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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Solidarité avec les salariés de Radio-France et RFI en grève.

16 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #RESISTANCE

Solidarité avec les salariés de Radio-France et RFI en grève !

Grève à Radio France et RFI pour la défense des garanties sociales

PARIS (AFP) — Une partie des salariés de Radio France et de Radio France Internationale ont fait grève mardi contre la remise en cause de la convention collective de l'audiovisuel public, qui intervient à un moment délicat, entre le plan social à RFI et le changement de patron à Radio France.

L'ensemble des antennes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, France Bleu, Le Mouv' et Fip) ont été perturbées toute la journée. France Inter et France Info ont été les plus touchées.

Le préavis de grève de sept syndicats du groupe public, qui court jusqu'à ce mardi soir minuit, a été suivi par 27,93% du personnel (environ 2.500 salariés) dans la matinée, puis 30,48% dans l'après-midi, selon la direction. A RFI, où certains programmes ont été perturbés, la direction a recensé 26% de grévistes.

Plusieurs centaines de salariés en grève ont défilé à Paris, entre la place de l'Opéra et la place Colette, avant d'être reçus au ministère de la Culture.

"Non aux licenciements, oui à la convention!", scandaient les manifestants, soutenus par le Parti socialiste et le PCF.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a jugé "inadmissible" le plan social de RFI qui prévoit 206 suppressions d'emplois sur un millier.

"Sarkozy fait la leçon aux entreprises privées mais ça ne l'empêche pas de licencier dans le public et d'accorder des rémunérations abondantes aux dirigeants de RFI qui gagnent plus de 300.000 euros par an!", a-t-il lancé.

Mais c'est d'abord les menaces sur la convention collective qui ont mobilisé Radio France et RFI.

Cette convention, qui couvre l'ensemble des salariés de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, RFI et l'Ina) et leur apporte un certain nombre de garanties sociales, est mise en cause par la dissolution de la chambre patronale du secteur, l'AESPA.

L'AESPA, créée en 1974, doit prononcer sa dissolution jeudi après avoir perdu les deux tiers de ses membres, à savoir France 2, France 3 et RFO. Celles-ci ont en effet été absorbées par la holding France Télévisions dans le cadre de la loi de réforme de l'audiovisuel public - et France Télévisions n'est pas adhérente de l'AESPA.

Paritarisme, évolutions de carrières, grilles salariales, congés maternités... "C'est tout le quotidien des salariés, administratifs, techniques et journalistes, qui était amélioré grâce à cet avenant. La dissolution de l'AESPA, c'est le début du démantèlement de tout ce qui unifie les salariés de l'audiovisuel public", a affirmé Jean-François Téaldi, du SNJ-CGT.

"Je n'ai jamais vu une convention collective revue à la hausse", a commenté Valéria Emanuele, du SNJ de Radio France. La CFDT prévient de son côté qu'"elle ne transigera pas sur les garanties salariales", entre autres.

Après la dissolution de l'AESPA, les sociétés auront 15 mois pour négocier de nouveaux textes.

"Nous n'avons pas pour objectif de réduire les avantages des salariés, même collectifs. C'est l'occasion de moderniser des textes rédigés en 1984", a indiqué à l'AFP Patrice Papet, chargé du dialogue social et des ressources humaines à Radio France.

"Ce n'est pas une bombe à retardement" laissée par le PDG Jean-Paul Cluzel à son successeur Jean-Luc Hees, a-t-il par ailleurs commenté, tout en jugeant "compréhensibles" les inquiétudes exprimées.

A RFI, le comité d'entreprise a assigné la direction en référé pour demander à être consulté sur la dissolution de l'AESPA. La décision sera rendue jeudi

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Iran: plus d'un million de manifestants contre le régime (AFP)

15 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #International

TEHERAN : Un mort lors d'une manifestation monstre d'opposants au régime.

Par AFP, publié le 15/06/2009 à 18:56 - mis à jour le 15/06/2009 à 21:01

TEHERAN - Un manifestant a été tué par balles et plusieurs autres ont été blessés lundi à Téhéran lors d'un rassemblement de centaines de milliers de partisans de Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux à la présidentielle, qui contestaient la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

Manifestation de soutien au candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi à Téhéran le 15 juin 2009

Un photographe iranien, qui a refusé de donner son nom, a déclaré à l'AFP avoir vu le corps d'un homme tué d'une balle dans le front, devant une base de la milice islamique du bassidj, laquelle était en feu, ainsi que plusieurs personnes blessées par balles.

Selon un correspondant de l'AFP, qui a entendu plusieurs coups de feu, des affrontements ont éclaté entre des policiers et des manifestants aux abords de la place Azadi, à la fin du parcours dans le centre-ville, et des dizaines de personnes fuyaient les lieux.

Des témoins ont rapporté à ce correspondant que des hommes en civil avaient tiré sur des manifestants, en blessant plusieurs.

Des manifestants ont mis le feu à des pneus et des poubelles et plusieurs motos ont été incendiées tandis que des policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser.

Le candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi (C) lors de la manifestation à Téhéran le 15 juin 2009

Mir Hossein Moussavi, qui conteste la victoire du dirigeant ultraconservateur et juge que le scrutin était truqué, avait participé à la manifestation, interdite par le ministère de l'Intérieur, de même que le candidat réformateur Mehdi Karoubi.

Juché sur le toit d'une voiture, M. Moussavi s'est dit "prêt à participer de nouveau à une élection présidentielle", tandis que son épouse, Zahra Rahnevard, a déclaré à l'AFP qu'ils "iraient jusqu'au bout" pour contester le résultat du scrutin du 12 juin, qui a vu la victoire de Mahmoud Ahmadinejad avec près de 63% des voix.

Le guide suprême, Ali Khamenei, pour qui le résultat du scrutin s'apparente à une "vraie fête", a appelé M. Moussavi, un ancien Premier ministre et un conservateur modéré, à poursuivre sa contestation par la seule voie légale.

Il se référait au dépôt par M. Moussavi d'un recours devant le Conseil des gardiens de la Constitution pour obtenir l'annulation des résultats. Le Conseil doit rencontrer M. Moussavi mardi.

En attendant, des centaines de milliers de manifestants, selon les estimations de l'AFP, ont occupé l'essentiel de l'avenue Azadi, lieu traditionnel des manifestations de commémoration de la révolution islamique de 1979.

Un homme a terre après des affrontements entre des policiers et des manifestants à Téhéran le 15 juin

"Au moins un million et demi de personnes" selon un policier interrogé par l'AFP, "jusqu'à deux millions", selon un autre, ont crié "mort au dictateur", "les Iraniens préfèrent la mort à l'humiliation" ou "Moussavi nous te soutenons".

De nombreux manifestants arboraient des bouts d'étoffe verte, la couleur de la campagne électorale du candidat malheureux, sur laquelle on pouvait lire: "Où est mon vote?".

Une jeune étudiante de 21 ans, Fahar, a espéré que la police et la milice islamique des bassidjis "se comporteront de façon civilisée" alors que les affrontements entre manifestants et forces de sécurité avaient été parfois très violents samedi et dimanche.

La télévision iranienne a montré de brèves images de la manifestation, dont les agences de presse n'ont pas fait mention. En revanche, la télévision avait amplement couvert la veille celle de soutien au président Ahmadinejad.

Manifestation de soutien au candidat à la présidentielle Mir Hossein Moussavi à Téhéran le 15 juin 2009

Le président Ahmadinejad a pour sa part repoussé à mardi une visite prévue lundi en Russie.

A Washington, le département d'Etat s'est dit "profondément préoccupé" par les violences post-électorales en Iran, indiquant "observer prudemment" les suites du scrutin.

Le président français Nicolas Sarkozy a condamné les "violences contre les manifestants", appelant à faire "toute la lumière" sur les résultats de la présidentielle.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souligné que la volonté du peuple devait être respectée alors que l'Union européenne a demandé à l'Iran d'enquêter sur l'élection.

Paris et Berlin ont convoqué l'ambassadeur d'Iran et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a affirmé que l'Iran devait répondre aux "questions sérieuses" soulevées par les élections.

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Délit de solidarité: communiqué commun LDH/RESF

15 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #SANS-PAPIERS

COMMUNIQUÉ COMMUN LDH/RESF

Le 15 juin 2009

 

M. Besson pourra-t-il encore nier

l’existence du délit de solidarité ?

 Deux « aidants » doivent être jugés prochainement.

Après l’interpellation en février d’un responsable de la communauté d’Emmaüs de Marseille et d’une militante de Terre d’Errance à Coquelles, les ministres successifs de l’immigration et de l’identité nationale ont nié qu’il existe en France un délit de solidarité.

Pourtant, le 17 juin, un homme comparaitra devant le tribunal correctionnel de Rodez pour avoir hébergé, nourri et conservé les documents d’un ami venant, comme lui, de Guinée.  

Ce gouvernement transforme la solidarité en délit.

Pourtant, le 21 juillet 2009, une femme comparaîtra devant le Tribunal Correctionnel de Foix pour avoir hébergé et soutenu un mineur, jeune afghan de 16 ans. Or elle a réclamé longtemps, et en vain, que la collectivité publique assume sa responsabilité en le prenant en charge. Et la Convention internationale des Droits de l’enfant et les lois françaises font obligation de venir en aide à un mineur isolé et égaré.

Ce gouvernement transforme l’assistance aux mineurs en délit.

Monsieur Besson affirme que le délit de solidarité n’existe pas. Or c’est bel et bien sur le fondement de cette qualification pénale que ces poursuites sont engagées. Monsieur Besson doit le reconnaître : ce délit existe, et la loi doit changer.

 

Nos organisations, unies avec beaucoup d’autres dans un même combat pour faire changer la loi, réclament que les aidants, qu’ils soient associatifs ou simples citoyens, ne puissent plus être poursuivis sur le fondement de l’article 622-1 du code CESEDA.

 

Elles assurent les deux personnes poursuivies de leur solidarité et de leur soutien.  

Elles exhortent les tribunaux à résister à cette politique pénale scandaleuse, et à prononcer des relaxes.

Elles encouragent les citoyens à signer la pétition « délinquants solidaires » sur le site www.delinquants-solidaires.org

 

Elles demandent aux parlementaires de la majorité comme de l’opposition d’unir leurs efforts pour que la loi française en matière d’immigration respecte les règles minimales de décence, d’humanité, et de respect des droits.

 

Contacts presse :

LDH : Pavlina Novotny - 01.56.55.51.08 - communication@ldh-france.org

RESF : Jean-Michel Delarbre – delarbrejm@laposte.net

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Sécu: 20 milliards de déficit gràce au chômage et aux licenciements !

15 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #DES CHIFFRES

De part la politique de destruction de l'emploi, résultat du chomage et des licenciements organisés par le patronat, le déficit de la sécu a doublé cette année. Le gouvernement Sarkozy va en tirer la conclusion qu'il faut encore réformer la sécu, c'est à dire la privatiser. Déjà la Mutualité Française demande la prise en charge de la couverture des pathologies lourdes, jusqu'ici remboursées à 100% par la sécu: c'est la porte ouverte aux assurances privées, c'est pourquoi Sarkozy approuve l'initiative de la Mutualité Française...

Sécu: le déficit 2009 à 20,1 milliards selon la Commission des comptes

[ 15/06/09  - 12H17 - AFP  ]

© AFP/Archives - Fred Dufour

 

La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui remet lundi un rapport au gouvernement, évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général (salariés), soit le double de l'an dernier, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

La Sécurité sociale est en effet privée par la crise et la hausse du chômage d'une partie de ses recettes, qui reposent principalement sur les cotisations assises sur les salaires.

Selon les prévisions de la Commission des comptes (CCSS), la branche maladie sera la plus déficitaire (-9,4 mds d'euros), devant la branche retraites (-7,7 mds). La branche famille affichera un déficit de 2,6 mds, tandis que la branche AT-MP (accidents du travail) aura un léger déficit de 0,3 md.

Aux déficits cumulés de ces quatre branches s'ajoutera celui du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), évalué pour 2009 à -2,1 mds. Le FSV était en excédent l'an dernier, mais il a été amputé de recettes pour financer la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale), et ses recettes sont particulièrement sensibles à la conjoncture.

Pour l'ensemble du régime général, ce déficit de plus de 20 mds constitue un quasi-doublement par rapport au déficit constaté en 2008 (-10,2 mds).

Et c'est plus qu'un doublement par rapport à la prévision pour 2009 que le gouvernement avait faite (-8,6 mds) en septembre dernier, corrigée à -10,5 mds dans la loi de financement de la Sécu pour 2009, adoptée en décembre.

"La raison principale, c'est l'effondrement des recettes, avec le recul de la masse salariale", a précisé à l'AFP une source proche du dossier, indiquant que l'hypothèse retenue pour 2009 était un recul de -1,25% de la masse salariale.

Ces dernières années, la masse salariale progressait de 3 à 4% par an et la prévision retenue dans le budget 2009 de la Sécu était de +2,75%. Il est généralement admis qu'un recul d'un point de la masse salariale prive le régime général de 2 milliards d'euros de recettes.

Cette baisse pourrait en outre se révéler sous-estimée: au premier trimestre, la masse salariale, sur laquelle les Urssaf prélèvent les cotisations, s'est contractée de 2,2%, selon l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss).

Côté dépenses, les charges du régime général continuent d'augmenter à un rythme comparable à celui des années précédentes et globalement conforme aux prévisions.

La CCSS relève cependant "un petit ralentissement" des dépenses de prestations de la branche retraites, du fait notamment d'un ralentissement des départs en retraite anticipée (50.000 prévus en 2009 contre 110-120.000 lors des années précédentes) lié au durcissement des conditions d'accès au dispositif.

Ces nouvelles prévisions de la CCSS pour 2009 doivent être publiées officiellement lundi après-midi. Elles seront actualisées au mois de septembre, pour servir de base à l'élaboration du budget 2010 de la Sécu (PLFSS).

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Le gouvernement relance ses contre-réformes libérales

15 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Le gouvernement relance ses contre-réformes libérales

Après l'échec de la journée d'action organisée par les directions syndicales et l'arrivée de l'UMP en tête des élections Européennes, de part l'abstention massive des salariés et jeunes du pays, le gouvernement Sarkozy décide de relancer ses attaques contre la population, les salariés, les jeunes:
--> relance de la  privatisation de la Poste en automne;
--> relance de la loi Hadopi et des sanctions à la fin de l'été;
--> application rapide de la réforme "libérale" des lycées;
--> repousser l'âge de la retraite au delà de 60 ans ;
--> contre-réforme des collectivités territoriales, supression des départements et redécoupage électoral;
--> privatisation de la Sécurité sociale;
--> nouvelle destruction des services publics avec la supression de 34 000 postes ed fonctionnaires d'Etat...

Il est plus que urgent de construire un mouvement d'ensemble des salariés, des jeunes, de la population, tous ensemble vers une grève générale, seule à même de bloquer la politique  de casse du gouvernement.

Relance de la  privatisation de la Poste

Le projet de réforme de La Poste relancé à l'automne

Reuters | 15.06.09

Le projet de loi transformant la poste française en société anonyme, qui soulève de vives oppositions dans cet établissement public de deux cent quatre-vingt-huit mille employés, sera présenté au Parlement à l'automne, croit savoir le journal La Tribune de lundi. Le secrétaire d'Etat à l'industrie, Luc Chatel, doit présenter les grandes lignes du projet, et notamment réaffirmer que la "SA La Poste" sera détenue à 100 % par l'Etat ou des investisseurs publics, devant une commission constituée pour réfléchir sur le dossier, écrit le quotidien économique.

Remis en cause par la crise financière et attaqué par les syndicats et la gauche, le projet avait été reporté avant les élections européennes. Nicolas Sarkozy et le gouvernement n'ont cependant jamais parlé d'abandon. La fin du statut d'établissement public est obligatoire en vue de l'ouverture totale du marché postal à la concurrence, en janvier 2011, décidée au niveau européen, estiment l'Elysée et le gouvernement, point contesté par les syndicats.

Le point qui fait problème est donc l'opportunité d'une cession d'une part de capital au privé. La direction de La Poste affirmait avant la crise financière devoir trouver au moins trois milliards d'euros afin d'affronter l'ouverture totale à la concurrence, chiffre qui pourrait augmenter avec la crise. Les adversaires du projet estiment qu'il existe d'autres solutions que le changement de statut et pensent que la privatisation totale de La Poste est l'objectif caché, à terme, du projet.

Relance de la loi Hadopi et des sanctions à la fin de l'été


La loi Hadopi va être promulguée

AFP

Après la censure par le Conseil constitutionnel, mercredi 10 juin, du coeur de la loi création et Internet - anti-piratage sur Internet -, l'Elysée et le gouvernement ont décidé d'avancer coûte que coûte. La partie du texte non censurée - avertissements aux internautes par mails et lettres recommandées - sera promulguée "dans les jours qui viennent". Elle sera complétée "très rapidement", sans doute après l'été, par un nouveau texte qui précisera le volet le plus délicat : la nature du délit et l'ampleur des sanctions (amendes, coupure d'abonnement ?) que risque le pirate de musiques ou de films.

La décision de l'Etat d'avancer devrait satisfaire les professionnels favorables au texte. Huit organisations du cinéma ont souhaité, jeudi 12 juin que la loi soit "sans tarder appliquée et complétée".

Les neuf sages ont affirmé que seul un juge, et non une autorité administrative, peut délivrer une sanction. Les défenseurs du texte craignent désormais que la loi soit réduite à de la prévention et devienne donc lettre morte : des tribunaux engorgés, des juges qui se refuseront à la sévérité.

Pour éviter ces écueils, Franck Riester, rapporteur UMP du projet de loi, suggère de créer des "juges spécialisés" qui décideront ou non de couper l'accès au Net. C'est également le souhait de Denis Olivennes, patron du Nouvel Observateur, dont un rapport avait servi de cadre au projet, et qui regrette la "pénalisation" du piratage.

Aussi, le Parti socialiste demande au gouvernement d'enterrer la loi et Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, réclame "des états généraux du financement de la création culturelle", associant les fournisseurs d'accès à Internet et les représentants du monde de la culture. "Pourquoi un tel acharnement à vouloir faire passer une loi inutile, dangereuse et inapplicable ?", s'indigne de son côté le Parti communiste.

A droite aussi, le consensus vacille à nouveau. "Mieux vaut reprendre le sujet pour trouver une meilleure réponse", estime le député villepiniste Hervé Mariton.

Les internautes opposés à la loi sont soulagés, persuadés que la mise en place d'un volet répressif par le juge est "quasiment de l'ordre de l'impossible", affirme Nicolas Vanbremeersch, fondateur de La République des blogs, qui voit surtout dans la décision des sages "la légitimation d'Internet".

"Cela fait quasiment dix ans que des internautes qui partagent des fichiers sont attaqués en justice, avec des résultats très mitigés", confirme le porte-parole de l'association La Quadrature du Net, Jérémie Zimmermann.

La Commission de Bruxelles et les députés européens ont également salué la décision du Conseil constitutionnel. Car ils sont sur la même position. De plus, cette décision devrait débloquer une vaste réforme des télécoms dans l'Union européenne.

Repousser l'âge de la retraite après 60 ans

Fillon : repousser l'âge de la retraite "n'est pas une question taboue"

[ 15/06/09  - 13H08   - actualisé à 13:40:00  ]

Pour le Premier ministre, le report de l'âge légal de la retraite, loin d'être  un sujet tabou, mérite un débat national. Il promet que tous les sujets "seront mis sur la table" dans le cadre du Conseil d'orientation des retraites qui se réunira l'an prochain.      

En marge d'une visite au salon aéronautique du Bourget, le Premier ministre, François Fillon, est revenu sur le thème de la retraite, après les déclarations faites dimanche par le ministre du Travail, Brice Hortefeux.

"Autour de nous, dans tous les pays européens, on a repoussé l'âge légal de la retraite. Donc cette question n'est pas une question taboue ", a estimé le Premier ministre. Mieux, alors que le déficit du régime général de la Sécurité sociale va dépasser les 20 milliards d'euros, c'est-à-dire le double de ce qui était prévu,  le sujet mérite selon lui, " un grand débat national ". " J'ai déjà indiqué que c'est une question qui devrait faire l'objet d'un débat dans le cadre d'une élection présidentielle ou d'une élection législative", a-t-il ajouté. Le sujet tient à coeur du président de la République, Nicolas Sarkozy. Pour éviter de focaliser le débat sur des points sensibles, comme  l'âge légal du départ à la retraite ou l'allongement de la durée de cotisation, l'Elysée entend intégrer le thème de la retraite à celui, plus large, de la vie après 60 ans. 

Côté négociations, ce dossier brûlant sera rouvert dès l'an prochain. "Il y a en 2010 un débat sur cette question qui était prévu dans la loi de 2003", a indiqué le Premier ministre, en référence au Conseil d'orientation des retraites qui doit aborder à nouveau la question comme le prévoit la réforme qu'il avait lui-même impulsée en 2003. " Nous allons voir ce que les partenaires sociaux vont nous proposer en 2010 comme solution pour améliorer le système des retraites français, mais rien n'est tabou," a-t-il réaffirmé, soulignant que "tous les sujets sont sur la table".

M. Fillon était interrogé sur les déclarations faites dimanche par le ministre du Travail, Brice Hortefeux, lors de l'émission "Dimanche soir politique" (France Inter/Le Monde/I-Télé). Selon M.Hortefeux il existe trois pistes sur le dossier des retraites : "diminuer les pensions (...), augmenter la durée de cotisation, reporter l'âge de départ à la retraite (...) jusqu'à 67 ans". Le ministre du Travail avait ensuite précisé à l'AFP que ces pistes n'engageaient "en rien" le gouvernement. Il a redit lundi matin qu' "aucune piste (n'est) privilégiée par le gouvernement".

Les réformes successives des retraites, mises en route en 1994 par Edouard Balladur, en 2003 par François Fillon (alors ministre du Travail) et en 2007-2008 par Xavier Bertrand n'ont pas touché à l'âge légal au-dessus duquel il est possible de partir à la retraite, fixé à 60 ans depuis 1982. En revanche, ces réformes ont allongé progressivement la durée de cotisation exigée pour bénéficier d'une retraite à taux plein : de 37 ans et demi de avant 1994 elle sera de 41 ans en 2012. Par ailleurs, l'âge auquel un employeur peut mettre un salarié d'office à la retraite a été relevé par le Parlement au 1er janvier dernier de 65 ans à 70 ans.

Les Echos (source AFP

 

Les quatre grands chantiers de Nicolas Sarkozy

LE MONDE | 12.06.09 | 13h06  •  Mis à jour le 12.06.09 | 13h08

Nicolas Sarkozy veut lancer la deuxième phase de son quinquennat en s'exprimant devant le Parlement, réuni en Congrès à Versailles, lundi 22 juin. Le chef de l'Etat exposera sa vision de la France avant de remanier, dans la foulée, le gouvernement. "La doctrine d'abord, les hommes pour la mettre en œuvre après", confirme le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, qui juge "assez logique que le remaniement ait lieu après". Le premier conseil des ministres réunissant le nouveau gouvernement pourrait avoir lieu mercredi 24 juin.

Le président de la République estime que la première place de l'UMP aux élections européennes (27,87 % des voix) et la défaite de ses opposants, le Parti socialiste et François Bayrou, lui donnent un nouvel état de grâce de quelques semaines. Après avoir reçu les chefs de parti, M. Sarkozy a commencé à concrétiser son avantage jeudi 11 juin dans la soirée. L'Elysée a annoncé que le président s'exprimerait devant le Congrès pour exposer aux Français "les orientations qu'il leur propose, tant pour ce qui est de notre politique européenne que pour ce qui concerne son projet économique et social".

Le chef de l'Etat utilise pour la première fois une prérogative rendue possible par la réforme de la Constitution adoptée en juillet 2008. Son initiative confirme la présidentialisation du régime. C'est lui qui exposera devant les parlementaires les grands axes politiques des prochains trimestres. La traditionnelle déclaration de politique générale du premier ministre renouvelé, François Fillon, risque, du coup, de s'apparenter à une redite. "Quel meilleur moment pour le faire qu'au lendemain d'une élection européenne, à un moment où l'on pense sortie de crise, nouveaux équilibres économiques et sociaux ?, déclare au Monde M. Fillon. Ce ne sera pas un discours de politique générale, ce sera un discours sur ces thématiques, les nouveaux équilibres, sociaux, économiques, notre modèle européen."

La troisième République naissante avait interdit en 1875 au président de se présenter devant les Assemblées pour éviter qu'il ne lui impose sa volonté. Le discours de M. Sarkozy sera suivi d'un débat sans vote, comme le permet la Constitution, a indiqué l'entourage du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer. "C'est une façon de donner une réalité à la réforme constitutionnelle. Les occasions de s'exprimer directement devant le Congrès ne sont pas si nombreuses", commente François Fillon.

Sur le fond, le président se sent conforté dans sa politique de réformes. "Nicolas Sarkozy ne peut interpréter le résultat des élections que comme un appel à davantage d'action", analyse l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin. "On est arrivé à mi-quinquennat au bout des réformes du programme présidentiel. Il faut une relance", poursuit-il. Environnement, aménagement du territoire, vie après 60 ans et réforme des collectivités locales sont les quatre axes politiques majeurs du chef de l'Etat.

Environnement. Nicolas Sarkozy veut donner une nouvelle impulsion à la croissance verte, après le succès électoral des Verts et avant la négociation internationale de Copenhague sur le climat. "A partir d'une volonté gouvernementale, il faut en faire une ambition collective partagée", précise M. Guéant. Fiscalité écologique, voiture électrique, énergies renouvelables et économies d'énergie sont jugées prioritaires.

Aménagement du territoire. Le chef de l'Etat entend aussi avoir une vision offensive de la ruralité et de l'aménagement du territoire, comme l'a esquissé le projet du Grand Paris. "Il voudrait redonner des lettres de noblesse à l'aménagement du territoire, notamment réactiver les territoires ruraux qui gagnent l'équivalent de 50 000 habitants par an", poursuit M. Guéant. La Poste pourrait jouer un rôle décisif, tandis que les ports et les voies fluviales sont une priorité de l'exécutif.

La vie après 60 ans. "C'est l'un des sujets qui le préoccupe. C'est un vrai sujet de société", juge M. Guéant. Il s'agit aussi d'un problème financier majeur, les conseillers de Nicolas Sarkozy jugeant que le report de l'âge de départ effectif à la retraite est le meilleur moyen de réduire la dette réelle de l'Etat. Rendez-vous est pris en 2010 avec les partenaires sociaux sur le sujet.

Réforme des collectivités territoriales. Pour réduire la dette et les dépenses publiques, la réforme des collectivités territoriales est jugée décisive. "Le président a vraiment envie de faire cette réforme et elle sera faite. Notre objectif est d'avoir un projet de loi avant les vacances parlementaires", affirme M. Guéant. M. Sarkozy compte mettre en œuvre le projet alors que la droite fourbit déjà ses armes en espérant reconquérir quelques régions à la gauche lors du scrutin de mars 2010. M. Sarkozy espère dégager un consensus, mais Philippe de Villiers lui a signifié son opposition à la suppression des départements, Martine Aubry son opposition au redécoupage électoral, tandis que François Bayrou, favorable au rapprochement entre les régions et les départements, a indiqué qu'il soutiendrait sous conditions la réforme.

Reste à définir l'ampleur du remaniement ministériel. "Personne n'en sait rien encore", tempère M. Guéant. Il faut au moins remplacer le ministre de l'agriculture Michel Barnier et la garde des sceaux Rachida Dati élus à Bruxelles. Tout Paris bruit de rumeurs. M. Sarkozy cherche à poursuivre l'ouverture. Dernière manœuvre de déstabilisation, la rumeur de débauche de Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou.

 Arnaud Leparmentier

 

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Europe : 2 millions d'emplois perdus au 1er trimestre

15 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #DES CHIFFRES

2 millions de chômeurs de plus au 1er trimestre 2009 dans l'Union Européenne.
8,5 millions prévus au minimum fin 2010! Plus que jamais il faut exiger partout en Europe l'INTERDICTION des livenciements!

Europe : 2 millions d'emplois perdus au 1er trimestre

[ 15/06/09  - 11H05 - AFP  ]

Au total 1,22 million de personnes ont perdu leur travail au premier trimestre dans la zone euro, soit un recul du nombre d'emplois de 0,8% comparé aux trois mois précédents, selon des données provisoires publiées lundi par l'office européen des statistiques Eurostat.
Dans l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne, 1,916 million d'emplois ont été perdus au premier trimestre, soit une baisse de 0,8% sur un trimestre.
C'est le troisième trimestre consécutif de baisse de l'emploi. En zone euro, l'emploi avait reculé de 0,2% au troisième trimestre 2008 et de 0,4% au quatrième. Pour l'ensemble de l'UE, la baisse avait été de respectivement 0,1% et 0,3%.
Au premier trimestre, 223,8 millions d'Européens avaient un emploi dans l'UE, dont 146,2 millions en zone euro.
Dans ses dernières prévisions économiques début mai, la Commission européenne tablait sur 8,5 millions de pertes d'emplois dans l'UE en 2009-2010.

 

 

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Besancenot: "Qui, à gauche, pourra tirer les marrons du feu?"

14 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Besancenot: "Qui, à gauche, pourra tirer les marrons du feu?" (JDD.fr)

Dimanche, le NPA n'a obtenu aucun siège au Parlement européen. Mais Olivier Besancenot se réjouit de voir la gauche anticapitaliste faire un score de 12% (NPA-PCF-PG-LO), et appelle toute la gauche, y compris le PS, à "résister ensemble, sans sectarisme, face à la droite". Car si l'opposition n'obtient pas rapidement "une victoire sociale", c'est toute la gauche qui sera en mauvaise posture...

Réunis dans le Front de gauche, le Parti communiste, pourtant en perte de vitesse, et le tout jeune Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ont fait un meilleur score que le NPA. Comment l'analysez-vous?
Il faut comparer notre score avec ce qui lui est comparable; aux dernières européennes, la LCR (d'où est en partie issu le NPA, ndlr) s'était présentée avec LO et ensemble elles avaient fait 2,5%. Le parti communiste faisait déjà à l'époque environ 6%, sans Mélenchon. Aujourd'hui, le NPA fait 5% à lui seul. On ne s'est jamais fixé comme objectif d'être devant le Front de gauche; ce n'est pas un échec d'être derrière. Mais cette élection confirme qu'il faut compter avec une gauche anticapitaliste en France. Il y a un espace pour cette gauche, un espace que le NPA occupe. Ce qui n'était pas gagné puisque c'était notre premier test électoral.

Pendant la campagne, plusieurs sondages donnaient pourtant le NPA devant. Que s'est-il passé: un problème de stratégie, d'électorat?
Les milieux auxquels le NPA s'adresse, et dans lesquels il agit, sont des milieux populaires, plutôt précaires et plutôt jeunes. Ce sont les plus susceptibles de s'abstenir. Et les plus politisés d'entre eux nous répètent que la dernière fois qu'on leur a demandé leur avis -pour le traité constitutionnel en 2005- tout le monde s'est assis sur le vote du peuple. Dès lors, cette élection ne nous était pas favorable. D'après les sondages, 73% de nos électeurs ne sont pas allés voter. Si tous les gens qui partageaient nos idées y étaient allés, on aurait probablement des élus, car dans trois circonscriptions ça s'est joué à quelques voix. C'est notre seule petite frustration.

Le contexte de cette élection était le même pour tous...
Non, tous les partis n'ont pas été touchés de la même façon par l'abstention. Les gens les plus touchés par la crise économique sont ceux qui s'impliquent le moins dans un scrutin électoral. Ceux qui se sont déplacés pour voter sont les gens qui vivent en centre-ville et qui appartiennent aux milieux sociaux les plus stables. Le NPA s'est battu pour convaincre les personnes des milieux populaires d'aller voter; il y est arrivé en partie, mais pas complètement.

L'extrême-gauche est à 12%; envisagez-vous une alliance avec le PC et Mélenchon pour peser dans le rapport de force?
J'ai entendu le Front de gauche dire qu'il voulait s'élargir à la fois vers le NPA et vers le Parti socialiste, dans le but de trouver une vocation majoritaire. Au NPA, nous tendons nous aussi la main au PC et aux partis de gauche, mais sur des bases clairement anticapitalistes et indépendamment de la direction du PS. Parce qu'il faut être cohérent: pour les élections régionales par exemple, il faut savoir si on veut participer avec les socialistes à des exécutifs régionaux qui distribuent -encore maintenant- des subventions publiques à des groupes qui font des bénéfices et qui licencient quand même. Pour nous, c'est non. Et ce sont sur ces bases anticapitalistes qu'il faut rassembler. Mais ce n'est pas ce que pense le Front de gauche. Nous n'avons pas d'ennemis dans ce camp; nous n'avons pas, pour notre part, mené de campagne agressive vis-à-vis d'eux. Tout ce qu'on peut faire ensemble, on le fait. Mais on n'esquive pas les sujets qui fâchent.

Au PS aussi, on regarde dans votre direction: Malek Boutih propose de faire des états généraux de la gauche, avec vous, pour constituer une coalition anti-Sarkozy, vous êtes d'accord?
Le PS pourrait peut-être commencer par accepter les propositions unitaires qu'on lui fait depuis des mois: aller ensemble dans les entreprises qui ferment, pour soutenir les salariés qui résistent aux licenciements -ceux de Goodyear par exemple. Plutôt que de jouer le énième épisode de telles ou telles assises, il faudrait commencer par le commencement: résister ensemble face à la droite. C'est précisément ce qu'on n'arrive pas à faire depuis des mois et c'est d'ailleurs la seule force de la droite. La gauche mérite mieux que l'éternel recommencement des vieilles moutures d'union de la gauche et de la gauche plurielle. On refuse le tout ou rien: il faut agir sans sectarisme face à la droite et assumer nos désaccords avec le PS et ses futurs alliés, qui inscrivent leur orientation politique dans le cadre de l'économie de marché.

Alors concrètement, vous proposez quoi au PS?
De constituer un arc de forces politiques et sociales qui soit capable de soutenir les mobilisations sociales pour pousser à l'unification des luttes, comme on a connu dans la mobilisation contre le CPE (Contrat première embauche) sous Villepin. Dans les semaines et les mois à venir, on a besoin d'une victoire sociale, parce que si on n'arrive pas à bloquer le gouvernement, le rapport de force va se dégrader. Et alors je ne vois pas qui, à gauche, pourra tirer ses marrons du feu.

Propos recueillis par Marie-Lys LUBRANO.

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Journée du 13 juin: un échec des directions syndicales...

14 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #RESISTANCE

Journée du 13 juin: un échec des directions syndicales...

Tout au plus 150 000 manifestants dans toute la France le 13 juin à l'appel des directions syndicales.
Visiblement , les travailleurs avec ou privé d'emplois, la jeunesse, ont boudé cette journée d'action qui n'est évidemment pas à la hauteur de l'urgence: 9 fois moins de personnes que le 1er mai, 20 fois moins que le 19 mars!
Il faut que cette stratégie de journées d'action démobilisatrices cesse!
L'urgence, c'est se battre pour l'interdiction des licenciements.
L'urgence c'est se battre contre la privatisation des servives publics et de la sécurité sociale.
L'urgence c'est préparer unn mouvement d'ensemble, une grève générale pour obtenir un coup d'arrêt de la politique du gouvernement Sarkozy à la botte du Medef.


300 personnes à Evreux le 13 juin, l'AFP ne mentionne pas, tellement c'est ridicule...

PARIS, 13 juin 2009 (AFP) - La dernière journée avant les vacances de manifestations intersyndicales pour réclamer des mesures à la hauteur de la crise a connu un échec samedi, l'affluence n'excédant guère 150.000 personnes de l'aveu même des syndicats, qui ont cependant pris date pour la rentrée.
Après le pic du 19 mars, qui avait vu descendre dans les rues entre 1,2 à 3 millions de manifestants, selon les sources, cette cinquième journée d'action depuis le début de la crise a marqué la démobilisation des troupes et une certaine "usure", selon François Chérèque (CFDT) et Jean-Claude Mailly (FO).
La décrue avait été amorcée au 1er mai, dernière journée d'ampleur avec 456.000 à 1,2 million de manifestants. Les syndicats ambitionnaient samedi de "faire au moins aussi bien", avait dit M. Chérèque.

 Mais, avec 71.000 manifestants, selon la police, et 150.000, selon la CGT, ils ont réuni sept à huit fois moins de monde. Les organisations CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires (dont Sud) et Unsa avaient encore une fois fait cause commune. Mais FO, qui a multiplié les critiques ces derniers jours contre l'initiative, était absente d'un défilé sur deux environ.
 A Paris, entre la Bastille et Montparnasse, les manifestants étaient entre 9.000, selon la police, et 30.000 selon la CGT. Tous les dirigeants syndicaux, rejoints par ceux de l'Unef, avaient pris place au premier rang, dont Bernard Thibault (CGT) au centre, M. Chérèque à son côté.  En tête, une banderole appelait à défendre "l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics".
 En province, les cortèges ont été maigres. A Marseille, on a compté entre 1.000 et 3.000 personnes selon les organisateurs (8.500 à 35.000 le 1er mai). Même chose dans les autres grandes villes: entre 800 et 2.000 à Rennes où les manifestants se sont contentés d'un sit-in, 1.500 à 3.000 à Nantes, 2.000 à 2.500 à Lyon, 2 à 6.000 à Toulouse, 1.500 à 8.000 à Bordeaux, moins d'un millier à 3.000 à Metz, de 1.800 à 3.000 à Lille, entre 750 et 2.000 personnes à Strasbourg.

 Dans les villes moyennes, la participation a rarement franchi la barre du millier, avec des exceptions comme Pau ou Poitiers (de 1.000 à 1.500 dans les deux cas).
 Dans les 155 cortèges figuraient souvent des salariés affectés par une fermeture de site, comme les Molex à Toulouse. Des représentants des partis de gauche étaient aussi présents. Bernard Thibault a reconnu une mobilisation "manifestement en dessous de nos attentes". Sans nommer FO, il l'a attribuée en partie au "sentiment" dans l'opinion "que du côté syndical tout le monde ne parle plus d'une même voix, ce qui peut démobiliser".
 Convaincu que "le mécontentement est toujours là", Jean-Claude Mailly a fait entendre à nouveau sa différence, jugeant que "les manifs à répétition, ça ne marche pas".
 Selon M. Thibault, "il va falloir prendre un nouveau souffle". Un avis partagé par ses homologues de la CFDT mais aussi de la CFTC de la CFE-CGC et de Solidaires (Sud).
 Des responsables syndicaux et socialistes ont aussi invoqué "le contrecoup" des élections européennes, d'où l'UMP est sortie nettement en tête. M. Thibault n'en a pas moins estimé que Nicolas Sarkozy ne devait pas "sous-estimer" le mouvement syndical car "l'opinion, très majoritairement, demeure critique sur la politique économique et sociale du gouvernement".
 Pour M. Chérèque, "l'essentiel, c'était de marquer le coup" avant une rencontre avec Nicolas Sarkozy début juillet et avant la rentrée. Les seules perturbations ont concerné la presse. Les quotidiens nationaux n'ont pas paru, de même que quelques régionaux comme Sud-Ouest et l'Alsace.

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Les Andelys: 50 suppressions d'emplois chez Thorn-Europhane

14 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Les Andelys:  50 suppressions d'emplois chez Thorn-Europhane

La direction de Thorn-France a présenté au CCE du 25 mai un projet de supression de 55 emplois, 50 dans l'usine des Andelys. La direction voudrait donner 2/5 du salaire mensuel par année de présence avec un maximum de 15000 euros ce qui évidemment ne convient pas alors des négociations sont en cours.

Cela alors que les actionnaires exigent une augmentation de leurs dividendes et que la direction demande aux travailleurs de faire des heures supplémentaires !
Les syndicats CGT et CFDT de l'entreprise appellent les travailleurs à se mobiliser y compris par la grève.
Non vraiment il est temps que toutes les entreprises du pays frappées par les plans de licenciements se coordonnent et que les travailleurs avec leurs syndicats appellent à une manifestation nationale à Paris pour l'interdiction des licenciements!

Interdiction des licenciements!

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2e EPR : l’énergie contre les citoyens (appel unitaire)

12 Juin 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

2e EPR : l’énergie contre les citoyens (appel unitaire)

Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière, libéralisation des marchés de l’électricité et du gaz, la question des services énergétiques est au cœur de nos sociétés. Elle constitue également un des enjeux majeurs du 21e siècle.

Et si le sujet est aujourd’hui au cœur de l’actualité et de l’agenda politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de la démocratie, cette programmation n’est pas la réponse aux enjeux graves auxquels nous devons faire face.

L’annonce de la construction d’un 2e EPR à Penly, faite par Nicolas Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie. Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie court-circuités. Le président de la République persiste à décider seul, alors que l’énergie doit être une affaire de citoyens. L’EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays est déjà en surproduction électrique et n’a pas besoin de nouvelles centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les exportations d’électricité, déjà très importantes. Le risque et les déchets resteront quant à eux en France. En outre, l’EPR n’est qu’une vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l’étranger.

Faire le choix d’un programme EPR, c’est tourner le dos aux exigences actuelles de sobriété et d’efficacité énergétique et se mettre en totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants, du Grenelle de l’environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des consommations énergétiques et le développement des énergies renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du nucléaire. On voit aujourd’hui quelle voie le gouvernement a choisi... Augmenter la production d’électricité nous enferme dans la logique qui a prévalu jusqu’à présent : pas de maîtrise de l’énergie, les renouvelables reléguées au second plan.

L’EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3% de la consommation finale d’énergie. Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d’ici 2050, c’est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L’EPR ne répond pas à la crise économique. Il s’agit d’un projet coûteux (4 à 5 milliards d’euros) qui dépasse largement les prévisions initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie sont bien plus créatrices d’emplois et porteuses d’avenir. Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu’à investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois plus d’électricité et créerait près de 5 fois plus d’emplois stables.

Enfin, l’EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire : risque, déchets, prolifération. Pire, il les aggrave ! En effet, les déchets qui seront produits par l’EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux produits actuellement.

Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et demandons son arrêt immédiat, ainsi que l’organisation d’un réel débat démocratique sur l’avenir de la filière nucléaire française.

Paris, le 5 juin 2009

Signataires : Agir pour l’environnement, ATTAC, CAP 21, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche, Solidaires, Réseau « Sortir du nucléaire »

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