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NPA 27 -  Eure

Bulletin Santé-Social du N.P.A.-27 CHS d'EVREUX -29-09-2009 -

5 Octobre 2009 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Comité NPA d'EVREUX

--> Cliquer sur le titre en rouge pour lire le tract au format PDF


 

     Bulletin  CHS-Navarre -  EVREUX -29 septembre 2009

C'EST LA FOLIE AU CHS !

Mercredi 16 septembre, des banderoles ont fleuri partout sur les murs du CHS. Parties du secteur 4, elles se sont étendues à tous les services de soins en une journée, sans qu’aucun syndicat ne soit à l’initiative du mouvement !

Et depuis chaque jour apporte son lot de nouvelles banderoles. Elles exprimaient d’abord la souffrance des équipes puis les soignants ont développé des trésors d’imagination. Les messages sont devenus plus précis, exprimant la colère ou des revendications.

Promis, dans un prochain bulletin nous établirons le palmarès des banderoles préférées des du comité NPA d’Evreux !

La peur change de camp

Ces banderoles, leur message, leur nombre, leur caractère spontané, ont radicalement changé l’ambiance à l’hôpital : les cerbères de la direction se font discret et le directeur y réfléchi à deux fois avant de convoquer le personnel à ses réunions bidons sur la grippe A ou le nouvel hôpital !

La lutte semble déjà payante : la direction, qui ne veut pas jeter de l’huile sur le feu, parle d’embaucher un peu de personnel pour parer au plus urgent et évoque l’annulation des sanctions contre les collègues du secteur 4.

« Tous ensemble » pour mener la lutte à son terme.

L’Assemblée Générale, convoquée par la CGT et à laquelle s’est rallié FO, a été un succès : 160 personnes au moins, venant de tous les services, y compris de nombreux techniques et administratifs. La mobilisation est vraiment générale.

Tant mieux, car c’est de cette façon, tous ensemble et en décidant par nous même que nous ferons reculer la direction !

Ce matin, il y a un « CTE extraordinaire » convoqué par la CGT sur la question des dégradations des conditions de travail dans les unités de soins et dans les services techniques et généraux.

Le directeur nous a promis du concret pour ce CTE. Prenons-le au mot ! En attendant une prochaine AG, venez au local syndical pour demander ce qu’il en est aux élus du personnel !


Ordre Infirmier : c’est déjà assez le désordre comme ça !

Les infirmiers de tous le pays ont reçus des documents pour l’inscription obligatoire à l’Ordre infirmier. Cet Ordre ne changera rien en termes de salaire, il n’améliorera en rien nos conditions de travail.

Et pas question de payer leur 75 euros pour travailler. Il faut participer au boycott organisé par les syndicats !

Qu’il paye son forfait

Alors qu’il veut augmenter le forfait hospitalier, tout en supprimant toujours plus de postes dans les hôpitaux, Sarkozy a eu le culot de se pavaner à l’hôpital de Villejuif, à l’occasion de la 2500ième greffe de foie de l’établissement. Ça a fait mal au ventre aux salariés de l’hôpital qui ont manifesté, en dénonçant le coût du déplacement présidentiel, état de siège, frais de bouche, etc. : 200 000 euros ! Ça fait un sacré forfait de séjour hospitalier : l’équivalent de 8 postes d’infirmières dans l’année…

L’union fait la force

Le 17 septembre, devant la Bourse de Paris, des milliers de salariés d’entreprises frappées par les licenciements ont manifesté contre les fermetures et les destructions des emplois. Il y avait des travailleurs de Continental, de Goodyear, de Molex, de Philips, ou encore de Freescale, une entreprise d’électronique de Toulouse en grève depuis deux semaines. Il y avait aussi des cortèges d’ouvriers des usines de PSA, venus avec des collègues d’entreprises sous-traitantes. Cette manifestation commune des entreprises en lutte n’est qu’une première étape, parce que c’est tous ensemble que les travailleurs peuvent défendre leur emploi, et pas boîte par boîte !



FRANCE TELECOM : MORTS POUR LE PROFIT CAPITALISTE

 

En 18 mois, 23 salariés de France Télécom se sont suicidés. Mais dans une conférence de presse, le PDG de l’entreprise a déclaré cyniquement qu’il n’y voyait qu’une « mode » ! Il ne pouvait pas mieux montrer l’arrogance et le mépris des possédants à l’égard des travailleurs. Selon lui, ces salariés qui craquent seraient des individus fragiles qui ont des problèmes personnels et ne savent pas s’adapter aux évolutions technologiques. Le rédacteur en chef de

« l’Express » en rajoute dans l’odieux en expliquant que ce serait des fonctionnaires planqués qui ne s’habituent pas aux conditions de travail du privé. Mais les suicides de travailleurs chez Peugeot ou Renault ont frappé aussi l’industrie et le privé...

LE PROFIT ET LA PRIVATISATION TUENT

La concurrence effrénée entre opérateurs téléphoniques, les restructurations incessantes, la mobilité forcée et le chantage à l’emploi qui le
Depuis 1997, date où le gouvernement de gauche de Jospin a procédé à la première ouverture au capital de France Télécom, ses effectifs sont passés de 145 000 à 80 000 sur la maison-mère. Voilà la source des souffrances au travail. Le but de la privatisation, c’est de faire passer les prodigieux bénéfices des télécommunications dans les poches des capitalistes. Cela signifie réduire les coûts, et pour ces gens-là, réduire les coûts, c’est s’attaquer aux personnels et pas question de baisser les dividendes des actionnaires !
s accompagnent sont à la base d’une gestion par le stress qui aggrave la charge de travail, déstabilise et dévalorise, dans le but de faire craquer ces salariés qui ont une culture de service public et de les amener à quitter « volontairement » l’entreprise.

C’EST TOUTE LA SOCIETE CAPITALISTE QUI EST MALADE


Beaucoup de salariés de bien des entreprises se reconnaissent dans ces agents qui ne dorment plus, tombent en dépression, se bourrent d’anxiolytiques et dont la détresse a été pour une fois médiatisée.
Ce n’est pas que chez France Télécom que la soif de profits des capitalistes et les coupes dans les effectifs broient des vies. C’est plus d’une personne par jour qui se suicide au travail et plus de 60 % des salariés qui trouvent leur travail stressant, et cela, avant la vague de licenciements amenée par la crise... Tous les secteurs sont touchés.

Mais que ce soit dans le secteur privé ou dans le public, il est maintenant temps de passer du désespoir individuel à la grande révolte collective.
Il est temps de passer des luttes localisées et isolées à la lutte d’ensemble. La volonté de se battre existe. En témoignent cet été la lutte des Conti, des Molex, des Goodyear et tant d’autres, ainsi que l’appel des entreprises en lutte à se coordonner et à se regrouper dans un « collectif contre les patrons voyous et licencieurs ». Il est possible et nécessaire de s’y mettre tous ensemble afin de préserver notre avenir et notre santé et d’en finir avec la loi des actionnaires et du profit.
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