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NPA 27 -  Eure

Articles avec #environnement- ecologie tag

Ceci n’est pas une crise écologique – mais une crise systémique

11 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Une opinion de Daniel Tanuro, auteur de « L’impossible capitalisme vert » (1), coordinateur du dossier spécial « Climat : la gauche au pied du mur » dans la revue Politique (2).


Le sommet onusien de décembre à Paris (COP21) permettra-t-il de conclure l’accord global sur le climat attendu depuis le fiasco de Copenhague en 2009 ? Oui, une issue positive semble assez probable… Le cas échéant, cet accord permettra-t-il d’endiguer la catastrophe climatique ? Non, cela paraît exclu !

Prenons l’hypothèse la plus favorable : l’Union européenne respecte son engagement (insuffisant) de réduire ses émissions de 40 % d’ici 2030 ; les autres pays développés s’alignent sur l’engagement des Etats-Unis (un objectif pour 2025 analogue à celui que les USA auraient dû atteindre en 2012 dans le cadre de Kyoto) ; et les pays « émergents » s’alignent sur celui de la Chine (pas de réduction absolue des émissions avant 2030). Dans ce cas, la hausse de température probable sera de 3,6 °C à 4 °C d’ici 2100. Près de deux fois le seuil de dangerosité « officiel ».

Optimisme déraisonnable

Le secrétaire général des Nations Unies se veut pourtant rassurant. L’essentiel, pour M. Ban Ki-moon, est qu’on avance : « Il ne faut pas voir Paris comme une destination. Ce n’est pas la fin d’un processus : c’est un commencement. Je suis donc plutôt optimiste » (Le Monde, 27/08/2015). Cet optimisme n’est pas raisonnable. Pour deux raisons. D’abord, il n’est pas vrai que des sommets ultérieurs pourraient aisément et à temps rehausser les ambitions trop faibles de la COP21 pour revenir sur une trajectoire d’émissions compatible avec les 2 °C. Depuis 1992, les décisions ont été reportées et les gaz à effet de serre n’ont cessé de s’accumuler. La « fenêtre d’opportunité » pour rester au-dessous des 2 °C est en train de se fermer. Il faut organiser la transition tout de suite et complètement, avant qu’il soit trop tard.

Ensuite, la situation est plus grave que prévu. Les pays les plus menacés ont demandé que le réchauffement maximum soit fixé à 1,5 °C. Les experts que le sommet de Doha a chargés de se prononcer, leur ont donné raison. Remis en mai dernier, le rapport du « dialogue structuré des experts » souligne que les impacts actuels sont déjà significatifs et que toute amplification du phénomène « accroîtra les risques de changements sévères, généralisés et irréversibles. » Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du Climat (Giec) le répète depuis un quart de siècle : sans réduction immédiate et forte des émissions (débouchant sur des émissions négatives avant 2100 !), le réchauffement aura des conséquences qui dépassent l’imagination. Les cinq rapports publiés depuis 1988 ne se distinguent que par les niveaux de probabilité accrus de ces projections… N’empêche que les émissions augmentent deux fois plus vite aujourd’hui que dans les années 80 !

Mauvaise démarche

Pourquoi les décideurs restent-ils incapables d’agir ? La voie à suivre est-elle si difficile à tracer ? Non, elle est évidente : en fonction du seuil de dangerosité, il s’agit d’établir le « budget carbone » disponible globalement (la quantité de CO2 qui peut encore être envoyée dans l’atmosphère), puis de répartir ce budget équitablement, en tenant compte du fait que riches et pauvres n’ont pas la même responsabilité historique dans le réchauffement, ni les mêmes capacités de s’y adapter.

La démarche de la COP21 est à l’opposé : les discussions se font sur base… de ce que chaque gouvernement envisage de faire… en l’absence de tout accord précis sur l’équité… et donc sans aucune obligation de concourir à ce que l’objectif soit vraiment atteint. Les 2 °C ? Un hochet agité dans le vide. Les négociateurs sont comme des randonneurs en danger qui disposeraient d’une réserve d’eau limitée pour franchir le désert et qui se lanceraient dans l’aventure sans accord sur la route à suivre ni sur les besoins quotidiens de chacun(e).

Croissance et soutenabilité

Cette irrationalité ne tombe pas du ciel, elle découle de la concurrence pour le profit, qui entraîne la course à la croissance. « Un capitalisme sans croissance est une contradiction dans les termes », disait Schumpeter. C’est le nœud du problème. En effet, sauver le climat nécessite des réductions d’émissions tellement drastiques qu’elles impliquent une diminution importante de la consommation énergétique ; celle-ci n’est pas possible sans réduire sensiblement la production, et cette baisse de la production à son tour n’est pas possible sans mettre en question la liberté d’entreprendre et la concurrence pour le marché. Les scénarii qui prétendent concilier croissance et soutenabilité sont tous biaisés par la non prise en compte de ces réalités.

Crise systémique

Parler de « crise écologique » est trompeur. C’est globalement, en termes de crise systémique, qu’il convient d’appréhender la situation. La catastrophe ne peut être endiguée que si la logique despotique de compétition, de pillage et d’appropriation qui est celle du capitalisme, cède la place à une logique démocratique de coopération, de partage et de mise en commun. Ces valeurs sont celles de la gauche, mais celle-ci est mise au défi de rompre avec le productivisme. En sera-t-elle capable ? Une grande mobilisation est en cours qui doit connaître un premier point culminant lors de la COP 21.

Les organisateurs veulent y faire converger tous les mouvements sociaux. Ils ont raison. Les syndicats paysans et les peuples indigènes sont en première ligne d’un combat articulé sur la gestion commune des ressources, où les femmes jouent un rôle majeur. De larges couches de la jeunesse se mobilisent contre les grands projets d’infrastructure notamment. Mais le syndicalisme reste encore hésitant. Pourtant, ce combat est aussi celui des travailleuses et des travailleurs. Croire que nous allons sauver notre gagne-pain et celui de nos enfants en détruisant la planète est encore plus absurde que de croire que l’austérité résoudra nos problèmes.

Notre gagne-pain, celui de nos enfants et la planète ne peuvent être sauvés qu’ensemble. En luttant contre l’austérité et pour une transition juste, basée sur les valeurs d’entraide, de solidarité, de soin et de coopération qui devraient être celles du mouvement ouvrier.

L’heure est à la convergence des mouvements et celle-ci souligne la nécessité d’un projet de société non capitaliste adapté aux défis de notre temps. Un projet qui vise la satisfaction des besoins humains réels, démocratiquement déterminés dans le respect prudent des contraintes écologiques. Un projet éco-socialiste, féministe et sans frontières. Il vit et cherche sa voie dans les luttes pour l’émancipation. Il n’est pas de tâche plus urgente que de le renforcer.

Daniel Tanuro

(1) La Découverte 2010.

(2) Le numéro de rentrée de « Politique » propose un dossier critique de 30 pages sur les enjeux du prochain Sommet pour le climat de Paris. Avec notamment Hervé Jeanmart, Charlotte Luyckx et Louis Possoz (Le défi de la transition énergétique), Grégoire Wallenborn (La réponse néolibérale au changement climatique), Pablo Solon (négociateur à Cancun), Laurence Lyonnais (fin de l’agrobusiness), Lydie Gaudier (Les tensions chez les syndicats) et Edgar Szoc (Le mouvement écosocialiste). Rens. : http://politique.eu.org/

Intervention de Daniel Tanuro, auteur de "L'impossible capitalisme vert", lors d'une formation du comité NPA ouest Etang-de-Berre, le samedi 2 avril 2001. 1ère partie

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SECURISER LA SORTIE 20 A CRIQUEBEUF, CELA PASSE PAR LA SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !

10 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Comité NPA Seine-Eure

Parce que le dernier accident est le signe qu'il est plus que temps d'agir ! Parce que la SAPN a le devoir de permettre la sécurité sur son réseau. Parce que nos vies pèsent beaucoup plus que les enjeux spéculatifs.
Elle procède à des modifications à la petite semaine, mais ne veut pas entendre parler de ce qui reste pour nous la seule solution efficace, la suppression du péage d'Incarville (sans indemnité ni rachat, bien, évidemment, les autoroutes doivent être renationalisées !). "C'est ce qui nous fait vivre", c'est le cri du coeur qu'elle a lancé lors d'une conférence de presse cette semaine, reconnaissant 17 000 passages de véhicules par jour et une recette de 14 M€ par an. On comprend qu'ils ne veuillent pas les lâcher !
A trop vouloir prouver, les voilà d'ailleurs qu'ils lâchent un aveu de taille: " si on facilite la sortie à Criquebeuf, on dfera un appel d'air (...) cela créera des nuisances supplémentaires sur les routes départementales". C'est vrai, et nous le disons depuis toujours, chaque kilomètre de route supplémentaire est un appel à l'augmentation du trafic routier. Voilà pourquoi nous étions contre la déviation de Pont de l'Arche (qui a massacré la forêt de Bord), voilà pourquoi nous nous opposons au contournement est de Rouen... et pourquoi nous voulons la suppressions du péage d'Incarville pour réaliser une rocade urbaine gratuite dans le grand Rouen, jusqu'à Bourg-Achard !


Voilà pourquoi nous nous joignons à l'appel lancé par les élu-e-s autour du PCF à un dépôt de plainte collectif pour "mise en danger de la vie d'autrui" le MARDI 6 OCTOBRE à 18H30 à la gendarmerie de Pont de l'Arche.

Nous ferons notre possible pour que s'y retrouvent, sans exclusives et à égalité de droits, les élu-e-s qui ont déjà manifesté au péage (de quelque bord qu'ils soient), les partis politiques, mouvements associatifs, les usagers. C'est la seule voie qui permette de gagner, comme la méthode suivie lors du lancement du "Collectif pour le maintien et le développement de l'emplo chez M-real " l'a amplement démontré.

Ci-dessous l'affiche du site du PCF Eure-Seine:

SECURISER LA SORTIE 20 A CRIQUEBEUF, CELA PASSE PAR LA SUPPRESSION DU PEAGE D'INCARVILLE !
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Renault sponsor de la Cop 21 veut continuer à polluer

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le président de Renault et Nissan Carlos Ghosn vient d'estimer que les investissements pour la réduction des émissions de CO2 seront plus efficaces dans d’autres secteurs que dans celui du transport.

Il s'est plaint que le secteur des transports ait été "largement sollicité pour réduire ses émissions polluantes ces dernières années". Il a déclaré : « Si vous mettez le transport sous contrôle et que 80 % des activités humaines ne le sont pas, cela ne sert à rien. Cela ne sert à rien d’être très vertueux sur 20 % des émissions, moyennement vertueux sur 30 % des émissions et aucun contrôle sur 50 % des émissions »,
La concurrence entre secteurs et firmes est bien le moteur de l'économie capitaliste et elle s'exerce aussi sur ce terrain. C'est pas moi, c'est l'autre. A d'autres de "dépolluer" et continuons à faire des profits dans l'automobile.  Voilà en résumé la déclaration de Carlos Ghosn.
Mais  pour cela, le PDG de Renault n'hésite pas à raconter des bobards. En effet, le secteur des transports représente 32 % de la consommation d'énergie finale en France en 2013, et cette part  est en augmentation, 29 % en 1990. Avec 70 % de la consommation de produits pétroliers, les transports sont  le principal émetteur de C02, avec 36 % des émissions totales . Et En 2013, la route représentait plus de 80 % des consommations de ce secteur, suivi de l’aérien (15 %), et du ferroviaire (2,8 %). Les voitures représentent plus de 60 % des consommations du transport routier, devant les véhicules utilitaires légers (20 %), les camions (15 %), les bus et autocars (2,5 %) et les deux-roues (1,5 %). Tels sont les chiffres de l'organisme public ADEME.
Renault et Nissan, avec d'autres entreprises championnes de la pollution, vont sponsoriser la conférence mondiale sur le changement climatique, la Cop 21, et en seront le fournisseur exclusif de véhicules,  avec une flotte de 200 véhicules électriques pour transporter les délégués. Mais les véhicules électriques ne sont pas zéro émission. Un bobard de plus.
Rappelons qu'en 2014, suite à la plainte déposée par l’Observatoire du nucléaire le Jury de déontologie publicitaire a condamné les publicités de Citroën, Renault, Bolloré, Opel ... En effet le véhicule électrique n’est ni « vert », ni « écolo », ni « propre » ! La mention autorisée est « Zéro émission locale », ce qui valide bien le fait que la pollution est émise ailleurs, dans les centrales nucléaires et les centrales fioul lourd, charbon et gaz.
Communication bidon et maintien des émissions carbonées, les sponsors pollueurs de la Cop 21 veulent nous enfumer !

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Agriculture : Crise porcine... ou crise du système ?

4 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

La mobilisation des agriculteurs a fait l’actualité de l’été. Dans la population, en particulier parmi les salariéEs qui ressentent cruellement l’impossibilité de se faire entendre et de faire reculer le gouvernement, les sentiments sont mêlés...

Se disputent d’un côté une certaine admiration pour la radicalité des modes d’action vus comme efficaces, mais aussi un sentiment d’injustice, en particulier chez les militants qui sont régulièrement réprimés, face à ce qui est perçu comme la bienveillance de la police, une sorte de « deux poids, deux mesures ». La situation est contradictoire, le monde paysan n’est pas d’un seul bloc.

Les groupes s’engraissent, les paysans crèvent...

Depuis cinquante ans, le modèle dominant de l’élevage, imposé par la Politique agricole commune, les gouvernements et la FNSEA, repose sur la course au volume, « toujours plus, toujours plus grand », avec ses corollaires, l’endettement et l’industrialisation. Il est inscrit dans le marché mondial et soumis à une concurrence féroce. Il subit la domination des grands groupes capitalistes qu’il engraisse, en particulier dans la grande distribution et dans la restauration collective, et dépend de l’instabilité du marché des céréales fourragères aggravée par le rôle des agrocarburants sur le prix du soja et du maïs et par la volatilité du prix des engrais.

C’est ce système de l’agro-industrie qui est en crise. Une crise profonde, durable, structurelle, d’un modèle qui n’est pas viable, crise aujourd’hui aggravée par la chute des cours. Comme dit le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel : « Ce que nous connaissons, c’est une crise du productivisme. Il y a trop de lait, de viande. Il faut réduire la production et revenir à des modes de production plus raisonnables, plus respectueux de la nature ».

Crises et scandales sanitaires, crises environnementales (algues vertes..), les alertes ont été nombreuses, montrant la dangerosité d’un tel modèle. Aujourd’hui, ce sont les éleveurs eux-mêmes, ceux qui ont été les bons élèves de cette « modernisation », qui sont menacés de disparition et n’arrivent plus à vivre de leur travail.

Stop ou encore plus ?

Face à cette crise, deux réponses opposées : l’une incarnée par la FNSEA, l’autre par la Confédération paysanne.

Pour la première, « Il faut engager un vaste plan pour moderniser les bâtiments, automatiser les abattoirs, organiser les regroupements d’exploitations afin qu’elles soient plus productives ». Son président Xavier Beulin réclame trois milliards d’euros d’investissements sur trois ans pour permettre à l’agriculture française de « retrouver de la compétitivité face à ses voisins européens ». Ce grand patron de l’agrobusiness estime en plus qu’il faut adapter les règles fiscales aux aléas de l’agriculture et exige un moratoire d’un an sur les normes environnementales... Il veut tout simplement pousser encore plus loin la logique productiviste qui a mené à la catastrophe actuelle.

La FNSEA appelle le 3 septembre à une journée de mobilisation des éleveurs et cultivateurs de céréales et de fruits et légumes, pour faire une démonstration de force à Paris. Nul doute qu’elle y parviendra... mais pour demander des remèdes qui aggraveront le mal.

La Confédération paysanne mobilise elle aussi, mais sur d’autres mots d’ordre, avec des caravanes parties le 29 août qui arriveront à Bruxelles pour les manifestations prévues les 6 et 7 septembre à l’occasion du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne. Pour la Conf’, « c’est un véritable plan de licenciement dans l’agriculture qui est en marche ! ». Mais pour sauver les paysans, elle défend une agriculture paysanne partout sur le territoire, une alimentation de qualité pour tous.

Pour cela, il faut tourner le dos aux fausses solutions qui ont pour nom compétitivité, productivité, exportations de masse. Il faut changer de système, pour une agriculture qui respecte les travailleurs et travailleuses de la terre, l’environnement. Ce combat là ne doit pas être celui des seuls paysans, il concerne toute la société.

Commission nationale écologie

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Climat : Notre planète, pas leur profits

3 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Jeunes NPA

Déclaration des Rencontres internationales des jeunes de la Quatrième Internationale 

99% stand for Climate: Our Planet, not your Business ! 

Six ans après l’échec des négociations de Copenhague contre les changements climatiques, les puissances économiques et politiques mondiales se réuniront les deux premières semaines du mois de décembre 2015 à Paris pour la COP21.

Les plus grandes multinationales comme Nestlé et VINCI y défendront leurs intérêts, en opposition totale avec l’impératif de justice climatique. La question climatique a échappé aux classes populaires. Il s’agit durant cette mobilisation de se la réapproprier en mettant la démocratie et la justice sociale au cœur de notre intervention, a contrario des fausses solutions et des nouveaux profits des  capitalistes. Le capitalisme vert est une imposture !

Nous, les 99 %, devons être conscients que nous serons les premières victimes des conséquences de l’impasse climatique : migrations forcées et massives, montée des eaux, désertification, infertilité des sols, pollution de l’air, etc. Ces menaces toucheront les classes populaires sur tous les continents et en premier lieu les populations des Sud.

A mille lieues des salons où se retrouvent les puissances capitalistes, les peuples s’organisent déjà pour défendre leurs droits et besoins. Ainsi, la Via Campesina lutte pour la souveraineté alimentaire et contre l’accaparement des terres. En Asie du Sud-Est, ce sont des femmes paysannes qui construisent collectivement des alternatives au mode de production capitaliste. A travers le monde, les luttes contre les grands projets inutiles mobilisent paysans et citadins. La zone à défendre de l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes ou les actions contre le TAV (TGV Lyon-Turin) en Italie sont des luttes exemplaires que nous soutenons.

Nous appelons nos délégations à s’engager via le réseau 99% stand for the Climate dans les mobilisations larges qui auront lieu partout dans le monde. Ce réseau nous permettra de mener à bien une campagne internationale (diffusion d’affiches, de tracts, utilisation des réseaux sociaux, etc.) à la hauteur des enjeux climatiques. Nous appelons toutes les organisations de la Quatrième Internationale à participer à la  mobilisation internationale de la jeunesse du 14 octobre et au week-end d’actions et de manifestations décentralisées qui aura lieu les 28 et 29 novembre.

Nous terminerons notre cycle de mobilisation par notre propre COP radicale et populaire : the Conference of Peoples. Du 11 au 13 décembre, cet espace permettra d’organiser les écosocialites de manière autogérée. Nous contribuerons alors  à coordonner au sommet de la mobilisation la suite des luttes pour la Justice sociale et climatique. Enfin, seule une participation la plus massive possible à la grande manifestation internationale du 12 décembre permettra de mettre en avant notre alternative écosocialiste !

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Le jésuite des deux n’est pas le François qu’on pense !

30 Août 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le jésuite des deux n’est pas le François qu’on pense !

26 août 2015 sur le blog de Daniel Tanuro, ingénieur agronome autouer de "l'impossible capitalisme vert", dirigeant de notre organisation soeur en Belgique, la LCR-SAP, et de la IVème Internationale

 

Le sujet s’y prêtant, j’emploie ici le terme « jésuite » au sens de « dissimulé », « hypocrite », « retors ». Dieu me pardonnera, car à la question « de François Hollande ou du pape François, lequel des deux est un jésuite ? » je réponds sans hésiter : le Président français. Face à lui, le pape incarne le « parler vrai ».

Dans son encyclique sur le climat, le pape écrit que « l’échec des sommets mondiaux sur l’environnement » révèle « la soumission de la politique à la technologie et aux finances ». Il s’insurge contre « une conception magique du marché, qui suggèrerait que les problèmes peuvent être résolus simplement en augmentant les profits », et plaide pour qu’une « certaine décroissance dans quelques parties du monde » permette « une saine croissance en d’autres parties ».

Ce texte contraste avec le rapport sur le climat pour la conférence des évêques européens, en 2008, qui exhortait les fidèles à la discipline, à l’humilité, et même à l’ascèse, dans une démarche dénuée de toute analyse sociale.

Le pape François gêne pas mal de monde. Il vient d’inviter Naomi Klein à participer au Vatican à une conférence de haut niveau sur le climat. Les climato-sceptiques sont furieux. Quant à la curie romaine, gageons que tous ses membres ne sont pas enchantés d’accueillir à Rome une… femme… qui dénonce le capitalisme destructeur et productiviste.

Et François Hollande, là-dedans ? Il a « formé le vœu » que la « voix particulière » du pape soit « entendue au-delà des seuls croyants ». J’ai envie de dire « Amen », tant ce vœu ruisselle d’hypocrisie. Une chose est en effet certaine : le sommet climatique que la France présidera, à la fin de l’année, battra tous les records de génuflexions devant la finance et de prières pour la croissance des profits. Hollande s’y est engagé personnellement.

Penser que le pape François changera la nature de l’Eglise est sûrement trop optimiste, mais s’imaginer que le PS français fait encore partie de la gauche, ça, c’est vraiment du délire.

 

http://www.lcr-lagauche.org/le-jesuite-des-deux-nest-pas-le-francois-quon-pense/

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A propos de la crise des éleveurs (communiqués de la FNAB et de la confédération paysanne)

23 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #AGRICULTURE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #COMMUNIQUES

Communiqué de la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique)

"Crise agricole, les producteurs bio organisés appellent un changement de système agro-alimentaire "

Depuis plusieurs jours maintenant, les éleveurs manifestent pour la survie de leurs exploitations pris en tenaille entre des charges importantes de production et des prix en dessous des coûts de production. Les producteurs de la FNAB se sentent solidaires des éleveurs en difficulté mais appellent un changement profond de système agro-alimentaire pour un nouveau projet de société.
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Pour une rénovation profonde du projet agricole national
Il faut choisir entre une vocation exportatrice et productiviste de matières premières, toujours en retard d’une « compétitivité » avec des pays moins disant économiquement, socialement et environnementalement et un projet alimentaire pour les territoires, basé sur des produits accessibles et de qualité.
Les aides publiques doivent soutenir la réorientation des exploitations et des filières vers cet objectif de souveraineté alimentaire nationale. L’enjeu de l’évolution des systèmes de production est ici décisif pour que les éleveurs trouvent une nouvelle autonomie en diminuant leur dépendance aux intrants (achat soja, engrais) et à des systèmes économiques intégrés.
Pour des filières agro-alimentaires équitables et solidaires
L’émergence des filières bio en France s’est faite directement par les acteurs, producteurs, transformateurs et consommateurs qui ont inventé ou systématisé de nouveaux systèmes de commercialisation et de distribution. Cette structuration originale doit se poursuivre pour la pérennité de toutes les filières bio.
Il est urgent d’innover et d’expérimenter, dans des projets alimentaires territoriaux, entre les producteurs, les autres acteurs économiques, les élus, les consom’acteurs pour un partage équitable de la valeur ajoutée. Cette « nouvelle économie » agro-alimentaire suppose ainsi de nouveaux rapports sociaux entre les acteurs, y compris la grande distribution qui peut, parfois, contractualiser sur ces bases en soutenant les filières d’élevage (viande, lait…). Elle permet déjà à des fermes moyennes de bien vivre de leurs productions.
Les solutions existent. Elles méritent d’être examinées dans un débat national qui aille au-delà des seuls acteurs agricoles. Que voulons-nous pour l’alimentation et les territoires ruraux dans notre pays ? Un débat qui devra être au cœur des futures élections régionales.

 

Communiqué de la Confédération paysanne:

Plan d'urgence pour l'élevage :

De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables

 

Ce plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d’éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l’export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s’attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu’à financer la restructuration et le plan de licenciement de l'agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires.

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Tour Alternatiba pour le climat : Incident surréaliste à Fessenheim

23 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #REPRESSION

Tour Alternatiba pour le climat : Incident surréaliste à Fessenheim

Scandaleux : la France demande à la police allemande de bloquer le Tour Alternatiba, en représaille à une prise de parole anti-nucléaire devant la centrale de Fessenheim ! Ironie de l’histoire, la ministre de l’écologie venait d’attribuer le label COP21 à cette “initiative ambitieuse et innovante”.

Le Tour Alternatiba est arrivé à Fessenheim ce lundi 20 juillet, après être parti le matin de Mulhouse où 600 personnes avaient accueilli son arrivée la veille dans une ambiance de fête populaire et dans le cadre d’un Alternatiba qui a rassemblé plus de 3000 personnes tout au long d’un beau dimanche ensoleillé.

 

Nucléaire ou climat, il faut choisir !

Le Tour Alternatiba a marqué une pause devant la centrale nucléaire de Fessenheim pour rappeler l’opposition d’Alternatiba à la filière nucléaire. Devant plusieurs médias et caméras, un porte-parole du Tour a ainsi déploré que les milliards engloutis dans la filière nucléaire ne soient pas plutôt investis dans les politiques de sobriété énergétique (isolation des logements, développement des transports collectifs de proximité etc.) et dans le développement des énergies renouvelables. Le Tour Alternatiba a rappelé que lors de son étape d’Aix-en-Provence, les ouvriers de Nexcis fabriquant des vitres à la fois isolantes et productrices d’énergie solaire protestaient contre la fermeture de cette filiale d’EDF.

Cet exemple montre bien que les investissements actuels tournent le dos aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables, grâce auxquelles beaucoup plus d’emplois pourraient être créés, répartis sur tout le territoire français, qu’avec les énergies fossiles ou nucléaire. Le Tour Alternatiba terminait en dénonçant le jeu trouble et anti-démocratique du lobby nucléaire en France qui tente de saboter le développement de l’éolien, et qui va jusqu’à bloquer un engagement présidentiel comme celui de la fermeture de la centrale de Fesseinhem.

 

 

Opération de gendarmerie contre le Tour Alternatiba :

Alors que tout s’était jusque là déroulé sans incident et sans aucune remarque de la part des autorités, et que le Tour Alternatiba avait repris son chemin pour rejoindre l’Allemagne toute proche, la gendarmerie l’a bloqué environ un kilomètre plus loin, sur un bord de route. Les gendarmes ont alors entrepris de contrôler l’identité des cyclistes. Quelques uns d’entre eux se sont étonnés de ce contrôle, le premier depuis que le Tour Alternatiba est parti de Bayonne le 5 juin dernier, et alors même que le Tour a pris la parole devant d’inombrables sites, édifices et places et qu’il a croisé à de multiples reprises la gendarmerie sans que jamais elle ne veuille contrôler l’identité de ses participants. Il s’agissait donc clairement d’une opération de fichage des 24 cyclistes ayant participé à la prise de parole devant la centrale de Fessenheim. Bref, la liberté d’expression connaitrait elle des limites particulières en France dés lors qu’on évoque la question du nucléaire ?

La France fait intervenir la police allemande !

Le commandant de gendarmerie et ses hommes ont néanmoins fini par laisser repartir le Tour Alternatiba, qui a repris sa route normale et a fait une pause repas dans une ferme coopérative et alternative à Tunsel, en Allemagne. C’est là que les cyclistes ont vécu un moment à la fois surréaliste et particulièrement choquant. 7 véhicules de police sont arrivés sur les lieux et la police allemande est entrée dans la ferme, pourtant propriété privée. Ils ont annoncé aux cyclistes que la France avait demandé au procureur de Freibourg de contrôler l’identité de tous les cyclistes présents, et qu’en cas de refus de leur part, il convenait de bloquer le Tour. Aprés un long moment de protestation contre cet abus de pouvoir manifeste, les policiers allemands bloquant physiquement le départ du Tour, et celui ci commençant à être sérieusement en retard (un rendez-vous avec une centaine d’autres cyclistes était fixé à 18h00 à Freiburg), ces derniers ont tous décliné leur identité.

 

Une histoire surréaliste en pleine année de la COP21 :

Cette histoire est tout simplement surréaliste. En plein année de la COP21, la France demande à un pays étranger de bloquer le passage d’une mobilisation climatique à la fois 100 % citoyenne, entièrement pacifique et particulièrement constructive (un tour cycliste de 5 600 km et la traversée de 187 territoires différents pour y promouvoir les différentes alternatives au dérèglement climatique). Ironie de l’histoire, dans une lettre officielle du 10 juillet, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie Mme Ségolène Royal venait de lui attribuer le label COP21 (reconnaissance gouvernementale des projets de mobilisation climatique d’intérêt général), et ce dans des termes particulièrement élogieux pour le Tour Alternatiba (voir extrait ci-dessous) :

 

lettre label COP21

 

Les cyclistes du Tour Alternatiba ont rendez-vous ce mardi 21 juillet avec une avocate allemande pour étudier les possibilités de déposer une plainte contre l’intervention de la police allemande. Il s’agira également pour eux de savoir précisément qui a fait cette demande surréaliste auprès du procureur de Freibourg, et avec quelle motivation. Tout cela n’empêchera pas le programme prévu sur Freiburg à l’occasion du passage du Tour Alternatiba de continuer à se dérouler normalement aujourd’hui, avec le maintien des formations, conférences et concerts prévus à partir de 16H00 au parc central de la ville Stadtgarten.

 

Malgré toutes les embûches, arrivée à Freiburg

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Agro-industrie partout, paysans nulle part!

22 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #AGRICULTURE

75 millions pour les éleveurs, réunion agriculteurs-distributeurs à Bercy, producteurs de lait et de porc bloquent les plateformes de la grande distribution, les petits producteurs accusent la grande distribution de les asphyxier, nouveau cadre établi entre distribution et fournisseurs...

Ces titres de Une de journaux, datées de 2007, 2008, 2009 et 2013, pourraient être de ceux de cette semaine !

Dans l’agro-industrie, il y a les très gros, la grande distribution, qui fixe ses prix avec un seul objectif : augmenter les marges et les parts de marché. Les gros, les industriels, se plient à ce diktat pour préserver leur ventes et leurs marges... et passent l’ardoise aux petits, les éleveurs.

Après avoir décimé l’artisanat et le petit commerce alimentaires, la grande distribution est en position de quasi-monopole. Dans ce marché de dupes où règne l’opacité la plus totale sur les marges, distributeurs et transformateurs se renvoient la balle, et les petits éleveurs trinquent. Tables rondes, plans d’aides, et prétendus accords se suivent. Mais rien ne peut changer car les éleveurs sont dans un marché mondialisé où le prix de l’aliment est fixé à Chicago, où celui du porc doit concurrencer l’Allemagne, et celui du lait la Nouvelle-Zélande. Quand les prix de l’aliment montent, les éleveurs sont pris à la gorge car le prix de vente, lui, ne bouge pas ! Résultat, une baisse continue du nombre d’exploitations et d’actifs agricoles, alors que dans le même temps, les fermes-usines se multiplient.

Les rodomontades de Hollande, « nous veillerons à ce que l’accord soit respecté », ne cachent pas son impuissance, réduit à lancer un appel à la grande distribution et à appeler les consommateurs à acheter de la « viande de France »... Après des années d’austérité, les consommateurs achètent de la viande quand ils le peuvent au prix qu’ils peuvent. Et dire que la viande française, produite de la même manière que les autres, serait de meilleure qualité ne repose sur aucun critère objectif.

Les accords de libre échange doivent être dénoncés. Toute l’agro-industrie doit être mise au pas – production, transformation et distribution doivent être de proximité – pour revenir à des fermes autosuffisantes, où les animaux sont nourris avec la production de la ferme. L’agro-industrie n’est pas compatible avec l’agriculture paysanne qui seule peut préserver notre santé, l’environnement et la vie dans les campagnes.

François Favre

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Notre-Dame-des-Landes : « Chauffe la lutte » ces 11 et 12 juillet !

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

Cette année encore, les opposantEs à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se rassemblent. Oui encore, car tant que le projet n’est pas abandonné, nous devons continuer de renforcer les solidarités pour construire le rapport de forces qui sera nécessaire pour faire plier Vinci et le gouvernement.

Ce rassemblement s’inscrit cette année dans une nouvelle phase, celle de la fin des recours juridiques et donc de la trêve qui avait été imposée par le candidat Hollande lors de la campagne présidentielle.

Trois jours après la mort de Rémi Fraisse, en digne successeur de Ayrault, Valls avait d’ailleurs annoncé que « la détermination du gouvernement restait intacte » et que les travaux allaient commencer dès la fin des recours juridiques. Des propos confirmés ces jours-ci par le préfet de Loire-Atlantique qui vient de répéter que « le gouvernement ne tergiverse pas » et que les travaux pourraient commencer dès le rendu des jugements sur les recours environnementaux, à savoir le 17 juillet prochain... L’enjeu pour les gouvernants et le patronat du BTP est donc de démarrer au plus tôt les travaux de destruction de la Zad, c’est-à-dire expulser les occupantEs, au risque de nouvelles mutilations ou d’une nouvelle mort tragique.

C’est pourquoi ce nouveau rassemblement n’est pas une gentille kermesse annuelle mais un véritable rendez-vous politique et festif où se consolide la lutte contre l’aéroport, s’organisent les résistances et où plus largement se discute aussi un mode de développement alternatif au capitalisme.

Ces 11 et 12 juillet, ce ne sont donc pas moins de 50 débats qui sont proposés aux dizaines de milliers de participantEs : climat, agriculture, nucléaire, répression ou encore emploi. Avec Christine Poupin, le NPA sera à la tribune du meeting politique qui reliera la question climatique, les transports aériens et la protection des sols, des débats sur les mobilisations de la COP21 et sur les promesses de création d’emploi du capitalisme vert.

Deux mondes...

« Chauffe la lutte, pas le climat ! », c’est le mot d’ordre que s’est donné cette nouvelle édition, s’emparant ainsi, à sa manière du battage gouvernemental autour de la Conférence internationale sur le climat – COP21 – qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 12 décembre. Une manière de dénoncer l’hypocrisie, l’usurpation, de ceux qui, à l’instar du gouvernement français, se targuent d’être exemplaires en matière de lutte contre le réchauffement climatique, alors même que toute leur politique démontre le contraire… À commencer par ce projet d’aéroport pharaonique, absurde sur le plan économique, socialement et écologiquement destructeur. D’ailleurs les promesses des négociations climatiques s’évaporent les unes après les autres, au point que la COP21 ne fixera aucun objectif d’ici à 2030.

Quant aux promesses de création d’emplois par l’aéroport, argument majeur du patronat et du gouvernement, il est depuis battu en brèche par la CGT. Le syndicat, qui s’était toujours abstenu, vient enfin de prendre position pour le réaménagement de Nantes Atlantique.

Plus largement, il s’agit bien de choisir entre deux mondes : celui des aéroports, de la concurrence entre métropoles, des fermes usines, d’un environnement ravagé, des migrations forcées, du mépris des populations, des violences policières… le monde du capitalisme réel. Ou bien celui que zadistes, paysanEs et militantEs, esquissent, un monde où la production répond aux besoins sociaux des populations et respecte leur environnement.

Bertrand Achel et Sandra Cormier

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