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NPA 27 -  Eure

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Appel de la 3e coordination nationale étudiante

14 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Jeunes NPA, #COMMUNIQUES

Appel de la 3e coordination nationale étudiante

Nous, étudiant∙e∙s mobilisé∙e∙s contre la loi travail, réuni∙e∙s en Coordination Nationale Étudiante (CNE), mandaté∙e∙s de 29 universités et établissements d'enseignement supérieur, réaffirmons notre détermination à poursuivre notre mobilisation jusqu'au retrait total et sans négociation du projet de loi travail. Avec ou sans amendements, celui-ci ne fera que précariser encore plus la jeunesse et les salarié∙e∙s.

Avec des centaines de milliers de manifestant∙e∙s, la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 avril fait état d'un mouvement qui continue de se construire. Dans la jeunesse, un "noyau dur" s'est structuré autour de comités de mobilisation nombreux et dynamiques. Nous l'affirmons : le mouvement ne s'est pas arrêté avec les vacances. De plus, nous n'acceptons pas que le calendrier universitaire puisse constituer un frein à la mobilisation. Nous exigeons le report intégral des examens ou l'établissement de modes de validation alternative pour les étudiant∙e∙s qui le souhaitent : nous nous mobiliserons si besoin pour faire respecter ces revendications.

L'État a usé de tout son arsenal répressif pour enrayer la mobilisation des étudiant∙e∙s et des lycéen∙ne∙s. CRS dans les universités, matraquages, gazages et autres interpellations par centaines partout en France, et de nombreuses fermetures administratives d'établissement. En battant le pavé le 9 avril avec une colère grandissante contre le gouvernement, la jeunesse a apporté une réponse cinglante à la politique de l'exécutif. Nous condamnons fermement l'ensemble de ces actes de répression justifiés par le gouvernement en faisant une distinction entre "bons" et "mauvais" manifestant∙e∙s. Nous refusons d'entrer dans ce jeu qui ne cherche qu'à diviser le mouvement.

Parallèlement au bâton, le gouvernement manie aussi la carotte en invitant pour la deuxième fois l'UNEF à Matignon afin de déboucher sur des accords à la marge et contenir la mobilisation. Nous réaffirmons notre volonté de faire tomber la loi travail, sans négociation ni amendement, et appelons l'ensemble des organisations se prononçant pour le retrait total à cesser le jeu des accords de salon. La CNE reste l'organe d'auto-organisation du mouvement étudiant, seule légitime à le représenter via ses porte-paroles élu∙e∙s et révocables.

Les vacances nous empêchent de nous adresser largement aux étudiant∙e∙s sur les établissements. Mais la mobilisation, elle, se poursuit. Nous profitons des vacances pour aller à la rencontre des travailleuses∙eurs. Nous appelons à la tenue d'assemblées générales interprofessionnelles dans toutes les villes mobilisées, afin que la convergence soit effective et construite par la base. Depuis le début du mouvement, les grandes directions syndicales de salarié∙e∙s n'ont pas joué suffisamment leur rôle, en n'organisant ni la grève, ni l'affrontement souhaité par les salarié∙e∙s et la jeunesse, ni la convergence entre secteurs. Elles doivent offrir des débouchés à la colère des travailleuses∙eurs bien avant l'horizon lointain du 28 avril en construisant la grève reconductible dès maintenant.

Avec les cheminot∙e∙s qui subissent une modification de leur décret socle, avec les hospitalier∙e∙s qui font face à l'austérité et l'ensemble du monde du travail qui subit la régression sociale, c'est le moment de lutter tou∙te∙s ensemble, main dans la main. Des phénomènes comme "Nuit Debout" cristallisent autour de la loi travail une colère bien plus large. Les places occupées sont devenues des lieux de débat ou l'on rêve d'une autre société. Il s'agit maintenant de se donner les moyens de passer du rêve à la réalité. Pour nous, "Nuit Debout" doit devenir un lieu de convergence et de construction de la grève, afin de toucher les lieux de production et mettre à mal l'Etat et les patrons. La vague de grève générale qui déferle à l'heure actuelle à Mayotte et à la Réunion contre la loi travail et la politique coloniale de l'Etat français est un exemple à suivre. Toute victoire ici ou là-bas est une victoire pour nous tou∙te∙s.

C'est comme partie prenante de ce mouvement d'ensemble que nous, étudiant∙e∙s, restons debout jours et nuits. Nous appelons à une journée d'action en direction des cheminot∙e∙s le 12 avril et à une journée de grève et de manifestation le 14.

Nous affirmons notre solidarité avec l'ensemble des mouvements sociaux en cours: chômeuses∙eurs, zadistes, travailleuses∙eurs précaires de l'ESR et d'ailleurs, migrant∙e∙s, sans-papier∙e∙s et autres formes de résistance.

Ni chair à patrons, ni chair à matraques ! Mobilisé∙e∙s jusqu'au retrait total !

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Debout ! Prenons nos affaires en main !

14 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #NUIT DEBOUT

Debout ! Prenons nos affaires en main !

Même si les manifestations de ce samedi 9 avril ont marqué le pas, si le mouvement cherche un nouveau souffle, la dynamique qui s’est enclenchée le 9 mars dernier est loin d’avoir épuisé ses forces. Et c’est bien un mouvement profond qui émerge à travers tout le pays...

Des jeunes, des retraitéEs, des précaires, des salariéEs, des lycéenEs, des étudiantEs, des chômeurEs redécouvrent au coude à coude la confiance et la parole. Une nouvelle génération se lève, non seulement dans les grèves et manifestations lycéennes et étudiantes mais aussi dans les cortèges salariés et syndicaux. Le rejet de la loi travail, point d’orgue du quinquennat Hollande, sert de catalyseur, mais c’est un mécontentement bien plus large, une révolte bien plus globale, qui s’expriment, comme en témoignent le mouvement et les débats des places « Nuit debout ». Une contestation sociale et politique radicale de tout leur système se met en route, cherche ses forces, écrit ses perspectives…

« On vaut mieux que ça ! »

La loi El Khomri, concentré de la politique des classes dominants et de leur État, de la destruction des droits, des acquis démocratiques arrachés par des décennies de luttes contre l’exploitation, a servi de révélateur et de catalyseur. Le scandale « Panama papers » vient à point nommé renforcer cette conviction : les États, les hommes politiques de la bourgeoisie, sont entièrement intégrés à ce système, et en profitent eux-mêmes.

Hollande prétendait hypocritement lors de sa campagne présidentielle de 2012 avoir un adversaire sans visage et sans nom, la finance. Il a maintenant des listings plus complets des privilégiés qui jouissent des faveurs que leur accorde la loi, alors que lui-même s’acharne à détruire les maigres droits des classes exploitées pour le compte des riches et des puissants.

Rupture avec le PS et les partis institutionnels

Le mouvement est bien un mouvement de contestation politique. Des milliers de jeunes s’engagent, se politisent, stimulent les plus anciens, redonnent confiance. Il ne s’agit pas seulement d’exiger le retrait de la loi travail, mais de s’insurger contre les effets de la politique des classes capitalistes qui balaye tous les acquis démocratiques pour résumer les rapports sociaux aux rapports d’exploitation et de domination, où seuls comptent les intérêts des patrons et des banques, la loi du profit, la folie de l’accumulation du capital, l’appropriation privée sans limite des richesses produites.
Le succès populaire du film Merci patron ! est devenu une des expressions de ce mouvement, avec l’humour indissociable de la contestation et de la lutte qui bouscule l’ordre établi, et dénonçant les patrons et les politiciens qui les servent, montrant leur vrai visage. Car le rejet de la loi travail, de la logique du profit, c’est aussi le rejet du PS devenu le symbole de l’hypocrisie, des mensonges et des faux-semblants, du double langage des politiciens professionnels au service du capital.

Faire de la politique, notre politique

Si l’occupation de places manifeste la recherche de neuf, d’échanges, du besoin de donner à la contestation sociale une dimension politique, la politisation se manifeste partout, sur les lieux de travail, dans nos syndicats, dans les universités et les lycées, les quartiers. Le rejet des partis qui servent les classes dominantes ne signifie pas le rejet de la politique, bien au contraire. Il appelle une autre politique qui réponde aux besoins du mouvement, à la convergence des luttes qui débouchent non seulement sur l’affrontement avec le gouvernement et le patronat mais aussi sur la nécessité de se situer dans la perspective de la transformation révolutionnaire de la société. C’est bien un mouvement d’ensemble, une grève générale, qui est à l’ordre du jour.

Nous ne voulons ni récupérer le mouvement ni être récupérés par lui : nous sommes des militants du mouvement, nous y défendons des perspectives pour la lutte indissociables d’une perspective politique globale, celle que défend et porte le NPA.
Pour que le mouvement se renforce, s’étende, il ne doit pas craindre d’assumer le sens même de ce qui a commencé, la contestation de l’ordre capitaliste, ni l’aspiration à une démocratie directe qui dépasse les clivages des appareils. Dans la jeunesse, le mouvement s’organise en assemblées générales, en coordinations, en comités de mobilisation... Les jeunes ont raison : partout, il nous faut agir dans ce sens, faire vivre la démocratie à la base, au sein du monde du travail. Rompre avec les partis institutionnels pour mettre en question la domination des « 1 % », c’est donner la parole au 99 % : prendre nos affaires en main, diriger nos luttes aujourd’hui pour diriger la société demain.

Yvan Lemaitre

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Le gouvernement veut détruire « Nuit Debout », détruisons le gouvernement !

14 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #NUIT DEBOUT

Le gouvernement veut détruire « Nuit Debout », détruisons le gouvernement !

Une semaine après le début de l’occupation de la place de la République dans le centre de Paris, nous sommes donc le « jeudi 38 mars » selon le nouveau calendrier de lutte. Dans l’assemblée populaire, une femme prend la parole : « On a une semaine. Alors évidemment on est encore à un stade de nourrisson : les premiers mots de bébé, " caca, caca ! ", c’est la première étape logique. » Nous en étions encore seulement au stade du constat, du partage d’expériences, bref d’assumer collectivement que la société dans laquelle nous évoluons est merdique...

Mais c’est presque méthodiquement que la deuxième semaine, même bousculé par les flics et trempé par les flaques, le mouvement se structure. Il nous arrive de passer quelques nuits sans être évacué, d’autres matins, c’est plus sévèrement que les sirènes des mégaphones des policiers nous réveillent. Sous l’œil et la matraque d’un policier trop pressé, il faut replier sa tente « 2 seconds » en une seconde, alors même que le marketing de chez Decathlon n’avait pas prévu ce genre de détails...

Contre flics et marées

Alors que le noyau de personnes à l’origine des « Nuits Debout » commençait à envisager de planifier l’occupation en « temps forts », en week-ends, en soirées thématiques, les tentes et structures ont poussé comme des champignons sur la place et le nombre de participantEs augmente de jour en jour, d’échéances en échéances, d’assemblées populaires en assemblées populaires.
Les premiers matins, la répression était violente : bousculades, coups de matraque, clefs de bras et « jets de gauchistes dans le métro », les flics étant déjà bien entraînés grâce aux étudiantEs de Tolbiac, aux lycéenEs de Bergson, aux migrantEs de Calais, aux Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, aux banlieusardEs (entre autres).

Et c’est au moment où c’est le plus dur de tenir, après la fatigue du mois de mobilisation acharnée contre la loi travail, qu’on apprend qu’il y a des « Nuits Debout » dans plus de 60 villes en France : à Nantes, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Marseille ou encore Lons-le-Saunier, mais aussi dans la banlieue parisienne, à Saint-Denis, Ivry-sur-Seine... Qu’il y en a même une à Bruxelles et que les indignéEs espagnols reprennent leurs places. Même la place de Tulle où Hollande fêtait sa victoire en 2012 est aussi occupé e !
Le mouvement n’est pas fermé. Les gens du quartier nous apportent des sacs de nourriture, des tentes, des couvertures. Une voisine a exceptionnellement ajouté à sa liste de courses des paires de chaussettes pour « réchauffer les cœurs et les orteils »... Des militantEs sont en train de dépaver autour des arbres pour créer un potager.

Du rêve général à la grève générale

La « Nuit Debout » est la prolongation de la manifestation massive du jeudi 31 mars, et elle a pour perspective première de faire tomber le projet de loi travail, car nous n’avons pas les moyens de perdre une fois de plus face au gouvernement. La tonalité des discussions en assemblée populaire est à la convergence des luttes. Comme tout le monde, Frédéric Lordon a attendu son tour pour parler : « Nous n’occupons pas pour occuper, nous occupons pour atteindre des objectifs politiques », a-t-il expliqué, et au premier rang de ces derniers, la « convergence des luttes », avant d’inviter les chauffeurs de taxi, les salariés de Uber, les « Peugeot », ainsi que les agriculteurs à nous rejoindre. Les jours suivants sont intervenus des lycéenEs, étudiantEs, cheminotEs, postierEs, hospitalierEs, paysantEs, intermittentEs du spectacle, précaires, chômeurEs, profs, journalistes, des personnes privées d’emploi et des personnes refusant d’être salariées.

Les débats appellent à la convergence entre les secteurs, mais également entre toutes les luttes pour l’émancipation : celles contre l’impérialisme, contre les violences policières, du féminisme, des problématiques LGBTI+, de l’antiracisme, de la démocratie, des questions écologiques...

« Nuit Debout » a aussi impulsé des actions dans des gares parisiennes en direction des salariéEs et des usagerEs, mais aussi à Stalingrad avec les migrantEs (voir article sur cette double page), devant les prud’hommes contre l’homophobie... Tout a été fait pour renforcer la manifestation du samedi 9 avril par des cortèges dynamiques qui ont révisé des chants avec la compagnie Jolie Môme, un Pink block organisé à l’initiative des espaces LGBTI+ et féministe, le renforcement des liens avec les facs en luttes, ainsi que par des diffusions massives
de tracts.

Ne nous regardez pas, rejoignez nous !

Il ne s’agit pas là de parler de révolution par les urnes, de votation citoyenne, de fête de l’Huma permanente ou de calquer des choses déjà usées. Nous anticapitalistes révolutionnaires avons un rôle à jouer dans cet espace, pour ne pas laisser place aux confusionnistes, aux conspirationnistes, aux souverainistes nationalistes et autres réacs qui rodent en espérant récupérer le mouvement.
Être « Nuit Debout », c’est se libérer du temps pour réfléchir, élaborer, débattre et discuter, c’est expérimenter de nouveaux cadres de socialisation, c’est s’habituer à reprendre la rue et se réapproprier notre espace public, c’est créer au cœur des villes des points de convergence et des tremplins pour toutes les luttes.

Tarik Safraoui

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A la Une! (L'Anticapitaliste n°332)

14 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #A la Une!

A la Une! (L'Anticapitaliste n°332)
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Accident à la centrale de Paluel : sortons du nucléaire !

13 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

Accident à la centrale de Paluel : sortons du nucléaire !

Jeudi 31 mars, un générateur de vapeur de 465 tonnes est tombé de toute sa hauteur à l’intérieur d’un bâtiment de la centrale nucléaire de Paluel. Un accident qui vient nous rappeler le danger de ces centrales et l'opacité et le secret qui règnent dans ce secteur.

Dans un courrier en date du 8 avril 2016, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) met en évidence la probabilité de plusieurs défaillances et regrette que des images du chantier qui auraient pu être captées, aient... disparu.

Malheureusement pour EDF, une photo de l'accident (ci-dessus) vient d'être diffusé par le député Denis Baupin ainsi que le Réseau Sortir du nucléaire.

Pour en savoir plus, deux articles sur le site Normandie Actu :

http://www.normandie-actu.fr/chute-d-un-generateur-dans-une-centrale-nucleaire-de-seine-maritime-des-defaillances-selon-l-asn_195516/

http://www.normandie-actu.fr/seine-maritime-les-photos-de-l-improbable-accident-a-la-centrale-nucleaire-de-paluel_195889/

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« Ils ont les milliards, nous sommes des millions »

12 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

« Ils ont les milliards, nous sommes des millions »

Même si les manifestations du 9 avril marquaient le pas, la dynamique qui s’est enclenchée le 9 mars est loin d’avoir épuisé ses forces. C’est bien un mouvement profond qui émerge à travers tout le pays. Des jeunes, des retraités, des précaires, des salariés, des lycéens, des étudiants, des chômeurs redécouvrent au coude à coude la confiance et la parole. Une nouvelle génération se lève, non seulement dans les grèves et manifestations lycéennes et étudiantes mais aussi dans les cortèges salariés et syndicaux.

« On vaut mieux que ça »….

La loi El Khomri, concentré de la politique des classes dominantes et de leur Etat qui vise à la destruction des droits, des acquis démocratiques arrachés par des décennies de luttes contre l’exploitation, a servi de révélateur et de catalyseur. Le scandale « Panama papers » vient à point nommé souligner la crapulerie de leur système où les hommes politiques jouissent des faveurs que leur accorde la loi, les mêmes qui s’acharnent à détruire les maigres droits des classes exploitées pour le compte des riches et des puissants.

La mobilisation exprime un mécontentement bien plus large, une révolte bien plus globale comme en témoignent le mouvement et les débats des places, « Nuit debout ». Son développement montre bien que la détermination ne faiblit pas.

Rupture avec le PS et les partis institutionnels

Des milliers de jeunes s’engagent, se politisent, stimulent les plus anciens, redonnent confiance. Il ne s’agit pas seulement d’exiger le retrait de la Loi travail, mais de s’insurger contre les effets de la politique des classes capitalistes soumise à la loi du profit, la folie de l’accumulation du capital, l’appropriation privée sans limite des richesses produites. Le rejet de la loi travail, de la logique du profit, c’est aussi le rejet du PS devenu le symbole de l’hypocrisie, des mensonges et des faux-semblants, du double langage des politiciens professionnels au service du capital.

Faire de la politique, notre politique

L'occupation des places manifeste le besoin de donner à la contestation sociale une dimension politique. Le rejet des partis qui servent les classes dominantes appelle une autre politique qui réponde aux revendications, aux besoins du mouvement, à la convergence des luttes. C’est bien un mouvement d’ensemble, une grève générale, qui est à l’ordre du jour.

Pour renforcer le mouvement, l'étendre, il faut aller plus loin dans la contestation de l’ordre capitaliste, donner un contenu à l'aspiration à une démocratie directe qui dépasse les clivages des appareils. Partout, il nous faut faire vivre la démocratie à la base, au sein du monde du travail. A travers les assemblées générales, les comités de mobilisation, les interpros, dans nos syndicats prenons l'organisation de notre mouvement, nos affaires en main.

Hollande, Valls et Gattaz espèrent que les vacances scolaires vont désorganiser le mouvement. Ils se trompent. Les étudiants ont prévu différents rendez-vous, les intermittents du spectacle se mobilisent, les cheminots aussi. La prochaine étape d'ensemble du 28 avril peut être un élargissement de la lutte, dans la grève et dans la rue.

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Valls s’adresse aux jeunes : « il ne s’agit pas de modifier ou de défaire la loi travail »

12 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

Valls s’adresse aux jeunes : « il ne s’agit pas de modifier ou de défaire la loi travail »

Alors que la mobilisation contre la loi travail se poursuit, le gouvernement a tenté une deuxième opération déminage.

Après la pétition et les grandes manifestations du 9 mars, Valls avait fait des annonces sur la question des indemnités prud'homales et certaines dispositions concernant les licenciements suite à des PSE propre à « rassurer » les directions des confédérations CFDT-CGC-CFTC. Lesquelles se sont empressées de saisir cette occasion pour abandonner toute mobilisation.

Mais ce lâchage prévisible n'a pas fais cesser la mobilisation. Les manifestations se sont poursuivies, les Nuit debout se sont maintenues place de la République et s'étendent en banlieue et dans de nombreuses villes en régions.

Le gouvernement est placé devant une double obligation : trouver une majorité au Parlement et démobiliser la rue et les places. Coté Parlement, la principale modification issue de la Commission des affaires sociales consiste à faciliter les modalités des licenciements économiques dans les PME.

Coté rue, il s'agit de tenter de briser les mobilisations en cours tant du coté des manifestations, auxquelles les jeunes fournissent les cortèges les plus dynamiques, que du coté des places sur lesquelles de retrouvent avant tout toutes les fractions de la jeunesse : lycéenne, étudiante, travailleuse , sans emploi.

En pleine période de congés scolaires, l'occasion à paru idéale pour appâter les organisations syndicales avec quelques prétendues concessions. Force est de constater que les « avancées » se réduisent même pas au minimum syndical.

La première mesure consiste faire voter une obligation de surtaxer les CDD. Disposition dont la mise en œuvre relève de des « partenaires sociaux » dans le cadre d'un accord sur l'assurance chômage. Un cadre dans lequel le patronat est le plus souvent à la manœuvre.

Pour compléter la « garantie jeunes » pour les 16-25 ans peu ou pas diplômés, les boursiers continueront à toucher leur bourse pendant quatre mois après leur diplôme. Ce n'est pas cela qui leur permettra c'accéder à un CDI…

D'autres mesures encore moins significatives sont prévues : une « garantie locative universelle » pour laquelle l'Etat et Action logement se porteront garants de tous les moins de 30 ans souhaitant louer un logement ; le versement à 25 000 étudiants dispensés des droits d’inscription à l’université, d'une somme de 1 000 euros par an ; les jeunes en rupture avec leur famille pourront bénéficier d’une couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) ; la rémunération des apprentis les plus jeunes, moins bien payés, sera augmentée de 300 à 400 euros par an pour les moins de 20 ans. ; création de deux mille places en sections de techniciens supérieurs par an pendant cinq ans.

Ces annonces minimalistes ont cependant permis au syndicat étudiant de droite, la FAGE de se reconnaître pleinement dans le projet de loi travail. Et la satisfaction de William Martinet, président de l’UNEF se disant « satisfait... Nous avons franchi un cap important, nous avons réussi a obtenir satisfaction sur des revendications », risque d'inciter à la démobilisation même s'il a pu continuer, par ailleurs, à exiger le retrait de la loi travail et s'affirmer solidaire des prochaines mobilisations dont le 28 avril.

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"MERCI PATRON !" A LOUVIERS LE 19, AVEC SON AUTEUR

12 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

 "MERCI PATRON !" A LOUVIERS LE 19, AVEC SON AUTEUR

Ce film, dont la sortie confidentielle (visible alors à Gaillon quasiment par accident) ne laissait pas présager un tel succès, fait un tabac et accompagne le succès des "Nuits debout !". François Ruffin, très sollicité de toutes parts, sera présent sur les terres de sa seigneurie Jamet. Celui qui se fait appeler MAJ, en toute simplicité, est désormais un personnage largement connu pour le rôle qu'il tient dans le film, à son corps défendant. Gageons en effet que ce n'est pas cette notoriété là qu'ambitionnait Le directeur général de LVMH-secrétaire du PS de l'Eure.
Lors de la séance à Rouen avec le réalisateur, il était venu faire le bravache. Sa suffisance provocatrice a provoqué les huées, ce qui au fond l'arrange bien. Il viendra peut-être aussi à Louviers. La lecture de l'échange qui nous a opposés (voir ci-dessous) montre ce que vaut son argumentation...

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« Nuit Debout » : Repousser avril pour mieux accueillir le printemps !

7 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

« Nuit Debout » : Repousser avril pour mieux accueillir le printemps !

Il n’y a pas eu de 1er avril mais un 32 mars, puis un 33, un 34... Debout, tout devient possible ! Et d’abord étirer le temps, prolonger mars. Pas pour abolir avril mais le repousser pour se donner le temps de faire germer les promesses. Pour mieux accueillir le printemps. Ce Mai qui vient.

Ce qui germe à République est en effet une promesse. Une promesse que le vieux monde pourrait s’écrouler et le nouveau apparaître.

Du vieux au neuf

Le vieux ? C’est la logique du Capital, celle de l’état d’urgence, qui vise à interdire l’espace public, le surveiller, le contrôler. Le fermer, physiquement et idéologiquement, comme les frontières autour de la forteresse Europe, autour de l’idée nationale. Comme les lieux de travail le seront un peu plus avec la loi El Khomri. Comme les universités fermées pendant le mouvement. Comme les lycées contrôlés par les flics. Soumettre l’espace public à la domination de l’État, des patrons, nous précariser, nous atomiser, nous empêcher d’être ensemble, de confronter nos expériences et nos idées. Nous laisser isolés dans l’espace privé, devant la télé et le flux ininterrompu des idées dominantes.

Le nouveau c’est l’appropriation collective des rues par les manifestations, le contrôle collectif des places comme une promesse d’occupation des lieux de travail, des universités, des quartiers. La volonté que le pouvoir soit pris, pratiquement, par la majorité.

Voilà « Nuit Debout » : à Paris la place de la République est devenue lieu de forums et de débats et lieu d’organisation. Une recherche de démocratie véritable. Où ce qui fait consensus, c’est le refus global du capitalisme et ce qui est débattu est la démocratie, le rôle du travail, le lien entre les luttes, la non-violence et la violence... C’est long parfois, chaotique toujours. Mais le mouvement se cherche et apprend. Dans la jubilation souvent.

Enfin à la surface

La promesse ne germe pas de rien. Elle cristallise ce qui se préparait mais qui était invisible, souterrain et jaillit soudain à la surface. Les multiples grèves depuis un an, isolées et fragmentées. Ce que disaient les ZAD, Sivens, Notre-Dame-des-Landes. Les campements de migrantEs et la solidarité. Et puis, la colère à Air France, la solidarité autour des Goodyear, le succès des projections du film Merci patron !, l’audience d’un Frédéric Lordon.

Celui-ci écrit que « la seule chose dont nous pouvons être sûrs, c’est qu’aucune alternative réelle ne peut naître du jeu ordinaire des institutions de la 5e République et des organisations qui y flottent entre deux eaux le ventre à l’air. Cet ordre finissant, il va falloir lui passer sur le corps. Comme l’ont abondamment montré tous les mouvements de place et d’occupation, la réappropriation politique et les parlementarismes actuels sont dans un rapport d’antinomie radicale : la première n’a de chance que par la déposition des seconds »...

Une promesse à écrire

Il a suffit d’une initiative pour cristalliser ce qui était sous-jacent. Ce dimanche 34 mars, entre 240 000 et 380 000 personnes ont suivi en direct sur internet ce qui se passait place de la République...

Bien sûr, ce n’est qu’une promesse. L’avenir est loin d’être écrit. Le pouvoir est encore là et rien n’a encore vraiment changé. Mais il y a quelque chose de profond qui a commencé à se jouer. Dimanche soir les initiateurs ont décidé de lever le camp trop fragile la nuit et appelé à revenir place de la République pour des temps forts, donnant rendez-vous mardi et samedi soir. Après les manifs du mardi.

Mais dès lundi à 18h30, des centaines ont participé à une manif’action contre la venue de Valls juste à côté de la place, aux cris de « Nuit debout, Valls à genoux ! » à 20h, plus de mille personnes se sont réunies en AG, accueillant avec enthousiasme une délégation de la Confédération paysanne venue soutenir le mouvement. à 22h, 200 intermittents et précaires sont arrivés en manif après leur AG. Et peu avant minuit, 100 réfugiés sont venus, salués par « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières ! ».

Une chance pour le mouvement

Ce qui a rendu possible cette cristallisation, c’est le mouvement contre la loi travail, les journées de grèves et manifestations, la mobilisation de la jeunesse. En retour, ce qu’apportent les occupations de place à ce mouvement, c’est un sens, une remise en cause de toute la logique du système, une possibilité de convergence des fronts de lutte. Cette alchimie ne pourra durer et se développer sans que s’articulent ce mouvement des places et l’implantation de la lutte dans chaque lieu de travail, dans chaque fac et lycée, dans chaque quartier. Parce que la constitution d’un nouveau monde ne s’écrit pas à des milliers mais à des millions. Et pas seulement en parlant mais aussi en attaquant concrètement les citadelles du pouvoir. En remportant des victoires comme le retrait de la loi travail.

Alors, rien n’est joué d’avance. Mais ce mouvement est une chance. Une nécessité aussi. Parce que les monstres, ces figures du Capital que sont l’État policier, le nationalisme ou le fascisme, ne sont pas tapis dans l’ombre. Ils sont là et bien là. Alors il faut y aller à fond pour faire germer les promesses. Pour qu’avril amène mai. Avec le printemps.

Denis Godard

Il n’y a pas eu de 1er avril mais un 32 mars, puis un 33, un 34... Debout, tout devient possible ! Et d’abord étirer le temps, prolonger mars. Pas pour abolir avril mais le repousser pour se donner le temps de faire germer les promesses. Pour mieux accueillir le printemps. Ce Mai qui vient.

Ce qui germe à République est en effet une promesse. Une promesse que le vieux monde pourrait s’écrouler et le nouveau apparaître.

Du vieux au neuf

Le vieux ? C’est la logique du Capital, celle de l’état d’urgence, qui vise à interdire l’espace public, le surveiller, le contrôler. Le fermer, physiquement et idéologiquement, comme les frontières autour de la forteresse Europe, autour de l’idée nationale. Comme les lieux de travail le seront un peu plus avec la loi El Khomri. Comme les universités fermées pendant le mouvement. Comme les lycées contrôlés par les flics. Soumettre l’espace public à la domination de l’État, des patrons, nous précariser, nous atomiser, nous empêcher d’être ensemble, de confronter nos expériences et nos idées. Nous laisser isolés dans l’espace privé, devant la télé et le flux ininterrompu des idées dominantes.

Le nouveau c’est l’appropriation collective des rues par les manifestations, le contrôle collectif des places comme une promesse d’occupation des lieux de travail, des universités, des quartiers. La volonté que le pouvoir soit pris, pratiquement, par la majorité.

Voilà « Nuit Debout » : à Paris la place de la République est devenue lieu de forums et de débats et lieu d’organisation. Une recherche de démocratie véritable. Où ce qui fait consensus, c’est le refus global du capitalisme et ce qui est débattu est la démocratie, le rôle du travail, le lien entre les luttes, la non-violence et la violence... C’est long parfois, chaotique toujours. Mais le mouvement se cherche et apprend. Dans la jubilation souvent.

Enfin à la surface

La promesse ne germe pas de rien. Elle cristallise ce qui se préparait mais qui était invisible, souterrain et jaillit soudain à la surface. Les multiples grèves depuis un an, isolées et fragmentées. Ce que disaient les ZAD, Sivens, Notre-Dame-des-Landes. Les campements de migrantEs et la solidarité. Et puis, la colère à Air France, la solidarité autour des Goodyear, le succès des projections du film Merci patron !, l’audience d’un Frédéric Lordon.

Celui-ci écrit que « la seule chose dont nous pouvons être sûrs, c’est qu’aucune alternative réelle ne peut naître du jeu ordinaire des institutions de la 5e République et des organisations qui y flottent entre deux eaux le ventre à l’air. Cet ordre finissant, il va falloir lui passer sur le corps. Comme l’ont abondamment montré tous les mouvements de place et d’occupation, la réappropriation politique et les parlementarismes actuels sont dans un rapport d’antinomie radicale : la première n’a de chance que par la déposition des seconds »...

Une promesse à écrire

Il a suffit d’une initiative pour cristalliser ce qui était sous-jacent. Ce dimanche 34 mars, entre 240 000 et 380 000 personnes ont suivi en direct sur internet ce qui se passait place de la République...

Bien sûr, ce n’est qu’une promesse. L’avenir est loin d’être écrit. Le pouvoir est encore là et rien n’a encore vraiment changé. Mais il y a quelque chose de profond qui a commencé à se jouer. Dimanche soir les initiateurs ont décidé de lever le camp trop fragile la nuit et appelé à revenir place de la République pour des temps forts, donnant rendez-vous mardi et samedi soir. Après les manifs du mardi.

Mais dès lundi à 18h30, des centaines ont participé à une manif’action contre la venue de Valls juste à côté de la place, aux cris de « Nuit debout, Valls à genoux ! » à 20h, plus de mille personnes se sont réunies en AG, accueillant avec enthousiasme une délégation de la Confédération paysanne venue soutenir le mouvement. à 22h, 200 intermittents et précaires sont arrivés en manif après leur AG. Et peu avant minuit, 100 réfugiés sont venus, salués par « De l’air, de l’air, ouvrez les frontières ! ».

Une chance pour le mouvement

Ce qui a rendu possible cette cristallisation, c’est le mouvement contre la loi travail, les journées de grèves et manifestations, la mobilisation de la jeunesse. En retour, ce qu’apportent les occupations de place à ce mouvement, c’est un sens, une remise en cause de toute la logique du système, une possibilité de convergence des fronts de lutte. Cette alchimie ne pourra durer et se développer sans que s’articulent ce mouvement des places et l’implantation de la lutte dans chaque lieu de travail, dans chaque fac et lycée, dans chaque quartier. Parce que la constitution d’un nouveau monde ne s’écrit pas à des milliers mais à des millions. Et pas seulement en parlant mais aussi en attaquant concrètement les citadelles du pouvoir. En remportant des victoires comme le retrait de la loi travail.

Alors, rien n’est joué d’avance. Mais ce mouvement est une chance. Une nécessité aussi. Parce que les monstres, ces figures du Capital que sont l’État policier, le nationalisme ou le fascisme, ne sont pas tapis dans l’ombre. Ils sont là et bien là. Alors il faut y aller à fond pour faire germer les promesses. Pour qu’avril amène mai. Avec le printemps.

Denis Godard

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Vaccins : Scandales sanitaires et conflits d’intérêts

7 Avril 2016 , Rédigé par NPA 27

Vaccins : Scandales sanitaires et conflits d’intérêts

EXTRAITS DE CET EXCELLENT DOSSIER PARU DANS L'HEBO DU NPA(…)Les laboratoires dictent de plus en plus à la population et aux médecins ce que doit être la politique vaccinale. Ainsi depuis des mois, la pénurie organisée de vaccin Infanrix penta pour les nourrissons « oblige » à la vaccination avec un vaccin Infanrix hexa qui lui vaccine aussi pour l’hépatite B. En 2008, Sanofi arrête brutalement la fabrication de son vaccin Diphtérie Tétanos Polio (dtp), sans aluminium. Reste seulement disponible son Revaxis... qui coûte 65 % plus cher, mais qui contient aussi comme adjuvant de l’aluminium, fortement accusé par l’association E3M et l’équipe de l’Inserm de l’hôpital Henri-Mondor d’être responsable de myofasciite à macrophages, une maladie neuromusculaire particulièrement invalidante (…)
Gardasil : coûteux... et utile ?
Précipitation, trafic d’influence, prix surévalués : l’histoire du Gardasil illustre bien les liens entre les responsables politiques et les géants de la pharmacie et de la vaccination. Au départ, l’idée est séduisante. Le cancer du col de l’utérus, une complication d’une infection par certains papilloma virus, tue 200 000 femmes chaque année, dont 1 100 en France. (…)
C’est Xavier Bertrand lui-même, ministre de la Santé, qui annonce avant même la décision des autorités sanitaires le remboursement du Gardasil à un tarif extravagant, qui en fait le vaccin le plus cher du monde. Même si le prix a baissé un peu depuis, avec 363 euros, ce sont des millions d’euros payés par notre Sécu, qui tombent dans la poche du patron du laboratoire français Sanofi. Des millions d’euros dépensés pour un vaccin dont on ne sait pas l’efficacité, et qui auraient sûrement été mieux placés dans l’organisation d’une politique de dépistage systématique par frottis (…)
L’obligation vaccinale en France n’a pas fait la preuve de son efficacité, avec la baisse du taux de couverture, même pour les vaccins obligatoires. Et beaucoup de pays européens sans obligation vaccinale font mieux que la France, pour des vaccins seulement recommandés. (…)
Alors il est probable que la meilleure solution consiste en une liberté de vaccination, mais combinée avec un choc de confiance pour une liste limitée de vaccins recommandés, utiles, bien testés, aux populations cibles bien définies, aux effets secondaires limités et socialement acceptés…. (…)
Pour marquer rapidement une rupture avec les politiques publiques de soumission aux intérêts des labos, il faut, au nom du principe de précaution, et puisqu’une alternative sans danger existe, fournir des vaccins sans aluminium et financer les études Inserm sur le sujet. La pénurie organisée des vaccins tétravalent et pentavalent au profit de vaccins hexavalent, qui oblige à vacciner contre l’hépatite B, doit cesser. Pour les vaccins recommandés, il faut aussi la gratuité. (…)
Alors il ne faut pas seulement mettre l’industrie pharmaceutique et ses experts « sous contrôle ». La véritable solution serait de proclamer les vaccins bien communs de l’humanité, de mettre sous contrôle public (scientifiques et professionnels indépendants, associations de malades et d’usagers, syndicats…), et d’exproprier les trusts pharmaceutiques, qui privent la majorité de la planète de l’accès aux médicaments et vaccins, mettent en danger la santé les patients des pays pauvres lors des essais cliniques et orientent la recherche vers les pathologies rentables des pays riches.
Décidément, la vaccination est quelque chose de beaucoup trop important pour être laissé aux intérêts des labos ou de l’État.

https://npa2009.org/arguments/sante/vaccins-scandales-sanitaires-et-conflits-dinterets

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