Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

La lutte paie ! Tract national du NPA - le 10-02-2009.

11 Mars 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

      Tract national NPA de la semaine: cliquer sur le titre en rouge pour lire au format PDF        
La lutte paie !

 C’est la première leçon de la grève générale de la Guadeloupe.

 

Ils se sont battus et ils ont gagné !

Le premier ministre parlait de « revendications irréalistes qui semblent ignorer la crise ». Mais c'est bien parce qu'ils refusent de payer la crise que les grévistes ont défendu et imposé ces revendications : 200 € nets d’augmentation des salaires jusqu’à 1,4 fois le Smic (+ 6 % jusqu’à 1,6 fois le Smic et + 3 % au-delà), l’augmentation des retraites et des minima sociaux, la baisse de 20 % des prix des produits de 1ère nécessité, la baisse des tarifs des carburants, de l’eau, du gaz, de l’électricité, de la téléphonie et des transports, le gel des loyers HLM, un budget de 30 millions d’euros pour l’emploi, le recrutements d’enseignants, la titularisation des contractuels…et aussi des mesures pour la protection de l’environnement, pour les droits culturels du peuple guadeloupéen…

Face à cette victoire, beaucoup insistent sur les spécificités des Antilles. C’est vrai, les peuples antillais vivent une oppression coloniale et c’est sûrement l’un des ressorts de cette formidable mobilisation.

 

Mais sur bien des points cette lutte exemplaire, peut nous inspirer ici.

Alors que nous préparons la mobilisation du 19 mars, que de nombreuses mobilisations se déroulent et cherchent à converger, les grévistes de la Guadeloupe ont prouvé qu’il est possible de gagner face au mépris, aux manœuvres, à la répression du gouvernement des profiteurs.

Le cadre unitaire du LKP impliquant toutes les forces, syndicales, associatives, politiques… à uni toutes les colères autour d’une plate-forme précise, sociale, écologique, anti- discriminations.

La démocratie, le contrôle de la lutte par toutes celles et tous ceux qui y sont impliqués jusqu’aux négociations ont aussi fait la force de ce mouvement.

Et surtout, la mobilisation a été maintenue et amplifiée jusqu'à la satisfaction conjuguant grèves, manifestations, blocages, barrage routiers… à l’inverse des journées espacées et sans perspective.

 

A nous, maintenant !

Le 29 janvier nous avons prouvé que nous pouvons être forts, nombreux en grève et dans la rue. Mais il a fallu attendre près de 2 mois un nouvel appel à la grève interprofessionnelle. Nous savons que nous sommes capables de réussir le 19 mars à nouveau. Mais après?  Comment continuer, amplifier, construire la mobilisation dans la durée ?

Dans toutes les villes, dans toutes les régions, peuvent se créer, pas à l’identique du LKP, mais avec la même volonté de faire converger toutes les forces, des collectifs unissant les organisations syndicales, les associations militantes, les partis politiques, toutes les équipes militantes et les salariés mobilisées contre les suppressions d’emploi, contre la vie chère, pour l'augmentation des salaires…

Cette unité pour la lutte peut proposer des perspectives locales, régionales, de branche…

C’est la seule solution pour ne pas laisser une grande journée de mobilisation sans lendemain.

 

Lire la suite

Tract du NPA-27- mars 2009 : En grève et dans la rue le 19 mars !

8 Mars 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

--> Cliquer sur le titre en rouge pour lire au format PDF

Licenciements, chômage partiel, fermetures de sites...

Ça ne peut plus durer !

En grève et dans la rue le 19 mars !

 

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - Mars 2009


90 000 chômeurs en plus au mois de janvier, soit encore plus que le chiffre déjà élevé de novembre 2008 (64 000), 300 000 de plus depuis mars 2008 : les effets de la crise du capitalisme s'accélèrent.

Par chez nous aussi, les annonces de licenciements et de suppressions de postes se multiplient : 800 chez Glaxo à Evreux, le plus gros employeur privé du département, mais aussi 35 chez Kapp Lahure Jombart (1/3 de l’effectif), mais encore 55 licenciements sur 490 salarié-e-s aux Andelys chez Holophane, ou  80 à Rugles chez Novelis, ou 260 chez Tyco à Val de Reuil avec fermeture du site, comme pour les 58 de chez Diguet-Deny à  Breteuil-sur-Iton. On peut allonger la liste, sans oublier que partout, les intérimaires et CDD ont déjà été éliminés, ce qui augmente considérablement le nombre de victimes. Et puis il y a aussi toutes ces boîtes où le chômage technique s’accumule : Renault à Cléon, Sealynx (ex-Metzeler) à Charleval, chez M-real à Alizay, ou encore à Federal Mogul (247 salariés), à Garennes-sur-Eure, ou chez Allibert (240 salariés), à Gaillon...

NOUS NE PAIERONS PAS LA CRISE DES RICHES

Tout le monde comprend bien que les capitalistes veulent nous faire payer leur crise. Sarkozy et ses complices vont encore exonérer les entreprises de cotisations : mais il y a déjà eu 65 milliards d'euros d’exonérations en 2007, et où sont les embauches ?

L’Etat supprime en plus des dizaines de milliers d’emplois de fonctionnaires utiles dans les écoles, les hôpitaux, les transports... Tandis que les profits des plus riches explosent, les salariés, les précaires, les surendettés, les sans-logis, tous les petits sont de plus en plus étranglés.   

LA PEUR PEUT CHANGER DE CAMP...

Le patronat et le gouvernement ne  sont forts que tant que les résistances restent éclatées : on l’a bien vu en Guadeloupe, en Martinique et maintenant à la Réunion, la peur a changé de camp face à la grève générale unie et prolongée.

Face au chômage, un plan d'urgence  s'impose :

interdiction des licenciements, arrêt des subventions aux entreprises qui licencient, paiement à 100% des jours chômés, réduction du temps de travail (30 heures sans flexibilité et avec embauches correspondantes) ; arrêt des suppressions de postes, création massive d'emplois dans la santé, l'Éducation, les transports, la protection de l’environnement. Le patronat a les moyens de maintenir les emplois. Il s’est largement goinfré des fruits de notre travail. Ce n'est pas à nous de payer leur crise !

...SI NOUS SAVONS NOUS COORDONNER

Les mille colères populaires peuvent se rejoindre en une riposte unie qui transformera l'éparpillement, la lassitude et l'inquiétude actuelles en une force capable de faire peur aux possédants et de les faire céder comme en Guadeloupe. C’est bien l’enjeu de la grève unitaire et interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Il faut que nous soyons encore plus nombreux et déterminés au rendez-vous que le 29 janvier, prêts et déterminés à nous engager dans l’inévitable épreuve de force prolongée, semblable à celle des travailleurs de Guadeloupe et de Martinique.

EN GRÈVE ET DANS LA RUE LE 19 MARS !


Novélis Rugles : amiantés puis licenciés !

Le 3 mars a eu lieu le procès qui oppose 70 salariés de l’usine Novélis de Rugles à sa direction, poursuivie pour avoir exposé les travailleurs du site à l’amosite, la plus cancérogène des formes de l’amiante.

C’est en novembre 2005 que débutent des travaux de démolition sur des fours de recuit installés en 1967.

Aux inquiétudes exprimées par les salariés et le CHS-CT « CGT » quant à la possible présence d’amiante dans ces fours, le directeur EHS (environnement, hygiène, sécurité) leur répond qu’il n’y a aucun risque… malgré le référencement de cette substance dans les plans du site.

« Aucun » risque, donc aucune protection, masque ou confinement du chantier.

« On nous a envoyé travailler dans la mort » dira un intérimaire avant l'audience. Chaque four contenait en effet 700 kg d’amiante. Près de 2 tonnes auront été pulvérisées, à la masse, ventilées dans le site en plein centre de l'atelier en fonctionnement pendant les 11 jours de travaux,  

312 salariés ont subi une exposition passive. 23 autres, qui intervenaient dans la fosse, une exposition directe. 12 d’entre eux ont été victimes d’une inhalation massive. La plupart étaient des intérimaires et l’un d’entre eux était mineur et n’aurait donc pas dû se trouver sur un chantier de démolition.

Les avocats des parties civiles, soutenus par la CGT de l'usine et l’ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante) ont demandé que Novélis et le directeur EHS (citée en qualité de civilement responsable) soient condamnés, solidairement, à payer des dommages et intérêts de 10 000 euros par salarié partie civile.

Au vu des faits accablants, la défense s’est retranchée dans un cynisme pitoyable invoquant un « effet de mode » pour expliquer les poursuites engagées. Le procureur, quant à lui, a requis une peine de prison de 10 mois avec sursis et 5 000 euros d’amende à l’encontre du directeur EHS.  

La seule brèche que l’avocat de Novélis aura cherché à exploiter est venue d’une des parties civiles, qui, à la surprise de tous, a réclamé une indemnisation de… 1 euro ! Cette partie civile bien accommodante avec la direction, et pour qui la vie des travailleurs de Novélis vaut 10 000 fois moins que pour les plaignants, parmi lesquels de nombreux syndiqués CGT, et même 5 000 fois moins que pour le procureur, c’est… le secrétaire de l’union locale CGT de Rugles. Ecoeurant !

Rien ne peut justifier un comportement aussi étranger à l’intérêt élémentaire de tous les travailleurs !

Le jugement a été mis en délibéré au 12 mai prochain. Un mois de mai qui sera aussi marqué par les premiers départs qui seront la conséquence des 80 licenciements programmés, et contre lesquels la résistance a été réelle, mais trop minoritaire pour peser.

Amiantés, puis licenciés… un résumé de toute la pourriture du système capitaliste !


BRP Bernay : chantage patronal

Travailler 39 heures, payées 35. La dernière trouvaille des patrons de BRP (ex-YSL) reste en travers de la gorge des ouvriers. Le rachat YSL par BRP s’était déjà soldé par 39 suppressions d’emploi, la perte du 13ème mois et de nombreux autres acquis.

Pire encore, les employé-e-s sur les lignes qui travaillent en équipes devront travailler 41h30 par semaine, car elles et ils ont une pause obligatoire de 20 mn que le patron compte récupérer. De plus ils devront travailler 6 samedi par an, auront leurs congés imposés, dont uniquement 15 jours l'été et verront leur mutuelle supprimée en fin d'année 2009.

Malgré les alternatives proposées par le syndicat CGT de l'entreprise la direction ne veut rien entendre.

Pourquoi se priveraient-ils quand le gouvernement leur laisse les mains libres en cette période où les patrons savent bien que le personnel n'a aucune chance de trouver un emploi ailleurs ?

Jusqu’au jour où les salariés de BRP, comme ceux de tout le pays, relèveront la tête pour refuser de payer leur crise, à l’image de la mobilisation victorieuse aux Antilles...

Une perspective urgente à l’heure où TSN à Bernay qui emploie une cinquantaine d’ouvriers se retrouve en règlement judiciaire.


Fondation du NPA : un parti pour les luttes et la transformation révolutionnaire de la société !

Le Nouveau Parti Anticapitaliste s’est fondé le premier week-end de février, adoptant un programme, des statuts provisoires, un nom, une orientation politique et élisant une direction.

Avec plus de 9 000 adhérents, 467 comités locaux, le NPA est présent dans tous les départements et, depuis son congrès de fondation, les demandes d’adhésion ne cessent d’affluer.

Face à Sarkozy, l’ami des patrons et des milliardaires, et à la guerre sociale qu’il mène contre les travailleurs et les jeunes, face à la faillite et la capitulation des partis de gauche, nous voulons faire du NPA un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Rejoignez-nous !
Lire la suite

Rapport Balladur : anti démocratique ! Par le NPA

7 Mars 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Rapport Balladur : anti démocratique !

Les vingt propositions du rapport Balladur consacré à la « réforme » des collectivités territoriales ne répondent en rien à la nécessaire démocratisation des institutions.

Comme toutes les contre-réformes qui nous sont imposées depuis l'arrivée de Sarkozy, la « réforme » des collectivités territoriales a été établie sans aucune consultation de la population, par quelques spécialistes soucieux de servir le pouvoir en place, auxquels se sont joints les parlementaires PS Pierre Mauroy et André Vallini. Rien donc d'étonnant si elles s'inscrivent dans les politiques actuelles d'attaque de la fonction publique, puisque les collectivités locales sont priées de s'adapter à la logique de performance et de rentabilité. Ainsi, des indicateurs de performance et un guide des bonnes pratiques dans la gestion des finances publiques seront définis, avec une logique comptable incompatible avec les missions de service public. Sous prétexte de clarification des compétences et de souci de meilleure gestion des deniers publics, on assiste là à d'énièmes petits arrangements pour le moins antidémocratiques. Ainsi, les redécoupages territoriaux et électoraux se feront par simple délibération des assemblées délibératives, sans aucune consultation de la population. Quant aux modes de scrutin, si on retient positivement la proposition d'élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct, on observe que la question de la représentation proportionnelle intégrale est soigneusement éludée. Pour les régionales, qui seront dès 2014 couplées avec les cantonales, c'est le scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire qui a été retenu, l'élection devant se dérouler dans le cadre de circonscriptions infradépartementales, ce qui nous assure que la proportionnalité du scrutin ne sera que formelle.

Si la gauche institutionnelle déplore des manœuvres politiciennes, nul n'a oublié que c'est elle qui a initié la « réforme » du mode de scrutin des régionales de 2004, avant que la droite ne la parachève pour limiter la représentation des minorités… Malheureusement, le remaniement des modes de scrutin pour écarter de toute représentation les courants minoritaires est une pratique courante, à droite comme à gauche, et on ne compte donc évidemment ni sur l'UMP ni sur le PS pour instaurer la proportionnelle intégrale.

Cette « réforme » des institutions se situe donc bien loin de la révolution démocratique plus que jamais nécessaire. L'enjeu essentiel est de mettre un terme au déphasage complet qu'il y a aujourd'hui entre la classe politique et la population. Or, nulle part, dans les 130 pages de ce rapport, ne figurent les questions de la limitation du nombre de mandats et de fonctions, du niveau des indemnités des élus et de la représentativité avec notamment l'instauration du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers à toutes les élections.

Les « réformes » des institutions n'ont servi que l'ordre social et la propriété capitaliste. Or, si on veut vraiment changer les choses, il faut en finir avec cette étatisation de la société et en appeler à une vraie socialisation du pouvoir, avec de véritables moyens pour la participation et le contrôle citoyen.

La révolution démocratique dont on a besoin se situe bien là, et certainement pas dans de fausses réformes, qui laissent les privilégiés contrôler leurs institutions.

Lire la suite

Lettre ouverte du NPA-27 aux fédérations de l’Eure du PCF, du PG, du POI, du PS et des Verts

18 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Lettre ouverte du NPA 27 aux fédérations de l’Eure du PCF, du PG, du POI, du PS et des Verts

 

A Glaxo-Evreux, après les 600 intérimaires et CDD remerciés, c’est au tour des embauchés en CDI de casquer avec 800 licenciements. Pour chaque emploi supprimé à GSK , c’est 4 à 5 emplois indirects qui disparaissent avec les sous-traitants et les fournisseurs. Cela signifie au total 4 000 emplois menacés

Ce plan de liquidation de l’emploi vient après celui de Tyco à Val de Reuil, Kapp Lahure Jombart à Evreux, à Holophane aux Andelys , à Diguet-Denis à Breteuil ou à Novelis à Rugles, pour ne citer que ceux-ci. En même temps le chômage partiel se développe comme à Sealynx à Charleval, à Renault Cléon ou Sandouville et partout ailleurs. Notre département est une fois de plus gravement sinistré.

 

II y a urgence à rendre les coups, à refuser les plans de licenciements et les mesures de chômage partiel.  Nous reprenons à notre compte l’appel unitaire des grévistes du Havre

le 29 janvier 2009 soutenu par 26 syndicats, associations et partis, qui affirme :  

 «Nous en avons  « assez –assez » des bénéfices réservés aux actionnaires  et nous nous battons contre tous les licenciements et la précarité, pour nos emplois, les salaires, les retraites … car nous ne paierons pas votre crise ! » 

Pour notre part, nous considérons qu’il est temps en effet d’exiger l’interdiction des licenciements à GSK, comme ailleurs. Nous sommes pour la restitution des cadeaux publics aux entreprises qui font du profit.

 

Répondant à l’Appel du Havre, nous vous proposons l’unité pour :

-organiser une manifestation départementale contre les licenciements et le chômage partiel,  et nous adresser aux syndicats dans ce sens.

-interpeller au niveau national les  organisations signataires de l’Appel du Havre afin qu’elles  organisent une manifestation nationale dans les plus brefs délais.

 

Nous vous demandons de bien vouloir  répondre à notre proposition d’action en nous écrivant à npa-27@hotmail.fr

 

Ci-dessous l’Appel du Havre soutenu par la CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO,

CFTC, UNSA, CFE/CGC, UNL, UNEF, PCF, NPA , PS, MRC, Les Verts, PRG, ATTAC, LDH, Vivats, CNL, Arac, Mouvement de la paix, AC, Adeva, Collectif sauvons la santé.

 

APPEL du HAVRE

Assemblée générale interprofessionnelle du 20-01-2009

Soutenue par 26 syndicats, association et partis.

 

Nous, grévistes et manifestants ce jour à l’appel de 26 organisations syndicales, partis politiques et associations au Havre contre la politique de Sarkozy et du Medef, interpellons les différentes organisations au niveau national pour

- qu’elles constituent un collectif à l’image de celui du Havre, c'est-à-dire le plus large possible, car c’est le seul moyen pour gagner aujourd’hui

 - que ce collectif organise une manifestation nationale dans les plus brefs délais et au plus tard début mars.

 Nous en avons  « assez –assez » des bénéfices réservés aux actionnaires  et nous nous battons contre tous les licenciements et la précarité, pour nos emplois, les salaires, les retraites … car nous ne paierons pas votre crise ! 

 

Par ailleurs nous constatons que des journées d’action ponctuelles ne réussissent pas à faire reculer le gouvernement, mais que les lycéens par un mouvement de grève continu ont réussi à faire reculer Darcos. 

Pour notre part, nous appelons les salariés et la population havraise à participer au blocage économique de la ville le 10 février.

 

Aussi nous demandons à ce collectif national de préparer un mouvement tous ensemble, reconductible avec un calendrier d'échéances clair, seul moyen de faire plier ce gouvernement.

Au Havre le 29 janvier

Assemblée générale réunie à la bourse du travail à l’appel de 26 syndicats, associations et partis :

 CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO,CFTC, UNSA, CFE/CGC, UNL, UNEF, PCF, NPA , PS, MRC, Les Verts, PRG, ATTAC, LDH, Vivats, CNL, Arac, Mouvement de la paix, AC, Adeva, Collectif sauvons la santé.

 

294 pour 3 abs 3 NPPV 

Lire la suite

Appel du congrès du NPA : donner des suites à la grande grève du 29 janvier !

15 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Appel du congrès du NPA : donner des suites à la grande grève du 29 janvier !

fin.jpg

Dans l'éducation nationale on se bat contre les suppressions de postes, dans les entreprises et les boites touchées par la crise contre les licenciements, dans la santé contre la réforme hospitalière, dans les universités et le secteur de la recherche, contre la LRU et ses conséquences, partout des mobilisations ont lieu contres les dispositifs et les lois sécuritaires, contre la répression de tous ceux qui résistent.

Nos luttes peuvent converger vers des actions globales : le 29 janvier est un exemple. Sans luttes particulières il n'y aura pas d'action globale efficace. Mais beaucoup de luttes par le passé sont restées isolées jusqu'à épuisement. Beaucoup de journées d'action sont restées sans effet.

Profitons de l'immense succès du 29 pour continuer à nous battre.

A nous d'impulser et d'organiser des rencontres dans localités, les départements, de tous les secteurs en lutte, pour se soutenir et définir des actions communes.

Les attaques hélas ne vont pas s'arrêter. Coordonnons nos luttes, finissons-en avec la mauvaise expériences des journées d'action sans lendemain et des luttes particulières qui s'épuisent.

Créons la possibilité d'une lutte d'ensemble, pour aller vers la grève générale, le seul moyen pour inverser le rapport de force et porter nos revendications.

La Guadeloupe et la Martinique nous montrent la voie : grève générale !

Lire la suite

Retour sur la dissolution de la LCR (AFP)

15 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Dissolution officielle de la LCR pour créer le Nouveau parti anticapitaliste

LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) -
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d’Olivier Besancenot a été officiellement dissoute jeudi après 40 ans d’existence, pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont le congrès de fondation s’ouvre vendredi. La dissolution a été votée, à main levée, à 87,1% des voix des quelque 150 délégués, a constaté une journaliste de l’AFP. 11,5% ont voté contre, les 1,4% restants se sont abstenus. Quelques timides applaudissements ont suivi le vote. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", s’est amusé, plus tôt dans la journée, Alain Krivine, un des fondateurs de la LCR. "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a-t-il ajouté, se disant "enthousiaste et heureux". Face à "l’échec du capitalisme" et au déclin du Parti communiste français (PCF), le nouveau parti, qui ne rejoindra pas la IVe internationale trotskiste, sera "une force anticapitaliste incontournable demain", a assuré M. Krivine. Le NPA, dont le congrès fondateur se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR). Il s’agit de "prendre le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, qu’elles soient trotskistes, socialistes, communistes, libertaires, guévaristes" ou issues de l’écologie radicale, affirme Olivier Besancenot qui n’est "pas venu avec une gerbe de fleurs" et dit ne ressentir "ni émotion ni nostalgie" pour l’"enterrement" de la LCR, créée en 1969. Dans les allées du congrès, la nostalgie n’était en effet pas vraiment palpable même si quelques-uns ont critiqué une dissolution faite "en quelques heures", à l’image de Christian Picquet, minoritaire dans le parti, qui regrette un "débat bâclé, expédié à la sauvette" dans une "ambiance morose". Souhaitant faire entrer au NPA des gens qui, même s’ils avaient des idées proches de la LCR, n’osaient pas y adhérer "à cause de son histoire", M. Besancenot, 34 ans, dont 20 passés à la LCR, a déclaré être "très, très fier" de l’héritage de la Ligue. Fondée en avril 1969, la Ligue communiste, devenue LCR fin 1974, a marqué la gauche et a notamment formé des dizaines d’hommes et de femmes politiques, comme les socialistes Henri Weber, Julien Dray, François Rebsamen, Pierre Moscovici, Sophie Bouchet-Petersen ou David Assouline. Lors du congrès fondateur, les quelques 600 à 700 délégués du NPA devront notamment décider du nom de la nouvelle formation et de son éventuelle participation à un "front de gauche" avec le Parti communiste français et le Parti de Gauche lors des européennes de juin.

Dissoudre la LCR pour créer le NPA : "on continue le combat révolutionnaire" (Krivine)

LA PLAINE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 5 fév 2009 (AFP) - Alain Krivine, un des fondateurs de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a estimé que le combat révolutionnaire continuait alors que son parti doit être officiellement dissous jeudi soir pour créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "On ne dissout pas en tant que tel, on continue le combat révolutionnaire avec un outil beaucoup plus adapté que la LCR" parce qu’"un parti, à la différence d’une secte, n’est pas un but en soi", a souligné M. Krivine, se disant "enthousiaste et heureux", lors de son discours d’ouverture du 18e et dernier congrès de la LCR devant environ 200 délégués. Pour M. Krivine, "fonder une formation anticapitaliste au moment où c’est l’échec du capitalisme est une chose importante". Le NPA sera "une force anticapitaliste incontournable demain", assure-t-il. Le congrès de fondation du NPA, qui revendique environ 9.000 militants (contre 3.200 à la LCR) se tient de vendredi à dimanche à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), juste après la dissolution de la Ligue qui doit être officialisée par le vote des délégués jeudi soir après 40 ans d’existence. "Nous avons déjà été dissous deux fois par le gouvernement (en 1969 et 1973, ndlr), cette fois-ci c’est nous", a sourit M. Krivine. "C’est la suite et on continue tous et toutes ensemble", a lancé l’ancien candidat à la présidentielle, sous les applaudissements, alors que la tradition de la LCR veut que les interventions ne soient pas applaudies. "L’espoir, né il y a 40 ans, de faire un nouvel outil, est en train d’être gagné". "Les militants de la Ligue vont avoir un rôle énorme" dans le NPA, notamment pour "aider à la formation politique", a-t-il dit. L’orateur suivant, Christian Piquet, minoritaire dans le parti, a regretté que la dissolution de la LCR ne soit qu’un "débat bâclé, expédié à la sauvette en quelques heures" dans une "ambiance morose". Ce partisan d’un "front de gauche" avec le Parti communiste français et le Parti de Gauche pour les européennes de juin, a déploré que le congrès soit "réduit à un vote de quitus".

Lire la suite

Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie ! Tract NPA-27 - février 2009

12 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie ! 
Tract NPA-27 février 2009
--> Cliquer sur le titre en rouge pour lire au format PDF, le dernier tract du NPA 27.
 
Au sommaire :
Page 1 :
- Après le 29 janvier... La Guadeloupe et la Martinique montrent la voie !

Page 2 :
- GSK-Evreux : 800 salariés jetés à la rue : interdisons les licenciements !
- Tempête : les dégâts des réductions budgétaires
- Sacrifier les petits fours pour le plat de résistance

Après le 29 janver... La Guadeloupe et la Martiniquemontrent la voie !


Les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale depuis le 20 janvier. Ceux de Martinique les ont suivis depuis le 5 février. Relèvement immédiat des salaires, notamment des  plus bas, des retraites et minima sociaux de 200 € (Guadeloupe), 300 € (Martinique), baisse du prix des carburants, des produits de première nécessité, de l’eau, des transports, titularisation des salariés précaires, baisse des impôts et des taxes, reversement par la compagnie pétrolière locale de ses surprofits pour l’emploi des jeunes et un service efficace de transport... leurs revendications sont aussi les nôtres ! Ici comme là-bas, les salariés et la population subissent la crise de plein fouet tandis que celle-ci profite à une petite minorité d’exploiteurs, avec le soutien actif du gouvernement et du Medef.

Préparons la grève générale !

Après l'énorme mobilisation du 29 janvier, Sarkozy est bien obligé de « remarquer » les grèves ... tout en réaffirmant qu’il continuera à appliquer la même politique pour faire payer la crise à ceux qui en sont les premières victimes. De leur côté, les directions syndicales nous proposent d'attendre ...le 19 mars. Pourtant, il y a urgence à rendre les coups, à refuser les plans de licenciements comme à GSK à Evreux, Novelis à Rugles ou Holophane aux Andelys, les fermetures comme chez Tyco à Val-de-Reuil, à refuser les mesures de chômage partiel comme à Sealynx à Charleval, à Renault Cléon ou Sandouville et partout ailleurs, à s'opposer aux fermetures de classes et aux suppressions de postes dans les écoles, collèges et lycées.

A nous tous donc de bousculer ce calendrier en nous mobilisant dès aujourd'hui !C'est ce qu'ont compris les enseignants-chercheurs et les étudiants en grève contre la loi Pécresse, les profs, parents et élèves, en lutte dans les écoles et les travailleurs du privé un peu partout dans lepays.

Ce qui est maintenant à l’ordre du jour, c’est de suivre l'exemple des travailleurs de la Guadeloupe et de la Martinique pour imposer nos revendications, en finir avec la politique de ce gouvernement et refuser de payer une crise qui n'est pas la nôtre ! Il est en effet grand temps d’agir ensemble, en même temps, de faire converger toutes les résistances, toutes les luttes contre une politique qui sacrifie l’intérêt du plus grand nombre.

En finir avec le capitalisme !

Cette société, qui préfère le profit de quelques uns à la satisfaction des besoins sociaux de tous, n'a rien à offrir à l'humanité. C'est le capitalisme luimême qui est en cause et pas simplement ses "excès". C’est pourquoi ce système ne peut être "moralisé" ou "réformé". Pour en finir avec l'exploitation, les oppressions, les injustices, les guerres et le saccage de l'environnement, il nous faudra le renverser. C’est le message qu’ont lancé avec force et enthousiasme les centaines de délégués réunis à Paris pour la création du Nouveau Parti Anticapitaliste à l’appel d’Olivier Besancenot, unparti au service des luttes et de la transformation révolutionnaire de la société !


 GSK-Evreux : 800 salariés jetés à la rue : interdisons les licenciements !

Il y a encore quelques mois, près de 2 200 personnes travaillaient à Evreux pour ce trust pharmaceutique anglais. D'abord, les 600 intérimaires et CDD furent remerciés. Maintenant, c’est au tour des embauchés en CDI de casquer avec 800 licenciements sur les 1 652. La moitié de la production et le labo recherche et développement sont liquidés. Pour chaque emploi supprimé à GSK, c’est 4 à 5 emplois indirects impactés qui disparaissent avec les sous-traitants (350 emplois), les fournisseurs et les entreprises de bio-technologie qui travaillent pour la multinationale du médicament. Les pertes d’emplois vont toucher les bassins d’Evreux et Louviers/Val de Reuil (l’entreprise Valois avec 800 salariés,…) et au-delà. Cela signifie au total 4 000 emplois menacés.

La direction utilise le prétexte de la crise et la concurrence des génériques pour justifier le « plan social », mais il s’agit en réalité de défendre les profits des actionnaires. GSK a fait un bénéfice en hausse de 9 % au 4 ème trimestre 2008, en pleine crise internationale! (5,2 milliards d'euros de bénéfices pour l'année 2008). Ces profits sont le résultat du travail des 100 000 salariés de la multinationale.

Nous ne sommes pas d’accord avec le maire PS d’Evreux qui défend l’emploi « ou une reconversion » : la reconversion c’est comme les cellules de reclassement prévues par la direction de GSK : c’est l’antichambre du chômage ! Il faut défendre l’emploi pour tou(te)s et cela passe par l’INTERDICTION de licencier pour une entreprise qui en plus fait desprofits énormes.

Il faut que cessent les aides publiques à GSK-Evreux, comme celles de la Communauté d'agglo et de la ville d'Evreux qui 5 jours aprèsl'annonce du plan de licenciements lui vend un terrain à 41 centimes le m2 !

Jeudi 5 février, les salariés en grève criaient : « Défendons nos emplois, de l’argent il y en a dans les poches de GSK ! » Avec l’hécatombe des suppressions d’emplois et des fermetures d’entreprises partout dans le pays, il faudrait enfin une manifestation nationale monstre pour l’INTERDICTION des licenciements. Pourquoi ne pas commencer par le faire dans l'Eure ?

Tempête : les dégâts des réductions budgétaires

Deux semaines après le passage de la tempête Klaus qui a ravagé les Landes, certaines familles n’avaient toujours pas retrouvé l’électricité. Le contraste est saisissant avec la rapidité avec laquelle les installations avaient été réparées après la tempête de 1999, pourtant autrement plus étendue. Comme le souligne un retraité d’EDF au journal

l’Humanité du 4 février : « Après la tempête de 1999, on était 150 agents à Mont-de- Marsan. Les choses sont allées très vite. Aujourd’hui, ils sont 40 ». Etc’est pareil partout.

Sacrifier les petits fours, pour le plat de résistance

Après avoir fait mine de résister, les patrons des six principales banques françaises ont cédé à Sarkozy. Ils ont renoncé à leur « bonus » pour 2008.

Mais ce n’est qu’un petit dessert. Ils s’offrent toujours de plantureux salaires fixes, des actions gratuites, des stock-options, des jetons de présence (parfois plusieurs centaines de milliers d’euros) et des primes exceptionnelles. Et leurs banques vont recevoir, en échange de ce « sacrifice », 21 milliards d’euros d’aide de l’Etat, payés avec l’argent de nos impôts. Sans aucune contrepartie ni contrôle de l’Etat sur l’usage de cet argent !

Sarkozy voudrait faire ainsi d’une pierre deux coups : engraisser les banquiers en faisant croire aux salariés que, face à la crise, les sacrifices sont également répartis. Mais personne n’est dupe. Les vrais sacrifices, c’est aux travailleurs qu’il les réserve : baisse du pouvoir d’achat, intensification du travail, licenciements, chômage partiel, précarité.

Lire la suite

Congrès national du NPA: l’espoir anticapitaliste.

10 Février 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

L’espoir anticapitaliste

Le Nouveau Parti Anticapitaliste s’est fondé ce week-end en adoptant un programme, des statuts provisoires, un nom, une orientation politique et en élisant une nouvelle direction.

La conclusion d’un processus et d’une dynamique de rassemblement des forces anticapitalistes et révolutionnaires entamé, il y a maintenant dix huit mois. Qui a impliqué que la LCR laisse place à ce nouveau parti. Le NPA est d’ores et déjà une nouvelle réalité politique que nous avons pu forgé ensemble, mais au delà de la satisfaction, c’est bien un sentiment de responsabilité et de prise en compte de la gravité de la situation qui a dominé nos débats.

En effet, la création du NPA n’est pas un événement hors-sol des réalités politiques. La fondation du NPA s’inscrit, et sans doute s’explique aussi, par un contexte de crise globale. Le capitalisme s’enfonce dans une crise profonde, historique, qui n’est plus niée par la plupart des dirigeants de la planète. Elle ne se réduit ni à une crise financière, ni à l’échec de la régulation libérale du système capitaliste, mais bel et bien à l’échec d’un système de généralisation du marché afin de satisfaire la soif de profits des possédants. C’est l’ensemble de la population et du monde du travail qui risque de payer une crise, dont les acteurs centraux du système (les banques, les puissances financières, les institutions capitalistes) sont les premiers responsables. Les licenciements massifs, la vie chère, la destruction méthodique des services publics en sont les premières manifestations et provoquent les premières mobilisations. Dans le même temps, une crise écologique et alimentaire frappe les populations dans l’essence même de leurs conditions de vie.

Face à cette crise de civilisation capitaliste, nous voulons installer une force qui défende la perspective d’une transformation révolutionnaire de la société, d’une reconstruction d’une perspective socialiste profondément démocratique, qui remet en cause de la propriété privée économique.

Les premières mobilisations éclatent. La Guadeloupe et la Martinique se soulèvent conte la vie chère, les injustices et les discriminations. Le 29 janvier, nous étions plusieurs millions en grève et en manifestation alors que se dessine une nouvelle journée le 19 mars. Après les lycéens en décembre, universitaires et étudiants, prennent le chemin de la rue pour faire plier un gouvernement qui n’a renoncé en rien à ses projets de démolition sociale. Des appels convergent pour remettre en cause les projets liberticides du pouvoir.

Nous appuyons tout ce qui permet la convergence des luttes, toutes les initiatives de mobilisation vers un mouvement d’ensemble contre le gouvernement et sa politique. Un nouveau mai 68 pour battre Sarkozy. C’est bien pourquoi le NPA sera au coeur des mobilisations, des grèves et des manifestations, proposera constamment le rassemblement unitaire des forces de la gauche sociale et politique pour soutenir les luttes. Comme nous l’avons fait sur le terrain des licenciements. Comme nous le proposerons pour la nouvelle journée de grèves et de manifestations le 19 mars ou pour appuyer le combat des travailleurs de l’automobile.

Dans cette période de tensions sociales et politiques, nous voulons défendre un plan d’urgence, un plan de sortie de crise en faveur des travailleurs et de la population. Un plan de mesures concrètes, qui se refuse à gérer à accompagner le capitalisme, à financer les responsables de la crise comme le fait le pouvoir, mais comme le propose également le projet du PS. Nous voulons l’augmentation du pouvoir d’achat de 300 euros nets par mois pour tous et toutes ; aucun revenu, salaire ou autre en dessous de 1500 euros nets. La suppression de la TVA à commencer par les produits de première nécessité ; le blocage et la baisse des loyers, la lutte contre les hypermarchés qui font du profit sur le dos des consommateurs tout en étranglant les petits producteurs. Nous défendrons l’interdiction des licenciements dans les grandes comme dans les petites entreprises, dans le privé comme dans le public où les suppressions de postes n’ont jamais été aussi fortes. Nous refusons et combattons la loi Bachelot de marchandisation et de privatisation de la santé. Nous sommes aux côtés des universitaires et des étudiants contre la loi Pécresse. Nous refusons les privatisations d’hier et d’aujourd’hui, de droite comme de gauche, et nous battrons pour l’expropriation des banques et compagnies financières, ma mise en place d’un service public bancaire contrôlé par la population…

Autour d’un programme anticapitaliste, et d’une perspective indépendante de la direction du PS qui se situe dans le cadre de la gestion du système, nous souhaitons le rassemblement le plus large. Dans les luttes comme dans les élections. Un rassemblement durable qui offre une perspective alternative à celles et ceux qui souffrent de la crise, qui n’en peuvent plus de l’arrogance du pouvoir et du patronat. Une union cohérente qui défend la même politique dans les luttes et dans les élections, aux Européennes comme aux régionales, en France, comme en Europe.

Lire la suite

29 janvier : jour de colère ( par NPA )

30 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

29 janvier : jour de colère


Il y aura un avant-29 janvier, et un après. Évidemment, personne ne se fait d’illusions : cette journée ne va pas bloquer les attaques que nous subissons depuis des mois, mais elle est l’occasion, la première depuis des mois, d’exprimer notre colère, notre refus de subir la loi toujours plus dure du gouvernement et des capitalistes.

Le coup de frein brutal à la croissance est une calamité pour les actionnaires, habitués à leur profitabilité à deux chiffres, à leurs dividendes gorgés de profits accumulés sur le dos des travailleurs. Ce coup de frein, ils nous le font payer au centuple, espérant, par le chômage technique et les licenciements, maintenir les marges mises à mal par la récession. Les salariés de l’automobile, des banques, de la sidérurgie, du bâtiment sont touchés de plein fouet par ce sauve-qui-peut capitaliste.

Ces attaques sur l’emploi et les salaires arrivent alors que nous subissions déjà des blocages de pouvoir d’achat, que vont confirmer les négociations annuelles obligatoires (NAO) commençant dans le privé. Et pourtant, malgré la baisse des cours du pétrole, le prix de l’énergie gazière et électrique est toujours au plus haut. Les loyers, l’alimentation grèvent les budgets des ménages. La Sécu rembourse de plus en plus mal, et les pensions s’étiolent comme peau de chagrin.

Jour après jour, la politique de Sarkozy aggrave l’accès aux services publics de la santé, de La Poste, de l’enseignement dans lesquels les suppressions de lits, de classes, d’effectifs ne cessent de rendre la vie plus difficile, notamment dans les quartiers populaires. Le pendant de cette politique, comme toujours avec Sarkozy, est de répandre la peur, la menace de sanctions contre des personnels qui font tout pour maintenir un service public en voie de démantèlement.

Dans les transports également, la répression est le pendant des réductions d’effectifs. Quand les cheminots de Saint-Lazare obtiennent enfin, par la grève, des revendications sur leurs conditions de travail refusées par leur direction, ils sont quasiment traités de terroristes par le gouvernement. La leçon est claire. Les salariés doivent subir chômage, baisse du pouvoir d’achat et dégradation des conditions de travail pour maintenir les revenus de la classe dominante… S’y opposer est un acte de désobéissance civile !

Les cheminots de Saint-Lazare, les instituteurs qui refusent d’appliquer les mesures Darcos sont donc désignés comme des fauteurs de troubles irresponsables. Quant aux droits des chômeurs aux Assedics, quelques vrais irresponsables syndicaux sont prêts à les vendre pour un plat de lentilles, alors que la défense des précaires et des revenus de chômeurs est plus que jamais à l’ordre du jour.

Dans un tel contexte, on assistait, depuis des mois, à un silence assourdissant du mouvement syndical, qui laisse seuls les secteurs osant s’affronter au gouvernement, qui ne présente aucune perspective de lutte d’ensemble à la hauteur des attaques que nous subissons, aucune revendication offensive capable de rassembler les salariés et de faire mordre la poussière au patronat et au gouvernement.

Dès lors, le 29 janvier doit d’abord être une réponse politique à ce gouvernement et à son vrai Premier ministre, Nicolas Sarkozy. Nous serons en grève et dans la rue pour lui prouver que, malgré ses menaces, ses forces de police omniprésentes, son arsenal répressif et son terrorisme verbal, malgré la démission des directions syndicales et de la gauche institutionnelle, nous sommes debout et prêts à nous battre. Le 29 janvier sera d’abord un cri de colère pour montrer notre force et rappeler aux exploiteurs qu’ils ont tout à craindre de la mobilisation des travailleurs.

Le spectre d’une grève générale hante les couloirs du pouvoir. Ceux qui nous dirigent savent pertinemment qu’ils font peser une pression insupportable sur les salariés. Ils savent aussi que personne n’est dupe de leur propagande : ils sont capables de mobiliser des centaines de milliards pour sauver le système, tout en refusant un dixième de ces sommes pour la protection sociale ou les retraites. Ils sont capables de baisser quasiment à zéro le taux directeur de la Banque centrale européenne, quand le crédit populaire est toujours aussi cher et inaccessible. Ils peuvent prêter des milliards aux banques et au secteur automobile, quand licenciements et chômage technique sont la seule réponse donnée aux salariés.

Alors, évidemment, la colère monte. C’est même pour cela que toutes les organisations syndicales ont été obligées d’appeler à cette journée de grève et de manifestations. C’est pour cela que se sont multipliés les appels unitaires, souvent bien meilleurs, dans les branches professionnelles et les régions. Bien sûr, les plus touchés par la crise, notamment dans l’automobile, savent bien que cette journée ne bloquera pas les attaques qu’ils subissent. Mais les millions de grévistes, les centaines de milliers de manifestants seront autant d’espoir pour les salariés.Espoir d’une réelle offensive prolongée, d’un mouvement d’ensemble qui mette un coup d’arrêt aux attaques de Sarkozy et du Medef. 

Lire la suite

Tract NPA national de la semaine:Le 29 janvier, des millions en grève et dans la rue !

22 Janvier 2009 , Rédigé par NPA-27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour lire au format PDF, cliquer sur le titre en rouge:
Le 29 janvier, des millions en grève et dans la rue

La crise a bon dos

Les licenciements explosent, le chômage partiel gonfle à grande vitesse, les baisses de salaires se multiplient, le gouvernement démantèle les services publics prétextant qu’il n’a plus d’argent mais les 40 principales entreprises française cotées en Bourse s’apprêtent à annoncer 94 milliards de bénéfices pour 2008 ! A peine moins qu’en 2007 mais beaucoup plus que toutes les années précédentes. Au total plus des milliards en 5 ans. Parmi elles, les banques à qui l’État donne aujourd’hui sous prétexte de crise 360 milliards, PSA ou Renault qui vont toucher 40 milliards d’aides et qui licencient par milliers, Arcelor Mittal qui fait 10,5 milliards de profit, + 40 % par rapport à 2007 et qui licencie 1500 salariés, Total, etc.

Ce sont ces profits gigantesques qui ont contribué à la crise

Les gouvernements de droite comme de gauche nous disaient hier que les bénéfices d’aujourd’hui créeraient les emplois de demain. Ils ont servi à la spéculation : 80 milliards des profits de 2006-2007 ont été distribués aux actionnaires qui les ont joué dans la finance.

On nous disait que si on acceptait les licenciements, le blocage des salaires, la précarité, la dégradation des conditions de travail, ça garantirait la bonne santé des entreprises. Ça a juste provoqué la crise financière, les licenciements massifs et les baisses de salaires.

Sarkozy a peur de l’extension des conflits, il criminalise le mouvement social

Sarkozy a beau dire « quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit », Darcos a dû reculer devant la grève des lycéens et des enseignants. Lui même s’énerve contre les cheminots victorieux de St Lazare qui défendent l’emploi et la sécurité des usagers. Le DAL (Droit

Au Logement) a été condamné à 12 000 euros d’amende pour sa défense des sans abris. Olivier Besancenot est convoqué au commissariat pour une plainte d’un cadre de la Poste. Partout où on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Le gouvernement veut faire des exemples parce qu’il a peur de la jonction des multiples conflits qui traversent le pays.

Leur faire payer leur crise

La journée de mobilisation et de grève nationale du 29 janvier appelée par l’ensemble des organisations syndicales doit servir à cette jonction et être la première étape de préparation d’une grève générale pour augmenter les salaires, interdire les licenciements et embaucher dans les services publics en prenant sur les profits.

Partout, dans toutes les entreprises grandes ou petites, du public ou du privé, dans toutes les zones industrielles, les centre commerciaux, les bureaux, il faut gagner la grève. Ce n’est qu’en bloquant l’économie que nous nous ferons entendre. Dans les manifestations doivent converger les salariés en grève, celles et ceux qui défendent l’école publique, qui se battent pour le droit au logement ou les droits des sans papiers, toutes et celles et tous ceux qui ont à affronter la politique de Sarkozy.

Lire la suite
<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 > >>