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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

Pour le retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan.

21 Janvier 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Communiqué du NPA

Pour le retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan.

logo-NPASur la base de Gwam, dans la vallée de Taghab, province de la Kapisa, un homme, portant l'uniforme de l'armée afghane, a tiré sur les militaires présents tuant 4 soldats français et en blessant 16 autres.

N. Sarkozy a décrété la suspension des opérations de formation et d'aie au combat et envisagé un départ anticipé.

Depuis 2001, début de l'intervention militaire en Afghanistan de la force internationale de l'OTAN, 82 soldats français ont payé de leurs vies cette aventure sans fin.

Cette guerre a fait des milliers de morts parmi les civils afghans soit à l'occasion d'opérations militaires ou de bombardements des armées de l'OTAN. Les estimations du nombre de civils tués depuis dix ans varient entre 8000 et 17 000. L'armée française a, en tout cas, participé à de nombreux massacres.

Le NPA, qui était opposé à cette intervention militaire, exige le retrait immédiat des troupes françaises.

Une enquête internationale, indépendante des gouvernements participant à la guerre et de leurs alliés, doit avoir lieu pour connaître le nombre exact des victimes de l'OTAN en Afghanistan. Les gouvernements, la France notamment, doivent cesser de cacher les chiffres et les faits.

Le 20 janvier 2012.

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Le sommet social du 18 janvier, vaste entreprise d'enfumage.

18 Janvier 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Communiqué du NPA

Le sommet social du 18 janvier, vaste entreprise d'enfumage.

logo-NPALe sommet social annoncé par N. Sarkozy, à moins de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, se présente comme une vaste entreprise d'enfumage et de propagande gouvernementale en faveur de celui qui n'est pas encore candidat.

Mais derrière les discours et les déclarations, ce sont de sombres projets de destruction des droits sociaux qui se préparent.

Bien évidemment, la dégradation du triple A par l'agence Standard and Poors, annoncée comme une catastrophe avant et finalement pas si grave après, donne de nouveaux arguments au gouvernement pour une nouvelle dégradation de la situation sociale.

De la TVA antisociale au contrat compétitivité-emploi de X. Bertrand pour flexibiliser le temps de travail et les salaires, en passant par la remise en cause de la 5e semaine de congés payés par Luc Chatel, l'ancien DRH de l'Oréal, les recettes sont celles du Medef : renforcement de la politique d'austérité, extension de la précarité de l'emploi, blocage des salaires, destruction de la protection sociale, des services publics.

La crise, la dette, les agences de notation servent tour à tour d'alibi pour faire payer toujours les mêmes : les salariés, les chômeurs, les classes populaires.

Mais la crise ce n'est pas tout le monde. Les entreprises du CAC 40 servent de copieux dividendes à leurs actionnaires.

Il faut refuser de passer sous les fourches caudines des agences de notation, refuser d'être dupes de ce soi-disant sommet social.

L'interdiction des licenciements, 300 euros net pour tous, un Smic à 1600 euros net, la défense des services publics , de la protection sociale, notamment sont des exigences sociales à défendre dans la rue et dans les élections.

Le NPA sera présent dans les initiatives qui seront prise le 18 janvier pour dénoncer la mascarade de N. Sarkozy.

Le 17 janvier 2012.

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La TVA « sociale », le hold-up du siècle sur nos salaires

15 Janvier 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

La TVA « sociale », le hold-up du siècle sur nos salaires

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Baisser massivement les salaires sans que les intéresséEs ne s’en aperçoivent, le Medef en a rêvé, Sarkozy veut le faire.

Ce projet a un nom : TVA « sociale ».

Même si le mot n’est pas prononcé, c’est un thème central de chacun des discours présidentiels. Ce sera l’un des enjeux principaux de la campagne de 2012. Le remplacement des cotisations sociales par une augmentation de la TVA « sociale » était en sourdine depuis 2007. Son annonce « intempestive » par Jean-Louis Borloo entre les deux tours des législatives aurait coûté, selon Jean-Pierre Raffarin, leur siège à une quarantaine de députés UMP.

Le tour de passe-passe est simple : sans toucher au salaire net (ce que le salarié touche directement chaque mois), réduire les cotisations sociales, c’est réduire la part du salaire mise en commun et versée aux organismes de retraite complémentaire, à la Sécurité sociale et à Pôle Emploi pour financer les régimes de retraite, la maladie, les allocations familiales et le chômage. Cette part du salaire représente aujourd’hui 400 milliards d’euros (voir l’encadré sur les dépenses et recettes) soit 1/5 de la richesse produite (PIB).
L’instauration de la TVA « sociale » permettrait de remplacer cette partie du salaire payée par les employeurs par un impôt indirect payé pour l’essentiel par les salariéEs (voir l’encadré sur la TVA). Elle s’ajouterait à d’autres impôts reposant eux aussi pour l’essentiel sur les classes populaires : les taxes sur le tabac, l’alcool, les produits sucrés, la CSG (contribution sociale généralisée) ou la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale).

Patronat et gouvernement pourfendent l’impôt quand il s’agit de mettre à contribution les plus fortunés. Ils sont les premiers à vouloir imposer un nouvel impôt, quand il s’agit de taxer les salariéEs, les retraitéEs, les chômeurEs et d’exonérer le patronat de toute responsabilité dans le financement de la protection sociale.
Qui va payer la crise ? Quelle répartition des richesses ? C’est l’enjeu de l’instauration de la TVA « sociale » ou de toute autre forme d’impôts indirects pesant essentiellement sur les salariéEs. C’est un enjeu de classe délibérément occulté par le PS et une partie des directions syndicales convertie au libéralisme.


 

Les propositions du NPA pour reconquérir la Sécu :

 

Exiger qu’elle soit uniquement financée par des cotisations sociales
La fiscalisation et la CSG sont des pièges : la cotisation sociale doit être le mode de financement unique. Les exonérations de cotisations doivent être abolies. Les dispositifs qui permettent d’échapper à la cotisation (intéressement, participation, stock-options…) doivent être interdits et les sommes versées à ce titre intégrées à la masse salariale des entreprises. Les lois de financement de la Sécu n’ont pas de raison d’être. Les recettes doivent s’adapter aux besoins sociaux. La Sécu doit garantir notamment la santé gratuite, la retraite à 60 ans avec 37, 5 annuités, les allocations familiales dès le premier enfant. C’est possible : en 2010, un point de cotisation représentait 5 milliards d’euros de recettes1. Accroître les cotisations nécessite de créer des emplois (par les 32 heures de travail hebdomadaires, l’interdiction des licenciements) et d’augmenter les salaires. Et si cela ne suffit pas, il faudra augmenter la part patronale des cotisations.

 

Nous voulons :

Une Sécu autogérée
Fort heureusement le gouvernement et le patronat ne décident pas à notre place du choix de nos dépenses. Nous ne demandons pas à l’État et à notre patron de gérer notre salaire individuel. Ils n’ont pas davantage à décider du salaire socialisé. Pourtant, nous ne sommes pas maîtres de cette partie du salaire : le gouvernement décide du montant des cotisations et du choix des prestations et, depuis 1996, la loi de financement de la Sécurité sociale enserre le budget de la Sécu dans une enveloppe fermée. Le patronat siège avec les représentants désignés par les syndicats et des personnalités dites qualifiées dans les caisses de Sécurité sociale et l’État exerce une tutelle étroite sur les organismes.

« La Sécu est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder ». Ce mot d’ordre a été scandé dans les manifestations depuis 45 ans. Maintenant il faut exiger plus : la reconquête de la Sécu. Le salaire socialisé doit être géré par les salariéEs. La Sécu autogérée doit être une institution totalement indépendante de l’État et du patronat. Seuls les représentantEs des assuréEs sociaux éluEs, comme cela était le cas de 1945 à 1967 et en 1982 ont la légitimité de siéger aux conseils d’administration des caisses. Ils doivent disposer de tous les pouvoirs de gestion, du choix et des montants des prestations, des moyens de répondre aux besoins sociaux.

Pour définir les besoins et y répondre, il faut la démocratie maximum. Nos représentantEs doivent être éluEs au plus près des salariéEs selon des modalités à débattre. Ils/elles doivent être contrôlables et révocables. Aucun patron, aucun représentant de l’État n’a la légitimité de siéger dans les conseils d’administration des caisses.

Nous voulons :

Une protection sociale payée par les employeurs et non par nos impôts

• Non à la TVA (anti) sociale ou à toute autre forme d’impôt pesant sur les salariéEs
• Refus de toute augmentation de la CSG. Notre but est la suppression de la CSG, remplacée par des cotisations sociales « patronales »
• Un vrai salaire pour un vrai emploi : aucune exonération ou « modulation » de cotisations sociales pour les patrons, non aux emplois « aidés » et aux « petits boulots »
• Suppression de la fiction du « salaire brut » et des « cotisations salariales » : toutes les cotisations doivent être des cotisations dites « patronales », proportionnelles au salaire net

Une Sécu pour des droits sociaux et non pour la charité

• Des pensions, prolongation du meilleur salaire, des soins remboursés à 100% etc…

1. Sources : Commission des comptes de la Sécurité sociale (09/11), Drees 2011, et Insee 2011

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Tract NPA-27 janvier 2012 : Organiser la riposte et virer Sarkozy!

11 Janvier 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA-27 de janvier distribué par les comités de Seine-Eure, Val d'Andelle, Bernay, Pont-Audemer et Vernon. 

 Pour lire le tract au format PDF, cliquer pages 1 et 2

 Sommaire 

Page 1 : 2012, organiser la riposte, virer Sarkozy!
Page 2 : Fête du NPA-27 le samedi 21 janvier

                Nos vies valent plus que leurs profits !            

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Tout augmente... sauf les revenus

6 Janvier 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tout augmente... sauf les revenus

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Le passage à 2012 a déclenché une véritable avalanche d’augmentations.
 

Ce sont d’abord les effets de l’augmentation du taux réduit de la TVA qui passe de 5, 5 % à 7 % sur les travaux, l’hébergement, les services à la personne, la restauration… Cette augmentation concerne aussi les transports, du ticket de métro aux tarifs de la SNCF, qui annonce une hausse moyenne de 3, 2 %, en passant par les transports urbains des villes de provinces. Quand ce gouvernement a chanté sur tous les tons qu’il n’augmenterait pas les impôts, il fallait évidemment comprendre les impôts des plus riches. En revanche, il n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de l’impôt le plus injuste, le plus inégalitaire, celui qui frappe d’abord et surtout les plus pauvres : la TVA.

Il y a ensuite les taxes prévues par les plans de rigueur comme celles sur les sodas et sur l’alcool qui doivent rapporter 580 millions de recettes supplémentaires à l’État. Au nom de notre santé, paraît-il ! C’est sans doute aussi pour notre santé que nos mutuelles vont augmenter, amenant ainsi un nombre toujours croissant de personnes à renoncer à cette assurance complémentaire et par conséquent, alors que les remboursements par la Sécurité sociale ne cessent de diminuer, à renoncer purement et simplement à se soigner.

Autre augmentation dramatique, et qui concerne 12 millions de foyer, celle du gaz de 4, 4 % au 1er janvier. Depuis la privatisation, en cinq ans, il aura augmenté de 65 % !
Il faut ajouter les hausses de prix que les entreprises et la grande distribution pratiqueront en répercutant les nombreuses augmentations des matières premières.

Se déplacer, se chauffer, se soigner… ce sont des dépenses incompressibles et qui représentent une part importante du budget des salariéEs et des plus modestes qui sont le plus lourdement frappéEs.
 

L’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux est une mesure urgente d’autodéfense : plus 300 euros immédiatement, c’est le rattrapage indispensable ! Mais pour qu’il ne soit pas englouti par la hausse des prix, il faut imposer l’indexation sur les prix, une échelle mobile des salaires, des retraites et des minimas sociaux.

Christine Poupin

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Faire un don pour la souscription du NPA

30 Décembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

J-1 pour un "réveillon bancaire" !

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Faire un don au NPA, ce n'est pas devenir militant du NPA

C'est considérer que notre parti tient une place et articule un disc ours nécessaire dans le champ social et politique. C'est considérer que notre action est indispensable pour favoriser, relayer, populariser, organiser les luttes de tous ceux et celles qui refusent la société capitaliste, mais aussi proposer un projet, un programme, une perspective politique. Ce n'est pas considérer que le NPA est à lui seul la réponse mais qu'il est une composante de l'équation sociale et politique actuelle pour virer Sarkozy d'abord, et plus si affinités !

Faire un don au NPA, c'est profiter d'une niche fiscale !

Et oui, certaines ne sont pas réservées aux riches. Pour 100€ donnés, 66 vous serons remboursés en septembre 2012 sous forme d'exonération d'impôt sur le revenu. Alors oui, il faut les avancer. Mais ils reviendront. Cette année, ce que nous devons récolter correspondent à 30% du budget de notre parti pour 2012 ! Cette souscription est donc vitale, ni plus ni moins.

Faire un don au NPA, c'est nous permettre de continuer de lutter au mieux...

…contre les capitalistes qui veulent nous faire payer leur crise économique et écologique en nous divisant sur des bases ethniques, religieuses, nationales, culturelles, générationnelles, sexuelles, professionnelles, en faisant reculer tous nos acquis et droits sociaux, sans parler des libertés démocratiques fondamentales. C'est nous permettre d'intervenir dans tous les champs thématiques et sectoriels de la lutte de classe. Le NPA se bat au côté de tous les exploités. Ces luttes, elles sont certainement les vôtres, chaque jour, dans votre travail, votre entourage, votre association, votre syndicat. Nous défendons le même camp social, sans pour autant militer dans la même organisation. Nous soutenir, c'est une pierre de plus dans le combat.

Exaucez nos voeux !

Grâce à votre générosité militante, quelques camarades vivront le meilleur réveillon de leur vie. Des nuits entières ils encaisseront des chèques, éditeront des bordereaux fiscaux, feront des photocopies, classeront des papiers. Ces camarades vous remercient d'avance de les exempter d'un énième réveillon frelaté en famille, ou d'un « super plan » chez l'ami d'un ami qui a vue l'homme qui a vu l'homme qui a... etc. Il ne vous reste que quelques jours pour exaucer nos voeux d'un « réveillon bancaire ».

Alors souscrivez sur notre site http://www.npa2009.org/souscription (c'est simple, rapide et totalement sécurisé) ou envoyez vos chèques à l'ordre de « NPA souscription », avant le 31 décembre, à NPA souscription, 2 rue Richard Lenoir, 93 100 Montreuil

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L’Europe livrée à la finance. Sarkozy, Merkel, dégagez ! (Tract national)

16 Décembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract national hebdo du 15 décembre

L’Europe livrée à la finance. Sarkozy, Merkel, dégagez !

Pour lire le tract au format PDF cliquer ICI.

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Tract NPA-27 : Retrait du décret Chatel, Non à la privatisation de l'Ecole publique !

15 Décembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA-27 spécial Education nationale distribué au rassemblement des enseignants le 15 décembre devant l'Inspection académique d'Evreux.

Pour lire le tract au format PDF cliquer ICI.

 Page 1 : - Retrait du décret Chatel ! Non à la privatisation de l'école publique !  Page 2 : - Samedi 21 janvier : fête du NPA 27 au Moulin de Louviers. - Souscription : le NPA a besoin de vous... et de vos sous !

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Tract NPA-27 - décembre 2011 : Contre les 3 A, construire notre riposte !

14 Décembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA-27 du mois de décembre distribué au rassemblement intersyndical du 13-12 à Evreux.

Pour lire le tract au format PDF, cliquer ICI

 Sommaire

Page 1 : Contre les 3 A, construire notre riposte

Page 2 : M-real, expropriation pour de bon !

campagne unitaire contre la dette

Fête du NPA27 le 21 janvier à Louviers

Souscription



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France Inter : quand Philippe Poutou (NPA) explose Pascale Clark en plein vol

25 Novembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

France Inter : quand Philippe Poutou (NPA) explose Pascale Clark en plein vol

nouvelobs.com

LE PLUS. Le candidat du NPA à l'élection présidentielle était mercredi matin l'invité de Pascale Clark sur France Inter. Cette interview en forme de joute a fini par tourner en faveur de Philippe Poutou. Gauche bobo contre gauche prolo. Décryptage.

 

Ecouter : France Inter Matinale :


 Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

 

Philippe Poutou, candidat à l'élection présidentielle pour le compte du NPA, était ce jeudi matin, l'invité de Pascale Clark sur France Inter. Ce fut un grand moment. Disons le tout net : Philippe Poutou est une arme médiatique de destruction massive.

 

Philippe Poutou le 18 octobre 2011 à Marseille (B. HORVAT/AFP)

 Philippe Poutou le 18 octobre 2011 à Marseille (B. HORVAT/AFP)

Son inexpérience totale du monde public, des médias, de la vie parisienne moderne servent paradoxalement de fantastique révélateur à habitus des vedettes de la télé et de la radio. Il y a quinze jours, sa présence sur le plateau d'"On n'est pas couché" avait permis de démasquer les travers des tenanciers de l'émission, Ruquier, Pulvar, Polony et Onfray.

 

Des questions biaisées

Et ce matin, à la radio, Pascale Clark est tombée dans le piège tendu par le Candide médiatique, sans même s'en rendre compte, dévoilant comme ses petits camarades de France 2, son habitus, autrement dit (petit rappel pour tous les allergiques à Bourdieu) une manière d'être, une allure générale, une tenue, une disposition d'esprit qui sont aussi une manière de manifester cette domination de classe propre à la France d'aujourd'hui.


L'exercice est simple (l'entretien est à écouter ici). Il suffit d'examiner les 12 questions et relances adressées à Poutou en six minutes d'entretien. Autant de questions et relances que ne poserait jamais Pascale Clark à Copé, Hamon, Bayrou et autres habitués des interviews politiques qu'elle mène sur Inter. Qu'on en juge :

- Voilà cinq mois que vous avez été désigné candidat par le NPA, cela vous parait difficile ?

- Qu'est-ce qui est surtout compliqué pour vous ? Vous continuez à travailler ? Vous êtes toujours en poste à l'usine Ford de Blanquefort ?

- Vous êtes délégué CGT syndical, est-ce que vous dites que le monde syndical et le monde politique sont différents ? Ce sont d'autres codes ?

- Médiatiquement, est-ce que vous vous estimez mal traité ? Est-ce que vous trouvez que l'on vous parle mal ? Vous êtes l'objet de moqueries parfois. Votre nom, et le fait que vous ne soyez pas connu, pour employer un euphémisme.

- Vous êtes victime de mépris social, vous avez dit ?

- Vous trouvez que l'on a trop parlé du cas d'Agnès et pas assez fait la balance entre le cas d'Agnès et luttes sociales ?

- 500 signatures nécessaires pour être candidat, combien en avez-vous ?

- Quand vous constatez que les sondages vous donnent 0%, 0% c'est pas lourd, même avec la marge d'erreur, c'est compliqué (pouffements). C'est décourageant, comment vous réagissez à ça ?

- Vous êtes certain d'aller au bout ? Comme candidat NPA ?

- Vous êtes solidaire d'Eva Joly ? Vous avez vu comment elle est traitée ce matin dans la presse ?

- Et à l'issue du premier tour, si d'aventure vous n'êtes pas au deuxième (pouffements) vous appellerez à voter Hollande ?

- Philippe Poutou, on termine sur une bombe, mais on a plus le temps (pouffements).

On a coutume de dire très souvent, que dans les entretiens audiovisuels, la question comporte la réponse. Si l'on se fie à ce vieil adage, il est possible de tracer, en creux, le portrait que se fait Pascale Clark de Philippe Poutou.

 

Pour l'intervieweuse vedette de la radio publique, Poutou semble être un ouvrier sympathique, un brave type limité, une attraction amusante, un huron issu des classes populaires, une incongruité qui fait un peu tâche dans un studio de radio ou de télévision réservés à ceux qui en sont les habitués.

 

La bataille des habitus

Dépassés par sa situation de candidat à l'élection reine, mais il est aussi un ouvrier obsédé par un "mépris social" et des luttes de classes, choses bien moins importantes aux yeux de Pascale Clark qu'un émouvant fait divers ou les terribles attaques qu'endurent la pauvre Eva Joly, icône robespierriste de la gauche pure, celle qui voit bien au-delà de son atelier d'usine et des 3/8. A travers les questions posées, les relances, se dessine ainsi l'habitus de la personnalité qui mène cet entretien, un habitus authentiquement bourgeois.

 

Arrive donc le moment où il est impératif de sortir l'indispensable (mais indémodable) définition du bourgeois français vu par Marc Bloch.

"J'appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains ; dont les revenus, quelle qu'en soit l'origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieures aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier ; dont l'instruction, tantôt reçue dès l'enfance, si la famille est d'établissement ancien, tantôt acquise au cours d'une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de culture tout à fait commune ; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque, plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif."

Qu'on ne s'y trompe pas, l'enseignement que l'on peut tirer de cet échange Clark/Poutou dépasse de loin les leçons qu'il apporte sur l'habitus d'une talentueuse et brillante journaliste, souvent présentée, par elle-même et autrui, comme étant de sensibilité de gauche, ce qui est perceptible, notamment lorsqu'elle interroge des membres du Front national. L'interview illustre, par l'exemple et le symbole, le divorce d'une partie de la gauche française, bourgeoise, bohème, intellectuelle et médiatique avec la classe ouvrière de ce pays, et c'est bien pour cette raison que l'on s'y arrête. 

Il est saisissant de constater que Pascale Clark, implicitement, reproche à Poutou d'être obnubilé par le "mépris social" qui frappe les ouvriers de France, et le suspecte, dans le même temps, de ne pas être assez sensible à un fait divers ou aux problèmes d'Eva Joly.

On sent que Pascale Clark est stupéfaite, journaliste réputée de gauche, engagée et intransigeante, de constater que les soucis de Poutou l'ouvrier, ne collent pas avec l'idée qu'elle se fait de ce que doivent être les préoccupations d'un homme de gauche, fut-il prolétaire. Ce constat nous offre l'occasion de citer encore Marc Bloch évoquant le rapport de la bourgeoisie à la classe ouvrière lorsqu'elle s'indigne du sort qui lui est fait  :

 

"Dans ces foules au poing levé, exigeantes, un peu hargneuses et dont la violence traduisait une grande candeur, les plus charitables gémissaient de chercher désormais en vain le "bon pauvre" déférent des romans de Mme de Ségur."

Pascale Clark, comtesse de Ségur d'Inter occasionnelle, n'a pas trouvé en Philippe Poutou, "le bon pauvre" contemporain qu'elle recherchait. On imagine sa déception. Et la nôtre, pour d'autres raisons.

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