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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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L’État de non-droit

15 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

L’État de non-droit

La loi sur le renseignement censée lutter contre le terrorisme supprime une bonne partie de nos droits. Le droit au respect de la vie privée d’abord. En effet, elle autorisera, à partir de suspicion, une surveillance de masse de toutes nos données téléphoniques et informatiques qui seront ensuite conservées dans des « boîtes noires » et traitées techniquement pour déterminer selon nos comportements si nous sommes suspect. Dans ce cas, notre identité sera communiquée à l’exécutif.


Le droit de s’opposer ensuite. Cette loi étend le champ des activités de renseignement afin de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». En ligne de mire, elle vise nos mobilisations dans les rues, les ZAD ou les banlieues... Suspicion de culpabilité au lieu de présomption d’innocence, et demain, présomption de dangerosité ?
Le second objectif de cette loi serait « la légalisation des pratiques des différentes agences de renseignement ». Des pratiques hier occultes devenues aujourd’hui légales (!) seront renforcées par la possibilité de géolocaliser n’importe quand, n’importe qui, par la capture d’images et la sonorisation dans les domiciles et les voitures...


Tout cela sans que jamais l’institution judiciaire n’ait été saisie, ce qui signifie qu’aucun recours n’est possible pour les victimes, ni aucun contre-pouvoir. Car c’est désormais Valls qui aura le contrôle du processus d’approbation des demandes de renseignement faites par les agences. Nouvellement créée, la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement est censée assurer un vernis démocratique aux décisions ministérielles, mais en fait elle ne pourra que donner un avis consultatif !
Adoptée en procédure d’urgence sans débat ni public ni parlementaire, cette loi concentre des pouvoirs exorbitants sur l’exécutif, bâillonne le judiciaire dans sa mission de garant des libertés, et signe une remise en cause drastique d’un État de droit déjà défaillant.


Nous ne nous laisserons pas dépouiller de nos droits, nous ne laisserons pas criminaliser celles et ceux qui résistent. Avec des syndicats, les associations de défense des droits, et toutes celles et ceux qui le voudront, nous continuerons à tout faire pour que cette loi liberticide ne soit pas adoptée, et si elle l’est, à se battre pour son abrogation.

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Succès des manifestations contre la loi Macron et l’ensemble de la politique gouvernementale

11 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #RESISTANCE

Les manifestations appelées par la CGT, FO, la FSU et Solidaires ont réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestantEs de la Place d’Italie aux Invalides et autant dans les manifestations dans plusieurs villes en régions notamment à Marseille, Bordeaux, Nîmes, Nancy, Metz, Rouen.

Le plus souvent l’essentiel des manifestantEs défilent derrière les banderoles de la CGT  avec une forte mobilisation de Force Ouvrière à Paris. Cortèges dynamiques avec des mots d’ordre, des chansons contre la loi Macron mais aussi contre le blocage des salaires, les conditions de travail. Et la présence, un peu partout de cortèges de salariéEs mobiliséEs dans leur entreprise : Radio France, Appel 24, Sambre et Meuse, Carrefour Market et plus généralement salariéEs du commerce sur Paris, SNCM, Sanofi, en régions bien d’autres au milieu de centaines d’appels à la grève dans le privé et dans le public. Dans le secteur public on perçoit le ras-le-bol, colère, dans le secteur de la santé et des collectivités territoriales.

A Paris un beau point fixe du NPA, même si nous avons manqué de tracts, d’affiches et d’autocollants Macron que les manifestantEs se sont quasiment arrachés.

Dans les rangs des manifestantEs, c’est d’abord le succès du jour qui remonte le moral. Ensuite les discussions portent sur la suite à donner. Les vacances scolaires, les ponts de Mai rendent compliquer la mise en avant de perspectives concrètes et précises. Mais deux idées dominent : la construction d’initiatives décentralisées permettant de regrouper les luttes souvent dispersées, isolées qui se maintiennent depuis des semaines au-delà des classiques mobilisations autour des Négociations Annuelles Obligatoires et une nouvelle initiative nationale, une date « relais » à la mi-mai.

Robert Pelletier

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Relaxe d'Alain Pojolat : La solidarité avec le peuple palestinien n'est pas un crime !

11 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #International

Alors que le parquet avait fait appel de la décision de relaxe du tribunal de Paris, Alain Pojolat est relaxé.

C’est une excellente nouvelle, pour toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés ces derniers mois contre la criminalisation du mouvement de solidarité avec le peuple Palestinien par le gouvernement Hollande-Valls.

​Plusieurs manifestations en solidarité avec les Palestiniens de la bande de Gaza qui subissaient l’agression féroce de l’armée israélienne, ont été interdites en juillet et août dernier.

Ces interdictions étaient scandaleuses. Le gouvernement, parce qu’il soutient la politique du gouvernement israélien, a tenté de discréditer le mouvement de solidarité avec les Palestiniens, en s’appuyant sur les provocations de l’extrême droite sionistes. Il a tenté de réprimer la solidarité qui s’est exprimée très massivement cet été avec Gaza en interdisant les manifestations. Il a enfin poursuivit devant les tribunaux Alain Pojolat parce qu’il avait déposé au nom du collectif unitaire les demandes d’autorisation à manifester.

Toutes ces tentatives ont échouées. Malgré les interdictions, malgré la police, c’est par milliers que les manifestants sont venus dénoncer dans la rue l’agression israélienne. C’est par milliers que la pétition regroupant entre autres une large palette de personnalités du monde associatif, syndical, artistique et politique, a été signée, dénonçant l’inculpation d’Alain Pojolat.

​La solidarité doit continuer car ce sont l'ensemble des poursuites​ contre celles et ceux qui ont participé aux manifestations de cet été, ou qui s’investissent dans la campagne de boycott d’Israël, qui doivent être abandonnées et pour cela il faut que la circulaire Alliot-Marie qui criminalise le boycott soit abrogée.

Malgré cette bonne nouvelle nous n’oublions pas que ce gouvernement accentue la répression contre toutes celles et ceux qui s'opposent à sa politique antisociale. Comme c'est le cas pour Gaëtan militant du NPA à Toulouse qui vient d’être condamné à 2 mois de prison ferme pour avoir manifesté contre le barrage de Sivens ou encore Yann Le Merrer, postier, qui vient d’être révoqué pour fait de grève.

La solidarité avec le peuple Palestinien, la lutte contre les grands projets inutiles et les grèves pour la défense du service public ne sont pas un crime mais un droit !

Montreuil, le 10 avril 2015

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Pollution de l’air : le capitalisme socialise les pertes… même en vies humaines

10 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27

Pollution de l’air : le capitalisme socialise les pertes… même en vies humaines

Notre presse:

Revue L'Anticapitaliste n°64 (avril 2015)

Les yeux piquent, le nez coule, le souffle est court. Encore un pic de pollution de l’air, contre lequel Ségolène Royal a plus que tardé à prendre des mesures comme la gratuité des transports en commun et la circulation alternée, élections départementales obligent.

Mais les pics de pollution, qui devraient être beaucoup plus fréquents avec le réchauffement climatique, ne sont que la pointe de l’iceberg de la pollution atmosphérique.

Selon l’Institut de veille sanitaire et son programme de surveillance Air et santé, « 95 % de l’impact sanitaire de la pollution de l’air est provoqué par la pollution de tous les jours ». La Commission européenne avait chiffré à 42 000 morts prématurées en France, et 386 000 en Europe, l’impact sanitaire des seules particules fines. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS, classe depuis 2013 la pollution de l’air dans la catégorie « cancérogènes certains ». La liste des maux de la pollution aérienne est longue : asthme, bronchite chronique, cancer du poumon, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, ou problèmes placentaires. Des études récentes suggèrent même que le stress oxydatif cérébral peut favoriser une érosion des capacités cognitives (attention, mémoire de travail, etc.) et majorer l’anxiété.

Quant à ceux qui savent chiffrer le coût de nos vies, comme la Commission des comptes de l’économie et de l’environnement, ils estiment que le coût des dommages sanitaires de cette pollution (décès prématurés, hospitalisations, bronchites chroniques, journées d’activité restreinte…) se situe en France entre 20 et 30 milliards d’euros par an. Le capitalisme nous coûte cher !

Car quand les gaz de l’automobile, notamment diesel, et les rejets de l’industrie s’allient pour multiplier les méfaits de l’ozone et des particules fines au niveau de nos poumons, si quasiment rien n’est fait au quotidien pour lutter contre ces pollutions, c’est bien que nous sommes au cœur du moteur de profit du système capitaliste et productiviste.

Alors les mesures d’urgence ne suffisent pas. Il faut agir sur les causes pour éviter de nouveaux pics de pollution et surtout la pollution au quotidien. Ce n’est pas seulement lors des pics de pollution que les transports en commun doivent être gratuits, c’est tous les jours que la gratuité, les horaires, le maillage, la qualité, l’interfaçage des transports en communs publics doivent être au rendez-vous. C’est tous les jours que les déplacements doux, pistes cyclables, voies vertes, voies piétonnes, doivent être développés. Il faut sortir du diesel. Et plus largement, c’est toute l’organisation capitaliste de la société qui doit être revue. Le capitalisme stocke et déplace en tous sens sur les routes les marchandises pour son plus grand profit. La spéculation immobilière expulse les salariés toujours plus loin en périphérie des villes. Les capitalistes préfèrent les profits de l’industrie automobile et les bas coût du transport routier au développement des transports en commun, du ferroutage ou du transport fluvial, puisqu’ils ne paient pas le coût de la pollution. Socialisation des pertes, y compris en vies humaines, et privatisation des profits.

Selon le Réseau Action Climat, le transport représente aussi près de 26 % des gaz à effet de serre (GES). En France comme en Europe, les émissions de GES liées au transport connaissent une progression quasi ininterrompue. Une augmentation de plus de 23 % depuis 1990. Alors qu’il faudrait diviser par quatre nos émissions de GES d’ici 2050 pour simplement « stabiliser le climat », on prévoit au minimum un doublement du trafic de personnes et de marchandises d’ici 2020 si rien n’est fait. Mais développer des transports sobres en carbone va à l’encontre de la logique du capitalisme.

Alors en cette année de Cop 21 autour du réchauffement climatique, un seul mot d’ordre : changeons le système, pas le climat. Cela nous aidera aussi à respirer !

Frank Cantaloup

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9 avril : engager la bataille contre le gouvernement et le patronat

8 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS, #RESISTANCE

Malgré la claque qu’il a reçue aux élections départementales, le gouvernement a annoncé la poursuite de sa politique au profit du patronat, et dont le FN récolte les fruits. Après la loi Macron qui généralise le travail du dimanche et casse le Code du travail, il planche désormais sur la remise en cause du contrat de travail.

 

« Libérer l’emploi »

C’est toujours au nom de l’emploi que la bourgeoisie cherche à faire passer les pires mesures. Le Medef propose donc d’introduire dans le contrat de travail une liste de « motifs incontestables de rupture », comme l’évolution du marché ou la baisse du chiffre d’affaires, que l’employeur pourrait invoquer pour justifier le licenciement. Le salarié n’aurait donc pas la possibilité d’aller aux prud’hommes pour le contester.

Hollande veut remettre en cause le CDI en développant le « contrat de chantier ». Ce rêve du patronat, existant dans le bâtiment, permet de mettre fin au contrat de travail automatiquement à la fin d’un chantier ou d’une mission. Il voudrait l’étendre à l’informatique, aux services aux entreprises, au numérique…

Le gouvernement nous sert toujours le même mensonge : pour avoir moins de chômage, il faudrait développer les licenciements… Pourtant avec plus de 5 millions de chômeurs, il serait plus que temps de prendre la seule mesure efficace : le partage du travail, la réduction du temps de travail sans perte de salaire et avec les embauches correspondantes.

 

Le changement de cap, à nous de l'imposer !

Depuis 3 ans, le gouvernement donne des gages au patronat et détricote nos droits sociaux. Si ce gouvernement et sa politique ne sont pas mis en échec par notre résistance, le pire est à craindre.

Heureusement, des résistances existent : depuis quatre semaines, les salariés de Sanofi près d'Elbeuf (76) sont en grève pour des augmentations de salaires et l'embauche des précaires… alors que le nouveau patron a obtenu 4 millions d’euros en cadeau de bienvenue !

Les personnels de Radio France sont en grève depuis trois semaines contre un plan de liquidation du service public qui combine 300 suppressions d’emplois, externalisations et augmentation des plages de publicité.

PSA Sevelnord, hospitaliers, enseignant-e-s du 93, salarié-e-s de Carrefour Market… la colère des salarié-e-s s’exprime, dispersée mais bien présente, dans des centaines d’entreprises, du privé comme du public, avec des revendications souvent similaires pour l’emploi et l’augmentation des salaires, contre l’augmentation des cadences de travail… alors que des bénéfices records sont annoncés dans les grands groupes.

 

Pour gagner il faudra plus qu'une journée de grève

Les patrons et le gouvernement rechignent à lâcher quelques miettes dans la crainte de donner des idées aux autres salariés. Les grèves sont donc pour l’instant souvent locales et extrêmement dures : deux mois et demi de grève ont été nécessaires pour les secrétaires de l'Université Paris 8 pour gagner 70 euros d'augmentation !

Mais la grève, avec ce qu’elle marque de détermination et de force collective face au patron, est l’arme la plus efficace pour celles et ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

C’est pourquoi, la réussite de la grève du 9 avril doit servir de point d’appui pour un mouvement large d’affrontement, une grève prolongée, reconductible, contre le gouvernement et le Medef

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A la Une! (l'Anticapitaliste n°284)

8 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #A la Une!

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Scandaleuse condamnation d’un militant jeune du NPA à de la prison ferme

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Répression

On veut faire taire les mouvements sociaux, mais on ne se laissera pas faire ! Aujourd’hui a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaétan, militant du NPA jeunes à Toulouse, condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1100 euros en décembre dernier pour avoir participé à une manifestation suite à l’assassinat de Rémi Fraisse. Si ce premier jugement était déjà abusif et illégitime, le verdict du procès en appel est tout simplement scandaleux, puisque Gaétan se voit infliger une peine encore plus lourde, de deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1100 euros. Ceci s’explique en partie par le maintien d’un chef d’accusation qui avait été refusé lors du premier jugement, celui de violences volontaires contre un agent de police, qui est un coup monté de toutes pièces. D’autres manifestants ont eu la confirmation des peines de prison fermes qui avaient été prononcées en décembre.  Tout cela a lieu dans le contexte d’une escalade répressive et d'une criminalisation croissante des mouvements sociaux, marquée par l’évacuation de la ZAD de Sivens, le déploiement dorénavant habituel d'un arsenal policier hallucinant lors de manifestations toulousaines, l’expulsion de la CGT de la Bourse du Travail, l’interdiction d’une réunion de la campagne BDS, le tout, bien entendu, dans le cadre du fameux « esprit du 11 janvier ».  Le message que veut faire passer le gouvernement est que quiconque oserait défier ses mesures d’exception doit le payer très cher. Le NPA condamne fermement ce jugement et appelle toutes les organisations politiques, syndicales, associatives et des droits de l’Homme à faire de même, à réactiver les cadres de lutte contre la répression pour faire face à cette escalade, et à défendre nos droits démocratiques de manifester et de lutter.

Montreuil, le 1 avril 2015

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NON à L’AUTOROUTE A28-A13 (NPA76)

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Environnement; Résistance

Le 7 janvier 2015, Ségolène Royal a donné son accord pour la poursuite du projet dit de « contournement Est de Rouen ».

Le projet de ce qui est abusivement appelé « contournement Est de Rouen » est vieux de plus de 40 ans. Le tracé aujourd’hui retenu, celui de « la variante préférentielle » relie l’autoroute A13 à Incarville et l’A28 à Quincampoix avec 41 km de 2 fois 2 voix, payant.

Il devrait en réalité s’appeler autoroute A28-A13

Bien loin des prétextes de « décongestionner Rouen », ou de lutter contre les émissions de particules fines et autres pollutions liées au trafic routier mis en avant, ce projet s’intègre totalement dans le couloir à camions entre Calais et Bayonne. Il s’agit avant tout de transporter toujours plus au mépris de l’environnement et en mettant en concurrence les salariés, les paysans, les territoires et les systèmes sociaux du Nord au Sud de l’Europe avec toujours plus de moins-disant social et environnemental.

Comme tous les grands projets inutiles imposés, la future autoroute A28-A13 est destructrice de terres agricoles et de forêts (600 ha).

Elle est très coûteuse -neuf échangeurs, six viaducs, deux ponts sur la Seine et un barreau de jonction latéral d'une dizaine de kilomètres, évalué à 380 millions d'euros en 2005, le coût du projet s'est envolé depuis, au-dessus du milliard d'euros. Ni l’Etat, ni les collectivités locales ne sont en mesure de le financer. Il faut trouver un concessionnaire privé Vinci, Eiffage ou autre bétonneur. L’autoroute sera payante, les usagers (camions et voitures) éviteront les péages comme aujourd’hui avec celui d’Incarville, et l’A29. Les collectivités devront verser une subvention d’équilibre au concessionnaire, prélevée sur l’argent public.

Elle est inutile pour la population.

Les déplacements domicile-travail (80% sans franchissement de la Seine) et 85% du trafic des poids lourds sont internes à l’agglomération. Seuls les poids lourds en transit (15% du trafic poids lourds) sont concernés. Les promoteurs du projet nous racontent qu’il permettrait de détourner 85% du trafic de transit sur l’axe nord-sud, mais l’essentiel du trafic de transit passe aujourd’hui sur l’axe est-ouest, Paris – Le Havre. L’A13 représente 77% de ce trafic. Cette circulation ne se reportera donc pas sur le contournement de Rouen qui ne correspond pas aux destinations des transporteurs.

D’autres solutions existent :

Il est possible d’utiliser l’existant c’est-à-dire l’A13 en supprimant le péage d’Incarville. Ce péage repousse des quantités de véhicules sur les routes secondaires et crée des engorgements quotidiens. La portion d’autoroute A13 en amont du péage d’Incarville doit fonctionner comme une autoroute urbaine, c’est son rôle.

Et surtout pour diminuer la circulation automobile il faut développer des transports collectifs publics gratuits, en améliorer le maillage, l’accès, la fréquence…pour répondre aux besoins des usagers.

Ces solutions infiniment moins couteuses et plus efficaces pour tout à la fois améliorer nos conditions de déplacement et la qualité de l’air que nous respirons peuvent être mises en œuvre immédiatement.

Leur autoroute même dans leurs propres prévisions ne serait pas mise en service avant 2024. (Démarrage des études préalables à la déclaration d’utilité publique, sur les volets socio-économique et environnemental en 2015 ; lancement de l’enquête publique, avec le recueil des avis des collectivités locales et des habitants début 2016 ; déclaration d’utilité publique et lancement de l’appel d’offres pour choisir le concessionnaire en 2017 ; début des travaux 2020 et mise en service envisagée en 2024)

Nous avons le temps de nous énerver, d’avoir des accidents, de suffoquer dans les gaz d’échappement d’ici là !!!

Nous avons aussi le temps de nous mobiliser et de faire échec à leur projet !

Des mobilisations existent.

L’association « Non à l’autoroute » qui regroupe des habitants des communes touchées, des militants NPA, EELV et même du PS !, travaille en concertation avec d’autres associations mobilisées elles aussi contre ce projet, pour informer complètement la population des conséquences de cette autoroute payante et dévoreuse de terres agricoles, pour proposer une alternative et des solutions aux problèmes du déplacement, pour obtenir la mise à l’essai de la suppression du péage à Incarville.

Le Collectif agglomération rouennaise pour les Transports gratuits se mobilise pour Les transports publics gratuits dans la CREA comme un enjeu important au niveau social et écologique afin de permettre permettrait à touTEs, sans distinction de revenus, de se déplacer dans la CREA.

De nombreuses associations, élus et partis… se sont prononcés contre ce projet.

Toutes ces forces militantes doivent converger pour construire une puissante mobilisation capable de s’opposer à ce projet et de défendre nos conditions de vie, le climat, la biodiversité…

Concrètement ces luttes devront être au cœur de nos mobilisations « pour changer le système pas le climat » à l’occasion de la COP21, la conférence climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

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Grève interprofessionelle du 09 Avril: tou-te-s dans la rue contre la loi Macron!

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Résistance

source: la-bas.org

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[docu] A (re)voir: les nouveaux chiens de garde (2012)

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #A (re)voir

Documentaire réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, libre adaptation au cinéma de l'essai du même nom de Serge Halimi (1997).

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