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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Quand les multinationales détruisent la planète (Dossier)

25 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

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En France, un Etat encore plus fort

25 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ETAT D'URGENCE

En France, un Etat encore plus fort

Comme l’écrit le philosophe italien Giorgio Agamben, « on ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier ». Le processus de construction d’un Etat fort engagé en 1958 connaît une nouvelle étape, lourde de dangers.

L’écologiste et altermondialiste Naomi Klein, dans une intervention filmée réalisée le 29 novembre dernier (disponible sur Mediapart), explique que le gouvernement français applique la « stratégie du choc », c’est-à-dire utilise l’émotion créée par les attentats criminels commandités par Daesh pour mettre en œuvre des mesures autoritaires auxquelles il songeait depuis un certain temps.

Cette thèse est validée par des documents du ministère de l’intérieur cités le 5 décembre par Le Monde, qui recensent les mesures de police administrative que policiers et gendarmes souhaiteraient voir passer dans les textes en préparation. Le Monde précise : « le cabinet du directeur [de la police nationale] estime, sans fausse pudeur, qu’il ‘’convient d’utiliser cette ‘fenêtre’ [législative] pour faire avancer certaines évolutions souhaitées par les différents services et qui n’ont pu jusqu’à présent aboutir soit par manque d’un vecteur législatif approprié, soit parce que le contexte ne s’y prêtait pas’’. Le contexte s’y prête désormais, à n’en pas douter. Place Beauvau, le Père Noël a un nouveau nom : état d’urgence ».1

 

Naissance de l’Etat fort

Une nouvelle phase de l’histoire de l’Etat français est en fait en train de s’engager. La Constitution française actuelle (dite de la V° République) date de 1958. Un soulèvement d’une partie de l’armée française en Algérie, le 13 mai de cette année, avait débouché, avec l’approbation de l’ensemble du champ politique (sauf le PCF, une minorité des socialistes et l’extrême-gauche alors groupusculaire, ainsi que quelques personnalités), sur l’appel à un « homme fort » chargé d’élaborer une nouvelle Constitution : De Gaulle. La nouvelle Constitution a pour élément central un président de la République qui a d’importants pouvoirs propres et n’est pas responsable devant les députés. Différents régimes accordant des pouvoirs extraordinaires au gouvernement et à sa police sont prévus : l’article 16 de la Constitution, l’état de siège et, découlant d’une loi de 1955, l’état d’urgence.

Ces évènements avaient provoqué à l’époque des débats importants parmi les opposants à De Gaulle (lesquels s’opposaient le plus souvent, avec diverses nuances, à la guerre coloniale menée par la France en Algérie). Certains, mettant l’accent sur le contexte (coup d’Etat militaire, tendances autoritaires bien connues de De Gaulle), voyaient le processus déboucher sur un régime de type fasciste. D’autres, au-delà de la question algérienne, soulignaient que l’essentiel résidait dans les contradictions de la bourgeoisie française et l’opposition entre ses fractions réactionnaires et modernistes. Selon cette dernière analyse, il s’agissait avant tout pour la grande bourgeoisie française de préparer l’économie au début de l’intégration économique européenne (le traité de Rome instituant le Marché commun est entré en vigueur le 1er janvier 1959) en réduisant les pouvoirs du parlement où était représenté un parti communiste encore puissant et où pesaient fortement aussi les lobbies de la petite-bourgeoise traditionnelle qui redoutait les effets de cette modernisation du capitalisme. Comme l’a écrit le sociologue et militant du PSU, Serge Mallet : « l’Etat souhaité par le capital financier est certes un Etat « fort », mais pas fasciste ».2

On sait que De Gaulle a ensuite rompu brutalement avec les plus réactionnaires de ceux qui l’avaient porté au pouvoir, en se résignant à l’indépendance de l’Algérie : les intérêts de long terme de la bourgeoisie française supposaient d’en finir avec une guerre coûteuse.

Le rôle central du président de la République a été ensuite renforcé par deux réformes : son élection au suffrage universel (mise en œuvre par De Gaulle) et l’alignement du mandat présidentiel sur la durée de celui des députés (dont la paternité revient à Lionel Jospin). Le président est désormais élu le premier et les députés sont élus dans la foulée : la majorité parlementaire est donc quasi automatiquement de la même couleur politique que le président, et les députés sont enclins à ne pas s’opposer à un président dont ils ont soutenu l’élection.

 

Le reniement du PS

En 1964 était publié un livre intitulé « Le coup d’Etat permanent ». François Mitterrand, son auteur (alors un politicien ambitieux, vaguement de gauche et opposé à De Gaulle), y dénonçait le caractère autoritaire du régime de la V° République, ses dérives possibles et les risques pour les libertés. En 1971, Mitterrand prenait le contrôle d’un parti socialiste très affaibli et discrédité (son principal dirigeant, Guy Mollet, avait conduit la guerre d’Algérie puis soutenu De Gaulle) : il allait le reconstruire avec un programme prévoyant une réforme de la Constitution. Ce thème figurait également dans le programme commun de la gauche (PS, PCF, radicaux de gauche) signé en 1972. Devenu président en 1981, Mitterrand s’est en fait parfaitement accommodé de cette Constitution qui allait lui permettre, après une année de réformes de gauche, de faire le choix de l’austérité en 1983 et de l’imposer au PS.

Hollande, premier président « socialiste » à succéder à Mitterrand, non seulement s’inscrit dans ses traces, mais accentue la nature autoritaire du régime en programmant une révision de la Constitution. Ce n’est plus la question algérienne qui sert de détonateur, mais le terrorisme : les attentats de Daesh permettent d’ajouter des mesures supplémentaires à 30 ans de législation antiterroriste. Depuis 1986, en effet, l’arsenal judiciaire n’a cessé d’être renforcé. Plusieurs mesures rognant les libertés publiques et annoncées comme provisoires ont été par la suite entérinées définitivement. Depuis que Hollande est président et jusqu’en octobre 2015 (donc avant les attentats), ce sont cinq textes en relation avec le terrorisme qui ont été préparés. Ceux adoptés ou annoncés depuis novembre vont encore accroître les pouvoirs policiers.

Le gouvernement a instauré l’état d’urgence après les attentats du 13 novembre puis a profité du vote de sa prolongation pour modifier la loi de 1955. Ont donc été inscrites dans la loi et le droit de nouvelles dispositions (les perquisitions sans contrôle judiciaire, la facilitation des assignations à résidence, la dissolution de groupes « dangereux ») qui seront dorénavant mobilisables à chaque proclamation de l’état d’urgence. Sans parler de la constitutionnalisation de l’état d’urgence « nouvelle formule », annoncée dès le 16 novembre.

Comme le montrent les mesures prises autour de la COP21, ces textes permettent en fait de viser bien au-delà des terroristes : demain, ce seront tous ceux qui seront soupçonnés de vouloir agir contre la politique gouvernementale ou qui voudront faire connaitre leurs grèves en manifestant sous des formes diverses. Dans une interview donnée à l’Anticapitaliste hebdo le 12 avril 2015, Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature, le confirmait à propos de la loi sur le renseignement promulguée en juillet 2015. Les futurs textes seront donc très utiles pour défendre le pilier essentiel de la politique de ce gouvernement : l’austérité et la soumission au patronat, en cas de grèves « dures » et de mouvements généralisés.

 

Fascisation ?

Pour comprendre ce qui se jouait en 1958, il fallait aller au-delà de la cause immédiate (l’Algérie) pour prendre en compte les contradictions de classe. De la même façon, aujourd’hui, il faut aller au-delà des aspects sécuritaires. Certes, ceux-ci sont essentiels et potentiellement très lourds de dangers. Giorgio Agamben a écrit fort justement : « on ne comprend pas l’enjeu véritable de la prolongation de l’état d’urgence [jusqu’à la fin février] en France, si on ne le situe pas dans le contexte d’une transformation radicale du modèle étatique qui nous est familier ».3 Il précise ensuite que « l’état d’urgence s’inscrit, aujourd’hui, dans le processus qui est en train de faire évoluer les démocraties occidentales vers quelque chose qu’il faut, d’ores et déjà, appeler Etat de sécurité (‘‘Security State’’, comme disent les politologues américains). […] l’Etat [de sécurité] se fonde durablement sur la peur et doit, à tout prix, l’entretenir, car il tire d’elle sa fonction essentielle et sa légitimité. »

L’analyse d’Agamben est pertinente mais il lui manque un volet : la crise économique et les rapports sociaux. Aujourd’hui, les objectifs des secteurs dominants de la bourgeoisie française (imposer des réformes liquidant l’essentiel de l’héritage du « modèle » mis en place après 1945) impliquent sans doute un Etat encore plus fort. Le système présidentialiste français permet déjà d’éviter ce qui se passe aujourd’hui au Portugal et en Espagne : des résultats électoraux qui, ne donnant pas de majorité claire au Parlement, permettent à des partis de la gauche radicale (le Bloc de gauche portugais, Podemos en Espagne) de faire pression sur les partis gestionnaires de l’austérité. L’heure est désormais à la constitution d’un exécutif qui ait les moyens de prévenir toute éventuelle révolte sociale. Ce qui était auparavant considéré comme l’exception (l’interdiction des manifestations, par exemple) devrait devenir la règle.

Mais pas plus aujourd’hui qu’hier, il ne s’agit d’une fascisation. Comme l’explique le sociologue Alain Bihr, « l’Etat fasciste n’est pas la seule forme d’Etat d’exception » auquel peut recourir la bourgeoisie (voir son interview dans l’Anticapitaliste hebdo du 24 avril 2014). Il ne s’agit pas d’imposer un terrorisme d’Etat, un parti unique, etc. Les formes institutionnelles de la démocratie bourgeoise, notamment les élections, ne sont pas en cause. Rappelons qu’Alain Bihr, dans un texte de 2014, notait aussi qu’un des scénarios possibles accélérant un tel type d’évolution serait « une déstabilisation à grande échelle de la proche périphérie de l’Europe (l’Afrique du Nord, le Proche Orient ou l’Europe orientale), avec des menaces immédiates sur ses frontières (par exemple sous la forme d’un afflux massif de réfugiés ou de plusieurs guerres civiles) ».4

 

Bonapartisme ?

En 1958, l’Etat gaulliste avait des aspects bonapartistes : à son arrivée au pouvoir, De Gaulle donnait l’impression d’osciller entre les différentes fractions de la bourgeoisie avant de trancher le nœud gordien en faveur de l’indépendance de l’Algérie et de l’engagement dans la construction européenne (tout en menant une bataille acharnée pour sauvegarder les intérêts agricoles français). Les références constantes à la France éternelle s’accompagnaient de gestes concrets pour construire un semblant d’indépendance par rapport aux Etats-Unis, notamment sur le plan militaire (sortie de l’organisation militaire de l’OTAN, force de frappe nucléaire) et diplomatique (prise de distance avec la guerre américaine au Vietnam).

L’Etat fort façon Hollande se drape d’oripeaux nationalistes avec l’injonction d’arborer un drapeau tricolore, la visite présidentielle sur le porte-avion « Charles de Gaulle » et l’introduction envisagée dans la Constitution de la déchéance de la nationalité française. Les références au patriotisme, au rôle de l’armée et de la police tendent à devenir permanentes dans les discours du président et du premier ministre.

Pour un peu, on croirait entendre le mot d’ordre des « néo-socialistes » en 1933 « Ordre, Autorité, Nation »5. Mais il s’agit d’un nationalisme de pacotille. Comme l’explique Enzo Traverso, «‘‘l’état d’exception’’ qui s’installe aujourd’hui n’est pas fasciste ou fascisant, mais néolibéral : il transforme les autorités politiques en simples exécutants des choix des pouvoirs financiers qui dominent l’économie globale. Il n’incarne pas l’Etat fort, plutôt un Etat soumis, qui a transféré aux marchés une grande partie de sa souveraineté. »6

Aujourd’hui, contrairement à 1958, les cercles dominants de la bourgeoisie française sont unifiés sur les objectifs. L’Etat fort hollandais n’est pas bonapartiste mais directement un instrument de maintien de l’ordre sur tous les plans, de maintien du « désordre établi » (selon l’expression d’un philosophe des années 1930).

Cela amène à un autre aspect de la situation, que nous nous conterons ici d’évoquer rapidement : l’évolution du PS. Celui-ci avait été (re)fondé par Mitterrand en 1971 comme parti de transformation sociale. Des 1983, cet aspect avait commencé à être enterré, mais le PS se targuait encore d’être le parti de la transformation « sociétale » contre les archaïsmes. Le dernier feu en a été le « mariage pour tous ». Maintenant, le cycle est bouclé : avec Hollande et Valls, Guy Mollet (le « socialiste » qui a envoyé en 1956 les soldats du contingent pour réprimer la lutte du peuple algérien) est de retour. Rappelons que sous Mollet, le parti socialiste (alors dénommé SFIO, « section française de l’internationale ouvrière »…) avait soutenu l’appel à De Gaulle en 1958 et appelé à voter pour la Constitution de la V° République.

Le plus piteux dans cette affaire est que Hollande et Valls se drapent dans les habits de la lutte contre le Front national, alors que non seulement leur politique économique et sociale renforce ce parti, mais que leur état d’urgence crée les conditions juridiques et politiques ainsi que les conditionnements mentaux qui pourraient favoriser demain l’imposition d’un état d’urgence « bleu marine » si Marine Le Pen accédait au pouvoir.

Henri Wilno

  • 1. « A Beauvau, certains voudraient interner les fichés ‘’S’’ », Laurent Borredon, Le Monde, 05/12/2015.
  • 2. Cité dans un article signé Jean-Pierre Martin, « Le sens de l’ambiguïté du gaullisme », revue Quatrième Internationale n° 4, novembre 1958. On trouve dans cette article une synthèse de certains des débats de l’époque.
  • 3. « De l’Etat de droit à l’Etat de sécurité », Giorgio Agamben, Le Monde, 23 décembre 2015.
  • 4. Ce texte a été reproduit sur le site A l’Encontre : http://alencontre.org/societe/le-fascism...
  • 5. Les néo-socialistes constituaient une minorité au sein du parti socialiste français de l’époque. Ils en furent exclus.
  • 6. Interview d’Enzo Traverso, « L’historien Enzo Traverso définit le post-fascisme comme un phénomène profondément différent du fascisme classique et, surtout, comme un processus de transformation politique dont on ignore largement l’issue ». Regards, 9 décembre 2015, http://www.regards.fr/web/article/enzo-t...
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Education nationale : 26 janvier, nouvelle grève contre la réforme du collège

25 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Education

Education nationale : 26 janvier, nouvelle grève contre la réforme du collège

Les enseignantEs seront à nouveau en grève pour demander l’abrogation de la réforme du collège, dans le cadre de la journée d’action de la fonction publique.

Les raisons pour refuser cette réforme sont toujours d’actualité. Par la réduction drastique des heures d’enseignement disciplinaire, elle va provoquer de nombreuses suppressions de postes, permettant de nouvelles économies substantielles. à l’heure où tombent les moyens d’enseignement (DHG : dotation horaire globale), ces suppressions sont déjà visibles, même si ailleurs le ministère semble temporiser pour faire passer la pilule. Au-delà, c’est le cadre même de toute l’école existant jusqu’à présent qui va être totalement déréglementé. La mise en place des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), parallèlement à la réforme des nouveaux programmes et de l’évaluation totalement soumise aux « compétences », va éclater tout cadre national de l’éducation et soumettre la scolarité des élèves aux critères locaux d’employabilité.

Dans les salles des professeurs, l’opposition à la réforme reste très largement majoritaire. Des prises de position ont eu lieu pour condamner les prétendues formations mises en place pour vendre la réforme. Pour tenter de calmer le jeu, les inspecteurs et les chefs d’établissement utilisent la carotte en faisant des promesses mirifiques, prétendant que options et groupes pourront être maintenus en dépit de la réforme, que les EPI pourront n’être mis en place qu’une toute petite partie de l’année…

Mais les mêmes n’hésitent pas à utiliser le bâton lorsque les enseignantEs continuent à résister. Ainsi, les pressions se multiplient pour obliger les enseignantEs à rendre des projets d’EPI… Ainsi, dans l’académie de Grenoble, la rectrice est allée jusqu’à menacer de verser un rapport au dossier des enseignantEs qui se montraient hostiles à la réforme, et même à ceux qui ne montraient pas assez d’enthousiasme dans les formations !

Contre l’éparpillement et les grèves saute-moutons...

Malheureusement, un mouvement de grève majoritaire dans la durée, à même de défaire le gouvernement, n’a pas vu le jour. La politique de l’intersyndicale, à travers les journées d’action et de grève saute-moutons, y est sans doute pour beaucoup : 9 avril, 19 mai, 11 juin, 17 septembre, 10 octobre… Le 26 janvier, ce sera la sixième journée de grève contre la réforme du collège ! Rien n’a été fait pour tenter de faire monter la pression en convoquant des dates de plus en plus rapprochées. Au contraire, après le 10 octobre, la politique du « grain de sable » décrétée par la direction du SNES, a quelque peu éparpillé le mouvement et renvoyé à l’échelle locale un rapport de forces qui doit rester national.

Par ailleurs, peu de choses ont été tentées pour lier le combat des enseignantEs de collège à ceux du lycée ou du primaire. Alors que le 26 janvier pourrait être l’occasion d’unir toutes ces catégories, en liant la lutte contre la réforme du collège et celle pour l’augmentation des salaires, une partie du SNES et de la FSU opposent ces deux motifs de lutte.

Ce 26 janvier, la grève sera sans doute encore massive dans les collèges. Cette grève aura lieu en même temps que tomberont dans les différentes académies les fameuses DHG et les cartes scolaires, qui, pour le premier et le second degré, fixent le nombre de créations et de suppressions de postes. Il s’agit de ne pas gâcher ce potentiel.

Il est important de développer maintenant un plan de bataille, en poussant à une nouvelle journée de grève rapprochée, commune au premier et au second degré, en liant la question des salaires, celle des moyens, et celle de la lutte contre la réforme, cela afin de redonner confiance aux collègues dans leur capacité à se coordonner, à gagner et à faire plier le gouvernement.

La commission éducation nationale

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[Video]: Meeting d'Olivier Besancenot à la fête du NPA27

25 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #NPA 27, #Comité NPA Seine-Eure, #OLIVIER BESANCENOT, #ETAT D'URGENCE

Pour les absents qui ont manqué hier la fête départementale du NPA27, on vous laisse apprécier les temps forts du meeting de Olivier Besancenot.

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A Louviers, le moulin était rouge !

24 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #NPA 27, #Comité NPA Seine-Eure, #OLIVIER BESANCENOT

Le discours de Olivier Besancenot est disponible sur Facebook:NPA27

Le discours de Olivier Besancenot est disponible sur Facebook:NPA27

Rouge des paroles de Gérard Filoche, invité pour commenter la réforme du Code du travail voulue par le Medef et le gouvernement, de nos camarades Mehdi Locatelli, avocat, qui a expliqué simplement son indispensable utilité, et Thierry Philippot, syndicaliste qui a illustré leurs propos par des exemples vécus dans les boîtes.

Après le débat, la bonne centaine de participant-e-s sont ressorti-e-s mieux informé-e-s, et surtout ragaillardi-e-s par le flot de d’arguments invitant à renforcer les collectifs de lutte dans les entreprises (syndicats, …) et à ne rien lâcher.

Rouge le soir encore des mots de Bernard Parisot, porte parole du collectif unitaire contre l’état d’urgence, qui a dit toute l’importance de se battre contre cet état d’exception qui sert à museler les luttes, à diviser la société. Aussi, le 30 janvier, beaucoup seront dans la rue !

Rouge de l’intervention d’Olivier dont la présence était annoncée par une page et demie dans le journal local. « L’enfant du pays » a enflammé l’auditoire, brossé l’actualité et étrillé les guignols qui sont aux commandes. Invitant le monde du travail à avoir confiance en ses forces, sa dignité, ses capacités à changer de système, Olivier a trouvé les mots qui touchent, qui donnent envie de se regrouper et de se battre. Les interventions de la salle ont montré tout le ras le bol ressenti, toute l’humiliation et la souffrance vécues, mais surtout la volonté d’en finir avec les injustices et la résignation, tout en exprimant la difficulté à réussir un mouvement qui gagne. Une collecte auprès des 120 présent-e-s a récolté plus de 200 euros.

« L’Internationale » et « On lâche rien » d’HK ont clôturé ce temps militant, convivial et motivant.

Puis, ce fut le temps du repas partagé avec musique et chansons, discussions et rigolades et …l’envie de recommencer.


 

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A LOUVIERS LE SAMEDI 23 à 16h, LES FANS DE MITTERRAND NE SERONT PAS AU MOULIN

21 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #NPA 27, #Comité NPA Seine-Eure

A LOUVIERS LE SAMEDI 23 à 16h, LES FANS DE MITTERRAND NE SERONT PAS AU MOULIN

Pour les nostalgiques, un programme à faire rêver à la mairie: une conférence de l'auteur d'une biographie de ce grand homme si fin et délicat, "de l'intime au politique". C'est vrai, qu'il est admirable, celui qui, à part sur l'abolition de la peine de mort, a mêlé une cuiller de goudron au tonneau de miel de chacune des 110 propositions sur lesquelles il s'est fait élire en 1981, quand il ne les a pas simplement piétinées: service militaire à 6 mois, grand service public et laïc d'éducation, droit de vote pour les résidents étrangers aux élections municipales.... Le coup de tonnerre, parfaitement orchestré, de l'irruption du FN sur la scène politique à Dreux en 84, a retenti sur fond de trahison de la promesse de "changer la vie". L'homme qui prétendait "combattre le capitalisme" en congrès du PS contre le mollasson Rocard est bien le maître de "l'ennemi des marchés" et de la promesse bafouée faite aux travailleurs d'Arcelor-Mittal ou de M-real d'obliger un groupe qui ferme une usine à rechercher un repreneur sérieux .
On pourrait continuer indéfiniment, juste quelques petites choses en vrac: Tapie, le fossoyeur - entre autres - de l'usine des piles Wonder à Louviers, promu ministre de la ville; la première guerre du Golfe "au nom du droit"); l'assassinat de sang froid d'un leader indépendantiste Kanak pas assez malléable,... Arrêtons-là
.
Pour qui aurait envie d'autre chose: même heure, dans le cadre privilégié du Moulin, table ronde sur les lois Macron, la casse du code du travail et des conventions collectives et des prud’hommes, avec Thierry Philippot syndicaliste, Mehdi Locatelli avocat et notre invité Gérard Filoche inspecteur du travail retraité,

Une de l'édition de Rouge ayant suivi l'élection de Miterrand en Mai 1981

Une de l'édition de Rouge ayant suivi l'élection de Miterrand en Mai 1981

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Migrant-E-s : Du mur d’Evros à Calais, contre l’Europe des camps de la honte et des barbelés !

20 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #SANS-PAPIERS, #Antiracisme

Migrant-E-s : Du mur d’Evros à Calais, contre l’Europe des camps de la honte et des barbelés !

Ce week-end sera l’occasion pour les antiracistes d’Europe de coordonner leurs actions dans leur lutte commune contre l’Europe forteresse, et de renforcer la solidarité avec les centaines de milliers de migrantEs fuyant les guerres et la misère.


Les antiracistes grecs et turcs contre le mur d’Evros

«Il est temps de briser le mur de la honte à Evros » ! A l’initiative de la coordination antifasciste et antiraciste Keerfa, il est prévu un week-end de mobilisation à la frontière gréco-turque d’Evros pour « en finir » avec ce mur de 12 km de béton et de barbelés conçu pour empêcher les migrantEs d’entrer sur le territoire européen. Dénoncé dès le début de sa construction par Amnesty International comme une « fausse et dangereuse solution », ce mur coupe tout accès terrestre aux réfugiéEs, les obligeant à emprunter la voie maritime responsable des milliers de morts en Méditerranée. Ce samedi 23 janvier, deux manifestations se tiendront simultanément, l’une à Istanbul et l’autre à Alexandroupoli. Et le lendemain, les antiracistes turcs et grecs ont décidé de se retrouver de chaque côté de la frontière.

Manifestation internationale à Calais

En une semaine, la situation s’est encore dégradée dans la « jungle ». Outre le froid qui s’est installé, obligeant les habitantEs à se réchauffer dans des conditions dangereuses pour leur sécurité, les travaux de déblaiement/encerclement ont commencé (cf. l’Anticapitaliste n°319). Les pelleteuses sont entrées en action établissant un no man’s land de 100 mètres en bordure de la rocade afin d’empêcher les migrantEs d’approcher le tunnel de l’Eurostar. Cette réduction du périmètre de la « jungle » entraîne la destruction de nombre lieux d’habitation. Les migrantEs ont lancé une pétition dénonçant cette situation : « Nous avons décidé de résister pacifiquement au projet du gouvernement de détruire nos maisons ».
à quelques jours de la manifestation de samedi, la mobilisation s’est renforcée. La LDH et le PG se sont joints à la liste initiale des signataires, la vente des places de cars s’est emballée, des covoiturages s’organisent au départ de plusieurs villes, laissant présager une bonne participation. De leur côté, les antiracistes anglais de Stand up to racism ont confirmé leur participation à la manifestation et la présence dans leurs rangs de plusieurs députés. Samedi dernier, ils avaient une nouvelle fois perturbé le trafic de l’Eurostar par un die-in à la gare de Saint-Pancras de Londres.

Préparer la journée internationale contre le racisme du 19 mars

La mobilisation internationale de ce week-end n’est qu’une étape dans la construction d’un mouvement européen le plus large possible contre l’Europe forteresse, pour le droit de circulation et d’installation, contre le racisme et le fascisme, pour le soutien aux migrantEs, pour la régularisation de tous les sans-papiers. En France, ce combat se conjugue avec la lutte contre l’état d’urgence et contre la guerre.

La route est encore longue, et la réussite relative des premiers meetings contre la déchéance de la nationalité pour les binationaux, contre l’état d’urgence ou contre l’islamophobie n’en sont qu’à leurs balbutiements. Il faudra pourtant que les progressistes français se hissent à la hauteur de leurs responsabilités et trouvent des convergences afin de construire un réel rapport de forces, seul capable de faire reculer le pouvoir et l’extrême droite.
Samedi, toutes et tous à Calais ! « De l’air, de l’air, ouvrons les frontières ! »

Alain Pojolat

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Renault : Pris la main dans le pot… d’échappement !

20 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Renault : Pris la main dans le pot… d’échappement !

Il y a trente ans le nuage radioactif de Tchernobyl devait s’arrêter aux frontières de la France. Il y a trois mois, le scandale Volkswagen ne devait concerner que cette firme automobile allemande. Les mensonges finissent toujours par éclater... Renault, aujourd’hui rattrapé par le scandale, montre que c’est bien toute l’industrie automobile mondialisée qui est frappée.

Il a suffi d’un tract de la CGT-Renault pour que les bourses s’affolent et que l’action Renault perde jeudi dernier 10 % en une seule séance. Dans ce tract dénonçant le manque de moyens et réclamant des embauches, la simple mention de perquisitions faites par la direction générale de la répression des fraudes a provoqué une véritable panique boursière. Cette descente faisait visiblement suite à des tests menés dans le cadre d’une commission technique indépendante, tests qui montraient que des véhicules Renault émettaient trop de polluants.

Le secret de polichinelle

Derrière ces gros titres, il n’y a là qu’un secret de polichinelle connu de tous les salariéEs de l’automobile. Les conditions des tests pollution des moteurs n’ont rien à voir avec les conditions de conduite « normales ». Les conditions « test » sont fabriquées sur mesure pour les constructeurs automobiles. Elles permettent à ces derniers de régler les systèmes de dépollution des moteurs dans des conditions favorables, c’est-à-dire peu coûteuses. Qu’importe que ces systèmes ne fonctionnent pas correctement en conditions réelles, une fois les tests passés, les profits sont encaissés... Une énième illustration de la logique du capitalisme : produire en fonction des profits, quelles que soient les conséquences, notamment pour la santé publique.

Pourtant, il existe aujourd’hui des moyens et des connaissances technologiques pour réduire les émissions de polluants sur les moteurs automobiles. Mais la mise en place de ces procédés impliquerait des moyens – et donc des coûts – que les constructeurs automobiles rechignent à mettre en place. Bien au contraire, Renault a supprimé 7 500 postes depuis 3 ans, dont 2 000 dans son ingénierie. Pour réduire ses coûts d’ingénierie, Volkswagen avait cru trouver la parade en installant un logiciel capable de n’actionner les systèmes de dépollution qu’en conditions de test. Les autres constructeurs font peu ou prou la même chose en optimisant les systèmes de dépollution pour les tests. La nuance est fine…

Le gouvernement au secours de la direction

Face à ces pratiques, le gouvernement s’est empressé de voler au secours de la direction de Renault. Ségolène Royal jurait la main sur le cœur que Renault n’avait pas fraudé, tandis que le député PS de Paris, Christophe Caresche, accusait la CGT-Renault d’avoir fauté en mettant en cause l’entreprise. De son côté, le secrétaire de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, ose condamner la communication du syndicat CGT, la qualifiant de « prématurée », alors que l’événement était déjà discuté sur place par des centaines de salariéEs. A contrario, le secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, ancien salarié de l’ingénierie Renault, a rappelé que « dans l’entreprise, il y a eu de l’émotion de voir des policiers arriver ».

Depuis des années, Renault le savait et a les moyens d’y remédier. C’est ce qu’expliquent les syndicats CGT et SUD des établissements de Lardy et de Guyancourt, là où se conçoivent les nouveaux équipements. Cela aurait voulu dire ou des voitures plus chères ou des profits révisés à la baisse. Mais Renault a choisi l’automne dernier de retourner dans le spectacle du gaspillage et du fric, les courses automobiles de Formule 1 (une dépense d’au moins 500 millions d’euros !), de maintenir les 15 millions de salaire de Ghosn, et d’augmenter sans discontinuer depuis 2010 les dividendes des actionnaires.

Pour les salariéEs, il est temps de passer aux actes !

La direction de Renault a reçu le soutien de Macron qui n’a même pas attendu pour cela le résultat des enquêtes de ses propres services du ministère de l’Économie ! Couvrant des émissions polluantes bien trop élevées en conditions réelles, Macron et Ghosn doivent rendre des comptes aux salariéEs de l’automobile, ainsi qu’à toute la population. Santé et environnement contre profits, ils ont choisi. Le cirque médiatique que le gouvernement orchestrait autour de la COP21, dont Renault était un des sponsors (sic), n’aura donc pas tenu bien longtemps.

Face à cette complicité coupable, il faut saisir l’occasion pour revendiquer des embauches, en particulier dans les secteurs de la dépollution. Après la COP21 et le plan d’urgence pour l’emploi, il est temps de passer aux actes. Mais ces actes, ce n’est pas le gouvernement qui est capable de les réaliser, c’est aux salariéEs de se saisir de ces questions et de les régler eux-mêmes.

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