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NPA 27 -  Eure

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MANOIR INDUSTRIE: SUCCES DU MOUVEMENT DE GREVE

23 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

MANOIR INDUSTRIE: SUCCES DU MOUVEMENT DE GREVE

Vendredi 20 février, après Jeudi 19 février, la grève avait débuté a 3h du matin suite à l'annonce des résultat des NAO (voir l'article précédent): la direction proposait 0,3% en augmentation générale et 0,2% en augmentation individuel au mérite. Cela avait suscité la colère des ouvriers et le blocage des entrées et sorties avec piquet de grève.


Plusieurs séances de négociations se sont déroulées pour obtenir la fin du mouvement, mais la direction ne proposait que des queues de cerise. A chaque fois les ouvriers ont décidé de poursuivre le mouvement en vu d'obtenir 1% d'augmentation générale pour tous, sachant que le blocage entraîne pour les capitalistes du groupechinois Yantai Taihaiune perte de 150 000€ par jour... le montant de l'augmentation demandée !.
Ce n'est que vendredi matin qu'une nouvelle négociation en intersyndicale donnera une proposition plus tolérable au yeux des ouvriers, une augmentation de 0,8% générale pour tous .
Les ouvriers et leurs syndicats ont décidé d'accepter, ils ont alors levé le piquet de grève avec le sentiment que la lutte paye. Cette direction méprisante partait de l'idée que les ouvriers sont résignés, avec l'avalanche de coups que le Medef et le gouvernement macronisé leur fait subir. Ce qui s'est passé ici montre que la réaction peut toujours venir et que rien n'est perdu d'avance.
Cette démonstration pourrait peut-être faire réfléchir les chefs nationaux des syndicats qui laissent passer les mauvais coups en cours. C'est bien batailler et ne pas se résigner qui porte ses fruits .

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Renault : champion de la publicité... mensongère !

20 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Renault : champion de la publicité... mensongère !

Notre presse:

Hebdo L'Anticapitaliste - 277 (19/02/2015)

Renault et son PDG Carlos Ghosn ont annoncé jeudi 12 février 1 000 embauches en France en 2015. Entre novembre 2013 et novembre 2014, après la signature de l’accord de compétitivité, Renault a perdu près de 2 000 emplois... Et en dix ans, la saignée a été de plus de 30 000 emplois, avec des effectifs qui sont passés de 76 000 en 2004 à 45 000 fin 2014.

Ghosn est plus bavard sur les accords de compétitivité que sur les profits personnels qu’il en a retirés : un gain net de 4 millions d’euros pour son propre portefeuille, due au « plus » de ses actions Renault depuis la signature des accords de compétitivité.

Même avec 1 000 emplois en plus cette année, il y aura moins de salariéEs qu’il y a deux ans. Et pourtant Renault annonce une augmentation de la production à la suite d’une augmentation des ventes en Europe et des accords passés pour produire voitures, moteurs et pièces pour Nissan. Plus de production, c’est plus de charge de travail. à Sandouville (76), 60 % des opérations de montage sont déjà confiées à des intérimaires, jusqu’à 80 % sur les chaînes de l’usine de Flins (78). Les 1 000 emplois annoncés ne suffiront donc même pas à l’embauche de tous les intérimaires !

Lors des NAO pour les salaires, fini le temps de la communication : pendant que la direction publiait ses résultats financiers, elle annonçait : « pas d’augmentation générale des salaires », mais seulement des augmentations individuelles au mérite, c’est-à-dire à l’arbitraire des grands et petits chefs. Le total de l’enveloppe pour 2015 est inférieur à 1 %. C’est la poursuite du gel des salaires, avec des discriminations qui vont s’aggraver entre salariéEs.

Pour eux, tout va bien...

Et pendant ce temps, les affaires de Renault vont mieux. En 2014, le bénéfice net a été multiplié par 3, passant à 1,83 milliard d’euros. Ceux qui en profitent sont les actionnaires. En 2014, ils avaient déjà touché 508 millions d’euros, et les dividendes versés en 2015 augmenteront de 12 %, passant de 1,7 à 1,92 euros par action. 12 % de rentes pour ceux qui ne foutent rien et 0 % pour ceux qui travaillent.

Que cela ne fasse pas le compte est une évidence. Même la CFDT, à l’avant-garde des signatures chez Renault comme ailleurs, annonce qu’elle ne signera pas cet accord sur salaires. Vendredi 13 février, des débrayages avaient été appelés dans tout le groupe Renault par la CGT. Un vendredi avant des congés scolaires, cela n’a pas été massif... Parmi les usines, seules celles de Cléon (76) et du Mans (72), ont connu des actions mobilisant environ 200 salariéEs. Au centre de Lardy (91), là où le débrayage a été le plus significatif, il y a eu appel et tract commun CGT et SUD. Au centre de Guyancourt (78), SUD avait aussi appelé au débrayage, revendiquant 300 euros pour tous.

Pourtant, avec près de deux milliards d’euros annoncés de bénéfices, « ils » ne peuvent pas dire qu’ils n’ont pas les moyens de payer ! Mais pour faire céder la direction de Renault pour de bon, il faudrait bien davantage que ces débrayages devenus des classiques des négociations annuelles.

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MANOIR INDUSTRIE (Pîtres): LES NAO METTENT LES OUVRIERS EN COLERE

20 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

MANOIR INDUSTRIE (Pîtres): LES NAO METTENT LES OUVRIERS EN COLERE



Jeudi 3h du matin suite à la séance de négociations annuelles, les ouvriers
de Manoir industrie ont décidé de se mettre en grève. Cette usine de 350 salarié-e-s produit essentiellementdes tubes en aciers spéciaux pour le nucléaire et l'industrie pétrolière, et les cinq usines du groupe ont été rachetées par un capitaliste chinois qui pourrait bien être surtout intéressé par la récupération du carnet d'adresse et des brevets. Ils ne demandent pas la lune: 2% d'augmentation, alors que le patron n'a donné que 0,3 % en augmentation générale
et 0,2 % en individuelle au mérite. Un scandale de plus et du mépris face aux dures conditions de travail qui sont la règle ici.
L'entrée principale, où se font les entrées et sorties des marchandises, a été bloquée, seuls les non- grévistes sont autorisés à entrer et les ouvriers sont bien déterminés à ne pas se laisser faire par cette direction méprisante.
Hier soir de nouvelles négociations on eu lieu. Les syndicats CGT/CFDT/FO/CFE-CGC ont demandé ensemble, pour que la grève s'arrête, une augmentation générale de 1%, ce qui a été refusé par la direction, qui elle a proposé 0,5%. Pour les syndicats et les ouvriers ce n'est pas acceptable. La colère monte et le mouvement continue.

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Alain Krivine (NPA) : « Le Front de gauche va exploser »

19 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

 Alain Krivine (NPA) : « Le Front de gauche va exploser »

Alain Krivine sera à Dijon mardi à l’invitation du NPA 21. Il devrait évoquer la en Grèce et les solidarités qu’elle induit. Il a bien voulu, par avance, répondre à nos questions .

La victoire de Syriza, en Grèce, est-elle transposable en France ?

« La victoire de Syriza, c’est une expérience exceptionnelle et pleine d’espoir, mais en tant que telle pas transposable en France. Même si on a beaucoup à apprendre, les conditions sont bien entendu différentes. De façon paradoxale, la crise exceptionnelle du système capitaliste que nous traversons n’a pas abouti au renforcement de la gauche mais à celui du populisme. À deux exceptions près, le Portugal et la Grèce, qui sont deux États qui ont tous deux subi des politiques d’austérité terribles, provoquant des mouvements de masse énormes et qui élisent une gauche radicale. Il faut les soutenir totalement, même si je pense que rien n’est joué. »

Que pensez-vous de l’attitude de la Banque centrale européenne vis-à-vis de la dette grecque ?

« L’Union européenne exerce une pression intolérable sur le peuple grec et tente de saboter le résultat des élections. Le NPA exige l’annulation de la dette. La dette, on n’y est pour rien. C’est pour cela qu’il faut un mouvement de solidarité véritable : nous sommes dans une véritable épreuve de force aujourd’hui. »

Du NPA, on connaît Alain Krivine, Olivier Besancenot, Philippe Poutou. Des porte-parole différents mais emblématiques… et un retour d’Olivier Besancenot ces derniers temps ?

« On fait tourner les porte-parole : Olivier Besancenot et Philippe Poutou, mais aussi Christine Poupin. Mais elle a contre elle de n’avoir jamais été candidate à la présidentielle. Celui qui passe le mieux à la télévision, c’est Besancenot, c’est certain. Même s’il ne veut plus être candidat. En fait, il est prisonnier entre le fait de passer ou que les idées du NPA ne passent pas du tout. Cela vient aussi, de plus en plus, d’une personnalisation des médias. À mon époque c’était différent, on regardait peu la télévision et j’avais un langage étudiant. Philippe Poutou est très bien, mais ce sont les médias qui commandent… et qui préfèrent souvent Besancenot. Il faut éviter à la fois l’isolement et la personnalisation. »

Les partis politiques sont en train d’éclater (UMP, PS, peut-être Front de gauche). La gauche peut-elle encore se rassembler en France ?

« Se rassembler à la gauche de la gauche, nous, on est pour. Mais sur quelle base ? En Grèce, Syriza s’est fait hors PC. En France, dans le Front de gauche il y a le PC. Le Front de gauche est d’ailleurs une formation institutionnelle et électoraliste, alors qu’il nous faut rompre avec les institutions et l’électoralisme. »

Avec un Mélenchon qui, parlant de la Grèce, dit « Nous avons gagné » ?

« Mélenchon, il a plein de qualités, et un défaut, c’est d’être mégalo. »

Donc ?

« Le Front de gauche va exploser. Entre Mélenchon et le PC, même s’ils ont beaucoup de points communs, ils ont aussi beaucoup de désaccords… et notamment l’ambition de Mélenchon. »

Pourquoi une tentation de l’extrême droite chez certains militants d’extrême gauche ?

« Le Front national se développe énormément. Il y a une errance idéologique aujourd’hui. On a tenté la lutte extraparlementaire en 1968 et cela a échoué. En 1981, on a tenté les élections et la gauche a mené une politique de droite. Alors que faire ? Le succès du Front national qui se veut antilibéral et anti-immigrés est l’écho de cette période de désarroi. »

Est-ce une crise de société ? Comme en 1968 ?

« Il ne faut faire aucune concession aux institutions parlementaristes. C’est la société qui est en crise. Même si on accepte le capitalisme, le capitalisme est en crise et il y a là un choix de société à faire. En 1968, c’était un choix avant tout idéologique. Aujourd’hui, personne ne défend plus le capitalisme mais pourtant il n’y a pas d’autre politique. La lutte anticapitalisme est d’actualité. L’exemple grec ou espagnol est intéressant : la gauche radicale gagne électoralement. C’est une victoire qui n’est pas sans limite, mais c’est intéressant. Tout est possible. Il faut être très prudent. Mais c’est une victoire dont les conséquences seront exceptionnelles. »

Alain Krivine sera ce mardi, à 20 heures, salle York, au Centre de rencontres internationales, 1, boulevard Champollion à Dijon.

Côte-d'Or.

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Loi Macron : Passage en force du gouvernement pour satisfaire le patronat !

18 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Loi Macron : Passage en force du gouvernement pour satisfaire le patronat !

Devant le risque du rejet, par une majorité de députéEs, de la loi Macron, le gouvernement est passé en force en ayant recours au 49-3. L'attaque sans précédent contre les droits des salariéEs s'accompagne d'un déni de démocratie par le gouvernement PS-Medef.

À travers cette loi, le gouvernement prétendait s'attaquer aux situations de rente, aux privilèges des professions réglementées. En fait le ministre de l'économie, l'ancien banquier devenu millionnaire, n'a jamais eu l'intention de remettre en cause les intérêts des vrais rentiers, ceux qui font de l’argent en dormant grâce à leur capital, à leurs actions et encaissent les dividendes fruits de l'exploitation des salariéEs. Bien au contraire, la loi leur est entièrement favorable.

Toute liberté pour les patrons

Après avoir passé près de deux semaines à débattre des « professions réglementées », les députéEs ont fini par consacrer, en tout et pour tout, trois jours à l’offensive généralisée du gouvernement contre les droits des salariéEs.

Quelques concessions de façade ont bien été actées, mais l’essentiel est sauf : la généralisation du travail du dimanche avec l'ouverture des commerces jusqu’à 12 dimanches par an sur autorisation administrative, la mesure devenue le symbole de cette loi libérale. Les salariéEs des « zones touristiques internationales » pourront être contraintEs de travailler tous les dimanches et en nocturne. Certes au volontariat, mais tout le monde sait ce qu'est le volontariat dans une entreprise sous la pression du chômage, de l'encadrement... Et, question salaires, aucune obligation fixée par la loi.

Et moins de contraintes légales

La dépénalisation par ordonnance de tout une partie du droit du travail est maintenue. De même la loi poursuit la destruction des prud’hommes entamée par le gouvernement en novembre dernier avec la suppression de l’élection des conseillers. L’irresponsabilité pécuniaire des grands groupes lorsqu’une de leur filiale met la clef sous la porte est également entérinée. Cerise sur le gâteau, l’employeur qui vide les caisses de l'entreprise sans respecter les procédures n’encourra plus qu’une amende.

Les salariéEs ont moins de droits et les patrons moins de contraintes, tout leur est favorable.

La censure ne peut venir que de notre mobilisation

Le gouvernement ose justifier sa loi en prétendant, comme d’habitude, lutter contre le chômage. Qui peut croire un seul instant que démolir les conventions collectives ou les possibilités de recours juridiques pour les salariés va réduire le chômage, permettre des embauches ? La vraie raison de cette loi est de réduire à presque rien les droits des salariéEs et de renforcer le pouvoir exorbitant du patronat. C'est unnouveau recul pour toute la société.

Le feuilleton parlementaire des trois dernières semaines et le coup de force du gouvernement nous montre une fois de plus que ce gouvernement est aux ordres du patronat et des plus riches. Seules nos mobilisations, nos luttes pourront, leur faire entendre raison.

Ils ont marqué un point. Le projet doit passer au Sénat, en avril, du temps supplémentaire pour construire une mobilisation unitaire et massive du monde du travail pour le retrait du projet de loi.

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Pourquoi le NPA Seine-Eure ne sera pas candidat aux élections départementales (PN, 17.02.15)

17 Février 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure

Traditionnelle-ment en lice dans toutes les élections, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) Seine-Eure a décidé de faire l’impasse sur les élections départementales. Lors des dernières élections cantonales de 2011, Alexis Rousselin et sa suppléante, Sophie Ozanne, avaient récolté 3 % des suffrages sur Louviers-nord.

Pas de soutien au PCF

Uni avec le PCF lors des élections municipales, le NPA ne le soutient pas, toutefois pas pour le moment : « Nous avons de nombreux points communs, mais nous voulons être sûrs qu’il n’y aura pas de rabibochage avec le PS au second tour. Lors des municipales de Louviers, la fédération départementale du PCF avait ainsi soutenu Franck Martin (ex-maire, Ndlr) dans l’entre-deux tours... »

Une non-candidature qui s’explique de plusieurs façons, selon les deux anciens candidats et Philippe Thouément, conseiller municipal à Louviers, lors de la dernière mandature : « Auparavant, nous participions aux élections locales pour développer nos idées. La perte de notre siège d’élu à Louviers rend moins indispensable le fait de nous représenter. De plus, nous contestons cette réforme territoriale qui a vu la création de 13 régions et la perte de 2 000 cantons, ce sans la moindre concertation avec la population. La formation de ces nouveaux territoires avec une ville ‘‘métropole’’ amène une logique de concurrence entre les territoires, alors qu’il faudrait développer la coopération. »

Mais si les militants délaissent ces élections, ils n’en ont pas moins de nombreuses luttes à mener : « Pour nous, le plus urgent est de combattre la politique menée par le gouvernement et de construire une force politique à la gauche du PS. Ainsi, nous devons nous mobiliser contre la loi Macron, véritable cheval de Troie contre le monde du travail. Il faut aussi se battre contre tous les projets inutiles comme le contournement Est de Rouen. On en a marre des routes et autoroutes ! Et ce alors que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Ndlr) nous met en garde sur l’effet irréversible des gaz à effet de serre... » Le NPA déplore aussi le manque de moyens alloué à l’école, les guerres « postcoloniales » en Afrique ainsi que, entre autres, le pacte de responsabilité...

Gratuité des transports

Le parti d’extrême gauche reste également mobilisé sur le territoire de Louviers, avec notamment la création du collectif Maintenant ça suffit ! Parmi les sujets mis en avant, le NPA se bat toujours pour le retour à la régie publique de l’eau au détriment de Veolia, la gratuité des transports publics pour les jeunes, chômeurs et précaires, ainsi que la création d’une première tranche gratuite, selon le barème familial, « qui éviterait ainsi aux gens de devoir prouver qu’ils ne peuvent pas paye ».

Toujours contre la politique de vidéosurveillance de la ville, le NPA s’oppose aussi à l’armement de la Police municipale en pistolets à impulsion électrique, qui seraient responsables, selon eux, de « plus de 200 morts à travers le monde en 2013 ».

« Des projets démesurés ont vu le jour »

Enfin, les militants rappellent « ne pas être surpris par les conclusions du bilan financier demandé par François-Xavier Priollaud à la Direction des finances publiques. Nous n’avons cessé de le répéter lors du dernier mandat. Lors de son arrivée à la tête de la mairie, Franck Martin avait fort à faire en matière de rénovation, d’équipements et d’embellissement de la ville. Nous le soutenions d’ailleurs à l’époque... Mais la machine s’est emballée, le maire s’est pris pour un grand personnage et des projets démesurés ont vu le jour (villa Calderon (3,5 M€), piscine Caseo, école de musique (7 M€)...) alors que l’entretien de l’existant a fait défaut. »

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Un appel urgent des mineurs polonais : Ne tirez pas sur les ouvriers ! (auteur inconnu)

15 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Un appel urgent des mineurs polonais : Ne tirez pas sur les ouvriers ! (auteur inconnu)

Vidéo :https://www.facebook.com/video.php?v=669643963153352&set=vb.100003232629300&type=2&theater

Ne tirez pas sur les ouvriers !

N’employez pas les institutions de l’État contre les protestataires !

Le 12 février le tribunal a décidé que la grève de plusieurs milliers de mineurs de la Compagnie charbonnière de Jastrzebie (Jastrzebska Spolka Weglowa, JSW), au sud de la Pologne, est illégale. Le même jour, la ville a été traversée par une manifestation des femmes et des enfants des mineurs, en soutien à leurs proches en lutte.

Les autorités de reculent devant rien pour briser cette grève qui dure depuis 16 jours. Des forces spéciales de la police, envoyés contre les mineurs, ont tenté d’écraser la protestation avec une brutalité inouïe, utilisant sans aucun prétexte les canons anti-émeute de 37 mm à balles en caoutchouc, les canons à eau et les gaz lacrymogènes. Plus de 20 mineurs ont été blessés, certains gravement. En même temps les procureurs ont ouvert les poursuites contre les organisateurs de la protestation, les menaçant de conséquences financières liées aux pertes de la compagnie touchée par la grève. Parmi les poursuivis il y a le syndicaliste Krzysztof Labadz, un des dirigeants de la grève de la mine « Budryk », qui a duré 46 jours il y a sept ans.

Les mineurs grévistes exigent le renvoi du PDG de la Compagnie, Jaroslaw Zagorski, dont la gestion a conduit la compagnie au bord du gouffre. Le gouvernement, bien qu’il possède plus de la moitié des actions de la compagnie, ne veut pas céder. Les mineurs et leurs familles sont déterminés. Ils défendent leurs emplois mais aussi les droits de protester tous les travailleurs polonais.

Nous appelons les syndicats et les organisations sociales de toute l’Europe à soutenir notre lutte et à nous faire parvenir des lettres de soutien. Seule la solidarité internationale, comme dans le cas de la Grèce, peut faire reculer les dictats des néolibéraux qui gouvernent. Seulement ensemble nous pouvons faire face à leur offensive antisociale en Europe.

Boguslaw Zietek

Président du Syndicat libre « Août 80 » (WZZ « Sierpien 80 »)

Envoyez les lettres de solidarité à : darekzal74@gmail.com

(auteur inconnu)

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Rassemblement de solidarité avec le peuple grec

15 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

Rassemblement de solidarité avec le peuple grec

Contre les politiques d’austérité, pour une Europe sociale, écologique et démocratique

Le peuple grec vient de faire un choix démocratique clair : il s’est prononcé contre les politiques néolibérales, pour une politique de gauche, dans l’intérêt général. Il a dénoncé les mémorandums imposés par la troïka de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI. Il a opté pour la désobéissance en faveur de mesures concrètes afin d’en finir avec le désastre des politiques d’austérité.

Nous sommes solidaires du choix du peuple grec, comme des manifestations massives ces derniers mois en Belgique, au Portugal, en Espagne, en Angleterre, en Irlande ou en Italie contre les politiques d’austérité. Un vent de changement se lève en Europe. Cette victoire, ces espoirs et ces combats sont les nôtres.

Nous nous opposons fermement aux manœuvres de chantage et d’isolement qui visent à empêcher la mise en œuvre en Grèce d’une véritable politique de gauche. Nous condamnons les coups de force de la BCE ainsi que toutes les pressions anti-démocratiques exercées par la troïka et l’UE sur le gouvernement d’Alexis Tsipras afin de maintenir à tout prix les « mesures structurelles » néolibérales (baisse des salaires, privatisation, disparition des conventions collectives, etc) qui n’ont pour résultat que de mettre le peuple grec à genoux. Nous soutenons l’exigence d’un règlement démocratique et juste de la dette publique. Le gouvernement Grec doit pouvoir appliquer le mandat que lui a donné le peuple : l’urgence humanitaire, la sauvegarde et le rétablissement des services publics, la reconstruction du pays et la réalisation du programme de réformes soutenu par la population.

Nous exigeons que le président François Hollande et le gouvernement français respectent le choix du peuple grec. Il doit soutenir ses revendications contre l’Europe austéritaire. C’est nécessaire pour la Grèce, c’est une chance pour la refondation de l’Europe. Nous soutenons donc le moratoire de la dette grecque. Nous proposons un audit citoyen de l’ensemble de ces dettes qui constituent un fardeau inacceptable pour les peuples, et exigeons d’en annuler la part injuste et illégitime. Comme le peuple grec, nous défendons le droit à la satisfaction des besoins de la population en matière d'alimentation, d'habillement, de santé, de logement, d'éducation, d'emploi, de sécurité publique, de culture et d’environnement.

Nous appelons à une marche à Paris le dimanche 15 février, journée de mobilisation européenne (manifestations prévues à Athènes, Rome, Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam, Edimbourg, Berlin, etc) en soutien au peuple grec. C’est ainsi que nous pourrons montrer avec force que la lutte du peuple grec est notre lutte, et qu’ensemble – citoyen-ne-s, syndicats, partis, associations – nous allons modifier le cours de choses en rompant avec le cours libéral et austéritaire de l’Europe, construire une alternative aux politiques néolibérales, stopper l’austérité et agir pour refonder une Europe sociale, écologique et démocratique.

Dimanche 15 février

Journée de mobilisation européenne :

Exigeons tous ensemble le respect des choix du peuple grec

et l’arrêt des politiques d’austérité en Europe

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La loi Macron renforce encore la dérive libérale, cet appel très unitaire est un rassemblement inédit pour lui résister.

11 Février 2015 , Rédigé par NPA 27

La loi Macron renforce encore la dérive libérale, cet appel très unitaire est un rassemblement inédit pour lui résister.

Plus de cent militant-e-s et responsables d’organisations ont décidé de rendre public cet appel.

La loi dite loi Macron, « Pour la croissance et l’activité », dont le projet présenté au Parlement est censé casser « les rigidités » qui bloqueraient l’économie française.

Les dispositions de la loi ont un fil directeur : « ce qui est bon pour le patronat est bon pour l’économie », quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés.Cette loi est le complément du pacte de responsabilité dont les prétendues contreparties se sont révélées des illusions. Elle participe d’une tendance générale dans l’Union européenne au moins-disant social. La stagnation, voire la baisse, des salaires et des pensions, les coupes massives dans les dépenses publiques pèsent sur la demande globale et donc sur l’activité des entreprises. Ces dernières préfèrent verser de confortables dividendes à leurs actionnaires plutôt qu’investir.

Avec l’extension du travail du dimanche, de surcroît sans obligation légale de majoration salariale, et avec le maquillage outrancier du travail de nuit en travail de soirée, les conditions de travail des salariés sont attaquées. Une fois de plus les premières victimes en seront les femmes.

Avec la réforme du tribunal des prud’hommes qui renvoie de plus en plus d’affaires devant des juges professionnels, ce sont les droits des salariés qui sont remis en ca
use.

Avec la dépénalisation du délit d’entrave, ce sont les employeurs qui sont protégés, pas les salariés.

Et désormais, si le tribunal administratif annule un plan social en raison d’insuffisance de motivation, les licenciements ne seront plus invalidés et les salariés ne seront plus indemni
sés.

Par ailleurs, ce projet relance le processus de privatisation, notamment d’un certain nombre d’aéroports et fragilise le statut des locataires au profit des spéculateurs.

Il va permettre aux hôpitaux publics de créer des filiales à l’étranger,c’est-à-dire à se comporter comme des entreprises privées. Alors que le service public hospitalier est malade, entre autres, d’un manque de ressources, une partie de ces dernières pourront être utilisées à des fins d’opérations financières ou commerciales à l’étranger.

La déréglementation du transport par bus va en fait aggraver les inégalités d’accès, instituant un transport pour les pauvres. Elle aura pour effet d’augmenter les émissions de gaz à effet de serre. L’hypocrisie est ici de mise. Alors que le président de la République prend des postures d’écologiste, et alors que la France va accueillir en décembre 2015 la Conférence mondiale sur le climat (COP 21), le gouvernement propose une mesure qui va à l’encontre de tout bon sens en favorisant le transport privé par route au détriment du transport public dont le rail. Une autre solution serait de développer le transport par rail en faisant jouer à la SNCF son rôle de service public.

Ce projet de loi, en débat au Parlement, est guidé par une logique de déréglementation généralisée qui n’a comme objectif que le maintien des profits aux dépens des salaires, des pensions, seuls moyens de vivre pour la majorité de la population et au détriment de la protection sociale. Plus d’égalité, plus de fraternité, c’est ce que nous voulons, c’est le contraire de la loi
Macron.

L’indispensable mobilisation sociale des salariés et des citoyens prend de l’ampleur.

CETTE LOI NE DOIT PAS ETRE VOTÉE, ELLE DOIT ETRE RETIRÉE !

LISTE DES SIGNATAIRES : Liste des signataires contre la loi macron

Le lundi 09 février 2015 à 23h19 dans Economique et social

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