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NPA 27 -  Eure

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Lettre ouverte du NPA-27 aux fédérations de l’Eure du PCF, du PG, du POI, du PS et des Verts

18 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Lettre ouverte du NPA 27 aux fédérations de l’Eure du PCF, du PG, du POI, du PS et des Verts

 

A Glaxo-Evreux, après les 600 intérimaires et CDD remerciés, c’est au tour des embauchés en CDI de casquer avec 800 licenciements. Pour chaque emploi supprimé à GSK , c’est 4 à 5 emplois indirects qui disparaissent avec les sous-traitants et les fournisseurs. Cela signifie au total 4 000 emplois menacés

Ce plan de liquidation de l’emploi vient après celui de Tyco à Val de Reuil, Kapp Lahure Jombart à Evreux, à Holophane aux Andelys , à Diguet-Denis à Breteuil ou à Novelis à Rugles, pour ne citer que ceux-ci. En même temps le chômage partiel se développe comme à Sealynx à Charleval, à Renault Cléon ou Sandouville et partout ailleurs. Notre département est une fois de plus gravement sinistré.

 

II y a urgence à rendre les coups, à refuser les plans de licenciements et les mesures de chômage partiel.  Nous reprenons à notre compte l’appel unitaire des grévistes du Havre

le 29 janvier 2009 soutenu par 26 syndicats, associations et partis, qui affirme :  

 «Nous en avons  « assez –assez » des bénéfices réservés aux actionnaires  et nous nous battons contre tous les licenciements et la précarité, pour nos emplois, les salaires, les retraites … car nous ne paierons pas votre crise ! » 

Pour notre part, nous considérons qu’il est temps en effet d’exiger l’interdiction des licenciements à GSK, comme ailleurs. Nous sommes pour la restitution des cadeaux publics aux entreprises qui font du profit.

 

Répondant à l’Appel du Havre, nous vous proposons l’unité pour :

-organiser une manifestation départementale contre les licenciements et le chômage partiel,  et nous adresser aux syndicats dans ce sens.

-interpeller au niveau national les  organisations signataires de l’Appel du Havre afin qu’elles  organisent une manifestation nationale dans les plus brefs délais.

 

Nous vous demandons de bien vouloir  répondre à notre proposition d’action en nous écrivant à npa-27@hotmail.fr

 

Ci-dessous l’Appel du Havre soutenu par la CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO,

CFTC, UNSA, CFE/CGC, UNL, UNEF, PCF, NPA , PS, MRC, Les Verts, PRG, ATTAC, LDH, Vivats, CNL, Arac, Mouvement de la paix, AC, Adeva, Collectif sauvons la santé.

 

APPEL du HAVRE

Assemblée générale interprofessionnelle du 20-01-2009

Soutenue par 26 syndicats, association et partis.

 

Nous, grévistes et manifestants ce jour à l’appel de 26 organisations syndicales, partis politiques et associations au Havre contre la politique de Sarkozy et du Medef, interpellons les différentes organisations au niveau national pour

- qu’elles constituent un collectif à l’image de celui du Havre, c'est-à-dire le plus large possible, car c’est le seul moyen pour gagner aujourd’hui

 - que ce collectif organise une manifestation nationale dans les plus brefs délais et au plus tard début mars.

 Nous en avons  « assez –assez » des bénéfices réservés aux actionnaires  et nous nous battons contre tous les licenciements et la précarité, pour nos emplois, les salaires, les retraites … car nous ne paierons pas votre crise ! 

 

Par ailleurs nous constatons que des journées d’action ponctuelles ne réussissent pas à faire reculer le gouvernement, mais que les lycéens par un mouvement de grève continu ont réussi à faire reculer Darcos. 

Pour notre part, nous appelons les salariés et la population havraise à participer au blocage économique de la ville le 10 février.

 

Aussi nous demandons à ce collectif national de préparer un mouvement tous ensemble, reconductible avec un calendrier d'échéances clair, seul moyen de faire plier ce gouvernement.

Au Havre le 29 janvier

Assemblée générale réunie à la bourse du travail à l’appel de 26 syndicats, associations et partis :

 CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO,CFTC, UNSA, CFE/CGC, UNL, UNEF, PCF, NPA , PS, MRC, Les Verts, PRG, ATTAC, LDH, Vivats, CNL, Arac, Mouvement de la paix, AC, Adeva, Collectif sauvons la santé.

 

294 pour 3 abs 3 NPPV 

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Appel du congrès du NPA : donner des suites à la grande grève du 29 janvier !

15 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Appel du congrès du NPA : donner des suites à la grande grève du 29 janvier !

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Dans l'éducation nationale on se bat contre les suppressions de postes, dans les entreprises et les boites touchées par la crise contre les licenciements, dans la santé contre la réforme hospitalière, dans les universités et le secteur de la recherche, contre la LRU et ses conséquences, partout des mobilisations ont lieu contres les dispositifs et les lois sécuritaires, contre la répression de tous ceux qui résistent.

Nos luttes peuvent converger vers des actions globales : le 29 janvier est un exemple. Sans luttes particulières il n'y aura pas d'action globale efficace. Mais beaucoup de luttes par le passé sont restées isolées jusqu'à épuisement. Beaucoup de journées d'action sont restées sans effet.

Profitons de l'immense succès du 29 pour continuer à nous battre.

A nous d'impulser et d'organiser des rencontres dans localités, les départements, de tous les secteurs en lutte, pour se soutenir et définir des actions communes.

Les attaques hélas ne vont pas s'arrêter. Coordonnons nos luttes, finissons-en avec la mauvaise expériences des journées d'action sans lendemain et des luttes particulières qui s'épuisent.

Créons la possibilité d'une lutte d'ensemble, pour aller vers la grève générale, le seul moyen pour inverser le rapport de force et porter nos revendications.

La Guadeloupe et la Martinique nous montrent la voie : grève générale !

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Retour sur la dissolution de la LCR (AFP)

15 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Dissolution officielle de la LCR pour créer le Nouveau parti anticapitaliste

LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) -
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d’Olivier Besancenot a été officiellement dissoute jeudi après 40 ans d’existence, pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont le congrès de fondation s’ouvre vendredi. La dissolution a été votée, à main levée, à 87,1% des voix des quelque 150 délégués, a constaté une journaliste de l’AFP. 11,5% ont voté contre, les 1,4% restants se sont abstenus. Quelques timides applaudissements ont suivi le vote. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", s’est amusé, plus tôt dans la journée, Alain Krivine, un des fondateurs de la LCR. "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a-t-il ajouté, se disant "enthousiaste et heureux". Face à "l’échec du capitalisme" et au déclin du Parti communiste français (PCF), le nouveau parti, qui ne rejoindra pas la IVe internationale trotskiste, sera "une force anticapitaliste incontournable demain", a assuré M. Krivine. Le NPA, dont le congrès fondateur se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR). Il s’agit de "prendre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu’elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes" ou issues de l’écologie radicale, affirme Olivier Besancenot qui n’est "pas venu avec une gerbe de fleurs" et dit ne ressentir "ni émotion ni nostalgie" pour l’"enterrement" de la LCR, créée en 1969. Dans les allées du congrès, la nostalgie n’était en effet pas vraiment palpable même si quelques-uns ont critiqué une dissolution faite "en quelques heures", à l’image de Christian Picquet, minoritaire dans le parti, qui regrette un "débat bâclé, expédié à la sauvette" dans une "ambiance morose". Souhaitant faire entrer au NPA des gens qui, même s’ils avaient des idées proches de la LCR, n’osaient pas y adhérer "à cause de son histoire", M. Besancenot, 34 ans, dont 20 passés à la LCR, a déclaré être "très, très fier" de l’héritage de la Ligue. Fondée en avril 1969, la Ligue communiste, devenue LCR fin 1974, a marqué la gauche et a notamment formé des dizaines d’hommes et de femmes politiques, comme les socialistes Henri Weber, Julien Dray, François Rebsamen, Pierre Moscovici, Sophie Bouchet-Petersen ou David Assouline. Lors du congrès fondateur, les quelques 600 à 700 délégués du NPA devront notamment décider du nom de la nouvelle formation et de son éventuelle participation à un "front de gauche" avec le Parti communiste français et le Parti de Gauche lors des européennes de juin.

Dissoudre la LCR pour créer le NPA : "on continue le combat révolutionnaire" (Krivine)

LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) - Alain Krivine, un des fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a estimé que le combat révolutionnaire continuait alors que son parti doit être officiellement dissous jeudi soir pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a souligné M. Krivine, se disant "enthousiaste et heureux", lors de son discours d’ouverture du 18e et dernier congrès de la LCR devant environ 200 délégués. Pour M. Krivine, "fonder une formation anticapitaliste au moment où c’est l’échec du capitalisme est une chose importante". Le NPA sera "une force anticapitaliste incontournable demain", assure-t-il. Le congrès de fondation du NPA, qui revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR) se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), juste après la dissolution de la Ligue qui doit être officialisée par le vote des délégués jeudi soir après 40 ans d’existence. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", a sourit M. Krivine. "C’est la suite et on continue tous et toutes ensemble", a lancé l’ancien candidat à la présidentielle, sous les applaudissements, alors que la tradition de la LCR veut que les interventions ne soient pas applaudies. "L’espoir, né il y a 40 ans, de faire un nouvel outil, est en train d’être gagné". "Les militants de la Ligue vont avoir un rôle énorme" dans le NPA, notamment pour "aider à la formation politique", a-t-il dit. L’orateur suivant, Christian Piquet, minoritaire dans le parti, a regretté que la dissolution de la LCR ne soit qu’un "débat bâclé, expédié à la sauvette en quelques heures" dans une "ambiance morose". Ce partisan d’un "front de gauche" avec le Parti communiste français et le Parti de Gauche pour les européennes de juin, a déploré que le congrès soit "réduit à un vote de quitus".

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Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie ! Tract NPA-27 - février 2009

12 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie ! 
Tract NPA-27 février 2009
--> Cliquer sur le titre en rouge pour lire au format PDF, le dernier tract du NPA 27.
 
Au sommaire :
Page 1 :
- Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie !

Page 2 :
- GSK-Evreux : 800 salariés jetés à la rue : interdisons les licenciements !
- Tempête : les dégâts des réductions budgétaires
- Sacrifier les petits fours pour le plat de résistance

Après le 29 janver... La Guadeloupe et la Martiniquemontrent la voie !


Les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale depuis le 20 janvier. Ceux de Martinique les ont suivis depuis le 5 février. Relèvement immédiat des salaires, notamment des  plus bas, des retraites et minima sociaux de 200 € (Guadeloupe), 300 € (Martinique), baisse du prix des carburants, des produits de première nécessité, de l’eau, des transports, titularisation des salariés précaires, baisse des impôts et des taxes, reversement par la compagnie pétrolière locale de ses surprofits pour l’emploi des jeunes et un service efficace de transport... leurs revendications sont aussi les nôtres ! Ici comme là-bas, les salariés et la population subissent la crise de plein fouet tandis que celle-ci profite à une petite minorité d’exploiteurs, avec le soutien actif du gouvernement et du Medef.

Préparons la grève générale !

Après l'énorme mobilisation du 29 janvier, Sarkozy est bien obligé de « remarquer » les grèves ... tout en réaffirmant qu’il continuera à appliquer la même politique pour faire payer la crise à ceux qui en sont les premières victimes. De leur côté, les directions syndicales nous proposent d'attendre ...le 19 mars. Pourtant, il y a urgence à rendre les coups, à refuser les plans de licenciements comme à GSK à Evreux, Novelis à Rugles ou Holophane aux Andelys, les fermetures comme chez Tyco à Val-de-Reuil, à refuser les mesures de chômage partiel comme à Sealynx à Charleval, à Renault Cléon ou Sandouville et partout ailleurs, à s'opposer aux fermetures de classes et aux suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées.

A nous tous donc de bousculer ce calendrier en nous mobilisant dès aujourd'hui !C'est ce qu'ont compris les enseignants-chercheurs et les étudiants en grève contre la loi Pécresse, les profs, parents et élèves, en lutte dans les écoles et les travailleurs du privé un peu partout dans lepays.

Ce qui est maintenant à l’ordre du jour, c’est de suivre l'exemple des travailleurs de la Guadeloupe et de la Martinique pour imposer nos revendications, en finir avec la politique de ce gouvernement et refuser de payer une crise qui n'est pas la nôtre ! Il est en effet grand temps d’agir ensemble, en même temps, de faire converger toutes les résistances, toutes les luttes contre une politique qui sacrifie l’intérêt du plus grand nombre.

En finir avec le capitalisme !

Cette société, qui préfère le profit de quelques uns à la satisfaction des besoins sociaux de tous, n'a rien à offrir à l'humanité. C'est le capitalisme luimême qui est en cause et pas simplement ses "excès". C’est pourquoi ce système ne peut être "moralisé" ou "réformé". Pour en finir avec l'exploitation, les oppressions, les injustices, les guerres et le saccage de l'environnement, il nous faudra le renverser. C’est le message qu’ont lancé avec force et enthousiasme les centaines de délégués réunis à Paris pour la création du Nouveau Parti Anticapitaliste à l’appel d’Olivier Besancenot, unparti au service des luttes et de la transformation révolutionnaire de la société !


 GSK-Evreux : 800 salariés jetés à la rue : interdisons les licenciements !

Il y a encore quelques mois, près de 2 200 personnes travaillaient à Evreux pour ce trust pharmaceutique anglais. D'abord, les 600 intérimaires et CDD furent remerciés. Maintenant, c’est au tour des embauchés en CDI de casquer avec 800 licenciements sur les 1 652. La moitié de la production et le labo recherche et développement sont liquidés. Pour chaque emploi supprimé à GSK, c’est 4 à 5 emplois indirects impactés qui disparaissent avec les sous-traitants (350 emplois), les fournisseurs et les entreprises de bio-technologie qui travaillent pour la multinationale du médicament. Les pertes d’emplois vont toucher les bassins d’Evreux et Louviers/Val de Reuil (l’entreprise Valois avec 800 salariés,…) et au-delà. Cela signifie au total 4 000 emplois menacés.

La direction utilise le prétexte de la crise et la concurrence des génériques pour justifier le « plan social », mais il s’agit en réalité de défendre les profits des actionnaires. GSK a fait un bénéfice en hausse de 9 % au 4 ème trimestre 2008, en pleine crise internationale! (5,2 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2008). Ces profits sont le résultat du travail des 100 000 salariés de la multinationale.

Nous ne sommes pas d’accord avec le maire PS d’Evreux qui défend l’emploi « ou une reconversion » : la reconversion c’est comme les cellules de reclassement prévues par la direction de GSK : c’est l’antichambre du chômage ! Il faut défendre l’emploi pour tou(te)s et cela passe par l’INTERDICTION de licencier pour une entreprise qui en plus fait desprofits énormes.

Il faut que cessent les aides publiques à GSK-Evreux, comme celles de la Communauté d'agglo et de la ville d'Evreux qui 5 jours aprèsl'annonce du plan de licenciements lui vend un terrain à 41 centimes le m2 !

Jeudi 5 février, les salariés en grève criaient : « Défendons nos emplois, de l’argent il y en a dans les poches de GSK ! » Avec l’hécatombe des suppressions d’emplois et des fermetures d’entreprises partout dans le pays, il faudrait enfin une manifestation nationale monstre pour l’INTERDICTION des licenciements. Pourquoi ne pas commencer par le faire dans l'Eure ?

Tempête : les dégâts des réductions budgétaires

Deux semaines après le passage de la tempête Klaus qui a ravagé les Landes, certaines familles n’avaient toujours pas retrouvé l’électricité. Le contraste est saisissant avec la rapidité avec laquelle les installations avaient été réparées après la tempête de 1999, pourtant autrement plus étendue. Comme le souligne un retraité d’EDF au journal

l’Humanité du 4 février : « Après la tempête de 1999, on était 150 agents à Mont-de- Marsan. Les choses sont allées très vite. Aujourd’hui, ils sont 40 ». Etc’est pareil partout.

Sacrifier les petits fours, pour le plat de résistance

Après avoir fait mine de résister, les patrons des six principales banques françaises ont cédé à Sarkozy. Ils ont renoncé à leur « bonus » pour 2008.

Mais ce n’est qu’un petit dessert. Ils s’offrent toujours de plantureux salaires fixes, des actions gratuites, des stock-options, des jetons de présence (parfois plusieurs centaines de milliers d’euros) et des primes exceptionnelles. Et leurs banques vont recevoir, en échange de ce « sacrifice », 21 milliards d’euros d’aide de l’Etat, payés avec l’argent de nos impôts. Sans aucune contrepartie ni contrôle de l’Etat sur l’usage de cet argent !

Sarkozy voudrait faire ainsi d’une pierre deux coups : engraisser les banquiers en faisant croire aux salariés que, face à la crise, les sacrifices sont également répartis. Mais personne n’est dupe. Les vrais sacrifices, c’est aux travailleurs qu’il les réserve : baisse du pouvoir d’achat, intensification du travail, licenciements, chômage partiel, précarité.

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Congrès national du NPA: l’espoir anticapitaliste.

10 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

L’espoir anticapitaliste

Le Nouveau Parti Anticapitaliste s’est fondé ce week-end en adoptant un programme, des statuts provisoires, un nom, une orientation politique et en élisant une nouvelle direction.

La conclusion d’un processus et d’une dynamique de rassemblement des forces anticapitalistes et révolutionnaires entamé, il y a maintenant dix huit mois. Qui a impliqué que la LCR laisse place à ce nouveau parti. Le NPA est d’ores et déjà une nouvelle réalité politique que nous avons pu forgé ensemble, mais au delà de la satisfaction, c’est bien un sentiment de responsabilité et de prise en compte de la gravité de la situation qui a dominé nos débats.

En effet, la création du NPA n’est pas un événement hors-sol des réalités politiques. La fondation du NPA s’inscrit, et sans doute s’explique aussi, par un contexte de crise globale. Le capitalisme s’enfonce dans une crise profonde, historique, qui n’est plus niée par la plupart des dirigeants de la planète. Elle ne se réduit ni à une crise financière, ni à l’échec de la régulation libérale du système capitaliste, mais bel et bien à l’échec d’un système de généralisation du marché afin de satisfaire la soif de profits des possédants. C’est l’ensemble de la population et du monde du travail qui risque de payer une crise, dont les acteurs centraux du système (les banques, les puissances financières, les institutions capitalistes) sont les premiers responsables. Les licenciements massifs, la vie chère, la destruction méthodique des services publics en sont les premières manifestations et provoquent les premières mobilisations. Dans le même temps, une crise écologique et alimentaire frappe les populations dans l’essence même de leurs conditions de vie.

Face à cette crise de civilisation capitaliste, nous voulons installer une force qui défende la perspective d’une transformation révolutionnaire de la société, d’une reconstruction d’une perspective socialiste profondément démocratique, qui remet en cause de la propriété privée économique.

Les premières mobilisations éclatent. La Guadeloupe et la Martinique se soulèvent conte la vie chère, les injustices et les discriminations. Le 29 janvier, nous étions plusieurs millions en grève et en manifestation alors que se dessine une nouvelle journée le 19 mars. Après les lycéens en décembre, universitaires et étudiants, prennent le chemin de la rue pour faire plier un gouvernement qui n’a renoncé en rien à ses projets de démolition sociale. Des appels convergent pour remettre en cause les projets liberticides du pouvoir.

Nous appuyons tout ce qui permet la convergence des luttes, toutes les initiatives de mobilisation vers un mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. Un nouveau mai 68 pour battre Sarkozy. C’est bien pourquoi le NPA sera au coeur des mobilisations, des grèves et des manifestations, proposera constamment le rassemblement unitaire des forces de la gauche sociale et politique pour soutenir les luttes. Comme nous l’avons fait sur le terrain des licenciements. Comme nous le proposerons pour la nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 mars ou pour appuyer le combat des travailleurs de l’automobile.

Dans cette période de tensions sociales et politiques, nous voulons défendre un plan d’urgence, un plan de sortie de crise en faveur des travailleurs et de la population. Un plan de mesures concrètes, qui se refuse à gérer à accompagner le capitalisme, à financer les responsables de la crise comme le fait le pouvoir, mais comme le propose également le projet du PS. Nous voulons l’augmentation du pouvoir d’achat de 300 euros nets par mois pour tous et toutes ; aucun revenu, salaire ou autre en dessous de 1500 euros nets. La suppression de la TVA à commencer par les produits de première nécessité ; le blocage et la baisse des loyers, la lutte contre les hypermarchés qui font du profit sur le dos des consommateurs tout en étranglant les petits producteurs. Nous défendrons l’interdiction des licenciements dans les grandes comme dans les petites entreprises, dans le privé comme dans le public où les suppressions de postes n’ont jamais été aussi fortes. Nous refusons et combattons la loi Bachelot de marchandisation et de privatisation de la santé. Nous sommes aux côtés des universitaires et des étudiants contre la loi Pécresse. Nous refusons les privatisations d’hier et d’aujourd’hui, de droite comme de gauche, et nous battrons pour l’expropriation des banques et compagnies financières, ma mise en place d’un service public bancaire contrôlé par la population…

Autour d’un programme anticapitaliste, et d’une perspective indépendante de la direction du PS qui se situe dans le cadre de la gestion du système, nous souhaitons le rassemblement le plus large. Dans les luttes comme dans les élections. Un rassemblement durable qui offre une perspective alternative à celles et ceux qui souffrent de la crise, qui n’en peuvent plus de l’arrogance du pouvoir et du patronat. Une union cohérente qui défend la même politique dans les luttes et dans les élections, aux Européennes comme aux régionales, en France, comme en Europe.

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29 janvier : jour de colère ( par NPA )

30 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

29 janvier : jour de colère


Il y aura un avant-29 janvier, et un après. Évidemment, personne ne se fait d’illusions : cette journée ne va pas bloquer les attaques que nous subissons depuis des mois, mais elle est l’occasion, la première depuis des mois, d’exprimer notre colère, notre refus de subir la loi toujours plus dure du gouvernement et des capitalistes.

Le coup de frein brutal à la croissance est une calamité pour les actionnaires, habitués à leur profitabilité à deux chiffres, à leurs dividendes gorgés de profits accumulés sur le dos des travailleurs. Ce coup de frein, ils nous le font payer au centuple, espérant, par le chômage technique et les licenciements, maintenir les marges mises à mal par la récession. Les salariés de l’automobile, des banques, de la sidérurgie, du bâtiment sont touchés de plein fouet par ce sauve-qui-peut capitaliste.

Ces attaques sur l’emploi et les salaires arrivent alors que nous subissions déjà des blocages de pouvoir d’achat, que vont confirmer les négociations annuelles obligatoires (NAO) commençant dans le privé. Et pourtant, malgré la baisse des cours du pétrole, le prix de l’énergie gazière et électrique est toujours au plus haut. Les loyers, l’alimentation grèvent les budgets des ménages. La Sécu rembourse de plus en plus mal, et les pensions s’étiolent comme peau de chagrin.

Jour après jour, la politique de Sarkozy aggrave l’accès aux services publics de la santé, de La Poste, de l’enseignement dans lesquels les suppressions de lits, de classes, d’effectifs ne cessent de rendre la vie plus difficile, notamment dans les quartiers populaires. Le pendant de cette politique, comme toujours avec Sarkozy, est de répandre la peur, la menace de sanctions contre des personnels qui font tout pour maintenir un service public en voie de démantèlement.

Dans les transports également, la répression est le pendant des réductions d’effectifs. Quand les cheminots de Saint-Lazare obtiennent enfin, par la grève, des revendications sur leurs conditions de travail refusées par leur direction, ils sont quasiment traités de terroristes par le gouvernement. La leçon est claire. Les salariés doivent subir chômage, baisse du pouvoir d’achat et dégradation des conditions de travail pour maintenir les revenus de la classe dominante… S’y opposer est un acte de désobéissance civile !

Les cheminots de Saint-Lazare, les instituteurs qui refusent d’appliquer les mesures Darcos sont donc désignés comme des fauteurs de troubles irresponsables. Quant aux droits des chômeurs aux Assedics, quelques vrais irresponsables syndicaux sont prêts à les vendre pour un plat de lentilles, alors que la défense des précaires et des revenus de chômeurs est plus que jamais à l’ordre du jour.

Dans un tel contexte, on assistait, depuis des mois, à un silence assourdissant du mouvement syndical, qui laisse seuls les secteurs osant s’affronter au gouvernement, qui ne présente aucune perspective de lutte d’ensemble à la hauteur des attaques que nous subissons, aucune revendication offensive capable de rassembler les salariés et de faire mordre la poussière au patronat et au gouvernement.

Dès lors, le 29 janvier doit d’abord être une réponse politique à ce gouvernement et à son vrai Premier ministre, Nicolas Sarkozy. Nous serons en grève et dans la rue pour lui prouver que, malgré ses menaces, ses forces de police omniprésentes, son arsenal répressif et son terrorisme verbal, malgré la démission des directions syndicales et de la gauche institutionnelle, nous sommes debout et prêts à nous battre. Le 29 janvier sera d’abord un cri de colère pour montrer notre force et rappeler aux exploiteurs qu’ils ont tout à craindre de la mobilisation des travailleurs.

Le spectre d’une grève générale hante les couloirs du pouvoir. Ceux qui nous dirigent savent pertinemment qu’ils font peser une pression insupportable sur les salariés. Ils savent aussi que personne n’est dupe de leur propagande : ils sont capables de mobiliser des centaines de milliards pour sauver le système, tout en refusant un dixième de ces sommes pour la protection sociale ou les retraites. Ils sont capables de baisser quasiment à zéro le taux directeur de la Banque centrale européenne, quand le crédit populaire est toujours aussi cher et inaccessible. Ils peuvent prêter des milliards aux banques et au secteur automobile, quand licenciements et chômage technique sont la seule réponse donnée aux salariés.

Alors, évidemment, la colère monte. C’est même pour cela que toutes les organisations syndicales ont été obligées d’appeler à cette journée de grève et de manifestations. C’est pour cela que se sont multipliés les appels unitaires, souvent bien meilleurs, dans les branches professionnelles et les régions. Bien sûr, les plus touchés par la crise, notamment dans l’automobile, savent bien que cette journée ne bloquera pas les attaques qu’ils subissent. Mais les millions de grévistes, les centaines de milliers de manifestants seront autant d’espoir pour les salariés.Espoir d’une réelle offensive prolongée, d’un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques de Sarkozy et du Medef. 

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Tract NPA national de la semaine:Le 29 janvier, des millions en grève et dans la rue !

22 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour lire au format PDF, cliquer sur le titre en rouge:
Le 29 janvier, des millions en grève et dans la rue

La crise a bon dos

Les licenciements explosent, le chômage partiel gonfle à grande vitesse, les baisses de salaires se multiplient, le gouvernement démantèle les services publics prétextant qu’il n’a plus d’argent mais les 40 principales entreprises française cotées en Bourse s’apprêtent à annoncer 94 milliards de bénéfices pour 2008 ! A peine moins qu’en 2007 mais beaucoup plus que toutes les années précédentes. Au total plus des milliards en 5 ans. Parmi elles, les banques à qui l’État donne aujourd’hui sous prétexte de crise 360 milliards, PSA ou Renault qui vont toucher 40 milliards d’aides et qui licencient par milliers, Arcelor Mittal qui fait 10,5 milliards de profit, + 40 % par rapport à 2007 et qui licencie 1500 salariés, Total, etc.

Ce sont ces profits gigantesques qui ont contribué à la crise

Les gouvernements de droite comme de gauche nous disaient hier que les bénéfices d’aujourd’hui créeraient les emplois de demain. Ils ont servi à la spéculation : 80 milliards des profits de 2006-2007 ont été distribués aux actionnaires qui les ont joué dans la finance.

On nous disait que si on acceptait les licenciements, le blocage des salaires, la précarité, la dégradation des conditions de travail, ça garantirait la bonne santé des entreprises. Ça a juste provoqué la crise financière, les licenciements massifs et les baisses de salaires.

Sarkozy a peur de l’extension des conflits, il criminalise le mouvement social

Sarkozy a beau dire « quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit », Darcos a dû reculer devant la grève des lycéens et des enseignants. Lui même s’énerve contre les cheminots victorieux de St Lazare qui défendent l’emploi et la sécurité des usagers. Le DAL (Droit

Au Logement) a été condamné à 12 000 euros d’amende pour sa défense des sans abris. Olivier Besancenot est convoqué au commissariat pour une plainte d’un cadre de la Poste. Partout où on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Le gouvernement veut faire des exemples parce qu’il a peur de la jonction des multiples conflits qui traversent le pays.

Leur faire payer leur crise

La journée de mobilisation et de grève nationale du 29 janvier appelée par l’ensemble des organisations syndicales doit servir à cette jonction et être la première étape de préparation d’une grève générale pour augmenter les salaires, interdire les licenciements et embaucher dans les services publics en prenant sur les profits.

Partout, dans toutes les entreprises grandes ou petites, du public ou du privé, dans toutes les zones industrielles, les centre commerciaux, les bureaux, il faut gagner la grève. Ce n’est qu’en bloquant l’économie que nous nous ferons entendre. Dans les manifestations doivent converger les salariés en grève, celles et ceux qui défendent l’école publique, qui se battent pour le droit au logement ou les droits des sans papiers, toutes et celles et tous ceux qui ont à affronter la politique de Sarkozy.

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NPA-27 : Un congrès départemental réussi et prometteur

20 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

NPA-27 : Un congrès départemental réussi et prometteur

Notre congrès départemental a réuni 81% des adhérents des 7 comités NPA de l’Eure, dans la salle du Moulin à Louviers (soit 92 votants).  Une très bonne participation pour le 1er congrès départemental des tous jeunes comités Eurois. Pour information,début janvier, 115 personnes ont déjà adhéré. 
En début d’après-midi s’est tenu le congrès de dissolution de la LCR-27 avec ses 33 militants qui ont voté à l’unanimité la construction du NPA. Beaucoup de membres du NPA ont assisté à ce dernier congrès de la LCR. Un petit pincement au cœur pour tous ceux et celles qui ont milité de nombreuses années dans une organisation démocratique, vivante et dynamique qui disparaît pour ses 40 ans…
Puis le congrès du NPA-27 a débuté

Très bonne tenue du congrès : débats riches, interventions nombreuses de militants de tous les comités de l'Eure. Un congrès enthousiaste de l'avis des participants : les camarades qui ont présenté les textes à débattre ont été applaudis spontanément par les congressistes. Les documents « Principes fondateurs », « les Statuts », la Résolution sur la situation politique et sociale et la Résolution Elections européennes ont été adoptés après débats sur les amendements proposés.

Beaucoup de nouveaux militants non LCR, en particulier des jeunes, ont pris une part active lors des travaux du congrès. C’est un gage de réussite pour le nouveau parti qui rassemble dans l’Eure, outre les militants de la LCR, des ex-militants du PS, du PCF, de Lutte Ouvrière, du courant libertaire et l’immense majorité de ceux pour qui c’est la première expérience politique.

 Les jeunes sont nombreux dans la salle, c’est une caractéristique du NPA-27 comme du NPA national.  Le plus ancien adhérent a 85 ans ; il a commencé à militer en 1956 dans les rangs du PCI à Vernon, organisation qui fut à l'origine  de la création de la LCR.

Le congrès départemental a élu en fin de travaux 10 délégués à parité femme/homme pour le congrès  national des 6, 7 et 8 février à St Denis.
Le soir, après un repas convivial ouvert aux sympathisants et amis, la partie musicale a commencé avec le groupe « MORESK » , 4 guitaristes et un batteur : une prestation très réussie et appréciée de tou(te)s pour ce groupe de chanson française engagée et dynamique..



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Le programme du NPA contre les licencements, chômage et délocalisations

20 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

CONTRE LES LICENCIEMENTS

Une logique anticapitaliste

Publié dans Rouge2281, 08/01/2009

Avec la crise économique, la lutte pour empêcher les licenciements et le chômage partiel devient centrale. Elle ne pourra être gagnée que par un mouvement d’ensemble, qui devra imposer des solutions anticapitalistes. Voici quelques propositions du NPA, qui vont être diffusées massivement sous forme de quatre-pages.

Photothèque Rouge/Drean

Photothèque Rouge/Drean

Comment lutter contre les licenciements ? Cette question, qui ce pose depuis de nombreuses années, va prendre, avec la crise, de plus en plus d’importance. Nous avons affaire à de nombreuses difficultés : comment se mobiliser, notamment par la grève, quand l’entreprise met les salariés en chômage partiel ? Quand le but, justement, du patronat est de stopper la production, les salariés doivent-ils reprendre à leur compte la production d’automobiles, alors que celle-ci ne trouve pas de débouché ? Une production moindre, avec réduction du temps de travail, sans rémunérer le capital et les actionnaires permettrait-elle de maintenir le salaire intégral de tous les salariés ? Comment maintenir les emplois dans des entreprises « en faillite » sans se retrouver, encore une fois, à financer publiquement ces entreprises ? Pour sortir de ces pièges et aider à répondre à ces questions tactiques, il faut avoir une vision de la logique globale à imposer.

Sarkozy voulait nous faire « travailler plus pour gagner plus », mais aujourd’hui, les entreprises mettent leurs salariés en chômage partiel avec des baisses de revenus de 20 à 50 %, et les patrons continuent d’expliquer qu’il faut « garantir la compétitivité des entreprises, faire des efforts, être flexibles et encore plus productifs ». Ils n’embauchent pas, expliquant qu’« il n’y a plus de travail », mais ils augmentent la productivité et veulent nous faire travailler le dimanche et jusqu’à 70 ans. Le gouvernement dit que « les caisses sont vides », mais il y trouve sans difficulté des centaines de milliards pour les banques. Il n’a plus d’argent pour les services publics, mais il subventionne les entreprises privées. Il traite les chômeurs d’« assistés », mais il fait 170 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches. Le NPA avance quatre mesures immédiates pour que les travailleurs ne paient pas la crise.

1. Interdiction des licenciements

La crise n’est pas la même pour tout le monde. Les bénéfices des grandes entreprises du CAC 40 pour 2008 atteignent 99,7 milliards d’euros. Les dividendes distribués aux actionnaires sont en augmentation. Les grands patrons anticipent la baisse des ventes en effectuant leurs « dégraissages », comme dans l’automobile, le BTP et dans toutes les filières qui leurs sont liées (sidérurgie, chimie, caoutchouc, verre...), sans parler du commerce, des transports, du tourisme, etc. Des milliers de licenciements « invisibles » et silencieux s’opèrent dans de nombreuses petites entreprises. Des mutations sont imposées par milliers sur des sites éloignés, avec tous les problèmes que cela peut poser (900 kilomètres, par exemple, pour les ouvriers de PSA Rennes vers Sochaux et Mulhouse).

Il faut interdire tout licenciement et pas seulement dans les entreprises qui affichent des profits. En effet, la plupart des PME dépendent de grandes entreprises cotées au CAC 40 qui ont organisé, depuis des années, la sous-traitance et la filialisation. Pour savoir si une entreprise est réellement en difficulté, il faut pouvoir remonter jusqu’aux donneurs d’ordres. C’est le patronat dans son ensemble qui doit supporter les coûts de la crise, et en aucun cas les salariés. À défaut de quoi, il faudra exproprier les patrons et les gros actionnaires, saisir leurs avoirs et nationaliser leurs entreprises, sous le contrôle des travailleurs et de la population, en envisageant dans certains cas la reconversion des activités. Au moment où l’on distribue à perte des milliards aux banques, il faut que l’argent public serve à garantir l’emploi et les salaires. Il ne faut pas laisser l’économie entre les mains de quelques parasites, elle doit passer sous le contrôle public de la population organisée.

Nous sommes pour :

• une loi d’interdiction des licenciements ;

• en cas de défaillance de l’entreprise, nous sommes pour remonter jusqu’au donneur d’ordre ;

• si la loi n’est pas respectée, nous sommes pour l’expropriation des patrons/actionnaires avec gel des avoirs et nationalisation sous contrôle des travailleurs ;

• l’ouverture des livres de comptes et la levée du secret bancaire et commercial.

2. Conditions de travail et retraites

Avec le chômage partiel, où seulement 50 % du salaire est garanti avec un plancher au Smic, et la décision de Sarkozy de faire passer sa durée légale de six mois à un an, des dizaines de milliers de travailleurs vont connaître les caravanes comme seul logement et les pâtes à partir du 10 du mois. On compte aujourd’hui 7 millions de travailleurs pauvres, et ce chiffre risque d’exploser.

En même temps que le chômage partiel, jamais les cadences n’ont été si fortes. On travaille le samedi en heures supplémentaires et, le lundi, on chôme. C’est l’aggravation de la flexibilité. Dans le commerce, c’est le travail le dimanche. Dans les écoles, les classes sont de plus en plus surchargées, les horaires s’allongent. Dans les hôpitaux, le surcroît de travail est tel que beaucoup n’arrivent pas à prendre les compensations pour heures supplémentaires. À la SNCF, c’est contre le rallongement des horaires des roulants que les cheminots se sont battus.

Le gouvernement a donné la possibilité à chaque patron de décider de ses horaires. Aujourd’hui, 75 % des nouveaux contrats sont précaires, dans le privé comme dans le public. C’est une régression terrible pour l’ensemble des travailleurs.

Nous sommes pour :

• le CDI à temps complet comme unique contrat de travail et des embauches au statut dans la fonction publique ;

• la réduction du temps de travail, sans flexibilité ni annualisation, et avec embauches correspondantes jusqu’à résorption du chômage ;

• le retour à 60 ans pour la retraite avec 37,5 annuités, dans le public comme dans le privé, avec 75 % du brut, calculé sur les dix meilleures années, et la retraite à 55 ans pour les métiers pénibles ;

• aucune retraite ou minima social inférieur à 1 500 euros net ;

• le refus de travailler le dimanche.

3. Services publics

160 000 postes au total doivent disparaître entre 2008 et 2012 dans les services publics. Dans la santé, 20 000 postes sont menacés, pour la seule année 2009. 29 CHU sur 31 ont été mis en déficit. On supprime des postes, on prend sur les RTT, on ferme des lits. Les dépassements d’horaires et les enchaînements de journées de travail sans pauses suffisantes sont légion, au risque de la sécurité des malades.

Dans l’Éducation, les 80 000 suppressions de postes prévues en quatre ans signifient des classes surchargées et des enseignants qui n’en peuvent plus. La suppression des enseignants spécialisés dans l’aide aux enfants en difficulté (Rased) abandonnera de plus en plus d’enfants à eux-mêmes.

Il faut reprendre les 360 milliards offerts par le gouvernement aux banques. On pourrait créer des emplois dans les services publics, investir dans les infrastructures (chemins de fer, écoles, logements sociaux, matériel dans les hôpitaux, Canadairs pour les pompiers, énergies renouvelables, etc.).

Mais c’est l’inverse que fait ce gouvernement. Pire, tout en finançant les banques, l’État s’apprête, en 2009, à rembourser aux capitalistes 45,6 milliards d’euros, rien qu’en service de la dette (les intérêts). En reprenant ces 45,6 milliards et 10 milliards sur le budget de l’armement (sur un total de 37,2 milliards) on pourrait créer tout de suite 1 million d’emplois à 2 000 euros net par mois (treizième mois inclus). Nous devons exproprier les banques pour créer un service public bancaire unique, sous contrôle de la population, avec le monopole du crédit.

Nous sommes pour :

• 1 million d’emplois tout de suite dans les services publics ;

• la mise en place d’un service public bancaire unique ;

• la mise sous contrôle public de l’eau, du logement, des médicaments et le retour dans les services publics de l’énergie (EDF-GDF) avec nationalisation sans rachat ni indemnité des entreprises privées de l’énergie (Areva, Total, etc.) ;

• la fin de toutes les privatisations, à commencer par La Poste et les hôpitaux ;

• la rupture avec le traité de Lisbonne, qui accélère les libéralisations.

4. Augmentation générale des salaires

Les salaires sont bloqués depuis des années. Aujourd’hui, le chômage partiel les fait baisser. Il serait possible d’augmenter tous les salaires de 300 euros net par mois et d’imposer qu’il n’y ait aucun salaire inférieur à 1 500 euros net par mois, rien qu’en reprenant sur les profits les dix points du PIB qui sont passés de la poche des travailleurs à celles des capitalistes ces 25 dernières années, soit 170 milliards. L’augmentation des salaires, par le biais des cotisations patronales et ouvrières, permettrait de verser plus de 50 milliards dans les caisses des retraites, de la Sécu et de l’assurance chômage.

Les richesses sont toujours là, c’est nous qui les créons, c’est notre travail, c’est à nous d’en récupérer les fruits. Il ne s’agit pas de « relancer notre pouvoir d’achat pour relancer leur économie », mais bien de prendre le contrôle de l’appareil productif et des richesses que nous produisons.

Nous sommes pour :

• l’augmentation générale des salaires de 300 euros net ;

• aucun salaire ou revenu (retraites, minima sociaux) inférieurs à 1 500 euros net ;

• aucune perte de salaires pour les travailleurs touchés par le chômage partiel ;

• l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ;

• l’annulation des dettes des foyers sur endettés !

Unir les luttes pour les rendre efficaces

Le gouvernement est à la solde de « bandits de grands chemins » comme les banquiers, les patrons et les boursiers, qui spéculent sur notre dos à longueur d’année et viennent crier famine quand ils ne font plus les profits escomptés. Tant qu’une minorité continuera à contrôler et à s’accaparer l’essentiel des richesses au détriment de l’immense majorité de la population laborieuse, il n’y aura pas de justice.

Pour satisfaire les besoins de la population face à la voracité des actionnaires, il faut imposer une politique anticapitaliste. Il faut une redistribution des richesses, en s’en prenant à la logique du profit, en mettant sous contrôle populaire les grands moyens de production, en s’en prenant à la propriété privée des riches.

Changer le rapport de force, imposer des mesures favorables à la classe ouvrière nécessite de s’en prendre au pouvoir économique et politique des capitalistes. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un mouvement social d’ampleur, d’une grève de l’ensemble des salariés qui fasse plier patronat et gouvernement. Toutes les avancées dont nous bénéficions encore aujourd’hui (durée du temps de travail, congés payés, Sécurité sociale, etc.) ont été acquises par des luttes sociales. Les colères s’accumulent et commencent à se faire entendre mais, pour faire reculer Sarkozy et le Medef, il faudra faire converger tous ces conflits locaux et catégoriels en un vaste mouvement d’ensemble. Réussir la journée de grève et de manifestations du 29 janvier peut être un point de départ pour redonner au monde du travail confiance en sa force collective. Cela implique d’indiquer, dès maintenant, qu’il faudra des suites à cette journée de mobilisation, comme par exemple une manifestation nationale contre les licenciements. Car, pour interdire les licenciements, augmenter les salaires et sauver les services publics, il faudra un mouvement d’ensemble de la population, une grève générale. ■

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Pour en finir avec Sarkozy, Tous ensemble le 29 janvier! Tract NPA-27 janvier 2009

16 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour en finir avec la politique de Sarkozy-Fillon !

Tous ensemble le 29 janvier !


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Au sommaire :
 
Page 1 :
- Ce n'est pas à nous de payer leur crise ! Pour en finir avec la  politique de Sarkozy-Fillon ! Tous ensemble le 29 janvier !
- Rendez-vous pour le 29 janvier : Evreux : 14h Pré du Bel Ebat ;
Rouen 10h cours Clémenceau ; Le Havre 9h30 Franklin.

Page 2 :
- 2009 : une année de lutte !
- Racket sur les cotisations des travailleurs sans-papiers
- Gaza : arrêt du massacre ! Solidarité avec le peuple palestinien !
- Un nouveau parti pour lutter et changer le monde !
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