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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles récents

Tract Carton rouge - octobre 2010 : Sarko reste sourd ? crions plus fort !

17 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Jeunes NPA

Tract Carton rouge - octobre 2010 - distribué dans les lycées de l'Eure

Cliquer ICI pour lire le tract au format PDF imprimable.

 

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Solidarité avec les salariés du port et des raffineries de Marseille !

17 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Raffineries : «On bloque pour ceux qui ne peuvent pas faire grève» (Louise Fessard)

Publié dans Mediapart


Il fallait chercher les salariés des raffineries, peu nombreux cet après-midi, dans la manifestation marseillaise. «Nous avons été mobilisés toute la semaine, certains ont voulu profiter un peu de leur famille», explique Mehdi Rachid, 30 ans, opérateur de jour à la raffinerie Total La Mède et élu au comité d'entreprise (CE). Depuis mardi, les salariés des quatre sites pétrochimiques de l'étang de Berre (exploités par Total, Lyondellbasell, Exxon et Inéos) empêchent toute sortie de produits raffinés. Et à cause du blocage depuis le 27 septembre par les agents du port de Fos-Marseille des terminaux pétroliers de Fos-Lavéra, les unités s'arrêtent les unes après les autres.

La seule banderole présente était celle du site pétrochimique LyondellBasell de Berre. Pierre Bertrand, 53 ans, agent de maîtrise, explique que la CGT, qui a fait 80% aux dernières élections du comité d'entreprise sur l'ensemble du site (raffinerie, vapocraqueur et chimie), «est très bien vue de la direction du site avec qui le dialogue est permanent». Ce qui permet, malgré le blocage, d'organiser «en bonne intelligence» une présence sur le site du personnel posté pour en assurer la sécurité.

«On bloque mais on ne perd pas de salaire, explique Damien Tamet, 59 ans, en prétraite depuis trois ans et lui aussi à la CGT. Ceux qui font les trois/huit assurent leur quart et ce sont les retraités, les gars en congé, les gars du matin, l'après-midi, et l'inverse qui bloquent le dépôt.» Les pertes de salaire sont donc minimes pour l'instant, mais au fur et à mesure des arrêts d'unité, «les salariés postés ne seront plus réquisitionnés et auront le droit d'exercer leur droit de grève», précise Mehdi Rachid. «Les gens sont déterminés et prêts à perdre de l'argent», dit-il. A Total, la CGT, également majoritaire, a prévu des caisses de solidarité pour soutenir les salariés postés.
Après 33 ans de trois-huit, Pierre Bertrand, 53 ans, sera «très content de partir à la retraite, dans trois ans si la loi n'est pas remise en cause». Dans les raffineries et sites chimiques, la plupart des salariés peuvent partir en pré-retraite à 55 ans grâce à des accords de branche obtenus en compensation des conditions de travail (horaires décalés, produits toxiques, etc.).

Damien Tamet, en préretraite, reçoit ainsi une «rente» («C'est comme ça que ça s'appelle», rigole-t-il) de 2000 euros brut par mois soit 70% de son ancien salaire. Mais pas question de parler de «privilégiés». «Il faut venir voir sur le terrain, s'exclame cet homme qui a commencé à travailler à 17 ans. Les gens qui vont à la pompe ne se rendent pas compte du boulot pour produire le carburant : nous travaillons les matins, les soirs, les jours fériés, le matin de Noël, le dimanche...»

Un jeune homme à ses côtés complète : «Le salaire c'est essentiellement des primes, si on faisait le journalier, on aurait un tiers en moins.» En février, ils avaient déjà fait grève par solidarité avec les salariés des raffineries Total contre la fermeture de la raffinerie de Dunkerque. «Actuellement, il y a une politique de faire venir le carburant déjà raffiné de l'étranger et de fermer les raffineries, au risque de perdre notre indépendance énergétique», estime Damien Tamet.

Les deux salariés sont aussi inquiets pour leurs avantages, tous acquis sous la direction Shell avant le rachat du site en 2008 par la multinationale américaine Lyondellbasell. «Les Américains ne comprennent pas qu'on ait des RTT, les congés, un comité d'entreprise avec un restaurant, chez eux les gars amènent la gamelle», raconte Pierre Bertrand. Mais en contrepartie, nous n'avons jamais eu d'incident important, les Français savent manager leur entreprise !» «La raffinerie, on travaille dedans et on vit autour, donc on a confiance», dit Damien Tamet.

Au-delà des questions personnelles, leur mobilisation se veut surtout stratégique. Pierre Bertrand s'est engagé dans le mouvement «parce qu'on peut bloquer pour tous ceux qui ne peuvent pas faire grève dans les petites entreprises, et pour que les jeunes aient du travail». «Ma fille a 24 ans et elle enchaîne les petits boulots», regrette-t-il. La moyenne d'âge dans la raffinerie LyondellBasell est de «40-55 ans» et il va bientôt falloir recruter pour remplacer «toute la palanquée» qui va partir. «Mais si la loi passe, les jeunes vont rester à l'ANPE deux ans de plus», prévoit Damien Tamet.

Il y a aussi «tout le reste, tous les problèmes qu'on a avec des classes moyennes qui souffrent beaucoup pendant qu'on grossit le portefeuille des actionnaires», témoigne Thierry, 44 ans, agent de maîtrise journalier à la raffinerie de Lavéra (Inéos). Il veut croire que «le mouvement des routiers va s'enchaîner». «Ça va se durcir encore, prévoit cet élu CGT au CE. Dès qu'on fera des blocages de la distribution d'essence, des dépôts de pétrole, ça va mobiliser encore plus.» Samedi, les forces de l'ordre sont déjà intervenues pour évacuer les manifestants qui empêchaient les camions-citernes de s'approvisionner à un dépôt à Rouen. Vendredi, même scénario sur des dépôts à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), Bassens (Gironde) et Cournon d'Auvergne (Puy-de-Dôme).

«Nous tiendrons jusqu'à ce qu'ils proposent une réforme plus juste, dit Mehdi Rachid, qui, à 30 ans, a déjà douze ans dans la pétrochimie derrière lui. De toutes façons tant que le port ne reprendra pas le travail, la raffinerie ne pourra pas tourner, et même s'ils reprennent, il faut trois à quatre jours rien que pour la réalimenter.» A Marseille, chez les politiques de droite comme de gauche, le sentiment d'exaspération monte contre les syndicats alors que les ordures s'accumulent dans les rues, que les terminaux pétroliers sont bloqués depuis vingt jours et que la compagnie low cost RyanAir vient de décider de quitter l'aéroport Marseille-Marignane. «Les agents du port ont bien raison de se battre pour leur statut et on partage leurs inquiétudes sur l'avenir industriel de la pétrochimie, remarque Mehdi Rachid. Les politiques et le patronat ont beau communiquer en disant qu'on tue la ville, ce sont eux qui tuent Marseille

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Appel de l'UNEF aux étudiants : Tous dans la rue le mardi 19 octobre !

17 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Les jeunes toujours plus nombreux à se mobiliser

Pour la 4ème fois consécutive depuis le début de la mobilisation, près de 3 millions de personnes sont descendues dans la rue ce samedi 16 octobre. Cette journée est un incontestable succès, et démontre la détermination du mouvement social à obtenir une autre réforme des retraites.

Cette nouvelle journée de manifestation a également vu une augmentation de la participation des jeunes. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes sont venus manifester dans les cortèges, entre amis, en famille avec leurs parents, ou entre étudiants. Pour le seul cortège parisien les jeunes étaient près de 25 000.  Les jeunes étaient également plus de 3 500 à Bordeaux, Marseille et Nantes, plus de 3 000 à Brest et Toulon,   plus de 2 000 à Perpignan et Grenoble.

Les jeunes sont conscients que cette réforme constitue une véritable double peine pour eux : elle leur ferme aujourd’hui un peu plus les portes de l’emploi, et elle va les maintenir plus longtemps au travail demain, sans leur garantir de pouvoir toucher une retraite à taux plein.

Chômage, précarité, absence de reconnaissance sociale: les jeunes sont peu à peu devenus des sous-citoyens. Plus le gouvernement leur refuse le droit à la parole sur leur avenir, plus ils répondront nombreux dans la rue. Ils refusent de servir d'alibi à toutes les régressions sociales. Ils refusent de se voir imposer un avenir fait de précarité, de chômage, et de peur du lendemain.

Le gouvernement doit entendre les inquiétudes qui s’expriment et reculer sur sa réforme.

Le gouvernement doit sortir de l’impasse dans laquelle il s’est lui même enfermé. Notre pays connait une mobilisation historique. Le gouvernement doit faire preuve de responsabilité, en revenant sur sa réforme, et en ouvrant au plus vite des négociations avec l’ensemble des parties prenantes, dont les jeunes. L'UNEF réclame la validation des années d'études et la prise en compte des périodes d'inactivité forcée dans le calcul des retraites.

L’UNEF appelle les étudiants à manifester mardi 19 octobre.

Alors que le gouvernement continue d'ignorer les inquiétudes et les aspirations des jeunes, l’UNEF appelle tous les jeunes à franchir un cap dans leur mobilisation.

L’UNEF appelle les jeunes et les étudiants à poursuivre et à amplifier leur mobilisation.

L'UNEF appelle l’ensemble des étudiants à construire la mobilisation dans la durée en se réunissant en assemblées générales et en décidant d'actions sur les universités.

L'UNEF appelle les étudiants à inscrire leur mobilisation dans la durée aux côtés des salariés, en participant aux journées de mobilisation appelées par l'intersyndicale professionnelle, avec pour prochaine étape la journée de mobilisation du 19 octobre.

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Photos de la manif du 16 octobre à Evreux

17 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Merci aux camarades photographes du NPA-27!

 

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Privilèges : Les députés ont refusé, à l'unanimité, d'aligner leur régime de retraite au régime général

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Les députés ont unanimement refusé d'aligner leur régime de retraite au régime général (amendement n°249 3/09/2010)

Par un vote du 3 septembre 2010, les députés ont rejeté à la quasi-unanimité l'amendement n°249 Rect. proposant d'aligner leur régime spécifique de retraite (dont bénéficient également les membres du gouvernement) sur le régime général des salariés.

Les parlementaires refusent donc d'être soumis au régime de retraite de la majorité des Français  !

C'est ce qu'ils appellent une réforme "juste" paraît-il !

A faire suivre.

Les Français ont le droit de savoir ...

source :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp

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Tract NPA-27: il nous faut un mai 68 qui aille jusqu'au bout

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA-27 distribué à la manifestation du samedi 16 octobre 2010 à Evreux.

Cliquer ICI pour lire au format PDF imprimable.

 

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100 000 métallos manifestent à Rome contre Berlusconi

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Italie: des dizaines de milliers de "métallos" manifestent à Rome

ROME - Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Rome à l'appel de la branche métallurgie du syndicat CGIL pour défendre les conditions de travail dans leur secteur, en particulier dans l'automobile, et dénoncer la politique du gouvernement Berlusconi.

Italie: des dizaines de milliers de "métallos" manifestent à Rome

Manifestation pour la défense des conditions de travail le 16 octobre 2010 à Rome, en Italie

AFP/Christophe Simon

"Nous devons continuer cette lutte et pour cela, il faut commencer à planifier une grève générale", a lancé Maurizio Landini, le chef du syndicat FIOM-CGIL, les "métallos" de la CGIL, rassemblés dans le centre de Rome.

La foule de manifestants a répondu en criant: "grève, grève, grève".

"Nous avons un gouvernement qui ne se préoccupe que (de la maîtrise) des finances publiques", a renchéri Guglielmo Epifani, le leader de la CGIL, centrale syndicale ancrée à gauche et qui revendique 5 millions d'adhérents.

Italie: des dizaines de milliers de "métallos" manifestent à Rome

Un manifestant portant un masque de Berlusconi et une pancarte "Il y a une crise, mais pas pour moi", à Rome le 16 octobre 2010

AFP/Alberto Pizzoli

Il a cité les secteurs de la construction et de l'automobile parmi les champs d'activité actuellement les plus touchés par la crise économique.

Selon M. Epifani, les dirigeants d'entreprise et le gouvernement "veulent tirer profit de la crise pour affaiblir les droits des travailleurs". "La situation sociale est très dure. Le pays est sur la pente descendante, il ne se redresse pas comme il le devrait et le chômage augmente", a-t-il ajouté.

M. Epifani a annoncé qu'une date pour une grève générale serait fixée lors d'une autre manifestation prévue le 27 novembre si le gouvernement ne prend pas auparavant des décisions pour venir en aide aux salariés des secteurs en difficulté.

Les organisateurs avaient annoncé la participation de 100.000 manifestants aux deux cortèges qui ont convergé dans le calme vers la place St-Jean-de-Latran, lieu traditionnnel des grands rassemblements dans la capitale italienne.

La plupart des manifestants portaient des petits drapeaux rouges frappés des symboles de la FIOM-CGIL ou de la CGIL, brandissant pour certains des pancartes contre Silvio Berlusconi ou Sergio Marchionne, le patron de Fiat, premier groupe industriel du pays. Des militants de gauche participaient aussi au cortège.

Des centaines de policiers surveillaient le défilé, aux côtés du service d'ordre, traditionnellement bien organisé, du syndicat.

Le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, du parti populiste Ligue du Nord, allié du gouvernement de droite de M. Berlusconi, avait mis en garde dans la semaine contre de possibles affrontements en raison, selon lui, de l'infiltration de groupes anarchistes dans la manifestation.

Mais ses déclarations ont été rejetées avec vigueur par les dirigeants syndicaux et par les responsables de l'opposition, qui ont dénoncé chez M. Maroni une volonté de stigmatisation de tout mouvement proche de la gauche.

"Je peux garantir aux habitants de Rome et aux participants à la manifestation que la police garantira une sécurité maximale", a déclaré le chef de la police romaine Francesco Tagliente.

Selon les plus récentes statistiques officielles, le taux de chômage était en recul en Italie à 8,2% en août contre 8,4% le mois précédent, avec 2 millions de personnes à la recherche d'un emploi.

Même si ce chiffre est moins mauvais qu'ailleurs, l'industrie et en particulier la métallurgie a été frappée de plein fouet par la crise mondiale de 2008/2009.

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16 octobre : Mobilisation équivalente au 2 octobre selon les syndicats

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

De 50.000 à 310.000 manifestants à Paris

samedi 16 octobre 2010  

PARIS, 16 octobre (Reuters) - La manifestation organisée à Paris contre la réforme des retraites a réuni samedi 310.000 personnes, soit le même niveau que le 2 octobre, selon la CGT et 50.000 d'après la police, qui fait état d'une légère baisse.

Lors du précédent défilé, mardi dernier, les syndicats avaient compté en fin de journée 330.000 manifestants et la police 89.000.

Le samedi 2 octobre, les premiers comptabilisaient 310.000 manifestants et la préfecture de police 63.000. (Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser)

Mobilisation équivalente au 2 octobre selon les syndicats

samedi 16 octobre 2010

Actualisé avec Thibault, Mailly

PARIS, 16 octobre (Reuters) - La mobilisation des Français contre la réforme des retraites était ce samedi comparable à celle du samedi 2 octobre et le mouvement se maintient, ont estimé les dirigeants syndicaux.

"Nous serons au moins aussi nombreux que nous l'étions le samedi 2 octobre, ce qui pour nous est l'objectif que nous cherchions à atteindre", a déclaré le leader de la CGT, Bernard Thibault.

Pour François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, les premiers chiffres "sont équivalents au 2 octobre, c'est-à-dire au dernier samedi", ce qui montre que "la lassitude n'est pas dans les têtes".

"Le niveau de mobilisation est encore très important. Il est temps que ce gouvernement qui radicalise, qui bloque le pays, qui est devenu sourd, ouvre le dialogue avec les organisations syndicales qui le souhaitent", a-t-il dit.

Bernard Thibault, qui comme ses collègues s'exprimait au départ du cortège parisien, a estimé que la "diversité des initiatives" et la multiplication des arrêts de travail à travers le pays, des transports au secteur de l'énergie, allait créer "un mouvement que le gouvernement ne pourra pas éluder".

"Cela montre la détermination qui se confirme de ce mouvement d'ampleur inégalée depuis de nombreuses années", a-t-il dit.

Pour Jean-Claude Mailly, dirigeant de Force ouvrière, "le mouvement se maintient" et "c'est le gouvernement qui est à l'origine d'un blocage".

Il a également estimé que la participation aux manifestations serait "au moins du même niveau que ce qui est comparable, c'est-à-dire le 2 octobre".

Le ministère de l'Intérieur a fait état, lui, d'une mobilisation à la baisse à la mi-journée avec 340.000 manifestants, contre 500.000 manifestants à la même heure mardi dernier et 380.000 le 2 octobre.

Les syndicats avaient annoncé en chiffre définitif 3,5 millions de manifestants pour la précédente journée d'action du 12 octobre, mardi, et 2,9 à trois millions le samedi 2 octobre. (Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser)

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Retraites: 3 millions de manifestants selon la CGT le 16 octobre

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

 16/10/2010

Réforme des retraites: 3 millions de manifestants selon la CGT... 825.000 selon la police


Par LIBÉRATION.FR

Manifestation à Paris le 16 octobre 2010

Manifestation à Paris le 16 octobre 2010 (Gonzalo Fuentes / Reuters)

18h15. La CGT a estimé à «près de trois millions» le nombre de manifestants contre la réforme des retraites samedi, un nombre identique à celui du samedi 2 octobre. A l'inverse, le ministère de l'Intérieur fait état du «plus bas niveau de participation» depuis la rentrée, avec quelque 825.000 personnes qui ont défilé dans 264 cortèges.

A voir: le diaporama de notre envoyée spéciale dans la manifestation parisienne et le récit de notre correspondant à Orléans.

 

envoyé par LibeOrleans

17h30. Entre 16.400 (police) et 180.000 personnes (syndicats) ont manifesté samedi dans les rues de Marseille pour s'opposer à la réforme gouvernementale des retraites. On pouvait lire sur la banderole de tête«Pour l'abolition de ce projet gouvernemental, pour une véritable réforme des retraites, pour une juste répartition des richesses».

17h00. La première secrétaire du PS Martine Aubry a de nouveau enjoint l'exécutif à suspendre le débat en cours au Sénat sur la réforme des retraites, samedi au départ de la manifestation lilloise.

Photo Reuters

«Arrêtez, suspendez aujourd'hui votre projet au Sénat, mettez tout le monde autour de la table», a-t-elle lancé à l'adresse du président et du Premier ministre, «nous contribuerons à la solution, comme nous l'avons fait avec les propositions que nous avons déjà présentées aux Français».

16h30. La bataille de chiffres autour de la participation à la journée de manifestations contre la réforme des retraites promet d'être rude. A Paris, le cortège a rassemblé 310.000 personnes, comme lors de la manifestation du samedi 2 octobre, selon un comptage de la CGT. La police, elle, n'en dénombrait que 50.000, soit 13.000 de moins que deux semaines plus tôt. A Bordeaux, quelque 130.000 personnes, selon les syndicats, 13.500, selon la police, ont défilé dans les rues. A Orléans, on dénombrait environ 12.000 personnes, soit 3000 personnes de moins qu'il y a quinze jours.

16h00. Le carré de tête du cortège parisien arrive place de la Bastille. Florilège des slogans entendus par notre envoyée spéciale: «Grève générale jusqu'au retrait total», «Ce qu'un parlement a fait, la rue peut le défaire», «La retraite à 60 ans, on s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder». Les banderoles du théâtre du soleil ont aussi fait leur petit effet: «Elle est bientôt finie cette nuit au Fouquet's? Signé: le peuple», «L'économie, c'est la science du partage».

14h45. Le président de l'Unef Jean-Baptiste Prévost a jugé que «quand le pouvoir souhaitait éviter des incidents», il savait «s'organiser en conséquence», commentant les violences en marge de manifestations lycéennes contre la réforme des retraites cette semaine. «En 2006, lors du mouvement contre le CPE, Sarkozy avait à deux reprises organisé des rencontres avec les services d'ordre des organisations de jeunesse. Cela n'a pas été le cas depuis le début de cette mobilisation», a-t-il expliqué.

14h25. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a accusé le gouvernement d'avoir «radicalisé le pays» et d'être «en train de le bloquer», samedi avant le départ de la manifestation parisienne en faveur des retraites. Le cortège - une forêt de parapluies - s'est élancé une demi-heure plus tard sous la pluie.

Photo Reuters

14h15. Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a déclaré devant la presse que la participation aux manifestations de samedi pour la défense des retraites serait «au moins du même niveau que ce qui est comparable, c'est-à-dire le 2 octobre».

13h30. Quelque 340.000 personnes avaient manifesté en France à mi-journée samedi, dans 140 rassemblements et défilés contre la réforme des retraites, selon le ministère de l'Intérieur qui juge cette participation «en baisse» par rapport aux quatre précédentes mobilisations.

13h15. «Le gouvernement confirme qu'il n'y a pas de pénurie» d'essence, assure Christine Lagarde, soulignant que «les stocks de carburant sont de plusieurs semaines» et que seulement «230 stations sur un total de 3.000, soit environ 2%», sont à sec. Dans les aéroports, en revanche, les stocks pourraient venir à manquer en début de semaine prochaine.

A Nice (photo AFP)

12h45. Environ 130.000 personnes selon les syndicats, 24.000 selon la préfecture, ont participé dans le calme samedi à Toulouse à une manifestation unitaire contre la réforme des retraites. Les manifestants étaient moins nombreux que lors de la précédente journée de mobilisation mardi (145.000 selon les syndicats, 30.000 selon la préfecture) mais un peu plus, d'après les organisateurs, que le 2 octobre, un autre samedi.

Ailleurs dans la région, 20.000 personnes selon les organisateurs, 5.700 personnes selon la police, ont manifesté à Perpignan. A Albi, les syndicats annonçaient 10.000 manifestants, la police 5.000. A Castres, deuxième ville du Tarn, les syndicats ont compté 9.000 personnes et la police 3.000. A Cahors, 4.000 personnes ont défilé selon les organisateurs, 1.800 pour la police. Dans le Gers, les manifestants étaient 7.000 à Auch selon les syndicats, moitié moins selon la police.

Manifestation du 14 octobre à Toulouse (photo AFP)

11h55. Plus d'un Français sur deux (57%) réclame au gouvernement de négocier une autre réforme des retraites que le projet de loi actuel, selon un sondage de l'Ifop (1) publié samedi dans le quotidien L'Humanité.

11h45. Le fonctionnement de «quelques lycées» a été perturbé samedi matin à Paris par des manifestations contre la réforme des retraites, selon l'UNL, principale organisation lycéenne. Vendredi, entre 306 lycées, selon le ministère, et 900, selon l'UNL, ont été l'objet de perturbations à des degrés divers. A lire également sur Libération.fr, le tchat avec Quentin Delorme, secrétaire national de l'organisation.

11h07. Le secrétaire général de l'Unsa, Alain Olive a estimé sur RTL qu'il fallait «se battre» pour que la réforme des retraites «ne passe pas», car «quand une réforme est votée, ça change un peu la donne». «Une fois que la réforme sera votée, l'intersyndicale se réunit le 21 octobre, il faudra qu'on fasse ensemble une analyse de la situation», a-t-il expliqué.

 

10h45. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a rappelé samedi sur Europe 1 que «même une loi adoptée ou votée ne met pas un terme à la contestation», mettant «en garde le gouvernement» alors que la réforme des retraites doit être votée mercredi au Sénat.

«Vous savez par expérience, que même une loi adoptée ou votée ne met pas un terme à la contestation», a-t-il ajouté, faisant référence au mouvement contre le CPE en 2006. Pour le syndicaliste, le mouvement «est d'une ampleur inégalée depuis de très nombreuses années».


Les syndicats ont appelé à une nouvelle journée d'action mardi 19.

Le point sur la situation

Des centaines de milliers, voire des millions de manifestants, sont encore attendus samedi à travers la France pour la cinquième journée d'action contre la réforme des retraite. «Un peu plus de 230» défilés sont prévus dans le pays, selon le syndicat CGT. Une comparaison sera nécessairement établie avec le 2 octobre, également un samedi, lorsque les cortèges avaient réuni entre 899.000 personnes, selon la police, près de 3 millions selon la CGT.

Entre-temps, la mobilisation a franchi un palier, avec des records de participation mardi dernier, à l'appel des syndicats qui rejettent la principale mesure de la réforme: le recul de deux ans de l'âge de départ à la retraite.

Depuis, des grèves paralysent dix des douze raffineries métropolitaines, des dépôts d'essence sont bloqués, malgré des interventions çà et là des forces de l'ordre, alimentant la crainte d'une pénurie de carburants. Elles ont entraîné l'arrêt d'un oléoduc alimentant les aéroports parisiens.

Depuis 48 heures, les incidents se sont multipliés entre les forces de l'ordre et des manifestants lycéens, qui ont rejoint le mouvement des syndicats de salariés. Jeudi, deux jeunes manifestants avaient été gravement blessés à Montreuil et Caen. Ces heurts ont conduit le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, à demander aux policiers de «limiter l'usage de la force».

(1) Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 12 au 14 octobre 2010 sur un échantillon représentatif de 981 personnes représentatives de la population française âgée d'au moins 18 ans.
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Après l'expulsion de la Maison du Lait, la lutte continue.

16 Octobre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Communiqué du NPA

Après l'expulsion de la Maison du Lait, la lutte continue.

Jeudi 14 octobre, les grévistes de la faim de la Confédération paysanne ont été expulsés de la Maison du Lait.

Depuis le 27 septembre, la Confédération paysanne menait cette action pour faire reconnaître le pluralisme syndical dans les inter-professions. Jusqu'à présent seule, la Filière nationale des producteurs de lait (FNPL), affilié à la FNSEA siège, seule, dans le « collège producteur » de l'organisme qui fixe les prix des produits laitiers, et accepte de signer des prix du lait catastrophiques pour les éleveurs.

Depuis le début, le NPA a soutenu l'action de la Confédération paysanne, que ce soit l'occupation de la Maison du Lait, lors du procès, lié à l'occupation de la Maison du Lait, qui lui était intenté, ou bien le soutien aux grévistes de la faim.

Le NPA proteste contre l'expulsion de la Confédération paysanne des locaux de la Maison du Lait.

La lutte de la Confédération paysanne continue pour la reconnaissance du pluralisme syndicale dans l'agriculture et ses instances, avec le soutien du NPA.
Le 15 octobre 2010.

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