CATASTROPHE DE LUBRIZOL: OBTENIR LA VERITE ET ETABLIR LES RESPONSABILITES!
Hier soir à Rouen, c'est la colère et la volonté légitime d'obtenir des réponses qui dominaient: à 18h, ce sont quelques 5 000 manifestant.e.s. qui se sont massés devant le palais de justice, beaucoup avec pancartes ou un masque sur le visage, pour que le préfet et le gouvernement qu'il représente aient bien en tête que la population rouennaise et des alentours n'allait pas s'en laisser compter et qu'elle entendait bien obtenir d'autres informations et d'autres réponses que celles grotesquement rassurantes et partielles délivrées depuis la catastrophe.
Les prises de parole des associations et syndicats se sont succédé et nous saluons particulièrement la déclaration de la CGT réclamant, "bien que cela va en choquer certains" selon la formule utilisée, qu'il va falloir poser la question de l'expropriation de ces sites SEVESO qui sont de véritables bombes à retardement et de leur placement sous le contrôle des travailleurs et de la population. Non seulement cela ne choque pas le NPA, mais c'est ce à quoi nous appelons, tout comme des audits indépendants des services de l'Etat et des intérêts capitalistiques sur la pollution, les risques sanitaires à court et long terme à Rouen et dans tous les territoires concernés. Cela nécessite naturellement des moyens en conséquence, mais ce n'est certainement pas à la collectivité de supporter cette charge financière, mais aux industriels et concernant à Rouen, à l'entreprise de Warren Buffet.
Pour obtenir réparation, il il faudra faire le nombre et renforcer le collectif né de la catastrophe. C'est bien gentil de brailler "plus jamais ça" comme les Jadot et cie, c'est mieux de s'organiser, de se donner les moyens de comprendre et d'agir, de renforcer l'auto-organisation, de se confronter aux autorités (préfet et tout les organismes officiels), et de donner une expression revendicative à la colère.

