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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

Européennes : NPA prêt à discuter avec Mélenchon mais sur des "bases claires" : Alain Krivine

8 Novembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Européennes : NPA prêt à discuter avec Mélenchon mais sur des "bases claires" : Alain Krivine.

 


PARIS, 7 nov 2008 (AFP) - Alain Krivine, porte-parole de la LCR, a affirmé vendredi que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui sera fondé en janvier sera "ouvert à une discussion" en vue des européennes avec Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, qui viennent de quitter le PS, mais sur des "bases claires". "Pour les élections européennes" de juin 2009, "nous sommes ouverts à la discussion mais sur des bases claires", a affirmé à l’AFP M. Krivine. Le débat de fond "doit porter sur les revendications et sur une participation à une coalition gouvernementale avec les sociaux-démocrates", a indiqué M. Krivine, rappelant que son parti est totalement opposé à une entrée au gouvernement. Claquant la porte du PS, le sénateur Jean-Luc Mélenchon et le député Marc Dolez ont décidé de créer une nouvelle force "sans concession face à la droite", avec notamment les forces anti-traité de Lisbonne qui veulent former "un front de gauche" aux européennes de 2009, notamment le NPA et et le PCF. M. Krivine a par ailleurs estimé que le départ du PS des deux élus de l’aile gauche du PS "montre qu’il n’y a aucun redressement possible du Parti socialiste", qui a "une évolution libérale évidente".

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Le soir du vote au PS, Besancenot joue la "différence" à gauche (article Le Monde

8 Novembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Le soir du vote au PS, Besancenot joue la "différence" à gauche (article Le Monde)

Article du Monde du 8/11.

Olivier Besancenot a tenu le premier meeting de son Nouveau Parti anticapitaliste, jeudi 6 novembre, à la Mutualité à Paris. La date retenue, jour du vote des militants du Parti socialiste, est "une coïncidence", jure le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). "On n’a jamais établi notre calendrier en fonction des agendas des autres partis", assure-t-il.

C’est "juste" le meeting de rentrée dans un contexte de crise économique et de luttes "de résistance" telles celles des ouvriers des NMPP (Nouvelles Messageries de la presse parisienne), des salariés de Renault Cléon ou des intérimaires sans-papiers en grève invités à témoigner. Ils sont là "pour montrer que la crise est bien ancrée et que c’est toujours les mêmes qui en souffrent", expliqueront-ils à la tribune. Mais aussi que, malgré la démoralisation, il y a "un espoir", "un petit climat de combat".

TRAVÉES BONDÉES

Le décorum n’a pas changé depuis le dernier meeting de campagne de l’élection présidentielle. Dans les travées bondées décorées au sigle du nouveau parti, le même public, jeune, salarié et revendicatif est venu. "Pas des ex ou des déçus de la gauche", selon le facteur révolutionnaire, mais des militants "à la recherche d’un parti qui les défendent jusqu’au bout". De ceux qui crient "tout est à nous, rien est à eux"…

Alors le congrès du PS, c’est bien loin, disent les militants. Pas question de montrer une quelconque préférence pour un candidat à la direction de ce parti. "Toutes les motions ont accepté la déclaration de principe du PS qui s’inscrit dans une économie de marché", insiste M. Besancenot. Tout juste indique-t-il qu’il "écoute". Mais rappelle-t-il, le bilan de François Hollande, c’est que la LCR était "infréquentable" parce qu’elle refusait d’"aller au gouvernement aux conditions des socialistes". "Aujourd’hui, il y a plein d’occasions d’aller au carton contre le gouvernement, et nous, on y est à chaque fois", conclut-il pour mieux souligner sa "différence".

Lui, que les sondages présentent comme le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy, veut rebondir sur cette crise économique pour "ouvrir les yeux à des millions de gens". Il explique qu’elle est le produit d’un système, le capitalisme financier et industriel, et son "toujours plus de profits". "Nous, c’est contre ce capitalisme-là qu’on a décidé de se révolter", a lancé M.Besancenot.

Le futur NPA qui sera officiellement lancé les 1er et 2 février 2009, et avec ses 11 000 cartes commandées par les 420 comités locaux, il se veut "la seule gauche qui va résister pour gagner et proposer une alternative globale". Et non pas, a encore martelé M. Besancenot sous les vivats, "attendre 2012", comme le PS.

Sylvia Zappi

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La deuxième coordination des comités NPA des 8 et 9-11-2008

8 Novembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

 La deuxième coordination des comités NPA....

   

La deuxième réunion nationale des comités d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste doit se tenir les 8 et 9 novembre. Il s’agit d’une nouvelle étape du processus qui sera, comme celle des 28 et 29 juin, l’occasion de faire le point sur son avancement.

Les 8 et 9 novembre, les délégations des différents départements permettront d’avoir une photographie assez précise de la dynamique du NPA, de son élargissement géographique, de son implantation et de son activité. À la veille de ce rendez-vous, nous disposons déjà de quelques indications. En termes de nombre, d’abord : il semble qu’il existe d’ores et déjà plus de 400 comités, et les commandes effectuées par ceux-ci, dans le cadre de la diffusion des « cartes de membres fondateurs », laissent penser que le chiffre de 10 000 personnes impliquées est déjà dépassé. En revanche, pour confirmer ce dernier point, il convient de faire l’effort de communiquer le nombre de cartes effectivement distribuées.

En termes d’activité, il semble que les semaines qui ont suivi la rentrée scolaire ont permis l’expression d’une forte homogénéité politique des comités NPA. Évidemment, le fait qu’il existe désormais une instance provisoire à même de proposer des campagnes et du matériel a beaucoup fait pour affermir cette homogénéité et, du même coup, pour assurer la légitimité du processus au cœur de l’actualité politique et sociale. Les comités s’en sont saisis ou ont parfois impulsé leurs propres campagnes avec leur propre matériel, le mettant ensuite à disposition des autres de manière à mutualiser le résultat du travail militant accompli. Au-delà des mobilisations concernant des thématiques directement locales, il ressort une forte unité des campagnes, autour du « pouvoir d’achat », de La Poste et des autres services publics et de la crise financière, parfois articulée à la crise écologique.

Mais cette deuxième réunion nationale a un autre objectif : il ne s’agit pas avant tout d’une initiative permettant la mise en commun des expériences, mais d’une réunion de travail qui doit produire, à partir des discussions des comités, les trois documents soumis au débat et au vote des congrès locaux. Rappelons que trois textes sont en discussion : le premier, à défaut d’être un programme totalement achevé, définit les principes fondateurs de la nouvelle organisation. Dans la version actuellement en discussion en préparation de la réunion nationale, il s’applique, brièvement, à décrire le système que nous voulons combattre, à définir le projet que nous portons, à définir les objectifs que nous fixons aux luttes aujourd’hui et à décrire l’organisation que nous souhaitons construire. Le second définit les statuts provisoires, selon lesquels le NPA sera amené à fonctionner une fois fondé. C’est la pratique qui permettra ensuite d’affiner les choses et d’adopter, à terme, des statuts définitifs. Dans leur version provisoire, ils doivent mettre en place des règles de « vivre ensemble », une architecture et un fonctionnement qui fassent en sorte que l’organisation soit militante, démocratique et à l’image de notre projet émancipateur, de la société que nous voulons construire. Le troisième et dernier texte est un document qui doit définir notre profil dans la conjoncture politique et sociale, notamment face à la crise historique que connaît le capitalisme.

Comme l’objectif est différent, la réunion est organisée différemment. Les délégations seront plus réduites, de manière à pouvoir travailler dans des assemblées pas trop nombreuses. Surtout, chaque délégué sera en mesure de participer à la discussion sur chacun des trois textes : l’ordre du jour sera structuré en trois grands débats, qui auront lieu dans des commissions réunies simultanément sur le même thème, chacune désignant des rapporteurs chargés ensuite d’un travail de synthèse collectif. Les délégués et les déléguées auront donc l’occasion de rendre compte des discussions ayant eu lieu dans leur comité sur l’ensemble des textes. Ainsi, on devrait être en mesure non seulement de soumettre une nouvelle version des textes à la discussion, mais aussi d’identifier les points qui font débat. Il s’agit donc d’une étape décisive dans la perspective du congrès de fondation, qui aura lieu les 30-31 janvier et 1er février 2009.

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Olivier Besancenot a gagné en crédibilité parmi les sympathisants de gauche (Le Monde du 31 octobre)

1 Novembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Olivier Besancenot a gagné en crédibilité parmi les sympathisants de gauche (Le Monde du 31 octobre)

 


Porté par le vent de la crise, Olivier Besancenot disposait avant-même son déclenchement d’un solide capital de sympathie dans l’opinion. C’est ce que traduit une enquête inédite, réalisée par Opinion Way, les 17 et 18 septembre, auprès de 1 005 personnes. L’étude révélée par Denis Pingaud, directeur de l’institut de sondage, dans son livre L’effet Besancenot à paraître le 6 novembre (Seuil, 195 pages, 16 euros), montre que le poids électoral du jeune leader de la LCR a progressé.

Au sein de toute la gauche.Selon cette étude, si les Français avaient dû voter à la mi-septembre pour le premier tour de l’élection présidentielle, 13 % auraient donné leur suffrage au facteur révolutionnaire. Et ce, quel que soit le candidat du Parti socialiste.69 % des sympathisants de gauche ont une bonne image du leader de la LCR.

A leurs yeux, il est " sympathique " (86 %), " proche des gens " (83 %), " courageux " (83 %) et " honnête " (77 %). L’explication de cette empathie : pour une grosse majorité de sympathisants de gauche, le postier " s’exprime avec des mots simples ", est " intéressant " et " convaincant ". Cette popularité reste cependant très attachée à la personne de M. Besancenot, tempère Vincent Tiberj, chercheur au Centre d’études de la vie politique française (Cevipof).

" Du potentiel électoral au vote, il y a une marge ", précise le politologue.L’étude dessine en creux les défauts des autres leaders de gauche, en particulier ceux du PS. Quand on interroge les Français sur l’image donnée par M. Besancenot comme opposant à Nicolas Sarkozy, ils sont 71 % à trouver qu’il " critique à juste titre le manque de réactions du PS " et 70 % qu’il est toujours " aux côtés de ceux qui combattent les réformes du gouvernement ". La proportion pour ces deux questions monte à 81 % et 79 % pour les sympathisants de gauche.Le reproche en pointillé est encore plus criant quand les auteurs de l’étude ont demandé aux sondés ce qu’ils pensaient de l’utilité pour la gauche du leader de la LCR. Pour 73 % des sympathisants de gauche, il " pousse le Parti socialiste à prendre en compte ses propositions " et fait bien le jeu de la gauche en étant " complémentaire des autres leaders de l’opposition ".

La critique d’un Besancenot allié objectif de M. Sarkozy, voire dangereux pour la gauche, ne prend pas. "

LE PS NE FAIT PAS SON BOULOT

" Dès la mi-septembre, les électeurs de gauche attendaient des réponses plus radicales et le disaient. 65 % considéraient que " la France a besoin d’un parti anticapitaliste " et plébiscitaient les slogans de la LCR, comme l’interdiction des licenciements et, dans une moindre mesure, l’augmentation de 300 euros net de tous les salaires.83 % des sympathisants socialistes pensaient déjà que l’interdiction des licenciements devait être défendue par l’ensemble de la gauche.

" Besancenot est populaire parce que le PS ne fait pas son boulot. L’enquête confirme que les électeurs du PS restent fidèles aux valeurs de gauche ", remarque M. Tiberj. Les études sur la proximité partisane le montrent : seuls 4 % des Français se disent proches de l’extrême gauche.Le facteur révolutionnaire est perçu comme un leader à prendre au sérieux. Dans la même étude d’Opinion Way, 84 % des électeurs de gauche estiment que le PS devrait " dialoguer " avec lui, au lieu de l’ignorer, " pour rechercher d’éventuelles alliances électorales ". M. Besancenot a beau répéter qu’il souhaite " rester totalement indépendant ", les sympathisants de gauche souhaitent son ancrage dans un rassemblement de l’opposition. 55 % (62 % au PS) estiment qu’en 2012, M. Besancenot devrait " appeler à voter clairement pour le candidat " du PS.Ses partisans ne sont que 42 % à partager cette opinion. Mais ils jugent qu’en cas de victoire de la gauche en 2012, leur champion devrait participer au gouvernement. Cette attente d’alliances souligne un peu plus le fossé entre les sympathisants de la gauche et leurs leaders. Y compris M. Besancenot.

Sylvia Zappi

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"Cette crise exprime les limites historiques du capitalisme" par François Chesnais

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Cette crise exprime les limites historiques du capitalisme par François Chesnais


Tribune parue dans l’Humanité Dimanche du 19 octobre.

Les résultats du sondage sont importants. Au vu de ce qui s’est passé depuis dix jours, le pourcentage de réponses traduisant une défiance envers le capitalisme ou la volonté d’en sortir, serait peut-être plus élevé encore. Il y entre sans doute plusieurs éléments : une grande indignation quant à la facilité avec lequel les gouvernements trouvent des sommes immenses pour venir en aide aux banques, un grand souci pour les mois à venir au vu des licenciements qui se poursuivent et le recommencement d’une réflexion sur la nature du capitalisme et la nécessité de ne pas accepter que ce système soit « l’horizon indépassable de l’humanité ».

Comment y répondre ? Il faut commencer par la dernière dimension. Toute très grande crise, et nous sommes entrés dans une crise de cet ordre, exprime « les limites historiques du capitalisme ». C’est cela dont les salariés, dont la majorité n’ont pas lu Marx, prennent conscience. Les limites sont logées dans les relations sociales de production fondées sur la propriété privée des moyens de production et la valorisation de l’argent-capital. Du fait de ces relations, le mouvement de mise en valeur du capital et sa reproduction sans fin, sont le moteur et la finalité de la production. Dans le système capitaliste, rappelle Marx, « la production est une production pour le capital » et non pour la majorité de la société, car « la conservation et la mise en valeur de la valeur-capital reposent sur l’expropriation et l’appauvrissement des producteurs ». La surproduction de marchandises, alors que des millions de gens sont dans la pauvreté ou le gène même dans les pays les plus riches, est contenue dans ce fait, qui s’est accentué encore dans le cadre de la libéralisation et la mondialisation du capital mises en œuvre depuis quarante ans. La chute de l’investissement, ainsi que la baisse du taux, mais aussi de la masse des profits en dépit de la surexploitation des salariés, vont de pair avec l’insuffisance de pouvoir d’achat populaire. C’est de là que sont venues les crises qui ont jalonné l’histoire du capitalisme. Celle qui a commencé en août 2007 et qui connaît depuis la mi-septembre une phase d’aggravation aigüe, va être d’autant plus forte qu’elle éclate après que des capacités de production immenses, inconsidérés, ont été crées en Asie, (la Corée déjà ne peut plus faire fonctionner à taux plein les siennes) et après que les Etats-Unis ont recouru à la création, sur une échelle qui se prouve avoir été démentielle, de moyens de crédit pour étendre artificiellement la demande, au moyen des cartes de crédit et de l’extension du crédit hypothécaire que le capital aurait voulu, comme les guerres de G.W. Bush, « sans limites ».

La prise de conscience de la gravité des questions écologiques est aussi l’une des causes de ce renouveau de la réflexion critique sur la nature du capitalisme. Lancé dans un processus de valorisation sans fin, de production pour la production, le capital est dévoreur de ressources non ou très lentement renouvelables, destructeur de l’environnement, et pris comme un tout, parfaitement incapable de mettre en œuvre les mesures nécessaires au ralentissement du réchauffement climatique. Les salariés et les jeunes sentent bien qu’ils vivent une crise systémique, dont la crise financière est simplement le premier épisode et certainement pas l’aspect le plus important. Comment faudrait-il y répondre ? En faisant en sorte, pour suivre Marx de nouveau, que les moyens de production deviennent « des moyens pour donner forme au processus de la vie au bénéfice de la société des producteurs ». Cela suppose un changement dans la propriété des moyens de production, mais surtout quelque de bien plus important, à savoir que les salariés deviennent de façon organisée et en pleine conscience, des « producteurs associés ». Ils le sont déjà en raison de la division du travail entre industries et au sein même de chaque site de production, mais ils ne le sont pas pour eux-mêmes, ils le sont pour le capital, qui prend sans cesse des décisions qui les affectent (voir les licenciements à Sandouville). En devenant des « producteurs associés » au sens plein du terme, les travailleurs dit Marx, pourraient établir « rationnellement et contrôler leurs échanges de matière avec la nature » ; ils pourraient organiser l’économie et toute la vie sociale « dans les conditions les plus dignes et les plus conformes à la nature humaine ».

L’enjeu de la crise qui n’en est qu’à ses débuts, n’est autre que la maîtrise sur les moyens qui servent à produire les richesses, donc sur les décisions portant sur quoi doit être produit, pour qui et comment. Il existe des revendications et des formes d’action susceptibles d’ouvrir la voie vers une issue sociale positive. Les gouvernements viennent au secours des banques en mettant à leur disposition des fonds gagés sur les impôts futurs. Dans un nombre croissant de cas, ils sont obligés de les recapitaliser en acquérant une partie de leur capital. Le terme « nationalisation » a été employé. Il est totalement abusif. Les gouvernements se portent au secours du capital financier dans un jeu où la socialisation des pertes fait suite à une phase sans précédent de privatisation des profits. La première revendication immédiate d’ensemble est celle de la nationalisation intégrale du système bancaire. Le contrôle du financement de l’investissement permettrait aux salariés d’Europe de donner une réponse à la fois à l’emploi et aux besoins sociaux, par des programmes paneuropéens de développement des services publics, des énergies renouvelables, des nouveaux matériaux de construction. Les salariés peuvent se battre pour ces objectifs en France et encourager ceux d’autres pays en Europe d’en faire de même.

Au-delà des discours politiques lénifiants, tous les commissaires européens, tous les grands banquiers ont été parfaitement clairs. Il s’agit de permettre au système de continuer tel qu’il est. Le noyau dur du néolibéralisme (la libre circulation des capitaux, la mise en concurrence généralisée des travailleurs moyennant la délocalisation de la production et la sous-traitance, la privatisation et la marchandisation des services collectifs) ne doit pas être entamé. C’est le sens du message du patron de Renault. Une autre revendication d’ensemble est donc celle de l’interdiction des licenciements et de l’arrêt complet de toutes les mesures en cours, de démantèlement de la santé, de destruction de la Poste menée jour après jour en deçà de la privatisation proprement dite, etc., etc. Ici les revendications peuvent être appuyées par des actions d’autodéfense des salariés et des citoyens, sur les sites de travail comme dans les localités, sur les hôpitaux, les transports, les écoles et les collèges. Derrière les beaux discours des responsables politiques, l’objectif est de faire supporter le poids de la crise aux salariés, par le chômage comme par l’impôt. Il n’y a que la lutte des travailleurs qui puisse y porter un coup d’arrêt et commencer à concrétiser l’idée que le « capitalisme n’a pas gagné », qu’il peut être combattu comme tel.

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"Il faut prendre en tenailles les revenus financiers " par Michel HUSSON.

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

"Il faut prendre en tenailles les revenus financiers "


Une interview de Michel Husson, membre du conseil scientifique d’Attac (Rouge n°2270
).


● Comment sortir du dilemme entre laisser plonger les banques, au risque d’aggraver la crise au détriment des salariés, et les sauver, en faisant payer le coût de ce sauvetage par ces mêmes salariés ?

Michel Husson – Le seul moyen d’éviter ce dilemme serait une nationalisation intégrale des banques et des assurances. Il ne s’agit pas de surenchère, mais d’une réponse cohérente. Des « nationalisations », ils en font, mais elles se limitent à des prises de participation partielles et elles sont conçues comme provisoires. Ces injections d’argent public ne serviront qu’à accélérer les restructurations et, en fin de compte, à rétablir le profit des banques sur le dos des contribuables. Pour vraiment « ouvrir les livres de comptes », consolider les créances croisées, faire le tri, ne pas se faire refourguer des titres pourris, empêcher les fuites, il faut placer l’ensemble des banques sous contrôle public. Les repentis de la libéralisation n’ont plus que le mot « régulation » à la bouche. Mais les règles seront contournées, comme elles l’ont toujours été, si elles ne sont pas imposées directement. Il faut évidemment soutenir des mesures comme l’interdiction des paradis fiscaux, mais on ne peut pas faire confiance aux autorités monétaires internationales pour réguler durablement la finance. Cette nationalisation devrait déboucher sur la création d’un pôle financier public, parce que le crédit et l’assurance relèvent du service public. La crise a démontré que la finance privée conduit à la catastrophe sociale. Reste à réhabiliter l’idée d’un crédit public, ce qui suppose d’instaurer une gestion démocratique mettant le crédit au service des priorités sociales.

● Peux-tu détailler ta proposition de « bouclier social » ?

M. Husson – Les travailleurs ne sont pas responsables de cette crise, qui a été au contraire rendue possible par le détournement de richesse au bénéfice des rentiers. Il serait intolérable qu’ils paient les pots cassés, uniquement pour que les entreprises puissent continuer à verser des dividendes. L’idée de « bouclier social » est un moyen d’affirmer cette exigence. Elle consiste à geler les dividendes à leur niveau actuel et à les transférer à un fonds de mutualisation. Ces sommes pourraient être utilisées, dans des proportions à discuter démocratiquement, au maintien du revenu des chômeurs et au financement de la Sécurité sociale, des budgets sociaux et des services publics : l’interdiction des dividendes financerait ainsi l’interdiction des licenciements, comme cela avait été proposé dans le livre Supprimer les licenciements. Les sommes potentiellement concernées sont de 90 milliards d’euros : c’est 5 % du PIB, exactement la même proportion que les 700 milliards de dollars prévus par le plan Paulson aux États-Unis.

● Comment articuler ces propositions avec une bataille à plus long terme sur les salaires ?

M. Husson – Il faut prendre en tenailles les revenus financiers en les ponctionnant directement d’un côté, et en augmentant les salaires de l’autre. Dans l’immédiat, il faut mettre en avant l’idée de l’échelle mobile des salaires, autrement dit, leur indexation sur les prix, de manière à défendre le pouvoir d’achat. C’est une mesure d’urgence minimale. On pourrait la préciser en proposant que l’on retire les aides publiques aux entreprises qui ne s’y conformeraient pas. Certes, ces aides publiques devraient être supprimées à terme, mais ce dispositif aurait l’avantage de permettre un contrôle des salariés, auxquels reviendrait la fonction d’évaluer la progression du pouvoir d’achat. La période qui s’ouvre avec la crise doit conduire à radicaliser les alternatives autour de la notion de contrôle sur la manière dont on éponge les effets de la crise. Il faut s’appuyer sur le sentiment d’injustice par rapport à des mesures qui n’ont d’autre but que de sauver la mise des responsables du désastre. Nationalisation et contrôle répondent à cette inquiétude et représentent, en même temps, des incursions dans la propriété privée qui peuvent donner un contenu anticapitaliste à la défense immédiate contre les effets de la crise.

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Meeting NPA avec Olivier Besancenot: 530 personnes à Evreux (Article publié dans "Rouge")

28 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

530 personnes à Évreux

Publié dans Rouge hebdomadaire de la LCR
  2271, le 23/10/2008

Ce sont pas moins de 530 personnes qui se sont réunis dans la grande salle du cinéma Zénith, pleine à craquer (une bonne cinquantaine de personnes ne pouvant entrer pour des raisons de sécurité), pour assister au premier meeting départemental du NPA-27, le 10 octobre, à Évreux (Eure). Ce chiffre indique assez que cette initiative a été un véritable succès. En première partie, des camarades des comités du département sont intervenus : Jacques Louis, qui a fait état des progrès du NPA dans l’Eure et de la situation à Évreux, évoquant les graves menaces qui pèsent sur les services publics ; Nicolas, qui a expliqué son départ du PS pour rejoindre le NPA ; Éric, membre de l’Étincelle engagé dans la construction du NPA ; Sophie, militante du NPA et animatrice du réseau Sortir du nucléaire ; et Gilles, militant NPA et responsable syndical bien connu à Renault-Cléon, qui a rendu compte de la mobilisation des salariés contre les licenciements boursiers, en concluant par la nécessité d’un nouveau parti défendant jusqu’au bout les intérêts des salariés. Enfin, les représentants du RESF-27 et du collectif des Déboulonneurs antipub ont pu présenter leurs campagnes.

L’intervention d’Olivier Besancenot sur la crise du capitalisme a montré la symbiose entre capital financier et capital industriel. Sous les applaudissements de la salle, il a terminé par la nécessité d’un plan d’unité et d’urgence en défense des salariés, afin de faire payer sa crise au capital.

Même si le contexte de la crise financière a contribué à son succès, la réussite du meeting est le résultat d’une campagne d’affichage et d’information très importante : 20 000 tracts, 1 000 affiches… Ces dernières semaines, la centaine d’adhérents du NPA n’a donc pas chômé. Près de vingt personnes ont laissé leurs coordonnées pour participer à la construction du NPA. Les comités locaux du NPA-27 vont maintenant renforcer leur présence pour expliquer la crise du capitalisme et organiser la réponse collective des salariés et de la population autour du plan d’unité et d’urgence. 

 

 

 

Correspondant


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Tract NPA: LA RICHESSE NE MANQUE PAS...

22 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract NPA :
 La richesse ne manque pas ...


17 octobre : journée mondiale du refus de la misère.

Près de la moitié de l'humanité vit avec moins de 2,5 dollars par jour. La faim gagne du terrain dans le monde pour toucher près d'un milliard de personnes "alors que le monde a produit plus de nourriture que jamais au cours de la dernière décennie" selon la FAO, l'organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation.

Depuis des semaines : journées mondiales du sauvetage des banques

Les sommes dépensées par les principaux états pour sauver les banques se comptent en milliers de milliards d'euros.

Evidemment, pour celles et ceux qui n'ont à compter que leur salaire, leur retraite ou pire, les minima sociaux, ces chiffres ne veulent pas dire grand chose !

Pourtant quelques comparaisons sont éclairantes.

Pour faire reculer la faim, la pauvreté et la mortalité infantile, pour garantir l'accès à l'eau potable et à des conditions de vie plus décentes, il faudrait selon l'ONU, au total d'ici 2015 environ 1200 milliards de dollars. La crise financière vient donc d'engloutir en quelques jours plus que l'équivalent des sommes nécessaires pour sortir une bonne partie de l'humanité de la conditions la plus noire.

A la FAO 2,2 milliards d'euros ont été versés pour lutter contre la faim dans le monde et face à cela, plus de 1000 fois cette somme consacrés à payer la crise planétaire du capitalisme ! 360 milliards d'euros, pour quoi faire ?

En septembre, Sarkozy nous disait "L'État ne peut pas donner l'argent qu'il n'a pas" et Fillon, rajoutait : " La France est en état de faillite virtuelle ". Pourtant le gouvernement vient de trouver 360 milliards d'euros pour les banques.

Environ un million de ménages sont surendettés pour un montant moyen de 35200 €. Dans 82 % des cas, ce sont des organismes de crédits rapaces exploitant le dénuement des plus pauvres qui en sont la cause. Les arriérés de charges de logement concernent 94 % des cas.

Le dixième des sommes trouvées pour les banquiers suffiraient pour annuler les dettes qu'ils ont contribué à creuser et permettre aux familles concernées de sortir la tête de l'eau. Alors qu'il y a au moins 9,3 millions de personnes sans logement, mal-logées ou en grand risque de le devenir, avec 100 milliards d'euros il serait possible de construire un million de logements immédiatement.

Alors que 36% des femmes retraitées vivent avec moins de 700 euros par mois, avec 37,5 milliards on pourrait augmenter de 30% les pensions de l'ensemble des retraités.

Avec 35 milliards, on pourrait financer un million d'emplois dans les services publics à 1 500 euros nets, sur treize mois cotisations sociales comprises, au lieu de supprimer 25 000 postes dans l'éducation nationale en 2 ans comme le dénonçaient enseignants ou parents qui ont manifesté dimanche 19 octobre. Les 360 milliards représentent 6 fois le budget de l'éducation nationale. Tout un choix de société !

Les réponses des gouvernements à cette crise montrent que le problème n'est pas le manque de richesses mais leur accaparement par une poignée de privilégiés.

Il est urgent d'ôter à cette minorité d'individus le pouvoir qu'elle a sur l'économie.

Il est temps de lutter pour décider de la répartition, de la destination des richesses afin de satisfaire enfin les besoins de la majorité de la population.

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Nouvelle dégringolade des Bourses européennes (AFP)

16 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Nouvelle dégringolade des Bourses européennes (AFP)

La Bourse de Paris s'enfonçait dans le rouge, jeudi 16 octobre, perdant 5,15 % à 3207,11 points dix minutes après l'ouverture. Londres cédait jusqu'à 5,86 % dans les premiers échanges, l'indice Footsie-100 des principales valeurs cédant 239,04 points par rapport à la clôture de mercredi, à 3 840,55 points. La Bourse de Francfort chutait, elle, de plus de 5%, l'indice vedette DAX cédant 5,19 %, à 9 h 10.

La Bourse de Milan a également ouvert un très fort repli, l'indice vedette SP/Mib cédant 6,10 % à 20 866 points. L'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid cédait, pour sa part, 4,08 % à 9 310,8 points, après avoir terminé la séance de mercredi en baisse de 5,06 %. L'indice AEX des principales valeurs de la Bourse d'Amsterdam était, quant à lui, en chute de près de 6,41 %, à 246,14 points. La Bourse d'Amsterdam avait clôturé mercredi sur une baisse de 7,56 %, à 263 points.

 

De son côté, la Bourse de New York a vécu, mercredi, sa pire séance en plus de vingt ans, le marché étant en proie à un nouvel accès de panique, plombé par les craintes d'une récession aux Etats-Unis : le Dow Jones a perdu 7,87 % et le Nasdaq 8,47 %. Dans son sillage, les places asiatiques reculaient fortement jeudi, à l'image de la Bourse de Tokyo qui a terminé la séance sur la deuxième pire chute de son histoire, lâchant 11,41 %.

Les signes que les Etats-Unis sont au bord de la récession se sont multipliés mardi, les ventes de détail en septembre baissant de 1,2 % par rapport à août, un recul bien plus important que prévu, et l'indice de l'activité industrielle dans la région de New York tombant en octobre à son plus bas niveau historique. Le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, a d'ailleurs averti que la reprise de l'économie américaine n'était pas pour "tout de suite". Et il a noté que l'activité économique "avait déjà ralenti avant l'intensification récente de la crise". Confirmant ces inquiétudes, le Livre beige de la Fed publié mercredi indique que l'activité économique aux Etats-Unis "a faibli en septembre" tandis que le vice-président de la Fed, Donald Kohn, a évoqué une possible baisse de la consommation des ménages au troisième trimestre, qui marquerait le premier recul de cet indicateur depuis 1991.

Ces mauvaises nouvelles interviennent alors que les dirigeants de l'UE ont approuvé les mesures du plan d'action de l'Eurogroupe et au moment où les dirigeants du G8 ont réaffirmé leur unité face à la crise financière mondiale. Ils se sont prononcés pour la tenue d'un sommet consacré à cette question dans "un avenir proche".

Le marché surveillera avec fébrilité la publication aux Etats-Unis pour septembre des chiffres de la production industrielle (15 h 15, heure de Paris) de l'inflation (16 h 30, heure de Paris) ainsi que les demandes hebdomadaires d'allocations chômage (16 h 30, heure de Paris) alors que se poursuivra la série des résultats d'entreprises, avec notamment Citigroup, Merrill Lynch, Google et IBM.

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Cliquer sur le titre en rouge pour lire l'article au format PDF."> Olivier Besancenot fait salle comble au ciné Zénith: un article d'Eure-Infos

15 Octobre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Olivier Besancenot fait salle comble au ciné Zénith: un article d'Eure-Infos
Le NPA surfe sur la crise.
Article paru dans "Eure Infos' du 15-10-2008

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