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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles récents

Loi Macron : La riposte se précise (l'Anticapitaliste 302)

14 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Après la provocation constituée par l’annonce de 12 Zones touristiques internationales (ZTI) parisiennes ouvertes chaque dimanche et jusqu’à minuit (voir l’Anticapitaliste n°301), le CLIC-P organisait une réunion unitaire le 2 septembre pour élaborer une riposte commune.

Étaient présents, outre la CNT-SO, des représentantEs de plusieurs composantes du Front de gauche dont des éluEs parisiens, des Jeunes Verts et de Femmes Égalité (bien qu’absent, le NPA s’est déclaré ouvert à y participer). Est aussi paru un communiqué commun des unions départementales CGT, FO et Solidaires qui flingue dur : « Méthodes autoritaires, destruction de la protection des salariéEs du commerce, conséquences néfastes sur de nombreuses professions, pour la diversité du commerce, pour les habitantEs et pour l’ensemble de la société, au seul bénéfice des actionnaires des grands groupes de la distribution. »

Lors de l’assemblée générale des militantEs du commerce du 8 septembre où de nombreuses enseignes étaient représentées, il a été validé le principe d’un rassemblement devant le ministère de l’Économie à Bercy mardi 15 septembre pour aller remettre collectivement notre avis à Macron. Des agents des télécommunications, dont les agences situées dans les ZTI sont aussi visées par ces ouvertures, et des cheminotEs devraient y participer.

Mobiliser dans la durée

Il s’agit aussi de penser la mobilisation sur le moyen et le long terme, une fois les arrêtés définitifs publiés : probablement des actions dans un maximum de ZTI, visant en particulier à faire prendre conscience aux riverains de la situation à venir ainsi que de populariser l’organisation d’un meeting, d’ici la fin de l’année, à l’image de la réunion publique organisée le 4 décembre dernier.

De son côté, Anne Hidalgo, dans le Parisien, s’est dit à juste titre « maltraitée » par Macron sur le travail du dimanche et prévoit le lancement d’un observatoire à ce sujet. Soutenue par Martine Aubry, elle annonce également sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel pour avoir la main sur les dites ouvertures.

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Rassemblement antinucléaire le 15.09 à Rouen!

14 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

Le Collectif STOP-EPR NI A PENLY NI AILLEURS organise un rassemblement antinucléaire

mardi 15 septembre 2015, 18 h devant la gare de Rouen, rive droite.

à l'occasion du passage dans l’agglomération du convoi de déchets suisses hautement radioactifs.

Nous appelons tout ceux et celles qui exigent que les transports de matières radioactives évitent les aires urbaines et les espaces naturels sensibles a nous rejoindre.

Aux côtés du Réseau Sortir du nucléaire et des autres organisations antinucléaires, nous demandons aux pouvoirs publics un renforcement de la réglementation et des dispositifs de sûreté pour les transports de matières radioactives ainsi qu’une information du public digne de ce nom.

 

 

Collectif  STOP-EPR, ni à Penly, ni ailleurs

Maison des Associations et de la Solidarité

22 bis rue Dumont d’Urville – 76 000 ROUEN

06 70 90 37 88  /  penly@stop-epr.fr  /  http://stopeprpenly.org

Adhérent au Réseau Sortir Du Nucléaire

Membre de la CLI Paluel / Penly

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NON A L'AUTOROUTE MARDI 15.09 A PONT DE L'ARCHE

13 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Maintenant ça suffit

Interview parue dans "La Dépêche" du 11-9-2015

Interview parue dans "La Dépêche" du 11-9-2015

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SMART Hambach : travailler plus pour gagner moins ?

13 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Test en vraie grandeur pour les démolisseurs du Code du travail, les salariéEs de l'usine automobile SMART en Moselle sont « consultéEs » pour savoir s'ils/elles sont d'accord pour travailler 39 heures, payées 37.

Dans une entreprise qui appartient au grand groupe allemand Mercédes Daimler, qui produit la Smart à la même base véhicule que la Renault Twingo, pas de difficultés immédiates. il s'agit en fait, pour es salariéEs « consultéEs de donner de gages de leur bonne volonté à accepter des sacrifices pour l'avenir. Comme le souligne le Figaro. Fr : « En revanche, les décisions concernant son successeur seront prises avant 2020. C'est l'avenir de l'usine lorraine qui est en jeu. L'objectif est donc bien là, même si la décision portera d'abord sur la poursuite, ou pas, de la Smart elle-même. Pour ça, il faut que la génération actuelle connaisse le succès. Et ce ne sont pas les salariés de Daimler qui peuvent faire peser sur cette décision ».

Les syndicats CGT, CFDT et CFTC se sont prononcés contre le plan alors que la CGC s'est prononcée pour. Si, selon de DRH de SMART, « Les salariés n'ont pas le couteau sous la gorge. Il n'y aura pas de plan social en cas de rejet de ce projet », c'est bien d'un chantage à l'avenir de l'usine qu'il s'agit. Les salariéEs de Bosch Vénissieux qui en 2004 avaient accepté un tel chantage peuvent aider à en trer les leçons : de 820 salariéEs au moment du référendum ils/elles ne sont plus que 135 sur un site qui est passé de composants pour l'auto au panneaux photo-voltaiques…

Les sacrifices d'aujourd'hui n'ont jamais garantit les emplois de demain. Ce qu reste à l'ordre du jour c'est la réduction du temps de travail pour donner du travail à toutes et tous et améliorer les conditions de travail.

 

L'inacceptable démocratie patronale

 

Au final, le chantage au maintien de l'emploi n'est accepté que par 39% des ouvriers sur 367 mais par 74 % des 385 cadres. Evidemment les médias ne retiendront que le total de 56,1 % sur l'ensemble des 800 salariéEs de l'entreprise. Mystère de la démocrate patronale où les cadres au forfait-jour décident du sort des ouvriers, c'est-à-dire de l'allongement de la journée de travail, de l'aggravation des conditions de travail de celles et ceux qui subissent les conditions de travail les plus dures pour des salaires de misère.

 

Reste qu'après ce référendum à la sauce patronale, il faudra qu'un accord d'entreprise valide un accord qui entérine ce recul assorti d'une prime de 1000 euros d'un engagement de maintien de l'emploi jusqu'en 2020 et l'embauche de 50 CDI. De lourdes responsabilités pour les équipes syndicales.

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Ceci n’est pas une crise écologique – mais une crise systémique

11 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Une opinion de Daniel Tanuro, auteur de « L’impossible capitalisme vert » (1), coordinateur du dossier spécial « Climat : la gauche au pied du mur » dans la revue Politique (2).


Le sommet onusien de décembre à Paris (COP21) permettra-t-il de conclure l’accord global sur le climat attendu depuis le fiasco de Copenhague en 2009 ? Oui, une issue positive semble assez probable… Le cas échéant, cet accord permettra-t-il d’endiguer la catastrophe climatique ? Non, cela paraît exclu !

Prenons l’hypothèse la plus favorable : l’Union européenne respecte son engagement (insuffisant) de réduire ses émissions de 40 % d’ici 2030 ; les autres pays développés s’alignent sur l’engagement des Etats-Unis (un objectif pour 2025 analogue à celui que les USA auraient dû atteindre en 2012 dans le cadre de Kyoto) ; et les pays « émergents » s’alignent sur celui de la Chine (pas de réduction absolue des émissions avant 2030). Dans ce cas, la hausse de température probable sera de 3,6 °C à 4 °C d’ici 2100. Près de deux fois le seuil de dangerosité « officiel ».

Optimisme déraisonnable

Le secrétaire général des Nations Unies se veut pourtant rassurant. L’essentiel, pour M. Ban Ki-moon, est qu’on avance : « Il ne faut pas voir Paris comme une destination. Ce n’est pas la fin d’un processus : c’est un commencement. Je suis donc plutôt optimiste » (Le Monde, 27/08/2015). Cet optimisme n’est pas raisonnable. Pour deux raisons. D’abord, il n’est pas vrai que des sommets ultérieurs pourraient aisément et à temps rehausser les ambitions trop faibles de la COP21 pour revenir sur une trajectoire d’émissions compatible avec les 2 °C. Depuis 1992, les décisions ont été reportées et les gaz à effet de serre n’ont cessé de s’accumuler. La « fenêtre d’opportunité » pour rester au-dessous des 2 °C est en train de se fermer. Il faut organiser la transition tout de suite et complètement, avant qu’il soit trop tard.

Ensuite, la situation est plus grave que prévu. Les pays les plus menacés ont demandé que le réchauffement maximum soit fixé à 1,5 °C. Les experts que le sommet de Doha a chargés de se prononcer, leur ont donné raison. Remis en mai dernier, le rapport du « dialogue structuré des experts » souligne que les impacts actuels sont déjà significatifs et que toute amplification du phénomène « accroîtra les risques de changements sévères, généralisés et irréversibles. » Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du Climat (Giec) le répète depuis un quart de siècle : sans réduction immédiate et forte des émissions (débouchant sur des émissions négatives avant 2100 !), le réchauffement aura des conséquences qui dépassent l’imagination. Les cinq rapports publiés depuis 1988 ne se distinguent que par les niveaux de probabilité accrus de ces projections… N’empêche que les émissions augmentent deux fois plus vite aujourd’hui que dans les années 80 !

Mauvaise démarche

Pourquoi les décideurs restent-ils incapables d’agir ? La voie à suivre est-elle si difficile à tracer ? Non, elle est évidente : en fonction du seuil de dangerosité, il s’agit d’établir le « budget carbone » disponible globalement (la quantité de CO2 qui peut encore être envoyée dans l’atmosphère), puis de répartir ce budget équitablement, en tenant compte du fait que riches et pauvres n’ont pas la même responsabilité historique dans le réchauffement, ni les mêmes capacités de s’y adapter.

La démarche de la COP21 est à l’opposé : les discussions se font sur base… de ce que chaque gouvernement envisage de faire… en l’absence de tout accord précis sur l’équité… et donc sans aucune obligation de concourir à ce que l’objectif soit vraiment atteint. Les 2 °C ? Un hochet agité dans le vide. Les négociateurs sont comme des randonneurs en danger qui disposeraient d’une réserve d’eau limitée pour franchir le désert et qui se lanceraient dans l’aventure sans accord sur la route à suivre ni sur les besoins quotidiens de chacun(e).

Croissance et soutenabilité

Cette irrationalité ne tombe pas du ciel, elle découle de la concurrence pour le profit, qui entraîne la course à la croissance. « Un capitalisme sans croissance est une contradiction dans les termes », disait Schumpeter. C’est le nœud du problème. En effet, sauver le climat nécessite des réductions d’émissions tellement drastiques qu’elles impliquent une diminution importante de la consommation énergétique ; celle-ci n’est pas possible sans réduire sensiblement la production, et cette baisse de la production à son tour n’est pas possible sans mettre en question la liberté d’entreprendre et la concurrence pour le marché. Les scénarii qui prétendent concilier croissance et soutenabilité sont tous biaisés par la non prise en compte de ces réalités.

Crise systémique

Parler de « crise écologique » est trompeur. C’est globalement, en termes de crise systémique, qu’il convient d’appréhender la situation. La catastrophe ne peut être endiguée que si la logique despotique de compétition, de pillage et d’appropriation qui est celle du capitalisme, cède la place à une logique démocratique de coopération, de partage et de mise en commun. Ces valeurs sont celles de la gauche, mais celle-ci est mise au défi de rompre avec le productivisme. En sera-t-elle capable ? Une grande mobilisation est en cours qui doit connaître un premier point culminant lors de la COP 21.

Les organisateurs veulent y faire converger tous les mouvements sociaux. Ils ont raison. Les syndicats paysans et les peuples indigènes sont en première ligne d’un combat articulé sur la gestion commune des ressources, où les femmes jouent un rôle majeur. De larges couches de la jeunesse se mobilisent contre les grands projets d’infrastructure notamment. Mais le syndicalisme reste encore hésitant. Pourtant, ce combat est aussi celui des travailleuses et des travailleurs. Croire que nous allons sauver notre gagne-pain et celui de nos enfants en détruisant la planète est encore plus absurde que de croire que l’austérité résoudra nos problèmes.

Notre gagne-pain, celui de nos enfants et la planète ne peuvent être sauvés qu’ensemble. En luttant contre l’austérité et pour une transition juste, basée sur les valeurs d’entraide, de solidarité, de soin et de coopération qui devraient être celles du mouvement ouvrier.

L’heure est à la convergence des mouvements et celle-ci souligne la nécessité d’un projet de société non capitaliste adapté aux défis de notre temps. Un projet qui vise la satisfaction des besoins humains réels, démocratiquement déterminés dans le respect prudent des contraintes écologiques. Un projet éco-socialiste, féministe et sans frontières. Il vit et cherche sa voie dans les luttes pour l’émancipation. Il n’est pas de tâche plus urgente que de le renforcer.

Daniel Tanuro

(1) La Découverte 2010.

(2) Le numéro de rentrée de « Politique » propose un dossier critique de 30 pages sur les enjeux du prochain Sommet pour le climat de Paris. Avec notamment Hervé Jeanmart, Charlotte Luyckx et Louis Possoz (Le défi de la transition énergétique), Grégoire Wallenborn (La réponse néolibérale au changement climatique), Pablo Solon (négociateur à Cancun), Laurence Lyonnais (fin de l’agrobusiness), Lydie Gaudier (Les tensions chez les syndicats) et Edgar Szoc (Le mouvement écosocialiste). Rens. : http://politique.eu.org/

Intervention de Daniel Tanuro, auteur de "L'impossible capitalisme vert", lors d'une formation du comité NPA ouest Etang-de-Berre, le samedi 2 avril 2001. 1ère partie

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SECURISER LA SORTIE 20 A CRIQUEBEUF, CELA PASSE PAR LA SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

10 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Comité NPA Seine-Eure

Parce que le dernier accident est le signe qu'il est plus que temps d'agir ! Parce que la SAPN a le devoir de permettre la sécurité sur son réseau. Parce que nos vies pèsent beaucoup plus que les enjeux spéculatifs.
Elle procède à des modifications à la petite semaine, mais ne veut pas entendre parler de ce qui reste pour nous la seule solution efficace, la suppression du péage d'Incarville (sans indemnité ni rachat, bien, évidemment, les autoroutes doivent être renationalisées !). "C'est ce qui nous fait vivre", c'est le cri du coeur qu'elle a lancé lors d'une conférence de presse cette semaine, reconnaissant 17 000 passages de véhicules par jour et une recette de 14 M€ par an. On comprend qu'ils ne veuillent pas les lâcher !
A trop vouloir prouver, les voilà d'ailleurs qu'ils lâchent un aveu de taille: " si on facilite la sortie à Criquebeuf, on dfera un appel d'air (...) cela créera des nuisances supplémentaires sur les routes départementales". C'est vrai, et nous le disons depuis toujours, chaque kilomètre de route supplémentaire est un appel à l'augmentation du trafic routier. Voilà pourquoi nous étions contre la déviation de Pont de l'Arche (qui a massacré la forêt de Bord), voilà pourquoi nous nous opposons au contournement est de Rouen... et pourquoi nous voulons la suppressions du péage d'Incarville pour réaliser une rocade urbaine gratuite dans le grand Rouen, jusqu'à Bourg-Achard !


Voilà pourquoi nous nous joignons à l'appel lancé par les élu-e-s autour du PCF à un dépôt de plainte collectif pour "mise en danger de la vie d'autrui" le MARDI 6 OCTOBRE à 18H30 à la gendarmerie de Pont de l'Arche.

Nous ferons notre possible pour que s'y retrouvent, sans exclusives et à égalité de droits, les élu-e-s qui ont déjà manifesté au péage (de quelque bord qu'ils soient), les partis politiques, mouvements associatifs, les usagers. C'est la seule voie qui permette de gagner, comme la méthode suivie lors du lancement du "Collectif pour le maintien et le développement de l'emplo chez M-real " l'a amplement démontré.

Ci-dessous l'affiche du site du PCF Eure-Seine:

SECURISER LA SORTIE 20 A CRIQUEBEUF, CELA PASSE PAR LA SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !
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Le véritable coût du capital (éditions autrement)

10 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #OLIVIER BESANCENOT, #CULTURE

Le véritable coût du capital (éditions autrement)

180pages, 17€, en vente sur le stand du NPA à la foire Saint Miche de Louviers l les 3 et 4 octobre

Dans le discours dominant, les travailleurs ne sont plus qu’un coût. Olivier Besancenot a accumulé des données chiffrées  pour y répondre.

Il montre ainsi que les succès industriels allemands ne s’expliquent ni par des salaires plus faibles (les coûts horaires dans l’industrie en France et en Allemagne sont au même niveau) ni par des écarts de productivité et de durée du travail. En fait, il faut aussi prendre en compte la compétitivité « hors prix » (qualité, image de marque, fiabilité des réseaux de distribution, etc.). Malgré les avantages dont elles bénéficient (comme le crédit impôt recherche dont même la Cour des comptes a mis en cause l’efficacité), l’effort de recherche des entreprises françaises est sensiblement plus faible qu’en Allemagne. Il est exact que dans l’industrie de la viande, l’Allemagne a des coûts plus bas... mais c’est grâce à une exploitation abjecte des travailleurs basée sur un recours massif aux « travailleurs détachés » d’Europe de l’Est. Le livre montre comment la mondialisation n’est pas seulement une affaire de bas salaires : il s’agit de réduire tous les coûts et d’augmenter tous les gains, en échappant en particulier à la fiscalité.

Le travail ne serait qu’un coût ? Le livre rappelle les gains faramineux de productivité : dans l’industrie, il fallait 19 minutes pour produire un euro de valeur ajoutée en 1949, 11 minutes en 1960, 1 seule aujourd’hui ! En 1960, Renault produisait 8 voitures par salarié, en 2004, 42. Tous les chiffres montrent que les salariés rapportent aux entreprises plus qu’ils ne coûtent, y compris bien entendu si l’on tient compte du salaire indirect, c’est-à-dire des cotisations sociales qui financent les prestations et sont bien un élément de la rémunération des salariés.

Un « bon » coût du capital ?

Le dernier chapitre s’intitule « Le véritable coût du capital : financier, social et environnemental ». Il aborde la campagne actuelle de la CGT contre les prélèvements du capital (actionnaires, banques) sur les entreprises; en vilipendant un « surcoût du capital », cela dissocie implicitement un « bon » coût du capital d’un « mauvais ». C'est donner une vision erronée des mécanismes du système, car c’est bien l’ensemble des profits qui est issue de l’exploitation des salariés. Le livre souligne les impasses du capitalisme actuel marqué par l’interpénétration de la finance et de la production. 

Mais les coûts du capitalisme, ce sont aussi les inégalités grandissantes, le chômage, les accidents du travail et maladies professionnelles (des chiffres détaillés sont donnés), l’augmentation du mal être au travail… Et enfin, la crise écologique amplifiée par des circuits de fabrication étirés sur des milliers de kilomètres.

Revenir à la racine

Certains se sont dfait une spécialité de mettre sur le dos de l'Allemagne (et pas des capitalistes allemands, d'ailleurs, ce qui ne revient pas au même) chômage, dégradation des retraites, faible croissance, etc. . Tout n’est pas forcément faux dans ce qui est écrit sur ces sujets. Mais « Être radical, c’est prendre les choses à la racine », écrivait Marx, et la racine, c’est le capitalisme tel qu’il fonctionne aujourd’hui : le yacht de Bolloré plutôt que le « hareng de Bismarck »...

En conclusion, Olivier Besancenot insiste sur la nécessité pour les salariés, non pas d’attendre la reprise économique, mais de reprendre l’initiative. Car la vraie réponse aux attaques incessantes et à la logique mortifère ne s’opérera pas dans le domaine des idées : une contre-offensive sociale est nécessaire.

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CINRAM ET LA REGION : PILE J’EMPOCHE, FACE TU RAQUES !

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #COMMUNIQUES

Cinram, une entreprise qui a souvent défrayé la chronique régionale. On se souvient de la fermeture de l'usine de Louviers il y a 3 ans à la suite d’une mise en liquidation qui avait provoqué un conflit de la colère le dos au mur (photo). Ou alors  de la mise à l’isolement prolongée du délégué syndical CGT  du site de Champenard au-dessus de Gaillon dans le site vide de Louviers…

Et voilà-t-y pas qu’il a suffit que le directeur annonce « qu’il n’est pas impensable ni stupide de penser que 200 ou 300 emplois pourraient être crées dans les 5 à 10 ans »  sur un nouveau site à Heudebouville (admirez la précision!) pour que le président de la Région, le PS-macronien Mayer-Rossignol, se précipite et claironne : « notre aide portera sur plusieurs centaines de milliers d’euros »  (citations extraites de « La Dépêche » du 4-9-2014). Sans le moindre engagement bien entendu, comme d’habitude. A ajouter à ce que la Communauté d’agglomération Seine-Eure, de droite,  mettra certainement au pot. Cherchez la différence ! Même pas gênés par le fait  que ce monsieur  a déjà claironné depuis des mois qu’il ne reprendra pas à Heudebouville « ceux qui font la guerre à la société », c'est-à-dire les  88 anciens du site de Louviers (sur 105) qui ont déposé  un dossier auprès du  tribunal des Prud’hommes pour contester le motif économique de leur licenciement.

C’est ce que ce beau monde appelle « promouvoir le développement économique »…  Face à cette logique du guichet ouvert toujours pour les mêmes, nous opposons le réalisme de l'interdiction des licenciements, ça coûtera moins cher aux travailleurs !

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Renault sponsor de la Cop 21 veut continuer à polluer

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le président de Renault et Nissan Carlos Ghosn vient d'estimer que les investissements pour la réduction des émissions de CO2 seront plus efficaces dans d’autres secteurs que dans celui du transport.

Il s'est plaint que le secteur des transports ait été "largement sollicité pour réduire ses émissions polluantes ces dernières années". Il a déclaré : « Si vous mettez le transport sous contrôle et que 80 % des activités humaines ne le sont pas, cela ne sert à rien. Cela ne sert à rien d’être très vertueux sur 20 % des émissions, moyennement vertueux sur 30 % des émissions et aucun contrôle sur 50 % des émissions »,
La concurrence entre secteurs et firmes est bien le moteur de l'économie capitaliste et elle s'exerce aussi sur ce terrain. C'est pas moi, c'est l'autre. A d'autres de "dépolluer" et continuons à faire des profits dans l'automobile.  Voilà en résumé la déclaration de Carlos Ghosn.
Mais  pour cela, le PDG de Renault n'hésite pas à raconter des bobards. En effet, le secteur des transports représente 32 % de la consommation d'énergie finale en France en 2013, et cette part  est en augmentation, 29 % en 1990. Avec 70 % de la consommation de produits pétroliers, les transports sont  le principal émetteur de C02, avec 36 % des émissions totales . Et En 2013, la route représentait plus de 80 % des consommations de ce secteur, suivi de l’aérien (15 %), et du ferroviaire (2,8 %). Les voitures représentent plus de 60 % des consommations du transport routier, devant les véhicules utilitaires légers (20 %), les camions (15 %), les bus et autocars (2,5 %) et les deux-roues (1,5 %). Tels sont les chiffres de l'organisme public ADEME.
Renault et Nissan, avec d'autres entreprises championnes de la pollution, vont sponsoriser la conférence mondiale sur le changement climatique, la Cop 21, et en seront le fournisseur exclusif de véhicules,  avec une flotte de 200 véhicules électriques pour transporter les délégués. Mais les véhicules électriques ne sont pas zéro émission. Un bobard de plus.
Rappelons qu'en 2014, suite à la plainte déposée par l’Observatoire du nucléaire le Jury de déontologie publicitaire a condamné les publicités de Citroën, Renault, Bolloré, Opel ... En effet le véhicule électrique n’est ni « vert », ni « écolo », ni « propre » ! La mention autorisée est « Zéro émission locale », ce qui valide bien le fait que la pollution est émise ailleurs, dans les centrales nucléaires et les centrales fioul lourd, charbon et gaz.
Communication bidon et maintien des émissions carbonées, les sponsors pollueurs de la Cop 21 veulent nous enfumer !

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Hollande : 20 minutes pour ne rien dire

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Sur la question des réfugiéEs il propose de répartir « l'effort », mais en visant à développer au plus près des pays de départ, des camps de réfugiéEs pour limiter l'exode. On est loin des obligations qu'impose un accueil digne des réfugiés et des migrants.

Rejetant toute responsabilité des Etats impérialistes, dont la France fait partie, dans cet état du monde, l'essentiel de sa politique se concentre sur la répression: Vigipirate, la loi sur le renseignement...  L'annonce de vols de reconnaissance au dessus des territoires contrôlés par les barbares de Daech ne saurait faire oublier le refus déjà ancien de fournir aux  forces démocrates laïques les armes antichars et anti-aériennes dont elles ont besoin, ce qui a contribué à les affaiblir; les interventions militaires directes, en particulier dans divers pays d'Afrique, n'ont eu pour effet que de soutenir les intérêts des groupes capitalistes français, et surtout pas de permettre aux populations de prendre en main leurs affaires..

Sur la conférence sur le climat, aucun engagement: on attend que tous les pays, via l'ONU se mettent d'accord sur le financement !

Enfin, sur les questions économiques, sociales, le cap est maintenu : baisse des « charges » sociales, maintien du CICE, "rendre lisible" le Code du travail, c'est-à-dire l'adapter pour le plus grand bénéfice des entreprises, du patronat.

Au total, au-delà des larmes de crocodiles du début, Hollande maintien son cap.

Face à cette politique, nous voulons nous la mobilisation contre la régression sociale, pour l'ouverture des frontières et l'accueil de toutes et tous les réfugiéEs.

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