À LOUVIERS COMME AILLEURS, DÉFENDONS LE DROIT DE MANIFESTER !
De mémoire de militant.e, à Louviers, jamais une autorisation n’a été demandée à la préfecture avant un rassemblement ni une manifestation. Il a fallu que ce soit sous la présidence de Hollande en 2016 qu’une manifestation pour la défense du climat convoquée au Parvis soit interdite et ses organisateurs menacés de poursuite sous prétexte qu’elle contrevenait à l’état d’urgence. La déambulation eut lieu malgré tout et il n’y eut pas de suite. Mais depuis l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête des organisateurs, et c’est une atteinte insupportable aux libertés.
C’est ainsi que le rassemblement organisé le 20 octobre sur le parvis de l’église de Louviers « pour une paix juste et durable » et un cessez-le-feu immédiat (5 mois et 30 000 morts après le 7 octobre, cela résonne bien amèrement), par la FSU, la LDH d’Evreux, le NPA et le PCF, avait fait l’objet d’une interdiction. Décision arbitraire du préfet, tournée en fait contre le NPA dont le pouvoir et ses amis dans les médias avaient voulu faire un soutien des islamistes fondamentalistes du Hamas et de ses méthodes barbares.
Une atteinte inacceptable au principe de la liberté de manifester qui s’est reproduite un peu partout dans le pays, alors que partout dans le monde les manifestant.e.s exprimaient par centaines de milliers leur indignation. Une atteinte encore plus inacceptable quand l’interdiction est signifiée une heure à peine auparavant. C’est ainsi qu’une quinzaine de policiers suréquipés, avec à leur tête le commissaire de police, ont débarqué pour contrôler l'identité des 12 personnes présentes, et en ont verbalisé arbitrairement 5 pour une amende de 135€. Une sévérité qui contraste avec le laissez-faire constaté par exemple à l’égard des agro-capitalistes de la FNSEA ! La contestation a été immédiatement organisée, 92 personnes ont tout de suite signé une pétition de soutien, et on vient d’apprendre que les contraventions pour "participation à rassemblement interdit" ont été classées sans suite par le tribunal de police.
Une petite victoire, mais beaucoup trop d’énergie dépensée pour défendre un droit fondamental. Un regret : l'absence de soutien d'élus de gauche pourtant au courant voire sollicités. Le combat continue pour arracher un cessez-le-feu immédiat en Palestine.
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