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NPA 27 -  Eure

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MENACE DE LICENCIEMENT SUR LE SECRÉTAIRE DU SYNDICAT CGT Port-Jérôme

30 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

MENACE DE LICENCIEMENT SUR LE SECRÉTAIRE DU SYNDICAT CGT Port-Jérôme

Mardi 16 novembre, Laurent Delaunay, secrétaire du syndicat et Délégué syndical central CGT, était convoqué à Paris la Défense pour un entretien préalable à licenciement.
Les accusations de la direction : Suite à une enquête concernant les frais de 149 repas sur une durée d’un an, de mai 2009 à avril 2010, Laurent Delaunay aurait fourni 11 justificatifs « falsifiés », établissant des « évidences de fraude », suivant les termes de la direction. Sur ces déplacements (reconnus par la direction) pour réunions sur Paris, ces 11 fiches ne peuvent correspondre aux repas réellement pris car les modèles de fiches n’avaient plus cours à l’époque. Sur ce, la direction veut licencier Laurent Delaunay.
 Les réponses de l’intéressé : Les frais déclarés correspondent à des frais réels, aucun euro n’a été ni détourné, ni accumulé. Il ne s’agit ni plus ni moins qu’un problème de fiches, fournies à la place d’une « déclaration sur l’honneur » comme quoi j’ai bien mangé pour la somme déclarée. Je suis prêt à faire cette déclaration par écrit.
Si Laurent Delaunay a commis une erreur, est-ce pour cela que la direction décide, des mois après les faits, de l’envoyer au chômage après 26 ans de carrière exemplaire, dont plus de 15 ans de militantisme continu au service des salariés ?
La CGT, soutenant à 100% notre délégué syndical central, est certaine de son intégrité morale qui est exemplaire. Il n’y a ni vol, ni enrichissement personnel, la direction l’a admis lors de l’entretien préalable. Le préjudice pour l’entreprise est nul. Il n’y a ni fraude, ni falsification. Alors : Combien d’enquêtes de ce type ont eu lieu ? Quel est le but recherché ? D’autant que le compte-rendu de l’entretien préalable est uniquement à charge.
La CGT est obligée de conclure qu’il s’agit d’un règlement de comptes politique. Pour cela par contre, les mobiles ne manquent pas ! Car l’activité syndicale que mène la CGT sur la plateforme PJG, comme au niveau national, est grandement emmenée par Laurent Delaunay, secrétaire du syndicat. De plus, il a eu l’insolence de faire condamner ExxonMobil pour discrimination syndicale, au terme d’une bataille juridique de 6 ans. Enfin, il a surtout été récemment l’un des artisans de la plus grande grève à Gravenchon depuis 40 ans, pour défendre la retraite à 60 ans et les préretraites postés.
VOILA LES VERITABLES MOTIFS DE CETTE REPRÉSAILLE !
Dans ces circonstances, attaquer le premier responsable de la CGT de la raffinerie, c’est attaquer les salariés dans leur droit de se défendre, de se faire entendre, de gagner sur leurs revendications.
C’est le moment où jamais de montrer à cette direction rétrograde et revancharde qu’ils ne peuvent pas décider, depuis leur bureau parisien ou américain, de congédier votre délégué CGT comme on le faisait au 19e siècle.
Le Comité d’établissement sera consulté sur le licenciement de Laurent Delaunay lundi 29 novembre en début d’après-midi. La CGT appelle tous les salariés, postés, à la journée, qui veulent manifester leur soutien à un rassemblement porte A à 13h30. Une prise de parole sera organisée et vous serez consultés sur les suites à donner à cette agression.
Seule votre action sera de nature à contrer la répression en marche contre la CGT et contre la liberté de se défendre pour les salariés.
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Déclaration d'Olivier Besancenot : Brice Hortefeux, VRP du pistolet Taser.

30 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT

Déclaration d'Olivier Besancenot :

Brice Hortefeux, VRP du pistolet Taser.

Quelques heures à peine après le décès d'un malien de 38 ans tué lors d'une interpellation policère suite à une double décharge électrique, Brice Hortefeux défend l'indéfendable.

Non content de couvrir d'avance les agissement policiers - qui auraient été « contraints d'utiliser le pistolet Taser », à deux reprises, lors de l'interpllation -, et avant même que l'enquête interne n'ait rendu ses conclusions, Brice Hortefeux reprend, mot pour mot, l'argumentaire commercial de la société Taser : « l'alternative au Taser dans le monde entier, c'est l'arme à feu ».

En bon VRP de cette société qui a empoché de copieux contrats avec les deniers publics, il vante ainsi les mérites d'un pistolet dont l'utilisation fait pourtant polémique dans le monde entier.

De nombreuses associations, dont « Amnesty international » ainsi que le « Comité de lutte de l'ONU contre la torture » ont alerté les pouvoirs publics sur les dangers de mort suscités par cette arme. L'alternative « Taser ou arme à feu » est une fausse alternative que l'on peut résumer ainsi : « soit une arme qui peut tuer, soit une arme qui peut tuer ».

Plus que jamais les associations, collectifs, partis et syndicats soucieux que la vie l'emporte sur les profits de l'armement doivent mener campagne pour faire remballer au VRP B. Hortefeux cette camelote si dangereuse.

Le 30 novembre 2010.

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Communiqué unitaire pour un moratoire sur le Taser

30 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Communiqué unitaire

Moratoire immédiat sur l'utilisation du pistolet Taser.

Le pistolet à décharge électrique Taser mis en service en France depuis 2005 voit son utilisation généralisée au sein des forces de l'ordre. Les contrats juteux de cette société sont ainsi financés par l'argent public.

De nombreux rapports, dont ceux d'Amnesty International, ont fait état du lien étroit qui existait entre l'utilisation de ce pistolet par la police et le décès de plusieurs dizaines de personnes aux Etats-Unis et au Canada. Le Comité de Prévention de Torture de l'ONU écrit explicitement que le «Taser peut tuer».

Depuis le 3O novembre, nous savons qu'un premier décès a eu lieu suite à une interpellation à Colombes d’un malien de 38 ans par des policiers lui ayant administré une double décharge électrique du pistolet Taser.

Une décharge électrique de 50 000 volts envoyée à quelques mètres peut tuer, a tué et peut tuer encore.

Nous réclamons un moratoire immédiat sur l'utilisation du pistolet Taser au Ministre de l'Intérieur.

Olivier Besancenot, Noël Mamère, Fredéric Sarkis, Conseiller municipal, Claire Gagnière, conseillère municipale, Catherine Bernard, Maire adjointe, Dominique Frager, maire - adjoint (élu(e)s EELV de Colombes), Jérôme Galan (NPA Colombes), Annie Lemonnier («Les Motivés», Colombes).

Contact pour signature : moratoiretaser@yahoo.fr

Le 30 novembre 2010.

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Vers une privatisation de la Sécurité sociale

30 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Vers une privatisation de la Sécurité sociale

 

Publié sur Médiapart

 

La France est à la veille d'une réforme gravissime, l'une des plus lourdes depuis la Libération: à petits pas, sans le dire, Nicolas Sarkozy prépare une privatisation rampante de la Sécurité sociale. C'est à la faveur du dossier de la dépendance, présenté comme le grand chantier présidentiel de l'année 2011, que les premiers coups de boutoir seront donnés contre ce système clef de l'Etat providence que les Français perçoivent à juste titre comme leur premier et principal acquis social, le pivot essentiel de notre modèle social.


Rien n'est dit publiquement. Dans toutes ses déclarations officielles, Nicolas Sarkozy jure même de son attachement à la Sécurité sociale, qui, depuis sa fondation en 1945, repose sur le système de la répartition, c'est-à-dire sur un système collectif et solidaire, tournant le dos au système de l'assurance privée individuelle. Depuis des lustres, le lobby très puissant des assureurs privés rêve de mettre à bas ce système. Et pour la première fois, un gouvernement, celui de François Fillon, s'apprête à accéder à ses demandes.

Le premier à sonner la charge a été Claude Bébéar, le fondateur du groupe d'assurance Axa, qui, dès 1996, avait sommé le gouvernement d'Alain Juppé d'avancer vers des « sécurités sociales privées », en émettant la recommandation que ce système fonctionne au « premier franc ». « Autant dire, tuer la Sécurité sociale », commentait à l'époque L'Express.

Puis, il y a eu un deuxième assaut, celui de Denis Kessler (ancien numéro deux du patronat, ancien président de la Fédération française des sociétés d'assurance et actuel président de la Scor, un géant de la réassurance) qui, dans une déclaration tonitruante au magazine Challenges, le 4 octobre 2007, avait estimé que la politique économique de Nicolas Sarkozy était moins brouillonne qu'on pouvait le penser : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Et enfin, il y a eu un troisième assaut, plus récent celui-là, le 9 mai 2010, celui d'Alain Minc, qui a suggéré, avec la morgue qu'on lui connaît (voir la vidéo ci-contre), que les personnes âgées coûtaient trop cher à la collectivité et qu'il fallait trouver de nouvelles sources de financement. Une sortie qui a beaucoup choqué dans le pays, et dont on n'a pas bien compris à l'époque qu'elle était prémonitoire.

Mais, avant d'aller plus avant, arrêtons-nous un moment sur la sortie de Denis Kessler, partisan de remettre en cause le programme du CNR. Car tout est là ! L'une des mesures phare de ce célèbre programme (on peut le consulter ici), diffusé à l'époque dans le sud de la France sous le titre Les Jours heureux, est d'instaurer « un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État ». Et c'est pour respecter cet engagement que dès le 4 octobre 1945 une ordonnance est prise dont l'article 1 est le suivant : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »

Pressant à l'automne 2007 Nicolas Sarkozy de tourner le dos à cet héritage, Denis Kessler a certes été un peu vite en affaire, car dans les mois suivants, le chef de l'Etat n'a pas exaucé son souhait. Mais le chef de file du lobby des assureurs privés ne s'est trompé que sur le calendrier. Car c'est bel et bien en ce sens que le gouvernement compte désormais avancer. Et c'est le difficile dossier de la dépendance qui va lui en fournir le prétexte. Décryptons en effet les déclarations de ces derniers jours.

Le premier à s'être exprimé sur le sujet est Nicolas Sarkozy. C'est lui, lors de son récent entretien télévisé, le 16 novembre, qui a indiqué que le dossier de la dépendance serait le grand chantier de 2011. Et en apparence, il en a parlé dans des termes qui ne justifient aucune inquiétude. Indiquant que la réforme gouvernementale serait introduite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale débattue à l'automne 2011 au Parlement et qu'elle serait précédée d'une grande consultation s'étalant sur six mois, il a en apparence été fidèle à cette tradition qu'incarne la Sécurité sociale.

Rappelant qu'en 2040, la population des plus de 60 ans aura progressé de +30% voire +50%, le président de la République a évoqué la nécessité d'aboutir à un «système juste et équitable» pour qu'une personne âgée où «qu'elle se trouve sur le territoire puisse vivre dignement chez elle ou dans une maison (...) Nous réglerons la question de la dépendance (...) et apporterons une réponse à l'angoisse des gens». Que redire à cela ?

Une protection sociale généreuse pour les riches, réduite pour les pauvresSoulignant qu'il « y a 250.000 personnes de plus par an victimes d'Alzheimer» en France, il a ajouté que son ambition était de résoudre la «question de la place des personnes âgées dans la société », « la question de la dignité des vieux, d'une population dont la vieillesse augmente, et d'enfants qui sont totalement démunis » face à la dépendance de leurs parents âgés.

Mieux que cela! Le chef de l'Etat a aussi apporté cette précision, qui peut sembler lever les ultimes inquiétudes: cette réforme devra déboucher sur la création à l'automne prochain «d'un nouveau risque, une nouvelle branche de la Sécurité sociale», la dépendance, aux côtés des quatre branches actuelles que sont la maladie, la famille, la retraite et les accidents du travail. En clair, le propos suggérait que ce nouveau risque, qui va exploser dans les années futures, ne sera pas le prétexte à un contournement de la Sécurité sociale. « Je souhaite la création, pour la première fois depuis la Libération, d'un nouveau risque, d'une nouvelle branche de la Sécurité sociale : le Cinquième Risque », a dit Nicolas Sarkozy.

Seulement voilà! Après ces propos rassurants, le chef de l'Etat a aussi glissé, comme si de rien n'était, d'autres remarques qui n'ont guère fait de bruit. Cela a été dit habilement, sous la forme de questions. Mais cela mérite tout de même attention. « Faut-il faire un système assurantiel ? Obliger les gens à s'assurer ? Faut-il augmenter la CSG ?
Faut-il avoir recours à la succession quand les enfants n'ont pas la volonté ou pas les moyens ? »

L'air de rien, au milieu d'autres pistes, Nicolas Sarkozy pose donc la question: «Faut-il faire un système assurantiel ? » En clair, faut-il sortir de la Sécurité sociale pour faire couvrir ce risque par les assureurs privés? Le chef de l'Etat n'a pas répondu à ses propres questions; il a juste suggéré que toutes les pistes étaient ouvertes.

Mais en fait, on va vite voir que ces interrogations présidentielles sont au cœur des éléments de langage, si l'on peut dire, que l'exécutif a mis au point pour préparer les esprits à une privatisation rampante de la Sécurité sociale.

Ecoutons en effet ce que dit, quelques jours plus tard, le 24 novembre, François Fillon, lorsqu'il prononce devant l'Assemblée nationale sa déclaration de politique générale (que l'on peut lire ici dans sa version intégrale): «Avec l'emploi, la sauvegarde et la modernisation de notre système de protection sociale s'imposent à nous. Nous avons commencé avec la réforme des retraites. Avec Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot, nous allons poursuivre. Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l'assurance maladie par démagogie. Nous ne pouvons pas esquiver sur cette question notre responsabilité collective. Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs, les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les mutuelles, les assurances, les collectivités territoriales, au premier rang d'entre elles les conseils généraux. »



Et il ajoute: «Cette concertation nationale aura évidemment pour but immédiat de traiter la question de la dépendance. Le coût est estimé à 22 milliards d'euros et il devrait atteindre les 30 milliards dans les prochaines années. Le nombre des plus de 75 ans devrait doubler au cours des prochaines décennies. Il s'agira en premier lieu de déterminer les besoins réels des personnes, d'examiner comment assurer le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Il faudra ensuite sérier les pistes de financement : assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ?»

Il faut donc là encore soupeser chaque mot. Car en posant des questions similaires à celles du chef de l'Etat – « assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ?» –, François Fillon casse un tabou: il prépare, lui aussi, les esprits à ce que la Sécurité sociale ne soit plus le bouclier naturel qui protège les Français d'un risque majeur, avec ses sources de financements habituelles (cotisations sociales ou CSG), et à ce que les assureurs privés puissent mettre la main sur cet alléchant et gigantesque marché. En clair, en avant vers un système de protection sociale à deux vitesses, avec un système de protection étendue ouvert aux plus riches qui auront les moyens de s'assurer; et un système pour les plus pauvres régi par la solidarité, mais ne couvrant plus tous les risques! Autrement dit, les vieux riches seront protégés, mais pas les vieux pauvres!

Dans ce plan de communication, c'est enfin la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot qui, dans un entretien au Figaro, le 26 novembre, a sonné la dernière charge en date contre la Sécurité sociale: «Des mesures législatives doivent être votées à l'automne 2011 dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012. Mais nous ne partons pas de rien! Plusieurs rapports, dont le dernier, celui de Valérie Rosso-Debord, posent les enjeux et les solutions qui peuvent être envisagées. Par ailleurs, la dépendance représente déjà 22 milliards d'euros, dont 5 milliards financés par les départements et 17 milliards par l'État essentiellement via la Sécurité sociale. Le débat devra aussi affiner les besoins futurs, qui sont évalués actuellement à 30 milliards d'euros

Question du Figaro: «Que pensez-vous de l'éventuelle mise en place d'une assurance privée? » Réponse de la ministre: «Je ne veux pas encore me prononcer. Le débat à venir sera aussi un débat de prise de conscience pour nos concitoyens. Les Français devront s'exprimer sur ce qu'ils jugent être la meilleure solution. Quelle pourrait être la part de l'assurance par rapport à la solidarité? Comment s'organiserait leur articulation? » Là encore, donc, même message subliminal, celui de la transgression: il ne faut rien exclure, et surtout pas le recours à l'assurance privée...

Le message n'est d'ailleurs pas même subliminal ; il est explicite. Car Roselyne Bachelot souligne qu'un rapport pose «les enjeux et les solutions qui peuvent être envisagées», celui de la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Or, ce rapport, qui a été présenté à l'Assemblée nationale en juin dernier dans le cadre d'une mission de réflexion sur la dépendance, permet de décoder les projets du chef de l'Etat et du gouvernement, car tout y est dit, avec beaucoup moins de précautions de langage. Ce rapport, le voici:

L'intérêt de ce rapport, c'est d'abord qu'il présente les enjeux de ce nouveau risque qui apparaît, celui de la dépendance, compte tenu des évolutions démographiques, de l'allongement continu de l'espérance de vie et donc du vieillissement de la population, ainsi que de l'extension de certaines maladies, comme celle d'Alzheimer.

Un Français sur trois aura plus de 60 ans en 2050, contre près d'un sur cinq aujourd'hui, et plus de 15% de la population sera âgée de plus de 75 ans. «Le nombre des personnes âgées de soixante ans ou plus devrait s'accroître de près de 50 % par rapport à aujourd'hui, la hausse la plus forte se produisant dans les années 2030. En conséquence, près d'un habitant sur trois aurait alors plus de soixante ans contre près d'un sur cinq en 2010 et d'un sur quatre à compter de 2020», dit le rapport.

Si l'on retient aujourd'hui les critères d'attribution de l'Aide personnalisée d'autonomie, qui a été créée en 2000 par Lionel Jospin, et qui est actuellement l'un des dispositifs publics d'aide aux personnes âgées dépendantes, le nombre des bénéficiaires pourrait passer de quelque 700.000 en 2002 à 1,6 million en 2040. En clair, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait connaître une augmentation moyenne de 1% par an jusqu'en 2040. D'où, toutes dépenses comprises, cette évaluation du coût à terme de la dépendance, avancée par Roselyne Bachelot: 30 milliards d'euros!

Mais au-delà de ce constat, le rapport de la députée UMP retient surtout l'attention pour les pistes sulfureuses qu'il avance. D'abord, le rapport fait valoir (page 64) que «nous ne sommes plus du tout dans le contexte de la création de notre système de protection sociale». Et à l'appui de cette assertion, le rapport appelle à la rescousse non pas Denis Kessler, mais feu le président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, qui avait un jour plaidé dans le même sens, au motif que «d'un côté, nous devons faire face à une explosion des dépenses; de l'autre, la mondialisation fait du poids des charges sociales une hypothèque pour la compétitivité de notre pays».

Le rapport fait donc un plaidoyer enflammé en faveur du recours (nous y voilà!)... à l'assurance privée. C'est comme un feu roulant, qui se poursuit page après page. «De fait, le nombre de Français ayant souscrit une assurance dépendance augmente chaque année et représente aujourd'hui près de cinq millions de
 personnes ayant adhéré par l'intermédiaire d'une mutuelle ou d'une institution de prévoyance (trois millions de personnes) ou de sociétés d'assurances (deux millions), situant notre pays à la deuxième place des pays industrialisés», lit-on ainsi (page 86).

Cette remarque se poursuit par une note en bas de page qui ajoute: «La Fédération française des sociétés d'assurance comptait 2.007.600 assurés versant 387,6 millions d'euros de cotisations (au titre d'un contrat pour lequel la dépendance est la garantie principale) et versait 112,4 millions d'euros de rente en 2008. En 2009, 2.024.200 assurés versaient 403,1 millions d'euros de cotisations tandis que 127,7 millions d'euros de rente étaient servis.»

Et tout cela débouche (page 87), sur ce qui est le cœur du rapport, et qui pourrait avoir pour titre: A bas la Sécu! Vive le lobby de l'assurance privée!..

On lit en effet ceci: «Les sociétés d'assurance, ayant désormais une vingtaine d'années d'expérience de la gestion du risque dépendance, estiment avoir suffisamment 
défini le risque statistiquedeviendront dépendants 15 % d'une génération
 atteignant l'âge de 65 ans et 60% d'une génération atteignant 90 anspour 
proposer des contrats assurant des rentes mensuelles moyennes de 1.000 euros par
 mois pour des cotisations mensuelles s'élevant à 30 euros pour une personne de
 soixante ans et à 21 euros pour une personne de quarante ans. 
La mission propose de rendre obligatoire dès cinquante ans la 
souscription d'une assurance des personnes contre la perte d'autonomie
 auprès de l'établissement labellisé de leur choix : mutuelle, société de prévoyance
 ou société d'assurance

Au moins, les choses sont dites sans détour. Ce qui laisse à penser qu'en fait, comme dans le cas de la réforme des retraites, les choix sont déjà faits, avant même qu'une pseudo concertation ne commence. Et le rapport ajoute (page 88): «Les mutuelles, sociétés de prévoyance et sociétés d'assurance devraient 
assurer progressivement la prise en charge de toutes les personnes atteintes par 
une perte d'autonomie quelle qu'ait été la durée de leur assurance, dans la limite
 du socle minimal garanti pour le degré de dépendance qui est le leur.
 À cette fin, la mission propose que ces institutions constituent et gèrent
 un fonds alimenté par un pourcentage prélevé sur chaque cotisation, dont
 elles définiront le montant en commun.»

En résumé, le rapport fait donc deux propositions principales:

«Rendre obligatoire dès l'âge de cinquante ans, la souscription d'une assurance perte d'autonomie liée à l'âge et assurer son universalité 
progressive par la mutualisation des cotisations et la création d'un fonds de
 garantie. Maintenir à titre transitoire une prise en charge publique.»

C'est donc bel et bien une privatisation rampante de la Sécurité sociale qui se prépare. Et cette privatisation, contrairement à ce que l'on pourrait croire, ne concerne pas que ce nouveau risque de la dépendance. Comme un virus, ce transfert vers l'assurance privée risque de se propager dans tout le système: c'est bien ce qu'ont compris les assureurs privés, qui se préparent à un véritable «big bang» de la Sécurité sociale. Et comment ce virus de la privatisation pourrait-il se propager de ce cinquième risque aux quatre précédents? Impossible, pensera-t-on ; l'Elysée peut certes faire le jeu des assureurs pour la dépendance, mais nul ne va pas prendre le risque de dynamiter toute la Sécurité sociale.

Eh bien si! Tout le danger est là:  la dépendance risque d'être le cheval de Troie des assureurs pour entrer dans le système de la couverture sociale, jusque-là dévolue à la Sécurité sociale.

 

Pour comprendre le tour de passe-passe, il suffit de décortiquer le projet de joint-venture conclu par la Caisse nationale de prévoyance (CNP, une société contrôlée indirectement par l'Etat) et le groupe financier Malakoff Médéric, qui est spécialisé dans la retraite complémentaire et dont le patron est un certain... Guillaume Sarkozy, le frère du chef de l'Etat (voir nos enquêtes Réforme des retraites: la ronde des frères Sarkozy, Retraite: la joint-venture des frères Sarkozy contre les régimes par répartition), que la Banque de France vient de bloquer provisoirement (voir notre article Retraite: la Banque de France bloque la joint-venture des frères Sarkozy).

 Si ce projet est dangereux, c'est en effet qu'il repose sur l'hypothèse que les régimes de retraite par répartition, ceux de la Sécurité sociale, serviront au fil des ans aux retraités des pensions de plus en plus faibles et que cela offrira aux assureurs privés un marché très rentable. C'est dit très nettement dans le document conclu entre les associés pour créer cette joint-venture, révélé par Mediapart, que l'on peut consulter ci-dessous:

Dans ce document, il est en effet bien expliqué que le taux de remplacement (le montant de la pension de retraite en pourcentage de ce qu'était le salaire) va de plus en plus décliner: «A l'horizon 2020, selon le rapport du Comité d'orientation des retraites (COR), une baisse du taux de remplacement de l'ordre de 8% est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière et dépend fortement des hypothèses prises dans les travaux du COR.» Et les conjurés s'en frottent par avance les mains: «Un complément d'épargne annuel de 40 milliards à 110 milliards d'euros en 2020 serait nécessaire pour maintenir le niveau de vie des futurs retraités.»

Mais si on lit bien ce document, il dit plus que cela...

Non seulement les assureurs privés vont pouvoir mettre la main sur le risque de la retraite, mais en fait, s'ils jouent habilement, ils vont aussi pouvoir devenir des acteurs majeurs de tout le système de la protection sociale, en offrant des assurances individuelles ou des systèmes de couverture d'entreprise, qui couvriront en fait tous les risques: celui de la retraite complémentaire mais aussi de la dépendance.

En quelque sorte, les assureurs et les groupes privés de retraite complémentaire ont bien compris, Guillaume Sarkozy le premier, qu'ils vont pouvoir offrir du même coup, dans le cadre de contrats individuels ou de contrats d'entreprise, des “packages” d'assurance privée englobant la dépendance aussi bien que la retraite complémentaire. C'est très bien détaillé dans ce projet CNP-Médéric notamment aux pages 9, 13, 21 et 25.

Les déremboursements de médicaments que le gouvernement accélère depuis 2007 permettent dans le même temps aux mêmes assureurs d'englober dans leurs “packages” des offres portant aussi sur le risque maladie, de moins en moins bien couvert par la Sécurité sociale.

L'hypocrisie de Nicolas Sarkozy est donc totale, puisque un groupe à capitaux publics, la CNP, a conclu avec la bénédiction de l'Elysée un accord avec... son frère, Guillaume Sarkozy, afin de préempter dès à présent le marché alléchant de la retraite et de la dépendance. En quelque sorte, c'est une affaire de famille: Nicolas Sarkozy va ouvrir aux assureurs privés des risques autrefois assurés par la Sécurité sociale; et c'est son frère, avec le renfort de la CNP et donc de l'Etat, qui sera l'un des mieux placés pour ramasser la mise. On en trouve confirmation sur le site Internet de Malakoff Médéric: Guillaume Sarkozy mise gros sur la dépendance.

De nombreuses associations, qui ont compris le tour de bonneteau qui se prépare, ont donc dit récemment leur indignation. On trouve ici, sur ce site Internet, un florilège de leurs réactions, qui expriment une colère commune. A l'instar de l'Association des paralysés de France, toutes ces associations disent leur opposition radicale à un «système assurantiel qui exclurait le public le plus fragile».

Mais à gauche, tout le monde a-t-il bien compris les formidables enjeux de la réforme qui arrive, qui dépasse de très loin la seule question de la dépendance? A lire le même rapport de cette mission sur la dépendance, on peut en douter, car en annexe, on trouve les observations des différents membres de cette mission. Et notamment les observations de la députée socialiste de Charente, Martine Pinville, qui, commentant la proposition visant à instaurer un système d'assurance obligatoire, fait cette mise en garde (page 111):

«Je crois que la question du financement de la prise en charge de la dépendance doit être appréhendée comme relevant du champ de la protection sociale et donc de la solidarité nationale. À cet égard, lors de nos échanges au sein de la mission, nous avions envisagé, en commun, un certain temps, la création d'un socle de solidarité nationale, complété par un dispositif d'assurance. Or, la solution finalement retenue est de ne créer qu'un dispositif d'assurance. Il risque d'aboutir à l'absence d'assurance de la part de certaines personnes. Comment pourra-t-on alors prendre en charge leur situation ? Je crois qu'il est nécessaire d'y réfléchir

En clair, la députée socialiste n'exclut pas un système mixte, avec un socle relevant de la Sécurité sociale, «complété par un dispositif d'assurance». Mais peut-être n'engage-t-elle qu'elle-même. Il faut en tout cas le souhaiter.

Car c'est effectivement une réforme gravissime qui se dessine: le dynamitage du pivot central du modèle social français. En quelque sorte la fin des «jours heureux»...

Laurent Mauduit.

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Irlande : 150 000 manifestants contre l'austérité à Dublin

29 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Grande manifestation en Irlande contre le plan de rigueur.

Par RFI

Manifestation à dublin le 27 novembre 2010

Des manifestants à Dublin le 27 novembre 2010.Elle a rassemblé plusieurs dizaines de milliers d'Irlandais dans les rues de Dublin. 50 000 selon la police, 150 000 selon les organisateurs. Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur la capitale, les Irlandais se sont mobilisés pour dénoncer le plan du Premier ministre Brian Cowen, qui devrait soumettre le pays à un régime d'austérité sévère afin d'assurer le sauvetage de son secteur bancaire. 

Malgré le froid et quelques chutes de neige, la mobilisation était conséquente à l'échelle de ce petit pays. Au son des cornemuses et à l’appel des syndicats tous les secteurs de la société ont défilé dans le centre de Dublin.

Les retraités étaient bien représentés certains avaient autour du cou des affiches sur lesquelles on pouvait lire « Les pauvres et les vieux sont en colère ». Les personnes âgées se sentent injustement visées par ce plan d’austérité « Mettez fin à la guerre contre les pauvres, voilà ce qu’il y a sur ma pancarte », explique Margareth qui reproche au gouvernement de doubler la taxe carbone, ce qui va augmenter sa facture de chauffage cet hiver.

« J’ai déjà une dette je n’en veux plus » ou encore « Fermez les banques, pas les écoles », pouvait-on lire sur les pancartes dans le cortège des professeurs. Près de 25 000 postes vont être supprimés dans la fonction publique.

Face à l’adversité et fort de cette mobilisation les syndicats appellent à la grève générale avant Noël.

 

Un plan d'austérité qui attaque la population et les salariés

Le plan de rigueur vise à ramener à 3% du produit intérieur brut (PIB) le déficit public irlandais, actuellement égal à 32% du PIB. Il prévoit 15 milliards d'euros de réductions des dépenses budgétaires et de hausses d'impôts d'ici à 2014. Près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum. 

Le chômage est déjà officiellement à 14%...


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GSK : Grèves pour les salaires

29 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

GSK : Grèves pour les salaires sur 3 sites

 

Les salariés des usines GSK d’Evreux,  Notre-Dame-de-Bondeville et Mayenne sont appelés aujourd'hui à la grève pour l’augmentation des salaires  avec un talon minimum de 75 euros pour tous.

En effet, les négociations salariales se tiennent lundi 29 novembre à 10H00 (pour la 4eme réunion de négociation) à Marly au siège de GSK..

A l’appel de la CFDT et de la CGT, les salariés du site de GSK-Notre-Dame-de-Bondeville(76) s’étaient déjà mis en grève du jeudi 17 à 12H30 au vendredi 19 Novembre 2010 à 16H30 (voir notre article sur NDB).

La semaine dernière, pour relayer l’action démarrée sur NDB, les syndicats CGT et CFDT ont organisé des arrêts de travail de 1 à 3 heures, tous les jours de cette semaine (du 22.11 au 26.11.2010), sur les sites d’Evreux et de Mayenne.

Et aujourd’hui lundi 29 novembre tous les sites (Evreux, Mayenne, NDB) sont appelés à la grève toute la journée (24 heures).

Alors que les profits de GSK se maintiennent, les propositions de la direction sont scandaleuses. GSK vient de publier les résultats de son 3ème  trimestre 2010, avec un bénéfice net de 1,29 Milliard de Livres Sterling (soit  1,53 milliard d’euro)  très proche du 1,34 Milliard un an plus tôt et cela malgré la « crise » !

Pour le NPA, la politique salariale de GSK est fixée au niveau mondial. C’est donc par une coordination de toutes les entreprises que les salariés ont des chances d’obtenir satisfaction pour défendre leur pouvoir d’achat. Au vu de nos pertes de pouvoir d’achat, le NPA propose une hausse de 300 € pour tous.

 

Photos (NPA)  du mouvement à GSK-Evreux, rue Lavoisier. Les salariés grévistes se relaient  par équipe depuis 5 heures du matin devant un feu de palettes.Des militants du NPA présents ont apporté leurs soutien.

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Ci-dessous tract unitaire CFDT-CGT

APPEL A LA MOBILISATION LE 29 NOVEMBRE

   

Il y a tout juste un AN

Parce que l’union avait fait la force, nous étions parvenus à obtenir de notre Direction  des mesures améliorées dans le cadre du PSE en dépit des propositions déraisonnables faites à l’annonce du plan

Aujourd’hui, nous retrouvons le même état d’esprit de la part de notre Direction à savoir des conditions salariales déraisonnables. 

La semaine dernière, L’usine de NOTRE DAME DE BONDEVILLE a cessé toute activité pendant 2,5 jours et cette semaine les sites d’Evreux et de Mayenne débrayent 3 heures par jour pour montrer à notre direction leur indignation sur la faiblesse des augmentations de salaires proposées.

Au siège  de Marly comme sur le terrain pour les itinérants,  TOUS sommes concernés par ces propositions déraisonnables qui pèseront lourdement sur  nos revenus.

Parce que l’union fait la force nous vous demandons d’agir à votre tour dans un mouvement fédéré sur l’ensemble des sites de GSK qui se déroulera le 29 novembre en montrant votre désaccord  par une action d’arrêt d’activités (GREVE) (pour le terrain pas de visite, pas de téléphone ni de connexion internet et pour le siège à un rassemblement dans le hall d’accueil) 

C’EST A CE PRIX que nous pourrons obtenir des augmentations de salaires dignes de l’implication  que vous avez tous démontré depuis le début de l’année dans un contexte comme vous le savez MOROSE.

 Alors ce 29 novembre, cessons le travail pour agir comme nos collègues des usines.

ENSEMBLE, FEDERES nous gagnerons


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Les trois frères Sarkozy

28 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Voici un article publié sur le blog lociol.wordpress.com/

Il montre les liens entre la politque de Sarkozy concernant les complémentaires santé obligatoires et les avantages qui en découlent pour les 2 frères du président : l'un Guillaume à la tête d'un des plus gros groupes d’assurance santé et François qui sert les intérêts des laboratoires et fait partie des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. S'il n'y a pas conflit d'intérêts alors qu'est ce que c'est ? On peu craindre une attaque en règle de notre système de sécurité sociale.

 

LES 3 FRERES

"On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l’affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes oublient aussi d’autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d’en connaître les acteurs.

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse, la CAF et les URSSAF compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les complémentaires santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). On peut appeler ça du passage en force. C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est de constater que c’est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d’offre mais je m’étonne de voir que c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup, d’un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l’histoire de cette compagnie d’assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux.

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c’est le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, n°2 de la retraite complémentaire et n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d’être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l’indique, est le frère de Nicolas.

Puisque j’évoque la fratrie Sarkozy, intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l’industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.

Par ailleurs, François Sarkozy a également lancé une chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet… financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagoniste de l’affaire de l’Arche de Zoë, et on l’aura compris, l’homme a tissé sa toile : il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.

3 frères : l’un en charge de l’exécutif, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Si ça ne s’appelle pas un conflit d’intérêt, je me demande ce que c’est… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s’étendre sur les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire son démantèlement d’ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012.

Pour en savoir plus sur Malakoff Médéric. Vous y trouverez aussi plus de précisions sur les mutuelles employeurs obligatoires. Lisez cet article avant de poster un commentaire ici, vous risquez d’y trouver les réponses à pas mal de vos questions."

 

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Hôtel de l'Ouest à Evreux : le patron-voyou jette ses 14 salariés à la rue !

28 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

Hôtel de l’Ouest à Evreux : complètement à l’ouest !

Sans prévenir personne, le patron ferme l’hôtel-restaurant le 26 novembre et jette la rue 14 salariés, comme des kleenex !

 

Cet hôtel, bar, restaurant bien connu sur Evreux est géré par un patron-voyou qui ne paie pas les heures sup à ses salariés, depuis des années.

Le vendredi 26 novembre, comme chaque matin, les salariés sont arrivés pour occuper leur poste de travail.  A leur grande surprise, l’établissement était fermé. Les 14 salariés, dont une majorité a plus de 10 ans d’ancienneté, étaient choqués et désemparés : l’établissement était définitivement fermé sans qu’ils ait été prévenus ! Ce patron-voyou a, depuis trois ans, bénéficié de crédits d’Etat en hébergeant des personnes envoyées par le 115, le numéro d’urgence pour les sans-abri.

Presse, télévision, radio, CGT, conseiller municipal, sont venus sur les lieux ainsi que le NPA. Sur la porte de l’établissement est affichée la prochaine réunion-débat du Café philo, prévue le 19 décembre 2010, sur le thème « Le non-dit, un mensonge ? ». Le patron-voyou a considéré, lui, que le non-dit n’était pas un mensonge vis-à-vis de ses salariés.

Scandaleux ! La justice est saisie : elle devra reconnaître la dignité et les droits des salariés.

 

Ci-dessous, article publié dans Paris Normandie du 27-11-2010

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La relaxe pour les défenseurs de l'hôpital de Carhaix.

27 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Communiqué du NPA

La relaxe pour les défenseurs de l'hôpital de Carhaix.

 

revolution_logo.pngLe 29 novembre, aura lieu, à Rennes, le procès en appel de 6 jeunes carhaisiens qui avaient participé à la défense de l'hôpital de Carhaix, menacé de fermeture.

Accusés de violences volontaires contre les gardes mobiles, ils avaient été relaxés, en février 2009, par le tribunal de Quimper, tant les charges étaient inconsistantes et les témoignages à charge fragiles.

Deux mois plus tard, le parquet faisait appel de cette décision.

Cet acharnement à l'égard de citoyens qui s'étaient mobilisés pour défendre le service public hospitalier montre à quel point le pouvoir veut criminaliser et punir ceux et celles qui résistent à la politique libérale qui s'attaque aux services publics, en particulier à l'hôpital public.
D'aiileurs, suite à cette lutte, de nombreux défenseurs de l'hôpital public ont été convoqués par la police ou suite à une plainte du député UMP de la 6e circonscription du Finistère.
Le NPA qui avait soutenu activement la lutte pour le maintien de l'hôpital de Carhaix et les militants poursuivis, exprime sa totale solidarité avec les six jeunes qui vont être rejugés en appel le 29 novembre.

Une seule décision s'impose : la confirmation de la relaxe !

Le 25 novembre 2010.

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Tract du comité NPA d'Evreux - 27 novembre 2010

27 Novembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

-->  Cliquer ICI pour lire le tract au format PDF imprimable

Tract du comité d'Evreux distribué sur les marchés d'Evreux-centre et la Madeleine les 27 et 28 novembre 2010.

page 1 : Au conseil général, droite et gauche dénoncent les licenciements
             Stand NPA à la foire St Nicolas
Page 4 : Eure-Habitat, la direction agit comme le gouvernement
             LIDL-la Madeleleine, des contrats de 2 à 3 heures
             Ils se battent encore...
             Les plans de licenciements pleuvent dans l'Eure...

 

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