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NPA 27 -  Eure

Articles avec #repression tag

Pinochet: un assassin impuni

16 Décembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

Pinochet: assassin impuni

De Pinochet à Franco, les dictateurs meurent souvent dans leur lit, sans payer pour autant leurs crimes. Général félon, Pinochet a été l’un des plus grands massacreurs du siècle dernier. Des dizaines de milliers de disparus, des centaines de milliers de personnes réprimées et autant de vies brisées. Il aura détruit toutes les organisations ouvrières et démocratiques du Chili, et terrorisé ce pays pendant plus de 17 ans.

Arrivé au pouvoir le 11 septembre 1973 par un coup d’État contre le gouvernement d’Unité populaire du président Allende, Pinochet aura mis fin, par la violence des armes, à l’une des expériences révolutionnaires les plus avancées des années 1970 en Amérique latine. C’est parce que la révolution chilienne, ses mobilisations, sa combativité, la conscience et l’auto-organisation de ses ouvriers et paysans avaient été des plus profondes que, pour l’éradiquer, les classes dominantes eurent recours aux méthodes les plus barbares. Malheureusement, la terreur de Pinochet et de ses sbires rappelait, une nouvelle fois, au mouvement ouvrier que, lors des révolutions, les puissants sont prêts à déchaîner la plus extrême des violences pour défendre leurs privilèges et empêcher les opprimés de transformer vraiment la société. Le Chili de Pinochet aura été aussi l’un des laboratoires de la contre-révolution libérale, avec la destruction du secteur public, la généralisation des privatisations, la déréglementation des relations sociales et la surexploitation des travailleurs. Contrairement à ce que dit la pensée dominante, le « pinochetisme » a démontré que le néolibéralisme économique ne signifiait pas démocratie et pouvait très bien s’appuyer sur une dictature.

N’oublions jamais que la « croissance chilienne » s’est faite avec la sueur, le sang et les larmes du peuple. Aujourd’hui, Margaret Thatcher rend hommage à Pinochet. Sarkozy n’a pas un seul mot pour les victimes du dictateur. À chacun, son camp. Quant à nous, nous cracherons sur sa tombe, en pensant aux milliers de Chiliens réprimés, tués et tombés au combat.

François Sabado

article paru dans Rouge, hebdomadaire de la LCR

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LIBEREZ JOSE BOVE!

14 Décembre 2006 , Rédigé par LCR Publié dans #REPRESSION

Libérez José Bové!


Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire. L’acharnement politico-policier contre José Bové rebondit. Il vient d’être arrêté et mis en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur le fauchage d’un champ de maïs transgénique le 30 juillet 2006.

Alors que le gouvernement français va se voir réclamé des pénalités financières par la Commission européenne via la Cour européenne de Justice pour n’avoir pas transposé une directive européenne de 2001 sur les procédures encadrant les cultures d’OGM, ce sont les faucheurs volontaires et José Bové qui trinquent.

Le gouvernement français se moque de l’environnement et du principe de précaution sanitaire. Il accorde toute son soutien aux trusts semenciers sans égard pour l’information du public et les évaluations scientifiques prévues par la directive européenne.

La LCR exige la libération immédiate de José Bové, l’arrêt de toute poursuite contre lui et les faucheurs volontaires, l’arrêt de toute expérimentation ou culture d’OGM en plein champ.


Le 14 décembre 2006
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REVOLTE ET REPRESSION A OAXACA

12 Décembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

REVOLTE ET REPRESSION A OAXACA


Au Mexique, dans l'état d'Oaxaca, la police et le gouvernement répriment un mouvement populaire avec une violence qui rappelle les heures les plus noires des dictatures de Pinochet au Chili ou Videla en Argentine.

Le 14 juin dernier, le gouverneur de l'état d'Oaxaca, Ulises Ruiz Ortiz, avait ordonné une agression sauvage contre des enseignants en grève, causant plusieurs morts et des dizaines de blessés. Par centaines de milliers, la population avait manifesté contre la répression, la corruption et la tyrannie.

Plus de 350 associations civiles, syndicats, partis politiques, communautés indiennes s'étaient coordonnés dans l'Assemblée Populaire des Peuples d'Oaxaca (APPO) pour réclamer la démission du gouverneur.

Des milliers d'enseignants et de militants de l'APPO occupèrent pacifiquement la ville, exigeant le départ d'Ulises Ruiz Ortiz mais aussi organisant la vie en dehors des autorités.

Des groupes de tueurs à la solde du gouverneur tentèrent de faire régner la terreur, tirant sur les manifestants, tuant plusieurs personnes dont un journaliste indépendant américain.

Cela servit de prétexte au gouvernement fédéral pour envoyer la PFP, police anti-émeutes. Le 27 octobre, 4000 policiers sur-équipés pénétrèrent dans Oaxaca occupant le centre ville. Le 2 novembre, ils tentèrent de rentrer dans l'université mais furent repoussés par les étudiants et les habitants après plusieurs heures d'affrontement. Le 25 novembre, la police attaqua une nouvelle manifestation organisée par l'APPO, tandis que des groupes de provocateurs mettaient le feu à des bâtiments officiels. Cette nouvelle agression fut la plus impitoyable : des dizaines de blessés, plus de 140 arrestations, de nombreux disparus dont certains ont sans doute été assassinés.

Depuis, la police patrouille continuellement dans les rues, arrêtant tout ce qui ressemble à un opposant. Les radios associatives ont été saccagées. Des enseignants ont même été arrachés à leur classe devant leurs élèves. Les manifestants arrêtés, dont beaucoup ont été frappés et torturés après leur arrestation, ont été conduits dans des pénitenciers du nord du Mexique, à plus de 1500km d'Oaxaca, pour les isoler de leurs familles et de leurs amis. Les membres de l'APPO sont contraints à la clandestinité.


-          Libération de tous les prisonniers politiques

-          Présentation en vie de tous les disparus

-          La PFP (Police Fédérale Préventive) hors d'Oaxaca

-          Dehors Ulises Ruiz Ortiz

 Vendredi 22 décembre à 17h30 Journée internationale de soutien aux peuples d'Oaxaca

Rassemblement devant le Palais de Justice de Rouen

4 h Pour OAXACA et le Mexique

vendredi 19 janvier 2007

18h 22h

Halle aux Toiles Rouen

Films  Musique  Témoignages - Buffet

 

ATTAC - CNT - Union Syndicale Solidaires - FSU - CGT Education - SGEN CFDT Haute Normandie - les Alternatifs - Alternative Libertaire - Fédération Anarchiste - Gauche Révolutionnaire - Ligue Communiste Révolutionnaire - les Motivé-e-s76/convergence citoyenne

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Procès des jeunes de la Madeleine-Evreux : prison ferme jusqu'à 5 ans , c'est l'école du crime comme seule perspective

30 Novembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

Procès de douze jeunes de la Madeleine:  

l'école du crime comme seule perspective ?

Huit des douze jeunes ont été condamnés à des peines très lourdes de dix-huit mois à cinq ans de prison ferme. Un jugement qui cadre bien avec la politique répressive de Sarkozy.

Un jugement accueilli par les pleurs des familles. La défense, unanime, a réclamé la relaxe mettant sérieusement en doute l'unique témoignage à charge de la policière blessée. 

 

Ces peines de  prison lourdes n'empêcheront pas de nouvelles révoltes. A la Madeleine la situation empire pour la population et les jeunes: toujours plus d'exclusion, de relégation, de misère, voila le véritable terreau de la délinquance. Toujours moins de reconnaissance et de perspectives pour sortir de la galère. La solution ne réside pas  dans la répression et la prison, qui comme chacun sait n'est que l'école du crime. Elle est dans la prévention par un vaste plan d'urgence pour l'égalité dans les cités: emploi, formation, scolarisation, prévention et lutte contre l'échec scolaire, renforcement des services publics et amélioration des conditions de logement.

Lire les commentaires du journaliste de "Paris Normandie":

"Significatif d'un procès où les charges reposaient essen­tiellement sur des témoigna­ges dont on connaît la fragi­lité (à fortiori lors d'une scène d'émeute !), les avocats de la défense se sont rejoints pour réclamer la relaxe de leur client.

Tous les jeunes ont nié leur participa­tion et même pour plusieurs d'entre-eux ont nié avoir été présents sur les lieux le soir des émeutes.

 

Les avocats se sont aussi rejoints pour mettre sérieuse­ment en doute le témoignage de la policière municipale blessée.

 Contrairement à sa collègue et aux policiers qui se sont déclarés incapables d'i­dentifier qui que ce soit parmi la centaine d'émeutiers, la poli­cière a conforté l'accusation en reconnaissant douze émeu­tiers. Son témoignage s'est révélé d'autant plus essentiel pour l'accusation qu'il confortait les témoignages recueillis sous X. Des témoignages qui n'ont précisément aucune valeur s'ils ne sont pas confirmés par d'autres sources..."

La suite du procès: huit mineurs qui risquent des peines de prison ferme.  Le procès est reporté au 24 janvier.

En janvier va s'ouvrir la seconde partie du procès des "émeutiers "d'Evreux avec cette fois la comparution de huit mineurs devant le tribunal pour enfants. Agés de 16 et 17 ans, les mineurs. dont une jeune fille - encourent des pei­nes de prison moitié moindres que les prévenus adultes si l'ex­cuse de minorité est retenue en leur faveur. Sinon ce sera 5 ans!

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Sarkozy provoque aux Mureaux

5 Octobre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

LES MUREAUX: la nouvelle provocation de Sarkozy se retourne contre lui

Intervention violente d'une centaine de policiers mercredi 4 octobre vers 6h dans la cité des Musiciens, aux Mureaux, après des échauffourées entre des jeunes et des policiers dimanche,.
Des membres de la BAC (Brigade anti-criminalité), de la Brigade de recherche et d'enquête de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), des CRS de la sûreté départementale et des policiers du commissariat des Mureaux, ont participé à l'opération destinée à procéder à des interpellations après les incidents de dimanche soir.


La violence policière

Cette opération de police a été menée sous l'oeil des caméras. De très nombreux journalistes représentant une trentaine de média on été les témoins de la violence de l'intervention policière: portes d'appartement défoncés, meubles brisés, enfant de 2 ans se faisant braqué un pistolet sur la tempe,...

 

La population du quartier révoltée

Des sources judiciaires et policières avaient affirmé que de 130 à 250 personnes s'étaient opposées aux forces de l'ordre tandis que des témoins parlaient tout au plus d'une cinquantaine de personnes et se disaient révoltés par la brutalité avec laquelle, selon eux, les policiers avaient arrêté le suspect. Sept policiers avaient été légèrement blessés, selon des sources policières.

 

De nombreux habitants protestaient mercredi contre les perquisitions menées selon eux par erreur par les policiers mercredi à l'aube, affirmant que leurs portes avaient été défoncées et leurs habitations "retournées". Certains habitants s'étaient mis à leur fenêtre, l'un d'eux criant "vous allez voir ce que çà va être les Mureaux".

Lire l'article du Nouvel Obs:

http://permanent.nouvelobs.com/societe/20061005.OBS4646.html

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Répressiondes instituteurs et de la population au Mexique

15 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

MEXIQUE: Répression dans l’État d’Oaxaca

La ville d’Oaxaca, au sud de Mexico, est en ébullition. Emmenée par les maîtres d’école, la population occupe le centre-ville et fait face à une répression sanglante. Une attaque de la police, en juin, a fait plus de huit morts et quinze disparus. Pour certains touristes, les plus chanceux, le nom d’Oaxaca évoque un État du Mexique. Pour d’autres, rien. Alors, comment savoir que, là-bas, se déroulent des événements mettant en jeu des milliers de vies et qu’un mouvement populaire soulève toute la région ?

Dans le zocalo (« centre-ville ») d’Oaxaca se dressent des barricades et des tentes occupées jour et nuit par des hommes, principalement des maîtres d’école, qui, il y a peu, réclamaient pacifiquement des certificats d’études pour leurs élèves et une hausse des salaires. Depuis la charge policière meurtrière (huit morts, quinze disparus et des centaines de blessés) du 14 juin, lancée sur leur campement à la demande du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, ils veulent le départ de ce dernier. Ils ont été rejoints par la majorité de la population qui, régulièrement, leur apporte des vivres et les aide à tenir le siège. Mais quelle menace représentent-ils vraiment pour le régime ? Pourquoi leur imposer le silence de façon aussi violente ?

Quelques témoignages pris sur le vif suffisent peut-être à comprendre... Suzanna, présidente de l’Association de défense des droits de l’Homme, participant au campement, raconte : il y a dix ans son mari a disparu, après avoir été torturé. Elle, son nouveau-né sur le dos, a cherché son corps pendant deux mois pour pouvoir l’enterrer. Pas question d’attendre l’aide de la police, qui n’a fait suivre aucune de ses plaintes. Aucune enquête n’a été menée. Des disparitions comme celle-ci, Suzanna en a recensé plus d’une centaine depuis. Désormais, sa vie consiste à combattre l’injustice et la corruption qui gangrènent le pays. L’expérience de Sofia est tout aussi tragique : en mai 2006, lorsque le soulèvement de la population d’Oaxaca n’en était qu’à ses débuts, une de ses amies a été nommée déléguée de son barrio (« quartier ») pour demander devant l’assemblée populaire du peuple d’Oaxaca (Appo) qu’on installe l’eau courante encore absente dans cette partie de la ville. Quinze jours plus tard, elle était arrêtée et emprisonnée.

L’histoire d’Oaxaca, c’est donc l’histoire méconnue d’une ville où le simple exercice du droit d’expression met en danger sa propre vie et celle de ses proches. Mais le droit d’expression y existe-t-il seulement ? À en juger par le mutisme de la presse locale et nationale, la censure est omniprésente. Le seul moyen de communication dont disposent les habitants d’Oaxaca est la radio de l’université, que les étudiants occupent malgré les raids lancés régulièrement par la police pour récupérer cette base stratégique. Devant cet état de non-droit, l’insurrection prend de l’ampleur, la ville est désormais bloquée. Le vent de la Commune soufflerait-il sur le Mexique ? En tout cas, la situation d’Oaxaca nous montre que le mécontentement de la population, qui s’est manifesté lors de l’élection présidentielle, possède des racines profondes.

Correspondants


Rôle clé des maîtres d’école

Les maîtres d’école de l’État d’Oaxaca constituent le véritable moteur du mouvement. Chronologiquement, puisqu’ils ont initié le mouvement par leurs revendications et qu’après l’extension du mouvement, le 14 juin, ils semblent avoir gardé un rôle prépondérant. Quantitativement, puisque 50 à 90% des activistes occupant la place centrale d’Oaxaca sont maîtres d’école.

70000 maîtres d’école travaillent dans l’État d’Oaxaca, pour un salaire d’environ 360 euros par mois. Leurs conditions de travail, pénibles, les a amenés à exiger l’ajustement de leurs salaires au niveau de leurs collègues des États du Chiapas et du Tabasco, l’amélioration des conditions de l’enseignement, le financement minimum des écoliers (vêtements, nourriture).

Article publié dans "Rouge" hebdo de la LCR

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Expulsion d'un lycéen à Paris le 30 août

30 Août 2006 , Rédigé par LDH Publié dans #REPRESSION

Comment le pantin Arno Klarsfeld se couche devant Sarkozy:

JEFF : APPEL des enseignants du Lycée DORIAN

jeudi 31 août 2006.

Pour protester contre l’expulsion de Jeff de ce matin mercredi 30 août.
Nous, enseignants du lycée Dorian et soutiens, appelons à un rassemblement
vendredi 1er septembre à 9h, jour de la pré-rentrée, autour d’une chaise vide, celle de Jeff, avec pancartes, panneaux, etc., exprimant notre indignation et notre résolution à nous battre pour tenter de faire annuler cette décision indigne.

Lycée DORIAN
74, avenue Philippe Auguste Paris 11°
Métros : Charonne (ligne 9) ou Alexandre-Dumas (ligne 2)

« Jeff, t’es pas tout seul...
Nous y serons nombreux pour exprimer notre volonté de te garder parmi nous »

30 août 2006 - Sans-papiers
Chasse aux enfants : un quatrième lycéen expulsé !

Communiqué de la LDH

Jeff Babatunde Shittu était lycéen à Paris. Nigérian, il est arrivé en France en août 2004 après l'assassinat de sa mère pendant des émeutes en raison de son engagement politique. Pris en charge par France Terre d'asile, il a appris le français et s'est inscrit au lycée Dorian dans le 11ème arrondissement. Tous les enseignants de ce lycée, le proviseur et le conseil d'administration unanime attestent son sérieux et sa réussite. Le maire de l'arrondissement lui a promis un contrat d'un an renouvelable une fois si le ministère de l'Intérieur lui délivrait un titre de séjour. Patrick Bloche, député socialiste du 11ème et conseiller de Paris, et l'une de ses enseignantes l'ont parrainé le 24 juin dernier.

Le 7 août, Monsieur Arno Klarsfeld déclarait : « aujourd'hui Jeff est en deuxième année de BEP enseigne et signalétique. Il parle le français couramment. J'ai parlé à ses professeurs. C'est un bon élève, le deuxième de sa classe et la mobilisation des professeurs à son égard semble témoigner de sa bonne intégration. S'il n'a réellement plus aucune famille au Nigéria, je pense qu'ayant construit un présent harmonieux en France, gage d'avenir, il devrait être autorisé à y demeurer ».

Mais le ministre de l'Intérieur a fait demander aux autorités publiques du Nigéria si vraiment la mère de Jeff avait été assassinée. Le chef du village a répondu qu'il ne connaissait pas ce garçon ni sa famille et qu'il n'y avait pas eu d'émeutes dans sa commune en 2004. Du coup Monsieur Arno Klarsfeld a trouvé son expulsion « logique et légitime »?

Peu importe que Jeff ait produit son certificat de naissance dans ce village le 26 juillet 1987. Peu importe qu'il soit un excellent élève et qu'il soit parfaitement intégré et apprécié de tous. Peu importe qu'il ait un emploi assuré en France. Peu importe qu'il n'ait ni famille ni avenir possible au Nigéria. Peu importe que ce garçon de 19 ans risque le même sort que sa mère à son retour dans un pays qui nie même son existence. Il suffit que les autorités aient refusé de reconnaître l'existence des massacres pour que Messieurs Sarkozy et Klarsfeld leur livrent Jeff sans autre scrupule. Si le prochain gibier est tchétchène, sans doute Monsieur Sarkozy demandera-t-il à Monsieur Poutine s'il y a vraiment eu des exactions en Tchétchénie?

Ce matin, Jeff a été expulsé. A la suite de la protestation de nombreux passagers, les forces de police ont fait irruption dans l'avion et ont arrêté deux personnes qui sont repartis menottes aux poignets. La violence de l'opération témoigne de la volonté de faire un exemple à usage politique.

 

Après Abdallah, Aminata Diallo et Aminata Sambou, Jeff est le quatrième jeune lycéen expulsé de l'été. Il est la quatrième preuve de ce à quoi sert Monsieur Arno Klarsfeld, dont Monsieur Sarkozy a bien pris soin de préciser qu'après avoir été chapitré par son ministre de tutelle, il « ne voit plus d'obstacle » à l'expulsion. Il est surtout la quatrième illustration de ce qu'est, dans la réalité, le « sarkozysme à visage humain ».

Paris, le 30 août

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Répression anti-CPE à Rouen: les condamnations tombent

17 Juillet 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

"Le tribunal a choisi de condamner notre mouvement social" François Sandoz, du syndicat Sud étudiant

 

 

Six jeunes poursuivis pour des faits occasionnés lors des manifs anti-CPE ont été reconnus coupables et condamnés, malgré la demande de relaxe des syndicats.  (extrait de "Paris Normandie")

 

Cyrille, Valentin, Alexis, Charles, Martin et Baptiste comparaissaient hier mardi devant le tribunal correctionnel de Rouen pour « violence sur personne dépositaire de l'autorité publique n'ayant pas occasionné d'incapacité de travail ». Il leur est reproché : des jets de pierre, de canettes ou de peinture sur les gendarmes mobiles.
Tous les six ont été interpellés en marge des manifestations anti-CPE. Les 3 et 4 avril dernier, à proximité du théâtre des Arts. Ils font partie des 125 jeunes placés en garde à vue à Rouen au cours des treize jours de débordement.
Agés de 20 à 26 ans, ils sont étudiants pour certains, demandeurs d'emploi ou salariés. Fait assez rare, pour être souligné devant le tribunal correctionnel : aucun n'a été condamné auparavant.
Interpellés parmi des groupes de plusieurs centaines de personnes, ils ont été « là au mauvais endroit, au mauvais moment », selon Martin, étudiant à Evreux et selon Baptiste, intérimaire à Darnétal, qui tous les deux clament leur innocence.
Valentin, apprenti, reconnaît lui avoir lancé une canette « sous l'effet de l'énervement » et Cyrille « sous l'effet de six ou sept bières ».

Travail d'intérêt général

Le cas de Charles, soutenu par les syndicats étudiants et une partie des profs de l'université, est un peu à part. Etudiant en IUT à Rouen, il lui est reproché « un jet de peinture jaune sur le bouclier d'un policier ». « Faux, rétorque Charles Je n'avais dans mon sac que de la peinture rouge et en plus je n'en ai pas lancée ».
Alors que les syndicats demandent la relaxe pour l'ensemble des militants anti-CPE, le procureur tient à rappeler « que lancer des projectiles sur les forces de l'ordre est condamné par la loi, même si c'est de la peinture ». Il requiert des peines de 70 à 105 heures d'intérêt général et trois mois de prison avec sursis pour Cyrille. Les avocats insistent sur la difficulté d'identifier un jeune parmi les centaines des manifestants.
Le tribunal se rangera finalement du côté du procureur. Trois des six prévenus sont reconnus coupables et condamnés à 70 heures d'intérêt général. Cyrille écope, lui, de trois mois de prison avec sursis et de 105 heures d'intérêt général pour avoir lancé une canette. Enfin, les cas de Baptiste et Martin ont été porté en délibéré.
A la sortie du tribunal, les syndicats affichent leur déception : « Le tribunal a choisi de condamner notre mouvement social. Il a choisi de venger sur ceux qui ont été pris », regrette François Sandoz, du syndicat Sud étudiant.

FRANCE-LAURE PONS

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Répression anti-CPE à ROUEN

11 Juillet 2006 , Rédigé par Communiqué unitaire Publié dans #REPRESSION

Communiqué de presse

NON A LA REPRESSION ! ARRET  DE TOUTES POURSUITES JUDICIAIRES !

Le 11 juillet 2006, un étudiant de l’Université de Rouen, passera devant le tribunal de grande instance suite aux manifestations du printemps dernier contre le CPE. A l’époque, sous la pression de la rue, le gouvernement avait été contraint de retirer le CPE qu’il voulait imposer aux jeunes de notre pays. Ce retrait, le Gouvernement ne le supporte pas et il tente par tous les moyens, de prendre une revanche contre ceux qui n’ont fait que refuser de rajouter de «  la précarité à la précarité ». Il est tout à fait inadmissible que les procès contre les syndicalistes, les étudiants, les lycéens se soient multipliés (rappel : 3 jeunes étudiants se sont retrouvés au tribunal à Rouen il y a quelques semaines où, devant le mouvement de protestation, le procureur a pris la sage décision de renoncer de les poursuivre) contre ceux qui ne défendent que leurs droits.

Une telle attitude revancharde est d’autant plus inadmissible que les heurts, lors des manifestations, auraient pût être évités s’il n’y avait pas eut un entêtement inutile de la part du Gouvernement puisqu’il a finalement abrogé le CPE.  Le droit de manifester tout comme le droit de ne pas être d’accord avec ce que l’on veut nous imposer sans débat préalable sont des droits intangibles de notre démocratie. C’est pourquoi, toute poursuite contre cet étudiant le 11juillet prochain  devient un déni de justice comme peuvent l’être toutes poursuites judiciaires futures contre les syndicalistes, étudiants ou lycéens ayant participés de près ou de loin aux manifestations contre le CPE. Toutes les poursuites contre les syndicalistes, les étudiants ou lycéens dans le cadre du mouvement sur le rejet du CPE doivent être abandonnées ! Par ailleurs, à l’occasion du 14 juillet, le Président de la République se doit de prononcer l’amnistie des peines prononcées en liens avec les actions contre le CPE. Ce serait une mesure de justice et d’apaisement. La sagesse demande que nous soyons entendus.

Signataires : UD-CGT, Union Syndicale Solidaires, SUD-Etudiants,  UR-CFDT, CFDT-UIS Rouen-Elbeuf

Le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales (CDLF) s’associe aux termes de ce communiqué et appellent les organisations et associations membres à être présentes devant le tribunal à 12H45.

 

Rouen le 7 juillet 2006

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SOLIDARITE avec Thierry MARTIN

22 Juin 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #REPRESSION

Répression anti-CPE à Bernay : SOLIDARITE!Photo : 44.jpg

Déjà plus de 1 000 signatures, continuons! (début en septembre 2006)

Partout en France, les militants du mouvement social sont dans la ligne de mire du gouvernement. 12 heures de garde à vue pour Thierry Martin, parent d'élève et militant LCR, le 31 mai dernier. On lui reproche son soutien aux lycéens mobilisés à Bernay contre le CPE. Le pouvoir espère impressionner et criminaliser ceux qui luttent et décourager toute nouvelle action d'ampleur. Nous ne laisserons évidemment pas faire. Une riposte unitaire s'organise. Une pétition à l'initiative de nombreuses forces associatives, politiques et syndicales locales est en cours de signature.

PETITION UNITAIRE

Le 31 mai dernier, Thierry Martin, parent d'élève et militant associatif et politique, a été mis en garde à vue pendant 12 heures. On lui reproche son soutien auprès des lycéens mobilisés de Bernay contre le CPE. En étant à leurs côtés, Thierry Martin n'a fait que son devoir. Devoir de solidarité avec les lycéens, devoir de parent d'élève, devoir de militant du mouvement social contre une loi qui aurait marqué une régression sociale de plus.

Cette tentative d'intimidation et de criminalisation n'est pas isolée. Des milliers de jeunes et de salariés ont fait ou vont faire - l'objet de poursuites judiciaires partout en France. Le gouvernement cherche à se venger de sa défaite du CPE et veut décourager de futures mobilisations.

Nous tenons à exprimer notre soutien actif à Thierry Martin, en participant à toute initiative unitaire, demandons l'arrêt de toutes les procédures en cours et l'amnistie pour tous ceux qui ont été condamnés pour leur participation aux mobilisations dans toute la France.

PREMIERS SIGNATAIRES:

organisations: Attac Risle Charentonne, Union Locale CGT Bernay, Confédération Paysanne de l'Eure, École émancipée, FCPE Lycée Augustin Fresnel, FSU 27, Section LCR de Bernay, Section Risle Charentonne du PCF, section PS Bernay, SUD Éducation, SUD-PTT...

Pascal ADAMS, enseignant syndicaliste FSU, Gilles BLIN, facteur, Guy BLIN, conseiller municipal PCF à Bernay, Catherine BOURBOUZE, factrice, André BREZOT, retraité, Michel COQ, paysan, Anthony COSTA, lycéen à Augustin Fresnel, Baptiste COULON, lycéen à Augustin Fresnel, Régis DELESTRE, facteur, Adrien DESSARTRE, lycéen à Augustin Fresnel, Pascal DIDTSCH, syndicaliste, responsable associatif, Gilles FLEURY, enseignant, militant d'Attac, Cédric GAMBIER, lycéen à Augustin Fresnel, Jean-Pierre JOUVEAUX, ouvrier, Maxime JOUVEAUX, lycéen à' Clément Ader, Arlette LEFRANT, syndicaliste FSU, Pedro MARTIN-STEENSTRUP, lycéen à Augustin Fresnel, Christophe MASSET, lycéen à Augustin Fresnel, Eric PLANCHETTE, militant syndical FSU, Cécile ROUET, enseignante syndicaliste SNES, Christine STEENSTRUP, enseignante, Pierre WULLEN, lycéen à Augustin Fresnel...

NOM prénom adresse               localité   signature

 

 

 

 

 

     

Pétition à retourner à Pascal Adams, 26 chemin du bois d'Alençon, 27300 Bernay 

 Copier-coller la pétition et la renvoyer, svp, merci, le plus vite possible!

Adresse @  pascal.adams@wanadoo.fr

D'autres signataires sur Evreux

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