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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #environnement- ecologie tag

Notre-Dame-des-Landes : « Chauffe la lutte » ces 11 et 12 juillet !

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

Cette année encore, les opposantEs à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se rassemblent. Oui encore, car tant que le projet n’est pas abandonné, nous devons continuer de renforcer les solidarités pour construire le rapport de forces qui sera nécessaire pour faire plier Vinci et le gouvernement.

Ce rassemblement s’inscrit cette année dans une nouvelle phase, celle de la fin des recours juridiques et donc de la trêve qui avait été imposée par le candidat Hollande lors de la campagne présidentielle.

Trois jours après la mort de Rémi Fraisse, en digne successeur de Ayrault, Valls avait d’ailleurs annoncé que « la détermination du gouvernement restait intacte » et que les travaux allaient commencer dès la fin des recours juridiques. Des propos confirmés ces jours-ci par le préfet de Loire-Atlantique qui vient de répéter que « le gouvernement ne tergiverse pas » et que les travaux pourraient commencer dès le rendu des jugements sur les recours environnementaux, à savoir le 17 juillet prochain... L’enjeu pour les gouvernants et le patronat du BTP est donc de démarrer au plus tôt les travaux de destruction de la Zad, c’est-à-dire expulser les occupantEs, au risque de nouvelles mutilations ou d’une nouvelle mort tragique.

C’est pourquoi ce nouveau rassemblement n’est pas une gentille kermesse annuelle mais un véritable rendez-vous politique et festif où se consolide la lutte contre l’aéroport, s’organisent les résistances et où plus largement se discute aussi un mode de développement alternatif au capitalisme.

Ces 11 et 12 juillet, ce ne sont donc pas moins de 50 débats qui sont proposés aux dizaines de milliers de participantEs : climat, agriculture, nucléaire, répression ou encore emploi. Avec Christine Poupin, le NPA sera à la tribune du meeting politique qui reliera la question climatique, les transports aériens et la protection des sols, des débats sur les mobilisations de la COP21 et sur les promesses de création d’emploi du capitalisme vert.

Deux mondes...

« Chauffe la lutte, pas le climat ! », c’est le mot d’ordre que s’est donné cette nouvelle édition, s’emparant ainsi, à sa manière du battage gouvernemental autour de la Conférence internationale sur le climat – COP21 – qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 12 décembre. Une manière de dénoncer l’hypocrisie, l’usurpation, de ceux qui, à l’instar du gouvernement français, se targuent d’être exemplaires en matière de lutte contre le réchauffement climatique, alors même que toute leur politique démontre le contraire… À commencer par ce projet d’aéroport pharaonique, absurde sur le plan économique, socialement et écologiquement destructeur. D’ailleurs les promesses des négociations climatiques s’évaporent les unes après les autres, au point que la COP21 ne fixera aucun objectif d’ici à 2030.

Quant aux promesses de création d’emplois par l’aéroport, argument majeur du patronat et du gouvernement, il est depuis battu en brèche par la CGT. Le syndicat, qui s’était toujours abstenu, vient enfin de prendre position pour le réaménagement de Nantes Atlantique.

Plus largement, il s’agit bien de choisir entre deux mondes : celui des aéroports, de la concurrence entre métropoles, des fermes usines, d’un environnement ravagé, des migrations forcées, du mépris des populations, des violences policières… le monde du capitalisme réel. Ou bien celui que zadistes, paysanEs et militantEs, esquissent, un monde où la production répond aux besoins sociaux des populations et respecte leur environnement.

Bertrand Achel et Sandra Cormier

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La loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires (Communiqué "Stop Bure")

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

Les promoteurs de Cigeo, après maintes tentatives malheureuses pour fourguer celui-ci au sein d’une loi qui n’a rien à voir, réussissent leur coup. La Coordination BURESTOP dénonce ce tour de force indigne, démonstratif des « méthodes » dans le monde du nucléaire. Mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l’Assemblée nationale, le gouvernement a imposé la loi Macron en ayant une ultime fois recours à l’article 49-3 et passant donc outre le débat à l’Assemblée nationale, avec en prime un beau cavalier législatif : le feu vert déguisé à Cigeo/BURE. C’est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l’opinion citoyenne.

 

L’article 201* impose sans discussion sa propre définition de la réversibilité. L’autorisation de construire Cigeo sera donnée sans demander l’avis des parlementaires comme prévu initialement et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) va peut-être faire l’économie des recherches sur le sujet qu’elle projetait en 2015.

Pas de précision sur la fumeuse phase « pilote » qui n’est autre que la phase de lancement de l’enfouissement. Sur l’issue de celle-ci, aucune date, aucun cahier des charges : l’Andra a les coudées franches et... le flou dont elle a besoin pour travailler toute seule dans son coin, sans regard démocratique extérieur.

Un bel exemple de l’incroyable pression qu’exercent à tout prix et en toute impunité les adorateurs du nucléaire (et les lobbies du BTP ?) qui font, malheureusement, la loi dans ce pays.
Et pourtant. Les déboires financiers colossaux d’Areva, le flop industriel enfin révélé de la construction d’un EPR qui ne fonctionnera jamais (cuve en acier défectueux et bétons poreux) n’arrivent toujours pas à émouvoir une classe politique aveuglée ou soumise.
Comme le laboratoire de Bure, Cigeo et sa phase « pilote » sont là pour faire croire qu’il existe une solution aux déchets nucléaires. Par ce biais, c’est la prolongation de la durée de vie des réacteurs que le Gouvernement cautionne aujourd’hui.

L’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux est un projet extrêmement coûteux, technologiquement immature et, pour de nombreux experts, irréalisable.
Alors que Cigeo/BURE est annoncé comme le plus gros chantier d’Europe à venir, il y a de quoi s’inquiéter.
En attendant, ce sont les consommateurs qui paient et paieront les erreurs de décision de leurs élus.

Pour les associations et collectifs de la Coordination BURESTOP, cette manœuvre est indigne mais elle ne change rien.
Faire l’économie d’une bonne explication du projet Cigeo, tant citoyenne que parlementaire, n’est pas forcément un bon calcul.
Leur détermination est inchangée et la mobilisation continue. De nombreuses actions sont prévues cet été.

ANNEXES
Récapitulatif des tentatives d’intrusion de modifications législatives pour faciliter l’autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l’activité – Synthèse le 02 juillet 2015.
+
Schémas du processus d’autorisation pour l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l’article 201 de la loi Macron
LOI MACRON / article 201 : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

Contacts presse :
Coordination Burestop (BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement) : 06.86.74.85.11 - 03 29 75 19 72 - www.burestop.eu - http://pandor.at

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NON AU PEAGE D’INCARVILLE ! On lâche rien,  on y retourne !

24 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

MANIFESTATION:

SAMEDI 27 JUIN 11H

(Gilet jaune et bien chaussés)

RENDEZ-VOUS: ROND POINT DES CLOUETS

(A VAL DE REUIL)

 

La SAPN incite à rouler sur la bande d’arrêt d’urgence à la sortie Criquebeuf, au mépris du code de la route et de la sécurité. Le Préfet et les élus ont le pouvoir de porter plainte pour non respect de l’article 13 du décret de concession à la SAPN de l’A13.

L’A13 DOIT JOUER SON ROLE DE ROCADE AUTOUR DE ROUEN ET ETRE GRATUITE.

MOBILISONS-NOUS POUR SUPPRIMER LE PEAGE D'INCARVILLE ET EMPECHER CELUI DE CRIQUEBEUF !

SEULE UNE MOBILISATION MASSIVE POUSSERA LES ELUS ET LE PREFET A AGIR.

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négociations: sauver le climat… ou les profits? (Hebdo L’Anticapitaliste, 11/06/2015)

16 Juin 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Du 1er au 11 juin se déroulait le premier des trois rounds préparatoires à la COP21 de décembre à Paris.

Les 196 parties signataires de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) négocient un projet d’accord présenté sans rire comme « un accord universel et contraignant »…

En réalité, il s’agit surtout sur la forme d’éviter l’échec d’un sommet n’aboutissant à aucun accord comme à Copenhague en 2009. Mais sur le fond, il n’y a rien à attendre de ce texte de plus de 120 pages contenant tout et son contraire, et que même Laurent Fabius qualifie de « texte long et qui, sur plusieurs points, ne choisit pas ».

Officiellement admis depuis des années, l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C ne sert que d’affichage, puisque les objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) ne sont jamais mis en adéquation avec cet objectif (80 à 95 % de réduction nécessaire d’ici 2050 d’après le GIEC). Ceci alors même que certains experts estiment que le seuil de dangerosité se situe à 1,5 °C, imposant un changement encore plus radical. Mais bien sûr, un tel changement serait contradictoire avec les intérêts capitalistes.

Et quand bien même ils seraient respectés, tous les objectifs annoncés sont très large- ment insuffisants… Car les États font remonter séparément leurs engagements pour le climat (INDC pour Intended Nationally Determined Contributions), mais sans qu’il y ait le moindre contrôle prévu ensuite pour garantir le respect de ces mêmes engagements… déjà largement insuffisants ! Ce que Laurence Tubiana, la responsable française des négociations, résume par la formule « la carotte, pas le bâton »…

Les pollueurs au sommet… Comme à Copenhague, les négociations butent notamment sur le principe de différenciation, consistant à demander des efforts plus importants aux principaux pays industrialisés, responsables des plus grosses émissions de GES. Ceux-ci n’entendent pas accepter des dispositions plus contraignantes que les pays émergents, dispositions qui mettraient à mal leur compétitivité.

Loin de vouloir imposer des contraintes aux capitalistes pour résoudre la crise clima- tique, les gouvernements veillent à ce que leurs intérêts ne soient pas menacés. Ainsi, la semaine précédant ces négociations, Paris accueillait le Sommet des entreprises pour le climat, sommet soutenu par différents lobbies comptant parmi les plus gros pollueurs de la planète. C’est que, selon François Hollande, « les entreprises sont essentielles parce que ce sont elles qui vont traduire les engagements qui seront pris ».

En clair, les responsables de la crise n’ont pas à s’inquiéter et pourront continuer à polluer tranquilles, pendant que les classes populaires trinqueront, en particulier celles des pays dominés. Mieux, ils pourront même s’enrichir sur le dos de la crise climatique, notam- ment au travers de la géo-ingénierie.

S’il paraît de plus en plus vraisemblable que le sommet de Paris aboutira à un accord, il est encore plus évident que cet accord sera totalement insuffisant, que ce sera un accord au profit des capitalistes, contre les classes populaires et la planète. Il pourrait difficilement en être autrement, car le système capitaliste est bien incapable de répondre à une crise qui n’est pas simplement conjoncturelle ou accidentelle, mais qui est le fruit même de ce système.

C’est pourquoi il est indispensable que la mobilisation populaire se fasse entendre, pour assumer la confrontation avec les intérêts capitalistes et rappeler que c’est ce système, pas le climat, qu’il faut renverser !

Commission nationale écologie Vendredi 12 Juin 2015

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Au Népal, une catastrophe pas si naturelle !

1 Mai 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Plusieurs milliers de tuéEs et de blesséEs, des centaines de milliers de personnes sans abri, ni eau ni électricité, des villes en ruine, des routes détruites, des communications coupées, des hôpitaux saturés, c’est le triste bilan provisoire du puissant séisme qui a ravagé le Népal, notamment la vallée de Katmandou, samedi 25 avril. Les sismologues parlent d’un possible bilan final de 10 000 mortEs, notamment en raison des nombreuses répliques attendues. Ces mêmes sismologues avaient d’ailleurs prévenu de l’inéluctabilité d’un grave tremblement de terre dans ce pays situé sur une des failles majeures de la planète, donc touchée de manière cyclique par des séismes meurtriers.
 
Et pourtant, aucune norme antisismique n’a été respectée pour les constructions en ciment issue de l’urbanisation galopante des dernières décennies. Sans parler de la vétusté de l’habitat traditionnel datant souvent de plusieurs siècles... La plupart des habitations se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Interrogée par le Monde, une Française résidant sur place annonce sans détours : « c’est un tremblement de terre qui va faire beaucoup de morts, mais surtout chez les pauvres. Les constructions des nantis de la vallée ont résisté au choc ».
 
Le Népal est l’un des centres mondiaux du tourisme de masse, aux mains des grandes multinationales du secteur. Les adeptes du trek et de l’escalade à grand renfort de logistique ultra sophistiquée voient le Népal comme un eldorado alors que la misère la plus criante s’étale à chaque coin de rue. Plus d’un tiers des 28 millions d’habitantEs vit sous le seuil de pauvreté, et l’espérance de vie n’y dépasse pas 68 ans. Déforestation et pollution accélérées par le tourisme, augmentation du coût de la vie pour les habitantEs confrontés à l’irruption des denrées alimentaires importées, prolétarisation des paysans contraints à devenir porteurs au service des tour-opérateurs, surexploitation des ouvrières dans les usines textiles travaillant pour les grandes marques occidentales... les ravages de l’économie capitaliste mondialisée sont légions dans ce pays qui voit avec ce séisme une nouvelle plaie s’ouvrir. Et cela n’a rien à voir avec la fatalité. 

Marie-Hélène Duverger

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[NPA Evreux] Tract d'Avril 2015: "Arrêter l'EPR et sortir du nucléaire!""

26 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Dangereux et inutile, l'EPR en construction sur le site de Flamanville doit être abandonné immédiatement. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vient de révéler de graves anomalies dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle et du fond de la cuve de ce réacteur nucléaire. Cette anomalie est qualifiée de «sérieuse, voire très sérieuse» et met en cause la fiabilité de ce «composant crucial».
Le chantier a déjà accumulé un retard énorme, sa mise en service était prévue en 2012, elle a été repoussée en 2017, date désormais intenable. Dans le même temps, les coûts ont explosé, passant de 3,3 à 8,5 milliards d’euros, montant qui serait évidemment dépassé.
Il est plus que temps d'imposer l'arrêt de la construction de ce nouveau type de réacteur chargé de remplacer les 58 réacteurs vieillissants des 19 centrales nucléaires françaises. D'autant que dans un rapport caché et rendu public par Médiapart, l'ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) démontre la possibilité de passer à 100 % d’électricité d'origine renouvelable en 2050.
Cette démonstration coupe l'herbe sous les pieds du lobby nucléaire qui souhaitait profiter de la conférence sur le climat pour vanter le nucléaire comme moyen de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et comme solution au réchauffement climatique.
Sortir du nucléaire, sortir des énergies fossiles (charbon, pétrole), privilégier la sobriété et l'efficacité énergétiques et passer aux renouvelables est techniquement et socialement possible. Aux mobilisations de l'imposer, le NPA en sera pleinement partie prenante.

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Dossier : agriculture et réchauffement climatique

19 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le NPA a des idées sur l’agriculture, l’élevage et la pêche et… le réchauffement climatique.

Agriculture et réchauffement climatique

L’agriculture est à la fois victime et responsable du changement climatique. Mais les principales victimes ne sont pas les coupables et inversement. Du côté des victimes, parler d’agriculture c’est parler du travail et des moyens de subsistance des paysans et paysannes, c’est parler de sécurité et de souveraineté alimentaire pour l’immense majorité de la population. Du côté des coupables, c’est parler agro-industrie, firmes semencières, industrie chimique, c’est parler profit, concurrence et spéculation (dernière en date le beurre), TAFTA et grands projets inutiles , c’est aussi parler des politiques des gouvernements obsédés par la libéralisation et la levée de toute limite aux droits de polluer (comme le récent recul sur la directive nitrates) , d’épuiser la terre et de breveter le vivant, de supprimer toute régulation avec par exemple les quotas laitiers et laisser totale liberté au marché…

La capacité de l’agriculture de lutter contre le échauffement climatique, par sa capacité de stockage du carbone n’a pas échappé aux capitalistes, qui voudraient bien pouvoir mettre un prix à ces puits de carbone, pour pouvoir en profiter comme ils l’ont fait avec le marché du carbone…. Il faut les combattre eux et leur « agriculture intelligente face au climat ». Leur but est de sauvegarder une industrie mortifère tout en s’accaparant des fonds destinés à lutter contre le réchauffement climatique. Quitte à éliminer au passage les paysans !

Menaces sur la sécurité alimentaire


D’après l’organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), plus de 800 millions de personnes souffraient encore de la faim entre 2012 et 2014 (65 % sur le continent asiatique, 28 % sur le continent africain). Ces mêmes populations, soumises aux conséquences dramatiques du réchauffement climatique, voient leur insécurité alimentaire s’aggraver : disponibilité de l’alimentation, l’accès à cette dernière, son utilisation et enfin sa stabilité.

« La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active » (sommet mondial de l’alimentation 1996).

Les conséquences du réchauffement climatique (températures, instabilité pluviométrique, fréquence et gravité des événements extrêmes, hausse du niveau des océans, fonte des glaciers, etc.) menacent directement la disponibilité alimentaire : dégradation des sols (sécheresses, inondations, salinisation, contamination et épuisement), baisse de production et de rendement (les productions de blé et de maïs dans les 3 dernières décennies auraient été inférieures respectivement de 3,8 % et 5,5 % à ce qu’elles auraient dû être sans le réchauffement climatique), déplacement du poisson (ressource vitale pour environ 3 milliards de personnes) vers les pôles en raison du réchauffement des océans.

La production et la distribution (stockage et acheminement) perturbées par les sécheresses, inondations, destruction des infrastructures provoquent pénuries, déplacements de populations et envolées des prix alimentaires.

Un deuxième facteur d’insécurité est la possibilité d’accès à l’alimentation qui s’aggravera dans les années à venir avec la crise climatique. D’après Oxfam, la demande alimentaire risque d’augmenter de 70 % d’ici à 2050, les prix alimentaires pourraient plus que doubler sinon d’ici à 2030 (des denrées alimentaires de base comme le riz, le blé ou le maïs pourraient voir leur prix augmenter respectivement de 107 %, 120 % et 177 %). Cette hausse des prix alimentaires touche plus sévèrement les ménages les plus pauvres des pays du Sud, qui peuvent consacrer jusqu’à 75 % de leur budget à l’alimentation, alors que les ménages des pays développés n’y consacrent en moyenne que 10 à 20% de leurs revenus. La spéculation sur les matières premières agricoles, l’accaparement des terres, la promotion des agrocarburants conjugués aux manques d’investissement structurels dans les agricultures paysannes ne feront que pousser des centaines de millions de personnes dans la pauvreté absolue, en particulier les femmes et les habitants des villes surpeuplées.

L’insécurité ajoutée à l’extension de certaines maladies, l’insuffisante d’accès à de l’eau potable, la pollution des ressources hydriques réside aussi dans l’utilisation de la nourriture : menaces sur la qualité, la valeur nutritionnelle, les contaminations par des mycotoxines, attaques d’insectes ravageurs.

Sans une garantie de stabilité qui ne peut être assurée que par la souveraineté alimentaire, de graves crises alimentaires sont à prévoir avec leurs lots de réfugiés climatiques et de conflits armés.

La pêche menacée, elle aussi !


Le CO2 ne menace pas seulement le climat, il dégrade aussi les océans menacés par les activités humaines qui s’ajoutent au dérèglement climatique : surexploitation, pollutions de toutes sortes (chimique, plastique…) extractions de sable, forages pétroliers, destruction des mangroves pour installer des élevages de crevettes, pêche profonde.

Une des nombreuses conséquences de l’augmentation des GES est l’acidification des océans. Les deux coupables sont le dioxyde de carbone et l’azote d’origine humaine (engrais azotés, moteurs). L’acidité des océans a déjà augmenté de 30 % depuis le début de la révolution industrielle. Et les experts prévoient son doublement d’ici la fin du siècle.

Ajoutée à l’augmentation des températures des océans (plus lente que dans l’atmosphère du fait de l’inertie des océans) mais tout aussi réelle, les conséquences sont catastrophiques pour la vie marine et par conséquent pour la pêche.

Les coraux sont une espèce fondatrice primordiale pour de nombreuses espèces. Leur disparition entraînerait une cascade d’extinctions par perte d’habitat ou de zone de reproduction.
Les coquilles des huîtres ou des moules les rendent vulnérables à l’acidification. Outre leur intérêt alimentaire ces espèces jouent aussi un rôle filtreur essentiel, c’est donc la qualité de l’eau qui est menacée.

Le zoo plancton est lui menacé par l’acidification, sur les petits crustacés par exemple, mais aussi par le réchauffement. Les zooplanctons d’eau froide sont remplacés par ceux d’eau chaude, dont la masse est beaucoup moins importante. Les zooplanctons sont en bas de la chaîne alimentaire marine, juste au-dessus des phytoplanctons dont ils se nourrissent. Leur réduction a plusieurs conséquences : la prolifération des phytoplanctons non mangés peut conduire à leur mort par manque d’oxygène, et le rejet de méthane, un GES. Évidemment, tous les êtres marins qui se nourrissent de zooplanctons sont affectés jusqu’aux grands prédateurs marins.

C’est donc la ressource halieutique qui est aujourd’hui menacée, une ressource essentielle à la vie de nombreuses populations des régions côtières ainsi qu’aux 25 millions de pêcheurs et aux 100 millions de familles liées à la pêche artisanale.

L’agriculture industrielle, une des causes principales du réchauffement climatique.


L’agriculture industrielle et l’élevage concentrationnaire sont responsables de quasiment la moitié des gaz à effet de serre (GES). Ces deux pans de l’agro-industrie ne peuvent pas être dissociés car la plus grande partie des grandes cultures est destinée à l’alimentation animale.

L’agriculture industrielle repose sur l’utilisation d’intrants issus de la chimie, leur fabrication nécessite de grandes quantités d’énergie. L’azote est le premier composant de l’atmosphère terrestre (4/5). Les plantes n’y ont pas accès directement à part les légumineuses qui utilisent des bactéries, les rhizobiums, avec qui elles vivent en symbiose. Quand ces plantes meurent, l’azote qu’elles ont stocké est mis à la disposition des autres plantes. Pour le phosphore, ce sont des symbioses mycorhiziques qui permettent aux plantes d’y accéder. Les engrais chimiques fournissent aux plantes ce qu’elles savent se procurer naturellement. Pour le plus grand profit des pétroliers et des chimistes…

L’utilisation d’engrais azotés et leur dénitrification dans les champs donne lieu à des émanations de protoxyde d’azote N2O, un gaz à effet de serre 290 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et premier contributeur agricole aux GES en France.

Les cultures industrielles accaparent toujours plus de terres arables. Dans les pays du sud, elles sont la cause principale de déforestation, que ce soit pour les palmiers à huile comme en Malaisie ou en Indonésie, ou pour la culture de soja au Brésil. Ces cultures sont destinées à l’alimentation animale, aux agro-carburants et à l’industrie agro-alimentaire.

La spécialisation des cultures en grandes zones géographiques est la source de transports à l’échelle mondiale (soja en Amérique du sud, maïs aux États-Unis, etc.). Mais l’industrialisation touche aussi les productions de fruits et légumes qui pour être disponibles toute l’année, sont soit produits dans l’autre hémisphère soit menés sous serres chauffées. Le marketing et l’effet de mode jouent aussi un rôle non négligeable sur l’approvisionnement en produits exotiques censés être indispensables à notre santé !

L’élevage industriel est intimement lié à ce type d’agriculture. Pour maximiser les profits, la croissance des animaux doit être accélérée au maximum : par exemple un poulet bio à l’ « ancienne » est abattu à 120 jours, un poulet fermier à 80 et un poulet industriel à 37 ! Un porc noir gascon élevé en plein air vivra au moins deux fois plus longtemps qu’un porc rose en stabulation. Pour arriver à cet exploit, les élevages industriels gavent leurs animaux aux antibiotiques et leur donnent une alimentation extrêmement riche. Les ruminants, interdits de pâturage, sont ainsi transformés en granivores. Au menu, maïs et soja OGM, y compris en France, où la culture et la vente pour la consommation humaine de soja OGM sont interdites mais où son usage pour l’alimentation des animaux que nous consommons est autorisé (à l’exception de la viande bio). L’enfermement des animaux est aussi source de dépense énergétique : chauffage, ventilation, éclairage.

L’agro-industrie pousse à la consommation de viande de mauvaise qualité à des niveaux nuisibles pour notre santé. Il est clair qu’un régime moins carné permettrait de réduire nos émissions de carbone. Mais contrairement à ce qui est souvent dit, le problème ne vient pas des pets ou des rots du bétail mais bien du type d’élevage. Des vaches qui paissent sur une prairie naturelle ne rejettent que le carbone constitutif du fourrage et que les plantes ont pris dans l’air grâce à la photosynthèse, le bilan est donc neutre. Ce sont les cultures fourragères industrielles qui sont émettrices de GES.

Les transports : c’est comment qu’on freine ?


Pour rester dans la course au profit, la stratégie du capitalisme du XXIe siècle implique des véhicules constamment en mouvement, dont les cargaisons peuvent être achetées et vendues plusieurs fois au cours d’un trajet. C’est le règne du tout-camion avec les méthodes « modernes » de gestion « zéro stock », « flux tendu » ou « juste à temps » qui conduisent à multiplier les transports afin de suivre au plus près l’utilisation des marchandises.

Les économies de gestion des stocks découlent ainsi de la circulation d’un flux ininterrompu de véritables « stocks roulants ». Or, avec la même consommation d’énergie, la tonne de fret parcourt 5 fois plus de distance par cabotage maritime, 4 fois plus par train entier, 2 fois plus par voie fluviale que par camions. Mais ces types de transports sont torpillés par les capitalistes qui préfèrent les “travailleurs esclaves” de la route, les routiers.

Le commerce des denrées alimentaires n’échappe pas à la règle. Il est le résultat d’une division du travail qui s’opère à l’échelle du monde. Produire du mouton en Nouvelle Zélande, du bœuf en Argentine, des porcs en Bretagne, des tomates en Espagne, stimule l’hyper développement des transports, en particulier par camions, qui contribue grandement aux émissions de gaz à effet de serre (Le transport représente 27,8 % des émissions nationales. Le transport routier est responsable de 92 % de ces émissions).

C’est pour cela que la localisation des productions est primordiale. Ça évitera que des ingrédients fassent 3 500 kms avant d’être réunis dans un pot de yaourt aux fraises ! Ou que des crevettes danoises, acheminées jusqu’au Maroc pour y être décortiquées, repartent au Danemark pour être acheminées vers leurs lieux de commercialisation ! L’aberrante inventivité destructrice des capitalistes n’a pas de limites. Il faut développer l’agriculture vivrière. Cette dernière signifie que l’agriculture doit permettre aux populations de se nourrir par elles-mêmes avec les productions locales, de saison. C’est la condition pour sauver le climat et nous sauver avec.

L’agro-écologie (celle que nous défendons, pas celle de Le Foll) efficace et facile pour lutter contre le réchauffement climatique

On sait la capacité du capitalisme à s’emparer des concepts qui lui sont pourtant les plus étrangers. C’est le cas d’ « agroécologie » : les militants de Via Campesina n’en ont pas du tout la même définition que Stéphane Le Foll qui utilise le terme à toutes les sauces, chimiques et industrielles. Le Forum international sur l’agroécologie qui a eu lieu en février dernier au Mali a réuni des centaines de paysan•ne•s du monde entier. Ces femmes et ces hommes produisent 70 % des aliments consommés sur Terre car, contrairement aux mensonges de l’agro-industrie, ce sont les petits paysans qui nourrissent le plus de monde.

Leur agroécologie n’est pas un ensemble de techniques ou de technologies. Elle vise à atteindre la souveraineté alimentaire tout en préservant l’Homme et son environnement, la Nature. Cette agroécologie est incompatible avec l’agro-industrie. En effet les paysans doivent pouvoir avoir à utiliser et partager leurs semences, utiliser des races d’animaux locales et adaptées, leur accès à la terre doit être garanti. C’est une agriculture locale dont les buts ne sont pas les exportations et la spéculation.

La préservation de l’environnement implique de ne pas utiliser d’intrants chimiques et de préserver la biodiversité, meilleur rempart contre les maladies et les ravageurs. Mais le concept va beaucoup plus loin que celui d’agriculture bio. Des hectares de serres de légumes bio ne peuvent en aucun cas être définis comme étant agroécologiques, pas plus que des productions ou des élevages qui reposent sur le travail d’ouvriers agricoles dont le statut est proche de l’esclavage.

Il n’y a pas une agroécologie qui viendrait d’en haut, mais des agroécologies qui varient en fonction des territoires, des cultures, des modes de vie. Cela n’exclut absolument pas la recherche, mais une recherche initiée par les paysans et à laquelle ils participent.

Le passage de l’agro-industrie vers l’agroécologie aurait des implications immédiates sur l’environnement puisque toutes les pollutions cesseraient immédiatement. Et, entre autres, l’agriculture cesserait de contribuer aux GES. Ce qui est déjà énorme.

Mais en plus l’agroécologie a pour but de créer des systèmes agricoles réellement durables. L’état des terres arables depuis l’avènement des tracteurs et des intrants chimiques s’est considérablement dégradé, au point que certaines terres sont considérées comme quasi-mortes. Elles ne sont plus qu’un substrat minéral et seul un apport massif d’intrants permet qu’elles soient cultivées. L’agroécologie vise à rendre sa vie au sol et donc à faire remonter le taux d’humus (qui a baissé d’environ 75 % en 50 ans). Or l’humus, c’est la vie, et donc du carbone. Les sols renferment deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Ils pourraient facilement stocker le carbone émis annuellement mais aussi absorbé une partie du carbone déjà émis. Pour cela, les techniques sont connues : limitation du travail du sol, couverts végétaux, intercultures. Mais aussi ré-introduction des arbres au sein des cultures (agroforesterie).

Croisement entre écologie et féminisme : la place des femmes dans l’agriculture des Suds

L’écosocialisme associant aux préoccupations environnementales les préoccupations sociales, nous ne pouvons faire abstraction de l’importante majorité de femmes qui travaillent la terre dans les « suds ». Il est donc primordial de considérer l’impact du patriarcat quand nous nous intéressons à l’agriculture paysanne et traditionnelle. L’écoféminisme a dans ce cadre apporté de nombreuses clés de lectures, en tombant malheureusement parfois dans le travers de l’essentialisme, considérant que les femmes avaient un lien naturellement privilégié à la terre, pouvant ainsi mieux la « comprendre », voire être plus productives que les hommes. Or, si ce lien est privilégié, c’est bien parce qu’elles sont plus nombreuses à être en contact avec la terre, ont généralement moins accès aux machines, travaillent encore largement de manière traditionnelle. Comme le dit Bina Agarwal, une femme citadine n’a pas une meilleure connaissance de l’environnement qu’un homme paysan. Cependant, de fait, elles sont plus à même, de savoir que le charbon de bois tiré de tel arbre sera meilleur qu’un autre. Encore, elles connaissent les qualités fourragères des différentes feuilles qu’elles récoltent pour les troupeaux.

sLe rapport de la FAO de 2008, portant sur le genre dans la production agricole, met en avant le fait que lorsque les femmes travaillent pour des cultures de rente, les bénéfices sont encore captés par les hommes. Dans une certaine mesure, elles peuvent avoir accès au foncier, mais ne pourront être décisionnaires.

Reconnues pour leurs connaissances, elles ne sont pas valorisées matériellement : elles cultivent, mais n’ont pas la main sur les récoltes, ne gèrent pas l’économie alors qu’elles en sont très souvent à la base. Que ce soit dans le cadre d’une économie familiale ou des multinationales, ce sont très majoritairement les hommes qui sont en haut de la hiérarchie, et les femmes doivent composer avec la faible marge de manœuvre qui leur est laissée.

Voir en ligne : http://www.npa2009.org/actualite/la…

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Sivens : réagir avant un nouveau drame!

6 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE, #REPRESSION

Depuis plusieurs semaines, la situation à Sivens et dans le Gaillacois est de plus en plus préoccupante. De véritables milices se sont constituées dans le but de terroriser les opposant-e-s au barrage de Sivens. Intimidations, vols, destructions de biens, menaces de mort et agressions des opposant-e-s se multiplient dans l’impunité la plus totale, voire avec la bienveillance des pouvoirs publics.


Mais la situation a encore franchi un cran supplémentaire cette semaine, avec la constitution d’un blocus autour de la ZAD du Testet. Alors que les milices entravent illégalement la liberté de circulation, violentent les opposant-e-s, dans l’indifférence la plus totale des forces de l’ordre, un dispositif policier impressionnant était en revanche déployé pour empêcher le rassemblement pacifique de Gaillac et le départ du convoi qui devait apporter des ravitaillements sur la ZAD. Pendant ce temps, de l’autre côté, les milices pouvaient monter un commando pour rentrer sur la ZAD, détruire des véhicules et du matériel.


Si certaines de ces milices se revendiquent ouvertement de l’extrême droite, la version officielle relayée par les médias nous dit que ce sont simplement “les agriculteurs”, sous couvert de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Comment expliquer alors la présence mercredi des deux candidats du Front national aux prochaines élections départementales parmi la quarantaine d’individus venus réserver un “comité d’accueil” à Saint-Sulpice aux marcheurs pacifiques partis de Toulouse le matin même ? En réalité ces milices aux méthodes fascistes ne sont pas là par hasard.


Le gouvernement est entièrement responsable de la dégradation de la situation et doit prendre ses responsabilités avant que ne survienne un nouveau drame. Mais il est également de la responsabilité de toutes les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes de réagir face à cette situation, avant que l'irréparable ne soit une nouvelle fois commis.

Pour le NPA, il est nécessaire et urgent :

·  d’entériner l’abandon définitif du barrage de Sivens, et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu'inutiles

·  de démanteler et mettre hors d’état de nuire les milices d’extrême droite qui sévissent autour de la ZAD du Testet

·  que la justice soit faite pour Rémi Fraisse et que tous les responsables soient identifiés et condamnés

·  d’abandonner les poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s'être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment

Le NPA s'associe à l'appel de la Coordination des opposant-e-s au barrage de Sivens pour un rassemblement demain 6 mars, 10 h, place du Vigan à Albi, pendant le vote du Conseil Général du Tarn sur Sivens.

Montreuil, 5 mars 2015

 

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Sivens : éviter un nouveau drame ! (Communiqué LDH)

5 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

 

Les informations que nous parviennent aujourd’hui directement de la ZAD du Testet, concernant les événements autour de l’affaire du barrage de Sivens et qui sont d’ailleurs rendues en partie publiques dans les médias, confirment qu’une nouvelle étape dans l’escalade de la violence a été franchie. Un syndicat agricole s’arroge, en toute illégalité, le droit d’établir un blocus autour de la ZAD du Testet dont l’objectif est clairement affirmé : isoler et affamer les occupants de la ZAD.

Cette situation intolérable, qui engendre des gênes majeures pour tous les habitants, constitue une atteinte au droit fondamental de libre circulation des citoyens, et semble bénéficier d’une relative tolérance de la part des autorités et des forces de l’ordre présentes.

La Ligue des droits de l’Homme dénonce cette situation et alerte les pouvoirs publics qui, par leur silence et leur inaction, porteraient une lourde responsabilité en cas de nouveau drame.

A l’approche d’une décision qui doit intervenir vendredi 6 mars, la situation se dégrade de manière alarmante, sur le terrain : chasses à l’homme, agressions, contrôles illégaux…

Dans un tel contexte, la LDH considère que les conditions d’un débat démocratique portant sur la gestion et l’utilisation de l’eau en lien avec l’agriculture de demain, dans le cadre d’un projet territorial, ne sont pas réunies, et qu’il n’est pas souhaitable qu’une décision soit prise à cette date par le conseil général du Tarn.

La LDH demande au gouvernement de prendre ses responsabilités, en adoptant au plus vite les mesures d’apaisement nécessaires.

 

Paris, le 4 mars 2015

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