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NPA 27 -  Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

Université d'été du NPA à Port Leucate du 27 août au 30 août 2017

25 Juillet 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

L'université d'été du NPA se tiendra du dimanche 27 au mercredi 30 août à Port Leucate.
L’international reste toujours un point fort ngrâce notamment à la commission
internationale et à ses invitéEs, on va voir du pays ! Palestine, Syrie, Maroc, Algérie, Brésil,
Argentine, Venezuela, Kurdistan, États-Unis, Italie, Allemagne, Grèce, Grande-Bretagne... sont
au menu pour de fines analyses et des comptes rendus d’expériences militantes, quelquefois
à la chaleur des mobilisations.

Cela sans oublier un retour sur la crise du projet européen
(suites et pas fin...) dont nous avions beaucoup parlé l’année dernière.

Cette année, centenaire oblige, nous reviendrons sur la révolution russe de 1917. Avec la participation
 d’un invité, l’historien Jean-Jacques Marie. Trois séances pour raconter et faire vivre cet épisode central de la lutte
des classes, ses origines et sa postérité. Des séances aussi pour creuser différents thèmes : les
rôles respectifs de la classe ouvrière et de la paysannerie dans le processus révolutionnaire,
la place des femmes et les mesures féministes mises en oeuvre, le rôle du parti, la question
nationale, la révolution artistique et ses secousses... Et une grande plénière lundi après-midi
pour mettre en perspective et s’interroger, avec Jean-Jacques Marie, Catherine Samary et
Olivier Besancenot (dont le nouveau livre consacré à 1917 est disponible en avant-première
à la librairie La Brèche durant cette université d’été).

Besoin de réfléchir, d’approfondir, de comprendre ? Cette année encore, nous accueillons
plusieurs invitéEs. Petit tour d’horizon...

Le sociologue Alain Bihr mettra en perspective la question de l’État et de son inquiétante
évolution : vers le fascisme et/ou vers plus d’autoritarisme ? Il présentera aussi
à la librairie de l’université d’été son dernier livre, La novlangue néolibérale.
 Avec Stathis Kouvélakis, intellectuel et militant grec, nous aborderons notamment d’autres questions
théoriques, articulant démocratie et théorie révolutionnaire marxiste, et bien entendu la
situation de crise historique de la construction européenne.
Dominique Manotti, écrivaine de roman noir, sera parmi nous pour resituer celui-ci dans le
contexte social de crise que nous connaissons, et présentera aussi lundi soir ses principales oeuvres.
Auteur de Omerta à l’hôpital, le médecin Valérie Auslender reviendra sur les conditions de travail de plus en
plus difficile en milieu hospitalier.
 Avec le journaliste indépendant Pierre Puchot, nous allons
notamment aborder de front une question d’actualité (souvent maltraitée par les médias),
celle du djihadisme français, autour de laquelle il prépare un nouveau livre.
Professeure d’histoire-géographie en lycée à Paris, docteure en Sciences de l’éducation, Laurence de
Cock s’est plus spécifiquement penchée sur l’enseignement de l’histoire, dans sa dimension
la plus politique, notamment autour des questions nationales et postcoloniales.
Intellectuel militant de l’écosocialisme, Daniel Tanuro sera aussi présent pour nous parler de Trump et du
« trumpisme », à propos duquel il prépare un nouveau livre. Les questions environnementales
ne seront pas oubliées, avec en particulier la présence de Jean-Baptiste Fressoz, historien
et coauteur d’un ouvrage important, l’Événement anthropocène. Deux militants du journal
l’Envolée seront aussi parmi nous pour évoquer la question des prisons.
Le docteur Philippe Michaud abordera les questions d’addictologie.
La sociologue Mathilde Pette interviendra sur la barbarie de l’Europe forteresse et de ses camps.
 Et le physicien Hubert Krivine nous délivrera une de ses séances scientifiques dont il a le secret...
À ces noms, on peut aussi ajouter tous ceux des militantEs et amiEs du NPA qui participent
cette année à notre programme : Franck Gaudichaud, Julien Salingue, Michael Löwy, Philippe
Blanchet, Ugo Palheta, Annie Coll, Emmanuel Barot (entre autres)... ainsi que bien évidemment
les membres des commissions nationales du NPA, de sa direction et ses porte-paroles.
Signalons enfin que l’Université d’été tient une Assemblée générale non-mixte lundi à 17h
en salle 1. C’est une AG ouverte à toutes les femmes présentes à l’Université d’été, pour
permettre à celles-ci de s’exprimer et de discuter librement sans la présence d’hommes.
Faites vos choix et bonne Université d’été à toutes et à tous !

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Communiqué du NPA

17 Juillet 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #COMMUNIQUES, #Nouveau Parti Anticapitaliste

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Article anticapitaliste

16 Juillet 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Nouveau Parti Anticapitaliste

Les perturbateurs endocriniens : l’UE est à l’écoute des industriels de la chimie.

 

"Toute substance active utilisée dans les pesticides identifiée comme perturbateur endocrinien pour les personnes ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché."  

Ainsi, après des années de tergiversations, les membres du comité technique de l’Union européenne veulent nous faire croire à une victoire.  

 

Retour sur un échec pour la santé et l’environnement.

 

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques capables d’agir sur le système hormonal et de provoquer des dysfonctionnements comme l'obésité ou l'infertilité, des malformations congénitales ou des retards de développement. Ils se nichent dans les pesticides, mais aussi dans des produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les produits alimentaires voire même les jouets.

Pour réussir à les identifier, des études les classent en 3 catégories selon le risque « suspecté », « présumé » ou « avéré ».  Le texte adopté mardi 4 juillet par le comité technique n’a retenu dans sa définition que les produits pour lesquels le risque est "présumé" ou "avéré". Exit donc les produits simplement "suspectés".

En outre,  pour certaines substances, comme les pesticides, seul un effet sur certains insectes a été constaté et non sur d’autres animaux. Donc, sous la pression des puissants fabricants de pesticides (Bayer et BASF), l’Allemagne a introduit une clause excluant de la réglementation les perturbateurs endocriniens où le risque n’a été constaté que pour les insectes.

Le texte est contraire au principe de précaution

 

Pour les scientifiques et les ONG (dont la Fondation Hulot !), le texte est trop laxiste et contredit le principe de précaution.  "Les critères votés aujourd'hui (...) requièrent un niveau tellement élevé de preuve (de la toxicité des substances chimiques) qu'ils ne protègeront ni les humains ni la nature", a déclaré Genon K. Jensen, représentant de  EDC-Free Europe (coalition de plus de 70 organisations).

 

"Nous regrettons que la Commission n’ait pas écouté la grande inquiétude du Danemark, de la Suède et d’autres, soulignant que les critères proposés exigent, pour pouvoir identifier un perturbateur endocrinien, un niveau de preuve jamais exigé jusqu’à présent pour d’autres substances problématiques comme les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques » précise  la ministre suédoise de l’environnement.

 

L’UE accouche d’une souris, Hulot applaudit !

La France qui avait jugé insuffisant le même texte en mai dernier, a finalement voté pour, abandonnant  la Suède, le Danemark et six autres États, dans le combat mené depuis des années contre les critères proposés par l’UE. Revirement spectaculaire !

Le ministre Hulot prétend qu’il pourra toujours interdire unilatéralement certaines substances sur le territoire par des mesures « complémentaires ». Lesquelles ? Comment ? Mystère ! Si Hulot l’enfumeur est en marche arrière, le NPA ira de l’avant dans les luttes pour défendre nos vies et notre environnement.

Commission nationale écologie du NPA


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Les perturbateurs endocriniens : l’UE est à l’écoute des industriels de la chimie.

 

"Toute substance active utilisée dans les pesticides identifiée comme perturbateur endocrinien pour les personnes ou les animaux pourra être évaluée et retirée du marché."  

Ainsi, après des années de tergiversations, les membres du comité technique de l’Union européenne veulent nous faire croire à une victoire.  

 

Retour sur un échec pour la santé et l’environnement.

 

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques capables d’agir sur le système hormonal et de provoquer des dysfonctionnements comme l'obésité ou l'infertilité, des malformations congénitales ou des retards de développement. Ils se nichent dans les pesticides, mais aussi dans des produits de la vie quotidienne, comme les cosmétiques, les produits alimentaires voire même les jouets.

Pour réussir à les identifier, des études les classent en 3 catégories selon le risque « suspecté », « présumé » ou « avéré ».  Le texte adopté mardi 4 juillet par le comité technique n’a retenu dans sa définition que les produits pour lesquels le risque est "présumé" ou "avéré". Exit donc les produits simplement "suspectés".

En outre,  pour certaines substances, comme les pesticides, seul un effet sur certains insectes a été constaté et non sur d’autres animaux. Donc, sous la pression des puissants fabricants de pesticides (Bayer et BASF), l’Allemagne a introduit une clause excluant de la réglementation les perturbateurs endocriniens où le risque n’a été constaté que pour les insectes.

Le texte est contraire au principe de précaution

 

Pour les scientifiques et les ONG (dont la Fondation Hulot !), le texte est trop laxiste et contredit le principe de précaution.  "Les critères votés aujourd'hui (...) requièrent un niveau tellement élevé de preuve (de la toxicité des substances chimiques) qu'ils ne protègeront ni les humains ni la nature", a déclaré Genon K. Jensen, représentant de  EDC-Free Europe (coalition de plus de 70 organisations).

 

"Nous regrettons que la Commission n’ait pas écouté la grande inquiétude du Danemark, de la Suède et d’autres, soulignant que les critères proposés exigent, pour pouvoir identifier un perturbateur endocrinien, un niveau de preuve jamais exigé jusqu’à présent pour d’autres substances problématiques comme les cancérogènes, les mutagènes et les reprotoxiques » précise  la ministre suédoise de l’environnement.

 

L’UE accouche d’une souris, Hulot applaudit !

La France qui avait jugé insuffisant le même texte en mai dernier, a finalement voté pour, abandonnant  la Suède, le Danemark et six autres États, dans le combat mené depuis des années contre les critères proposés par l’UE. Revirement spectaculaire !

Le ministre Hulot prétend qu’il pourra toujours interdire unilatéralement certaines substances sur le territoire par des mesures « complémentaires ». Lesquelles ? Comment ? Mystère ! Si Hulot l’enfumeur est en marche arrière, le NPA ira de l’avant dans les luttes pour défendre nos vies et notre environnement.

Commission nationale écologie du NPA


 

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Université d'été 2017

16 Juin 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

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Communiqué national à propos des législatives.

12 Juin 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #Nouveau Parti Anticapitaliste

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Retrait des États-Unis de l'accord de Paris : ni rire, ni pleurer, lutter pour la justice climatique !

8 Juin 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #Nouveau Parti Anticapitaliste

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L’OCCASION MANQUEE D’UNE MAJORITE QUI BLOQUE MACRON ET SES ORDONNANCES ANTI-SOCIALES

21 Mai 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste


Macron l’a emporté face à Le Pen, avec une confortable avance. Mais le score de la fille à papa n’a rien de réjouissant. Plus de 10 millions de voix se sont portées sur cette riche héritière raciste et xénophobe : elle a prospéré sur les ruines sociales, le désarroi et la colère engendrées par les gouvernements de droite plus ou moins dure et de gauche toujours molle qui se sont succédé depuis si longtemps.
 
MACRON MAL ELU, N’EST NI DE GAUCHE, NI DE GAUCHE…
Ce président, derrière la façade rénovée, a un programme qui sent le rance. C’est la continuation, en plus violent, de la politique menée par Sarkozy et Hollande, pour favoriser les patrons et casser tout ce qui peut ressembler à un acquis des salarié-e-s. Le travail du dimanche par exemple, c’était déjà lui. La loi El Khomri, c’est lui qui était derrière. Il a bien l’intention de frapper fort s’il a une majorité de députés qui lui donne les pleins pouvoir pour passer en force, en gouvernant par ordonnances.

PAYSAGE AVANT LA BATAILLE
            Les circonscriptions où il y aura une candidature à peu près unitaire des composantes de la gauche de combat se comptent sur les doigts de la main. Et pourtant, sur un bilan partagé du quinquennat, sur la volonté d’abroger les lois liberticides et anti-sociales de Hollande-Ayrault-Valls-Macron, sur l’objectif d’empêcher Macron d’avoir une majorité qui lui permette d’imposer ses ordonnances à marche forcée durant l’été, on pouvait créer une dynamique. Les scores de  Mélenchon, de Poutou, de Arthaud, en partie de Hamon/Jadot rendaient cet objectif atteignable.
             Cela aurait été un point d’appui sérieux pour préparer la contre-offensive sociale et un affrontement d’ensemble. Mais à la place, nous aurons à la place une accumulation de candidatures bien démotivante, avec pour résultat probable de priver le PCF de ses derniers députés et « La  France insoumise » du groupe parlementaire espéré….
LE PLUS RESPONSABLE, C’EST CELUI QUI EST EN POSITION DE FORCE
              Jean-Luc Mélenchon avait réussi à bousculer les règles du jeu. Il s’est imposé par une attitude sans concessions à l’égard du PS, il a déstabilisé la direction du PCF et ses combines traditionnelles avec le PS pour assurer des places, il a redonné largement envie de s’intéresser à ses propres affaires, il a enthousiasmé nombre de jeunes qui arrivent à la conscience sociale. Sincèrement bravo, et cela n’enlève rien à nos désaccords, sur la structuration pyramidale d’un rassemblement autour de sa personne, sur son chauvinisme nationaliste, ses ambiguïtés sur Poutine et Assad par exemple….  S’il était arrivé au second tour de la présidentielle, nous aurions appelé à voter pour lui (hypothèse que nous considérions comme  hautement improbable avec les seules forces regroupées autour de lui, tant qu’il se contentait d’exiger des autres qu’ils se retirent à son profit sans faire le moindre geste unitaire).

Pour les législatives,  JLM  persiste et signe: « Nous sommes candidats partout avec un objectif : gouverner le pays, constituer une nouvelle majorité » (discours à la convention électorale de FI) Encore une fois tout seuls donc ? On a peine à y croire, car pourtant la perception de la menace est bien là : ce qui nous attend, c’est une « violence sociale inouïe ». Alors, à quoi on joue, si c’est si sérieux ?

JLM a même fait cette déclaration bizarre : « Il faut montrer qu’il faut que ce jeune homme soit tempéré dans ses folies par la main avisée d’un sage qui connaît de quel côté est le bonheur du peuple ». Son horizon serait donc une future cohabitation dont il serait le sage-Premier ministre ? Pour étayer ce curieux propos, il s’appuie sur une prétendue « cohabitation fructueuse » de 1997 à 2002 entre Chirac et Jospin : « un des moments les plus positifs de la vie de l’économie française » avec des créations d’emploi record dues aux 35 heures et des comptes sociaux dans le vert. Un bilan étonnant. Mais JLM ne fut-il pas, de 2000 à 2002, ministre délégué à l’Enseignement professionnel dans ce gouvernement qui, entre autres, privatisa plus que la droite, et qui fut lourdement sanctionné : Jospin éliminé, Le Pen au second tour pour la première fois, élection de Chirac…..

UN FACE-A-FACE MACRON-MELENCHON ?
              En fait, Mélenchon sait très bien qu’il ne sera pas Premier ministre à la tête d’une majorité « insoumise ». Ce qui compte pour lui, c’est de prendre toute la place et de s’imposer comme le leader à gauche de l’opposition à Macron, même si elle est réduite à pas grand chos, même sur un tas de ruines. Et c’est bien pour cela qu’à la suite de la nomination d’É.Philippe, il a déclaré : « La droite vient d’être annexée. Le Parti socialiste a été déjà absorbé puisque ses élus et ses candidats par dizaines ont demandé l’investiture de Macron et nombre d’entre eux attendent d’être élus pour le rejoindre. Enfin, les électeurs du Front national, après que ce parti a rempli le rôle d’épouvantail qui était attendu de lui, sont abandonnés, leurs chefs ont tous déserté. Il ne reste qu’une force cohérente, unie autour d’un programme, c’est La France insoumise ». C’est aussi pour cela qu’il se présente contre un député sortant PS à Marseille. Entre lui et Macron, plus rien ne doit rester après le 18 juin.

DU PASSE FAISONS TABLE RASE ?
                    Mélenchon vise également la disparition du PCF en tant que parti indépendant. FI présente des candidat-e-s contre 11 des 15 députés PCF sortants, au motif ébouriffant qu’ils n’ont pas accordé leur parrainage administratif à JLM…Il impose à tous les candidats investis par FI de signer une charte qui a contraint ceux qui ont voulu établir des accords unitaires locaux à égalité de droits à être fort inventifs, ce qui en a découragé plus d'un-e. Au niveau national, le PCF a refusé ces conditions, il n’y a que quelques exceptions, le cas de Louviers étant « particulièrement particulier ».

                    Du coup, ça tangue fort au PCF:  dans l’Eure, alors que bien des responsables voient d’un mauvais œil l'accord de la gauche de combat FI-PCF-Ensemble-NPA  dans la 4ème circonscription ("cela revient à valider la campagne municipale NPA-PCF de Louviers"), on  apprend que dans la 2ème circonscription, le maire de Brionne PCF part avec un ponte du PS qui ne s'est jamais démarqué de Hollande….

Ailleurs que dans la 4ème circonscription, nous appelons  à voter pour les candidat-e-s qui s’engagent à faire barrage aux attaques anti-sociales de Macron dans les urnes et dans la rue, condamnent le bilan de Hollande et agiront pour le retrait des lois scélérates Ayrault-Valls-Macron

 

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Dominique Cellier, président de l’association Sciences citoyennes, explique comment la compétition entre chercheurs pour obtenir des budgets pousse à la surenchère technologique. Quitte à ne pas se préoccuper des conséquences, en particulier écologiques, de leurs innovations.

19 Avril 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Dominique Cellier

Dominique Cellier

Si l’Union européenne se gargarise de promouvoir la RRI (Responsible Research and Innovation), nous sommes loin d’une mise en question systématique des projets soutenus à coups de millions d’euros. L’association Sciences citoyennes dénonce au contraire la surenchère technologique dans laquelle les chercheurs se trouvent enrôlés, du fait du système de compétition exacerbée qu’est devenu le monde de la recherche. Bataillant souvent au quotidien pour obtenir les moyens d’exercer leur travail, les chercheurs sont dépossédés de leur pouvoir décisionnel et déresponsabilisés, tandis qu’au loin, beaucoup plus loin, la société civile assiste impuissante au déferlement d’innovations qu’elle n’a pas désirées, pour un progrès qui souvent n’en porte que le nom.

L’attitude générale du monde de la recherche reflète bien sûr l’irresponsabilité et le manque de réflexivité [réflexion sur sa propre activité] de la majeure partie des acteurs quant à la dégradation inexorable de nos conditions de vie et à la destruction de la biosphère. Les États misent sur la croissance pour résoudre les maux sociaux, et pour cela, s’enferrent dans des compétitions économiques et sécuritaires. Les entreprises, mues par le profit, s’exonèrent de toute responsabilité en l’absence de cadre contraignant ou de risques pleinement démontrés, et privilégient le principe d’innovation sur le principe de précaution. Les décideurs politiques s’abritent derrière les avis d’experts rarement indépendants, pour prendre des décisions allant souvent à l’encontre de la santé des populations et de la protection de l’environnement. Enfin, les chercheurs estiment que leur responsabilité n’est engagée ni comme experts ni comme scientifiques.

Il ne s’agit en aucun cas d’une « liberté de recherche » 

Au regard des risques, le chercheur peut-il décemment se désintéresser de la finalité de ses travaux pour se consacrer à la seule quête de la connaissance pour la connaissance, en revendiquant une liberté totale, créatrice de découvertes inattendues ? Ceci renvoie à l’existence postulée d’une science neutre et de chercheurs indépendants, et à la croyance que science et chercheurs, quoi qu’ils fassent, contribuent par essence au progrès de l’humanité.

Or, c’est ce postulat, cette « neutralité » selon certains, qui a permis et continue à permettre la mainmise des acteurs dominants sur la science. En contrepartie, les chercheurs peuvent se prévaloir d’une certaine reconnaissance sociale, d’un degré de liberté dans l’organisation de leur recherche et d’une protection face aux conflits d’intérêts et aux conséquences de leurs travaux. Dans le cadre contraint des financements et des institutions, il ne s’agit en aucun cas d’une « liberté de recherche ».

La société civile n’est pas impliquée dans ce pacte faustien, car elle est jugée incapable de participer à la discussion des choix de recherche. Tout au plus son soutien est-il demandé de temps à autre pour « sauver la science » (comme prochainement pour la Marche pour la science du 22 avril) ou pour cautionner l’acceptabilité d’innovations non demandées. Mais quelle science soutenir quand la recherche actuelle n’a pas comme objectif premier le bien commun, mais encourage la fuite en avant vers les technosciences et nous entraîne dans une impasse sociale et écologique globale ?

Un nouveau contrat entre la science et la société doit être passé 

Partant de cet ensemble de constats, l’association Sciences citoyennes dénonce cette conception de la science qui a pour corollaire une irresponsabilité assumée, tout autant que le système d’organisation actuel de la recherche qui la perpétue. Elle récuse l’affirmation selon laquelle les dégâts causés par la technoscience seront corrigés par les futures recherches de cette même technoscience. Elle dénonce une forme d’impunité dont bénéficient ceux qui, d’un côté, vantent les promesses d’une innovation afin d’obtenir le financement de leur recherche, mais qui ne se sentent plus concernés par les dégâts ultérieurs de cette même innovation, dégâts qui peuvent être irréversibles... La responsabilité doit donc être imprescriptible et proportionnelle au savoir de chacun. Nul ne peut s’exonérer de sa responsabilité au nom de son impuissance s’il n’a pas fait l’effort de s’unir à d’autres, ou au nom de son ignorance s’il n’a pas fait l’effort de s’informer.

Une page doit se tourner pour que les chercheurs et les institutions scientifiques admettent leurs responsabilités et prennent part à la transition écologique et sociale vers des sociétés durables et de bien-être. Pour cela, un nouveau contrat entre la science et la société doit être passé. Une recherche scientifique responsable se caractérise par l’élaboration démocratique des objectifs généraux et du budget de la recherche, par le développement de la recherche participative, par l’ouverture de l’expertise et de l’évaluation scientifique, et par l’autonomie et la réflexivité critique des chercheurs. Pour permettre cette transition, nous devons engager les changements qui s’imposent dans les missions des chercheurs et les fonctions des institutions de recherche.

  • Retrouvez le Manifeste pour une recherche scientifique responsable sur le site de Sciences citoyennes.
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