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NPA 27 -  Eure

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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : c'est toujours NON

9 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : c'est toujours NON

Le gouvernement menace d’entamer effectivement l’expulsion des occupants de la Zad, agriculteurs/trices historiques de Notre-Dame-des-Landes. Depuis l'automne, il a lancé des appels d’offre pour des travaux sur la Zad. Les agriculteurs/trices sont assignés en « référé expulsion » pour le 13 janvier. Vinci demande l'expulsion immédiate des habitantEs, avec une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour et mise sous séquestre des biens et cheptels. C'est par la pression financière sur ses occupantEs historiques que le gouvernement tente de commencer à vider la Zad. Un avis d'expulsion politique.

Avec l'état d'urgence, Valls le va-t-en-guerre, l'incendiaire, comptait étouffer toute contestation. Peine perdue s'agissant des opposants à l'aéroport qui ont manifesté en convoi de tracteurs et vélo jusqu’à Paris malgré les menaces policières, défilé à Nantes lors de la COP 21 malgré les interdictions, manifesté contre l'état d'urgence lui-même.

Le 9 janvier, les opposants bloqueront le périphérique de Nantes, pour contraindre le gouvernement à renoncer aux expulsions et plus largement à ce projet inutile, dévoreur de fonds publics et climaticide.

Le NPA appelle, avec la Coordination des opposants et d’autres composantes de la lutte, à une mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, et dans les autres villes le 9 ou le 16 janvier.

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Catastrophes écologiques, capital et… corruption

8 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le mois d’août dernier a été marqué par les explosions survenues dans le port chinois de Tianjin. La société Ruhai Logistics, dont les entrepôts ont explosé, n’avait reçu l’autorisation de manipuler des matériaux dangereux que le 23 juin 2015... alors qu’elle fonctionnait depuis 2012. L’entreprise avait aussi été dispensée par les autorités portuaires de tout contrôle de l’organisme normalement compétent. La bienveillance des autorités ne tenaient pas simplement au poids économique de la société mais au fait que Li Liang, son principal actionnaire, est le neveu d’un ancien membre du bureau politique du PC chinois...

Un réseau analogue de complaisances et de corruption se retrouve dans le « tsunami de boue », déclenché au Brésil par la rupture le 5 novembre dernier de deux barrages servant à retenir les déchets d’exploitation de la mine de fer Germano, exploitée par l’entreprise Samarco, filiale de deux géants miniers : la société anglo-australienne BHP Billiton et la brésilienne Vale. Depuis des années, des mouvements sociaux soulignaient les dangers de ce type de barrages et les lacunes des mécanismes de contrôle.

Ivan Valente, député brésilien du PSOL (gauche radicale) a écrit que, dès que furent diffusées les premières images de la catastrophe, une propagande massive pour en rejeter la responsabilité sur des facteurs naturels a été déclenché. Pour sa part, le gouvernement fédéral brésilien a mis trois semaines à réagir et à annoncer une plainte en justice. Vale est en effet une composante importante de l’oligarchie économique brésilienne. Lors de la dernière élection présidentielle en 2014, la multinationale a fait une donation d’environ 17 millions d’euros aux principaux partis politiques. La coalition au pouvoir, formée par le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre droit) et le Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff, en a perçu les deux tiers. La majorité des députés membres de la commission qui étudie la réforme du code minier brésilien ont profité des largesses du secteur minier lors de leurs campagnes électorales.

Au-delà de ces deux cas, ce sont bien les liaisons incestueuses entre le grand capital privé et les administrations qui devraient les contrôler ainsi que les dirigeants politiques, qui provoquent ou aggravent les catastrophes dites environnementales.

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En 2016, non à l'état d'urgence ! (la Dépêche, 06.01.16)

8 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ETAT D'URGENCE

Les vœux du président Hollande ont confirmé nos craintes : alors que des mesures exceptionnelles en réaction aux attentats dramatiques de novembre pouvaient se justifier, le pouvoir les installe dans la durée. L’arsenal juridique et répressif était pourtant plus que suffisant ! Il est illusoire de penser combattre le terrorisme en affaiblissant les droits de chacun. L’état d’urgence permet que des décisions affectant la liberté des citoyens soient prises non plus par l’autorité judiciaire en lien avec une infraction particulière, mais par l’administration de façon arbitraire. Ainsi, les perquisitions les gardes à vue, les interdictions de manifestation... aboutissent à la stigmatisation de certains de nos concitoyens et à une censure du mouvement social.
Réviser la constitution, priver de nationalité certaines catégories de personnes, cela nous alarme au plus haut degré, comme nombre d’autres défenseurs des libertés publiques.
Notre collectif local a reçu l’adhésion de Mme Deshayes, maire de Tostes, conseillère départementale, de Maître Locatelli, d’A.Fraisse, militant écologiste, entre autres personnalités. ATTAC, la Ligue des droits de l'Homme, le Réseau Education Sans Frontières, la Libre Pensée, l’UL CGT en sont membres. Il est soutenu localement par le NPA, le PG, le PCF.
En ce début d'année, nous réclamons la levée de l'état d’urgence et l'abandon des projets annoncés. Parallèlement, nous observons les conditions d’application de l’état d’urgence, en dénoncerons les conséquences et interpellerons les pouvoirs publics pour qu'ils y remédient.
Collectif pour la sauvegarde des libertés et contre l’état d’urgence

contact: louviers@ldh-france.org

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Avec tous les « déchus » de la gauche, en 2016 ripostons ! (Hebdo l'Anticapitaliste)

8 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

Avec tous les « déchus » de la gauche, en 2016 ripostons ! (Hebdo l'Anticapitaliste)

Lors de ses vœux télévisés le 31 décembre, François Hollande a continué à exploiter cyniquement le filon démagogique de la situation créée par les monstrueux attentats de janvier et de novembre pour se poser en homme providentiel, en chef d’une France en danger.

Il a ainsi justifié l’intensification des frappes en Syrie et en Irak. « Les coups portent, les djihadistes reculent, s’est-il glorifié, alors nous continuerons autant que nécessaire. » Sauf que Daesh, s’il a reculé en Irak et en Syrie, a étendu ses opérations en Libye et que personne ne peut croire que les milliers de bombes lancées sur ces deux pays tuent les dirigeants et soldats de Daesh sans tuer dix fois ou cent fois plus de civils syriens et irakiens. L’intervention française, comme celles des autres puissances, ne fait qu’ajouter de la destruction et de la mort au chaos qui a permis aux bandes armées de Daesh de prospérer.

Sur les traces de Le Pen

Mais peu importe pour Hollande qui est prêt à tout pour servir, pense-t-il, ses ambitions présidentielles. Et de justifier l’état d’urgence, le renforcement des forces de police et de l’armée ainsi que la décision du gouvernement d’introduire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour « les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes ». Il a simplement oublié de préciser que les seuls « individus » concernés seraient dans ce cas les binationaux, comme l’avait annoncé Valls le 23 décembre dernier.
D’ailleurs Hollande n’a-t-il pas précisé qu’il fallait prendre les « bonnes décisions au-delà des clivages partisans ». Cette mesure, le Front national en a fait depuis longtemps un cheval de bataille et Sarkozy avait promis de la mettre en œuvre ! D’une main, Hollande évoque les odieuses attaques contre les « lieux de prière » ou les « mosquées », comme celles qu’ont perpétrées des voyous d’extrême droite en Corse. De l’autre, il joue la partition du Front national, il cherche à semer le poison de la division par cette mesure qui crée deux catégories de citoyens français, instaurant une citoyenneté de seconde zone, celle des binationaux.
Mais cela ne l’empêche pas de prétendre vouloir mettre en œuvre un « état d’urgence économique et social ». « La lutte contre le chômage  reste ma première priorité », a-t-il eu le culot d’affirmer. Personne ne peut être dupe. Hollande a déclaré qu’il ne se représenterait que si la courbe du chômage s’inversait. Qu’à cela ne tienne, il va faire en sorte qu’il y ait moins de chômeurs... sur le papier grâce à un « plan massif de formation » concernant 500 000 personnes. Pour le reste, ce sont toujours les mêmes prétendus remèdes : « simplifier le code du travail », c’est-à-dire abattre les législations sociales qui limitent l’arbitraire patronal et de « nouvelles aides à l’embauche », des milliards de cadeaux supplémentaires qui augmentent les profits des grandes entreprises et les dividendes de leurs actionnaires sans créer un seul emploi.

Sans patrie ni frontières

Hollande croit pouvoir faire accepter l’offensive que son gouvernement mène contre les travailleurs pour le compte du patronat et des plus riches en prônant, à la faveur de l’émotion qu’ont créée les attentats, une unité nationale qui n’est qu’un piège pour les exploités. Il s’agit en effet de faire croire à une communauté d’intérêts entre l’ensemble de la population, les travailleurs, qui ont de plus en plus de mal à vivre décemment et la mince couche d’ultra-privilégiés qui accaparent par leur mainmise sur l’économie de plus en plus de richesses.
 « La patrie, a-t-il conclu, c’est le fil invisible qui nous relie tous, Français d’ici ou d’ailleurs, citoyens de toutes conditions, de toutes croyances et de toutes origines. » Comme si le fossé entre les classes possédantes et le monde du travail n’existait pas.
Mensonge d’autant plus cynique quand Hollande vient de confirmer la déchéance de la nationalité, quand on connaît également les conditions indignes, scandaleuses, qui sont faites aux migrants, aux Roms, et plus généralement, à tous les pauvres.
« Prolétaires de tous les pays, unissons-nous », cette devise du mouvement ouvrier à l’époque de Marx est d’une brûlante actualité. Les seules frontières qui existent sont les frontières de classe, celles qui séparent toutes celles et ceux qui ne peuvent vivre que de leur travail et l’infime minorité de la population qui s’enrichit de leur exploitation.

Nos souhaits pour 2016, c’est que l’ensemble du monde du travail puisse rassembler ses forces pour la défense de ses intérêts et ceux de toute la société contre la régression qu’entraîne cette politique.

Galia Trépère

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Etat d’urgence: les «déchus» de la gauche en état de choc ?

5 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS, #OLIVIER BESANCENOT

Etat d’urgence: les «déchus» de la gauche en état de choc ?

Par François Sabado et Olivier Besancenot, publié par Médiapart.

 

Dans le paquet-cadeau de la réforme constitutionnelle, qui vise à nous apprendre à vivre selon les codes de l’état d’urgence permanent, le président Hollande n’a pas oublié de glisser la déchéance de la nationalité pour les binationaux nés en France, qui se seraient rendus coupables d’actes terroristes. Ce cadeau empoisonné appelle une réaction massive et unitaire de la part de toutes celles et de tous ceux qui entendent s’y opposer. Il est des lignes politiques et morales qui, lorsqu’elles sont franchies, outrepassées, provoque une profonde désapprobation qu’il s’agit à présent de traduire en mobilisation pour peser sur le débat public et faire reculer le gouvernement.

La déchéance de la nationalité appartient précisément à cette catégorie de lignes rouges à ne pas dépasser. A telle enseigne que, en 2010, lors du projet de loi sur l’immigration présenté par l’ancien président Sarkozy, qui proposait déjà la déchéance de nationalité pour les personnes d’origine étrangère ayant volontairement porté atteinte à la vie de policiers et de gendarmes, toute la gauche s’était exprimée vent debout contre cette aberration - François Hollande inclus. A l’époque, ce dernier y voyait un acte « attentatoire […] à la tradition républicaine ». Pour le Parti socialiste, le secrétaire national David Assouline dénonçait, quant à lui, une mesure qui « n’est pas dissuasive »« qui ne sert à rien pour la sécurité des Français » et qui « installe l’idée qu’il y a deux catégories de Français ». Le Sénat s’opposait au projet selon les mêmes arguments. Lors de ce débat, nombreux sont ceux qui ont tenu à rappeler l’historique de ce sinistre projet politique : d’abord porté par l’extrême droite française dans les années trente, la déchéance de la nationalité a été mise en application par le régime de collaboration avec l’occupation nazie du Maréchal Pétain. Cette mesure a été effacée en quasi-totalité à la Libération.

La déchéance de nationalité établit, en effet, l’idée selon laquelle il y aurait « deux catégories de Français ». Or, quelle que soit l’atrocité des actes dont il peut être question, lorsque cette sélection est autorisée, on sait quand elle commence et jamais, ni quand, ni comment, elle s’arrête. La Convention européenne des droits de l’homme de 1948, à l’instar de celle de l’ONU de 1961, s’oppose aux actions nationales susceptibles de multiplier le nombre d’apatrides dans le monde. Toutefois, cela ne semble pas faire vaciller l’opinion de M. Hollande et de son gouvernement.

Quant à la prétendue efficacité de la mesure dans la lutte contre Daech, qui peut encore y croire ? Une personne ayant commis de tels actes ne doit-il pas d’abord rendre des comptes à la justice du pays auquel il est censé appartenir plutôt qu’ailleurs, voire nulle part. Jusqu’à preuve du contraire, le terrorisme n’est pas une nationalité. Parmi les Français qui se revendiquent de l’Etat islamique, il semblerait qu’un quart, peut-être un tiers, soient des convertis, nés en France, et qui ne possèdent par conséquent qu’une seule nationalité : la nationalité française. C’est une preuve supplémentaire qui montre l’absurdité de cette mesure, qui dissimule mal une portée idéologique nauséabonde, que seule l’extrême droite portait il y a peu : établir un corollaire improbable et révoltant entre terrorisme et immigration. Ce corolaire nocif, qui légitime dans l’opinion l’idée selon laquelle notre insécurité et l’immigration sont deux phénomènes contigus. Cette ligne rouge était inacceptable en 2010 ; elle l’est tout autant en 2015.

Les nouveaux convertis à cette mesure justifient ce ralliement au nom du fait que nous serions désormais en guerre. Argument déjà entendu au printemps dernier, suite aux attentats de janvier, pour rendre plus présentable une loi relative au renseignement controversée. Or, ce projet de loi, tout comme les appels lancinants à un « Patriot Act à la française », était largement antidaté et remontait à bien avant les attentats. Dans son livre lastratégie du choc, la militante altermondialiste Naomi Klein avait déjà évoqué la manière dont les pouvoirs s’y entendaient pour instrumentaliser l’émotion de l’opinion, lorsqu’elle est placée, de fait, dans un état de sidération suite à des grands chocs sociaux, économiques, écologiques ou militaires, tels des révoltes, des révolutions, des guerres, des attentats ou des catastrophes naturelles. C’est ainsi que bien des gouvernements saisissent l’opportunité de faire passer des réformes libérales et sécuritaires concoctées de longue date. Stratégie couchée sur le papier, le 26 octobre 2001, aux Etats-Unis lorsque George W.Bush présentait un texte long de 132 pages, restreignant les libertés fondamentales et déléguant un pouvoir d’exception aux agences et officines gouvernementales. Stratégie mise en application dans la guerre en Irak de 2003. A l’époque les critiques de la classe politique française ne manquaient pas. Elles étaient même nourries pour déplorer le bilan d’un épisode « va-t-en-guerre et arbitraire ». Lorsqu’un informaticien américain, du nom d’Edward Snowden, décidait, en 2013, de rendre publique les informations embarrassantes compilées par la NSA, l’agence de surveillance US, elles sont devenues unanimes. Deux années seulement se sont écoulées. Aujourd’hui, c’est un François Hollande, prisonnier de ses calculs politiciens pour 2017, autant que de la crise politique qui l’éloigne toujours plus de la réalité, qui utilise les mêmes peurs, le même choc, pour justifier ses guerres, son Etat d’urgence, ses mesures sécuritaires et la déchéance de la nationalité. Et comme à l’accoutumée, chacun de constater que le renforcement de l’Etat pénal accompagne le démantèlement de l’Etat social.

En réalité, la déchéance qui semble se nouer aujourd’hui est bien celle de la gauche. A moins que tous « les déchus » de cette gauche au pouvoir redressent la tête, sortent de leur propre état de sidération, et parlent d’une même voix, au-delà des différences des uns et des autres, afin de bloquer ce projet inique. Pourquoi pas une manifestation nationale contre cette modification avant le vote ? Pourquoi pas un front commun, un comité national contre la déchéance de la nationalité, fondé sur un objectif rassembleur, dans un état d’esprit respectueux de nos diversités et de nos positionnements politiques ? Tout est à débattre et à imaginer ensemble. Mais il y a urgence car nous sommes nombreux à souhaiter un sursaut civil, social et politique qui enraye ce sempiternel glissement à droite de la classe politique.

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Nos vœux pour 2016 : une contre-offensive des travailleurs

5 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #EDITOS

Lors de ses vœux le 31 décembre, Hollande a continué à exploiter cyniquement le filon de la « lutte contre le terrorisme » pour se poser en sauveur de la nation. Pour cela, il n'a pas hésité à aller chercher ses propositions dans le programme du Front national.

Une politique de plus en plus réactionnaire

Hollande s’est félicité des bombardements français en Syrie et en Irak. Mais ces milliers de bombes lancées sur ces deux pays ne peuvent absolument pas supprimer Daech. L’intervention française ne fait qu’ajouter de la destruction et de la mort au chaos qui a permis aux bandes armées de Daech de prospérer.

Hollande a confirmé la volonté du gouvernement d’introduire dans la constitution la déchéance de nationalité pour « les individus condamnés définitivement pour crimes terroristes. »Il joue la partition du Front national : il cherche à semer le poison de la division entre les travailleurs, par cette mesure qui crée deux catégories de citoyens français en instaurant une citoyenneté de seconde zone, celle des binationaux. Il renforce la stigmatisation des étrangers, des immigrés et des musulmans. Ne nous laissons pas faire, c'est au contraire de l'unité de l'ensemble du monde du travail dont nous avons besoin, pour faire face à ce gouvernement et au patronat.

L'état d'urgence dure maintenant depuis près de trois mois. Il n'a servi à rien pour combattre le terrorisme, mais il a permis au gouvernement d'interdire les manifestations, de renforcer le racisme et l'islamophobie, d'opérer des perquisitions et des assignations à résidence contre les militants écologistes, etc.

L'heure est à la mobilisation contre la déchéance de la nationalité, contre l'état d'urgence et contre la guerre. Des meetings et des manifestations commencent à s'organiser, nous appelons à les construire et les développer.

Priorité à la lutte contre le chômage ?

Quant à la « lutte contre le chômage » dont il fait, a-t-il dit, sa « première priorité », personne n’est dupe. Hollande va faire en sorte qu’il y ait moins de chômeurs sur le papier grâce à un « plan massif de formation » concernant 500 000 personnes. De quoi inverser la courbe du chômage sans laquelle il a promis de ne pas se représenter. Pour le reste ce sont toujours les mêmes prétendus remèdes, « simplifier le Code du travail », c’est-à-dire abattre les législations sociales qui limitent l’arbitraire patronal et de « nouvelles aides à l’embauche », des milliards de cadeaux supplémentaires qui augmentent les profits des grandes entreprises et les dividendes de leurs actionnaires sans créer un seul emploi.

La journée de mobilisation du 26 janvier dans la fonction publique peut être une première réponse à cette politique. Les salariés descendront dans la rue pour revendiquer des augmentations de salaire, des embauches, des moyens pour les services publics.

Unité des exploités contre ce gouvernement

Hollande croit pouvoir faire accepter l’offensive de gouvernement et du patronat contre les travailleurs en prônant une unité nationale qui n’est qu’un piège pour les exploités. Il s’agit de faire croire à une communauté d’intérêts entre l’ensemble de la population. Mais, en réalité, il n'y a aucun intérêt commun entre, d'un côté les travailleurs, qui ont de plus en plus de mal à vivre décemment, et, de l'autre, la mince couche d’ultra-privilégiés qui accaparent par leur mainmise sur l’économie de plus en plus de richesses.

Nos souhaits pour 2016, c’est que l’ensemble du monde du travail puisse rassembler ses forces pour la défense de ses intérêts et ceux de toute la société contre la régression qu’entraîne cette politique. Que nous construisions un mouvement d'ensemble contre le gouvernement et le patronat. Et que les travailleurs de tous les pays reprennent l'offensive pour en finir avec cette société qui, entre les guerres, la misère, le racisme, l'exploitation, la catastrophe climatique, est de plus en plus aberrante et dangereuse.

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La "complémentaire santé obligatoire", une bonne nouvelle ?

2 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Santé

Le 1er janvier, tous les employeurs du secteur privé devront obligatoirement faire bénéficier leurs salariés d'un contrat collectif de "complémentaire santé" et en financer au moins la moitié. Celle ci couvrira une partie des soins non remboursés par la Sécurité sociale.Est ce vraiment une bonne nouvelle pour toutes celles et ceux, qui, de plus en plus nombreux renoncent à des soins pour des raisons financières?

Cette mesure ne concerne que 400 000 personnes sur les 2,5 millions qui ne disposent pas d'une mutuelle, mais rien ne changera pour tous les autres, jeunes, étudiants, salariés du secteur public, personnes exclues ou ne pouvant accéder à la complémentaire.

Ces contrats collectifs, souvent négociés à minima, et dont le coût risque d'augmenter très vite, laisseront à la charge du salarié une partie parfois très importante des soins. A l'arrivée la facture restera salée!

Quand le salarié partira en retraite, l'aide de l'entreprise disparaîtra. Alors que ses revenus baisseront, son assurance santé augmentera considérablement.

Mais là n'est pas l'essentiel : la complémentaire santé obligatoire c'est d'abord un nouveau pas dans le remplacement de la Sécurité sociale par des assurances pour accéder aux soins.

La Sécurité sociale, victime des politiques d'austérité, des exonérations de cotisations sociales pour les employeurs (60 Milliards par an) ne couvre plus, désormais que 54% des soins hors hôpital. C'est dans cette brèche que s'engouffre les sociétés d'assurances et des mutuelles chaque jour moins "mutualistes". La généralisation de la complémentaire santé est un nouveau pas vers un système "à l'américaine", ou l'on ne se soigne pas en fonction de ses besoins, mais de ses possibilités offertes par son contrat d'assurances et du "risque" que l'on représente.

Notre solution est à l'exact opposé : une Sécurité sociale qui couvre à 100% l'ensemble des soins pour toutes et tous, et financée par les cotisations versées par les employeurs. Mais cela suppose le combat sans concession pour la rupture avec les politiques d'austérité menée par ce gouvernement, comme ceux qui l'ont précédé.

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Vœux de Hollande, autant de raisons en 2016 de combattre sa politique !

1 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Exercice convenu par excellence, les vœux présidentiels pour 2016 ne font pas exception. Hollande est égal à lui même. Il force la dose sur les dimensions guerrière, sécuritaires et autoritaires. Il se félicite des interventions militaires et promet d'intensifier les frappes en Syrie et en Irak. Il persiste et signe sur l'état d'urgence et la déchéance de nationalité. Les jeunes quant à eux se voient enrôlés dans la généralisation du service civique.

Quand il fait le coup de l'état d'urgence « économique et sociale » c'est pour confirmer la « simplification du Code du Travail » et de nouvelles aides aux entreprises soit-disant pour l'embauche.

Pour faire bonne mesure il termine sur l'amour de la patrie et la fermeté envers les migrants et n'hésite pas à conclure en prétendant être « exemplaire démocratiquement » !!!

Rien de neuf, nous aurons autant de raisons de combattre le gouvernement Hollande en 2016. C'est dire le défi qui attend le mouvement social.

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