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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

LEURS AFFAIRES ET LEUR SYSTEME? UN MONDE À CHANGER, RADICALEMENT !

16 Février 2017 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EDITOS

LEURS AFFAIRES ET LEUR SYSTEME? UN MONDE À CHANGER, RADICALEMENT !LEURS AFFAIRES ET LEUR SYSTEME? UN MONDE À CHANGER, RADICALEMENT !

Emplois fictifs, détournement de fonds publics, , maintenant fraude fiscale de son porte-parole : l’affaire Fillon est le révélateur des pratiques de tant de politiciens de tous bords – rappelons-nous
Cahuzac – qui usent de l’argent public comme ils utilisent leur voiture de fonction.
Légales ou pas, des moeurs révoltantes Ce sont les mêmes qui accusent les plus démunis, traités « d’assistés », de « profiter » de l’argent
public. Les mêmes n’arrêtent pas de nous rabâcher que les caisses de l’Etat sont vides, de nous prêcher l’austérité et les sacrifices nécessaires. Fillon
pense-t-il qu’il lui suffira de quelques arguments bidon et d’excuses de dernière minute pour s’en tirer ?
Malgré tout , pour des raisons diverses, on remarque que le monde politicien  ne critique pas trop Fillon. En particulier le Front National. Et
pour cause : Marine Le Pen et ses amis sont empêtrés eux aussi dans des affaires, dont celle des d’emplois fictifs au Parlement Européen, qui
l’amène à devoir lui rembourser 340 000 euros.

Cirque médiatique et électoral, une démocratie bien fictive
La corruption, les affaires, le détournement de fonds publics ne datent pas d’aujourd’hui, et ne sont pas le fait d’un seul bord politique. Tout cela serait-il possible si les élus, à tous les niveaux, devaient rendre des comptes régulièrement, en cours de mandat, à la population ?
Le cumul des mandats, l’accumulation sur de nombreuses années de mandats successifs,  ne favorisent-ils pas cette culture de l’impunité pour ceux et celles qui font « carrière » en politique ? Et y aurait-il autant de candidats si l’indemnité versée aux élus était limitée au salaire moyen dans le pays ?

Le système dont il faut se débarrasser, c’est le capitalisme
Quand les « affaires » envahissent le champ médiatique, on ne parle plus de l’essentiel : les questions sociales en particulier. On est même tenté
de dire que c’est fait pour cela. Serait-il gênant d’obliger les candidats à détailler précisément leurs propositions sur le chômage, le pouvoir d’achat,
l’avenir de la Sécurité Sociale ou les questions internationales ? Serait-il incongru de leur demander à tous de dire très exactement ce qu’ils pensent des milliards de cadeaux aux entreprises –sous Sarkozy comme sous Hollande – sans aucune obligation de créations d’emplois ? De leur demander comment
ils pourront tenir leurs promesses –emploi, éducation, santé, retraites –sans envisager de prendre l’argent où il est, et donc de s’attaquer aux intérêts
de ceux qui détiennent les lieux réels de pouvoir : les banques, les grands groupes capitalistes ?

Il n’y a pas de « sauveur suprême », pas plus aujourd’hui qu’hier
Chaque jour dans le monde, le sort de centaines de millions de personnes se joue dans les petits cercles d’actionnaires. Le chantage à la concurrence est partout leur méthode pour imposer licenciements et baisse de salaires. Même dans des entreprises qui font déjà des profits, ils délocalisent ou licencient pour en faire encore plus. Pour eux, peu importe si cela doit accélérer le réchauffement de la planète. Malgré la montée du niveau des mers et les millions de réfugiés climatiques, ils continuent d’investir dans le pétrole et le charbon, en contradiction avec les décisions de la COP 21. Pour
nous débarrasser de leur pouvoir de nuisance, il est évidemment illusoire de compter sur le seul bulletin de vote ou sur un candidat miracle. D’immenses
mobilisations, coordonnées à l’échelle mondiale, nous permettront de balayer ce monde capitaliste pourrissant et d’instaurer de vraies mesures
anticapitalistes, pour en finir avec l’exploitation de l’homme et de la planète.

 

Avec les militantEs pour le climat, les opposantEs à la loi travail, les soutiens des migrantEs, les féministes, les altermondialistes, nous voulons trouver une issue. Nous ne sortirons pas de cette situation catastrophique avec les outils qui nous y ont conduits. Les exploitéEs et les oppriméEs sont aujourd’hui à la merci des manœuvres politiques des partis qui prétendent les représenter. Nous représenter nous-mêmes, construire nos propres outils politiques, élaborer notre programme à partir des exigences portées par nos luttes, voilà ce que nous pouvons et devons impérativement faire ensemble. Il n’y aura ni raccourci ni sauveur suprême.

C’est le sens de la candidature de par Philippe Poutou, ouvrier, en lutte pour défendre les emplois chez Ford Bordeaux

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