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NPA 27 -  Eure

Articles avec #repression tag

Mais que fait la police...?

7 Décembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Mais que fait la police...?
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PROVOCATION A REPUBLIQUE DIMANCHE : TEMOIGNAGE DE 4 MANIFESTANT-E-S DE L'EURE

1 Décembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Nous sommes arrivés à 12h30 et la chaîne humaine prévue entre 12h et 13h était déjà terminée. Beaucoup de monde place de la République. Nous y sommes restés peu de temps car nous avons rejoint le NPA qui était place Voltaire (un bon kilomètre à pied, sur les trottoirs bondés). A 13h30 le NPA, dont le service d'ordre a parfaitement bien géré la situation, est reparti vers la place de la République, en marchant sur les trottoirs. Quelques arrêts pour permettre à d'autres de nous rejoindre. Aucun drapeau, aucun badge (nous étions les seuls, tous les 4 avec affichettes épinglées et autocollants). Puis, subitement, badges, banderoles, drapeaux, mégaphone sont apparus et nous avons occupé la rue. D'autres sont venus avec nous (des gens d’Alternative Libertaire et d'Ensemble!). Nous avons crié nos slogans en tapant dans les mains, accompagnés par un groupe de tambours qui nous précédait, ce qui donnait un aspect très dynamique. Il y a eu des arrêts, puis à l'approche de la place de la République (200m environ) nous avons été bloqués, la rue étant barrée par des CRS. Après avoir parlementé, nous avons été autorisés à continuer à avancer sur le trottoir. On a pu rejoindre la place en criant nos slogans. Les gens regardaient, prenaient des photos, faisaient des films... Nous avons commencé à faire le tour de la place. De nombreux manifestants nous ont rejoints.
Tous les axes qui arrivaient à la place étaient bouchés par les CRS
(de vrais ninjas) harnachés, casqués, avec matraque et bouclier, des fourgons partout.
Avant d'avoir pu faire le tour nous avons dû stopper. Brutalement ça s'est mis à chauffer juste devant nous : des jets d’objets,  des gaz lacrymogènes tout de suite. La gorge, le nez qui piquent, les yeux qui coulent. Des cris, des gaz, des jets, des détonations (il paraît que c'était des pétards mais ça faisait un bruit énorme). On sentait la tension monter. Venant de la place, une vingtaine de personnes au visage masqué avançaient vers les CRS en jetant des projectiles ; les CRS les ont chargés.
Le NPA est resté proche du lieu des échauffourées, criant pour revendiquer le droit de manifester...
Au bout d'un moment, ne pouvant plus avancer, nous avons fait demi-tour et sommes repartis en manif autour de la place, mais arrivés à un des coins, un officier  des CRS avec une écharpe tricolore (première fois qu'on voit ça) a gueulé au mégaphone "dernière sommation avant la charge, dégagez !". On s'est écarté, comme d'autres, et une fois sur les côtés, on s'est demandé quoi faire. Notre train partant une heure après, on a décidé de partir. Franchement, on était stressé, inquiet, comment tout ça allait finir ? Les entrées de métro étant condamnées, on a marché un moment jusqu'à en trouver une ouverte. On a eu le train prévu à 15h30.

Nous nous sentons mal d'être rentrés avant la dissolution, d'avoir laissé nos camarades parisiens dans le cortège  sur place, beaucoup ont été arrêtés de ce simple fait, mais nous étions parti-e-s à quatre et on voulait rester ensemble et décider ensemble.

341 interpellations qui se sont soldées par 317 gardes à vue (chiffres de l'AFP), pour 20 ou 30 individus en cause, ça fait beaucoup. Ça traduit la volonté de museler les opposants à l’injustice climatique. Ces manifestations, ce mécontentement, ça la fout mal devant tous ces chefs d'Etat. Alors on doit continuer, et retourner à Paris pour la manifestation nationale du samedi 12 décembre !

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Une raison de plus d'être dans la rue le 08 Octobre!

7 Octobre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

Le No Comment du jour! Valls: "L'état soutien la direction d'Air France"

Le No Comment du jour! Valls: "L'état soutien la direction d'Air France"

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Tour Alternatiba pour le climat : Incident surréaliste à Fessenheim

23 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #REPRESSION

Tour Alternatiba pour le climat : Incident surréaliste à Fessenheim

Scandaleux : la France demande à la police allemande de bloquer le Tour Alternatiba, en représaille à une prise de parole anti-nucléaire devant la centrale de Fessenheim ! Ironie de l’histoire, la ministre de l’écologie venait d’attribuer le label COP21 à cette “initiative ambitieuse et innovante”.

Le Tour Alternatiba est arrivé à Fessenheim ce lundi 20 juillet, après être parti le matin de Mulhouse où 600 personnes avaient accueilli son arrivée la veille dans une ambiance de fête populaire et dans le cadre d’un Alternatiba qui a rassemblé plus de 3000 personnes tout au long d’un beau dimanche ensoleillé.

 

Nucléaire ou climat, il faut choisir !

Le Tour Alternatiba a marqué une pause devant la centrale nucléaire de Fessenheim pour rappeler l’opposition d’Alternatiba à la filière nucléaire. Devant plusieurs médias et caméras, un porte-parole du Tour a ainsi déploré que les milliards engloutis dans la filière nucléaire ne soient pas plutôt investis dans les politiques de sobriété énergétique (isolation des logements, développement des transports collectifs de proximité etc.) et dans le développement des énergies renouvelables. Le Tour Alternatiba a rappelé que lors de son étape d’Aix-en-Provence, les ouvriers de Nexcis fabriquant des vitres à la fois isolantes et productrices d’énergie solaire protestaient contre la fermeture de cette filiale d’EDF.

Cet exemple montre bien que les investissements actuels tournent le dos aux économies d’énergies et aux énergies renouvelables, grâce auxquelles beaucoup plus d’emplois pourraient être créés, répartis sur tout le territoire français, qu’avec les énergies fossiles ou nucléaire. Le Tour Alternatiba terminait en dénonçant le jeu trouble et anti-démocratique du lobby nucléaire en France qui tente de saboter le développement de l’éolien, et qui va jusqu’à bloquer un engagement présidentiel comme celui de la fermeture de la centrale de Fesseinhem.

 

 

Opération de gendarmerie contre le Tour Alternatiba :

Alors que tout s’était jusque là déroulé sans incident et sans aucune remarque de la part des autorités, et que le Tour Alternatiba avait repris son chemin pour rejoindre l’Allemagne toute proche, la gendarmerie l’a bloqué environ un kilomètre plus loin, sur un bord de route. Les gendarmes ont alors entrepris de contrôler l’identité des cyclistes. Quelques uns d’entre eux se sont étonnés de ce contrôle, le premier depuis que le Tour Alternatiba est parti de Bayonne le 5 juin dernier, et alors même que le Tour a pris la parole devant d’inombrables sites, édifices et places et qu’il a croisé à de multiples reprises la gendarmerie sans que jamais elle ne veuille contrôler l’identité de ses participants. Il s’agissait donc clairement d’une opération de fichage des 24 cyclistes ayant participé à la prise de parole devant la centrale de Fessenheim. Bref, la liberté d’expression connaitrait elle des limites particulières en France dés lors qu’on évoque la question du nucléaire ?

La France fait intervenir la police allemande !

Le commandant de gendarmerie et ses hommes ont néanmoins fini par laisser repartir le Tour Alternatiba, qui a repris sa route normale et a fait une pause repas dans une ferme coopérative et alternative à Tunsel, en Allemagne. C’est là que les cyclistes ont vécu un moment à la fois surréaliste et particulièrement choquant. 7 véhicules de police sont arrivés sur les lieux et la police allemande est entrée dans la ferme, pourtant propriété privée. Ils ont annoncé aux cyclistes que la France avait demandé au procureur de Freibourg de contrôler l’identité de tous les cyclistes présents, et qu’en cas de refus de leur part, il convenait de bloquer le Tour. Aprés un long moment de protestation contre cet abus de pouvoir manifeste, les policiers allemands bloquant physiquement le départ du Tour, et celui ci commençant à être sérieusement en retard (un rendez-vous avec une centaine d’autres cyclistes était fixé à 18h00 à Freiburg), ces derniers ont tous décliné leur identité.

 

Une histoire surréaliste en pleine année de la COP21 :

Cette histoire est tout simplement surréaliste. En plein année de la COP21, la France demande à un pays étranger de bloquer le passage d’une mobilisation climatique à la fois 100 % citoyenne, entièrement pacifique et particulièrement constructive (un tour cycliste de 5 600 km et la traversée de 187 territoires différents pour y promouvoir les différentes alternatives au dérèglement climatique). Ironie de l’histoire, dans une lettre officielle du 10 juillet, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie Mme Ségolène Royal venait de lui attribuer le label COP21 (reconnaissance gouvernementale des projets de mobilisation climatique d’intérêt général), et ce dans des termes particulièrement élogieux pour le Tour Alternatiba (voir extrait ci-dessous) :

 

lettre label COP21

 

Les cyclistes du Tour Alternatiba ont rendez-vous ce mardi 21 juillet avec une avocate allemande pour étudier les possibilités de déposer une plainte contre l’intervention de la police allemande. Il s’agira également pour eux de savoir précisément qui a fait cette demande surréaliste auprès du procureur de Freibourg, et avec quelle motivation. Tout cela n’empêchera pas le programme prévu sur Freiburg à l’occasion du passage du Tour Alternatiba de continuer à se dérouler normalement aujourd’hui, avec le maintien des formations, conférences et concerts prévus à partir de 16H00 au parc central de la ville Stadtgarten.

 

Malgré toutes les embûches, arrivée à Freiburg

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Pétition: Solidarité avec les prisonniers du 15/07! Contre la violence policière! (change.org)

19 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION, #International, #Europe, #PETITIONS

Le gouvernement SYRIZA-ANEL, qui a adopté le nouveau mémorandum dans la lignée des gouvernements précédents, prouve qu'il ne peut ni mettre en œuvre les nouvelles mesures d'austérité qui détruisent la vie des travailleurs et du peuple en Grèce ni réussir à opérer un renversement du NON massif de la classe ouvrière, sans recourir à la forme ultime de la domination sociale : la violence policière d’État et la répression.

La nuit du 15 juillet, jour de grève générale dans le secteur public, les municipalités et les hôpitaux contre le nouveau mémorandum, lors de la manifestation organisée par des syndicats et des organisations politiques et sociales, la police du "gouvernement de gauche" a déchaîné sa rage. La partie de la manifestation où se tenaient les membres de l'OKDE-Spartakos, clairement visibles avec chants et drapeaux, a été, sans aucune provocation, violemment attaquée par la police anti-émeute qui a cruellement frappé et blessé des manifestantEs puis les a arrêtés sans raison. Deux camarades de l'OKDE-Spartakos et d'ANTARSYA, après avoir été tabassés pendant la charge de police, mais aussi après leur arrestation, ont dû passer devant le procureur le 16 juillet, ainsi que d'autres manifestants arrêtés, sur la base de nombreuses fausses accusations ridicules. Leur procès est prévu le mercredi 22 juillet. Ces deux camarades sont Manthos Tavoularis, employé de librairie et secrétaire du Syndicat des Travailleurs des Librairies et Michalis Goudoumas, travailleur social, membre du Syndicat des Travailleurs de la Fondation pour l'Enfance "Pammakaristos".

15 autres militantEs ont été arrêtés avec nos camarades et traités par la police avec la même brutalité, et passeront aussi en procès mercredi.

Le gouvernement ne laisse place à aucune illusion s'agissant de savoir qui sont ses alliés et qui sont ses ennemis. Il choisit de voter pour le nouveau mémorandum en collaboration étroite avec les partis politiques de la bourgeoisie, les médias dominants, le capital grec et européen, l'UE et le FMI. 

Le gouvernement a choisi d'attaquer avec une violence impensable, utilisant la fameuse "Garde Prétorienne" (la police anti-émeute grecque "MAT" et l'unité de police "DIAS") contre des organisations politiques de la gauche anticapitaliste, des syndicalistes et des militantEs politiques qui se sont battus ces dernières années contre les mémorandums, l'austérité et les lois autoritaires, qui se sont aussi battus et ont mobilisé pour le NON lors du référendum, qui se battent pour l'émancipation de la majorité laborieuse et sa libération de l'enfer capitaliste.

Cette répression de la part du gouvernement qui a autoritairement transformé le NON écrasant des travailleurs et des travailleuses en un mémorandum "de gauche" d'une extrême sauvagerie de classe, n'effraie pas les militantEs politiques qui se battent aux côtés de celles et ceux qui disent NON JUSQU'AU BOUT.

C'est pourquoi nous sommes solidaires de touTEs nos camarades militantEs politiques qui étaient le "groupe-cible" de la répression policière lors de la manifestation ouvrière du 15 juillet et nous exigeons le retrait immédiat de toutes les accusations contre les militantES politiques interpellés et traînés de force au tribunal.

 

Pour signer la pétition en ligne, cliquez ici!

 

Nous participerons au rassemblement de solidarité au tribunal d'Evelpidon, le 22 juillet à 9h.

Appel déjà signé par plus de 300 syndicalistes et activistes en Grèce :

Merci de faire apparaître en signant en ligne le prénom, le nom et , si possible, le syndicat ou l'organisation et éventuellement le niveau de responsabilité.

soutien.grecs.reprimes@gmail.com

Premiers signataires:
Despina Koutsoumpa, member of council of region of Attiki
Panagiotis Tselepis, secretary of workers in municipality of Nikaia/Renti (region of Attiki)
Santiago Menconi, worker and activist from the Argentina Transport Union
Koutsoumpa is also member of general assembly of ADEDY
Zetta Melampianaki, secretary of teachers' union in Nea Smpyrni (region of Athens)
Ilias Loizos, secretary of workers union in municipality of Neo Irakleio (region of Attiki) 
Xristos Argiris member of general council of ADEDY, doctor
Adamopoulos Nikos, secretary of workers in municipality in Nea Ionia (region of Attiki), member of general council of POE-OTA (fenderation of workers in municipalities) and member of executive committe of ADEDY
Takis diamantidis, secretary of union of Teachers in Samo...

Eric  Toussaint maître de conférence à l’université de Liège, président du CADTM Belgique et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France

Catherine Samary économiste, spécialiste des Balkans et de l’Europe de l’Est, maître de conférence,  membre du Conseil scientifique d’ATTAC France, membre fondateur d’Espace Marx. 

Daniel Tanuro ingénieur agronome et environnementaliste, collaborateur au Monde diplomatique et fondateur de l'ONG belge Climat et justice

Olivier Besancenot postier, ancien candidat de la LCR à l'élection présidentielle en France puis du NPA aux européennes

Jeff Mackler, National Secretary, Socialist Action/USA; Administrative Committee, United National Antiwar Coalition (UNAC); Director, Mobilization to Free Mumia Abu-Jamal

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État espagnol : Non à la « loi bâillon » !

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION, #International

Les trois lois dites « bâillon » (loi de « sécurité citoyenne », réforme du code pénal et loi anti-djihadiste) sont entrées en vigueur ce 1er juillet, faisant fi des critiques des mouvements sociaux, des autres forces politiques, et même de celles de l’Union européenne et de l’ONU.

C’est le projet phare de la législature du ministère de l’Intérieur espagnol, alors que la sécurité est loin de figurer parmi les dix principales préoccupations des Espagnols. En réalité, 82 % des sondés en décembre dernier par Metroscopia était même pour assouplir ces lois, voire les abandonner...

« Sécurité citoyenne » ?

Expulsions directes. Un amendement du Sénat à la loi dit que «  Les étrangers détectés sur la frontière de Ceuta ou Melilla en train d’essayer de franchir les éléments de contention frontaliers pour traverser illégalement pourront être refoulés afin d’empêcher leur entrée illégale en Espagne ». Cela alors que le Conseil européen et l’ONU affirment que légaliser ces expulsions contredit le Tribunal européen des droits de l’homme qui interdit expressément les reconduites collectives.

Criminalisation de la protestation. Les nouvelles formes de contestation sociale engendrées par les politiques d’austérité sont criminalisées. Les manifestations non déclarées, comme celles des Indignés, seront punies d’une amende de 30 000 à 600 000 euros. Des formes de mobilisation contre les expulsions locatives, les « mises à l’index collectives » (appelées escraches) ou les occupations pacifiques de banques deviendront des délits.

Restriction de l’information. « L’usage non autorisé d’images ou données personnelles ou professionnelles d’autorités ou de membres des forces et corps de sécurité » va aussi devenir une infraction. Cette loi pourrait généraliser des cas comme celui de la journaliste basque Iraitz Salegi jugée fin mai pour avoir donné des informations sur des journées organisées par des jeunes de la gauche indépendantiste…

Atteintes au droit d’expression. La loi criminalise la diffusion des nouvelles contestations sur les réseaux sociaux. Elle considère comme «  organisateur ou promoteur quiconque par des publications ou appels à des réunions (…) peut raisonnablement être identifié comme meneur de celles-ci ».

Le code pénal renforcé

Prison permanente révisable. Elle pourra être imposée dans des cas de gravité extrême... Un euphémisme pour introduire la condamnation à perpétuité en Espagne.

N’importe qui sera sous le coup de ces « lois bâillon », mais plus particulièrement les immigréEs. En plus des mesures déjà évoquées, le Code pénalise le fait d’offrir du travail à des sans-papiers et même l’hospitalité, sauf pour « raisons humanitaires ». La transformation de fautes en délits dans ce nouveau code entraînera une double peine pour les migrantEs qui ne pourront ainsi aller jusqu’au bout de leurs démarches de régularisation et seront donc expulsés. En plus, les descentes racistes de policiers sont légalisées.

La « loi bâillon » criminalise aussi la pauvreté. On continuera à punir financièrement, jusqu’à 30 000 euros d’amende, des personnes vulnérables comme c’est le cas avec la prostitution, la consommation de drogues dans la rue ou les sans-abri. Là encore, les fautes deviendront des délits qui pourront finir par de la prison.

« Nous ne sommes pas un délit »

Ces lois font partie d’un ensemble de mesures législatives qui intensifient le cadre répressif de l’État : réforme du code pénal, modification de la loi de sécurité privée qui autorise le recours à la force par les entreprises de sécurité, et une prochaine réforme du droit de grève. Il ne s’agit pas seulement d’une loi anti 15M (Mouvement des Indignés) pour réprimer les « mareas » et la contestation citoyenne, mais de la préparation d’une offensive répressive contre de possibles mobilisations collectives de travailleurs et de divers mouvements. Une attaque frontale contre les libertés démocratiques et un retour à la législation dictatoriale franquiste.

C’est pourquoi depuis que l’avant-projet de cette loi de « sécurité citoyenne » a été présenté, des manifestations ont au lieu. Appelées par la plateforme « Nous ne sommes pas un délit » ainsi que par d’autres collectifs et organisations, le but est d’en finir avec cette campagne de répression qui vise à bâillonner la mobilisation ouvrière et populaire.

Cette offensive du système exige en effet une réponse de toutes les forces démocratiques et des mouvements sociaux qui aspirent à une autre société. La mobilisation pourra être un encouragement à construire un « pouvoir populaire », au lieu de nous paralyser comme le souhaite le régime.

Antikapitalistak Elkartea (Euskal Herria – Pays basque)

Traduit par Monica Casanova

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Tribune: manifester en France, c'est risquer de finir en prison (Libération)

19 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

 

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la «manif», sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

 

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du «terrorisme».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien «le droit à manifester est un droit non négociable». Il en sait quelque chose. «Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté», tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

Des rassemblements sont prévus ce vendredi : à Paris, place Saint Michel, à 18h30 et à Toulouse, place Jean Jaurès, à 18h.

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Scandaleuse condamnation d’un militant jeune du NPA à de la prison ferme

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Répression

On veut faire taire les mouvements sociaux, mais on ne se laissera pas faire ! Aujourd’hui a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaétan, militant du NPA jeunes à Toulouse, condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1100 euros en décembre dernier pour avoir participé à une manifestation suite à l’assassinat de Rémi Fraisse. Si ce premier jugement était déjà abusif et illégitime, le verdict du procès en appel est tout simplement scandaleux, puisque Gaétan se voit infliger une peine encore plus lourde, de deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1100 euros. Ceci s’explique en partie par le maintien d’un chef d’accusation qui avait été refusé lors du premier jugement, celui de violences volontaires contre un agent de police, qui est un coup monté de toutes pièces. D’autres manifestants ont eu la confirmation des peines de prison fermes qui avaient été prononcées en décembre.  Tout cela a lieu dans le contexte d’une escalade répressive et d'une criminalisation croissante des mouvements sociaux, marquée par l’évacuation de la ZAD de Sivens, le déploiement dorénavant habituel d'un arsenal policier hallucinant lors de manifestations toulousaines, l’expulsion de la CGT de la Bourse du Travail, l’interdiction d’une réunion de la campagne BDS, le tout, bien entendu, dans le cadre du fameux « esprit du 11 janvier ».  Le message que veut faire passer le gouvernement est que quiconque oserait défier ses mesures d’exception doit le payer très cher. Le NPA condamne fermement ce jugement et appelle toutes les organisations politiques, syndicales, associatives et des droits de l’Homme à faire de même, à réactiver les cadres de lutte contre la répression pour faire face à cette escalade, et à défendre nos droits démocratiques de manifester et de lutter.

Montreuil, le 1 avril 2015

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Sivens : réagir avant un nouveau drame!

6 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE, #REPRESSION

Depuis plusieurs semaines, la situation à Sivens et dans le Gaillacois est de plus en plus préoccupante. De véritables milices se sont constituées dans le but de terroriser les opposant-e-s au barrage de Sivens. Intimidations, vols, destructions de biens, menaces de mort et agressions des opposant-e-s se multiplient dans l’impunité la plus totale, voire avec la bienveillance des pouvoirs publics.


Mais la situation a encore franchi un cran supplémentaire cette semaine, avec la constitution d’un blocus autour de la ZAD du Testet. Alors que les milices entravent illégalement la liberté de circulation, violentent les opposant-e-s, dans l’indifférence la plus totale des forces de l’ordre, un dispositif policier impressionnant était en revanche déployé pour empêcher le rassemblement pacifique de Gaillac et le départ du convoi qui devait apporter des ravitaillements sur la ZAD. Pendant ce temps, de l’autre côté, les milices pouvaient monter un commando pour rentrer sur la ZAD, détruire des véhicules et du matériel.


Si certaines de ces milices se revendiquent ouvertement de l’extrême droite, la version officielle relayée par les médias nous dit que ce sont simplement “les agriculteurs”, sous couvert de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Comment expliquer alors la présence mercredi des deux candidats du Front national aux prochaines élections départementales parmi la quarantaine d’individus venus réserver un “comité d’accueil” à Saint-Sulpice aux marcheurs pacifiques partis de Toulouse le matin même ? En réalité ces milices aux méthodes fascistes ne sont pas là par hasard.


Le gouvernement est entièrement responsable de la dégradation de la situation et doit prendre ses responsabilités avant que ne survienne un nouveau drame. Mais il est également de la responsabilité de toutes les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes de réagir face à cette situation, avant que l'irréparable ne soit une nouvelle fois commis.

Pour le NPA, il est nécessaire et urgent :

·  d’entériner l’abandon définitif du barrage de Sivens, et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu'inutiles

·  de démanteler et mettre hors d’état de nuire les milices d’extrême droite qui sévissent autour de la ZAD du Testet

·  que la justice soit faite pour Rémi Fraisse et que tous les responsables soient identifiés et condamnés

·  d’abandonner les poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s'être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment

Le NPA s'associe à l'appel de la Coordination des opposant-e-s au barrage de Sivens pour un rassemblement demain 6 mars, 10 h, place du Vigan à Albi, pendant le vote du Conseil Général du Tarn sur Sivens.

Montreuil, 5 mars 2015

 

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