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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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L’indépendance écossaise mise en échec par la stratégie de la peur

22 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/yesscotland2-660x330.jpg?itok=hoLpghCyLors du référendum, la proposition d’une Écosse indépendante a été battue. Les élites dirigeantes ont exprimé un soupir de soulagement, énorme et collectif. C’est une défaite fondée sur la peur et l’intimidation organisées par la campagne pour le « non », en collusion avec Downing street et qui a abouti au résultat de 55,3% de « non », contre « 44,7% » de « oui ». 

Tout l’establishment de Westminster ainsi que les trois principaux partis s’étaient regroupés contre le « oui ». A cette coalition, on peut ajouter la très grande majorité des médias, des banques, des supermarchés et la City de Londres (1). La caste militaire est également intervenue dans le débat, en défense des Tridents. En exploitant la peur, en ayant recours à l’intimidation, en faisant appel à toutes sortes de réflexes réactionnaires et conservateurs, ils ont réussi à l’emporter sur l’une des plus remarquables campagnes de terrain jamais réalisée dans les îles britanniques. Au niveau international, ils ont enrôlé de nombreux soutiens, de Barrack Obama jusqu’au Président de l’Union européenne.

Les politiciens travaillistes, dirigés par le revenant Gordon Brown, ont déversé ce sentiment d’intimidation avec encore plus de force que les Conservateurs.

En fait, les élites de Westminster s’attendaient à une victoire facile… jusqu’à la dernière semaine avant le référendum, lorsque le soutien à la campagne pour le « oui » s’est manifesté spectaculairement et qu’un vent de panique a soufflé. Quand on a demandé à Hammond (2) pourquoi il n’envisageait pas l’éventualité de déplacer les Tridents, il a répondu que c’était parce que le Gouvernement considérait la possibilité d’un vote « oui » avec une « très faible probabilité ». Cette déclaration ne témoignait pas seulement du fossé qui existe entre Westminster et l’Écosse, mais aussi du mépris avec lequel le dirigeant conservateur considère ce fossé.

Il faut féliciter chaleureusement la campagne pour le « oui », malgré le résultat. Elle a déclenché un énorme débat politique qui a atteint des niveaux politiques extrêmement élevés au fur et à mesure que l’on se rapprochait de la date du référendum. Cela s’est traduit par un mouvement remarquable d’inscription sur les listes électorales (97%) et une participation finale de 84,6%. C’est la démonstration sans appel que lorsque l’on offre aux gens un changement réel, alors ils s’engagent et saisissent l’opportunité de façonner leur destin.

La campagne pour le « oui » n’était absolument pas basée sur un nationalisme grossier ou un sentiment anti-Anglais, mais sur l’idée d’une Écosse différente, avec un nouveau niveau de démocratie et de participation. Elle était fondée sur l’idée que les gens qui vivent en Écosse pouvaient gérer l’Écosse et mettre fin à une longue période de dépendance vis-à-vis de l’Angleterre. Elle était fondée sur l’idée qu’on ne pouvait leur imposer un gouvernement conservateur pour lequel ils n’avaient pas voté et qui n’a quasiment aucun soutien en Écosse.

Elle reflétait le sentiment que les politiques des Conservateurs – les droits d’inscription pour les étudiants ; les baisses d'allocations, notamment pour les malades et les handicapés ; la bedroom tax ; la baisse des impôts pour les riches ; les guerres étrangères – leur étaient imposées par des gens n’ayant aucun soutien en Écosse.

La force de la campagne du « oui » s’est également manifestée par l’enthousiasme avec lequel les jeunes de 16 et 17 ans – à qui l’on avait donné le droit de vote pour la première fois - se sont investis dans la campagne et dans le débat. Elle s’est aussi exprimée à travers l’énergie qui a saisi les partisans du « oui » lors des dernières semaines de campagne. 

Le matin du résultat, on a entendu les politiciens travaillistes (plus encore que les conservateurs) affirmer que ce vote réglait la question de l’indépendance pour une longue période et peut-être pour toujours. Pourtant, la masse critique du soutien à l’indépendance s’est considérablement accrue tout au long de cette campagne et il est peu probable que cela disparaisse. Les Écossais ont passé des mois à débattre et à défendre l’idée de l’indépendance et sont plus concernés que jamais par ce projet.

Il n’est pas étonnant que les politiciens travaillistes soient si vindicatifs en ce lendemain de scrutin. Parce que le Parti travailliste a été lourdement endommagé par cette campagne au coude à coude avec les Conservateurs.

Les votes en faveur du « Oui » sont les plus importants dans les bastions industriels – ou désindustrialisés… - travaillistes de Glasgow, North Lanakshire, West Dumbarton et Dundee.

Le Parti travailliste écossais est maintenant sérieusement fragmenté et va vraisemblablement connaître bien des déboires lors des prochaines élections pour Holyrood (3) en 2016 : à la recherche d’une nouvelle majorité, le SNP pourrait bien remplacer le Parti travailliste en tant que principal parti de centre gauche, social-démocrate, en Écosse.

Les dizaines de milliers d’électeurs travaillistes qui ont soutenu la campagne du « Oui » - et ont été attaqués par le Parti travailliste pour l’avoir fait – sont maintenant polarisés par le SNP. Notamment parce qu’un vote important pour le SNP lors de cette élection à venir sera considéré comme le meilleur moyen de reposer la question de l’indépendance.

D’autant que l’on ne peut considérer comme acquis que l’élite de Westminster va maintenant conférer de nouveaux pouvoirs à Holyrood… simplement parce qu’ils ont signé un engagement à le faire sur un parchemin bidon ! Des députés conservateurs de base ont déjà jeté le doute en indiquant qu’ils s’y opposeraient, de même que certains ministres de la coalition qui ne veulent pas en entendre parler…

Cameron sait que transférer de nouveaux pouvoirs à l’Écosse ne pourrait que renforcer l’aspiration à l’indépendance au Pays de Galles. Leanne Wood, dirigeante du Plaid Cymru (4) a joué un rôle tout à fait appréciable en soutenant la campagne du « oui » en Écosse. Elle affirme aujourd’hui sans ambiguïté qu’il n’est pas question de voir le Pays de Galles être écarté des discussions sur de nouveaux transferts de pouvoirs en Écosse… 

Cela soulève aussi la question de l’énorme déficit démocratique que connaît la Grande-Bretagne en tant que telle, puisqu’elle est l’un des pays les plus centralisés d’Europe. Cela soulève la question de la dépendance par rapport à Westminster des métropoles et des régions du Nord et du Sud Est. Cela soulève une fois de plus la question du système électoral (majoritaire à un tour) qui signifie que, lorsqu’il s’agit d’élire un représentant, la majorité des votes ne sont tout simplement pas pris en compte.

Par ses premières déclarations, Cameron a bien montré qu’il s’intéressait plus à envoyer des signaux à destination de l’UKIP, du nationalisme anglais et de ses députés les plus à droite plutôt qu’à un nouveau traité avec l’Écosse. Ce qui l’intéresse, c’est uniquement d’empêcher les députés écossais de participer aux votes concernant les questions anglaises (ce qui plairait bien à Nigel Farage) plutôt que de nouveaux changements constitutionnels. 

Évidemment, cela pose un problème au Parti travailliste parce que cet engagement (5) a été le fait, d’abord et avant tout, de Gordon Brown, et non de Cameron. Pour Cameron, l’enjeu est maintenant de tourner la page de cet engagement. Mais ce ne sera pas facile. Par bien des aspects, la campagne pour le « oui » a remporté le débat. Parmi les 1,6 millions de gens qui ont voté pour l’indépendance, beaucoup vont rester politiquement engagés. Ils ne prendront pas avec le sourire de nouvelles promesses non tenues ou de nouvelles attaques de Westminster.

La radicalisation de la campagne du « oui » peut très bien se traduire par une radicalisation du débat politique en Écosse. Et cette tendance peut avoir des répercussions à travers toute la Grande-Bretagne. Les revendications en faveur de nouveaux transferts de pouvoir et de réformes démocratiques sont inévitables. Westminster ne représente pas mieux les villes du Nord de l’Angleterre ou les régions du Nord qu’il ne représente l’Écosse.

Malgré la défaite, les choses ne seront plus jamais ce qu’elles étaient. Le simple retour aux affaires courantes n’est pas possible.


Par Alan Thornett.* Article publié sur www.inprecor.fr

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Après le 23 septembre, aller jusqu’au bout… pour en finir avec l’“Hôstérité” !

22 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Santé

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/24865_image_1.jpg?itok=BtZnse2oLa manifestation qui rassemble aujourd’hui des personnels hospitaliers venus de toutes la France, exprime l’exaspération chaque jour plus grande, dans les établissements.
Assez d’un hôpital qui devient une machine à produire des actes « efficients » et ou les conditions de travail sont insupportables, pour des salaires en régression.
Assez d’un hôpital soumis à une « rentabilité », une « productivité », une « polyvalence » inhumaines.
Pour nos nouveaux « managers », des soins de qualité, humains et sûrs, la réflexion et le travail solidaires en équipe, c’est « ringard ». Soyons donc fiers d’être « ringards » !
Assez d’un hôpital où le patient devient un « client », mis à contribution, alors que les fermetures de services, d’hôpitaux, de maternités, de centres d’IVG se multiplient, les délais d’attentes s’allongent, l’accès aux soins devient chaque jour plus difficile.
 
Assez des privatisations des services techniques administratifs et logistiques, et du mépris dans lequel sont tenus leurs personnels.
Assez d’un Hôpital où les directeurs, se comportent de plus en plus en patrons de choc faisant appel à la police et à la justice quand les personnels résistent légitimement à l’austérité, comme à Caen ou à Villejuif . 
Leur fédération, la FHF, devient une succursale du MEDEF, en guerre contre les 35 heures et les RTT.
Assez, d’un gouvernement, prétendument de gauche, qui, depuis deux ans prolonge et aggrave les pires « réformes » de la droite :
La « loi Bachelot » de Nicolas Sarkozy n’a pas été abrogée.
Depuis 2012 prés d’un milliard de réductions supplémentaires de crédits ont été imposées aux budgets hospitaliers aggravant encore le prétendu « déficit » et l’endettement auprès des banques.
Aujourd’hui, le « pacte de responsabilité » veut aller plus loin : 3 milliards supplémentaires de restrictions sur les hôpitaux et 10 milliards sur les dépenses de santé.
Et tout cela dans quel but ?
Ce « pacte » va permettre aux patrons d’empocher, chaque année, 40 milliards de plus, (30 milliards d’exonération de cotisations sociales et 10 d’exonération d’impôts), au nom de la « création d’emplois » !
Mais bien sûr le MEDEF ne prend aucun engagement, sur ce terrain. Sa vraie priorité est de se « refaire des marges » (de profits) et de verser les dividendes « à deux chiffres » aux actionnaires, de précariser encore plus le travail, et non de recruter en CDI.
En réalité, au nom d’illusoires créations d’emplois à venir, ce sont des dizaines de milliers d’emplois bien réels, utiles et 
statutaires qui sont supprimés à l’Hôpital et dans les autres services publics.
C’est la Sécurité sociale, et, avec elle, nos droits aux soins, à la retraite, à l’éducation des enfants qui est détruite.
Il s’agit bien là d’un choix, et non d’une fatalité, et ce choix là nous le refusons !
Ce gouvernement a choisi son camp, celui du patronat : Il ne cédera qui si on l’y contraint par la force.
Il amuse les organisations syndicales consentantes avec son prétendu « dialogue social », alors que tout est déjà décidé. Salaires, emplois, RTT, protection sociale, droit du travail, tout y passe : c’est seulement le rapport de force qui fera reculer Hollande Valls et Touraine : pour le créer pas d’autres solutions que des luttes, coordonnées, déterminées, prolongées jusqu’à satisfaction.
 
Avec la « convergence des hôpitaux contre l’Hôstérité », pour une coordination démocratique des luttes hospitalières

Manques d’effectifs, remise en cause des 35 heures et suppression de RTT, précarité, blocages des salaires, rythmes de travail insoutenable, partout les luttes portent sur les mêmes revendications. Face aux directeurs, soutenus par les ARS et derrière elles, le gouvernement, nous ne pourrons l’emporter hôpital par hôpital.

C’est tous ensemble qu’il faut lutter, et dans cette lutte, nos collègues des cliniques privées, les salariéEs de l’action sociale, les usagerEs et leurs comités de défense des hôpitaux, qui défendent aussi leurs droits sont des alliés.

Avec la « Convergence des hôpitaux contre l’Hostérité », dans laquelle sont engagées des dizaines d’équipes syndicales (CGT, SUD….), les personnels hospitaliers ont commencé à se doter d’un outil nouveau, démocratique pour coordonner leur action et leur permettre de faire céder ce gouvernement.

L’objectif à atteindre est celui d’une action gréviste, nationale, avec des modalités d’action qui bloquent réellement le fonctionnement des établissements et de leurs instances .

Un mouvement d’une telle ampleur, face à un adversaire déterminé ne se décrète pas du jour au lendemain. Il nécessite une préparation, et beaucoup reste à faire. Toutes les occasions, comme par exemple la journée du 16 Octobre, initiée par la CGT, contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sont à saisir, mais sans perdre de vue le but.

Le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) apporte son soutien à cette journée du 23 Septembre et à l’action de la « Convergence ».

Pour sortir du désespoir créé par le chômage, la misère, et une « gauche » gouvernementale passée totalement au service du patronat, sur lequel prospèrent la droite revancharde, et de l’extrême droite haineuse.

OUI à la convergence des luttes hospitalières, mais aussi celles de tous les salariés qui défendent leurs droits, sur les lieux de travail et dans la rue,

OUI à l’unité des organisations associatives, syndicales et politiques disposées à en finir avec l’austérité, la précarité, le « pacte de responsabilité »

POUR faire émerger, ensemble, avec toutes les forces qui le souhaitent, une alternative politique anti austérité qui refuse toute compromission avec le PS et sa politique.

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Loncle pour l'exclusion des frondeurs

17 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Loncle.JPGFrançois Loncle, député de la 4eme circonscription de l'Eure et soutien inconditionnel du libéral Valls, s'est donc prononcé à quelques heures du vote de confiance au gouvernement le Mardi 16 Septembre "pour l'exclusion des frondeurs" (France Inter, 16.09.14 journal de 13h).
Outre le fait qu'il s'agit là d'une conception bien étrange de la démocratie et alors que ça gronde autour de la réforme des rythmes scolaires, du gel des pensions, de la réforme de l'assurance chômage, autant de sales coups portés aux classes populaires, il nous ressort la bonne vieille union sacrée. Tous en rangs serrés donc... pour satisfaire les désidératas de la bourgeoisie. Cent ans après le début de la grande boucherie, une autre s'annonce, sociale, avec le PS aux manettes.
Confiance votée ou pas à l'assemblée, ils ne l'auront pas dans la rue. Il faut le leur rappeler,  puissamment et jusqu'à exclusion de ce gouvernement!

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Cazeneuve et le PS dans les pas sécuritaires de Sarkozy , Guéant et compagnie...

17 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Hollande-Sarkozy-Elysee_pics_390.jpgCe mardi a été voté à l'assemblée un nouveau projet de loi "anti-terroriste" visant à enrayer le départ de ressortissants Français vers l'Irak ou la Syrie "pour mener le Djihad": interdiction de quitter le territoire, confiscation des pièces d'identité, facilitation de la procédure  d'inculpation d'un individu isolé pour entreprise terroriste..., voilà un arsenal répressif digne des années Sarko!
Se sont-ils un instant demandé, les rédacteurs de ce texte, ce qui poussait ces jeunes, radicalisés par une pratique religieuse fondamentaliste, à "partir en croisade" au péril de leur vie?
Peut-être parce que ce pays ne leur a pas fait de place, sûrement à cause du chômage de masse qui touche particulièrement les jeunes, sans aucun doute parce que l'école ne joue pas le rôle qui devrait être  le sien, à savoir apporter une meilleure compréhension du monde et aiguiser l'esprit critique.
De vraies mesures pour lutter contre toutes les formes d'obscurantisme, ce serait de résoudre le problème du chômage qui laisse plus de cinq millions de personnes au ban de la société, en interdisant les licenciements et en partageant le travail, c'est à dire en réduisant le temps de travail jusqu' à ce que tout le monde ait un emploi, décemment rémunéré, et enfin en renforçant les services publics, gages d'égalité de traitement...
Le PS, qui a depuis longtemps abandonné les classes populaires, fait décidément tout à l'envers... Et pour remettre les choses à l'endroit, il faudra du monde dans la rue. Alors, commençons par censurer ce gouvernement le 16 Octobre, jour de mobilisation interprofessionnelle,  afin de faire de cette échéance une réussite en appellant d'autres plus massives encore.

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A voir: Les combattants de Thomas Cailley

17 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_234/public/les_combattants.jpg?itok=k6dpXc6VPremier long métrage de Thomas Cailley, présenté et remarqué dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2014, il s’agit de la rencontre improbable entre deux êtres qui ne devraient rien partager. Arnaud doit reprendre avec son frère la petite entreprise familiale de charpente dans la forêt landaise, après le décès du père. Il hésite à s’engager dans cette activité très pratique faite de démarchage de clients, de travaux d’installation, de suivi de commandes... Il rencontre Madeleine, étudiante, convaincue de catastrophes à venir et obsédée par son entraînement physique pour y faire face. Arnaud s’accroche à elle, et ils se trouvent embarqués dans une série d’événements, traités en comédie, que l’on suit avec plaisir. Parcours initiatique de deux jeunes qui tentent d’échapper à leur destin tout tracé. Thomas Cailley choisit par sa mise en scène de nous emmener de la réalité sociale aux rêves de ses deux personnages. Un beau premier film.


Jean-Marc Bourquin

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Discours de Valls à l'Assemblée : le retour anticipé de Sarkozy !

16 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

http://referentiel.nouvelobs.com/file/8356184-pourquoi-gattaz-est-sur-un-petit-nuage-avec-le-nouveau-gouvernement.jpgA l’assemblée nationale, aujourd’hui, Valls demandait un vote de confiance aux députés de sa majorité. Pour faire taire son opposition interne, celle des frondeurs, il a annoncé qu'il ne toucherait ni au SMIC, ni aux 35 heures et qu’il revaloriserait les petites retraites. Quelques miettes alors que d’un autre côté, il a réaffirmé, à grands coups d’autoritarisme et de républicanisme qu’il ne changerait rien et qu’il fallait « aller plus vite et plus fort ».  « Gouverner c'est résister, gouverner c'est réformer, gouverner c'est dire la vérité, aller chercher la confiance surtout quand c'est difficile ». Bref un discours digne de Sarkozy. Il continuera une politique totalement soumise aux exigences du Medef et des banques.

La confiance, cela fait longtemps que les travailleurs et la population n’en ont aucune pour ce gouvernement. Mais c’est seulement, dans la rue, par nos mobilisations, tous ensemble, que nous pourrons le faire reculer.

Les dernières mobilisations et celles d’ores et déjà prévues pour la défense de l’hôpital public ce mardi 23 septembre ou pour la Sécu le 16 octobre - montrent que résister à ce gouvernement est possible. Mais ce n'est pas suffisant. Dans les semaines qui viennent, de façon unitaire, il faut construire contre ce gouvernement un pouvoir plus fort que le sien, celui de la rue.

Dans quelques semaines, le vote du budget pourrait être l’occasion pour les travailleurs et leurs organisations de lancer la fronde sociale et politique.


Montreuil, le 16 septembre 2014

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Bretagne : les licenciements continuent, la résistance doit reprendre !

16 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/le_2_novembre_dernier_a_quimper_manifestation_contre_lecotaxe_et_pour_la_defense_des_emplois_jmb.jpg?itok=nKWNbe42Le grand mouvement de lutte dans l’agroalimentaire en Bretagne, les fameux Bonnets rouges, est encore dans toutes les mémoires...

Aujourd’hui, la majorité des licenciéEs est encore au chômage et des menaces fortes pèsent sur nombre d’entreprises, dont Tilly-Sebco à Guerlesquin (29)et Gad à Josselin (56). Quelque mille employéEs de l’abattoir Gad sont menacés par la liquidation de l’entreprise, cela après les 889 de l’abattoir de Lampaul-Guimiliau, jetés à la rue malgré une mobilisation qui les a conduits à être parmi les moteurs du mouvement des Bonnets rouges et à participer à la manifestation du pôle ouvrier durant cet automne de luttes.

 

Scénario catastrophe à Josselin
 

Si les Gad de Josselin ont manifesté le mois dernier lors du Festival interceltique de Lorient avec leur syndicat CFDT, ils n’étaient malheureusement pas dans le mouvement de l’automne dernier, se croyant prémunis contre la crise de l’agroalimentaire. Pire, non seulement ils refusèrent toute convergence avec leurs collègues du Finistère, mais à l’instigation de leur patron et des cadres, ils se sont même affrontés physiquement à une délégation de ces ouvriers venus chercher leur solidarité et tentant de bloquer les camions sortant de l’abattoir de Josselin. « Des ouvriers tapent sur des ouvriers »... Manipulés par leur direction, ils pensaient pouvoir s’en sortir seuls. Aujourd’hui, pour ne pas avoir lutté quand il était encore temps, ils se retrouvent au bord du précipice… la dignité en moins !

 

Ceux qui ne luttent pas se mettent à table
 

En janvier dernier, le Pacte gouvernemental d’avenir pour la Bretagne, adoubé par le conseil régional PS/PCF et les syndicats CFDT et CGT, devait rétablir la situation grâce au « dialogue social ». Malgré les 2 milliards d’euros du plan et les diverses subventions, la situation ne cesse ­d’empirer. Ce sont évidemment les ouvrierEs de l’agro mais aussi les petits artisanEs, commerçantEs et paysanEs qui paient la facture par la dégradation des conditions de travail, les licenciements, les fermetures et la baisse de leurs maigres revenus.

 

Crise capitaliste, crise du productivisme
 

Le Foll,ministre de l’Agriculture, a reçu la CFDT de Josselin et a promis une reprise de l’abattoir par Intermarché… Mais quid des conditions de reprise, des emplois à préserver, de toutes les subventions que la Cecab – maison mère de Gad et n°1 français des légumes en conserve – a reçu et des 2,4 millions d’euros qu’elle va recevoir par anticipation du CICE « pour que l’activité se maintienne » ? La crise économique, sociale et environnementale du productivisme dans l’agriculture et l’agroalimentaire qui s’annonçait a explosé et se poursuit. Les entreprises, qui se sont gavées de subventions publiques et européennes pendant des années, crient aujourd’hui à la faillite et font payer aux travailleurEs, qu’elles ont honteusement exploités, le prix de leur gabegie et leur refus de rompre avec un modèle économique qui conduit les ouvriers et les paysans dans le mur.

 

Une politique pour tous ceux d’en bas : ouvriers et paysans
 

Pour sortir de cette crise, la seule solution est une politique à l’opposé de tout ce qui est fait depuis des années : suspension immédiate de tous les licenciements et une loi cadre les interdisant ; réelle transparence des comptes ; contrôle par les travailleurs. Nous nous opposons aux méfaits du capitalisme agro-industriel qui détruit la paysannerie, l’environnement et mène la vie très dure aux salariés des usines. L’agriculture doit cesser cette course au gigantisme, baisser drastiquement sa consommation d’énergie et de produits chimiques. Elle doit s’orienter vers des fermes de taille raisonnable, développer les circuits courts en produisant une nourriture de qualité et en diversifiant et relocalisant les ateliers de transformation. De tout cela, le capitalisme en est bien incapable.

 

Une perspective anticapitaliste pour un mouvement de révolte
 

Le NPA a toujours fait le choix de lutter et de résister unitairement au côté des ouvrierEs en lutte et avec la petite paysannerie. Les pressions médiatiques, politiques ou syndicales, le mépris ou les insultes n’ont jamais fait plier notre action. La quasi-désertion des syndicats et d’une grande partie de la gauche politique durant le mouvement fut lourde de conséquences, laissant la colère légitime d’une bonne partie de la population sans perspective, fragilisant tous ceux qui étaient prêts à lutter. Le mouvement finira bien par reprendre car rien n’est réglé et le niveau de vie continue de diminuer dramatiquement. Un mouvement à préparer et à construire, avec, comme l’année dernière, un pôle ouvrier de résistance si nécessaire.

 

Matthieu Guillemot, Gérard Mas et Philippe Poutou

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SNCF : une direction revancharde ! (l'Anticapitaliste, 04.09.14)

16 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/anticap-3-sncf-515.jpg?itok=aWM0a44eAlors que Valls organise la purge du PS, la direction de la SNCF ouvre la chasse aux syndicalistes...

Durant les mois qui ont précédé le conflit de juin, ainsi que tous les jours de la grève, la direction a communiqué à outrance, essayant d’isoler les militantEs syndicaux en les coupant de leurs collègues. Cette stratégie a échoué mais illustre l’état d’esprit qui anime aujourd’hui les dirigeants de l’entreprise : ils veulent en finir avec le syndicalisme de lutte et écraser un des derniers noyaux de résistance.
En Midi-Pyrénées, ce sont 19 cheminots qui sont visés par des procédures disciplinaires internes et par des dépôts de plaintes en justice. Il leur est reproché d’avoir porté atteinte à la liberté de travailler, d’avoir mis en danger la vie d’autrui et d’avoir commis des dégradations sur des portails. Les faits sont graves et les sanctions encourues peuvent aller jusqu’au licenciement.

 

C’est qui les casseurs ?
 

Nous assistons à la mise en place d’une justice d’exception à l’intérieur de l’entreprise. Lors de leurs entretiens avec les cadres, aucun des 19 agents ne s’est vu signifier ce qui lui est directement reproché. Les accusations ne reposent sur aucune preuve. L’arbitraire de ces procédures est pleinement assumé par le responsable régional des ressources humaines qui a déclaré face aux représentants syndicaux : « ça ne me gène pas que des agents payent pour rien, je préfère ça plutôt que de ne rien faire »... Pour lui, le simple fait d’avoir été présent sur le piquet de grève et reconnu par lui même ou bien un cadre, justifie les sanctions. Alors que « formellement reconnus », 4 des 19 agents ont déjà pu prouver qu’ils n’étaient pas sur les lieux. Bien entendu, 18 agents de cette liste sont syndicalistes : 14 à SUD-Rail et 4 à la CGT. Voilà leur seul tort !
Par la calomnie, le mensonge et le harcèlement, les dirigeants veulent intimider et briser les équipes syndicales, afin que les cheminotEs baissent la tête et acceptent sans broncher la nouvelle convention collective. C’est sans compter sur la solidarité : depuis le début des procédures des rassemblements sont organisés pour accompagner les collègues, un préavis de grève unitaire SUD-CGT-UNSA est déposé, et une souscription pour faire face aux frais de justices va être lancée.
Les vrais casseurs, ce sont Pepy et ses sbires : la récente mise en examen de la SNCF pour homicides dans l’accident de Brétigny-sur-Orge est là pour nous le rappeler.

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Sanofi : « une politique purement financière »

15 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/sanofi_jean_gautier.jpg?itok=OX8B01B-Entretien. Nous avons rencontré Sandrine Caristan, salariée en lutte et militante à la CGT sur le site de Montpellier.

 

Sanofi a annoncé aux salariéEs la vente du site de Quetigny (21)...
 

Cette vente s’inscrit dans la politique destructrice du groupe Sanofi que nous dénonçons depuis maintenant plusieurs années : une politique purement financière annoncée dans le projet « phœnix » (voir article dans le Canard enchaîné). Sanofi veut se débarrasser de près de 200 produits dit matures, ainsi que de 4 sites en France : Quetigny, Marly-la-Ville, Compiègne et Amilly. Quetigny n’est donc que la première victime de ce nouveau plan de destruction d’une entreprise bientôt ex-fleuron de l’industrie pharmaceutique française. Après la recherche, Sanofi s’attaque maintenant à la distribution et bientôt à tout l’outil industriel. D’ailleurs le projet « phœnix » annonce clairement son d’objectif : se débarrasser d’un site par an. Nos patrons se donnent toutes possibilités de vendre, fermer, céder un site, une activité sans se soucier de la cohérence scientifique et industrielle, sans se soucier des salariéEs, de la sécurité sanitaire, de l’indépendance thérapeutique du pays et du maintien du potentiel scientifique et industriel. En s’imposant un tel calendrier sans fondement rationnel, Sanofi démontre sans ambiguïté sa logique comptable et financière.

 

Où en sont les précédentes restructurations ?
 

Au niveau de la recherche, après celui de 2009, le second PSE (plan de saccage de l’emploi...) est en cours. L’hémorragie des départs de salariéEs voulue par la direction est gigantesque, voire au-delà des espérances de nos patrons voyous. D’ailleurs, un accord supplémentaire de 150 départs dits « volontaires » a une nouvelle fois été signé par les soi-disant syndicats que je nommerais traîtres (CFDT, CFTC, CGC). Au final, ce seront plus de 850 postes qui auront disparu de la surface de la planète, emportant compétences, savoir-faire, transmission du savoir vers les jeunes, etc.

 

Vous vous battez depuis des mois contre cette politique. quelle est la prochaine étape ?
 

Le 14 septembre, cela fera 800 jours que nous nous battons contre la politique financiaro-capitaliste de Sanofi. Nous continuons de dénoncer cette situation, et avons toujours en cours une action en justice pour invalider le plan de restructuration de la recherche. Après une première décision du tribunal administratif de confirmer la validité du plan, un recours en appel a été initié par des salariéEs en leur nom propre. La CGT en fait d’ailleurs de même de son côté. L’audience aura lieu le 23 septembre à 10 h à la cour d’appel du tribunal de Versailles.

 

Propos recueillis par Robert Pelletier
 

Tous les documents, communiqués... : http://fr.scribd.com/antisanofric 
Solidarité financière : https://www.lepotcommun.fr/pot/qz9k8nxo 

 

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IntermittentEs et précaires : la lutte continue de plus belle ! (l'Anticapitaliste, 11.09.14)

15 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/intermittentes_et_precaires_bonne_question._dr.jpg?itok=SH-CQtI2Du 31 août au 2 septembre, 16 coordinations régionales venues de toutes la France étaient réunies à Dijon pour faire le point sur les mobilisations de l’été et surtout discuter des perspectives pour la rentrée.

Après les déclaration de Rebsamen contre les chômeurs, l’intitulé du communiqué final de la coordination nationale, « Pour la fin du néolibéralisme de gauche », donne le ton et l’état d’esprit de cette coordination de grande qualité.
Sur le bilan de l’été, on peut retenir une très forte mobilisation sur juillet, avec des actions multiples et variées, notamment dans quasiment tous les festivals, mais aussi en direction des chômeurs et précaires. Un débat a traversé la coordination sur le bilan du festival d’Avignon et sur les grèves : il a été noté la capacité des directions à faire pression sur les équipes et à lâcher un peu pour éviter la grève et l’annulation, avec parfois des pratiques déloyales (lock-out, etc.). Contrer les faux amis du mouvement, qui se sont limités à des déclarations sans actes concrets, reste un enjeu. La coordination a insisté sur la force de la grève dure pour peser, ce qui est possible grâce aux caisses de soutien, comme à Montpellier.
Un débat de fond a été engagé sur l’identité et la perspective de ce mouvement. Renforcer l'orientation intermittents et culture ou poursuivre la fédération des précaires ? La discussion reste ouverte mais ce qui ressort, c’est la volonté d’élargir le mouvement à tous les chômeurEs et précaires, y compris ceux du secteur culturel. La coordination a inscrit la lutte dans la durée et souhaite l’élargissement et la convergence des luttes, avec les associations, les syndicats, pour gagner de nouveaux droits pour les chômeurEs et les travailleurEs en activité discontinue. Dans toutes les villes, des initiatives sont prises dans cette perspective.

 

Sur tous les fronts...
 

La coordination a proposé plusieurs axes de mobilisation : des actions tous les mardis à partir du 16 septembre en direction des Pôle emploi, notamment pour obtenir les chiffres de l’Unedic qui ont été promis ; des actions lors des journées du patrimoine : « nos droits sociaux sont un patrimoine » ; des actions diverses sur les ouvertures et premières de saisons des différents lieux culturels : un appel à grève reconductible pour le 1er octobre, jour de la mise en application des nouvelles règles concernant les droits rechargeables et l’activité réduite ; une journée nationale d’action, avec des initiatives dans les centres villes, sous le signe du « Charivari », avec sirène, vacarme, etc. ; une participation à la journée européenne contre TAFTA (traité transatlantique) le 11 octobre ; la participation à la convergence des luttes en Europe, mi-septembre à Rome et les 26 et 27 septembre à Bruxelles (rencontre des ministres du Travail) ; une action juridique, déposée par 39 précaires, auprès du conseil d’État contre la validation de la réforme injuste et illégale, enfin, une dénonciation de Pôle emploi, devenant de plus en plus une zone de non-droit...
Laissons donc temporairement le mot de la fin au communiqué issu de la coordination : « Notre capacité à nous organiser dans un système de solidarité est une arme de notre lutte. Nous lutterons, sans aucune pause et de toutes nos forces, parce que nous sommes nombreux, contre toutes les répressions dont font l’objet les luttes sociales. Nous rappelons, aux anciens comme aux nouveaux membres du gouvernement, qu’ils sont personnes non grata partout où nous sommes. Nos actions ne connaîtront pas de pauses. Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous. »

Correspondant

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