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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Quelle école voulons nous ?

11 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Education

Il est difficile aujourd’hui de prédire ce à quoi ressemblera l’école dans une société « révolutionnée ». Nous pouvons du moins retenir quelques grands principes dans la perspective d’une éducation égalitaire, émancipatrice et démocratique.

 

a. Une école pour tous

L’école doit se donner les moyens de tous les scolariser tous les enfants de 2 à 18 ans, ce qui suppose l’existence d’une véritable sectorisation, accompagnée d’une lutte contre les inégalités territoriales. Elle doit tous les accueillir sans discrimination en respectant leurs différences. Notre rôle est de défendre la totale gratuité des études, c’est-à-dire l’abrogation de tous les frais imposés (frais d’inscription, de scolarité, de matériel, de cantine). Tous les enfants, dès leur plus jeune âge doivent pouvoir être accueillis dans un service public, gratuit, de la petite enfance.

Pour penser le monde et le réinventer, l’école doit s’ouvrir à la société par des activités hors les murs. Tous les enfants et les jeunes devraient pouvoir participer régulièrement à des collectivités d’enfants (centres d’activités, colonies de vacances, clubs), être impliqués dans des activités sportives, culturelles, militantes, partir à l’étranger

 

b. Une école émancipatrice qui contribue à construire une culture commune.

Nous réclamons une éducation pluridisciplinaire, dispensée dans le cadre de cours collectifs, mais aussi d’ateliers, de travaux personnels, à la mesure des possibilités de chaque âge. La formation doit être polyvalente pour tous, associant formation générale et formation technique sans hiérarchisation des savoirs. Elle doit favoriser l’esprit critique et non l’accumulation de connaissances académiques. Une pédagogie différenciée suivant les difficultés des élèves et des passerelles doivent être aménagées à tous les niveaux du parcours.

Une réelle égalité de genre doit être assurée. Une école égale pour tous et toutes nécessite de revoir les méthodes d’éducation, d’enseignement et leurs conséquences sur l’emploi.

L’école doit permettre l’apprentissage d’une vie en collectivité et d’un esprit critique. Une école qui respecte le rythme des enfants et qui repense la structure classe.

 

c. Une école qui se donne les moyens de réussir. Une école libérée des impératifs financiers

Des moyens conséquents doivent être donnés aux établissements, pour assurer un nombre de personnels suffisant et diminuer le nombre d’élèves par classe.

Parallèlement il faut supprimer le financement par les fonds publics de l’école privée. Nous sommes pour la nationalisation de l’école privée (confessionnelle ou patronale), sans rachat, ni indemnité.

 

L’éducation doit être gratuite, afin de la préserver des logiques économiques. Le contenu des enseignements, la structure des études, les diplômes et l’orientation doivent échapper au marché et aux besoins du patronat. Les bâtiments, le fonctionnement, les budgets doivent être à la hauteur de l’enjeu : l’éducation de la génération qui nous suit. Cela veut dire rénovation et construction des établissements.

d. Une école solidaire, à taille humaine

L’école doit servir à éduquer les enfants et les jeunes à une vie de coopération avec les autres, de respect de la planète, de rejet des discriminations (racisme, sexisme, homophobie), et échapper aux logiques de l’individualisme et de la compétition.

Les bâtiments doivent permettent l’épanouissement de tous, des classes avec un nombre d’élèves réduit par adulte et des personnels formés, stables, disposant du temps nécessaire pour travailler en équipe et en partenariat.

e. Une écolé démocratique, populaire, servie par des pédagogies progressistes.

Seule la pratique démocratique, associant les personnels, les parents, les élèves et tous les citoyens permet de réorganiser le système éducatif avec des objectifs partagés et des pratiques adaptées à la situation de chaque établissement. Cela implique des relations adultes/ jeunes qui ne soient plus basée sur la seule relation d’autorité et favoriser l’auto-gestion des établissements

L’éducation populaire que nous défendons reconnaît à chacun la volonté et la capacité de progresser. Pour cela il faut aussi renouveler nos pratiques en s’appuyer notamment sur les recherches des mouvements pédagogiques progressistes (pédagogie Freinet, celles de Paulo Freire ou Janus Korkzac etc.), redéfinir les programmes et les liens entre les disciplines.

f. Une école pour toute la vie.

L’école que nous voulons ne s’arrête pas avec l’enfance. Arrivés à la majorité, tous doivent avoir accès à une formation professionnelle gratuite, et par la suite pouvoir se réorienter ou acquérir des savoirs nouveaux pour le simple plaisir d’apprendre, dans le cadre d’ « universités populaires » par exemple. Le droit d’apprendre à chaque instant de sa vie doit être inconditionnel.

Ces grands principes et ces propositions nécessitent un puissant service public d’éducation . La mise en œuvre de l’école que nous voulons est indissociable du combat pour une société débarrassée du spectre du chômage, des licenciements et du travail éreintant payé une misère. Aujourd’hui, lutter pour une autre école, c’est donc lutter pour une société en rupture avec le capitalisme, où le travail soit réparti entre tous et toutes. Une société où le partage du travail sans baisse de revenus donne à chacun-e le temps et l'envie de prendre ses affaire en main.

 

3. Des pratiques anticapitalistes

Nous nous battons au quotidien pour l’égalité, la démocratie et l’émancipation. Nous oeuvrons dans le sens d'une mobilisation d’ampleur pour l’abrogation de la réforme du collège. Là où nous sommes présents, dans nos établissements, dans nos syndicats, nos associations de parents d’élèves, nous défendons la nécessité d’une grève, reconductible, contre cette réforme.

Plus largement, nous voulons la fin des projets territoriaux (PEDT) et l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires. Nous sommes pour un retour à une éduction nationale.

 

Nous savons que les conditions de travail des personnels de l’éducation sont fortement liées aux conditions d’études des jeunes. C’est pourquoi il faut augmenter les salaires immédiatement de 300€ et d’imposer qu’aucun salaire ne soit inférieur à 1700€ (net) dans la fonction publique.

Les classes ne doivent pas dépasser (24 en lycée, 20 au collège et lycée pro, 18 à l’école. Cela veut dire une augmentation du nombre d’enseignants, la titularisation sans condition des enseignants précaires et surtout une augmentation des personnels non-enseignants, qui sont souvent broyés sous la quantité de travail qu’ils/elles ont à faire.

Ce qui s’impose à nous c’est la lutte pour ces objectifs. Lorsqu’une bataille prend de l’ampleur, ce sont ceux et celles qui luttent qui doivent pouvoir décider des suites et des issues de leur lutte. C’est pourquoi nous défendons la tenue d’assemblées générales représentatives démocratiques, de coordination locale, régionale ou nationale, si cela se pose, où tout peut être débattu et décidé collectivement. Pour nous, les syndicats doivent se mettre au service de ces mouvements. Nous nous opposons aux représentants auto-proclamés et nous défendons une démocratie représentative et participative.

4. Et pour finir…

L’Ecole est un rouage essentiel du système capitaliste. De même que nous ne croyons pas qu’en changeant uniquement l’école, on changera la société, il nous paraît impossible de changer la société sans changer cette école là. Cela ne veut pas dire que dans une société transformée révolutionnairement, il n’y aura plus d’éducation. Bien au contraire, l’éducation sera pour toutes et tous, tout le temps. Cela veut dire au contraire que l’école n’est pas un havre de paix coupé de la société. Actuellement, l’Ecole est un terrain de luttes importantes, à nous de les mener ensemble.

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[Edito] Dans la santé, dans tous les services publics, en finir avec l'austérité!

10 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Santé, #EDITOS

Sous prétexte de la dette publique et de la lutte contre les déficits, ici, comme dans toute l'Europe, le système public de santé, subit les attaques destructrices des politiques d'austérité. Ces attaques touchent tant le financement du système de soins (l'assurance maladie) que le service public de santé, l'hôpital public et la psychiatrie publique. Elles rendent l'accès aux soins de plus en plus difficile pour une partie de la population : baisse de la part des soins remboursés par la Sécurité sociale, augmentation du coût des mutuelles, franchises médicales, dépassements d'honoraires, mais aussi éloignement des lieux de soins, avec l'apparition de véritables « déserts médicaux ».

Le gouvernement accélère la cadence

Ces réformes visent à ouvrir encore plus largement le marché de la santé aux intérêts privés : assurances, hospitalisation privée, laboratoires pharmaceutiques... Non seulement Hollande n'est pas revenu sur les contre-réformes de Sarkozy, mais il en accélère la cadence.

La privatisation des soins de ville (hors hôpital) s'accélère. La Sécurité sociale en finance juste un peu plus de la moitié, et le moment approche où cette partie des soins sera directement sous la coupe de réseaux concurrentiels de soins privés contrôlés par les assurances ou les mutuelles entre lesquelles la différence devient de plus en plus mince. La loi Touraine fournit le cadre juridique à ce basculement.

Quant à l'hôpital, non seulement ses missions se voient sans cesse réduites et mises en concurrence avec les établissements privés, mais il est en plus désormais sommé de fonctionner selon les normes de l'entreprise privée : la rentabilité d'abord, la qualité et la sécurité des soins après.

Mobilisation des salariéEs et de la population

Face à ces politiques, des luttes se sont développées, luttes des populations contre les fermetures d'établissements de proximité ou de services, luttes des personnels hospitaliers pour la défense des RTT, de leurs conditions de travail et des emplois statutaires...

Le bras de fer engagé aujourd'hui par les personnels des Hôpitaux publics de la région parisienne peut être un tournant pour mettre en échec l'austérité dans la santé. Partout les 35 heures sont remises en cause.

La loi de santé dite Touraine, en débat parlementaire, permettra d'accélérer les fermetures de services et d'établissements et de supprimer de nouveaux emplois.

La lutte des hospitaliers de la région parisienne ne concerne pas que les personnels hospitaliers. C'est aussi de l'avenir de l'Hôpital public et du droit à la santé pour tous qu'il est question. Elle participe de la lutte de l'ensemble des salariéEs de la fonction publique. Le 11 juin, hospitalierEs, professeurEs des collèges seront en grève et dans la rue. Le 13 juin, a lieu à Guéret une manifestation nationale pour la défense de tous les services publics, le 25 juin, la mobilisation nationale de la santé et de l'action sociale initiée par la CGT, SUD et FO.

Ces mobilisations appellent à la solidarité de toutes et tous. C'est aussi l'affaire de toutes et tous d'aider à leur convergence, de leur donner une suite pour mettre en échec les attaques du gouvernement et du patronat.

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Appel Citoyen : Solidarité avec les réfugiés !

9 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

Appel Citoyen : Solidarité avec les réfugiés !

Nous, citoyens, associations, syndicats et partis politiques parisiens, appelons à un grand rassemblement citoyen de solidarité avec les réfugiés successivement expulsés, brutalisés et maintenus dans des conditions de vie indignes.

Nous demandons :

-la libération immédiate des personnes détenues et en rétention conformément aux droits des réfugiés.

-un lieu d'hébergement collectif et digne.

-un plan d'action national d'accueil et d'accompagnement des réfugiés.

Ils ont besoin de notre soutien!

Rassemblement ce Mardi 9 Juin

à partir de 18h

Esplanade Nathalie Sarraute, rue Pajol

(Métro La Chapelle ou Marx Dormoy)

Diffusez ce rendez-vous dans vos réseaux et sur les réseaux sociaux!

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La « réforme du collège » en France : faire des jeunes employables à merci

9 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

La « réforme du collège » en France : faire des jeunes employables à merci

PRESUMEY Vincent

28 mai 2015

Difficile pour qui n’est pas proche du terrain de se faire une idée de la fameuse « réforme du collège » en France, tant de bruit est fait pour faire croire qu’elle serait « de gauche » et ses adversaires « de droite ». On pourrait croire que la lutte oppose « progressistes » et « élitistes conservateurs ». Toutes proportions gardées, c’est une fiction analogue aux croyances selon lesquelles les « révolutions arabes » sont des vagues islamistes montées par la CIA ou la révolution ukrainienne du Maidan un mouvement « nazi »…

Ni le MEDEF, qui soutient à fond la réforme, ni l’enseignement privé catholique sous contrat ne s’y trompent. Quant aux personnels de l’Education nationale, base historique de la gauche en général et du PS en particulier, la crainte de « faire le jeu de la droite » faiblit. Ils savent très bien que cette réforme sort tout droit des cartons des ministères de Sarkozy, prolongeant les mesures prises alors dans les Lycées généraux et les Lycées professionnels.

Un éclatement du service public planifié

Des activités pas si nouvelles sont annoncées (les Enseignement Pratiques Interdisciplinaires (EPI)), qui ne sont pas assurées par des moyens supplémentaires. Chaque collège devra choisir quelles sont les matières enseignées dont les horaires devront être baissés afin de leur faire place, à proportion de 20 %. Toutes les classes d’un même niveau autre que les 6e pourront voir leurs horaires varier, sous réserve de respecter l’horaire global de l’élève et l’horaire global des disciplines touchées sur l’ensemble des niveaux. En 6e, le contenu de 20 % des horaires pris sur les matières enseignées jusque-là sera de plus en plus défini en relation avec les activités périscolaires dans les écoles primaires, que les municipalités ont été depuis 2013 contraintes de prendre en charge et de financer, les rendant souvent payantes pour les familles.

Tout cela rendra les horaires et les contenus d’enseignements différents d’un collège à un autre avec pour conséquence l’éclatement du service public national en établissements territoriaux.

Détruire l’école publique

L’idéologie en acte est celle des pédagogues ministériels hostiles aux disciplines, corps de connaissances scientifiquement constitués, que l’on peut certes critiquer et dépasser – mais une fois qu’on les maîtrise, ce qui n’est pas nécessaire si les jeunes doivent devenir « employables » et jetables par le capital. Le fait de faire fluctuer les horaires et d’amputer une partie de ceux-ci pour des activités autres relève de cette idéologie et permet en outre de faire des économies. C’est ainsi que les horaires de langues diminuent sensiblement ; les disciplines physico-chimique, biologiques et technologiques sont purement et simplement amalgamées en classes de 6e ; arts plastiques et musiques sont groupés ; les langues anciennes, latin et grec n’ont plus d’existence propre en dehors de l’EPI « Langues et cultures de l’Antiquité » que certains collèges pourront choisir d’offrir, d’autres non. Il est particulièrement lamentable de voir des énarques et universitaires « de gauche » pétitionner contre la défense du latin et de l’allemand qui serait de « l’élitisme conservateur ».

Les sections d’enseignement général professionnel adapté destinées aux élèves les plus en difficulté sont elles aussi menacées, ce qui ira de pair avec la transformation de collèges entiers en collèges pré-professionnels pour prolétaires, avec l’EPI « découverte du monde économique et professionnel » et les dispositifs de « découverte de l’entreprise ».

Comme les professeurs sont encore recrutés par des concours portant sur les disciplines, l’attaque contre elles vise à court terme leur statut de fonctionnaire, se combinant avec la territorialisation de l’école pour détruire une conquête sociale historique appelée l’école publique.

Appel au retrait de la réforme

Depuis plusieurs semaines monte dans les établissements une mobilisation par en bas, à l’initiative des personnels eux-mêmes, s’adressant aux parents et aux élu·e·s locaux. Les professeurs sentent que c’est la réforme de trop et que si on la bloque on remettra en cause tout le processus des contre-réformes néolibérales. Les mi­li­tant·e·s et instances syndicales ont imposé la rupture des négociations et l’appel au retrait de la réforme par le principal syndicat du secteur, le SNES-FSU (Syndicat national des enseignants du second degré). Avec FO, la CGT, Solidaires et un petit syndicat corporatif droitier, le SNALC (Syndicat national des lycées et collèges), on a l’écrasante majorité des syndicats de l’enseignement secondaire.

Le chiffre officiel des grévistes du 19 mai (27,5 %) est déjà important mais il est truqué car il ne concerne que les enseignants prenant leur service à 8 h du matin. Même vrai, il traduirait une vague montante : depuis l’échec du mouvement pour les retraites en 2010, il n’y avait pratiquement plus de grévistes dans des mouvements nationaux, et le désespoir engendré par la politique de Hollande a aggravé cela.

La veille, les chefs de la motion B du PS dite des « frondeurs », Christian Paul et Benoît Hamon ont fait savoir qu’ils soutenaient vent debout la ministre contre les « élitistes conservateurs », en vérité contre les personnels du service public. Ainsi finit de se cristalliser la cassure, la coupure entre le monde enseignant et la gauche officielle. Le processus de mobilisation autonome est engagé, ne va pas s’arrêter de sitôt, et va au delà des en­seignant·e·s car leur réflexe naturel est d’élargir information et mobilisation : on ne peut encore prédire les rythmes – la mise en application est annoncée pour septembre 2016 – mais on peut assurer que le soutenir et s’appuyer sur lui sera une donnée incontournable pour construire une perspective politique alternative.

Vincent Présumey

* Paru en Suisse dans « solidaritéS » n269 (28/05/2015) p. 5. http://www.solidarites.ch/journal/

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En présence de la réalisatrice Carmen Castillo, projection du Film On est Vivants :

9 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

En présence de la réalisatrice Carmen Castillo, projection du Film On est Vivants :

Un film sur l’engagement politique aujourd’hui à la lumière d’un dialogue sensible avec la pensée de Daniel Bensaïd, philosophe et militant, récemment disparu.

Avec Daniel, présent en image, et avec ses textes, la réalisatrice voyage dans l’espace et dans le temps, à la rencontre de ces inconnus indispensables qui font la grandeur de la politique. Avec ses désarrois, ses doutes mais aussi ses convictions, elle cherche inlassablement une réponse à la question : qu’est-ce qui fait avancer, quand tant d’autres se découragent, ceux qui persistent à vouloir changer le cours du monde ?

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Migrants de La Chapelle: Inhumanité et répression

8 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

Migrants de La Chapelle: Inhumanité et répression

En 1996, Debré, ministre d'un gouvernement de droite parlait d'"humanité et de coeur" alors que la police utilisait une hache pour fracasser la porte de l'église St Bernard pour expulser les sans-papiers. Signe des temps, Valls et Cazeneuve parlent d'"humanité et fermeté" pour qualifier la même logique politique.

Le résultat est évident. Où est l'humanité quand des centaines de migrantEs sont actuellement harcelés violemment dans les rues de Paris dès qu'ils et elles cherchent un endroit pour dormir ? A la matraque se combinent les mensonges de la communication du gouvernement et de la mairie de Paris relayés hélas par certaines associations prétendant que des solutions d'hébergement avaient été trouvées.

Les différents échelons, gouvernement, préfecture, mairie de Paris ou mairies d'arrondissement se renvoient la balle pour refuser toute solution. Les moyens existent pourtant. Une étude vient d'être publiée révélant que l'Etat possède 11 millions de m² de logements vacants. La question n'est donc pas celle des moyens : les moyens sont actuellement utilisés pour déployer un dispositif policier démesuré... pour harceler les migrantEs et pour protéger les immeubles vides se trouvant dans le 18è et appartenant à la ville ou à l'Etat.

En Méditerrannée le gouvernement français a choisi la répression contre les migrants durcissant la politique qui a déjà conduit à des milliers de morts. Pour ceux et celles qui passent la même logique continue : ceux et celles ont réussi à survivre sont traités comme des animaux qu'on parque, qu'on chasse et qu'on harcèle.

Une seule politique serait humaine : nous exigeons que les migrantEs soient logéEs dans des conditions dignes qui leur permettent d'effectuer toutes les démarches nécessaires à leurs choix. Le NPA appelle donc à se mobiliser auprès des migrantEs pour mettre fin au harcèlement policier et imposer un hébergement décent. Aux côtés des migrantEs et sans-papiers nous exigeons la régularisation des sans-papiers et l'ouverture des frontières. Les seules solutions pour mettre fin à l'inhumanité et la répression.

Montreuil, le 7 juin 2015

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tract NPA Seine-Eure juin 2015

5 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

tract NPA Seine-Eure juin 2015

Tract NPA Seine-Eure juin 2015

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