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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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POUR LA SUPPRESSION DU PEAGE D’INCARVILLE Avec le maintien de tous les emplois sur place CONTRE UN PEAGE A CRIQUEBEUF, ON CONTINUE ! !

28 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

POUR LA SUPPRESSION DU PEAGE D’INCARVILLE Avec le maintien de tous les emplois sur place CONTRE UN PEAGE A CRIQUEBEUF, ON CONTINUE ! !

Jeudi soir, émoi devant le siège de la communauté d’agglomération : à l’appel de « Maintenant ça suffit ! »*, nous étions une bonne vingtaine autour d’une cabine de péage… en carton à interpeller les élu-e-s: « Si vous continuez à tolérer cette redevance imposée à qui va au travail, au spectacle, faire les courses, se soigner, étudier, alors pourquoi pas ce soir ? »

Les réactions ont été pour le moins contrastées, personne, dans cette majorité de droite, n’osant s’opposer frontalement à nous, tant la revendication est légitime dans la population. Cela dit, nous avons assisté à une leçon de démocratie bourgeoise: refus de donner la parole à la déléguée de l’entreprise Everial, dont la liquidation judiciaire avait été prononcée le jour même, mais un vœu de soutien aussi hypocrite qu’unanime. Refus d'interrompre la séance pour nous donner la parole, ce qui a provoqué la colère de l’animateur de la page Facebook "sortie 20"(voir plus bas) qui a jeté un froid en interpellant ces messieurs-dames: "le point sera-t-il mis à l'ordre du jour quand il y aura eu un mort ? Vous avez le pouvoir de porter plainte contre la SAPN pour manquement à la sécurité !". Puis Sophie Ozanne a demandé une 5mn pour présenter notre point de vue aux 60 délégués présents, mais le président Leroy a préféré sortir seul et perdre trois fois plus de temps pour "dialoguer" seul avec nous !

Nous lui avons répété qu’à la sortie 20 à Criquebeuf, on risque l’accident mortel tous les jours, nous voulons en effet que l’A13 devienne une rocade urbaine gratuite autour de Rouen, et donc la fin des embouteillages, de l’insécurité routière et une diminution considérable de la pollution

Le péage d’Incarville, c’est en effet 18 000 véhicules/jour à 2,10€. Un gouffre pour l’automobiliste, même avec abonnement, et une manne de 13 millions de recette pour la SAPN.

Des milliers de camions sortent à Criquebeuf, Gaillon et à Heudebouville pour éviter les péages. Ils empruntent les nationales et départementales entretenues par la collectivité.

L’A13 est l’axe de communication entre les agglomérations de Rouen et Seine-Eure. Les intérêts de la population doivent passer avant ceux des actionnaires.

Alors que la menace d’une diminution du nombre de trains à Val-de-Reuil semble s’éloigner, la question de l’urgence climatique s’impose dans le calendrier avec la COP21 à Paris à l’automne. Raison de plus pour ne pas lâcher l’affaire.

Rendez-vous a été donné à tout le monde pour monter au péage une nouvelle fois le samedi 27 juin à 11h.

*Issu de la campagne municipale NPA-PVF à Louviers

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COP21 : le climat est à la mobilisation !

27 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

COP21 : le climat est à la mobilisation !

Il n’a échappé à personne que François Hollande est en campagne pour se faire réélire en 2017. Il a conditionné sa nouvelle candidature à une baisse du chômage attendue mais improbable, car il faudrait déjà commencer à regagner les 500 000 emplois perdus depuis le début du quinquennat...

La grande machine de com’ de l’Élysée s’est donc mise en branle pour faire oublier ce « détail » et mettre en avant la stature internationale du président. C’est là que la COP 21 entre en scène. Alors que Hollande ne s’est jamais intéressé à l’écologie, que son bilan en la matière est dans la continuité de celui de Sarkozy, c’est-à-dire uniquement négatif, Hollande vient de découvrir que le réchauffement climatique est une réalité... et qu’un accord en décembre à Paris pourrait servir ses intérêts électoraux.

La COP21 déjà plombée
La COP20 à Lima a sérieusement hypothéqué les chances d’un « accord historique » à Paris, puisque les pays se sont mis d’accord pour ne pas respecter l’engagement de limiter le réchauffement de la Terre à 2 °C. L’accord entre les États-Unis et la Chine a entériné le fait que les Étatsuniens ne sont pas prêts à renoncer à leur mode de vie et que la Chine s’est engagée... à augmenter ses émissions jusqu’en 2030 avant d’envisager de les baisser !
Alors Hollande a invité Marion Cotillard à l’accompagner à Manille, où elle a délivré le message présidentiel d’une voix blanche. On a connu l’actrice de Deux jours, une nuit plus inspirée… Lors de la visite du Président indien, Pranab Mukherjee, le climat a vite été mis de côté pour parler « Rafale »... Puis nous avons eu droit au Sommet « Caraïbe climat 2015 » de Fort-de-France, cette mascarade où la France ne s’est engagée à rien, l’inauguration du Memorial ACTe à Pointe-à-Pitre, censée faire oublier la responsabilité du colonisateur, et l’apothéose avec la visite à Fidel Castro.

Et maintenant en action !
La coalition climat qui regroupe une centaine d’organisations, appelle à des actions variées et visibles cette fin du mois de mai : rassemblements, marches, interpellations des élus, accrochages de banderoles, escalades d’édifices… Aux États-Unis, des mouvements commémoreront le 10e anniversaire des dévastations dues à l’ouragan Katrina, phénomène météorologique en hausse avec le réchauffement climatique. En Allemagne, des mobilisations auront lieu en marge de la réunion du G7.
Ici, ce sera le départ du tandem d’Alternatiba et ses 5 000 km en 180 étapes. La Confédération paysanne organisera une journée d’actions contre les fermes-usines en soulignant que le système alimentaire industriel est responsable de près de 50 % des émissions de gaz à effet de serre. Autant d’actions mondiales et collectives qui marqueront une étape de plus dans la construction des mobilisations d’ici la COP21 cette fin d’année, et après.

La rupture en programme
Impliqué dans les discussions et les mobilisations, le NPA défend un programme de rupture. Pas de transition énergétique sans sortir du nucléaire en moins de 10 ans, des énergies fossiles, avec 100 % d’énergies renouvelables en 2050. Pour cela, il faut exproprier sans indemnité ni rachat les grands groupes, à commencer par la finance, l’énergie et l’automobile, et créer un grand service public de l’énergie. Pour les transports, il faut diminuer l’usage de la voiture grâce aux transports en commun publics gratuits en ville, à la campagne, rapprocher les lieux de production et de consommation. Réduire le transport de marchandises basé sur le tout-camion, la déréglementation du transport maritime et la surexploitation des salariés, supprimer le juste-à-temps et ses stocks roulants. Grosse émettrice de gaz à effet de serre, l’agriculture industrielle sera convertie au bio avec interdiction des intrants chimiques (engrais, pesticides, herbicides, fongicides). Un service public du logement permettra de réhabiliter et d’isoler l’habitat existant, créer des logements sobres et accessibles, en finir avec le chauffage électrique.
Toutes ces mesures sont à prendre collectivement, à planifier démocratiquement pour décider quoi et comment produire. Il faut créer un monopole public du crédit permettant de décider et de contrôler les investissements. Certaines productions inutiles disparaîtront (armement, publicité), d’autres seront reconverties (automobiles), avec reconversion des travailleurs de ces secteurs. La réduction radicale du temps de travail, sans flexibilité ni intensification, avec les embauches correspondantes, permettra à touTEs de participer aux décisions et ne pas perdre leur vie à la gagner.
Le projet écosocialiste que défend le NPA.

Commission nationale écologie

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IL FAUT EMBAUCHER, PAS AGRESSER LES CHôMEURS !

27 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

IL FAUT EMBAUCHER, PAS AGRESSER LES CHôMEURS !

Durant sa campagne électorale de 2012, un certain François Hollande avait dénoncé un projet de Nicolas Sarkozy sur le contrôle des chômeurs, déclarant : « Il n'est jamais utile pour un président sortant qui est en échec de s'en prendre aux plus fragiles (…) Ce n'est pas ceux qui sont les victimes qui doivent aujourd'hui être les responsables. » Et voilà ce gouvernement qui vient d’annoncer la création de 200 postes de conseillers spécialisés au sein de Pôle emploi... pour « renforcer le contrôle des chômeurs » !

Attaquer les victimes pour défendre les responsables

« On ne peut pas laisser les personnes s’enkyster dans le chômage de longue durée », ose dire Rebsamen comme si les chômeurs étaient responsables de leur drame. Avec 100 millions d’euros, la fraude aux allocations chômage représente 0,3 % des 30 milliards d’euros d’allocations versées chaque année aux chômeurEs (et 0,003% des demandeurs d’emploi indemnisés). Soit un montant dérisoire à comparer avec la fraude aux cotisations sociales par les entreprises, 20 à 25 milliards d’euros selon la Cour des comptes, et avec l’évasion fiscale, 50 à 80 milliards d’euros.

L'objectif du gouvernement, bon serviteur du patronat est de culpabiliser les chômeurs pour faire pression sur l'ensemble des salariés, les diviser, les opposer aux chômeurs.

Embaucher dans les services publics

La grève dans les collèges et dans les hôpitaux comme les mouvements qui ont eu lieu à la Poste ou à la SNCF ont fondamentalement les mêmes raisons : le manque de personnel. Au-delà des discours des politiciens sur les programmes, les collèges, l’éducation nationale manquent de moyens, d’enseignants pour pouvoir consacrer le temps nécessaire à tous les enfants.

Dans les hôpitaux, la pression est encore pire. Mais pour la direction des hôpitaux, à Paris, et le gouvernement, c'est la faute aux 35 heures !

Et c'est bien dans l'ensemble de services publics que le gouvernement réduit en permanence les effectifs au nom d'une politique d'austérité qui vise à alimenter les profits du capital au détriment de toute la population.

Et dans le privé

Au nom de la course à la compétitivité, de la rentabilité financière, les patrons mènent la même politique de compression du personnel. Les conditions de travail se dégradent dans les usines, dans les supermarchés, dans le bâtiment… Et ils osent dire que le travail manque alors que d'une main ils licencient pour de l'autre augmenter le temps de travail, les cadences, la pression sur l'ensemble des salariés.

Changer le rapport de force

La réponse au chômage, c'est l'embauche dans les services publics, la réduction du temps de travail, la répartition du travail entre toutes et tous sans baisse de salaire. Ce n'est pas l'argent qui manque. Le gouvernement le distribue généreusement au patronat mais il y a 500 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat.

Il n'est pas possible de lutter contre le chômage sans s'attaquer au profit. Pour cela, il faut changer le rapport de force, imposer l'embauche et l'interdiction des licenciements au pouvoir comme aux patrons par un mouvement d'ensemble rassemblant salariés et chômeurs pour imposer une politique qui soit au service de toute la population.

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Bure (55) : le trou puant du capitalisme

26 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

Bure (55) : le trou puant du capitalisme

Il n’y a pas encore de déchets à Bure. Il est encore temps de tout stopper. Toutes et tous à Bure cet été !

Le nucléaire a été imposé au monde entier sans se soucier ni des conséquences possibles ni du devenir des déchets mortels qu’il allait produire. Les capitalistes avaient besoin de profits, d’énergie et de bombes pour leurs sales guerres économiques. Rien à faire des conséquences ! Dans les années 70, les « écolos » étaient traînés dans la boue, ridiculisés, traités de passéistes bornés. Quarante ans plus tard, on ne sait toujours pas prévenir les catastrophes, ni gérer les déchets ou démanteler les centrales. C’est bien pourquoi il faut d’extrême urgence arrêter le nucléaire !

Plus le temps passe, plus nous risquons des catastrophes. Et quelles que soient les solutions pour nous protéger des déchets radioactifs, démanteler ou surveiller les installations existantes, dépolluer les morceaux de planète contaminés, ces solutions seront ruineuses en énergie humaine, scientifique, économique et vont peser sur notre avenir pour des générations. Dans ce cadre, Bure se révèle comme la pire des monstruosités !

Monstruosité morale

Les déchets nucléaires ne doivent pas être enfouis. Sinon nous sommes placés devant un fait accompli ahurissant : espérer que la barrière géologique tienne, cela sans rien pouvoir faire pour se protéger en cas de défaillance. Ces défaillances sont presque inéluctables compte tenu des échecs des seules expériences connues en la matière : WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) à Carlsbad dans l’État du Nouveau-Mexique aux États-Unis ou Asse en Allemagne.

Il faudra demain que l’humanité, débarrassée du capitalisme, ­s’attelle à l’éradication de ce poison. Ces bandits, qui nous ont déjà imposé le nucléaire et ses déchets, n’ont pas le droit de nous priver en plus de la possibilité de trouver un jour une solution.

Monstruosité démocratique

À Bure, Cigéo (centre industriel de stockage géologique) est imposé à coups de dizaines de millions d’euros d’argent corrupteur depuis 20 ans. On distribue de l’argent avant même qu’il y ait nuisance. Rappelons que grâce aux luttes des opposants, l’arrivée des premiers déchets a été repoussée en 2025. D’ici là, les élus locaux devront donner des avis. Comment dire non quand, depuis deux décennies de corruption institutionnalisée de notre belle « démocratie », on est arrosé de subventions pour la moindre façade de maison, club sportif ou chaîne de montage d’entreprise ?

Les élus nationaux s’en foutent et s’en remettent au lobby nucléaire en qui ils ont une foi aveugle ou dont ils sont les relais zélés. Édifiant : la loi autorisant le processus menant à l’enfouissement a été votée par seulement 17 députés entre Noël et le Nouvel An... Pourtant, plus de 40 000 Meusiens et Haut-Marnais ont signé une pétition demandant un référendum. Refus des pouvoirs publics au motif qu’il s’agit d’un projet d’envergure nationale et non locale. Les « débats publics » organisées dans le cadre de la loi sont donc une pure mascarade destinée à faire croire que la démocratie s’exerce : ils ne sont que « consultatifs » et n’ont aucune influence ni sur les décisions ni sur le calendrier. Ainsi, en 2005, malgré le résultat du débat public, le gouvernement avait confirmé le choix de l’enfouissement à Bure.

Monstruosité écologique

Cigéo, c’est enfin 99 % de la ­radioactivité des déchets existants qui serait enfouie au même endroit : des centaines de fois Tchernobyl, des risques de pollution et la contamination des nappes phréatiques sur des centaines de km2.

Aujourd’hui, où en est-on ? La phase « expérimentale » se termine. L’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, chargée de creuser le trou...) achète des milliers d’hectares et prépare les terrains. En 2017, la construction du centre de stockage sera lancée, et il sera alors de plus en plus dur d’interrompre le processus.

Aujourd’hui, on peut encore ­empêcher cette abomination.

Commission nationale écologie

Dimanche 7 juin : randonnée informative et chaîne humaine autour du site.

Du 1er au 10 août : camp anticapitaliste et anti-autoritaire.

Plus de renseignements le site 100000pasbure et dans ce “4 pages”

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loi rebsamen: grande braderie des droits des SalariéEs (NPA)

22 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

loi rebsamen: grande braderie des droits des SalariéEs (NPA)

La loi Macron n’est même pas sortie du Parlement que la loi Rebsamen est déjà sur le point d’y entrer, avec son nouveau cortège d’attaques contre les droits des travailleurEs…

Cette fois, c’est le droit des salariéEs à se défendre et à se mêler des affaires du patron qui est dans le collimateur du gouvernement. À l’origine du projet, il y a l’hiver dernier l’échec de la négociation entre patronat et syndicats, au cours de laquelle le Medef a cherché à imposer le «conseil d’entreprise», instance de représentation du personnel fusionnant délégués du personnel (DP créés en 1936), comité d’entreprise (CE, 1945) et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT, 1982).

Rebsamen avait annoncé il y a un an son souhait d’en finir avec les «seuils sociaux», les seuils d’effectifs à partir desquels se déclenchent les obligations d’élire des représentants du personnel (soit 11 salariéEs pour les DP et 50 pour le CE et le CHSCT). Aujourd’hui, il exauce en grande partie la revendication patronale.

Dans les entreprises de moins de 300 salariéEs, le patron pourrait sur sa seule décision fusionner CE, DP et CHSCT dans une seule et unique instance. Dans les entreprises de plus de 300 salariéEs, cette possibilité serait ouverte par voie d’accord collectif. À la clé, c’est évidemment la baisse du nombre d’éluEs et d’heures de délégation pour assurer le mandat ou aller discuter avec les salariéEs qui est en jeu. Et aussi moins de salariéEs protégés, les salariéEs qu’on ne peut licencier sans autorisation de l’inspection du travail.

La santé et la sécurité à la trappe ? Le déroulement des réunions et leur conte- nu seraient également modifiés. L’instance unique se réunirait 6 fois par an et l’ordre du jour traiterait de tous les sujets : réclamations des salariéEs, conditions de travail, choix économiques de l’entreprise. Le risque est que les questions de santé et de sécurité, auparavant discutées dans une instance propre, passent à la trappe et se soumettent aux impératifs économiques.

Le projet de loi prévoit également de raccourcir les délais de consultation, de regrouper les thèmes de consultation pour faire moins de réunions – avec parfois un avis unique comme sur les restructurations là où il fallait auparavant consulter séparément CE et CHSCT. De même, le CE ne serait plus consulté sur les accords d’entreprise. Enfin, Rebsamen prévoit de regrouper les thèmes de négo- ciation obligatoire et d’élargir les possibilités de négocier sans délégué syndical.

Au passage, le ministre du Travail a commis une grosse bourde en suppri- mant les informations dues au CE sur l’égalité femmes-hommes. Devant le tollé des associations féministes, il a dû promettre en toute hâte qu’un amendement serait déposé pour les rétablir. Toutefois, la négociation annuelle sur l’égalité (au contenu certes assez formel) risque bien de se trouver noyée dans une vague négociation « sur la qualité de vie au travail », nouveau concept patronal visant à faire oublier les obligations en matière de prévention de la santé.

En contrepartie, la loi instaure des commissions régionales paritaires pour les entreprises de moins de onze salariéEs, dépourvues de tout représentant du personnel. 10 sièges seront réservés aux syndicats selon leur audience. Mais les déléguéEs n’auraient que 5 heures de crédit par mois et n’auront surtout aucun droit d’accès aux entreprises. C’est pourtant là que le bât blesse, puisque la CGT y voit une avancée. Pour la préserver, elle a annoncé qu’elle ne s’opposerait pas à la loi et se contenterait de faire du lobbying parlementaire sur le reste… quitte à brader 80 ans de conquêtes sociales.

Le comité inspection du travail – Pôle emploi Île-de-France

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Télévision : La vie devant elles, “une série qui se lit à plusieurs niveaux”

22 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

Télévision : La vie devant elles, “une série qui se lit à plusieurs niveaux”

Entretien. Écrivain mais aussi scénariste, Dan Franck est l’auteur de la série La vie devant elles diffusée sur France 3, un tableau social du Nord dans les années 70.

La série La vie devant elles vient d’être diffusée sur France 3 et c’est une réussite. Il n’y a pas beaucoup de séries françaises de qualité. Tu apparais en pointe dans le genre.

J’en ai écrit quelques unes. J’ai écris la saison 1 des Hommes de l’ombre, j’ai aussi fait Carlos avec Olivier Assayas, et puis Marseille qui va sortir au début de l’année prochaine sur la plateforme Netflix. J’ai une autre série les Aventuriers de l’art moderne pour Arte qui est un truc incroyable, hyper intéressant, l’adaptation de mes livres, Bohème, Libertad et Minuit. C’est une sorte de roman document qui raconte la vie des artistes en France, entre le Bâteau-Lavoir avec l’arrivée de Picasso à Paris et la fin de la guerre.

Tu as mis en place une équipe pour faire la série. En France, ce n’est pas habituel de travailler de cette façon…

D’une manière générale, moi je travaille plutôt seul, sauf pour La vie devant elles : là, j’ai travaillé avec un copain, Stéphane Osmont. Pour les Aventuriers de l’art moderne, un atelier à Angoulême travaille, trois filles mettent en scène, il y a des archives, des documentalistes, etc. C’est un énorme travail d’équipe, et ça c’est vachement intéressant !

Et pour la série Marseille ?

Celle-là aussi, je l’ai faite seul. Mais c’est vrai qu’on peut écrire des séries, seul, mais on peut le faire aussi à l’américaine, en étant « show runner ». Les séries ont souvent plusieurs metteurs en scène, notamment Marseille, et il faut que quelqu’un connaisse toute l’étendue du projet. Moi, maintenant je suis « show runner » sur les séries que j’écris, une espèce de producteur artistique qui a le regard sur le casting, les metteurs en scène, etc.

La série commence dans les années 75 avec des jeunes dont les parents ont vécu la guerre, les révolutions, la décolonisation, et qui sont encore dans l’expansion d’après-guerre, mai 68… Elle parle aux générations qui ont connu ces événements.

On peut avoir une lecture historique, politique ou sociale de cette série, et dans ce cas, ça intéresse d’abord et avant tout ceux qui ont connu cette période, ceux qui sont de la génération des années 70, ceux qui étaient dans le bassin minier et qui revivent éventuellement leur combat, leur jeunesse.

Mais il y a une autre problématique qui est celle des jeunes. Par exemple, ma fille a 14 ans et toutes ses copines regardent la série, parce que les problématiques de l’indépendance, de l’émancipation, le rapport aux parents, sont des choses qui restent, qui sont éternelles. Tout le monde s’y retrouve. On peut regarder ça en famille, les parents peuvent expliquer aux enfants de quoi il s’agissait… C’est une série qui se lit à plusieurs niveaux.

En tout cas, le succès est là…

Oui, on a un succès d’audience, et un succès de presse. On a été primé comme la meilleure série française par un jury international de journalistes. Elle est reconnue comme une très bonne série, et il y a un bouche à oreille qui marche bien.

Y aura-t-il une suite ? Cela dépend-il du succès ?

On l’espère. Nous avons conçu la série comme une série longue. On veut raconter l’histoire d’une génération, et on voudrait aller jusque dans les années 90, c’est-à-dire raconter comment ces adolescentes des années 75 vont grandir, s’emparer du politique, et vont évoluer dans le cadre social et familial. Normalement, si on continue, elles devraient connaître l’effondrement de la sidérurgie, mais cela ne dépend pas de nous, cela dépend de la direction de France 3. Et cela ne dépend pas seulement du succès de la série parce que pour le coup, on a tout eu : succès d’estime, succès d’audience, succès de presse, on a été primé… Le problème, ce sont des équilibres plus généraux, qui nous dépassent d’ailleurs.

Tu t’es engagé en soutien aux sans-papiers, l’occupation de l’église Saint-Bernard, dans la constitution de Ras l’front. Comment vois tu l’évolution de la situation aujourd’hui ?
Effectivement je m’étais engagé et je suis toujours engagé sur ces questions. Mais je trouve que c’est un échec, avec notamment ce qui se passe aujourd’hui en Méditerranée. Un drame humain. Le peu de générosité du pays, des gouvernements successifs, gauche comprise d’ailleurs, à l’égard des sans-papiers, est quand même quelque chose de terrible. On n’a pas réussi vraiment à faire bouger les lignes.

Tu as soutenu Hollande en 2012, contre Sarkozy…

J’ai voté Hollande en 2012, et je referai la même chose contre la droite. Non seulement il y a la poussée du Front national, mais aussi Sarkozy qui prétendait réduire le Font national ne l’a pas réduit et au contraire a intégré son programme. On se rappelle le ministère de l’Identité nationale. J’étais allé manifester avec Jane Birkin et d’autres devant ce ministère indigne.

Ce que Sarkozy a fait et que la droite dure fera à nouveau, c’est de récupérer le programme du Front national, et à part le distinguo sur l’Europe, il n’y a pas de différence fondamentale entre eux. Entre la droite dure et l’extrême-droite, il y a l’épaisseur d’un papier à cigarette, et je pense que Marine Le Pen, pour gagner encore un peu de voix, renoncera à la sortie de l’Europe à un moment donné. Leurs programmes seront alors confondus. Et moi je combat ces programmes. Donc sur un plan législatif, la meilleure manière de le faire, c’est de voter pour la gauche. Je vote toujours au 1er tour pour l’extrême gauche, au deuxième tour je me rallie au vote utile…

Propos recueillis par Jean-Marc Bourquin

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FN : « derrière le lifting, les traits du père »

22 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

FN : « derrière le lifting, les traits du père »

Entretien. Historien, Jean-Paul Gautier est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’extrême-droite. Son dernier livre, De Le Pen à Le Pen. Continuités et ruptures, est sorti il y a quelques jours… et tombe en pleine actualité. Une raison de plus de le rencontrer.

En quoi le FN a-t-il changé depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa direction ?

Du congrès de Tours (2011) au congrès de Lyon (2014), Marine Le Pen a pris la direction du FN et a imposé son autorité en s’appuyant sur une équipe qui lui est totalement dévouée : Aliot, Briois, Bay, Philippot… Elle a entrepris une politique dite de « dédiabolisation » (en opposition à son père). Elle a lissé le vocabulaire frontiste, voulant apparaître crédible, et s’est affirmée candidate à la gestion du pays : « je veux le pouvoir pour changer les choses (…). pour redresser la France ». Le FN a toujours fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et d’opportunisme, développant un programme à géométrie variable, passant d’un libéralisme pro reaganien à un étatisme revendiqué. Aliot déclare : « le FN essaie de s’adapter aux réalités du terrain »…

L’accession de Marine Le Pen à la présidence du FN coïncide avec une inversion des performances électorales. En 2002, Jean-Marie Le Pen n’avait tiré aucun profit de sa qualification pour le deuxième tour de l’élection présidentielle. Avec Marine Le Pen, le FN a enregistré des scores jamais atteints depuis sa création en 1972 : cantonales 2011, présidentielle et législatives de 2012, municipales, européennes et sénatoriales en 2014 et même lors des récentes départementales. Marine Le Pen a enclenché une double dynamique : s’efforcer d’effacer l’étiquette d’extrême droite et d’antisémite (les dernières saillies de Jean-Marie Le Pen et les tensions actuelles que connaît le mouvement), et tenter de se forger une image respectable, « républicainement compatible ». Elle déclare à Valeurs actuelles en juin 2014 : « je me suis battue avant même mon élection à la présidence du mouvement pour que le Front national devienne un parti de gouvernement ». Elle suit en cela la ligne défendue dans le passé par Mégret lorsqu’il était n° 2 du mouvement.

Le programme du FN a-t-il changé entre le père et la fille ?

Même si la terminologie change, les fondamentaux restent. Ainsi, ce qui constitue l’ADN frontiste : « la préférence nationale » rebaptisée « priorité nationale » , terme moins connoté mais qui pour le FN reste « non négociable ». Dans les cortèges, les manifestants ne scandent plus « la France aux Français », slogan typique de l’extrême droite, mais « On est chez nous ». En ce qui concerne l’immigration, il ne s’agit plus, comme à l’époque de Stirbois de renvoyer « les immigrés d’au-delà de la Méditerranée dans leurs gourbis » mais « d’organiser le retour chez eux des immigrés du tiers monde ».

En effet pour le fondateur du FN comme pour l’actuelle présidente, la France est menacée par les quatre I : « immigration, insécurité, islamisme, imposition », auxquels s’ajoute la défense de l’identité, la défense des « Français de souche ». Le FN, lepéniste ou mariniste, reste durablement un vecteur important de la xénophobie, et Marine Le Pen se situe donc dans la continuité frontiste des origines. De même, le FN maintient son opposition totale à l’UE, « l’arnaque européenne, agent de démantèlement des nations, Union soviétique européenne, créature de Frankenstein qui a mis la France sous tutelle », et stigmatise le mondialisme comme vecteur du communautarisme : « la mondialisation, c’est I’alignement sur le moins disant social, la dilution de nos valeurs de civilisation ». Il y a donc des « intérêts communs entre mondialisme et islamisme »…

Dans un certain nombre de domaines, le FN a « évolué ». Marine Le Pen veut accentuer sa « fibre sociale » et s’adresser aux « invisibles et aux oubliés » (précaires, ouvriers, employés…) abandonnés par des « élites incapables et corrompues ». S’occuper « des vraies questions qui préoccupent les Français (chômage, pouvoir d’achat, insécurité, immigration, islamisation) ». Marine Le Pen se considère comme le porte-drapeau de la laïcité. Dans la pratique, sa conception de la laïcité est une machine de guerre anti-musulmane. Elle a une lecture très personnelle du triptyque républicain. Au nom des valeurs de la République, elle dénonce l’islam « une religion de l’invasion, incompatible avec la laïcité, la démocratie, et liant étroitement la sphère publique et la sphère privée (religieuse) ».

Cette dénonciation « du péril islamique » permet au FN de dénoncer l’immigration d’une façon censée être plus acceptable. On assiste à un renversement complet d’argumentation à propos de l’islam. Sous le règne de J-M Le Pen, les musulmans sont stigmatisées comme les étrangers qui prennent le travail des Français et qui sapent la culture chrétienne multiséculaire (d’où les références à Clovis et Jeanne d’Arc). Avec Marine Le Pen, cette dialectique est abandonnée au profit d’une nouvelle : l’islam représente un danger réel, une menace pour la laïcité et pour la République. En fait, elle est partie en croisade et développe une vision très manichéenne du monde. Le musulman, c’est le Sarrasin.

Elle joue ainsi sur deux tableaux : en direction des traditionalistes en défendant la chrétienté, et en direction des progressistes en prétendant défendre les homosexuels, les droits des femmes (Marine Le Pen est opposée au remboursement de l’IVG par la Sécurité sociale) en dénonçant le sexisme, et l’abattage rituel hallal. La dénonciation de l’islam sert dans les faits à exclure de la nation et de la République tous les musulmans de France. Comme Mégret, elle dénonce « une immigration-invasion ». Le FN a ouvert un nouveau fond de commerce : l’islamisation, même si l’immigration reste toujours un marqueur du discours frontiste. Elle est parvenue à tisser un lien entre immigration, islamisme et insécurité. Le même type de thématique est présent dans l’ensemble de l’extrême droite européenne. Dans la foulée, Marine Le Pen considère que les changements au Proche et Moyen-Orient (Irak, Libye, Printemps arabes) représentent un réel danger pour la France et pour l’ Europe, car ils vont entraîner une montée de l’islamisme radical dans ces régions et « une déferlante immigrés-musulmans ». Elle soutient le régime syrien, verrou contre « les terroristes islamistes ». Peu lui importe l’évolution réelle de la situation politique dans le monde musulman. Ce qui compte à ses yeux, c’est l’impact de ces événements sur la population et la situation en Europe.

En politique étrangère, par rapport à Israël, Marine Le Pen appartient au courant pro-sioniste de l’extrême droite. Elle donne régulièrement des interviews à des organes de presse (Israël Magazine, Haaretz…) et a rencontré dernièrement à New York Ehud Barak (ex-Premier ministre d’Israël) qui l’a félicitée « pour son action », rencontre non officielle mais qui peut toujours servir… Elle affirme que « les juifs n’ont rien à craindre du Front national » et le FN « est sans doute dans l’avenir le meilleur bouclier pour vous protéger , il se trouve à vos côtés (…) face au seul vrai ennemi, le fondamentaliste islamiste ». Elle doit donc se débarrasser des scories antisémites que traîne le Front national et qui représentent un double verrou : à la fois par rapport à Israël (Marine Le Pen est à la recherche d’une invitation officielle par l’État hébreu) et pour sa politique de dédiabolisation. Ceci explique la rupture avec son père, coutumier des déclarations antisémites (dans les années 50 contre Mendès-France, puis l’affaire du « détail » et des chambres à gaz, « la fournée » et les récentes déclarations dans les colonne de Rivarol). Certains membres de son entourage entretiennent des liens avec la LDJ. L’antisémitisme a cédé la place à un anti-islamisme face au nouveau danger d’un « antisémitisme islamique ».

Comment analyses-tu la dernière crise entre le père et la fille ?

J-M Le Pen est rompu au jeu de la récidive. Il a été condamné 18 fois, dont 9 pour « apologie de crimes de guerre ». Pour sa dernière provocation, il a choisi Rivarol, ce qui n’est pas anodin. Fondé en 1951 par Malliavin et Gaït (ancien directeur de cabinet de Bonnard, ministre de l’ Éducation dans le gouvernement de Pétain), c’est la plus ancienne publication d’ extrême droite et le lieu de rencontre des diverses tendances de l’extrême droite (pétainiste, négationniste, Algérie française, identitaire, antisémite, catholique intégriste, complotiste, supporter de Dieudonné…). Ses colonnes sont un véritable catalogue idéologique de l’extrême droite. J-M Le Pen a été interviewé par Bourbon (proche de l’ Œuvre française) et Spieler (ex-député frontiste et dirigeant d’un groupuscule, la Nouvelle droite populaire). Tous deux ont soutenu Gollnisch lorsqu’il était candidat à la présidence du FN et sont des anti-marinistes virulents. Bourbon qualifie Marine Le Pen de « gourgandine » entourée d’une bande « d’invertis notoires, d’arrivistes et d’enjuivés ». Comme J-M Le Pen , il est opposé à la stratégie de dédiabolisation. Rivarol se montre donc très accueillant vis-à-vis du fondateur du FN.

La réaction de Marine Le Pen ne s’est pas fait attendre. Elle dénonce « la stratégie de terre brûlée, le suicide et l’irresponsabilité politiques » de son père. Une fois de plus, J-M Le Pen tente de gripper la mécanique mariniste. Ses propos ont peu d’impact sur les nouveaux adhérents du FN-RBM (Rassemblement Bleu Marine). Sanctionné par le Bureau exécutif , J-M Le Pen a perdu son titre de Président d’honneur et a été suspendu du mouvement (certains y voient la main de Philippot qui n’a pas que des amis au FN…). La marginalisation de J-M Le Pen a de nombreux avantages pour le « nouveau FN » : effacer une bonne fois pour toutes l’étiquette antisémite et négationniste et devenir ainsi de plus en plus respectable (les sondages semblent ainsi donner raison à Marine Le Pen). Ces tensions dépassent largement des bisbilles entre celui qui se considère toujours comme le propriétaire de la PME frontiste et sa gérante. Elles traduisent l’opposition entre deux stratégies (diabolisation vs dédiabolisation). Marine Le Pen se place dans l’optique de l’arrivée au pouvoir en 2017, ce qui n’a jamais été le cas de son père qui préfère les tribunes parlementaires et se drape dans une attitude protestataire.

Y-a-t-il des tendances au FN ?

On ne peut pas parler de tendances. Différentes sensibilités apparaissent : des nationaux républicains étatistes (Philippot), contre des libéraux conservateurs (Marion Maréchal-Le Pen) ; des jacobins (Marine Le Pen, Aliot , Philippot) contre des régionalistes (les identitaires) ; les « laïcards » (Aliot, Marine Le Pen) contre des nationaux catholiques (Gollnisch) ; les défenseurs de « l’immigration raisonnée » contre les adeptes du « Grand remplacement » (Chauprade favorable aux théories de Renaud Camus) ; les sionistes (Aliot, Marine Le Pen) contre les pro-palestiniens (Gollnisch et les ex du GUD).

Certains « observateurs de la vie politiques » insistent sur « le discours de gauche » du FN et y voient par exemple un copié-collé du discours du Front de gauche. Je pense qu’il est nécessaire de remettre les pendules à l’heure. Le discours du Front de gauche, comme celui du NPA, défend les immigrés, les syndicats, est fondamentalement opposés à la préférence nationale, à la xénophobie, à l’antisémitisme et au capitalisme. Aux antipodes du programme frontiste. Dernière remarque, quand le FN veut nationaliser certains secteurs de l’économie, la même petite musique est jouée : c’est une mesure de gauche. Certes, c’est une vieille revendication d’une certaine gauche, mais il ne faut pas aussi oublier qu’ à la Libération, le GPRF (Gouvernement provisoire de la République) a appliqué le programme du Conseil national de la Résistance et était dirigé par De Gaulle. Quant à l’ État fort, il me semble que De Gaulle l’a mis en pratique. C’est peut-être pour cela que Philippot a la fibre gaulliste…

« Tête haute , mains propres », scandait il y a peu le FN à propos des « affaires ». Il est donc devenu membre du club des « Tous pourris » ?

Pour passer de la théorie à la pratique, la marche est parfois haute. Les ex-GUDards qui tiennent les cordons de la bourse font l’objet de poursuites judiciaires pour surfacturation des kits de campagne. C’est le cas de Chatillon (ancien patron musclé du GUD) et de sa société Riwal, et de Loustau (patron de boites de sécurité) et trésorier de « Jeanne », le micro-parti de Marine Le Pen. Chatillon a été mis en examen pour « faux et usage de faux, escroquerie et financement illégal de parti politique ». Quant à son compère Loustau, il a été mis en examen pour « escroquerie » et la liste n’est pas terminée. Jean-Marie Le Pen n’est pas en reste. Comme le souligne le Canard enchaîné, Le Pen applique le programme du FN : il quitte la zone euro pour la Suisse. Le FN se trouve aussi empêtré dans une affaire d’attachés parlementaires à Strasbourg qui dans les faits étaient employés par le parti. Le FN donne à son tour dans les emplois fictifs. Marine Le Pen et les ex-GUDards sont « copains comme coquins »…

Le sous-titre de ton livre est « continuités et ruptures ». Pourquoi ?

L’idée était de montrer, en particulier à travers une analyse du programme du FN s’il y a des véritables changements de fond et si la qualification de « nouveau FN » est pertinente, ou s’il s’agit d’un simple ripolinage de la façade, l’arrière-boutique restant inchangée. Si l’on met les deux termes dans la balance, force est de constater qu’ elle penche du côté des continuités (maintien des fondamentaux frontistes). Père et fille sont sur la même longueur d’onde. Certaines ruptures peuvent apparaître marginales et peuvent évoluer en fonction de la situation économique du pays. Deux ruptures me semblent fondamentales : la volonté affichée par la présidente d’arriver au pouvoir, et surtout la disparition d’une thématique antisémite et négationniste. C’est vraiment le verrou idéologique qu’il fallait faire sauter pour mener à bien la « dédiabolisation ». C’est là la véritable rupture avec le FN historique. Aliot l’a déclaré à l’historienne Valérie Igounet : « la dédiabolisation ne porte que sur l’antisémitisme (… ). À partir du moment où vous faites sauter ce verrou idéologique vous libérez le reste ».

La chirurgie esthétique est une chose délicate, et derrière le lifting apparaissent à bien des égards les traits du père.

Propos recueillis par la commission nationale antifasciste du NPA

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GRECE: UNE SOIREE DE FORMATION UTILE A LOUVIERS

22 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

GRECE: UNE SOIREE DE FORMATION UTILE A LOUVIERS

Le collectif "Maintenant ça suffit !", issu de la campagne municipale NPA-PCF, avait invité Jean-Pierre Lavignasse, enseignant à la faculté d'économie de Rouen, pour faire le point sur la situation. La trentaine de présent-e-s a d'abord écouté un exposé à la fois instructif et mordant sur la façon dont les instances européennes ont creusé le trou de la dette grecque pour sauver les banques, faisant payer à la population et aux services publics un prix scandaleusement insupportable. Puis ce fut le temps d'une riche discussion, au cours de laquelle de nombreux aspects ont été abordés: en février, le gouvernement grec pouvait-il faire autrement que de s'engager à "payer complètement et à temps" les intérêts de la dette publique ? Est-il encore possible de rechercher un compromis, ou faut-il des mesures de rupture immédiates (contrôle des capitaux, prise de contrôle des banques...) ? Faut-il faire monter les enchère en menaçant de retourner à une monnaie nationale, ou doit-on au contraire privilégier la recherche d'alliés parmi les travailleurs d'Europe autour du refus de faire quelque sacrifice que ce soit pour l'euro, meilleure façon de faire comprendre que la lutte contre l'asphyxie du peuple grec concerne directement tous ceux qui sont en butte aux mêmes politiques d'austérité...
Une initiative utile, qui confirme le rôle de ce collectif de débat et d'action.

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Où en est la Grèce ? Quelles perspectives ? Quel soutien ?

20 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

    Où en est la Grèce ? Quelles perspectives ?  Quel soutien ?

RÉUNION PUBLIQUE JEUDI 21 MAI À 20H

Salle du Conseil à Louviers

(Rue Pierre Mendès France)

La Grèce paye au prix fort la crise financière de 2008.

La dette enfonce le peuple grec dans la misère un peu plus chaque jour.

Mais, de quelle dette parle-t-on ? D’où vient-elle ? Qu’est-ce qui a changé depuis la victoire de Syriza ? Comment les Grecs peuvent-ils s’en sortir ? Pourquoi leur opposition à la Troïka est un exemple à suivre partout en Europe ?

Jean-Pierre Lavignasse, professeur d’économie à l’université de Rouen, expliquera la situation économique et sociale de la Grèce aujourd’hui. Puis une discussion permettra d’échanger les points de vue.

Entrée libre et gratuite, venez nombreux !

Soirée organisée par le collectif Maintenant ça suffit !

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En grève pour le retrait pur et simple de la réforme du collège

19 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27

En grève pour le retrait pur et simple de la réforme du collège

Najat Vallaud-Belkacem, Valls, Hollande, tous sont montés au créneau pour défendre leur réforme du collège. Les décret et arrêté, validés par le conseil supérieur de l’Éducation devraient en être publiés fin mai. C’est une attaque majeure contre le service public de l’Éducation nationale.

Sarkozy et des parlementaires de droite ou du centre, divers commentateurs, se sont insurgés contre la réforme. Mais leurs critiques portent sur quelques aspects qui masquent l’enjeu véritable de la réforme : l’autonomie des établissements, leur mise en concurrence, faire voler en éclats tout cadre national des horaires, des programmes et des diplômes.
Najat Vallaud-Belkacem prétend que « l’accompagnement personnalisé et le travail en petits groupes seront renforcés ». Mais comment, avec seulement 4 000 postes supplémentaires alors qu’il y a plus de 7 000 collèges en France ?
Même bluff sur la deuxième langue vivante en 5e, alors que les heures sont diminuées en 4e et 3e, que les classes bilangues ou européennes ainsi que le latin et le grec en tant que disciplines sont supprimés.

Autonomie sur les horaires et les programmes
Mais le cœur de la réforme est ailleurs : l’affectation de plus de 20 % de la dotation horaire serait définie au sein même des établissements. Du temps auparavant dédié à l’enseignement des disciplines serait consacré à un « accompagnement personnalisé » (AP) ou aux « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI). Le volume des enseignements disciplinaires diminuerait ainsi de près de 500 heures sur l’ensemble de la scolarité d’un collégien. Chaque établissement pourrait décider du contenu des EPI dans le cadre de huit thèmes raccordés au socle commun de ­compétences. C’est une brèche de taille dans le principe de programmes nationaux, globalement identiques pour tout le monde.
Sont également prévus la globalisation en 6e des enseignements scientifiques et le rapprochement des disciplines artistiques qui pourraient être enseignées sur un semestre. Autant d’économies budgétaires en perspective.
De plus les horaires de cours de 5e, 4e et 3e seront modulables localement sur le cycle, l’organisation des enseignements étant « fixée par le conseil d’administration ».
En parallèle, les projets de programmes par cycles constituent l’application de cette réforme : ils réorganisent les enseignements non plus en fonction d’objectifs de connaissances dans les disciplines, de savoirs, mais suivant l’approche par compétences. Celles-ci, dites transversales, correspondent davantage aux attentes du ­marché du travail.
Une telle logique implique une définition locale des programmes. Les enseignantEs seraient soumis à la multiplication des réunions facilitée par de nouveaux décrets sur le statut, leur liberté pédagogique serait sévèrement remise en cause.

Stopper la politique du gouvernement, lui infliger une défaite
La « refondation » Peillon-Hamon-Vallaud-Belkacem est fondée sur l’autonomie des établissements et les projets locaux, un moyen pour le gouvernement de faire des économies, et organise la mise en concurrence des établissements, avec à la clef une explosion des inégalités entre les établissements, entre les élèves. Ce n’est pas nouveau : la réforme des rythmes scolaires en 2013 transférait le financement de certaines activités scolaires aux frais des communes, et la réforme de l’éducation prioritaire en décembre dernier sonnait la fin du « donner plus à ceux qui ont le plus besoin ».
Cette politique forme un ensemble cohérent qui menace toute l’éducation nationale. Tout doit être entrepris pour la stopper. Cela commence par ne pas participer aux « concertations » avec le gouvernement. Les syndicats doivent organiser le boycott de la consultation sur les nouveaux programmes et en exiger le retrait. Une large intersyndicale appelle à la grève le 19 mai pour le retrait de la réforme. La réussite de cette journée est décisive. C’est par leur propre mobilisation que les enseignantEs, mais aussi les parents d’élèves, pourront faire entendre leur voix, contre la propagande gouvernementale et les discours réactionnaires de l’UMP et du FN.
Il s’agit aussi de préparer la suite. Si nous voulons obtenir le retrait de cette réforme, il faudra s’engager dans une mobilisation de type grève reconductible qui fasse converger les luttes qui ont lieu depuis plusieurs mois dans l’éducation. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, une intersyndicale du premier degré, dont le SNUipp (majoritaire), appelle les primaires et maternelles à rejoindre la grève de ce mardi 19 sur la revendication de moyens supplémentaires.De cette façon, il sera possible de construire dès ce 19 mai la mobilisation unitaire contre le gouvernement afin de lui infliger une défaite.

Commission Éducation nationale

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