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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

HAUSSE GENERALE DES PRIX: LES TRAVAILLEURS TRINQUENT!

HAUSSE GENERALE DES PRIX: LES TRAVAILLEURS TRINQUENT!

Les hausse mondiale des prix des matières premières est le prétexte d'une hausse générale des produits alimentaires de base: pain, pâtes, céréales, lait, beurre , fromage , viande,... La grande distribution et l'industrie agro-alimentaire veut répercuter cette hausse en augmentant sa marge bénéficiaire.
La hausse des prix ne touche pas seulement les denrées alimentaires; les prix des fournitures scolaires sont aussi à a hausse. une fois de plus ce seront les consommateurs qui paieront et particulièrement  la majorité des travailleurs avec ou sans emploi dont les 7 millions de travailleurs pauvres.
Il est donc urgent de se battre pour une augmentation générale des salaires: 300 Euros pour tous, SMIC à 1500 Euros net.

Lire la revue de presse:

28/08/07
UFC-Que choisir
Surchauffe sur les prix
 
En annonçant, en plein milieu de la torpeur estivale, une augmentation de 2,5 % du prix de ses yaourts, Franck Riboud, PDG de Danone, a ouvert la brèche. Et ils sont nombreux, derrière, à vouloir s'y engouffrer, au point que l'été risque bel et bien de s'achever par une surchauffe des prix des produits alimentaires. Pain, pâtes, biscuits, produits laitiers, volaille, porc, viande bovine... il y a fort à parier que les achats courants vont alourdir sérieusement le panier de la ménagère. En tout cas, les industriels de l'agroalimentaire comme de la grande distribution y préparent les esprits, quitte à s'en renvoyer la responsabilité. En cause : la flambée des cours des matières premières agricoles. Depuis un an, le prix du blé a bondi de 50 %, celui de la poudre de lait de 85 %, le cacao a progressé de 25 % depuis janvier, le beurre de 50 % depuis octobre, l'orge de 42 %, le maïs de plus de 35 %. Le lait ne cesse de grimper. Une demande mondiale accrue associée à de mauvaises récoltes en Australie et en Europe de l'Est, ainsi qu'à la fin des stocks européens poussent les cours à la hausse. Et l'envolée des prix commence à se répercuter en chaîne : les aliments pour le bétail et les volailles sont plus chers pour les éleveurs, tout comme les matières premières des industries agroalimentaires. D'où la répercussion de la hausse sur les produits transformés et, au final, sur les consommateurs. Le plus souvent, pourtant, le coût de la matière première ne pèse pas très lourd dans ces produits transformés : à peine 5 % dans le prix d'une baguette, moins de 10 % dans celui d'un poulet prêt à cuire. Il ne faut donc pas qu'à la faveur de la hausse des coûts des matières premières les consommateurs subissent une augmentation généralisée et injustifiée des prix de l'alimentaire. L'opacité qui règne sur les conditions de formation des prix reste entière et pose problème. On connaît la valse des étiquettes, mais on ne sait pas toujours qui joue la musique, ni qui donne le tempo. Nul doute que Nicolas Sarkozy qui, durant la campagne présidentielle, s'est déclaré sensible à la réalité de la hausse des prix telle qu'elle est vécue par les ménages au quotidien, veillera à ce qu'il n'y ait pas de couacs dans la partition.



 Les matières premières, prétexte à la hausse


LE MONDE | 31.08.07 | 14h11  •  Mis à jour le 31.08.07 | 14h44

AIT, beurre, blé, maïs... Au cours de ces derniers mois, les prix des matières premières se sont envolés. Les industriels de l'agroalimentaire veulent répercuter ces augmentations auprès des distributeurs. Mais au final, la note sera-t-elle plus salée pour le consommateur ?

Selon la filière agroalimentaire, les hausses pourraient porter sur le lait, le beurre, le fromage et la viande car les élevages sont très dépendants du cours des céréales. Les pâtes, les oeufs, les yaourts, la farine ou le riz devraient sérieusement augmenter dans les prochains mois.

"Nous voyons arriver des demandes d'augmentations comprises entre 6 % et 12 %, confirme Michel-Edouard Leclerc. Mais en moyenne, il n'y aura pas chez nous d'augmentations d'ici à la fin de l'année." "Nos fournisseurs nous ont demandé une augmentation comprise entre 25 % et 30 % sur le riz, au final la hausse sera peut-être de 10 % à 12 %", indique un autre distributeur.

Les négociations commerciales entre distributeurs et industriels doivent se tenir à l'automne et se terminer le 15 février. Les deux camps s'accordent sur un point : les matières premières agricoles ne devront pas être un prétexte pour faire passer des hausses de prix injustifiées. Il faudra distinguer les priorités. La chasse aux profiteurs est lancée.

"Les fournisseurs tentent toujours le coup, mais ils savent qu'ils n'obtiendront pas ce qu'ils veulent. Le fabricant de confitures et de compotes Andros nous a ainsi demandé une augmentation de 12 % sur les confitures et de 20 % pour les petits pots de compotes à cause de la hausse des prix des fruits et du sucre. C'est exagéré", juge le patron des centres Leclerc.

"TRANSPARENCE DES MARGES"

La part de la matière première agricole dans le coût de fabrication des produits alimentaires reste assez faible et dépend avant tout du processus de production et du type d'entreprises. La part de la matière première agricole sera davantage diluée dans un produit transformé que dans un produit de base, les étapes de production y étant plus nombreuses. Mais si les hausses sont aujourd'hui pointées du doigt, les baisses des matières premières agricoles ces dernières années n'ont été que rarement répercutées dans les magasins. Quand elles l'ont été, ce n'est que modérément et temporairement, comme cela a été le cas pour la viande bovine lors de la crise de la vache folle.

"Nous réclamons une vraie transparence des marges dans tous les maillons (de la chaîne) afin que le consommateur connaisse les coûts réels des produits", explique Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Les producteurs ne veulent pas "endosser une responsabilité qui n'est pas la leur", insiste-t-il.

En attendant, du fait de la baisse alarmante des stocks mondiaux de lait et de céréales, et de la mauvaise récolte 2007, les prix agricoles devraient rester orientés à la hausse dans les prochains mois. "La situation pourrait s'apaiser dans les six mois, un an à venir si les producteurs de l'hémisphère sud réagissent vite", estime Renaud de Kerpoisson, président de la société de conseil Offre et demande agricole.

 

N. Bn et Laetitia Clavreul

Article paru dans l'édition du 01.09.07
 
 Journal La Tribune
les cours du blé atteignent des niveaux record
Menace de hausse des prix du pain

La céréale a atteint mercredi le niveau record de 7,18 dollars le boisseau à Chicago. La filière va être contrainte de répercuter cette envolée sur les prix des baguettes et autres pains. Certains évoquent une progression de 17 % à 18 %.


 Nouvelle hausse du prix du pain en septembre
LE MONDE | 25.08.07 | 15h03  •  Mis à jour le 26.08.07 | 13h25

Le prix du pain va augmenter en septembre d'environ 5 centimes. Pour une baguette classique vendue en moyenne entre 75 et 95 centimes, cela représente un coup de pouce de 5 % à 7 %.

Jusqu'à présent, en pleine envolée des cours du blé, qui faisait craindre ces derniers mois une hausse de la baguette, les boulangers s'étaient contentés de rappeler, dans un communiqué elliptique fin juin, que, depuis 1987, chaque boulangerie est libre de fixer ses tarifs. Tout juste prévenaient-ils des raisons qui pourraient faire augmenter leurs charges au troisième trimestre : hausse annuelle des salaires, accroissement éventuel des charges (énergie, loyer, emballage) et, enfin, augmentation possible des matières premières agricoles.

Mais, cette fois, c'est dit. La hausse aura bien lieu. "Sur la hausse des 5 centimes constatée dans certaines boulangeries, 2 centimes seront liés à la farine et 3 à la hausse du smic, sur lequel notre grille salariale est indexée", annonce Jacques Mabille, président adjoint de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française.

La Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie (FEBPF) qui fournissent la grande distribution et la restauration prédit elle aussi une augmentation des prix dans la grande distribution. "Nos adhérents disent qu'ils vont augmenter leurs tarifs d'au moins 8 %", a souligné Nicole Watelet, secrétaire générale de la FEBPF, à l'AFP. La baguette coûte en moyenne en grande surface entre 50 et 60 centimes.

"Une augmentation de 2 % à 3 % pour prendre en compte l'impact d'envolée du cours du blé, cela paraît normal", admet François Carlier, le directeur adjoint des études de l'association de consommateur UFC-Que choisir. M. Mabille, de son côté, plaide pour une hausse totale de 5 centimes, mais condamne à l'avance les initiatives qui iraient au-delà. Après avoir régulièrement augmenté ces dernières années, le prix du pain avait déjà bondi de 5 centimes en moyenne en 2006.

Durant l'été, certains ont déjà répercuté la hausse du blé et des salaires. Depuis juillet, en effet, les moulins qui les approvisionnent en farine ont augmenté leurs tarifs, de 5 euros le quintal (100 kg) en moyenne, selon les boulangers. Une petite structure consomme de 20 à 25 quintaux par mois, une grosse de 120 à 150. Soit des hausses allant de 100 à 750 euros - la farine compte pour 10 % à 15 % dans les coûts de fabrication du pain.

SUJET MAJEUR DE LA RENTRÉE

"Les cours du blé tendre ont presque doublé en un an, passant de 130 euros il y a douze mois, à 237 euros cette année", a expliqué à l'AFP Pierre-André Masteau, secrétaire général de l'association nationale de la meunerie française. "Le blé représente entre 65 % et 70 % du prix de la farine. On peut d'ores et déjà affirmer qu'une augmentation du prix de la farine de 10 % sera largement insuffisante", selon lui.

Et la hausse se poursuit : vendredi 24 août, le cours du blé a enregistré un troisième record consécutif. Le contrat pour livraison en décembre sur le marché de Chicago a augmenté de 3 cents à 7,42 dollars le boisseau (environ 27 kg). La veille, le prix français du blé meunier pour livraison en novembre a battu son record absolu, à 239 euros la tonne. Une flambée qui s'explique par des perspectives de récoltes médiocres au niveau mondial, du fait d'une météo capricieuse. Selon l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), la production devrait finalement tourner autour de 32,5 millions de tonnes, soit un recul de 2,5 % par rapport à 2006, déjà une mauvaise année.

"Il n'y a pas de corrélation entre prix du blé et prix du pain, dans la mesure où la céréale ne compte que pour 5 % dans la fabrication de la baguette", prévient cependant l'ONIGC. Un discours répété également, à chaque augmentation du pain, par les syndicats agricoles, qui refusent d'être tenus pour responsables. La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie ne dit pas autre chose : "Les salaires et charges comptent pour 50 % dans le coût de la baguette, ils ont beaucoup plus d'influence sur le prix que la farine", précise M. Mabille. Mais que diront les boulangers à leurs clients ?

De fait, ces dernières années, le prix du blé n'a eu que peu de répercussions sur celui du pain, qui n'a cessé d'augmenter. En partant d'une base 100 en 1990 alors que le prix du blé est tombé à 62, celui de la farine est passé à 92, tandis que celui du pain s'est envolé à 154 !

Il n'empêche, la hausse des matières premières agricoles, les céréales et le lait en tête - et son impact sur les produits de grande consommation -, sera l'un des sujets majeurs de la rentrée. Touchés de plein fouet, les industriels de l'agroalimentaire tentent de répercuter les augmentations de coûts qu'ils subissent auprès de la grande distribution. Là aussi on peut s'attendre à de nouvelles hausses. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement, qui a fait du pouvoir d'achat l'une de ses priorités de la rentrée.

 

Laetitia Clavreul

Article paru dans l'édition du 26.08.07


Hausse des prix au rayon Cartables
 

(AFP)

206,68 euros. C'est le coût moyen de la rentrée scolaire pour un enfant entrant en sixième, selon l'étude publiée aujourd'hui par la fédération nationale des familles de France. Soit 2% de plus que l'année passée.

Par Cordélia Bonal

LIBERATION.FR : lundi 20 août 2007

Pour la 23e année consécutive, le fédération nationale des familles de France a mené une enquête sur le coût de la rentrée scolaire. D'où il ressort que, après trois années de stabilité, les familles devront débourser cette année 4 euros de plus que l'année passée, soit 206,68 euros pour un enfant entrant en 6ème. Un chiffre qui reste inférieur aux 272,57 euros d'allocation rentrée scolaire versée aux familles modestes à partir d'aujourd'hui lundi aux familles (soit 4,50 euros de plus qu'en 2006).

Mais il faut ajouter à ces 206,68 euros couvrant l'équipement «de base» (cahiers, classeurs, trousse, cartable, calculatrice, articles de sport...) des frais annexes : activités culturelles et sportives, livres scolaires, assurance, etc. Budget moyen : 430 euros. Sans compter les vêtements, les sorties, et le soutien scolaire qui, «pour certaines familles, peut représenter plus de 1000 euros l'année».

Comme les années précédentes, la fédération des familles de France plaide pour un étalement de l'allocation sur l'année pour aider les familles à gérer leurs budgets, et à une modulation en fonction des niveaux scolaires : un versement plus important pour les lycéens, notamment en lycée professionnel, et à l'inverse plus faible pour les élèves de primaires.
 


Autre enseignement de cette étude réalisée à partir des données collectées par plus d'une centaine d'adhérents de la fédération, des prix paradoxalement plus haut dans les hypermarchés que dans les supermarchés. Pour Catherine Lefrançois, qui a coordonné l'étude, ce surcoût dans les hypermarchés «tient moins à une différence qualitative qu'à l'augmentation du choix dans les hypermarchés, où l'on trouve des articles bon marché mais aussi de plus en pus d'articles de marques, très chers, notamment au rayon sport». D'où une hausse mécanique du prix moyen des fournitures. La hausse des matières premières, notamment de la pâte à papier, peut aussi expliquer la hausse du coût des fournitures, selon la fédération. 

Pour la première fois, l'étude s'est penchée sur la vente de fournitures sur internet. Bilan : peut mieux faire. Sur les quatre sites passés au crible, «la navigation est laborieuse, les descriptifs incomplets, les photos de correspondent pas toujours. Cela va s'organiser, mais pour le moment, on le déconseille aux familles», tranche Catherine Lefrançois.

Au rayon gadgets, les stylos parfumés et autre mini-crayons sont toujours en vogue, concurrencés par de petits nouveaux comme «la colle qui fait gloss». La tendance 2007-2008, nous apprend l'étude, est au japonisant, style manga. 

Enfin, les fournitures écologiques comme les cahiers en papier recyclés ou les cartables en toile de chanvre (ou sa variante en «ortie blanche») poursuivent leur percée, mais restent «20 à 30% plus chers» que les fournitures classiques.
  

 
Jean-Paul Geai

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