partis de gauche avaient appelé à ce défilé. Le cortège est parti de la place Denfert-Rochereau à 15h et les manifestants se sont rendus jusqu'aux abords de l'hôtel Matignon. Le 18 septembre, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a annoncé la régularisation de 6.924 personnes sans-papiers ayant des enfants scolarisés en France, sur quelque 30.000 dossiers déposés dans le cadre de la circulaire de régularisation qu'il avait mise en place le 13 juin. RESF réclame la régularisation de toutes les familles sans-papiers ayant des enfants scolarisés.

Impasse organisée par Sarkozy à Cachan

 Par ailleurs à Cachan, où plusieurs centaines de personnes vivent entassées dans un gymnase depuis le 18 août après l'évacuation de l'ancienne cité universitaire qu'elles squattaient, la situation est dans l'impasse. Depuis près d'un mois et demi, les familles -parmi lesquelles des sans-papiers- refusent les hébergements provisoires et précaires en hôtel proposés par la préfecture du Val-de-Marne et cette dernière refuse leur installation collective dans d'anciens locaux du CEA situés à Limeil-Brévannes, dans le même département, que la mairie de cette ville avait réquisitionné à cet effet.

(rédigé à partir de AP)

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La grève du 28 septembre dans l'Education nationale: une grève justifiée

29 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

 La grève du 28 septembre dans l'Education :

une grève justifiée dans un contexte d'attaques redoublées contre l'école publique

 

La journée de grève et de manifestations dans l'Education contre les milliers de suppressions de postes annoncées dans le projet de budget 2007 a peu mobilisé jeudi, un résultat lié selon les organisations à la proximité de la présidentielle qui encourage l'attentisme. 
   
  Les syndicats évoquent une moyenne de 30% de grévistes et reconnaissent une mobilisation "médiocre" pour le Sgen-CFDT, "globalement modeste" pour l'Unsa-Education. Tous les syndicats enseignants avaient appelé, mis à part ceux dépendant de FO qui s'étaient abstenus d'agir.
  Pourtant le projet de loi de Finances pour 2007 prévoit 8.700 suppressions de postes de la maternelle au bac. Sans parler du démantèlement des ZEP, des classes surchargées et du non remplacement des enseignants absents...

 La mobilisation est néanmoins "significative dans un contexte social global où il ne se passe pas grand chose", a estimé Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération du monde éducatif, en référence à l'attentisme observé à sept mois de l'échéance présidentielle.  
  Globalement les professeurs des écoles se moins mobilisés que leurs collègues des collèges et lycées. Ils "bénéficient" en effet de 500 postes supplémentaires en raison de la hausse des effectifs d'élèves.

Les manifestations ont été nombreuses:

A Paris, ils étaient 8.000 selon les organisateurs. Ils étaient 1.000 à Toulouse, 2.500 à Marseille, 1.000 à Clermont-Ferrand, entre 600 et 1.000 à Bordeaux, 500 à Rouen, 230 à Orléans, 300 à Dijon. 
  A Nantes, des personnels de l'enseignement privé avaient pris place parmi les 600 manifestants "pour défendre collectivement l'Education". 
  
    En attendant, professeurs, parents et lycéens déplorent des "classes surchargées", des "suppressions d'options", ou encore la difficulté à remplacer les enseignants.
  "Nous sommes contre la politique actuelle qui consiste à faire passer pour modernes des mesures réacs", résumait dans la manifestation rennaise Anne Le Bras, professeur en CP et syndiqué à la FSU.

D'après AFP


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Rassemblements du 27 septembre avec RESF

29 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #RESISTANCE

Le mercredi 27 mars par milliers avec RESF devant les préfectures

pour la régularisation des parents d’enfants scolarisés

 

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le mercredi 27 septembre à travers toute la France à  l'appel du Réseau Education sans frontière (RESF), pour dénoncer les conditions d'application de la circulaire de Nicolas Sarkozy sur la régularisation des parents sans papiers d'enfants scolarisés.


A Paris, plus de 1.500 personnes se sont rassemblées devant l'Hôtel de Ville pour aller déposer à la Préfecture de police des centaines de "recours gracieux" aux refus de régularisation prononcés dans le cadre de la circulaire du 13 juin. Les manifestants, regroupés dans le cortège qui s’était formé devant l’Hôtel de Ville, ont scandé : "Pas d’expulsions !", "Régularisation pour tous les élèves sans papiers et leurs familles !".

RESF accuse les préfectures d'avoir "ignoré les dossiers et appliqué les quotas définis à l'avance par le ministre de l'Intérieur".

L'association fait remarquer que nombre de demandeurs n'ont pas encore reçu de réponse alors même que le ministre de l'Intérieur a annoncé le nombre définitif de régularisations.
 Sarkozy a en effet annoncé, le 18 septembre,
la régularisation de 6.924 parents en situation irrégulière d'enfants scolarisés sur les quelque 30.000 dossiers déposés dans le cadre de la circulaire du 13 juin (6 critères fixés par Sarkozy dont la résidence des parents en France depuis au moins deux ans, la scolarisation effective d'un de leurs enfants en France au moins depuis septembre 2005 et une « réelle volonté d'intégration »).

A l’appel de RESF d'autres rassemblements devant les préfectures ont été organisés dans tout le pays.

A Bobigny, un millier de personnes ont défilé pour réclamer une "régularisation généreuse" des sans-papiers de Seine-Saint-Denis. Bloqués par un cordon de CRS alors qu'ils tentaient de rejoindre la préfecture, les manifestants ont dénoncé une "provocation" et une "atteinte à la liberté de manifester".
"Pas de chaises vides, à l'école, pas d'expulsions", ont scandé les manifestants.
  
A Versailles, 150 personnes se sont retrouvées devant la préfecture pour demander le réexamen des dossiers de régularisation rejetés. D’autres rassemblements ont eu lieu notamment à Nanterre, Créteil, Lille, Le Havre, Rouen et  plusieurs villes de l'ouest, notamment à  Brest, Caen, Lorient et Tours
.

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Parrainage d'Olivier: le maire d'Aubevoye signe

28 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

 

Parrainages d'Olivier Besancenot dans l'Eure:

Jean Luc RECHER, maire socialiste d'Aubevoye (près de Gaillon) signe au nom de la démocratie et du pluralisme

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Privatisation de GDF, pour le "TOUS ENSEMBLE"

28 Septembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #RESISTANCE

PRIVATISATION DE GDF
Pour le « tous ensemble »

Le débat parlementaire sur Gaz de France a tourné à la pantalonnade. Plus que jamais, la confrontation nécessite une convergence entre syndicats, citoyens et partis politiques.

La gauche parlementaire avait annoncé une bataille de procédure sans précédent (137 500 amendements). Mais, en passant un accord avec Jean-Louis Debré, les groupes PS et PCF ont fait un beau cadeau au gouvernement. Ils se sont entendus pour clore les débats le 28 septembre, suivi d’un vote solennel le 3 octobre. Pour Villepin, c’est la perspective inespérée d’une sortie en douceur avec, en prime, la possibilité de sauver les apparences démocratiques. Dans un climat de crise profonde à droite, le recours au 49-3 reste, en effet, une arme politiquement dangereuse. Le dernier recours au 49-3 imposait le CPE !

Certains parlementaires, et surtout la base militante PS et PCF, ont bien du mal à avaler la couleuvre. En fait, quand on veut utiliser le Parlement comme tribune politique, il faut une stratégie globale : préparer aussi des manifestations unitaires, mobiliser les citoyens, se coordonner avec les syndicats. Mais rien de tout cela n’était préparé à l’avance. Pas même la présence assidue à l’Assemblée ! La surenchère d’obstruction cache mal, dans ces conditions, que beaucoup de ces mêmes députés ont déjà voté, sous Jospin, la « transposition de gauche » des directives européennes qui annonçaient le désastre des privatisations totales. Et quand Fabius était ministre, il a préparé un dossier en vue de l’ouverture du capital d’EDF. En 2004, ni le PS ni le PCF n’ont conséquemment alerté l’opinion sur le changement de statut d’EDF-GDF, conjointement avec les coupures d’électricité et les opérations Robin des bois, alors que c’était le moment décisif pour enrayer la machine libérale pilotée par Sarkozy. Ce dernier, à l’époque, a illusionné tout le monde avec sa promesse des 70 % de capitaux publics.

« Il fallait éviter le 49-3 et obliger les sarkozistes à voter vraiment un texte qu’ils ne veulent pas », disent les artisans du deal avec Debré. Comme si la priorité était de peser sur les contradictions de la droite, plutôt que de mobiliser. La Convergence pour la défense des services publics avait pourtant pris l’initiative d’une soirée-débat, le 26 septembre à Paris, « Quatre heures pour le service public de l’énergie », avec les syndicats, les associations, les partis. Parce que jusqu’au bout, tout doit être tenté pour construire le rapport de force.

Les fédérations de l’énergie de la CGT, de FO, de la CFTC et de la CGC ont lancé un nouvel appel à « une journée nationale d’action avec manifestations, arrêts de travail et un rassemblement national à Paris », le 3 octobre, jour du vote de la loi. Même scénario que le 12 septembre dernier, au risque de la répétition. Pourtant, pour gagner, l’objectif ne peut être que d’appeler à la grève coordonnée et de rassembler des centaines de milliers de manifestants dans la rue. Les directions syndicales confédérales repoussent toujours l’idée d’une manifestation nationale à Paris.

À EDF-GDF, les salariés n’ont pas désarmé. Beaucoup sont prêts à agir, y compris en procédant à de nouvelles coupures, à condition d’avoir des garanties de ne pas rester isolés. Les directions d’EDF et GDF ne se trompent pas sur ce potentiel de combativité. Au lendemain de la grève du 12 septembre, elles convoquaient plusieurs syndicalistes pour les menacer de sanctions. Le 22 septembre, les syndicats rendaient publique une expertise chiffrant à 20 000 le nombre de suppressions d’emploi engendrées par la fusion-privatisation GDF-Suez. C’est un autre aspect grave de cette loi qui constitue une véritable provocation. Pour la droite, à quelques mois d’échéances majeures, c’est l’occasion de gagner une revanche, après les échecs sur le traité constitutionnel européen et sur le CPE. Ce n’est pas le moment de renvoyer l’issue de cet affrontement à une hypothétique alternance en 2007. La bataille se livre maintenant, et elle n’est pas perdue d’avance.

Jean-Pierre Dino, Dominique Mezzi

article paru dans "Rouge", hebdomadaire de la LCR

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Communiqué LCR du 27-09-06 : GREVE DANS L'EDUCATION NATIONALE CONTRE LES SUPPRESSIONS DE POSTES

27 Septembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #COMMUNIQUES

Grève contre les suppressions de postes dans l’éducation nationale

 L’ensemble des organisations syndicales enseignantes appelle à la grève le jeudi 28 septembre et à des manifestations (à Paris, rendez-vous Place Saint-Michel à 14h30). Budget après budget, l’éducation nationale devient une des cibles prioritaires du gouvernement dans le cadre de l’opération suppression de postes de fonctionnaires. 8500 postes en moins sont prévus au budget 2007, venant après la disparition de 25 000 postes d’enseignants et de 100 000 postes de personnel éducatif sur les dernières années écoulées. La précarité loin de disparaître se diversifie et chaque année de nouveaux types d’emplois de plus en plus précaires font leur apparition. La LCR soutient la grève du 28 septembre dans l’éducation nationale. Le droit à l’éducation, à la formation pour tous ça n’a rien à voir avec la loi Fillon qui prévoit le service minimum pour la grande majorité des jeunes, ni avec l’apprentissage à partir de 14 ans, ni avec les suppressions de postes ou les emplois précaires qui dégradent le service public, ni non plus avec l’allongement du temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires préconisé par certains responsables politiques. Abrogation de la loi Fillon, gratuité des études, des créations de postes à hauteur des besoins définis par les personnels, titularisation sans condition de tous les précaires : ce sont quelques-unes des exigences de la LCR.

Le 27 septembre 2006

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EDITO du 25-09-06

26 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #EDITOS

N. Sarkozy : un homme dangereux,brutal,expulseur d’enfants, récidiviste

 

 

Sarkozy serrant la main à G. Bush, Sarkozy au Sénégal pour faciliter les voyages en France « d’homme d’affaires » (ce qu’il appelle « l’immigration choisie » ), Sarkozy attaquant la justice quand elle n’est pas aux bottes de la police… Sarko par-ci, Sarko par-là, on en a plein les oreilles et les yeux ! Le monde médiatique est fasciné par ce politicien à l’ambition démesurée, qui ne manie que l’insulte, la brutalité, la démagogie. Il est temps de dire : ça suffit Sarko !

Pourchasseur d’enfants, ça suffit Sarko !

 

Sarkozy espère capter les voix de Le Pen en faisant la politique de …Le Pen : chasse aux  immigrés, désignation permanente des jeunes comme fauteurs de troubles (« racailles »), vote d’une loi appelée « prévention de la délinquance » qui menace les parents de reprise en mains des allocations familiales au cas où leurs enfants ne se conduiraient pas « bien », ordre donné aux éducateurs sociaux de collaborer avec la police, violences contre les familles sans-logis de Cachan ( Marne) expulsées de leur habitat de fortune.

Le premier flic de France voulait pourchasser les enfants de parents sans-papiers jusque dans les écoles. Mais, pendant tout l’été, il a été mis en échec par la chaîne humaine de solidarité (familles, syndicats, voisins) du Réseau éducation sans frontière (RESF) qui a protégé des milliers d’enfants. Il a dû admettre un chiffre de 6924 régularisations sur 30 000 demandes (alors qu’il espérait moins de 1000). Mais ce chiffre est totalement arbitraire. Les dossiers ne sont pas tous examinés, mais Sarko décide seul la conclusion! C’est encore une façon pour lui de se faire de la publicité. C’est pourquoi le 30 septembre, partout en France, des manifestations unitaires vont exiger la régularisation de tous les sans-papiers.

 

Société policière et injustice sociale : ça suffit Sarko !

 

Cet homme est arrivé au Ministère en 2002 avec un seule idée en tête : l’Elysée. Sa stratégie est basée sur l’exploitation sans vergogne du sentiment d’insécurité qui  règne dans les quartiers populaires, dans les entreprises menacées de délocalisations, dans une population désemparée par le constat d’une injustice générale, d’un mépris pour les travailleurs.

Sa méthode, c’est la désignation insultante de fractions entières de la population pour les monter les unes contre les autres : les jeunes au bas des immeubles, les immigrés, les pauvres qui profiteraient des allocations pour refuser de travailler, les parents laxistes, les fonctionnaires trop nombreux.

Sarkozy veut présider une société où seraient détruits les acquis populaires autour de l’égalité sociale, la solidarité, la liberté, et où domineraient la concurrence sauvage, l’élitisme, le soupçon, la menace répressive.

 

Un homme dangereux pour la démocratie et la paix !

 

Ce n’est pas un hasard si Sarkozy est allé serrer la main à Bush. Il admire l’ultra-conservatisme du président des Etats-Unis, pourtant grand fauteur de troubles mondiaux, responsable des guerres meurtrières en Irak, au Moyen-Orient, en Afghanistan, qui n’ont fait qu’amplifier la menace terroriste. Chez Bush, Sarkozy cherche le soutien d’un cynique défenseur de l’ordre et de la morale des plus forts.

 Mais Sarkozy est en échec total. En 2005, la révolte des banlieues lui a explosé à la figure. Il a semé la haine et récolté la colère. L’injustice sociale, les inégalités provocatrices, s’accroissent. Et avec elles, malheureusement, les actes de délinquance n’ont pas disparu. Parce qu’ils trouvent leur origine dans le désespoir. Parce que cette société du capitalisme triomphant n’offre d’avenir qu’aux riches. C’est cela qu’il faut changer radicalement.

Pour la régularisation de tous les sans-papiers , manifestons le 30 septembre !

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