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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Réforme du collège : moins d’enseignements, plus de n’importe-quoi ! (l'Anticapitaliste, 28.03.15)

27 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Education

Najat Vallaud-Belkacem vient d’annoncer sa future réforme du collège. Son objectif : faire baisser les heures de cours qui sont dispensées aux élèves au cours d’une semaine. Un rude coup porté, à travers cette baisse de moyens, dans des collèges déjà lourdement touchés par les suppressions de postes d’enseignantEs de ces dernières années.

Les heures hebdomadaires d’enseignement reçues par les élèves seraient en diminution, mais elles seraient globalisées sur plusieurs disciplines. Cela revient à mettre en concurrence les enseignants d’un même établissement pour le « partage du gâteau ».
La diminution des enseignements dispensés et des horaires disciplinaires sera soi-disant compensée par la création de modules d’enseignements pluri-disciplinaires en groupes d’élèves à effectif réduit. Cela rappelle les « itinéraires de découverte » mis en place par le gouvernement Jospin, disparus des emplois du temps des élèves de presque tous les collèges sans que soient restituées les heures d’enseignement sur lesquelles la création de ceux-ci avaient été prises...
La stratégie politique est implacable : prendre des heures de cours pour faire du saupoudrage, supprimer ces modules sans restituer les heures de cours. Il s’agit de ponctionner des moyens en douceur... À travers la création de ces modules, ce seront 20 % des contenus enseignés qui seront définis localement : un pas de plus contre le principe d’égalité porté théoriquement par des programmes d’enseignement nationaux.

Une réforme héritière des réformes de droite
Cette réforme prend modèle sur les heures de classe perdues ces dernières années par les élèves dans le premier degré avec la réforme Darcos (suppression du samedi matin). Elle prend également modèle sur la réforme Chatel du lycée, avec laquelle les lycéens ont perdu des heures de cours. On franchit aujourd’hui une étape supplémentaire dans la destruction de l’école publique : moins d’enseignements, plus de dérèglementation…
Une résistance unitaire est urgente et nécessaire et les syndicats sont attendus au tournant. Il est plus que temps de durcir le ton, mais les abstentions successives de la FSU dans les instances ministérielles ne vont pas dans ce sens. Le SNES-FSU titre dans sa presse : « une jeune ministre pour de vieilles idées » : espérons que ce titre offensif se traduise par un branle-bas de combat pour mettre les enseignantEs en grève et dans la rue le 9 avril.

Camille Sediart

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Pas de nouveau péage à Criquebeuf! Suppression du péage d'Incarville!

27 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #NPA 27, #Comité NPA Seine-Eure, #Maintenant ça suffit

Pas de nouveau péage à Criquebeuf! Suppression du péage d'Incarville!

Jeudi 26 mars 2015 : à l'initiative du collectif lovérien "Maintenant ça suffit !", 80 personnes se sont retrouvées au péage d'Incarville. Les barrières ont été levées pendant une heure pour réclamer sa suppression et refuser la création d'un nouveau péage à Criquebeuf sur Seine. En effet, toujours plus d'automobilistes s'accumulent du matin jusqu'au soir à la sortie de Criquebeuf pour éviter le péage d'Incarville. Cette situation dangereuse ne peut cesser que par la suppression pure et simple du péage d'Incarville et le refus d'une nouvelle barrière à Criquebeuf. Parmi les participants à cette action, on reconnaissait des élus du PCF (Gaëtan et Arnaud Levitre) et d'EELV (Maryannick Deshayes) et Jérôme Bourlet, élus régional EELV.  des militants du NPA, et des citoyens non encartés. La surprise est venue de la présence de Guy Auzoux et de Madame Blandin, maire d'Igoville, qui jusque là n'avaient jamais pris position publiquement contre le péage d'Incarville. On verra s'ils continuent le combat au-delà des élections départementales. Pour la suppression du péage d'Incarville et contre un nouveau à Criquebeuf, le combat continue !

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Le gouvernement est sanctionné, UMP et Front National en profitent… Dès le 9 avril, notre riposte est dans la rue !

25 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Antiracisme, #EDITOS

Au soir du 1er tour des départementales, Valls se félicite en fumant le cigare que le FN ne soit plus le premier parti (comme cela était le cas aux élections européennes), mais seulement le deuxième, et on utilise la méthode Coué pour démontrer que le PS résiste bien. Bref, tout est fait pour relativiser la raclée électorale monumentale du PS et la rupture entre la majorité de la population et les partis institutionnels qui se manifeste par une abstention de près de 50% et bien plus dans les quartiers populaires.

Raclée du PS...

Les résultats du premier tour de ces élections départementales sont pour le PS très mauvais, n'arrivant qu'en troisième position : ses candidats ont été éliminés dans plus de 500 cantons dès le 1er tour, et il risque au soir du second tour de perdre entre 30 et 40 départements. Face à cet échec, les différents ténors du PS, « frondeurs » ou non, ont tous la même explication : c'est la faute à « la division de la gauche ». Non, quoiqu’on pense des petits calculs des uns et cette nouvelle raclée électorale est due à la politique soumise au Medef que Hollande mène depuis trois ans. C’est cette politique qui consiste à favoriser les intérêts du Medef, détruit les droits sociaux, amplifie le chômage et la précarité qui a été sanctionnée.

Un paysage bleu horizon... qui tourne au bleu marine

L'UMP et ses alliés centristes sont en tête dans plus de 40 % des cantons et ont remporté 110 cantons dès le premier tour : ils redeviennent ainsi la principale force d'opposition au PS. Cette victoire électorale de l'UMP est une véritable consécration pour Sarkozy, de nouveau remis sérieusement en selle pour 2017, avec un discours très ancré à droite et reprenant même des pans entiers du discours du FN. L'extrême droite arrive bien en seconde position... ce qui permet ainsi à tous de minimiser son inquiétante percée. Pourtant, son résultat, avec la présence de ses 8000 candidatEs, confirme un ancrage sur tout le territoire, et des perspectives possibles de développement militant dans bien des endroits où elle était jusque-là inexistante. Au soir du premier tour, le FN est en tête dans 343 cantons, obtenant déjà 8 éluEs.

Se mobiliser, regrouper

Face à cela, la seule réponse du gouvernement et de la gauche institutionnelle pour battre le FN est le « front républicain », c'est-à-dire de voter UMP quand celle-ci est face au FN. Un piège. Mais face à la possible élection de membres du FN dans les conseils départementaux, il faut battre l’extrême droite dans les urnes quand un candidat de gauche lui est opposé. Au-delà, pour s’opposer réellement au retour de l’UMP comme à la montée de l’extrême droite, il est indispensable de combattre la politique du gouvernement PS-Medef qui leur ouvre la voie. Les salariéEs et leurs organisations doivent retrouver le chemin des mobilisations. La journée de grève et de manifestation du 9 avril sera une étape importante dans le bras de fer avec ce gouvernement, en particulier pour défaire la loi Macron. L’enjeu dans les semaines, les mois qui viennent, est de regrouper une opposition populaire unifiant tous les combats contre l’austérité, le chômage et le racisme. Il y a urgence.

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Prendre le mal à la racine

24 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA Seine-Eure, #COMMUNIQUES, #NPA 27

Le coup de tonnerre annoncé par les sondages s'est produit : sur fond d’abstention, le PS et ceux qui ne se démarquent pas de lui payent la facture des cadeaux de Macron-Valls au Medef et aux plus riches. Du coup, la droite se refait une santé, et le FN s’enracine. A Louviers, à Gaillon, à Val de Reuil, à Pont de l’Arche aussi, il est même au second tour.

Les électeurs qui ont voté FN dimanche doivent bien mesurer que ce parti tape sur celles et ceux qui sont issus de l’immigration, surtout s’ils sont musulmans, mais qu’il est toujours absent quand il s’agit de s’opposer aux possédants et aux dominants. Ce parti « national » est aussi le seul qui ose se faire financer par un prêt de Poutine ! Pour autant, nous refusons d’aller au bal des hypocrites du « Front républicain », car la droite et le PS alimentent le FN par leurs déclarations. Rappelons-nous les "pains au chocolat" de Coppé et "les Roms n'ont pas vocation à s'intégrer" de Valls. Voter UMP-UDI ou PS face au FN, c’est voter pour les partis qui sont responsables de la montée du FN. Mais là où Gaëtan Levitre (PCF) et Marryannick Deshayes (EELV) font face au FN, votez pour eux !

A celles et ceux qui veulent se battre pour un monde de solidarité et d’égalité, nous donnons rendez-vous dans les actions, comme ce jeudi à 17h15 contre le péage d’Incarville et le 9 avril contre la loi Macron.

NPA Seine-Eure

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Tunisie, un attentat contre les forces vives de la première révolution du monde arabe

21 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

Tunisie, un attentat contre les forces vives de la première révolution du monde arabe

Le NPA exprime toute son horreur face à l'attentat qui a causé plusieurs dizaines de morts et de blessés en Tunisie. Les responsables de cet acte odieux ont voulu semer la peur contre la population, les travailleurs et aussi affirmer, malgré les revers qu'ils ont subis ces derniers temps, que leur volonté d'instaurer un État islamiste, comme dans d'autres pays de la région, demeurait intacte. En s'attaquant à des touristes étrangers, ils ont voulu simultanément porter un coup durable à l’économie tunisienne qui tire une part importante de ses ressources du tourisme et affirmer leur mépris de la culture et de la liberté. Ils espèrent que le développement d'un chaos, à la fois économique et sécuritaire, facilitera la réalisation de leur projet. Cet attentat va inévitablement renforcer « au nom de l'union nationale » les mesures répressives à l'égard de toutes celles et ceux qui revendiquent et qui luttent pour leurs droits dans ce pays, en premier lieu les militantEs des organisations ouvrières. Le pouvoir qui a dirigé la Tunisie en 2012 et 2013 porte une lourde responsabilité politique et morale. Il a en effet protégé et laissé prospérer les milices islamistes pendant de longs mois et a entravé les poursuites à leur égard. Aujourd'hui le gouvernement, au service des classes dominantes dirigé par Essebi et auquel participent des membres d'Ennahdha, ne peut être en rien un rempart contre la montée en puissance des groupes armés se réclamant de l'Islam politique. Pour faire face à la menace djihadiste, la population tunisienne ne peut compter que sur l'importance de ses mobilisations, sur ses propres luttes pour conquérir la démocratie et le contrôle de la vie économique. Les organisations du mouvement ouvrier, syndicats, partis politiques de gauche et associations doivent se faire les porte-paroles des intérêts des classes exploitées pour refuser à la fois le joug des islamistes et la politique répressive et sécuritaire du gouvernement.

Montreuil, le 19 mars 2015

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LA MANIF DES MEDECINS LIBERAUX N’ÉTAIT PAS LA NÔTRE

21 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

LA MANIF DES MEDECINS LIBERAUX  N’ÉTAIT PAS LA NÔTRE

le dimanche 15 mars, une manifestation nationale a rassemblé des milliers de médecins
libéraux, d’étudiants en médecine, de chirurgiens-dentistes et de patrons de cliniques privées. Ils
exigeaient le retrait du projet de loi de santé présenté par Marisol Touraine. Ils refusent l’extension du « tiers-payant », qui permettrait pourtant aux malades de ne plus avancer l’argent de leur
consultation, comme c'est déjà le cas par exemple pour les soins infirmiers, sans que ça pose de réels problèmes. En fait, derrière ce prétexte, ils défendent surtout la médecine « privée » libérale ou commerciale. On comprend
mieux le soutien de Sarkozy à cette manifestation, lui qui reste plus que jamais l’ami des riches.
Cette pseudo opposition à la loi Touraine ne peut qu’aider le gouvernement, en dissimulant les
véritables enjeux de cette loi. Oui, le projet de « loi Touraine » doit être combattu et son retrait exigé,
mais pas pour cette mauvaise raison: le vrai problème, c'est qu'il organise la privatisation de
la Sécurité Sociale et accélère la destruction de l’hôpital public.
L’exigence du retrait de la « loi Touraine », c’est dans les cortèges du 9 avril, avec celles et ceux qui
combattent la loi Macron et toute la politique d’austérité du gouvernement, qui défendent la
"Sécu" et l’hôpital public qu’il faudra la porter pour la faire gagner.

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Justice pour Zyed et Bouna

18 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

Justice pour Zyed et Bouna

Le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, coursés par cinq « gardiens de la paix » pour un vol imaginaire, Zyed Benna et Bouna Traoré meurent dans le transformateur où ils pensaient trouver refuge.

Du 16 au 20 mars 2015 se tiendra à Rennes le procès de deux policiers (sur deux équipages) impliqués dans la poursuite des deux jeunes, inculpés pour « non-assistance à personne en danger » – un flic qui, selon ses propres mots, « ne donne pas cher de leur peau s’ils sont rentrés sur le site EDF » et la standardiste qui a reçu ce message radio.

Dès le soir de la mort de Zyed et Bouna, c’est Clichy-sous-Bois qui s’embrase. Puis la France entière, de proche en proche, de ville en ville. La réaction dépassera comme jamais les frontières d’un quartier. Ce sont des milliers de jeunes qui saisiront l’occasion de prendre leur revanche sur les coups de pression quotidiens des policiers, cette même pression que fuyaient Bouna et Zyed ce soir d’octobre 2005.

S’il n’y a pas grand chose à attendre de la justice en général et de ce procès en particulier, il y a par contre à saisir l’occasion d’invoquer à nouveau le souvenir d’octobre et novembre 2005.

Depuis 2005 les lois sécuritaires se sont renforcées, les mesures anti-terroristes deviennent la norme et la répression des mouvements sociaux est quasi constante que ce soit sous la droite ou sous des gouvernements dit « de gauche ». Que ce soit lors du mouvement des banlieues de 2005, lors des manifestations étudiantes de 2006, le mouvement contre les retraites en 2010, les luttes des postiers ou des cheminots en 2014, contre les opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes (manifestation du 22/02 à Nantes) ou du barrage de Sivens (mort de Rémi Fraisse en oct. 2014) ou lors des manifestations contre la répression policière qui ont suivi, la réponse de l'appareil d'État est toujours la même : une répression policière brutale et judiciaire de classe.

Du 16 au 20 mars auront lieu divers rassemblements, temps d'échanges et de discussions avec comme point d'orgue une manifestation le mercredi 18 mars à 15h au départ de la cité judiciaire.

Le NPA Rennes appelle à participer à cette manifestation et à profiter de cette semaine pour débattre de la nécessaire riposte du monde du travail et de la jeunesse contre la répression d'État.

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Le gouvernement n'aime pas le bio !

17 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27

Le gouvernement n'aime pas le bio !

Les primes aux agriculteurs bio ou en conversion bio auraient dû être versées à l’automne 2014, pour la campagne 2014, elles n’ont toujours pas été versées. Et maintenant le ministre de l'agriculture, Le Foll, annonce que les aides sont réduites de 25 %.

La raison invoquée est simple : le montant réservé pour l'agriculture bio était plafonné, il manquerait donc 14 millions pour les maintenir au niveau prévu pour tous les agriculteurs/trices concernéEs. Il y a trop d’agriculteurs en conversion bio, donc il faut partager le maigre gâteau !

Contrairement à son affichage écolo, surtout à l'approche du sommet climat, le gouvernement n'encourage absolument pas le bio. Il met quelques millions pour faire semblant, beaucoup moins que pour l'agriculture productiviste. Mais s’il y a trop de volontaires, le masque tombe. Dans le même temps il se tient du côté des tenants de l'agro-industrie comme la culture intensive du maïs et ses barrages comme celui de Sivens ou les élevages industriels...

Le NPA apporte son soutien à celles et ceux, agriculteurs/trices bio ou en conversion qui se battent comme nous contre les multinationales comme Monsanto, contre les OGM, les pesticides, les engrais chimiques.

Montreuil, le 16 mars 2015

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