VALDEPHARM : le compte n’y est pas, la colère est toujours là.
Chez Valdepharm, l’une des boîtes du secteur pharmaceutiques de Val-de-Reuil (550 salarié.e.s), les syndicats CGT (majoritaire à 70%) et SUD ont déjà par le passé eu l’occasion de démontrer qu’ils prennent l’action revendicative au sérieux. La direction a entamé les NAO (négociations annuelles obligatoires) à 0,5 %... à la tête du client. Elle conditionnait une éventuelle augmentation plus importante à une remise en cause d’acquis gagnés… par le blocage de la production (trois jours de carence payés par convention, bonus annuel, accords de RTT). CGT et SUD avaient donc appelé à arrêter la production et installé leur piquet de grève devant la boîte. 130 salarié.e.s environ, dont beaucoup de jeunes embauché.e.s, avaient répondu à l’appel. Le mouvement s’est étendu sur cinq jours, ce qui n’est pas négligeable. Ils et elles ont repris avec 0,5% uniforme, ce qui est bien sûr insuffisant. Point décisif, la conscience de la force du nombre a été bien ancrée par cette nouvelle expérience.
Pour gagner davantage dans ce contexte difficile, c’est soit d’autres usines du groupe qu’il aurait fallu entraîner, soit d’autres usines de la zone industrielle : des débrayages au même moment chez Aptar, Sanofi, Fresenius, chacun sur son cahier de revendications, voilà qui changerait la donne ! Face à une telle extension, on sait que les patrons changent facilement de discours. Mais tout est fait pour pousser à la routine et au chacun pour soi frileux. Il donc revient aux syndicalistes conscient.es la tâche patiente et ardue de retisser les mailles de l’action solidaire.
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