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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #repression tag

État espagnol : Non à la « loi bâillon » !

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION, #International

Les trois lois dites « bâillon » (loi de « sécurité citoyenne », réforme du code pénal et loi anti-djihadiste) sont entrées en vigueur ce 1er juillet, faisant fi des critiques des mouvements sociaux, des autres forces politiques, et même de celles de l’Union européenne et de l’ONU.

C’est le projet phare de la législature du ministère de l’Intérieur espagnol, alors que la sécurité est loin de figurer parmi les dix principales préoccupations des Espagnols. En réalité, 82 % des sondés en décembre dernier par Metroscopia était même pour assouplir ces lois, voire les abandonner...

« Sécurité citoyenne » ?

Expulsions directes. Un amendement du Sénat à la loi dit que «  Les étrangers détectés sur la frontière de Ceuta ou Melilla en train d’essayer de franchir les éléments de contention frontaliers pour traverser illégalement pourront être refoulés afin d’empêcher leur entrée illégale en Espagne ». Cela alors que le Conseil européen et l’ONU affirment que légaliser ces expulsions contredit le Tribunal européen des droits de l’homme qui interdit expressément les reconduites collectives.

Criminalisation de la protestation. Les nouvelles formes de contestation sociale engendrées par les politiques d’austérité sont criminalisées. Les manifestations non déclarées, comme celles des Indignés, seront punies d’une amende de 30 000 à 600 000 euros. Des formes de mobilisation contre les expulsions locatives, les « mises à l’index collectives » (appelées escraches) ou les occupations pacifiques de banques deviendront des délits.

Restriction de l’information. « L’usage non autorisé d’images ou données personnelles ou professionnelles d’autorités ou de membres des forces et corps de sécurité » va aussi devenir une infraction. Cette loi pourrait généraliser des cas comme celui de la journaliste basque Iraitz Salegi jugée fin mai pour avoir donné des informations sur des journées organisées par des jeunes de la gauche indépendantiste…

Atteintes au droit d’expression. La loi criminalise la diffusion des nouvelles contestations sur les réseaux sociaux. Elle considère comme «  organisateur ou promoteur quiconque par des publications ou appels à des réunions (…) peut raisonnablement être identifié comme meneur de celles-ci ».

Le code pénal renforcé

Prison permanente révisable. Elle pourra être imposée dans des cas de gravité extrême... Un euphémisme pour introduire la condamnation à perpétuité en Espagne.

N’importe qui sera sous le coup de ces « lois bâillon », mais plus particulièrement les immigréEs. En plus des mesures déjà évoquées, le Code pénalise le fait d’offrir du travail à des sans-papiers et même l’hospitalité, sauf pour « raisons humanitaires ». La transformation de fautes en délits dans ce nouveau code entraînera une double peine pour les migrantEs qui ne pourront ainsi aller jusqu’au bout de leurs démarches de régularisation et seront donc expulsés. En plus, les descentes racistes de policiers sont légalisées.

La « loi bâillon » criminalise aussi la pauvreté. On continuera à punir financièrement, jusqu’à 30 000 euros d’amende, des personnes vulnérables comme c’est le cas avec la prostitution, la consommation de drogues dans la rue ou les sans-abri. Là encore, les fautes deviendront des délits qui pourront finir par de la prison.

« Nous ne sommes pas un délit »

Ces lois font partie d’un ensemble de mesures législatives qui intensifient le cadre répressif de l’État : réforme du code pénal, modification de la loi de sécurité privée qui autorise le recours à la force par les entreprises de sécurité, et une prochaine réforme du droit de grève. Il ne s’agit pas seulement d’une loi anti 15M (Mouvement des Indignés) pour réprimer les « mareas » et la contestation citoyenne, mais de la préparation d’une offensive répressive contre de possibles mobilisations collectives de travailleurs et de divers mouvements. Une attaque frontale contre les libertés démocratiques et un retour à la législation dictatoriale franquiste.

C’est pourquoi depuis que l’avant-projet de cette loi de « sécurité citoyenne » a été présenté, des manifestations ont au lieu. Appelées par la plateforme « Nous ne sommes pas un délit » ainsi que par d’autres collectifs et organisations, le but est d’en finir avec cette campagne de répression qui vise à bâillonner la mobilisation ouvrière et populaire.

Cette offensive du système exige en effet une réponse de toutes les forces démocratiques et des mouvements sociaux qui aspirent à une autre société. La mobilisation pourra être un encouragement à construire un « pouvoir populaire », au lieu de nous paralyser comme le souhaite le régime.

Antikapitalistak Elkartea (Euskal Herria – Pays basque)

Traduit par Monica Casanova

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Tribune: manifester en France, c'est risquer de finir en prison (Libération)

19 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

 

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la «manif», sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

 

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du «terrorisme».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien «le droit à manifester est un droit non négociable». Il en sait quelque chose. «Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté», tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

Des rassemblements sont prévus ce vendredi : à Paris, place Saint Michel, à 18h30 et à Toulouse, place Jean Jaurès, à 18h.

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Scandaleuse condamnation d’un militant jeune du NPA à de la prison ferme

7 Avril 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Répression

On veut faire taire les mouvements sociaux, mais on ne se laissera pas faire ! Aujourd’hui a été rendu le verdict du jugement en appel de notre camarade Gaétan, militant du NPA jeunes à Toulouse, condamné à deux mois de prison avec sursis et une amende de 1100 euros en décembre dernier pour avoir participé à une manifestation suite à l’assassinat de Rémi Fraisse. Si ce premier jugement était déjà abusif et illégitime, le verdict du procès en appel est tout simplement scandaleux, puisque Gaétan se voit infliger une peine encore plus lourde, de deux mois de prison ferme, plus quatre mois de sursis et l’amende de 1100 euros. Ceci s’explique en partie par le maintien d’un chef d’accusation qui avait été refusé lors du premier jugement, celui de violences volontaires contre un agent de police, qui est un coup monté de toutes pièces. D’autres manifestants ont eu la confirmation des peines de prison fermes qui avaient été prononcées en décembre.  Tout cela a lieu dans le contexte d’une escalade répressive et d'une criminalisation croissante des mouvements sociaux, marquée par l’évacuation de la ZAD de Sivens, le déploiement dorénavant habituel d'un arsenal policier hallucinant lors de manifestations toulousaines, l’expulsion de la CGT de la Bourse du Travail, l’interdiction d’une réunion de la campagne BDS, le tout, bien entendu, dans le cadre du fameux « esprit du 11 janvier ».  Le message que veut faire passer le gouvernement est que quiconque oserait défier ses mesures d’exception doit le payer très cher. Le NPA condamne fermement ce jugement et appelle toutes les organisations politiques, syndicales, associatives et des droits de l’Homme à faire de même, à réactiver les cadres de lutte contre la répression pour faire face à cette escalade, et à défendre nos droits démocratiques de manifester et de lutter.

Montreuil, le 1 avril 2015

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Sivens : réagir avant un nouveau drame!

6 Mars 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE, #REPRESSION

Depuis plusieurs semaines, la situation à Sivens et dans le Gaillacois est de plus en plus préoccupante. De véritables milices se sont constituées dans le but de terroriser les opposant-e-s au barrage de Sivens. Intimidations, vols, destructions de biens, menaces de mort et agressions des opposant-e-s se multiplient dans l’impunité la plus totale, voire avec la bienveillance des pouvoirs publics.


Mais la situation a encore franchi un cran supplémentaire cette semaine, avec la constitution d’un blocus autour de la ZAD du Testet. Alors que les milices entravent illégalement la liberté de circulation, violentent les opposant-e-s, dans l’indifférence la plus totale des forces de l’ordre, un dispositif policier impressionnant était en revanche déployé pour empêcher le rassemblement pacifique de Gaillac et le départ du convoi qui devait apporter des ravitaillements sur la ZAD. Pendant ce temps, de l’autre côté, les milices pouvaient monter un commando pour rentrer sur la ZAD, détruire des véhicules et du matériel.


Si certaines de ces milices se revendiquent ouvertement de l’extrême droite, la version officielle relayée par les médias nous dit que ce sont simplement “les agriculteurs”, sous couvert de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Comment expliquer alors la présence mercredi des deux candidats du Front national aux prochaines élections départementales parmi la quarantaine d’individus venus réserver un “comité d’accueil” à Saint-Sulpice aux marcheurs pacifiques partis de Toulouse le matin même ? En réalité ces milices aux méthodes fascistes ne sont pas là par hasard.


Le gouvernement est entièrement responsable de la dégradation de la situation et doit prendre ses responsabilités avant que ne survienne un nouveau drame. Mais il est également de la responsabilité de toutes les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes de réagir face à cette situation, avant que l'irréparable ne soit une nouvelle fois commis.

Pour le NPA, il est nécessaire et urgent :

·  d’entériner l’abandon définitif du barrage de Sivens, et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu'inutiles

·  de démanteler et mettre hors d’état de nuire les milices d’extrême droite qui sévissent autour de la ZAD du Testet

·  que la justice soit faite pour Rémi Fraisse et que tous les responsables soient identifiés et condamnés

·  d’abandonner les poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s'être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment

Le NPA s'associe à l'appel de la Coordination des opposant-e-s au barrage de Sivens pour un rassemblement demain 6 mars, 10 h, place du Vigan à Albi, pendant le vote du Conseil Général du Tarn sur Sivens.

Montreuil, 5 mars 2015

 

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De l'Etat... (Hebdo l'Anticapitaliste, 13.11.14)

12 Novembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/edito_jmb_0.jpg?itok=-5Dt5HU9Engels disait de l’État qu’il était « un produit de la société, (...) l’aveu que cette dernière s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même ». Effectivement, la contradiction nous est posée : d’un côté, le pouvoir aux rênes de cet État bat des records d’impopularité, et de l’autre, il abat son bras de façon de plus en plus violente sur celles et ceux qui le conteste, cela dans une certaine passivité générale. Cet État s’empêtre dans le mensonge et bâillonne, empêchant la contestation de sa politique par des interdictions à manifester ou par une répression féroce.

Après avoir délibérément menti sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse, avoir gardé le silence pendant 48 heures, laissé en place le ministre de l’Intérieur, le préfet, le flic criminel, le gouvernement socialiste interdit des manifestations en mémoire de Rémi.

Mensonges, interdiction, puis répression... Les militantEs qui samedi dernier ont bravé l’interdiction à Toulouse se sont heurtés à une violente répression, les « forces de l’ordre » arrêtant une dizaine de manifestants. La semaine précédente, une dizaine de personnes se rendant au rassemblement – non autorisé – place Stalingrad à Paris, s’étaient fait arrêter « préventivement »... sur les quais du métro, à Montreuil, à 8 km de la dite place !

Oui l’État réprime de plus en plus, férocement, imposant sa politique uniquement tournée vers la satisfaction du patronat et de la finance. Et on ne compte plus le nombre de jeunes qui, par des « armes non létales », ont perdu un œil dans les manifestations, les interdictions de manifester, les syndicalistes poursuivis, condamnés, les sans-papiers traqués...

La jeunesse lycéenne qui se mobilise à nouveau pour la mort de Rémi Fraisse le fait aussi, un an après la mobilisation pour Khatchik et Leonarda, pour un jeune immigré, Yero, qui passait son CAP menuiserie, et qui se trouve aujourd’hui en centre de rétention... Prêt à être expulsé, malgré les promesses faites l’an passé par Hollande et Valls, alors ministre de l’Intérieur, de sanctuariser collèges et lycées. Des mensonges, une nouvelle fois.

Avec les lycéens, les zadistes, les salariéEs, et toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus des mensonges et des coups de ce gouvernement, nous appelons à converger, à faire entendre une autre voix contre ce pouvoir. Le tous ensemble est plus qu’urgent et nécessaire.

Thibault Blondin

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1 000 vaches : des fermes, pas des usines !

28 Octobre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

http://www.npa2009.org/sites/default/files/styles/largeur_content_hauteur_complet/public/1000vaches_horizontal_1.png?itok=4jn_xES2

Ce mardi 28 octobre, neuf militantEs de la Confédération paysanne comparaîtront devant le tribunal correctionnel d’Amiens pour leurs actions sur le site de l’usine des 1 000 vaches.

Symbole de l’industrialisation de l’agriculture, ce projet hors normes s’inscrit dans la course effrénée à la productivité intensive, à des fins purement financières : au profit du seul promoteur, avec des subventions publiques, au mépris des populations et des paysans qui le refusent. « Prenez [dixit la Confédération paysanne] 20 fermes de 50 vaches (la moyenne en France), et leurs 42 paysans (2,1 par ferme en moyenne), et mettez-les dans un hangar de la taille de deux terrains de football. Et enlevez les paysans, mettez plutôt 18 ouvriers au salaire minimum. Vous voilà prêts à produire... du lisier ! En effet, tout l’intérêt n’est pas de produire du lait, mais d’alimenter un méthaniseur géant (sur-subventionné) avec les déjections des vaches. D’ailleurs, il vous faudra aussi 3 000 ha de terres agricoles, pas pour installer des paysans, mais pour épandre le digestat du méthaniseur ».
La Confédération paysanne et l’association Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement) dénoncent ce projet qui met en péril la santé humaine et animale, la sécurité, l’environnement et l’emploi. Il y a les risques industriels du méthaniseur, le défilé de camions pour évacuer le digestat et transporter le lait, la pollution des sols et des rivières, les risques sanitaires – même si, cyniquement, les rejets du méthaniseur sont déclarés « acceptables en termes toxiques et cancérigènes » –, les risques sociaux et le chômage...


Faisons le procès de l’agriculture industrielle
Emprisonnées à l’année dans des conditions de vie contraires à leurs besoins physiologiques naturels, avec un régime alimentaire modifié pour produire au maximum, les bêtes donneront un lait industriel, puis une viande de réforme, de piètre qualité. Les vaches et les génisses seront enfermées 365 jours sur 365, gavées au maïs et soja transgéniques. Elles ne verront jamais un pré ni un brin d’herbe, et seront traites à la chaîne trois fois par jour. Les millions de litres de lait produits seront collectés par l’entreprise Senoble qui se vante dans ses pubs de fabriquer des produits de qualité avec des vaches paissant sous les pommiers en fleurs...
Enfin, ce lait sera bradé à 270 euros la tonne, alors que les éleveurs laitiers ont déjà du mal à s’en sortir à 350 euros. Ils ont de quoi être inquiets.
La lutte de Novissen et des paysans est la lutte de citoyens obstinés pour le respect de la population dans le cadre d’une agriculture paysanne plus écologique, respectueuse des hommes et des femmes, de l’environnement et des animaux, véritablement créatrice d’emplois et de produits de qualité.
Nous serons bien présents à Amiens pour faire le procès de l’agriculture industrielle et soutenir les militantEs de la Confédération paysanne.

 

Commission nationale écologie

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Cazeneuve et le PS dans les pas sécuritaires de Sarkozy , Guéant et compagnie...

17 Septembre 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

Hollande-Sarkozy-Elysee_pics_390.jpgCe mardi a été voté à l'assemblée un nouveau projet de loi "anti-terroriste" visant à enrayer le départ de ressortissants Français vers l'Irak ou la Syrie "pour mener le Djihad": interdiction de quitter le territoire, confiscation des pièces d'identité, facilitation de la procédure  d'inculpation d'un individu isolé pour entreprise terroriste..., voilà un arsenal répressif digne des années Sarko!
Se sont-ils un instant demandé, les rédacteurs de ce texte, ce qui poussait ces jeunes, radicalisés par une pratique religieuse fondamentaliste, à "partir en croisade" au péril de leur vie?
Peut-être parce que ce pays ne leur a pas fait de place, sûrement à cause du chômage de masse qui touche particulièrement les jeunes, sans aucun doute parce que l'école ne joue pas le rôle qui devrait être  le sien, à savoir apporter une meilleure compréhension du monde et aiguiser l'esprit critique.
De vraies mesures pour lutter contre toutes les formes d'obscurantisme, ce serait de résoudre le problème du chômage qui laisse plus de cinq millions de personnes au ban de la société, en interdisant les licenciements et en partageant le travail, c'est à dire en réduisant le temps de travail jusqu' à ce que tout le monde ait un emploi, décemment rémunéré, et enfin en renforçant les services publics, gages d'égalité de traitement...
Le PS, qui a depuis longtemps abandonné les classes populaires, fait décidément tout à l'envers... Et pour remettre les choses à l'endroit, il faudra du monde dans la rue. Alors, commençons par censurer ce gouvernement le 16 Octobre, jour de mobilisation interprofessionnelle,  afin de faire de cette échéance une réussite en appellant d'autres plus massives encore.

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A CINRAM COMME AILLEURS, HALTE A LA REPRESSION SYNDICALE !

14 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

http://rebellyon.info/local/cache-vignettes/L300xH139/arton12983-4f974.jpgVendredi 13 juin, il y avait de l’animation au changement d’équipes à Cinram Champenard : drapeaux CGT sono (et même barbecue), tout était en place pour soutenir Olivier Van Houtte, délégué syndical CGT harcelé depuis 6 mois par une direction qui veut sa peau : jusqu’à le faire accompagner en permanence par un vigile pour dissuader quiconque de lui adresser la parole ! Une  centaine de militant-e-s a répondu à l’appel à la solidarité lancé par l’Union départementale CGT. Leur présence avait pour but de montrer pratiquement aux travailleurs et travailleuses du site qu’il est possible de miser sur la solidarité plutôt que sur l’isolement et la concurrence entre les individus. Des militants d’Allibert à Gaillon, d’Altuglas à Gisors ont témoigné des conditions de discrimination qu’ils ont subies et de l’importance du soutien. Ce rassemblement fut une bouffée d’oxygène pour les militants qui ne se laissent pas faire, et une incitation à refuser la routine et à prendre le temps nécessaire pour réagir collectivement quand un militant est attaqué.

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CINRAM CHAMPION ANTI-SOCIAL

6 Juin 2014 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION

http://ulcgt-tourcoing.fr/wp-content/uploads/2012/12/halte2-1-.jpgOlivier Van Houtte, délégué CGT chez Cinram Champenard, fait l'objet d'un acharnement qui vise à se débarrasser de ce militant récalcitrant qui tente d'empêcher la suppression des maigres acquis*. Après une tentative de licenciement refusée par l'inspection du travail, le voilà mis à l'isolement avec un gardien sur le dos en permanence sur le site de Louviers. Or ce site, liquidé dans des conditions scandaleuses depuis près de deux ans, a été racheté par la CASE. Olivier n'a donc vraiment rien à y faire. D'ailleurs, il a exercé son droit de retrait et est revenu à Champenard, mais toujours suivi de son "garde du corps", avec convocation de toute personne qui oserait lui adresser la parole. La question reste quand même: comment les dirigeants de la CASE avaient-ils pu accepter ce petit service répugnant ? Serait-ce la perspective des 200 emplois que Cinram fait miroiter pour son implantation à Heudebouville qui leur a fait accepter cette complicité? Cinram se croit tout permis: licenciement des travailleurs de Louviers sans même la moindre indemnité, rouleau compresseur sur les acquis à Champenard, annonce de l'ouverture d'une nouvelle unité assortie du refus de reprendre les 80 qui réclament leur dû aux Prud'hommes, répression anti-syndicale... Ce n'est pas ce gouvernement qui risque de l'intimider, lui qui réduit encore les moyens de l'inspection du travail. L'heure est à regrouper celles et ceux qui veulent une contre-offensive unitaire, radicale et solidaire.Et à montrer au patron de Cinram ce que c'est qu'un mouvement de solidarité efficace.

 

*Chez CINRAM, depuis que la majorité syndicale a changé, la direction a des partenaires complaisants qu dénoncent les accords favorables aux travailleurs: perte de RTT, des 30mn de pause par jour payées...

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