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NPA 27 -  Eure

NON AUX FERMES-USINES, A HOULBEC-COCHEREL COMME AILLEURS!

3 Octobre 2019 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Environnement; Résistance

NON AUX FERMES-USINES, A HOULBEC-COCHEREL COMME AILLEURS!

Notre camarade François Huvé est allé, jeudi 3 octobre, à Vernon, à la rencontre des agriculteurs et agricultrices qui manifestaient leur désarroi face aux arrêtés anti pesticides pris par des maires du département et aux critiques contre les méthodes d'élevage en batterie du bétail (projet de ferme des 1 500 bovins à Houlbec Cocherel et Douains).  Le NPA se bat depuis des années pour l'arrêt de la production de ces produits mortels et défend l'utilisation d'alternatives plus respectueuses de l'environnement et des humains. Le  NPA soutient les maires qui ont pris les arrêtés anti pesticides. Nous défendons une agriculture paysanne, locale, bio, qui rémunère correctement les paysans et paysannes, qui nourrisse sainement les populations et entretienne les sols et paysages. Mais nous comprenons le désespoir des agriculteurs et agricultrices qui ont besoin d'aides pour sortir du modèle d'agriculture productiviste, basée sur la rentabilité avant tout, au détriment de la santé des uns et des autres. L'agriculture est l'affaire de toutes et tous. Ne les laissons pas tomber! C'est toutes et tous ensemble que nous changerons les modes de production et de consommation.

Tout comme nous militons pour l'arrêt du nucléaire, de la fabrication des armes et de la publicité,  pour la diminution de l'utilisation des voitures (donc de leur fabrication), nous nous battons pour que la reconversion des métiers, des expertises, des savoirs faire, des process, s'opère dans de bonnes conditions (maintien du salaire et des acquis) vers des productions utiles à toutes et à tous. La nécessaire transition écologique sera créatrice d'emplois si elle s'effectue sur la base de la satisfaction des besoins sociaux, et non plus du remplissage du porte feuille des actionnaires. L'agriculture actuelle, intensive,  sous perfusion des intrants chimiques et des subventions européennes est responsable de 25% des émissions de gaz à effet de serre (avec la déforestation). On doit aider les paysans et paysannes à en sortir. L'agriculture peut être une solution au réchauffement climatique. Voici le tract distribué:

 

Lait : les exploitations ‘durables’ sont plus performantes économiquement


Les exploitations laitières dont les vaches paissent librement sont plus rentables que les autres, affirme une étude du réseau Civam, en partenariat avec le WWF France.

Non, l’agriculture intensive n’est pas forcément plus rentable, bien au contraire. Selon une étude réalisée par le réseau de valorisation de l’agriculture durable Civam, en partenariat avec le WWF France, dans les exploitations laitières dont les vaches paissent librement dans les prés, le revenu disponible pour l’exploitant est largement supérieur à ce qu’il est dans les exploitations laitières où les vaches ne sortent jamais, et sont nourries avec du fourrage et des compléments alimentaires industriels.

Des exploitations plus rentables car dépensant moins en aliments et fourrages. En chiffres, d’après l’étude, qui porte sur 170 fermes du réseau agriculture durable (AD), dont les données ont été comparées aux statistiques du ministère de l’Agriculture pour les exploitations traditionnelles, le revenu disponible annuel moyen pour l’exploitant AD atteint 21.123 euros, comparé aux seulement 6.974 euros dans les fermes du panel de référence du ministère. L’étude explique que c’est le poids des charges liées à l’alimentation du bétail, à leurs soins spécifiques, induits par leur confinement, et à l’entretien des bâtiments qui grève ainsi la rentabilité des exploitations laitières intensives.

Conséquence : dans les élevages intensifs traditionnels, une grosse partie des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) sert à financer les dépenses liées à ce mode d’exploitation. Alors que dans les exploitations d’élevage bovin laitier en agriculture durable, les aides de la PAC se transforment pour l’essentiel en rémunération pour l’éleveur ! Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles vivent sous perfusion de ces aides, c’est même d’ailleurs le contraire, comparé aux autres : pour toucher 100 euros de revenu net, un agriculteur doit toucher 233 euros d’aides dans un élevage intensif, contre seulement 93 euros dans une ferme AD

 

 

Dans une ferme AD, l’agriculteur trois fois mieux rémunéré

L’étude démontre que de telles exploitations permettent de faire vivre 10 % d’actifs agricoles en plus au kilomètre carré que dans les exploitations intensives, ce qui permet de lutter contre la désertification agricole.

Même si ce n’est pas l’objet premier de l’étude, elle montre par ailleurs que ces exploitations sont mécaniquement beaucoup plus vertueuses sur le plan de l’utilisation des produits phytosanitaires. En volume et en valeur, elles en consomment trois fois moins que les autres, sachant que les produits phytosanitaires utilisés pour la production des compléments alimentaires ont été réintégrés dans les statistiques.

 

Source image: Greenpeace France via Science & Avenir

Source image: Greenpeace France via Science & Avenir

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