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NPA 27 -  Eure

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Un été marqué par plans sociaux et luttes des salariés

22 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Un été marqué par les fermetures d'usines, plans sociaux et rébellions de salariés en France

La Tribune.fr - 21/08/2009 | 10:50

Depuis juin, les suppressions d'emploi se sont multipliées dans l'Hexagone. La tension sociale monte d'autant dans le pays. Passage en revue des principales annonces.

Le gouvernement avait laissé entendre que l'été serait chaud sur le plan social et la rentrée tendue. Les annonces de fermetures d'usines ou de suppressions d'effectifs qui se sont accélerées ces derniers mois confirment ces propos. Et tous les secteurs sont concernés.

Il n'y a quasiment pas une journée sans que l'on apprenne un plan de réductions de postes voire une fermeture de site. Ainsi, mercredi soir, c'est le groupe Samro, leader français de la construction de remorques pour poids-lourds, fort de 770 salariés mais touché par la crise économique qui a fait plonger ses ventes, qui s'est ajouté à cette liste noire. Il a annoncé 109 licenciements sur les 473 salariés de sa branche Seg-Samro répartis sur trois sites : Fontenay-le-Comte (256 salariés), Baligny (Loire, 117 salariés) et Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique, 100 salariés), site qui va d'ailleurs fermer.

Le secteur automobile est d'ailleurs le plus touché par les plans de restructuration. Parmi les annonces les plus emblématiques se trouvent celles de PSA qui supprimera respectivement 900 et 1.150 emplois sur les sites de Sochaux et de Rennes. Il y en aura 1.000 chez Renault, 1.093 chez Michelin, 820 chez Goodyear, et 1.600 chez Valeo. Les annonces les plus marquantes, ayant entrainé blocage et bonbonne de gaz, ont concernée les projets de fermeture des usines de Continental à Clairoix (1.120 suppressions) et de New Fabris à Chatellerault dans la Vienne (366 postes). Les 283 ouvriers de l'usine Molex font eux aussi face à une éventuelle fermeture de leur usine fin octobre. La direction américaine et les representant des salariés s'opposent depuis dix mois, dans un conflit marqué par la sequestration de deux dirigeants. Aujourd'hui, les salariés sont interdits d'usine et suspendus à la rencontre entre la direction et le cabinet du ministre de l'industrie Christian Estrosi le 25 août.

L'immobilier semble aussi avoir souffert de la crise. De nombreux promoteurs annoncent des suppressions. Il y en aura 500 chez Nexity, 165 chez Kaufman et Broad. Dans leur sillage, plusieurs entreprises fabricants de meubles, de porcelaine, ou de revêtements poussent leurs salariés dehors, avec des plans variant de 9 à 470 suppressions chez Plyrosol à Lisieux.

Le secteur bancaire, ébranlé par la crise économique et malgré une reprise cet été, annonce des restructurations. En décembre dernier, BNP Paribas annonçait  800 suppressions de postes à l'echelle mondiale dans ses activités de marché, sans preciser l'impact pour les salariés français. De la même façon,Calyon, filiale du Crédit agricole spécialisée dans le financement et l'investissement, supprimera 250 postes.

Dans la santé, des groupes pharmaceutiques phares comme Sanofi Aventis (800 suppressions de postes) et la filiale française de Pfizer (700 départs prévus) ont annoncé des réorganisations de leur effectifs, obligeant le ministre de l'industrie Christian Estrosi à monter au créneau. Des groupes américains comme Schering Plough et BMS (BristolMyersSquibb) envisage également de supprimer des emplois dans l'Hexagone.

Dans l'aérien, Air France KLM évoque un éventuel plan social à la rentrée. Dans un premier temps, 3.000 postes étaient évoqués. Mais d'après les syndicats, ce plan qui couvre la période 2009-2011, prévoit 1.500 suppressions d'emploi sur la base des départs volontaires et des mesures de mobilités. Le groupe fait face à une diminution du trafic qui a entrainé une baisse de son chiffre d'affaires de 20,5% au premier trimestre. Latecoère, sous-traitant d'Airbus, annonce 1.000 suppression de postes.

Les employés des géants des telecom sont aussi concernés. Alcatel Lucent pourrait supprimer 1.000 emplois. Nortel, filiale de l'équipementier canadien, supprimera 460 emplois malgré les menaces d'explosion de l'usine par les salariés en colères. Le tribunal de commerce de Versailles a decidé ce jeudi de prolonger l'activité de la filiale pour trois mois. Le 24 septembre, le tribunal decidera de l'application ou non du protocole signé le 21 juillet et réglant la question des indemnités de licenciement. La direction espère convaincre un repreneur d'ici fin septembre.

Le monde des logiciels sera touché par 250 suppressions d'emplois en France chez l'éditeur américain Oracle. Dans le domaine des technologies, le groupe Texas Instrument compte lui supprimer entre 300 et 350 postes. Pour le géant helvético-suédois de l'ingénierie, ABB, 540 emplois seront supprimés dans l'Hexagone.

Dans le reste des groupes industriels, des fabricants de verre, de plastique, les forges ainsi que les scieries sont également touchés par ce vaste mouvement de réduction d'effectifs face à la crise.

Total de son côté envisage de supprimer plus de 300 postes à Gonfreville, dans le domaine de la pétrochimie et du raffinage.

Dans le textile, le fabricants de lingerie Aubade annonce 104 suppressions.

Dans la distribution, la Redoute et 3 suisses font respectivement état de 672 et 400 suppressions.

Les médias ne sont pas épargnés. L'Express envisagerait 50 départs volontaires, RFI annonce 206 suppressions, Yahoo France 52

D'après le site Médiapart, qui a mis en place une carte interactive et réactualisée des sites touchés, les premiers calculs font état pour le moment de 600.000 suppressions en France pour l'année 2009.

Cette sombre conjoncture se traduit par de fortes tensions sociales. De nombreux salariés refusent d'être licenciés ou réclament d'importantes primes de départ, menaçant parfois de s'en prendre à leur (ex) outil de travail ou s'en prenant aux représentants de la direction ou de l'actionnaire.

Ces crispations ont été sensibles dans des dossiers comme Molex ou New Fabris. Les salariés de Chaffoteaux-et-Maury (filiale d'Ariston Thermo Group du groupe italien Merloni TermoSanitari) , sous le coup d'un plan de 204 licenciements sur 251, ont, eux, expulsé leur directeur de l'usine de Ploufragan, près de Saint-Brieuc, et réclament désormais une indemnité de 100.000 euros.

Plus menaçants (parce que plus désespérés ?), une soixantaine de salariés de l'entreprise de transports Serta au bord de la liquidation judiciaire menacent de déverser 8.000 litres de produits toxiques, des additifs de carburant, dans un petit affluent de la Seine près de Rouen. Ils veulent obtenir une indemnité de départ de 15.000 euros.

Ce type de situation de chantage se multplie dans l'Hexagone au fur et à mesure que les annonces de licenciements et de fermetures de sites se surajoutent.

Hayat Gazzane

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« Nous voulons juste garder notre boulot » par un salarié de Mollex

21 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

« Nous voulons juste garder notre boulot »

OLIVIER ASTOR, un salarié de Molex

B.C. | 20.08.2009, 07h00

« Les licenciements boursiers, y en a assez », « Patrons voyous, au trou », « Peugeot, sponsor officiel des licenciements »... Les slogans tagués sur les murs de l’usine Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) rappellent que la colère des salariés de l’équipementier automobile n’est pas retombée. Car, si la « séquestration », ou dans le vocabulaire local, la « retenue », de cadres de leur société avait propulsé les salariés de Molex sur le devant de la scène en avril, l’heure est plutôt aujourd’hui au conflit larvé.
Depuis le 6 août, date à laquelle la direction leur a bloqué l’accès au site, les salariés attendent patiemment devant leur usine la sortie de conflit. Nuit et jour, ils se relaient comme s’ils prenaient leur poste. Objectif : montrer leur détermination à la direction et éviter que les stocks de produits finis présents dans l’usine ne prennent le large. Alors, pour passer le temps, ils discutent et envisagent leur futur.
« Les gens sont de plus en plus inquiets » « On est bénéficiaires, mais la direction veut fermer le site le 31 octobre. On ne réclame pas de primes de licenciement, on veut juste garder notre boulot », explique Olivier Astor, un salarié. En face de lui, un jeune collègue évoque le pire : le licenciement des 280 employés du site. « Nos métiers sont très spécifiques. Les seules entreprises où l’on pourrait retrouver du travail sont à l’autre bout de la France, à Paris, Lyon, ou Besançon. » Dans ces conditions, difficile d’envisager un futur radieux dans une autre société des environs.
D’ailleurs, certains ont déjà tenté leur chance auprès d’éventuels employeurs et ont fait chou blanc. « Beaucoup de personnes ont postulé ailleurs, elles ont envoyé des CV. Résultat : rien. Les gens sont de plus en plus inquiets », explique le salarié Ibrahim Jamal. Et de déclarer, en se retournant vers un quadragénaire : « Regardez-le, lui, l’usine existait avant qu’il naisse. Il n’a travaillé qu’ici. Et là on lui dit qu’il faut aller bosser ailleurs ! » « Lui », en l’occurrence, c’est Michel Gay, régleur sur presse, qui confirme : « Dans la plasturgie, il n’y a plus rien dans le coin. Il faut aller à Aix ou à Marseille pour trouver des entreprises du secteur. »
Alors, que faire ? Se lancer dans d’improbables formations ? Inacceptable pour le cégétiste Guy Pavan : « Ils nous disent de regarder du côté des formations. Mais la formation, on sort ça dans tous les plans sociaux comme un os à ronger. Et pour quoi faire ? L’entreprise fait des bénéfices, elle est fiable. On peut continuer à bosser. Se recycler dans l’aérospatiale peut-être ? Les boîtes du secteur sont en train de monter des chaînes de production en Chine. »
Attablés à ses côtés, quelques collègues acquiescent d’un mouvement de tête. Et la discussion embraye sur l’espoir soulevé par la nomination d’un médiateur par le ministère de l’Industrie. Le délégué CGT Parise se fait apostropher à ce sujet : « Alors, c’est vrai que t’as eu Christian Estrosi au téléphone ? » « Oui, il m’a appelé. Il m’a dit : Bonjour on ne se connaît pas mais vous êtes mon ami. On est sur la même longueur d’onde. » Eclat de rire général. « Ils avaient dit aux Arcelor qu’ils ne les laisseraient pas tomber. Et, au bout du compte, ils n’ont pas fait grand-chose de cette usine. Alors, pour nous… » Les Molex sont désabusés.

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Polynésie: une grève illimitée contre les licenciements, la vie chère a commencé

20 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Publié le 18/08/2009 

Polynésie: une grève illimitée contre les licenciements, la vie chère a commencé
Gregory Boissy AFP/Archives

L'appel à une grève illimitée en Polynésie, lancé il y a cinq jours par une intersyndicale, est devenu effectif, après la suspension de négociations en cours entre patrons et syndicats à Papeete, a-t-on appris mardi de sources gouvernementales.

Parmi les revendications prioritaires: l'arrêt des licenciements économiques et des mesures contre la vie chère.

Les discussions, qui ont duré sept heures, n'ont pas abouti, et le débrayage auquel appelaient les centrales syndicales dans les secteurs public et privé sur l'ensemble de la Polynésie, est entré en vigueur lundi à minuit (mardi 12H00 à Paris).

Les représentants des cinq syndicats qui négociaient ont lancé, avant de se séparer, un appel aux militants et à la population "pour un rassemblement mardi matin sur le Front de mer de Papeete et une marche jusqu'au centre de la ville".

"Tous les employés vont aller manifester et le port sera immobilisé", a déclaré à l'AFP un représentant syndical du port de Papeete, sans pouvoir prévoir ce qu'il en serait pour les autres secteurs.

Lundi, l'Intersyndicale avait rencontré le Conseil du Patronat polynésien et avait été reçue au Haut Commissariat avant d'entamer, en fin d'après-midi, une réunion avec une délégation du gouvernement composée de quatre ministres et conduite par le vice-président Antony Geros.

"Sur l'ensemble des 14 points de revendication, le gouvernement a, soit pu donner satisfaction, a proposé un échéancier", assure-t-on à la présidence. "Nous sommes certains que les Polynésiens comprendront ce qui est possible aujourd'hui d'accorder, malgré la crise, et ce que l'on est obligés de refuser."

Quand aux syndicats, ils affirment ne pas être "contre" le gouvernement, mais disent souhaiter être associés aux grandes décisions du plan de relance "et que l'exécutif nous propose des solutions à court et moyen terme pour surmonter ensemble la crise que nous traversons", selon Patrick Galenon, secrétaire général de CSTP/FO, première centrale syndicale en Polynésie.

 

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Molex : une seule solution,la réquisition !

9 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Déclaration NPA 31 – 6 août 2009

Molex : une seule solution,la réquisition !

Les travailleuses et travailleurs de Molex en grève depuis le 7 juillet seraient-ils en passe de gagner leur pari : mettre le gouvernement Fillon devant ses responsabilités et le contraindre à faire pression sur les actionnaires de la multinationale états-unienne pour qu’ils cèdent à l’exigence des grévistes de la poursuite de la production sur le site de Villemur-sur-Tarn et du maintien de tous les emplois, les « 283 Molex » et la trentaine d’intérimaires ?

Oui, si l’on en croit La Dépêche du 4 août : « “Il est inacceptable que Molex brade le savoir-faire de son usine de Villemur-sur-Tarn et veuille fermer le site”, a tonné Christian Estrosi », le ministre de l’industrie. Cela après que le directeur de cabinet du même Christian Estrosi a rencontré les élus du comité d’entreprise le 31 juillet et leur a assuré qu’un repreneur fiable (mais qui ?) s’était manifesté.

 

Non, si l’on en croit toujours la même Dépêche du 4 août : « Christian Estrosi a martelé : “Les dirigeants de Molex doivent vendre l'entreprise de Villemur avec ses brevets, son outil de travail, son savoir-faire”. »

 

Vendre ? Voilà bien la pensée limitée d’un ministre de la bourgeoisie, respectueux de la propriété privée, qui réclament aux patrons voyous de Molex de bien vouloir tirer encore du profit de ce qu’ils ont volé depuis cinq ans. Des patrons rapaces qui ont doublé leur mise depuis 2004 en extorquant le travail des productrices et producteurs de Villemur à un « taux de profitabilité » de 19 % l’an (rapport de synthèse Syndex, mai 2009).

Le NPA 31 tient à rappeler que c’est un ami politique de Christian Estrosi, Francis Mer, grand patron du Medef et ministre de l’économie, des finances et de l’industrie de l’époque, qui a autorisé, le 24 mars 2004 (voir la pièce jointe), la vente de Cinch Villemur à Molex dont voulait se débarrasser la SNECMA, devenu Safran que préside… Francis Mer depuis 2006. Pantouflage et délit d’initiés de barons du Medef et de caciques de l’UMP transpirent par tous les pores de l’affaire Molex…

 

C’est pourquoi le NPA 31 exige du gouvernement qu’il réponde concrètement à la revendication des grévistes de Molex de pérenniser le site et ses emplois. Les actionnaires de Molex doivent être expropriés sans indemnités. Le site (ses biens matériels et immatériels, tels les brevets) doit être réquisitionné, déclaré propriété publique et sa production placée sous le contrôle des producteurs eux-mêmes, les propriétaires légitimes des « brevets, outil de travail et savoir-faire » dont parle Christian Estrosi.

 

Le NPA 31 accompagne suffisamment les travailleuses et travailleurs de Molex depuis le début du conflit ouvert par leurs patrons irresponsables, le 23 octobre 2008, pour savoir qu’ils sont prêts pour une telle solution de sortie de crise. Leurs délégués élus du comité d’entreprise le répètent à tous les micros qu’on leur tend. Pour elles et eux, il s’agit aussi de morale et de dignité quand ils revendiquent de travailler au pays, de produire au plus près des entreprises acheteuses de leurs connecteurs, de se former et d’initier de nouvelles technologies pour une production répondant aux besoins sociaux, celui-ci, entre autres, de concevoir et de fabriquer des pièces adaptées aux nouvelles gammes de véhicules électriques non polluants préservant l’écologie de la planète.

 

Ce qu’ils disent aussi, c’est l’aberration du gaspillage capitaliste qu’envisagent les patrons de Molex, obstinés à fermer le site à tout prix le 31 octobre, quand ils leur promettent 62 000 € d’« indemnités de départ » en moyenne, 17 546 000 € au total, soit plus de la moitié du budget total de fonctionnement annuel de l’entreprise (32 millions d’euros). Sans compter les autres 18 500 000 € que les actionnaires de Molex sont prêts à débourser dans le cadre du PSE (plan de « sauvegarde » de l’emploi) et du « plan de revitalisation », soit un total de 36 millions, 4 millions de plus de ce qui permettrait de faire tourner la boîte pendant une année.

 

A Villemur, comme ailleurs, le Capital est prêt à tout pour détruire le Travail.

 

Le NPA 31 s’adresse solennellement aux partis de gauche parlementaires, au PS particulièrement et son député élu de la circonscription, Gérard Bapt, pour qu’ils déposent au Parlement un proposition de loi de réquisition de l’entreprise Molex de Villemur-sur-Tarn et son passage en propriété publique gérée par ses producteurs.

 

Dans l’immédiat, le NPA 31 assurent les « 283 de Molex » du site de Villemur de son total soutien dans la grève qu’ils ont entamée le 7 juillet. Il les soutient et les remercie pour leur détermination à faire avancer la cause du monde du travail, quitte pour cela à « garder à vue » un Markus Kerriou pendant 26 heures les 20 et 21 avril dernier ou à proposer à Eric Doesdurg de goûter de leur omelette le 5 août dernier. Au moins ces deux-là n’ont pas à se plaindre, quand leur comparses William Brosnan et Philippe Fort, mis en examen, comparaîtront au pénal le 17 novembre prochain pour « entrave au fonctionnement du comité d’entreprise » et risquent un an d’emprisonnement.

 

Le NPA 31 appelle ses adhérents, ses sympathisants, toutes les travailleuses et tous les travailleurs du département et au-delà à répondre aussitôt à toute demande de solidarité active que les grévistes pourraient formuler dans le bras de fer qui les oppose aux patrons pour le contrôle du stock de pièces.

 

Il les appelle enfin à la solidarité financière, à verser un chèque de soutien sur le compte de la caisse de grève dès que l’Intersyndicale l’aura ouvert, parce qu’il faut les aider à éponger les 10 jours de retrait de salaire sur la fiche de paie de fin juillet, les aider à tenir jusqu’à la victoire. Leur victoire sera notre victoire, leur défaite serait notre défaite !

 

Pour le NPA 31,

Myriam Martin et Julien Terrié, porte-parole

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UN PÈRE ARRACHE A SA FAMILLE ! par RESF-27

6 Août 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #SANS-PAPIERS

APPEL DE RESF-27

UN PÈRE ARRACHE A SA FAMILLE !
M. Emmanuel Omoyemi OLADIPO, père de famille nigérian, résidant à Évreux dans l'Eure avec sa compagne enceinte et ses deux fillettes était en rétention dans la prison pour étrangers du Mesnil Amelot. Après report d'un premier projet d'expulsion, le 11/07, son expulsion a probablement eu lieu le 15 juillet 2009 à 06h00, à partir de l'aéroport militaire du Bourget!!! en direction du Nigeria ...

Informez vous !
Protestez auprès des autorités !
Signez vite la pétition ! ... en suivant les liens "Actualité - Urgences" et "Famille OLADIPO


Site Internet du RESF-27 : http://collectif.ying-ming.monsite.wanadoo.fr/
Email : collectifwym@wanadoo.fr

RESF-27
EVREUX --- COMMUNIQUE DU 15 JUILLET 2009

Depuis ce matin, 03h30 "heure française", le téléphone portable de Monsieur Emmanuel OLADIPO reste muet.

« Ils » ont donc très probablement mis à exécution ... le programme qu'ils s'étaient irrémédiablement fixé: « reconduire » au Nigéria ce « dangereux » père sans-papiers, sans droits, désormais « sans-famille ».
« Ils » ont donc réduit à néant cette famille en l’éclatant. 

Le lendemain de la commémoration de "notre" révolution, celle qui ouvrit la voie de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité,
"Ils" l’ont emprisonné, détenu et traité comme un sous-homme.
Ses derniers appels à la justice, en référé, ont été rejetés sans comparution, sans jugement.

« Ils » ont refusé la clémence fraternelle (malgré des centaines de demandes et d’interventions adressées aux plus hauts responsables jusque tard dans la nuit du 14 juillet) à ce père et compagnon dont le seul crime est d'avoir cru qu'il pourrait exercer son métier de coiffeur, et assurer ainsi son soutien familial et sa fonction paternelle aux côtés de sa compagne et de ses fillettes, dans le pays qui les a accueillies.

 Résultat : une mère enceinte, seule, prête d’accoucher dans des conditions de risques maximum (grossesse à risque ) ; deux fillettes désespérées au point de ne plus pouvoir dormir, et d'être victimes d'accès fébriles au cours de la nuit terrible de cette expulsion ; un père « renvoyé » dans un pays où il n’a plus d’attaches, aucun moyen de subsistance … donc pas d’autre alternative que de courir les risques d’un retour vers la France.

Quel cadeau de bienvenue à ce bébé qui va naître !

Quelle magistrale démonstration d’humanité, de compassion, de générosité de la part des dirigeants de ce pays ! Cela ne se passera pas comme ça !

« Ils » doivent rendre compte de ces décisions inhumaines, de cette surdité assourdissante à ces centaines de voix qui se sont élevées depuis plusieurs jours pour leur demander de prendre en compte avec bienveillance et humanité la situation de cette famille dont les droits les plus élémentaires ne « coûtaient » pas cher à respecter.

Le ministre de l’identité nationale, Monsieur Eric Besson lui-même, dans son blog personnel n’écrivit-il pas : « Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière » ?

« Ils » doivent réparer cette injustice et rapatrier Monsieur Emmanuel OLADIPO auprès des siens !

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de l’Identité Nationale,

Monsieur le Préfet de Seine et Marne, madame la Préfète de l’Eure, Mesdames et Messieurs les Conseille(re)s et Secrétaires auprès de ces hauts « dignitaires », vous ne pouvez pas dire que vous ne saviez pas ! Vous ne pouvez surtout pas prétendre avoir accompli les missions essentielles inhérentes aux fonctions que le peuple français vous a confiées:

défendre les droits de l’Homme, garantir les droits de l’Enfant et des Familles, garantir la justice et l’équité dans la prise en compte de ces situations dramatiques.

Nous vous demandons de réparer !
Contact presse : 06 16 66 08 84

Collectif de l’EURE de soutien à Wei-Ying et Ming, aux Mineurs et Jeunes majeurs Scolarisés sans papiers

Local des Associations - Immeuble Chèvrefeuille - Appartement 255 - 1 rue Rabelais - 27000 EVREUX

Email : collectifwym@wanadoo.fr
Site : http://collectif.ying-ming.monsite.wanadoo.fr/
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Non à la privatisation de La Poste ! Par le NPA

30 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué du NPA
 Non à la privatisation de La Poste !

mercredi 29 juillet 2009

Pour son dernier conseil des ministres, le gouvernement Fillon a choisi de s'attaquer au service public postal en fixant à l'automne le débat parlementaire sur la privatisation de La Poste par le biais d'un changement de statut et de l'ouverture du capital.

Les déclarations d'intention sur l'ouverture à des capitaux 100% publics ainsi que les promesses sur le respect des missions actuelles de La Poste ne tromperont personne. Les différents gouvernements qui ont précédé celui actuellement en place ont tous utilisé cet argument avant d'engager la privatisation du service public.

Le changement de statut, l'ouverture du capital permet justement aux capitaux privés de s'engouffrer dans la brèche et de faire tomber dans leur escarcelle une entreprise publique. Qu'on se rappelle Air France, France Télécom, GDF et EDF, par exemple.

Quant aux promesses de Sarkozy, chacun se rappelle celle qu'il avait faite à propos de GDF (participation de l'état à hauteur de 70%) avant de piétiner allègrement ses déclarations antérieures (35% depuis la fusion avec Suez).

La privatisation de La Poste et de ses missions s'inscrit en droite ligne dans la politique libérale de la Commission européenne qui vise à introduire à promouvoir privatisation et concurrence en lieu et place du service public.

Pour lutter contre une privatisation synonyme de suppression d'emplois , de fermetures de bureaux, de dégradation supplémentaire pour le public, une mobilisation sur la durée des salariés de La Poste avec leurs organisations syndicales, des associations, des partis politiques et des usagers est indispensable.

D'ores et déjà, des rendez-vous de mobilisation sont prévues avec une journée de grève et de manifestation en septembre et un référendum dans les localités, le 3 octobre, par le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont le NPA est partie prenante.

Le 29 juillet 2009.

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Licenciements : pourquoi les travailleurs de SKF commencent à se radicaliser

30 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Licenciements : pourquoi les SKF commencent à se radicaliser
LEMONDE.FR | 23.07.09 | 10h59  •  Mis à jour le 23.07.09 | 14h22


n a été très très gentils, mais maintenant, y'en a marre d'être pris pour des moutons", lâche Franck, l'un des 380 salariés de l'usine SKF de Fontenay-le-Comte, en Vendée, dont le groupe suédois, leader mondial du roulement à billes, a annoncé la fermeture pour octobre. L'intersyndicale réunissait, ce jeudi 23 juillet matin, les salariés pour décider des suites à donner à leur mouvement. Mais comme "la direction ne lâche rien", Franck ne cachait pas être tenté par une radicalisation de la lutte, à l'exemple des New Fabris qui ont menacé de faire sauter leur usine avec des bonbonnes de gaz, ou d'autres salariés ayant séquestré leurs dirigeants.

"On ne pensait pas être obligés d'en arriver là, explique au téléphone Frédéric, un autre SKF. C'était pas une mauvaise boîte, les conditions de travail étaient plutôt intéressantes, on avait la possibilité de faire remonter ce qui n'allait pas". Selon lui,  "on se doutait bien que l'usine fermerait un jour, mais on pensait que ce serait pas avant un an". Et il craint de ne pas trouver d'autre emploi à Fontenay :  "Ceux qui sont partis de SKF avec le plan social de 2006 ont mis du temps, alors que la situation était meilleure. Depuis, Thoinard a fermé et l'autre grosse boîte, Samro, va très mal", souligne-t-il, pour justifier qu'"on a besoin de bonnes indemnités pour tenir un peu derrière".

D'autant que "SKF a les moyens pour que tout se passe bien" : le groupe a engrangé des "bénéfices record" en 2008, selon les termes de son PDG, plus de trente millions d'euros de bénéfices au premier trimestre 2009 et presque autant au second.

BLOCAGES ET MACHINES BRÛLÉES

L'intersyndicale CGT-CFDT-CGC et les élus locaux se sont d'abord battus contre la délocalisation. Mais même le très actif président du conseil général, le souverainiste Philippe de Villiers, a jeté l'éponge, vendredi. L'intersyndicale a calqué ses revendications sur celles des salariés de Continental, qui avaient obtenu 50 000 euros de prime de licenciement supra-légale. Des grèves ont eu lieu, plusieurs livraisons ont été bloquées, ainsi que jeudi dernier, l'usine de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours, où se trouve le siège social de SKF France.

Mais la direction refuse d'aller plus loin qu'une enveloppe globale minimale de 30 000 euros, indemnités légales comprises, qui augmentera en fonction de l'ancienneté. "Cela fait environ 17 000 euros de prime", a calculé Frédéric. Il est surtout très en colère parce que mardi, la direction a revu à la baisse ses propositions de congé de reclassement. "Trois heures après, on est partis à une centaine rebloquer les livraisons de l'usine de Saint-Cyr", explique-t-il depuis là-bas. Pendant ce temps, cinq machines de Fontenay ont été incendiées par les salariés. "Ce n'est plus vraiment notre outil de travail", dit-il tristement, tandis que Claude Migné (CGT), porte-parole de l'intersyndicale, précise qu'il s'agissait "de vieilles machines qui n'étaient plus utilisées".

"PÉTALES DE ROSE"

De nouvelles négociations, mercredi, n'ont rien donné. "Le PDG de SKF en Suède dit qu'il a donné les pleins pouvoirs de négociations au PDG France, qui les a confiés aux dirigeants du site de Fontenay, mais eux disent qu'ils ne peuvent pas décider. C'est le chat qui se mord la queue, on se fout de nous", accuse Franck, resté à Fontenay. Non syndiqué, comme Frédéric, il est cependant "de tous les combats depuis 2006". Il dénonce la direction "qui essaie de nous diviser en maintenant le plan de départs volontaires, qui permettra à certains de partir à des conditions plus avantageuses que les licenciés". Et qui "a obtenu, en disant que ça faciliterait les discussions, qu'on continue de produire à 40 % et de livrer, malgré nos grèves".  Du coup, regrette-t-il, "elle gagne du temps, alors qu'on aurait pu bloquer toutes les livraisons pour se constituer un stock en monnaie d'échange et conclure avant les vacances, qui débutent demain".

Franck salue la "solidarité des SKF de Saint-Cyr", qui prévoyaient une grève ce jeudi. "Eux aussi sont menacés, ça fait plaisir qu'ils commencent à se bouger, alors que nous, on a toujours eu un train de retard". Lui dit que "quand tu es en colère, tu ne peux pas demander avec des pétales de rose". Et se demande même "si la direction ne veut pas qu'on fasse sauter l'usine, ça lui coûterait moins cher que les 80 millions d'euros de remise en état des lieux après la fermeture".

 

Claire Ané
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Privatisation de la Poste à la rentrée (AFP)

29 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

AFP - mercredi 29 juillet 2009

Le changement de statut de La Poste avance, malgré les protestations

Manifestation d'employés de La Poste devant le ministère des Finances à Paris, le 28 juillet 2009

 

Après un an de controverses, le Conseil des ministres a examiné mercredi le projet de transformationde La Poste en société anonyme à capitaux publics début 2010, avant son passage devant le Sénat en octobre, mais les protestations des syndicats et de l'opposition restent vives.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est voulue rassurante: le gouvernement "n'est pas en train de liquider" La Poste, a-t-elle souligné.

Il veut "garantir à 100% la poursuite (de son) caractère public", a renchéri son collègue de l'Industrie Christian Estrosi, qui a promis d'être "personnellement particulièrement attentif" au statut des fonctionnaires et au régime de retraite des salariés de droit privé.

Ces déclarations n'ont pas suffi à apaiser les syndicats, qui multiplient les manifestations depuis un an car ils craignent une privatisation.

"Ce projet est une faute en soi", a martelé FO dans un communiqué, tandis que la CGT a appelé à un référendum constitutionnel et à une journée de manifestations en septembre.

Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant partis, associations et syndicats, en a profité pour lancer sa campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, invitant les Français à donner leur avis.

"Le peuple s'exprimera librement par ses parlementaires" qui examineront le texte cet automne "et sera beaucoup plus largement représenté que par le nombre de gens qui répondront à la consultation", a commenté M. Estrosi, lors d'un entretien avec l'AFP.

L'opposition a réitéré son refus d'un nouveau statut: le "maintien d'un haut niveau de service public" est "à nos yeux remis en cause" par cette réforme, a déclaré le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon.

A ces contestations s'est ajoutée mercredi une controverse sur la nécessité ou non de changer ce statut.

Ce projet "émane d'une décision européenne de 1997, validée par le gouvernement socialiste de l'époque, qui ouvre (le secteur) à la concurrence à partir de 2011", a déclaré en début de matinée M. Estrosi sur France Info. "Donc, c'est une obligation pour le gouvernement de s'y conformer".

Un argument réfuté par Benoît Hamon: "Faux! Absolument faux! Et c'est un mensonge!", a-t-il lancé sur Europe 1."La directive européenne prévoit la mise en concurrence, elle ne prévoit absolument pas le fait que l'on doive privatiser la Poste. Il n'y a aucun article de la directive européenne qui concerne le statut de la Poste au sens où il faudrait la faire passer de statut public à une société anonyme".

Même position chez FO: "déchoir la Poste de son statut d'établissement public ne correspond ni à une obligation européenne, ni à une nécessité économique et encore moins à impératif social".

Lors de son entretien avec l'AFP, M. Estrosi a ensuite modéré ses propos: "ce n'est pas une obligation, c'est une conséquence": "s'il n'y avait pas de concurrence, il n'y aurait pas besoin de s'adapter" et, dans ces conditions, changer le statut est "le choix le plus performant".

Le projet de loi comporte deux volets: l'un transposant cette directive européenne, l'autre définissant le nouveau cadre de société anonyme à capitaux publics.

Ce deuxième volet n'est pas une obligation légale, mais le président de La Poste Jean-Paul Bailly a souvent répété que pour affronter ses futurs concurrents, La Poste avait besoin de nouveaux capitaux et que cela passait par un changement de statut.

Cette réforme permettra en effet une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, souscrite à hauteur de 1,2 milliard par l'Etat et de 1,5 par la Caisse des dépôts (CDC).

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Luttes ouvrières contre les licenciements (fin juillet 2009)

28 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Quatre entreprises dans lesquelles les patrons décident de licencier : Nodié-Emag dans l'Aube, Avelana dans l'Ariège, Rioglass en Seine et Marne, Chrono-Poste à Chilly-Mazarin dans l'Essonne. Quatre exemples de luttes ouvrières contre les licenciements parmi bien d'autres en France cet été.
Plus que jamais engageons la bataille pour l'interdiction des licenciements!


mardi 28 juillet 2009

La travailleurs Nodier Emag (La Guerche- Aube) en grève contre les licenciements

La société Nodier Emag, qui construit des machines-outils, va licencier trente-deux de ses cinquante-cinq salariés. L'entreprise est menacée...

Des salariés de l’entreprise guerchoise Nodier Emag ont entamé une grève hier matin. Ils bloquent un camion qui devait livrer un client.

Filiale du groupe allemand Emag et implantée à La Guerche-sur-l’Aubois, la société Nodier Emag, qui construit des machines-outils, va licencier trente-deux de ses cinquante-cinq salariés.

Hier, l’appel à la mobilisation a été entendu par vingt-cinq salariés qui ont décidé de faire grève, puis refusé de reprendre le travail, comme le leur demandait leur PDG Jean-Paul Nodier.

« La direction veut établir un rapport de force et ne veut aucunement discuter l’amélioration du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, destiné à limiter le nombre de licenciement et/ou à améliorer le reclassement des licenciés, ndlr) », regrette le délégué syndical Cyril De Almeida.

Les grévistes ont décidé de bloquer un camion dont le chargement avait été effectué par quatre cadres de l’entreprise et devait être livré chez un client.

En début d’après-midi hier, la direction, accompagnée d’une délégation du comité d’entreprise, s’est rendue à l’inspection départementale du travail, à Bourges, afin de tenter de trouver des solutions aux revendications des salariés.

Interrogé, le PDG Jean Paul Nodier évoque des difficultés économiques pour expliquer les licenciements : « Des mesures s’imposent. Mais je mets tout en oeuvre pour aider au reclassement. »

Les salariés grévistes n’ayant pas obtenu satisfaction hier, la grève devrait se poursuivre aujourd’hui. « Certains d’entre nous passeront la nuit sur place », confiait hier Cyril De Almeida. Le but est évidemment d’éviter le départ du camion bloqué. « Mais nous avons raccompagné le chauffeur chez lui, à Bourges, ajoute le délégué syndical. Nous ne sommes pas des sauvages. Nous voulons juste faire valoir nos droits. »

Chantal Gonzalez

 

Pas d’avancée chez Avelana (Ariège) : 59 licenciements!
(L’Humanité)

TEXTILE . Après la levée du blocage, l’usine ariégeoise est toujours en grève, un comité d’entreprise doit se tenir ce matin.

La bataille, devant l’usine comme devant la justice, continue chez Avelana à Villeneuve-d’Olmes (Ariège). Les salariés sont en grève contre un plan de 59 licenciements sur 155 emplois, dans le cadre d’un redressement judiciaire annoncé le 25 mai. Vendredi, la direction a refusé de siéger à une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui devait se prononcer sur les conditions de travail des salariés restant dans l’entreprise. « Puisqu’il y a eu un refus de siéger, nous allons introduire une procédure pour délit d’entrave auprès du tribunal, sur l’absence de consultation des instances représentatives des employés », explique Alain Fournès, délégué syndical CGT.

Après le blocage de l’usine, mercredi dernier, la direction a engagé une action en référé avec assignation de 32 employés. La justice a tranché vendredi, obtenant la levée du piquet de grève, alors que les salariés affirmaient qu’il n’entravait pas la libre circulation sur le site. La grève s’est néanmoins poursuivie ce week-end, dans l’attente du comité d’entreprise qui doit avoir lieu ce matin et d’une médiation de la direction départementale du travail.

Selon la direction, « depuis janvier 2009, la situation s’est aggravée puisque le carnet de commandes et la prise d’ordres accusent sur les cinq premiers mois de l’année un déficit de 30 % ». Le président de l’entreprise, Roland Poulet, et l’administrateur judiciaire en charge du redressement, Luc Fourquié, ont cependant souligné leur « volonté de maintenir de l’activité sur le site ». Mais les syndicats sont sceptiques. « Pour nous, ce plan social, c’est l’estocade, estime Alain Fournès. Sur 59 licenciements, il y en a 58 à la production. Il ne restera donc que 35 personnes en fabrication (41 en comptant les différents responsables). Cela signifie qu’à terme, ils ne garderont que la branche commerciale, conformément aux objectifs de notre propriétaire, le groupe Chargeurs. » Les syndicats FO et CGT appellent les salariés à se réunir devant l’usine ce matin à 8 h 30, pendant la tenue du comité d’entreprise.

Mehdi Fikri

95 licenciements chez Rioglass : intervention auprès du Préfet de Seine et Marne et du Conseil général

lundi 27 juillet 2009

Cidefil  27-07-2009

Lundi 20 juillet, Michel Billout et Daniel Brunel, Vice Président du Conseil Régional d’Ile-de-France Chargé de l’emploi, du développement économique,et de la formation professionnelle sont intervenus sur le dossier RIOGLAS auprès du Prefet de Seine et Marne afin de lui demander un moratoire sur les 95 licenciements annoncés. Il ont par ailleurs envoyé copie de ce courrier au président du Conseil général de Seine-et-Marne pour lui demander d’appuyer cette demande et de les informer des initiatives prises par cette assemblée pour préserver l’emploi sur le site, conformément aux intérêts des salariés, des populations et du territoire.

Monsieur le préfet,

Les salariés de Rioglass, à Bagneaux sur Loing sont en lutte contre un plan de 95 licenciements car ils craignent pour l’avenir même de leur entreprise.

Nous partageons totalement leur colère et leur inquiétude. Dans ce secteur du sud Seine-et-Marne, déjà durement frappé par les fermetures d’entreprises et les suppressions d’emplois, ces licenciements ne sont pas acceptables, au plan économique comme au plan social et humain. Ils porteraient un nouveau et rude coup au potentiel industriel du département et plongerait de nombreuses familles dans le chômage.

Ils sont d’autant plus inacceptables s’agissant de Rioglass en fonction même de l’histoire de cette entreprise. Comme vous le savez lorsque Thomson s’est désengagé du site de Bagneaux l’Etat, comme les collectivités locales se sont mobilisés pour défendre l’emploi et garantir la pérennité du site.

Face à ces nouvelles et sérieuses menaces pour l’emploi et l’avenir même du site de Bagneaux, nous vous demandons un examen urgent de la situation de Rioglass.

Nous demandons que soient étudiées toutes les solutions industrielles permettant de préserver l’emploi sur le site : que ce soit dans le cadre du plan et de la charte automobile, du pôle de compétitivité MOVEO, ou encore dans le cadre d’une possible diversification vers l’activité solaire, en mobilisant les moyens du Grenelle de l’environnement.

En attendant la recherche et l’étude de ces solutions industrielles, nous demandons un moratoire suspensif des licenciements. Nous demandons enfin la tenue d’une table ronde avec l’ensemble des parties concernées (direction, syndicats, Etat, collectivités locales) pour contribuer à faire émerger une solution conforme aux intérêts des salariés, des populations et du territoire.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous assurons, Monsieur le Préfet, de notre haute considération.

Michel BILLOUT Daniel BRUNEL

 


CHILLY MAZARIN : CHEZ CHRONOPOST SOUS LA PRESSION DES TRAVAILLEURS LA DIRECTION QUI VOULAIT LICENCIER 54 SALARIES POUR UNE HEURE DE GREVE CAPITULE !

Derichebourg . À Chilly-Mazarin (Essonne), 54 employés de ce sous-traitant de Chronopost ont été menacés de licenciement après un débrayage, le 7 juillet. Sous la pression, la direction a reculé.

 

La direction a fait machine arrière. Hier, 54 salariés de Derichebourg, employés en sous-traitance dans le centre de tri Chronopost de Chilly-Mazarin (Essonne), ont obtenu, après une nuit d'occupation du siège du groupe dans le 12e arrondissement de Paris, la levée des menaces de licenciement qui pesaient sur eux depuis plus de deux semaines. Épilogue heureux d'une tentative d'intimidation de leur direction, en réponse à la montée des revendications et au déclenchement d'une grève, début juillet.

« les chefs nous harcelaient»

L'affaire remonte à mars, voire janvier, voire octobre 2007. Octobre 2007, c'est la date à laquelle Chronopost, filiale à 100 % de La Poste, ouvre à Chilly-Mazarin une plate-forme ultramoderne destinée à devenir le « nouveau coeur du réseau », où transiteront 60 % des colis. Mais la vraie innovation est sociale, puisque la quasi-totalité du travail du site est sous-traitée à la société Derichebourg, multinationale française spécialisée dans les services. Celle-ci embauche alors 130 salariés pour décharger et charger les colis des camions, assurer la logistique et le tri des colis qui ne passent pas dans les machines automatiques. « La sous-traitance avait pour objectif d'éviter les grèves dans ce centre névralgique », dénonce Richard Giraud, délégué syndical central CGT chez Chronopost. « Le contrat prévoyait qu'en cas de grève chez Chronopost, Derichebourg palliait, et vice versa ». De fait, pendant un an et demi, rien ne bouge. Les salariés, la plupart d'origine africaine, travaillent tête baissée. « On était terrorisés, les chefs nous harcelaient pour travailler plus vite », raconte un salarié. Le centre est surchauffé l'été, sans chauffage l'hiver, le bruit infernal, le travail très rude, avec parfois des camions pleins de pneus à décharger à une personne en 45 minutes, expliquent les salariés, qui subissent aussi des horaires décalés : 16 heures-23 heures ou 23 heures-6 heures du matin, pour respectivement 1 200 et 1 400 euros net.

Mais en janvier dernier, le climat change avec les premières élections professionnelles, où la liste CGT emporte plus de 90 % des voix. « On a commencé à revendiquer nos droits », témoigne un employé. En mars, les délégués CGT communiquent à la direction une liste de revendications, essentiellement salariales : changements de coefficients, majoration à 50 % des heures de nuit (contre 20 %), 13e mois... « Au fil des négociations, la direction a fini par accepter certains points, notamment une prime de 300 euros, raconte Ali Abdoulkarim, délégué CGT. Mais, début juillet, elle nous a présenté un protocole où elle revenait sur certains points. » Le 6 juillet, les délégués appellent donc à un débrayage d'une heure, suivi par 57 personnes. Le lendemain, le directeur régional, Jean-Pierre Medico, notifie aux 57 leur mise à pied conservatoire en vue d'une sanction, pour « absence inopinée».

« Le directeur s'est senti coincé»

Depuis, il laissait planer la menace de licenciements, envers et contre tout puisque le Code du travail interdit formellement les sanctions pour grève. « L'inspection du travail a rappelé à la direction que l'exercice du droit de grève ne peut en aucun cas justifier la rupture du contrat de travail », explique Jean-Louis Betoux, de l'union départementale CGT, qui avait préparé une saisine des prud'hommes « au cas où ». « Le directeur s'est senti coincé, donc il a essayé de dire qu'il ne s'agissait pas d'une grève mais d'une réunion syndicale spontanée qui posait des problèmes de sécurité. Ça ne tient pas la route. » Hier soir, les discussions entre CGT et direction se poursuivaient, celle-ci tenant à maintenir une sanction, même faible, sur les grévistes. « Chronopost et La Poste ont dû intervenir pour sortir du conflit, par peur d'être éclaboussées, car elles sont complices de ce qui se passe »,

estime Richard Giraud, de la CGT Chronopost.
Source : http://lacgtarrive.over-blog.com/

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Appel du COLLECTIF DE RESISTANCE OUVRIERE

27 Juillet 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Appel du
COLLECTIF DE RESISTANCE OUVRIERE

 

Meuse et Haute-Marne

Face à la gravité de la situation sociale et aux  licenciements, face au culot et au mépris du gouvernement et de la classe politique,   il faut une réaction puissante et massive.

Ce n’est pas avec quelques manifestations ponctuelles que nous aurons une chance de les faire fléchir, mais bien en recherchant le blocage général.

C’est pourquoi il faut nous rassembler et ne plus rester chacun dans son usine ou dans sa ville :

Ce n’est qu’en nous fédérant et en organisant nous-mêmes la riposte que nous pouvons espérer gagner ! 

 

NOUS, salariés d’entreprises qui licencient ou vont le faire, chômeurs ou en passe de l’être, révoltés par l’injustice qui nous est faite et par  l’absence de morale de nos patrons comme de nos dirigeants politiques , avons décidé de nous rassembler pour AGIR.

 

Nous lançons donc un  collectif de résistance, qui vise à rassembler tous ceux qui veulent lutter :

  • ouvriers d’usines qui ferment, restructurent ou délocalisent
  • salariés du public et du privé qui subissent leur prétendue crise
  • exclus, précaires, chômeurs et exploités de toutes sortes

Notre but : organiser des actions fortes et visibles qui redonnent confiance aux travailleurs de ce pays, et leur donnent envie de rejoindre le mouvement, de l’amplifier et de le généraliser.

 

Le pire c’est ne rien faire et c’est malheureusement ce que nous proposent aujourd’hui nos directions syndicales, engluées dans leurs discussions, bilans et négociations à la même table que le gouvernement et le patronat alors qu’on sait très bien que ce sont nos adversaires et qu’ils ne comprennent qu’un seul langage : celui du rapport de force !

 

Notre collectif, nous le voulons donc indépendant afin de décider nous mêmes de nos actions et de la façon de les mener.

Même si nous accepterons bien entendu tous les soutiens, qu’ils émanent des unions syndicales locales, des syndicats isolés, ou des partis politiques qui sont pour que la lutte se construise et s’organise au plus vite, sans attendre les échéances électorales.

 

Que ce soit à titre individuel, en tant que groupes de salariés ou en tant que sections syndicales de boîtes, REJOIGNEZ NOUS !

 

Prochaine action : le 17 septembre 2009 à la Bourse du travail à Paris avec les Good Year

 

Prochaine réunion d’information :

 le vendredi 4 septembre 2009 à Saint-Dizier maison des Syndicats

 

Contact au 03.29.78.84.90 ou au 06.22.05.09.24

 

D’ores et déjà nous ont rejoint des salariés de

SODETAL Tronville en Barrois (55)

MC CORMICK (52)

ELLAT (55)

EBREX (55)

ROCAMAT (55)

 

Né en Meuse Hte Marne, notre collectif a vocation à s’étendre régionalement et nationalement.

Nous sommes notamment en contact avec les PSA de Mulhouse, les Conti de Compiègne, les Good Year d’Amiens , les TTBM d’Epernay et les Michelin de Clermont

Nous avons déjà participé à des manifestations communes et étudions les moyens d’amplifier et de faire converger nos luttes.

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