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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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DEPOT DE PLAINTE CONTRE LA SAPN POUR "MISE EN DANGER DE LA VIE D'AUTRUI"

1 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27

DEPOT DE PLAINTE CONTRE LA SAPN POUR "MISE EN DANGER DE LA VIE D'AUTRUI"

Suite à "l'opération péage"de samedi, une initiative juste des élu-es du Front de Gauche de la CASE, ouverte à tou-te-s les élu-e-s et individus qui voudront s'y joindre. Evidemment, nous en serons, dans la logique de notre engagement dès la première heure pour la suppression du péage d'Incarville, contre le contournement-est de Rouen, pour la gratuité du tronçon Incarville-Bourg-Achard, contre la menace d'un nouveau péage à Criquebeuf et bien sûr pour la réappropriation publique des sociétés d'autoroute avec maintien de tous les emplois sur place !

DEPOT DE PLAINTE CONTRE LA SAPN POUR "MISE EN DANGER DE LA VIE D'AUTRUI"
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Mort d’un pourri

1 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27

Mort d’un pourri

Pour nous, Charles Pasqua, décédé hier à 88ans, c’est d’abord l’assassinat en 1986 de Malik Oussekine en marge des manifestations contre la loi Devaquet.

Histoires de barbouzes

Sa vie politique commence dans la résistance gaulliste avant de se combiner avec un emploi de commercial chez Ricard, spécialistes des exportations et de… la Corse qui l’amènera jusqu'au rang de numéro 2 du groupe.

Il est co-fondateur en 1958 du Service d’action civique (SAC), aux cotés de Foccard, Frey et Sanguinetti, milice gaulliste qui commence son action par la reprise en main du Service d’ordre du RPF et des actions guerrières et autres coups tordus contre le FLN. Ce ramassis de truands (Jo Attia, Christian David, Boucheseiche) et de barbouzes s’illustrera sur tous les fronts en son nom propre ou au travers de certains de ses membres. De l’enlèvement de Ben Barka au tabassage de manifestants en Mai 68, en passant par l’expulsions de militantEs « gauchistes », et jusqu’à l’assassinat de militants politiques et syndicaux. Ses liens avec la police, la CFT, les RG, le SDECE, lui garantissent un large réseau d’informations et une impunité totale. Ces activités se situent en parallèle de la fonction tout aussi essentielle de service d’ordre des partis gaullistes successifs (UNR, UDR, RPR). Il sera également à l’initiative du groupuscule fasciste universitaire l’UNI chargé de combattre avec les mêmes méthodes les gauchistes et le communisme à l’Université. L’élection de Giscard, puis la tuerie d’Auriol mettront en difficultés politique, policière et judiciaire le réseau maffieux et amèneront Mitterrand à dissoudre le SAC le 3 aout 1982.

Répression et lois anti-immigrés

Passant sans états d’âme de De Gaulle à Chirac, Pasqua s’implante à Neuilly et est témoin du mariage de Sarkozy. Ses « compétences » le conduisent tout naturellement au Ministère de l’intérieur. Et son nom symbolisera à jamais la première loi s’attaquant gravement aux droits des immigréEs. C’est ainsi sous son ministère que Malik Oussekine est sauvagement assassiné par un groupe des Pelotons voltigeurs motoportés.

Malgré ses affinités avec l’extrême-droite et l’affichage de ses désaccords avec Chirac, il se retrouve de nouveau au Ministère de l’intérieur en 1993 où il s’illustre de nouveau dans la répression des manifestantEs contre le CIP. Militant actif du retour de la peine de mort, il fait voter une « loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité » qui, au nom de la lutte contre le terrorisme, multiplie les possibilités répressives du pouvoir. Elle fera ses preuves lors de l'assaut sur un Airbus détourné par un commando du GIA algérien, en 1994 qui se solde par 7 morts dont 3 passagers.

Lâchages

Alors que ses réseaux en Afrique ont pris la suite de ceux de Foccart, ses choix politiques aux cotés de Philippe De Villiers, de Balladur et ses relations avec les Balkany et autres Schuller-Maréchal en font un ami gênant. Et du coup, les années 2000 vont voir les soucis judiciaires, s’accumuler notamment dans le volet français de l'affaire « pétrole contre nourriture » ou dans l'affaire des ventes d'armes « non autorisées » à l'Angola. Mais il ne fut condamné qu'une fois, dans l'affaire de la Sofremi qui concernait des détournements de fonds présumés lorsqu'il était ministre de l'intérieur entre 1993 et 1995. Elle lui valut une peine d'un an de prison avec sursis pour complicité d'abus de biens sociaux.

Hommages, ô désespoir

Au total, une histoire dont les aspects invisibles sont certainement encore plus nombreux et plus noirs que ce qui a pu affleurer jusqu’ici. Et de quoi nous désespérer d’entendre ou de lire les politiciens « de gauche » se répandre en déclarations complaisantes. Ainsi, Sapin a pu déclarer : “Je veux regarder aujourd’hui, au lendemain de sa disparition, la personne joviale et pleine d’entrain”, pendant que Valls en rajoute avec sa tirade : “Jeune résistant, gaulliste, ministre, voix originale et parfois controversée, Charles Pasqua incarnait une certaine idée de la France” et évidemment Mélenchon avec une bonne blague racontée en imitant l’accent du sinistre personnage : “C'était un républicain qui n'avait pas peur” se vantant de cet échange d’amabilités : « “Mais dis donc Charles, c'est toi qui a expulsé 43 diplomates américains ?”. Il me répond : “non, c'est pas moi”. Alors on passe et je me retourne et je dis: “mais si c'est toi, je m'en souviens très bien”. Il me dit : “Non, moi j'ai expulsé 43 espions américains” ».

Robert Pelletier

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NON à la dictature de l’austérité !

1 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Austerité

Décidément, gouvernements et institutions de l’Union européenne détestent la démocratie. Il y a dix ans, ils ont pu compter sur les dirigeants politiques français pour effacer un Non populaire à la Constitution européenne. Depuis le 25 janvier 2015 et la victoire électorale de Syriza en Grèce, la troïka UE-BCE-FMI use d’une brutalité inouïe pour faire capituler le gouvernement Tsipras, pour que le choix populaire d’en finir avec l’austérité soit bafoué.

Pour eux, il s’agit de jeter dans les poubelles de l’histoire européenne toute souveraineté autre que technocratique et néolibérale, toute perspective de progrès social. Avec l’annonce vendredi 26 juin par Alexis Tsipras d’un référendum pour refuser un nouveau mémorandum dans la continuité de ceux qui ont ruiné la Grèce depuis 6 ans, les mêmes hurlent à la rupture unilatérale des « négociations ».

Pourtant, soumis à un étranglement du système financier international, le gouvernement grec a effectué des reculs considérables par rapport au programme de Thessalonique sur lequel il a été élu, cherchant des compromis bien problématiques. Mais le parti capitaliste européen est resté rigide sur ses positions : la dette doit être remboursée, les restes d’acquis sociaux démantelés, les biens publics privatisés ou ruinés. Les normes néolibérales corsetant l’Union européenne ne peuvent plus être remises en cause même si elles provoquent une tragédie sociale et humaine.

Une bataille populaire contre l’austérité

La décision fracassante de faire trancher cette situation par la volonté populaire, la dénonciation par le gouvernement grec du chantage auquel il a été soumis, changent la donne politique. Comme l’a déclaré Stathis Kouvelakis, membre du Comité central de Syriza : « Le tournant que nous espérions, dont, c’est vrai, nous avions commencé à douter qu’il fût possible, est survenu. La sinistre parodie des “négociations”, la spirale des reculs et des concessions a été stoppée. Le tournant a pris forme autour d’un mot simple, évident, qui a la clarté d’un couperet : non à l’ultimatum de la troïka, la parole au peuple », ajoutant que l’heure est à « l’unité populaire pour le non et la rupture ».

La plateforme de gauche, Red Network, un des courants de la gauche de Syriza, souligne que « cela traduit le fait que les mobilisations sociales qui ont trouvé une expression politique dans le vote du 25 janvier 2015 ont des racines plus profondes que ce qu’avaient anticipé les supporters d’une politique néolibérale d’austérité à l’échelle nationale et internationale. »

Une bataille d’envergure est donc engagée pour un Non massif aux mémorandums, à l’austérité, à la dette, au chantage des créanciers, mais aussi pour la relance du débat public à plus long terme sur les choix de rupture à engager sur ces bases.

Pressions financières et terreur idéologique

Face à cette situation, les institutions capitalistes ne restent pas l’arme au pied en attendant le verdict populaire. Leur objectif est politique : elles redoutent comme la peste toute contagion grecque dans d’autres pays de l’Union européenne, à commencer par l’État espagnol. Et en ce moment, elles sont engagées dans un véritable coup d’État financier.

Elles usent et abusent aussi d’une véritable terreur idéologique : il n’y a pas d’autre politique que la nôtre, si vous ne vous inclinez pas devant elle, ce sera la catastrophe pour vous... Et qu’importe si en Grèce, la catastrophe est déjà là... et à cause de cette politique. Les éditorialistes, dont certains se disent de gauche, stigmatisent ces Grecs qui refusent les sacrifices, alors que les autres peuples de la périphérie européenne accepteraient ceux-ci avec lucidité. La réalité, c’est que, bien à l’abri derrière leurs privilèges, ces membres de la « casta » comme dit Podemos en Espagne, militent pour les sacrifices des autres... et d’abord des pauvres.

Dans le même temps, les dominants sont un peu ébranlés : les bourses ont fortement chuté lundi 29 juin... et tel ex-dirigeant d’institution financière se met soudainement à proposer un compromis nécessaire qui serait moins dur aux Grecs.

La solidarité doit s’exprimer massivement

Dans l’immédiat, l’essentiel est que, dans le référendum du dimanche 5 juillet, la volonté populaire grecque rejette massivement l’austérité permanente et le déni de démocratie. Hollande, Merkel, Junker, Lagarde et consorts défendent bec et ongles les intérêts du capital et veulent faire un exemple pour toutes les résistances qui peuvent gonfler dans le reste de l’Union européenne. Au vu de l’enjeu, il est décisif de ne pas laisser le peuple grec isolé : en dénonçant l’attitude scandaleuse du gouvernement français et des banques, en exigeant l’annulation de la dette indigne, injuste et insoutenable. Il faut des mobilisations de solidarité massives, pour que la confiance augmente, pour que le Non gagne en Grèce. Ensuite, il s’agira pour touTEs d’élargir la brèche !

Émile Fabrol et Jacques Babel

Voir aussi notre dossier en pages 6-7, en particulier sur la question de la dette grecque

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Non au diktat de la troïka et solidarité avec le peuple grec

1 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #RESISTANCE

Secrétariat du Bureau exécutif de la IVe Internationale. L’annonce par Alexis Tsipras du référendum le 5 juillet prochain, dans lequel il sera demandé aux électeurs de rejeter le projet d’accord de la troïka est une bonne nouvelle pour le peuple grec et pour toutes celles et tous ceux qui, en Europe, combattent les politiques d’austérité. Nous souhaitons que le vote « NON » aux diktats européens ressorte massivement des urnes dimanche soir.

Les dirigeants de l’Union européenne ont donc prouvé une fois de plus leur volonté de bafouer les droits fondamentaux du peuple grec en tentant d’imposer un accord honteux. De plus, ils osent dire que le gouvernement grec a franchi la ligne rouge pour avoir annoncé une consultation démocratique de la population par référendum. L’enjeu des jours qui viennent en Grèce et dans toute l’Europe est crucial. Toutes les forces du mouvement ouvrier doivent se dresser en solidarité face à l’attaque frontale menée contre le peuple grec. Pour sauver leurs institutions réactionnaires et les banques, les dirigeants européens de la droite et de la social-démocratie vont tout mettre en œuvre pour combattre le choix du "non" par les électeurs grecs et tenter de contraindre le gouvernement Tsipras à la capitulation ou à la démission.

Depuis six mois, les objectifs de l’UE et le FMI étaient simples : ils ne pouvaient accepter que le gouvernement grec ne se plie pas à leurs exigences, qu’il n’ait pas capitulé en appliquant à la population grecque de nouvelles coupes sociales, une réforme des retraites et une augmentation de la TVA frappant les biens de consommation quotidiens et l’énergie. Il est hors de question pour les dirigeants européens qu’un pays échappe à la politique menée par les capitalistes, les banques et les gouvernements qui imposent aux populations une austérité sans limite. Il importait donc pour Merkel, Hollande, Lagarde et Junker de montrer aux autres peuples d’Europe qu’il n’y a pas de politique alternative, montrer aussi que, quels que soient leurs choix électoraux dans leurs pays respectifs, les droits démocratiques s’arrêtent là où commence la toute-puissance du système capitaliste. Il fallait donc aussi faire comprendre au peuple grec que le choix majoritaire d’un parti refusant l’austérité ne pourrait se traduire que par un échec ou une capitulation et que Tsipras devrait soit démissionner soit accepter un accord honteux, quitte à briser son parti et à s’allier avec la social-démocratie et la droite.

En votant le 25 janvier dernier pour Syriza, les électeurs grecs ont clairement manifesté leur refus de la montée de la misère et du chômage qui les frappent depuis 2010.

Un tiers de la population, les deux tiers des retraités vivent sous le seuil de pauvreté, 28 % des travailleurs, 60 % des jeunes, sont au chômage. C’est le résultat des politiques imposées par les mémorandums de la troïka, c’est à cette vie insoutenable que la population grecque a voulu mettre fin en rejetant les partis qui l’avaient menée à ce désastre.

Depuis 6 mois, Tsipras a poursuivi un but impossible : obtenir un accord avec l’UE, la BCE et le FMI qui ne soit pas synonyme de nouvelles souffrances pour le peuple grec ; payer toutes les échéances de remboursement de la dette sans accroître les politiques d’austérité ; respecter les engagements pris par Syriza devant les électeurs et ceux pris par les gouvernements grecs précédents auprès de la troïka. Le 20 février, les dirigeants de l’Eurogroupe ont cru avoir gagné la partie, lorsque Tsipras a accepté un accord l’engageant à de nouvelles mesures d’austérité, après qu’il a déclaré qu’il honorerait toutes les échéances de paiement de la dette à la BCE comme au FMI. 

Depuis, le gouvernement grec a manœuvré par des décisions contradictoires : les engagements de retour au salaire minimum de 750 euros et le rétablissement des conventions collectives ont été reportés, la privatisation du port du Pirée poursuivie, mais le gouvernement a rouvert l’ERT, la télévision publique grecque, dont la fermeture sous le gouvernement Samaras avait symbolisé l’humiliation imposée par les banques européennes et l’UE. Et en mars, le Parlement a voté une loi contre la crise humanitaire et une autre sur les arriérés des paiements d’impôts. 

Mais, face à l’arrogance grandissante des dirigeants européens, et en prenant en compte la pression populaire et la résistance des élus et des membres de Syriza, Tsipras n’a pas accepté les exigences de la troïka, notamment la baisse des pensions et les hausses de TVA.

Finalement, aucun accord n’a été signé entre le gouvernement grec et ses « créanciers ». Après plusieurs négociations avortées, le 5 juin, pour la première fois, le gouvernement a refusé d’honorer l’échéance de paiement d’une traite de 300 millions d’euros au FMI, menaçant également de ne pas payer la totalité des échéances de juin (1,6 milliard). La fin du mois de juin était fixée comme échéance à la fois pour le paiement du FMI et pour solder la dernière tranche du plan « de sauvetage » avec le versement des 7,2 milliards d’euros bloqué depuis 9 mois par la BCE.

Tsipras a été finalement amené à la rupture pour ne pas accepter la capitulation totale que Lagarde, Hollande, Merkel et Junker voulaient lui imposer.

L’annonce du référendum est un camouflet au visage des gouvernements et des institutions de l’Union européenne. En novembre 2011, Sarkozy, Merkel et Barroso avaient mis leur veto à la tentative de Papandréou, le Premier ministre grec d’alors, d’organiser un référendum pour essayer d’obtenir un soutien politique à sa capitulation devant les exigences de l’UE. Aujourd’hui, les dirigeants européens n’ont aucun moyen d’empêcher une consultation démocratique qui doit se conclure par un rejet des nouveaux diktats de la troïka. 

Désormais un deuxième acte s’ouvre.

En Grèce et en Europe, les forces politiques libérales de droite et de gauche vont conjuguer leur force pour que ce référendum n’ouvre pas un nouveau cours politique en Grèce. Le gouvernement grec était prêt à de nombreux compromis pour ne pas aboutir au défaut de paiement et à la rupture. La troïka voulait surtout que l’accord prenne le sens politique d’une capitulation de la Grèce devant ses créanciers. La dynamique des jours à venir peut ouvrir une autre voie, celle de la rupture avec les exigences de la troïka, l’arrêt du paiement de la dette, celle de l’engagement radical dans une politique alternative, d’application du programme grâce auquel Syriza a été majoritaire. Mais cela imposera une large mobilisation unitaire des forces du mouvement ouvrier grec pour très rapidement bloquer les tentatives de sabotage qui ont déjà commencé. La pression sur le gouvernement et le système bancaire grec va s’accentuer à la veille du référendum. Déjà, ces derniers jours, le directeur de la Banque centrale de Grèce, ancien ministre de Samaras, avait sorti un rapport alarmiste dans le seul but d’accentuer la fuite des capitaux des banques grecques, alors que de novembre 2014 à mars 2015, plus de 30 milliards d’euros ont déjà été retirés et que le montant des placements privés des grandes fortunes grecques à l’étranger est estimé aujourd’hui à plus de 400 milliards. Même s’il ne parle toujours pas de nationalisation du système bancaire, le gouvernement vient d’instaurer le contrôle des capitaux. 

La Commission d’audit de la dette grecque, mandatée par le Parlement, a rendu le 18 juin son rapport, prouvant le caractère illégitime et odieux de cette dette insoutenable, montrant que moins de 10 % des prêts « de sauvetage » sont allés à des dépenses courantes et que l’essentiel a servi aux banques allemandes et françaises à se désengager de leurs crédits contractés les années précédentes. 49 députés de Syriza, à la suite de ce rapport, se sont prononcés pour un débat parlementaire afin d’aboutir à la répudiation de la plus grande part de cette dette odieuse et illégitime.

L’enjeu des jours qui viennent est crucial pour la population grecque, pour tous ceux et celles qui en Europe subissent l’austérité.

Nous devons construire dans toute l’Europe un front de solidarité avec le peuple grec. Tous nos coups doivent se porter contre les dirigeants de l’Union européenne et de ses gouvernements qui, dans un sens aigu des intérêts des capitalistes, craignent que le peuple grec apporte le 5 juillet un désaveu à leur politique de mépris et d’austérité qui soit un exemple pour toutes les populations laborieuses de l’Union européenne. Ils craignent aussi que ce contexte se traduise par un renouveau de la mobilisation populaire en Grèce rendant encore plus difficile les manœuvres pour aboutir soit à un étranglement du gouvernement Tsipras soit à son renversement. Tout comme les succès récents de Podemos dans l’État espagnol avec l’élection de maires anti-austérité dans plusieurs des principales villes du pays, la situation grecque montre que l’exaspération sociale peut trouver en Europe un répondant politique autre que les ignobles solutions xénophobes et fascisantes portées par l’extrême droite européenne.

Pour un NON massif aux exigences de la troïka dimanche prochain

Toutes et tous au côté du peuple grec !

Liens
[1] http://npa2009.org/tag/grece
[2] http://npa2009.org/sites/default/files/26575.jpg

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Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture

29 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #RESISTANCE

Texte de l'allocution de Tsipras

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité. La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.
Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Unité populaire pour le “non” et pour la rupture

Par Stathis Kouvelakis membre du comité central de Syriza

Le tournant que nous espérions, dont, c'est vrai, nous avions commencé à douter qu'il fût possible, est survenu. La sinistre parodie des "négociations", la spirale des reculs et des concessions a été stoppée. 
Le tournant a pris forme autour d'un mot simple, évident, qui a la clarté d'un couperet: non à l'ultimatum de la Troïka, la parole au peuple.
Il devient possible maintenant de sortir du piège mortifère que les dominants européens avaient patiemment construit pour tuer dans l'oeuf l'espoir qui était né le 25 janvier, avec la victoire de Syriza.
Ce soir, Alexis Tsipras a parlé le langage de la vérité: il a enfin expliqué que ces "négociations" n'étaient qu'une farce, un constant exercice de chantage, qui visait à humilier le peuple grec et son gouvernement et à fouler au pied le mandat populaire issu des élections du 25 janvier. 
Ce n'est pas le moment de régler des comptes. Mais il est impossible de ne pas relever que la décision de ce soir donne raison à tous ceux qui depuis des mois ont dit qu'il n'y avait aucun espace pour un soi-disant "compromis" mais seulement le choix entre la capitulation ou la rupture.
Devant nous se trouve à présent la bataille du référendum. Il faut en faire une bataille de masse, une mobilisation profondément unitaire, qui redonnera confiance aux forces populaires et impulsera une nouvelle vague de radicalisation dans la société grecque.
Cette bataille peut permettre de créer "à chaud" les conditions pour redresser la barre après ces cinq mois d'enlisement et redéfinir les rapports entre le gouvernement, Syriza et le mouvement social.
Enfin, il est évident que cette bataille ne se déroulera pas seulement en Grèce. La réaction de la Troïka et des gouvernants européens sera redoutable. Le peuple grec saura se rassembler et se battre. Mais il a un besoin vital de soutien international. C'est sa seule arme face à la force et à la violence des dominants, qui, nous le savons, sont capables de tout.
Vive la lutte du peuple grec!
Vive la solidarité internationale!
Nous vaincrons!

Point de vue de Jorge Martin
membre du comité central de Syriza

Le premier ministre grec Tsipras a annoncé qu'il allait soumettre “l'accord de renflouement” à un référendum le 5 juillet — les ministres se sont joints au camp du “non”, certains plus fortement que d'autres. Tsipras a annoncé clairement qu'il s'oppose à la proposition des institutions mais qu'il les adopterait si les Grecs votaient en sa faveur.

“La proposition de cetains partenaires et insittutions n'est pas un accord de toutes les parties, mais probablement l'humiliation de tout un peuple” a dit Tsipras.

Quelques idées de départ

Le ministre de la réforme de l'administration a indiqué clairement que ce le référendum signifie pour Tsipras : une voie pour avoir un mandat pour un meilleur accord avec la troïka, probablement les termes qu'il a proposé lundi avec quelques modifications, mais avec le soulagement d'une partie substantielle de la dette la une restructuration.

Mais son appel à un référedum met en mouvement des forces qui sont hors de contrôle. Depuis quelques jours, la polarisation s'est développée au sein de la société greque et l'impression d'être humilié par la troïka va maintenant déborder, il y aura un immense enthousiasme pour OXI (“le jour du ”), un “non” qui fera résonner les meilleures traditions de la résistance du mouvement ouvrier grec, le référendum peut recevoir 60, 70 ou 80%, malgré la campagne massive de peur d'une part des médias capitalistes and le chantage de la troïka.

La troïka peut aussi exercer des menaces sur la Bourse, à travers le mécanisme ELA pour maintenanir les liquidités des banques ; la banque centrale européenne tiendra une réunion d'urgence samedi matin pour se décider. Il y a aussi la possibilité du remboursement de la dette au FMI qui arrive à échéance à la fin du mois. Tout cela sera utilisé pour exercer un chantage sur les gracs. Toutefois, l'ensemble des provocations auront pour effet de polariser encore plus la situation.

Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la crise grecque

C'est maintenant le moment d'agir de façon décisive — le référendum ne peut pas être gagné seulement dans les urnes, mais plutôt dans la rue. Il devrait y avoir des manifestations de masse samedi ou dimanche. Le gouvernement devrait immédiatement nationaliser l'ensemble du secteur bancaire pour emêcher la fuite bancaire. Le gouvernement devrait saisir les principales propriétés et actifs capitalistes pour éviter la fuite des capitaux. Les travailleurs devraient occuper leurs entreprises et lieux de travail et établir un contrôle et une vigilance. Il faudrait ouvrir les livres de comptes. Sur le plan international, nous devrions tous réfléchier à comme nous pouvons, dans le cours des prochaines heures et prochains jours, mobiliser largement les populations contre la troïka et pour la défense du monde du travail de Grèce. C'est aussi notre lutte. L'enjeu n'est pas seulement le sort des grecs mais de tous les travailleurs d'Europe. Ce n'est pas une lutte nationale mais une lutte de classe.

 

La proposition d'accord soumise à référendum [3]

Liens
[1] http://npa2009.org/tag/grece
[2] http://npa2009.org/sites/default/files/aptopixbelgiumeugreecejpeg-08e47_1423043387-k2uf-u10401788294241izg-700x394lastampa.it_.jpg
[3] http://npa2009.org/sites/default/files/table-compromise-250615-version-clean.pdf

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Tunisie, Kobané, Koweit, Isère : contre les attentats et massacres djihadistes, contre tous les terrorismes

29 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Le NPA exprime toute son indignation, son horreur face aux attentats et massacres de vendredi dernier, qui ont eu lieu dans une usine chimique à St-Quentin Fallavier en Isère, sur la plage de Sousse en Tunisie, dans la ville de Kobané au Kurdistan syrien, et dans une mosquée chiite à Koweit. Nous manifestons toutes nos condoléances aux victimes, leurs familles et leur entourage. Les instigateurs directs ou indirects de ces actes odieux veulent semer la peur et la haine entre communautés dans les populations des pays concernés et au delà. Quel que soit le rejet qu’ils rencontrent, y compris dans la région arabe, ces fanatiques assoiffés de pouvoir sous couvert de la religion, poursuivent leur offensive pour imposer une idéologie et des pouvoirs totalement obscurantistes et terroristes, dresser les communautés, les peuples les uns contre les autres, les hommes contre les femmes selon des critères sectaires religieux.

Ils savent hélas pouvoir rebondir sur les politiques cyniques et meurtrières impulsées par les grandes puissances, les puissances capitalistes internationales et les régimes de chaque pays qui s’en font les relais : politiques sauvages d’austérité, de développement des inégalités sans précédent depuis le XIXe siècle. Logiques de guerre impérialistes, de restrictions de toutes les libertés démocratiques, parlementaires, syndicales, d’expression, de circulation sous couvert de guerre pour la compétitivité des entreprises d’une part, et contre le terrorisme d’autre part ; politiques qui cherchent systématiquement à étouffer les nombreux mouvements d’émancipation des travailleurs et des peuples.
Les organisations djihadistes surfent sur la calamiteuse intervention des USA et de leurs alliés en Irak, de leur complicité avec les monarchies religieuses du Golfe d’un côté et la politique coloniale de l’Etat d’Israël, comme elles surfent sur les politiques sanguinaires d’un Assad en Syrie ou maintenant d’un Sissi en Egypte. Elles surfent sur la catastrophique politique française en Afrique depuis tant d’années, celle de la Russie en Asie centrale et au Moyen-Orient. Elles surfent enfin sur les discriminations, le racisme que rencontrent les populations immigrées, les réfugiés dans les pays européens. Mais elles ne proposent aucun avenir favorable aux opprimé-e-s, seulement l’accaparement du pouvoir par quelques émirs autoproclamés qui envoient mourir leurs disciples en tuant tout ce qui leur résiste.

Alors, pour faire face à la menace djihadiste, les populations ne peuvent compter que sur leurs mobilisations, sur leurs propres luttes unies mais indépendantes des pouvoirs en place, pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique. Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations ont la responsabilité de se faire les porte-parole des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et les politiques répressives et sécuritaires et austéritaires des gouvernements qui les oppriment et les manipulent.

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Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture

27 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27

Texte de l'allocution de Tsipras

Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédecesseurs. Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité. La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.
Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit. La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.

Unité populaire pour le “non” et pour la rupture

Par Stathis Kouvelakis

Le tournant que nous espérions, dont, c'est vrai, nous avions commencé à douter qu'il fût possible, est survenu. La sinistre parodie des "négociations", la spirale des reculs et des concessions a été stoppée.
Le tournant a pris forme autour d'un mot simple, évident, qui a la clarté d'un couperet: non à l'ultimatum de la Troïka, la parole au peuple.
Il devient possible maintenant de sortir du piège mortifère que les dominants européens avaient patiemment construit pour tuer dans l'oeuf l'espoir qui était né le 25 janvier, avec la victoire de Syriza.
Ce soir, Alexis Tsipras a parlé le langage de la vérité: il a enfin expliqué que ces "négociations" n'étaient qu'une farce, un constant exercice de chantage, qui visait à humilier le peuple grec et son gouvernement et à fouler au pied le mandat populaire issu des élections du 25 janvier.
Ce n'est pas le moment de régler des comptes. Mais il est impossible de ne pas relever que la décision de ce soir donne raison à tous ceux qui depuis des mois ont dit qu'il n'y avait aucun espace pour un soi-disant "compromis" mais seulement le choix entre la capitulation ou la rupture.
Devant nous se trouve à présent la bataille du référendum. Il faut en faire une bataille de masse, une mobilisation profondément unitaire, qui redonnera confiance aux forces populaires et impulsera une nouvelle vague de radicalisation dans la société grecque.
Cette bataille peut permettre de créer "à chaud" les conditions pour redresser la barre après ces cinq mois d'enlisement et redéfinir les rapports entre le gouvernement, Syriza et le mouvement social.
Enfin, il est évident que cette bataille ne se déroulera pas seulement en Grèce. La réaction de la Troïka et des gouvernants européens sera redoutable. Le peuple grec saura se rassembler et se battre. Mais il a un besoin vital de soutien international. C'est sa seule arme face à la force et à la violence des dominants, qui, nous le savons, sont capables de tout.
Vive la lutte du peuple grec!
Vive la solidarité internationale!
Nous vaincrons!

Point de vue de Jorge Martin

Le premier ministre grec Tsipras a annoncé qu'il allait soumettre “l'accord de renflouement” à un référendum le 5 juillet. Les ministres se sont joints au camp du “non”, certains plus fortement que d'autres. Tsipras a annoncé clairement qu'il s'oppose à la proposition des institutions mais qu'il l'adopterait si les Grecs votaient en sa faveur.

“La proposition de certains partenaires et certaines institutions n'est pas un accord de toutes les parties, mais plus probablement l'humiliation de tout un peuple” a dit Tsipras.

Quelques idées de départ

Le ministre de la réforme de l'administration a indiqué clairement ce que le référendum signifie pour Tsipras : une voie pour avoir un mandat pour un meilleur accord avec la troïka, probablement sur la base des termes qu'il a proposé lundi avec quelques modifications, mais avec la réduction et la une restructuration d'une partie substantielle de la dette.

Mais son appel à un référedum met en mouvement des forces qui sont incontrôlables. Depuis quelques jours, la polarisation s'est développée au sein de la société greque et l'impression d'être humilié par la troïka va maintenant déborder les cadres institutionnels, il y aura un immense enthousiasme pour OXI (“le jour du ”), un “non” qui fera résonner les meilleures traditions de la résistance du mouvement ouvrier grec. Le “non” au référendum peut recevoir 60, 70 ou 80%, malgré la campagne massive d'une partie des médias capitalistes pour effrayer la population et le chantage de la troïka.

La troïka peut aussi exercer des menaces sur la Bourse, à travers le mécanisme ELA pour conserver des liquidités des banques ; la banque centrale européenne tiendra une réunion d'urgence samedi matin pour se décider. Il y a aussi la possibilité du remboursement de la dette au FMI qui arrive à échéance à la fin du mois. Tout cela sera utilisé pour exercer un chantage sur les grecs. Toutefois, l'ensemble des provocations auront pour effet de polariser encore plus la situation.

Nous sommes entrés dans une nouvelle étape de la crise grecque

C'est maintenant le moment d'agir de façon résolue — le référendum ne peut pas être gagné seulement dans les urnes, mais plutôt dans la rue. Il devrait y avoir des manifestations de masse samedi ou dimanche. Le gouvernement devrait immédiatement nationaliser l'ensemble du secteur bancaire pour emêcher la fuite bancaire. Le gouvernement devrait saisir les principaux intérêts privés et les actifs capitalistes pour éviter la fuite des capitaux. Les travailleurs devraient occuper leurs entreprises et lieux de travail et établir un contrôle et une vigilance. Il faudrait ouvrir les livres de comptes. Sur le plan international, nous devrions tous réfléchir à comme nous pouvons, dans le cours des prochaines heures et prochains jours, mobiliser largement les populations contre la troïka et pour la défense du monde du travail de Grèce. C'est aussi notre lutte. L'enjeu n'est pas seulement le sort des grecs mais de tous les travailleurs d'Europe. Ce n'est pas une lutte nationale mais une lutte de classe.

 

La proposition d'accord soumise à référendum

Référendum en Grèce : pour le “non” et pour la rupture
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SUPPRESSION DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

27 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !SUPPRESSION  DES TOURNEES SACOCHES ! SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

C'est un beau moment de convergence des luttes que nous avons vécu ce  samedi  matin: postiers en grève contre la suppression de 10 emplois sur 60 et opposants au péage distribuant les deux tracts à la fois au rond point des Clouets puis au péage. On y notait la présence de plusieurs maires, dont ceux des Damps, d'Igoville, de Val de Reuil, de Pont de l'Arche, de Montaure, d'Amfreville, d'Alizay,... Dès 9h, les mêmes  ainsi que les maires de Poses, d'Incarville, de Tostes, s'étaient regroupés devant le centre de tri de Val de Reuil.

Là aussi, on était une bonne centaine autour des facteurs, très dynamiques et remontés, prêts à entamer  la deuxième semaine de grève lundi. Impressionnant et roboratif, le rituel   de la danse sous les fenêtres de la direction, accompagnés par la belle chanson de lutte "On lâche rien !". Les interventions orales ont bien fait ressortir l'attachement des élu-e-s et de la population au service rendu par les factrices et facteurs, et au service public en général. Dans un prise de parole très appréciée par certains et moins par d'autres, le représentant du NPA a fait ressortir  la nécessité d'une lutte d'ensemble pour se dégager des combats le dos au mur, et la responsabilité des gouvernements successifs, et particulièrement celui-ci, dans la course à la rentabilité dans laquelle est engagée la Poste aux dépens de l'emploi, du status et de la santé des salarié-e-s. Rien que pour 2014, la Poste, avec un chiffre d'affaires de 22 milliards, n'est-elle pas le plus gros bénéficiaire du Crédit d'Impôt pour la Compétitivité et l'Emploi (CICE) cher à Hollande-Rebsamen-Macron, tout en ayant viré 6284 personnes ?
Nouveau rendez-vous de convergence des luttes mardi 14h à la Préfecture.

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Grèce : C'est le moment d'agir ! (S. Kouvelakis, 22 juin 2015)

26 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #International

Appel à un tournant critique des négociations

23 juin 2015 par Stathis Kouvelakis 3 commentaires

 

Appel à tou-te-s les ami-e-s du peuple grec, à tou-te-s celles et ceux qui ont été à ses côtés toutes ces années

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Vous l’aurez sans doute déjà compris: quelque chose de très grave est en train de se passer. Dans le bras-de-fer qui s’est joué depuis plusieurs mois entre la Troïka des créanciers et le gouvernement grec, dont l’élection avait signifié un immense espoir pour toutes les forces qui se battent contre l’austérité et le néolibéralisme en …Europe, la partie grecque est en train de céder. Les dernières propositions qui ont envoyées par Athènes signifient que l’essentiel des demandes des créanciers a été accepté. Il ne s’agit de rien de moins que d’un nouveau plan d’austérité, d’une nouvelle purge à hauteur de huit milliards d’euros, dont l’essentiel pèsera sur les épaules des salariés et des retraités.

Un tel paquet de mesures, en tout point comparable à la potion administrée sans relâche au pays depuis cinq ans, ne peut que provoquer récession supplémentaire, chômage et pauvreté. Et cela dans un pays qui a déjà perdu un quart de son produit national en cinq ans, où le chômage frappe plus d’un actif sur quatre et où un tiers de la population est en-dessous du seuil de pauvreté.

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Il faudra faire le bilan politique de la trajectoire qui a amené là où nous nous trouvons actuellement un gouvernement qui fut porteur d’un espoir populaire bien au-delà des frontières de ce petit pays. Mais ce n’est pas la tâche de l’heure.

En ce moment, il faut se mobiliser et faire pression :

– sur le gouvernement grec, pour que, tant que l’accord n’est pas signé, il ne commette pas l’irréparable. Une capitulation du gouvernement Syriza aurait des conséquences incalculables pour les forces progressistes en Europe dans le monde, il faut faire passer le message.

– sur le groupe parlementaire de Syriza, pour que ses députés ne votent pas un accord en tout point contraire au mandat qui leur a été confié il y a moins de six mois par le peuple grec.

Cher-e-s ami-e-s et camarades,

Je voudrais vous dire que des milliers de militant-e-s de Syriza se battent et continueront à se battre, dans des conditions très difficiles, pour que l’espoir du peuple et les luttes de toutes ces années ne soient pas dilapidées.

Sachez-le: des forces significatives de la société ne se laisseront pas abuser par la propagande qui se déchaîne pour travestir la réalité et préparer le terrain au renoncement et au déshonneur.

Toutes ces forces ont un besoin vital de soutien international.

Il est encore temps d’éviter une nouvelle tragédie grecque, qui ne peut qu’être une tragédie pour toutes les forces qui luttent et qui résistent en Europe et dans le monde.

Restez à nos côtés!

Continuons la bataille!

NO PASARAN!

Stathis Kouvélakis, Londres, 23 juin 2015

source: http://www.lcr-lagauche.org

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EIFFAGE A MARTOT: ENCORE 98 VICTIMES DE L’IMPÉRATIF DU PROFIT MAXIMUM

26 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Pour un léger tassement de commandes dans une de ses multiples branches d’activité, Eiffage, le mastodonte du BTP, veut supprimer 239 emplois, dont 98 à Martot, près d’Elbeuf.
L’Etat, via la BPI (Banque Publique d’Investissement), possède 20% du capital du groupe, qui vit en grande partie des commandes de l’Etat et des collectivités (ponts, stades, ouvrages d’art). Sans compter les bénéfices provenant des péages reçus suite à des concessions accordées par l’Etat (autoroute Paris Rhin Rhône, Viaduc de Millau).
Eiffage draine aussi des milliards d’argent public sous forme de loyers de travaux réalisés en
Partenariat-Public-Privé: prisons, stades…Une masse de fonds publics au service du privé : de
quoi justifier « et » l’interdiction des suppressions d’emplois « et » une réquisition pure et simple de tout le groupe, sans indemnité ni rachat.

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