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NPA 27 -  Eure

Articles récents

Eure Habitat : la direction agit envers ses salariés comme le gouvernement

24 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

A EURE-HABITAT, la direction générale agit comme le gouvernement

 

Depuis 1982, la loi Auroux impose une négociation annuelle dans l'entreprise en particulier sur les salaires.

A Eure-Habitat, la négociation, sans réelle mobilisation des salariés, a échoué après 3 réunions:

--> pas d'augmentation générale des salaires en 2011 , 0 euro ! Donc refus du maintien du pouvoir d'achat des salariés.

Pour se serrer la ceinture la direction ne montre pas l'exemple : des privilèges maintenus pour certains cadres...

Ci-dessous un extrait du  tract de la section CFDT d'Eure-Habitat pour informer le personnel.

Eure-habitat-CFDT.jpg

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Grande Bretagne : les étudiants préparent la journée de mobilisation du 24 novembre

24 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Le mouvement de protestation étudiant s'oppose à la politique du gouvernement visant à augmenter massivement les frais d'inscriptions universitaires. Il met sous pression la composante libérale du gouvernement : les "Lib-Dems" alliés aux conservateurs ont renié leur promesse de campagne de réduire les droits d'inscription, qui vont bondir jusqu'à 9.000 livres par an (soit 10 640 euros). Après l'énorme manifestation de mercredi dernier rassemblant 50000 étudiants, la mobilisation se poursuit dans les universités avec des occupations et sittings. Partout se prépare la journée de mobilisation nationale du 24 novembre.

A partir d’une traduction de Guardian.co.uk et d’autres sources

Journée nationale de manifestations des étudiants en Grande Bretagne le 24 novembre

manif d'étudiants contre les frais de scolarité plus élevés 

Les étudiants, l'un vêtu comme Edward aux mains d'argent, :anifestent contre les frais de scolarité plus élevés et des coupes dans le financement des universités de Westminster   

 

Encouragés  par le nombre de ceux qui sont descendus dans les rues de Londres pour faire campagne contre la proposition d'augmenter jusqu'à £ 9,000 par année les frais d'inscription (soit plus de 10 640 euros) , les étudiants organisent des actions de protestations à travers le pays.

Les groupes locaux ont élaboré des plans pour une journée nationale d'action du 24 novembre. Michael Chessum, le co-fondateur de la Campagne nationale contre les coupures, prévoit qu'il y aura une perturbation généralisée, que les étudiants organiseronts des sit-in, occupations ou des débrayages dans les universités et les collèges.

"Nous rejetons toute tentative de caractériser la Millbank protestation (50 000 manifestants à Londres mercredi dernier)  comme le fait de petits groupes «extrémiste» ou non représentatifs de notre mouvement. Nous saluons le fait que des milliers d'étudiants étaient prêts à envoyer un message aux conservateurs que nous allons nous battre pour gagner. "

"La vraie violence dans cette situation ne porte pas sur une fenêtre brisée, mais sur l'impact destructeur des coupures de crédits et des privatisations qui vont suivre, si les frais de scolarité sont augmentés et si des réductions massives de financement sont mises en œuvre. "

Les étudiants se mobilisent aussi contre les députés du Lib Dem (parti libéral), pour leur rappeler leur promesse pré-électorale  contre une hausse des frais de scolarité dans les universités anglaises.

 

Quelques exemples de la mobilisation en Grande Bretagne:

A l’université du Sussex, plusieurs centaines d’étudiants  ont occupé amphithéâtre sur le campus pour protester contre les mesures gouvernementales visant à augmenter les frais de scolarité et les compressions dans le financement de l'éducation.L'AG des étudiants appelle les étudiants dans les universités et collèges partout au pays à suivre leur exemple.


A l’université de Manchester sitting de 3 heures des étudiants. Les manifestants ont occupé un bâtiment à l'Université de Manchester, exigeant l'accès aux comptes pour voir comment la réduction des dépenses du gouvernement affecte les élèves et le personnel


A Cambridge, les étudiants mobilisés de l'université des sciences, de génie et en technologie refusent "la marchandisation de l'éducation».

 

La solidarité en France

Motion de soutien aux étudiants britanniques de l'AG des étudiants du Havre du 15 novembre 2010:

"Chers camarades,

Nous avons appris avec joie, que le 10 novembre à Londres, 50'000 étudiants et universitaires défilaient dans les rues de Londres contre l'augmentation des frais d'inscription et les réductions de budget annoncées dans les universités britanniques.

Nous sommes particulièrement sensibles à cette problématique. En effet, la loi sur l'autonomie des universités, votée en 2007, a déjà entraîné des baisses de budgets et des hausses des frais d'inscriptions a certains diplômes.

L'austérité et les attaques contre les salariés et les jeunes étant, au minimum, organisées à l'échelle continentale, la riposte doit l'être aussi.

Nous, étudiants Havrais réunis en assemblée générale ce lundi 15 novembre, nous déclarons par conséquent solidaires des étudiants et universitaires mobilisés en Grande-Bretagne. Nous chercherons, avec les moyens qui sont les nôtres , à populariser votre lutte."

 

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Portugal : Succès de la grève générale contre l'austérité

24 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

AFP: 24 novembre 2010

Portugal: grève générale contre l'austérité massivement suivie

Avions annulés, ports paralysés, métros fermés: la grève générale contre l'austérité était massivement suivie mercredi matin au Portugal, affectant fortement l'ensemble de services publics mais aussi les grandes entreprises.

 

Le secteur des transports était particulièrement touché: aucun avion n'était prévu mercredi au départ ou à l'arrivée des aéroports portugais, selon l'ANA, gestionnaire des aéroports portugais. Plus des trois quarts des trains ont été annulés et 60% des autobus, selon des chiffres fournis par les directions de Comboios de Portugal et Carris.

A Lisbonne, aucun métro ne circulera de la journée, et le transport fluvial entre les deux rives du Tage a été interrompu, ont confirmé le Metropolitano de Lisboa et la Transtejo.

La grève, convoquée par les deux principales centrales syndicales CGTP et UGT, unies pour la première fois depuis 1988, paralysait également le secteur de l'éducation, avec de nombreuses écoles fermées, et de la santé, la plupart des hôpitaux assurant seulement un service minimum d'urgence, selon des sources syndicales.

Selon les syndicats, le mouvement était également "massif" dans les grandes entreprises, notamment dans le secteur de la construction automobile, avec plus de 90% de grévistes à Autoeuropa ou Sakhti.

Des piquets de grève avaient été mis en place dès avant minuit, notamment à l'aéroport de Lisbonne, où dix des onze pompiers de service avaient cessé le travail.

Mercredi matin, un incident a été signalé à l'entrée d'un centre de tri de la poste à Lisbonne, entre syndicalistes et forces de l'ordre. Selon une source syndicale, des éléments du piquet de grève ont été bousculés lors d'une "charge de la police" pour les déloger. "Il n'y a eu aucune charge", a affirmé de son côté un porte-parole de la police nationale.

La dernière grève générale au Portugal remonte à mai 2007 et avait été organisée à l'époque par la seule CGTP, proche du Parti communiste, pour protester contre la politique de rigueur menée par le premier gouvernement socialiste de José Socrates, déjà pour redresser les déficits.

Le parlement portugais doit voter vendredi le budget 2011 qui doit permettre de ramener le déficit public de 7,3% en 2010 à 4,6% l'an prochain, et prévoit notamment une baisse des salaires du secteur public, la diminution de nombreuses prestations sociales et des hausses d'impôts.

En dépit de ces mesures sans précédent censées apaiser les marchés financiers, le Portugal pourrait être contraint, selon nombreux analystes, de faire appel, après la Grèce et l'Irlande, à l'aide du FMI et de l'Union européenne pour se financer.

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Le 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

23 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DROITS DES FEMMES

Pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 

Voir le site du Collectif Droits des Femmes

 

Le 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, tombe un dimanche. Avec de nombreuses associations, nous appelons à un rassemblement unitaire le samedi 24 novembre 2007 à 15h, à proximité du Ministère de la Justice (angle Place Vendôme - rue de la Paix).

Il est urgent que le Gouvernement et/ou le Parlement se saisissent du projet de loi-cadre contre les violences faites aux femmes, qui a été élaboré collectivement à l’initiative du CNDF.

En effet, seule une loi-cadre peut :

• prendre en compte toutes les formes de violences faites aux femmes à la maison, dans la rue, au travail

• créer, développer et centraliser les dispositifs de prévention, de protection, de répression, de soutien, solidarité et de recours judiciaires afin de les rendre visibles, efficaces et opérants.

Nous ne voulons pas de petits rafistolages par ci par là, mais une prise en compte globale et politique de toutes les formes de violences sexistes, et des mesures très concrètes portant enfin sur la prévention, l’éducation, la protection, etc.

Ci-joint le tract d’appel que vous pouvez diffuser autour de vous !

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Dans l'automobile, lutter contre les licenciements

23 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Communiqué du NPA

Dans l'automobile, lutter contre les licenciements

revolution_logo.pngLes feux et paillettes du Mondial de l’Automobile n’auront pas masqué longtemps la profonde crise qui n’en finit plus de miner l’une des industries qui a porté l’économie mondiale des 50 dernières années. Après le rapport gouvernemental qui reconnaît que 40 à 50 000 emplois sont menacés chez les petits sous-traitants automobiles en 2010 et 2011, c’est au tour de la direction de Renault d’annoncer de nouvelles restructurations qui vont entraîner d’ores et déjà plusieurs milliers d’heures de chômage technique (2 mois de chômage technique prévu à Sandouville).

Mais ce n’est qu’un début car ce sont des fermetures de sites entiers qui sont dans les cartons du patronat de la branche. Après avoir bénéficié des millions d’euros du gouvernement pour une première vague de restructurations, les grands groupes et les équipementiers s’apprêtent à poursuivre leurs réorganisations au niveau mondial. Et pourtant tous les groupes affichent des bénéfices colossaux , en particulier, General Motors qui vient d’exploser les scores lors de sa réintroduction en Bourse.

Patronat et gouvernement ont retardé les annonces jusqu’à l’affaiblissement de la mobilisation contre la réforme des retraites. Pas question pour le gouvernement de prendre le risque d’ajouter un motif aux mobilisations en cours. Et pourtant l’une des premières mesures envisagées serait la mise à la retraite anticipée de milliers de salariés au titre de la pénibilité !

La crise économique est toujours là. Le patronat et le gouvernement ont comme projet de continuer à nous faire payer durement la facture de leur crise. Et pour continuer à s'enrichir, ils aggraveront encore davantage l'exploitation en fermant des usines, en supprimant des emplois comme à Renault et à PSA, en détériorant encore plus les conditions de travail. Face à cela, la riposte, et notamment la bataille pour, l'interdiction des licenciements est toujours plus d'actualité.

Le 22 novembre 2010

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Le peuple irlandais va payer pour les banques en faillite.

23 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Communiqué du NPA

Le peuple irlandais va payer pour les banques en faillite.

 

revolution_logo.pngLa crise du capitalisme n'en finit pas de rebondir ! Il est loin le temps où l'Irlande, « le tigre celtique », pratiquant le dumping fiscal et les droits sociaux a minima, pour le plus grand profit des sociétés, affichait des taux de croissance du PIB à hauteur de 7%.
L'éclatement de la bulle immobilière a laissé les banques irlandaises sur le sable, avec à la clef un gros paquet de produits toxiques, soit des dizaines de milliards d'euros de dette.
L'état irlandais a dû refinancer les banques mais les il se retrouve maintenant dans la ligne de mire des marchés financiers qui font payer chèrement leurs lignes de crédit.
L'éventuelle faillite des banques irlandaises mettant en danger des banques anglaises, du fait de leurs connexions, l'Union européenne et le Fonds monétaire international vont voler au secours des banquiers et des capitalistes irlandais mais en dernier ressort ce sera le peuple irlandais qui paiera la facture.
Le gouvernement irlandais qui avait déjà durement frappé à la caisse les salariés, par des baisses de salaire, des allocations familiales, une hausse des impôts, la suppressions de dizaines de milliers d'emplois et des coupes budgétaires, va imposer un nouveau plan d'austérité pour économiser 15 milliards d'euros d'ici 2014.
Une fois de plus, c'est l'emploi et le niveau de vie des salariés qui vont trinquer, alors que dans le même temps le taux d'imposition très bas sur les entreprises et les sociétés ne va pas bouger.
Après la Grèce, l'Espagne, le Portugal, la Roumanie, la Hongrie, c'est au tour de l'Irlande. Les résistances sociales qui se font jour dans ces différents pays doivent s'unifier pour que les salariés ne payent pas la crise du système capitaliste.


Le 23 novembre 2010

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Tract carton rouge - Novembre 2010 : Montrer notre force !

22 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Jeunes NPA

Tract Carton rouge - Novembre 2010 -

distribué dans les lycées de l'Eure et l'IUTd'Evreux

Cliquer ICI pour lire le tract au format PDF imprimable.

Carton-rouge-11-2010-a.jpg

Carton-rouge-11-2010-b.jpg


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20 ordinateurs volés dans les locaux de Rue 89

22 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Après les vols d'ordinateurs dans les locaux de plusieurs journalistes enquêtant sur l'affaire Bettencourt (Le Monde, le Pont, Médiapart), c'est maintenat le tour de Rue 89...

Publié le 21/11/2010 à 12:01  Le Point.fr 

Cambriolage dans les locaux de Rue89, une vingtaine d'ordinateurs dérobés

 

Les nouveaux locaux de Rue89, dans le 20e arrondissement à Paris, ont été cambriolés dans la nuit de samedi à dimanche et une vingtaine d'ordinateurs ont été volés, annonce le site d'information. Notamment celui du cofondateur du site et directeur Pierre Haski et celui d'un enquêteur du site d'info, François Krug.

Le ou les cambrioleurs ont défoncé la porte en bois de la rédaction, située au premier étage d'un immeuble de bureaux en principe sécurisé, géré par la ville de Paris. La police (deuxième division de la police judiaire) s'est rendue sur place pour effectuer les premières constatations. On ignore encore comment les voleurs ont pu pénétrer dans l'immeuble, qui abrite surtout des start-up technologiques", indique Rue89.

Le cambriolage a été découvert dimanche matin par Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe, qui assurait la permanence du week-end. Ce n'est pas la première fois que Rue89 est cambriolé depuis son lancement, en mai 2007, souligne le site. À deux reprises, en août 2007 et en mars 2010, les locaux ont été "visités" et des ordinateurs volés. Il s'agissait toutefois de la précédente adresse de Rue89, beaucoup moins sécurisée, en théorie, que l'actuelle.

Une tentative de vol déjà il y a dix jours

"Même s'il intervient dans un contexte politique lourd, avec le vol de plusieurs ordinateurs de journalistes enquêtant sur l'affaire Bettencourt et les polémiques sur la surveillance des journalistes, il n'est pas possible, à ce stade, de dire s'il s'agit d'un simple cambriolage crapuleux ou d'une tentative de mettre la main sur des données ou simplement de nous intimider", écrit Pierre Haski, directeur de la rédaction. Les portes ont été fracturées à l'aide d'un extincteur, a précisé Blandine Grosjean. Il y a dix jours, les locaux, qui n'ont pas de plaque les identifiant, avaient déjà fait l'objet d'une tentative de vol, a-t-elle poursuivi.

Le site Rue89 a été lancé en 2007 par quatre anciens de Libération (Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac et Arnaud Aubron).

 

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L'attentat de Karachi : une autre affaire d'Etat

22 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

L'Edito  de Rue 89

Affaire Karachi : faire sauter tous les verrous de l'enquête

Par Pierre Haski | Rue89 | 19/11/2010 

Pour faire éclater la vérité sur l'attentat de 2002, les familles de victimes ouvrent des « fronts » en multipliant les plaintes.

 La saison des boules puantes est lancée… Les affaires du moment, celle de Karachi, comme celle de Bettencourt-Woerth, contiennent suffisamment d'éléments explosifs pour être utilisées à des fins partisanes à l'approche de l'élection présidentielle de 2012. Raison de plus pour que toute la lumière soit faite : c'est le seul moyen de rendre l'air politique plus respirable.

La dernière sortie d'Hervé Morin, vendredi matin sur France Info, sent bon le règlement de compte pas très glorieux : allez-donc demander à François Bayrou pour les rétrocommissions de Karachi, a balancé celui qui était, jusqu'à la semaine dernière, ministre de la Défense de la France, et, précédemment, le bras droit de… François Bayrou.

Cette sortie est évidemment pleine de sous-entendus faciles à décoder : Morin ambitionne d'incarner le centre en 2012, et un petit croche-patte à son ex-ami Bayrou, qui sera lui aussi au même rendez-vous et à la même place sur l'échiquier politique, est toujours bon à prendre.

Les familles de victimes, citoyens ordinaires face à la raison d'Etat


C'est assez petit au regard de l'enjeu. Ces affaires sont le cancer de la vie politique française, surtout, dans le cas de Karachi, quand elles ont eu pour conséquences la mort d'hommes qui n'avaient rien à voir, de près ou de loin, avec ces rétrocommissions. Or, les obstacles sur le chemin de la vérité, et de la justice, sont encore trop nombreux, dont la plupart proviennent du cœur du système politique et administratif.

La lecture du livre « On nous appelle “les Karachi” » (éd. Fleuve Noir), publié par les porte-parole des familles de victimes de l'attentat commis contre des ingénieurs français au Pakistan, Magali Drouet et Sandrine Leclerc, dont David Servenay a rendu compte en détail mercredi, est de ce point de vue éclairante.

Les deux jeunes femmes, dont les pères ont péri à Karachi, sont des citoyennes ordinaires soudain confrontées à la raison d'Etat, ou la raison politique, on ne sait pas encore. Le parcours qu'elles décrivent est édifiant, entre mépris et obstruction, de la part de ceux qui, jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, auraient dû se mettre en quatre pour contribuer à faire éclater la vérité. Et il suffit d'un changement de juge antiterroriste chargé de l'enquête pour que l'ambiance et le fond changent du tout au tout.

Comment ne pas voir un ballet concerté de la majorité pour protèger on ne sait qui, cacher on ne sait quoi ? Lorsque Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée nationale, refuse de communiquer au juge antiterroriste Marc Trevidic les auditions d'une soixantaine de personnes entendues par la mission parlementaire consacrée à l'affaire Karachi. Au nom de la « séparation des pouvoirs », dit-i.

Dans un courrier envoyé le 9 novembre au juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a refusé de transmettre les délibérations sur les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Selon le Point, Jean-Louis Debré expliquerait que ces délibérations sont « couvertes par le secret pendant 25 ans, aux termes d'une loi organique de 2008. »

Le juge avait fait cette demande après la découverte par la police au Conseil constitutionnel d'autres pièces montrant que ses rapporteurs avaient demandé en vain en 1995 le rejet des comptes de campagne d'Edouard Balladur. Ces comptes comportent des versements en espèces non justifiés de plus de 13 millions de francs (deux millions d'euros).

Edouard Balladur avait expliqué à l'époque au Conseil constitutionnel que cet argent provenait de la « vente de gadgets et de T-shirts », selon les pièces saisies par la police.

Pour les familles des victimes qui ont porté plainte tous ces refus de coopérer s'apparentent à une vulgaire obstruction.

Plaintes contre Chirac et Villepin

 

Comment peut-on imaginer, à ce stade de l'affaire, lorsque Charles Millon, ancien ministre de la Défense de Jacques Chirac, ex-collègue de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, dit à un juge qu'il y a bien eu rétrocommissions, que l'affaire n'aille pas à son terme, et que tous les verrous qui empêchent aujourd'hui la révélation complète de la vérité ne sautent pas les uns après les autres ?

Ou qu'un nouveau témoin entendu jeudi par le juge d'instruction Renaud Van
Ruymbeke, Michel Mazens, un haut fonctionnaire alors chargé par l'Etat français de négocier les contrats d'armement, a déclaré, selon sa déposition relatée à Reuters par une source proche du dossier, que Jacques Chirac avait bien fait cesser les paiements en 1995.

Les familles l'ont bien compris, qui multiplient les plaintes, ce vendredi contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin, afin d'ouvrir des « fronts », afin de faire péter la grande muraille du mensonge et de l'obstruction.

Quelques données simples. Il y avait, à l'époque de la campagne d'Edouard Balladur, un comité de campagne qui se réunissait tous les jours. Ses membres en étaient :

·                     Nicolas Sarkozy (alors ministre du Budget, aujourd'hui président de la République),

·                     Nicolas Bazire (ex-directeur de cabinet de Balladur, aujourd'hui à la tête du groupe LVMH),

·                     Brice Hortefeux (représentant de Nicolas Sarkozy, actuel ministre de l'Intérieur),

·                     William Abitbol (représentant de Charles Pasqua, aujourd'hui… restaurateur),

·                     Renaud Donnedieu de Vabres (représentant de François Léotard, par la suite ministre de la Culture),

·                     Marielle de Sarnez (représentante de François Bayrou, aujourd'hui au Modem).

Et il y avait un trésorier de campagne, René Galy-Dejean, ex-député UMP aujourd'hui bien âgé… et bien discret.

Pour que la justice avance


Que savaient-ils ? Sont-ils prêts à tout faire pour que la justice éclate ?

Peut-être que cette piste d'un lien entre l'attentat de Karachi et les éventuelles rétrocommissions relève du fantasme, de la « complotite aigüe ». Mais y a-t-il une autre manière de le savoir et dissiper le doute qui s'installe que d'aller au fond des choses plutôt que de mettre des bâtons dans les roues de la justice, ou de ricaner en conférence de presse ?

A ce stade de l'évolution du dossier, cette réponse apparaît comme une énorme maladresse. On attendrait au contraire du président de la République qu'il fasse tout pour aller au fond de l'affaire. Il faut croire que la justice devra se faire malgré lui, et pas grâce à lui.

Sur Karachi, sur Bettencourt-Woerth, sur la surveillance des journalistes…

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Délit d'initié gigantesque à Wall Street...

22 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Une affaire géante de délit d'initié sur le point d'être révélée aux Etats-Unis

Les Etats-Unis mettent la touche finale à une enquête pour délit d'initié qui pourrait être la plus importante de l'histoire du pays et s'apprêtent à lancer des poursuites qui risquent de secouer la finance américaine à peine remise de la crise, selon le Wall Street Journal.

 

Clôturant une enquête de trois ans, la justice américaine, la police fédérale (FBI) et l'autorité boursière américaine (SEC) "pourraient" lancer des poursuites avant la fin de l'année dans cette affaire, affirme le quotidien samedi, citant des sources proches du dossier.

L'affaire impliquerait des dizaines de consultants, analystes, banquiers d'affaires, opérateurs d'OPCVM ou de fonds spéculatifs qui auraient permis de générer des dizaines de millions de dollars de profits illégaux en se livrant à un délit d'initié, à savoir en divulguant ou utilisant des informations confidentielles sur des sociétés cotées.

Les enquêteurs examinent notamment si des banquiers de Goldman Sachs, un des plus grands noms de Wall Street, auraient dévoilé des informations liées à des fusions dans le secteur de la santé à des investisseurs.

Le bureau du ministre de la Justice de New York, le FBI, la SEC et Goldman Sachs n'ont pas commenté ces informations.

L'enquête pourrait dévoiler "une culture du délit d'initié dans les marchés financiers américains, y compris de nouvelles manières de faire passer des informations confidentielles à des opérateurs boursiers à travers des experts liés à des secteurs ou des entreprises particulières", détaille le quotidien.

Parmi les nombreuses entreprises visées, les enquêteurs examinent les pratiques de Primary Global Research, un cabinet californien qui met en relation des experts avec des investisseurs à la recherches d'informations sur les secteurs de la technologie et de la santé.

Cette affaire survient un an après celle du fonds spéculatif Galleon dont le fondateur Raj Rajaratnam est accusé d'avoir profité d'informations confidentielles pour réaliser 20 millions de dollars de profits boursiers.

Il doit être jugé plus tard cet automne ainsi qu'une ancienne employée, Danielle Chiesi, qui plaide non coupable.

Le fondateur d'un fonds d'investissements à risque qui a appartenu par le passé aux banques Bear Stearns puis JPMorgan Chase, Mark Kurland, a déjà été condamné à 27 mois de prison dans le cadre de cette affaire, où sont également impliqués des cadres d'Intel, IBM et McKinsey. Un ancien administrateur de Goldman Sachs, Rajat Gupta, fait lui l'objet d'une enquête.

Autre exemple de ce type d'affaires, un médecin français de 50 ans, Yves Benhamou, a été arrêté début novembre aux Etats-Unis. Il est accusé d'avoir été rémunéré comme consultant par un fonds spéculatif pour lui donner des informations confidentielles sur des essais cliniques qu'il supervisait pour le compte du laboratoire de biotechnologies Human Genome Science.

Si des poursuites sont lancées, ce pourrait être un nouveau coup dur pour la finance américaine, à peine remise des turbulences financières de 2008 et 2009.

Goldman Sachs pourrait, si elle est l'objet d'accusations, voir son image un peu plus écornée, alors qu'elle a déjà été poursuivie cette année par la SEC pour avoir trompé des investisseurs en leur vendant des produits dérivés adossés à des prêts hypothécaires risqués (subprime).

L'affaire a été réglée à l'amiable mi-juillet pour 550 millions de dollars, un record.

AFP - 20/11/2010

 

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