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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

Union européenne : remettre en cause les spéculateurs au lieu de les renflouer

11 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Réaction du NPA au plan de sauvetage de la zone euro PARIS, 

AFP -


Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, sur LCI : "On est en deçà de ce qu'il faudrait, c'est le rendez-vous manqué de l'Europe. Aujourd'hui ce qu'il faudrait, c'est remettre en cause ceux qui sont responsables de la crise, c'est-à-dire les spéculateurs, annuler clairement la dette grecque et puis on serait en droit d'espérer qu'on substitue enfin à la Banque centrale européenne (BCE) un service public européen unique qui ait le monopole du crédit et qui prête de l'argent, mais pas pour spéculer dessus".

Union européenne : le scandale grec

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La crise grecque est une crise du système capitaliste et une crise de l’Union européenne, aujourd’hui menacée de dislocation. Le plan d’austérité imposé à la population par une sainte alliance du FMI, des gouvernements de l’UE et du gouvernement socialiste grec n’est d’ailleurs pas seulement une punition infligée aux travailleurs et aux retraités grecs mais l’annonce de plans d’austérité généralisés en Europe. Les 100 milliards d’euros du plan de rigueur français de François Fillon le prouvent ! Ces éléments dramatiques dans leur application, parce qu’ils impliquent des coupes claires dans les dépenses publiques, la protection sociale et les revenus de la population, rappellent les fondamentaux de l’Union européenne que nous dénonçons depuis le traité de Maastricht de 1992.


L’Europe des 27 est aux ordres des marchés. Elle organise la concurrence, la compétition entre les peuples, les travailleurs, les systèmes fiscaux et sociaux d’Europe au plus grand profit des capitaux et des marchés. Avec une logique terrible de nivellement vers le bas.
Pour être plus compétitif que le voisin : diminuer les dépenses publiques et les impôts pour les plus riches, baisser constamment les « charges » pèsant sur les entreprises, le « fardeau » qui nuit à l’investissement des fortunes, fiscaliser le moins possible les bénéfices des entreprises. Désormais, les gouvernements européens sont passés à une autre étape. Inquiets d’un monde capitaliste qui change d’axe et se réoriente vers l’Asie et les puissances émergentes, les capitalistes européens tremblent de perdre ici même la compétition mondiale. Dès lors les acquis sociaux accumulés par des décennies de luttes en Europe apparaissent comme des boulets dans la nouvelle donne mondiale du capitalisme. Un boulet dont il faut se débarrasser à coups de plans d’austérité, de remise en cause du droit à la retraite ou de baisses de salaire, pour mettre les travailleurs européens aux normes du strandard mondial. La violence d’un tel plan implique aussi des regressions en termes de démocratie. Le FMI qui sévissait dans le tiers-monde frappe à la porte de l’Europe. Tout un symbole. L’Union européenne organisée par les traités successifs n’est pas un espace solidaire, mais une machine à détruire les acquis sociaux du mouvement ouvrier européen.

Cette Europe a été conjointement construite par les conservateurs libéraux et par la social-démocratie européenne. Celle-ci nous promettait l’Europe sociale au bout du chemin des déréglementations libérales. La crise grecque est l’heure de vérité. L’Europe du capital se construit contre l’Europe des peuples. Les Grecs n’ont pas d’autre choix que d’accepter la dictature du FMI et des gouvernements de l’UE. Comme ceux-ci acceptent la dictature des marchés financiers qu’ils ont pourtant sauvés l’an passé de l’effondrement en s’endettant pour pouvoir les renflouer. Il fallait entendre un François Fillon nous expliquer que les agences de notation ne sanctionnaient pas la France. Des agences de notation que l’on connaît comme intrinsèquement liées aux Bourses et aux intérêts des marchés. Dès lors, la dette grecque est l’occasion de justifier un plan d’austérité déjà dans les tuyaux, tant il est vrai qu’en France aussi, ce même gouvernement qui a multiplié les cadeaux aux plus favorisés veut désormais faire payer la facture de la crise à la population.


Jamais l’exigence d’une coordination des résistances, des mobilisations et des alternatives à l’échelle européenne n’a été aussi impérative. C’est la solidarité et le refus de payer la note qui doit s’exprimer partout en Europe. Le PS en votant le plan imposé à la Grèce, son volant français et son taux d’intérêt à 5 % vient d’adopter une position honteuse et révoltante. Du directeur du FMI, le socialiste français Dominique Strauss Kahn, au gouvernement socialiste grec de Papandréou jusqu’à ce vote parlementaire français ; la ligne de partage qui traverse la gauche entre le « oui » au capitalisme dans toute sa brutalité et le « non », entre adaptation et résistance, se réactualise. En Grèce comme en Europe, il s’agit de regrouper celles et ceux qui refusent les plans d’austérité, refusent de rembourser une dette qui n’est pas la leur mais le produit de 25 années de défiscalisation libérale des plus riches et des entreprises.

Oui, il faut regrouper ceux qui veulent une autre Europe : celle des peuples, de la solidarité et des coopérations, des services publics, des droits sociaux et démocratiques unifiés par le haut, d’une écologie sociale antiproductiviste… Bref ni l’acceptation docile des diktats de l’Europe des marchés ni le repli nationaliste mortifère de l’extrême droite.


Dès lors, une gauche anticapitaliste européenne pourrait défendre l’annulation des dettes, la nationalisation des banques européennes et la mise en place d’un service public bancaire européen qui aurait le monopole du crédit. Qui permettrait de prendre le contrôle de l’euro, de l’économie, d’imposer une autre répartition des richesses et de l’emploi, de développer des plans de reconstruction économique et sociale dans une logique de développement durable. Un changement de cap complet. Conditionné à l’engagement dans la mobilisation de millions d’hommes et de femmes révoltés. Là aussi les Grecs montrent la voie.


Pierre-François Grond

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Tract NPA-27 distribué le 1er Mai : Faisons les battre en retraite !

4 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour lire le tract complet avec les dessins, au format PDF, cliquer sur le logo NPA

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Faisons-les battre en retraite !

 

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - Mai 2010

 

P

 

as plus tôt renfloués par l’argent des contribuables, les spéculateurs sont repartis à la manœuvre. Les mêmes marchés financiers qui ont été sauvés grâce aux plans de sauvetage sont à présent sur le pied de guerre contre l'augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée.

 

Grèce, Portugal, Espagne, Irlande… partout, les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, veulent faire payer la crise, les déficits budgétaires aux salariés. Les plans de rigueur se succèdent en rafale avec la bénédiction de Strauss Kahn, directeur du FMI. 20 % de baisse des salaires dans la fonction publique en Irlande, un plan d’austérité sans précédent en Grèce, … c’est une régression terrible qu’ils tentent d’imposer aux classes populaires.

Ici, c’est au nom des mêmes déficits que Sarkozy veut imposer une nouvelle casse de nos retraites.

Retour aux 37,5 annuités pour tous !

En France, avant 1993, chaque salarié ayant cotisé 37,5 annuités pouvait partir à la retraite à 60 ans avec une retraite complète. Aujourd'hui, après les réformes Balladur (1993) et Fillon (2003), il faut déjà cotiser 41 annuités.

Résultat : le niveau des pensions a baissé de 20 %, 4 millions de retraités perçoivent un minimum de 590 €, et ils sont plus de 5 millions à percevoir entre 800 et 1 100 €. 85 % des hommes, et seulement 40 % des femmes peuvent aujourd'hui faire valoir une pension complète ! Si on n'inverse pas la tendance, c'est la pauvreté qui attend les retraités de demain...

Tout ça au nom des prétendus « déséquilibre démographique » et « déficit » des caisses de retraites. Les actifs, de moins en moins nombreux, ne pourraient plus payer les retraites de leurs aînés. L'argument est faux, archifaux : la question des retraites, c'est un choix de répartition des richesses, pas une nécessité. La productivité du travail n'a cessé d'augmenter et un actif peut aujourd'hui contribuer bien plus largement qu'auparavant au financement des retraites. Il suffirait de prendre sur les profits des entreprises, qui explosent au détriment des revenus du travail – et donc des retraites, qui ne sont rien d'autre que du salaire socialisé.

Ne rien lâcher !

Aucune table ronde ne permettra d'imposer une autre logique. N'en déplaise aux directions syndicales nationales qui attendent sagement avant d’engager la bataille quand elles ne donnent pas un accord de principe à de nouveaux reculs, c'est au contraire par des manifestations répétées et surtout par des grèves, à l'image de celles de 1995 qui ont fait retirer la réforme Juppé, que l'on pourra imposer une autre logique, pour les salaires comme pour les retraites.

 

  --> retour à 37,5 annuités de cotisation

 --> âge de départ à 60 ans avec 75 % des 6 meilleurs mois de salaire

 --> départ dès 55 ans en cas de conditions de travail pénibles

  --> aucune pension en dessous de 1 500 euros nets


Gros mensonges et vÉrités sur les retraites

 

C’est à une véritable campagne d’intox à laquelle on est confronté sur la question des retraites.

 

« L’espérance de vie augmente », oui mais il est faux de faire croire qu’elle est la même pour tous. L’espérance de vie chez les hommes varie de 6 ans entre un ouvrier et un cadre. Ce qui est vrai, c’est qu’un ouvrier peut espérer vivre en bonne santé jusqu’à 59 ans, soit 10 ans de moins qu’un cadre.

« Le nombre d’actifs diminuant menace nos retraites ».

Faux. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité, en 2000, 2 actifs pour 1 retraité. Ce qui est vrai, c’est que la productivité du travail est plus importante, les 2 actifs d’aujourd’hui produisent plus que les 4 de 1960.

« Pour faire face aux difficultés, il faudrait retarder l’âge de départ à la retraite ».

Faux. Au contraire, avec 5 millions de chômeurs, des millions de précaires, avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il est juste et urgent de faire travailler ceux qui le veulent et le peuvent. Un million d’emplois à plein temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de cotisations vieillesse de plus en moyenne. Il faut exiger de travailler moins, mieux et de travailler tous, en réduisant le temps de travail à 32 heures avec obligation d’embauches.

« Si on ne cotise pas plus longtemps, il n’y aurait pas suffisamment d’entrées d’argent pour les caisses de retraite ».

Faux. De l’argent, il y en a. Ce qui est vrai, c’est que si on avait gardé la répartition qui existait en 1980 entre capital et travail, il y aurait 171 milliards de plus qui seraient allés aux salaires. Et c’est chaque année que ce hold-up en faveur des capitalistes se maintient. Autant dire qu’il n’y a plus de problème de retraites et que seraient largement épongés les 8,2 milliards d’euros de déficit des caisses de retraite comme celui de la sécu, en prenant sur les profits pour augmenter tous les salaires de 300 euros net minimum.


Les riches aiment les niches

Fillon fait mine de s’en prendre – en paroles – aux privilèges des riches : ces fameuses exonérations d’impôts appelées niches fiscales. Par exemple, la niche fiscale créée en 2004 par Jean François Copé, alors ministre du Budget : elle permet aux sociétés d’échapper à l’impôt sur les plus-values encaissées en cas de vente de filiales ou de titres de participation détenus depuis plus de 2 ans. Ce cadeau fiscal pour les riches a fait perdre 22 milliards d’euros à l’Etat en 3 ans. De quoi combler plus de 2 fois le déficit de la caisse de retraite pour 2010 !


APRÈS LA GRÈCE, A QUI LE TOUR ?

Les différents pays d’Europe ont fini par se mettre d’accord pour aider la Grèce, mais à des conditions draconiennes : hausse des taxes et passage de la TVA de 19 % à 21 %, poursuite des privatisations et suppressions d’effectifs dans les services publics, baisse importante des salaires des fonctionnaires, gel des pensions et report de deux ans de l’âge de la retraite. Voilà la potion amère décidée par le gouvernement socialiste de Papandréou, sous la pression entre autres du « socialiste » Strauss Kahn, qui trône à la tête du Fonds Monétaire International. Tout cela pour permettre à l’Etat de continuer à donner des milliards aux banques et autres financiers qui spéculent sur sa dette ! Sur le dos de la population grecque. Un avertissement à nous aussi: si vous n’acceptez pas les mesures d’austérité de Sarkozy, regardez ce qui va vous arriver. Ne nous laissons pas abuser: ils défendent les intérêts des capitalistes, défendons les nôtres !


PAS DE SANCTION CONTRE GILLES BLIN !

Jeudi 8 avril, Gilles Blin, facteur à Bernay, est passé en conseil de discipline devant la direction régionale de la Poste à Rouen. Un rassemblement en solidarité avec lui s'est tenu, mobilisant notamment une forte délégation de Bernay (Ligue des droits de l'homme, NPA, SUD PTT, ATTAC,...)

Les faits qui lui sont reprochés remontent à cet hiver, quand certaines tournées de distribution de courrier étaient fortement perturbées par la neige, ne pouvant se faire qu'à pied et prenant beaucoup plus de temps qu'à l'habitude. Gilles, syndicaliste SUD PTT, a demandé à son chef du renfort pour terminer les distributions avec le minimum de retard. Ce soutien lui a été vertement refusé, ce qui a suscité de sa part quelques mots d'agacement. L'occasion était trop belle pour la hiérarchie locale et la direction régionale de "se faire un syndicaliste". Initialement, il était question de trois mois de mise à pied mais devant la faiblesse des faits avancés, et devant le soutien en faveur de Gilles, la direction vient de lui infliger une semaine de mise à pied. C'est encore trop !

Cette procédure contre Gilles illustre bien la volonté de la hiérarchie de faire taire les militants syndicaux et instaurer un climat de peur dans cette entreprise, comme dans bien d'autres. A ces chefs qui passent à l'offensive sur des motifs futiles, crient à l'insubordination, intimident, il faut opposer la riposte collective pour les empêcher de nuire !

 

Chaque semaine lisez

« TOUT est à nous ! », l’hebdo du NPA, en vente auprès des militant-e-s au prix de 1,20 €

 


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Le 1er mai 2010 à Evreux

3 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

1er mai 2010 à Evreux, bien moins que le 1er Mai 2009 et que le 23 mars 2010


La manifestation a rassemblé entre 700 et 1000 manifestants (en vérité on était loin des 1000 annoncés dans Paris Normandie).

Le gros des troupes c'est la CGT, ensuite la CFDT puis les enseignants de la FSU (moins de 100), des militants syndicalistes d'entreprises en lutte. Une fois de plus, FO était aux abonnés absents. Le parcours inhabituel (mairie, un tour en ville , mairie) était très court. Les syndicats avaient prévu , pour la première fois, d'organiser un pot unitaire, bonne idée. Mais au dernier moment, ils ont déclaré forfait. 

Heureusement le NPA était là pour organiser un pot de l'amitié en fin de manif devant la mairie. Notre cortège dynamique avec voiture sono, banderolles et slogans tout au long du parcours, a rassemblé 80 personnes. Nos slogans étaient centrés sur les retraites ( à 60 ans, à taux plein), sur les salaires (1500 euros mini pour tous), contre les licenciements (interdiction !) et contre les capitalistes (de l'argent il y en a dans les poches du patronat !). Nous avons distribué notre tract comme chaque fois.

Le PC n'avait pas de cortège contrairement au PS. Mais ce dernier (90 personnes) n'avait ni slogans ni drapeaux, un cortège socialiste tristounet.

1er-Mai-2010-Evreux-d.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1er Mai 2010 Evreux e

Sous le regard de la statue de Charles de Gaulle (photos Sylvain Fillastre)

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Gaëtan Levitre et M-Real : Mise au point du NPA

17 Avril 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Daëtan Levitre,  le collectif M-Real et le NPA  :

Mise au point de Patrick Dupin et Pierre Vandevoorde, membres du bureau Collectif pour le maintien et le développpement de l'emploi chez M-Real


Gaëtan Levitre voit-il mal de l'oeil gauche ? Interviewé dans "La  Dépêche" du 9 avril, le maire  PCF d'Alizay, conseiller général du  canton de Pont de l'Arche présente d'une façon quelque peu partiale le  "collectif pour le maintien et le développement de l'emploi chez  M-real": "majoritairement, c'est un front de gauche (...) réunissant des  socialistes, des communistes, des verts et des sympathisants".

Il  réussit ainsi le tour de force d'omettre le NPA.

Surprise, car nous  n'avons pour notre part aucune difficulté à déclarer que le PCF est  -avec nous- depuis 6 mois  la force motrice du collectif.. Alors, c'est  certainement que nous ne mesurions pas à quel point il a du mal à  accepter les réalités nouvelles: chez M-real, depuis 10 ans,  ce n'est  plus son parti, mais le NPA qui édite un bulletin d'entreprises mensuel.

C'est le NPA qui est actuellement le seul parti à avoir des militants  actifs et reconnus pour leur capacité d'animation de la lutte Thierry Philippot,  militant syndical, candidat sur la liste NPA à  l'élection régionale.


Patrick Dupin et Pierre Vandevoorde, membres du  bureau du collectif

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Défendons les droits des personnes handicapées - Tract du NPA

24 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

--> Cliquer sur le logo NPA pour lire le tract au format PDF


DErevolution_logo.pngFENDONS LES DROITS

DES HANDICAPES


Sarkozy, le gouvernement, la droite et le Medef passent leur temps à nous seriner que la protection sociale coûte trop cher alors que le gouvernement n’hésite pas à renflouer les banquiers à hauteur de centaines de milliards d’Euros. Avec les chômeurs, les retraités, ils s’en prennent aussi aux handicapés. Ils seraient « assistés », privilégiés.

Une aumône et des sales coups

Sarkozy avait annoncé en mars 2008 une augmentation de l’allocation handicapée adulte de 25 % d’ici 2012. Elle atteindra 776 Euros à taux plein en 2012, largement en dessous du seuil de pauvreté. Mais comme le gouvernement entend bien pour habiller Jacques de déshabiller Paul, un nombre important d’handicapés verront leurs revenus diminuer. Faut-il rappeler que la masse des handicapés en 2010 touche en moyenne 606 Euros. Est-ce là un privilège ?

Derrière l’écran de fumée de cette augmentation, une série de mesures aggravent leurs conditions de vie - dont certaines prises en catimini - ou symbolisent la volonté du gouvernement de remettre en cause les dispositions de la loi de 2005 favorables aux handicapés. Ce pour satisfaire les patrons, les promoteurs, les transporteurs qui n’ont eu de cesse de faire pression pour assouplir les contraintes qu’impose la loi.

Depuis quelques mois, les sales coups s’accumulent donc : c’est l’augmentation du forfait hospitalier cet automne de 16 € à 18 €, ce sont les menaces de dérogations concernant l’accessibilité du bâti neuf ou des transports, c’est le report de l’augmentation des pénalités touchant les patrons qui refusent d’embaucher des handicapés, c’est la fiscalisation des indemnités liées aux accidents et maladies professionnelles, c’est la PCH rendue optionnelle.

Au boulot les fainéants

L’objectif, pour l’heure, de la « réforme » de l’Allocation Handicapé Adulte (AAH) de Darcos et Morano est de diminuer radicalement le montant annuel du budget consacré à l’AAH et le nombre de bénéficiaires.

Quand Darcos défend la « réhabilitation du travail comme valeur et comme fondement de notre modèle social», on comprend que pour le gouvernement c’est aussi une question de morale, de lutte contre l’oisiveté.

Oubliés le chômage de masse, les discriminations (travail, logement, transports, école, formation…) qui interdisent l’insertion sociale des handicapés.

Non seulement les handicapés coûteraient trop cher mais en plus leur situation d’exclusion serait de leur responsabilité individuelle. Selon les propositions du rapport Busnel intitulé « L’EMPLOI : UN DROIT A FAIRE VIVRE POUR TOUS », l’octroi de l’allocation serait conditionnée à l’entrée dans un parcours professionnel ou de formation. Les accidentés ou invalides toucheraient eux une allocation transitoire soumise à la même

condition.

Seuls ceux dans l’incapacité totale de travailler continueraient à percevoir l’AHH comme avant. Mais jusqu’à quand, quand on sait que la réforme de la « dépendance « est dans les tiroirs ? La réforme de l’AHH, outre les économies recherchées, vise à obliger les handicapés à travailler. Vu leur niveau moyen de formation, c’est au travail précaire (temps partiel, travail à domicile, travail en secteur protégé) qu’ils sont destinés. Sortiront-ils de la pauvreté ainsi ? On peut en douter.

Non à « l’employabilité »

Dans le rapport Busnel, il n’est même pas fait allusion aux voies de recours contre les décisions des commissions des droits et de l’autonomie des maisons départementales du handicap. C’est le retour en force d’un contrôle social qui ne dit pas son nom. Seul l’état de santé et l’avis du handicapé concernant sa situation devraient être pris en compte dans l’octroi de l’AHH. Qui pour nous devrait être attribuée sans conditions à tous ceux qui en font la demande.

Un véritable droit à l’emploi aménagerait - outre le salaire déconnecté de la productivité et du temps de travail - au mieux les conditions de l’insertion sociale au travail (formation, accessibilité des transports et des locaux professionnels, aménagement des postes de travail…).

Nos propositions

- Pas de salaire en dessous de 1500 euros net en secteur ordinaire ou protégé.

- Pas de revenus à moins de 1500 euros net. Hausse immédiate de 300 euros des minimas sociaux, dont l’AAH et les pensions d’invalidité.

- Respect des quotas de 6 % dans le public et dans le privé

- Maintien dans l’emploi des salariés du secteur ordinaire se retrouvant en invalidité.

- Non aux restructurations dans les EA et ESAT. Reconnaissance du statut de salariés aux travailleurs des ESAT.

- Le droit à l’éducation, pas seulement à la scolarisation, la titularisation des accompagnants (AVS) par le ministère de l’Éducation nationale, le maintien et le développement de l’action des Rased.

- Gratuité de tous les frais de santé, suppression des franchises médicales.

- Pour un service public d’aide à womicile et un service public du logement comprenant des appartements adaptés et des appartements thérapeutiques.

- Accessibilité des transports publics et du bati.

 

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Après le 23 mars : il faut un 3ème tour social ! Tract du NPA-27

23 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract distribué le 23 mars 2010 à Evreuxpdf-dist.png

--> Pour lire le tract complet au format PDF, cliquer sur le logo suivant :


revolution_logo.pngAprès le 23 mars :

c’est le 3° tour social

qui est à l’ordre du jour !

Amplifions les luttes !

Tract édité par les comités NPA de l’Eure – Mars 2010


Le gouvernement vient de prendre une claque électorale et c'est une bonne nouvelle. Mais il prétend, soutenu par le Medef, continuer sa politique antisociale et réactionnaire contre nos emplois, nos services publics, nos salaires et imposer la destruction de nos retraites. Sur ce sujet, Sarkozy parle de concertation. Il n’y a rien à discuter avec ce gouvernement qui, sous prétexte de « sauver les retraites » ment sur le « choc démographique » et l'« insupportable » trou de la Sécurité sociale pour mieux nous faire avaler l’allongement de la durée des cotisations, la diminution du niveau des pensions et le report de l’âge de la retraite à plus de 60 ans. Mais, l’« insupportable » c’est le million de retraités sous le seuil de pauvreté et la moitié qui survit avec une pension inférieure à 1000 euros. L’« insupportable », c’est les trois-quarts des femmes qui ne touchent que le minimum vieillesse, avec des pensions inférieures à 40% à celles des hommes. L'urgence, quand il y a 5 millions de chômeurs, n'est pas de faire travailler plus longtemps mais, au contraire, de permettre à tous et toutes de travailler. En partageant les richesses, il est possible de partir à la retraite à 60 ans maximum, à taux plein et à 1500 euros minimum !

DES LUTTES, IL Y EN A !

L'exaspération est grande contre la politique du gouvernement et celle du Medef qui n'ont qu'un seul objectif : nous faire payer leur crise pour maintenir leurs richesses et un taux de profit acceptable par les actionnaires. Dans le public, contre les suppressions d'emplois, le manque d'effectifs et les réorganisations en tout genre, la colère est bien là, dans les hôpitaux publics, les crèches municipales, l’Education nationale, la Justice. Colère aussi dans le privé, avec de nombreuses grèves pour les salaires comme, rien que dans le département, chez Sanofi-Pasteur, Ashland, Valois, Carrefour… Contre les licenciements ou les projets de fermetures comme chez MSL à Evreux, Philips à Dreux ou M-real à Alizay …

FRAPPER ENFIN TOUS ENSEMBLE, POUR ARRETER CE GOUVERNEMENT

Mais ces luttes restent isolées, mêmes quand elles recueillent un large soutien de l'opinion. Que font les directions syndicales ? Même chez Total, le groupe pollueur qui vient d'annoncer 8 milliards de profits, alors que le blocage du pays était à portée de main et qu’il était possible de mettre la direction à genoux, la lutte n’a pas été aussi loin qu’il était possible. Pourtant seule une riposte généralisée sera capable de faire reculer ce gouvernement et le patronat. Le 23 mars, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, aurait dû être conçu comme la première étape pour ce mouvement d'ensemble, et non comme un tour de piste sans lendemain.

Face à l’ampleur des attaques, comme pour le Contrat Premier Embauche (CPE), il y a quelques années, seule une mobilisation, large, prolongée, déterminée peut obliger les classes dirigeantes appuyées sur le gouvernement Sarkozy à remballer leurs projets. L’heure est à s’y préparer sérieusement.


FINANCER LES RETRAITES, C’EST POSSIBLE !

Les ressources existent. Le « problème des retraites» est celui d’un choix politique. Une part croissante des richesses produites est accaparée par une minorité de privilégiés Le patronat et les gouvernements de droite et de gauche ont réussi depuis 25 ans à faire chuter de 10 % la part des salaires dans la richesse créée et ainsi d’accroître d’autant la part des profits.

Il faut donc prendre sur ces profits pour financer les retraites :

Partager le travail entre tous et toutes pour en finir avec le chômage

- 100.000 chômeurs en moins, c’est 1,3 milliard d’€ de cotisations en plus.

- Du travail pour les 5 millions de chômeurs apporterait 65 milliards d’€ pour financer les caisses vieillesses, allocation familiale et maladie.

Augmenter les salaires

- 1% d’augmentation des salaires, c’est  3 milliards d’€ pour la Sécu !

 

Augmenter les cotisation «  patronales »

- 1 % de cotisation déplafonnée rapporte 4,9 milliards’€ à la caisse vieillesse de Sécurité sociale.

 

Mettre fin aux pillages de la Sécurité sociale :

- Les exonérations de cotisations « patronales » s’élevaient à 32 milliards en 2009. Elles sont de 260,6 milliards cumulés entre1991 et 2008.

- L’Etat et les patrons doivent rembourser toutes leurs dettes  (2, 15 et 3,6 milliards en 2008)

Les dispositifs qui échappent aux cotisations sociales et individualisent les salaires doivent être intégrés à la masse salariale (apport de l’intéressement et de la participation (6 à 8 milliards)Les cotisations les stock-options apporteraient 2,4 à 4,8 milliards.

TROIS EXIGENCES INSEPARABLES

-->  Le droit à la retraite à 60 ans maximum, à 55 ans pour les salariés  qui connaissent les travaux pénibles et ceux qui sont affectés par la dégradation des conditions de travail.

--> La pension doit être la continuité du salaire. Elle doit être à 75 % du salaire brut calculée sur les dix meilleurs années de salaire.
--> La durée maximale pour bénéficier de la retraite doit être de 37,5 annuités de cotisation, en incluant les périodes de pertes d’emplois, d’apprentissage, de formation et d’études à partir de 18 ans.

NON AUX RETRAITES DE MISERES

- Indexation des retraites sur les salaires et non sur les prix

- Revalorisation immédiate des retraites de 300 €

- Pas de retraites en dessous du SMIC revendiqué (1500 € net)

- Compensation des inégalités entre les hommes et les femmes

 

APRES LES ELECTIONS REGIONALES : UN PREMIER BILAN

Quatre enseignements majeurs :

 

 -  Plus de 50% d’abstention, choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence. Cette abstention a cependant sans doute pesé dans le faible score réalisé par les listes du NPA.

- La violence des attaques gouvernementales a nourri un vote anti-droite pour le « moins pire», souvent sans illusions. Cela a permis au PS, ainsi qu’à Europe Ecologie et au Front de Gauche, qui gouvernaient 20 régions depuis 2004, de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

- La campagne gouvernementale pourrie sur « l’identité nationale» a permis le déferlement d’un racisme anti-musulmans qui a permis le retour en première ligne du FN.

- La campagne anticapitaliste dynamique et sans concessions, mais isolée, du NPA n’a pas convaincu. Nous voulions l’unité sur un programme radical de défense des travailleurs et des classes populaires, incompatible avec celui du PS. Avions nous vraiment tort ? Déjà, pour quelques strapontins, les Verts ont avalé une nouvelle autoroute de contournement Est de Rouen, et ils continueront à se faire très discrets sur le nouveau réacteur nucléaire EPR à Dieppe. De même, le PCF reprendra comme hier sa participation à un exécutif régional champion de France des aides aux entreprises, comme chez M-real, Renault Cléon ou GSK. La nécessité de regrouper celles et ceux qui ne s’accommodent pas de petits arrangements avec l’ordre établi est plus urgente que jamais.

 


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Résultats des listes soutenues par le NPA

16 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Résultats des listes soutenues par le NPA aux régionales

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Alsace liste NPA Yvan Zimmermann 8.550 v. : 1, 64%
Aquitaine liste NPA Philippe Poutou 27.264       :  2, 52%
Auvergne liste NPA Alterékolo Alain Laffont 20.031             :  4, 19%
Basse Normandie liste NPA PG Christine Coulon 24.046      :  4, 99%
Bourgogne liste NPA PG FASE Sylvie Faye-Pastor 22.290    : 4, 32%
Bretagne liste NPA-MOC-MPG Laurence de Bouard 27.401 : 2, 49%
Centre liste NPA Michel Lasserre 20.341         :  2, 60%
Champagne Ardennes liste NPA PG Anthony Smith 18.448             : 4, 87%
Corse    
Franche Comté liste NPA Laurence Lyonnais 13.086   :  3, 28%
Haute Normandie liste NPA Christine Poupin 14.633        : 2, 56%
Ile de France liste NPA Olivier Besancenot 90.312     : 3, 13%
Languedoc Roussillon liste FG NPA René Revol 76.414                :  8, 59%
Limousin liste FG-NPA Christian Audouin 36.634     :13, 13%
Lorraine liste NPA Jean-Noël Bouet 14.819      :  2, 24%
Midi Pyrénées liste NPA MOC Myriam Martin 29.319            : 2, 89%
Nord Pas Calais liste NPA Pascale Montel 36.869          : 3, 00%
Pays de Loire liste FG NPA Marc Gicquel 58.897            :  5, 00%
Picardie liste NPA Sylvain Desbureaux 17.25   : 3, 00%
Poitou Charentes liste NPA FASE Myriam Rossignol 11.431    : 1, 85%
Provence Alpes CA liste NPA Alternatifs Pierre Godard 30.810          :  2, 11%
Rhône Alpes liste NPA Myriam Combet 41.537        : 2, 43%


Listes NPA seul

 

REGION

Voix

Exprimés

%

Alsace

8550

520 009

1,64

Aquitaine

27264

1 081 197

2,52

Centre

20341

783 749

2,60

Franche Comté

13086

399 055

3,28

Haute Normandie

14633

571 682

2,56

Ile de France

90312

2 889 222

3,13

Lorraine

14819

660 889

2,24

Nord Pas de Calais

36869

1 228 381

3,00

Picardie

17254

574 517

3,01

Rhône Alpes

41537

1 708 877

2,43

TOTAL

284665

10 417 578

2,73

 

 

 

Listes unitaires avec NPA

REGION

Voix

Exprimés

%

Auvergne NPA Alterékolo

20 031

477 748

4,19

Basse Normandie NPA PG

24 046

482 287

4,99

Bourgogne NPA PG FASE

22 290

516 009

4,32

Bretagne NPA-MOC-MPG

27 401

1 098 554

2,49

Champagne Ardennes NPA PG

18 448

379 179

4,87

Languedoc FG NPA

76 414

889 074

8,59

Limousin FG NPA

            36 634

  279 087

13,13

Midi Pyrénées NPA MOC

29 319

1 014 186

2,89

Pays de Loire FG NPA

58 897

1 178 860

5,00

Poitou Charentes NPA FASE

11 431

618 010

1,85

PACA NPA Alternatifs

13 391

550 728

2,43

TOTAL

318 819

7 339 904

4,34

 

 

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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Déclaration du NPA au soir du premier tour des régionales

15 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

  Déclaration du NPA au soir du premier tour des régionales
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Deux enseignements majeurs sortent de ce premier tour des régionales:

- L’ampleur de l’abstention choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence;

- La vigueur du rejet de la droite et de Sarkozy au pouvoir, complices des grands actionnaires et des classes les plus riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux, a nourri la poussée du PS et d’Europe Ecologie.

Ce rejet de la droite a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne de premier tour qui s’achève a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant dont le FN a largement bénéficié.

Nous remercions les électrices et les électeurs qui se sont exprimés en faveur des listes présentées par le NPA ou des listes unitaires auxquelles il participe. Globalement notre score est décevant même si certaines listes semblent obtenir un score encourageant. Nous analyserons plus en détail ces éléments et leurs causes dans les jours qui viennent.

Pour dimanche prochain, nous appelons les électrices et les électeurs à confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP. Sanctionner la droite est une nécessité absolue, même si nous pensons que les futures majorités de gauche ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique.

A l’image de ce qui se passe en Grèce, sous un gouvernement socialiste, cela risque fort d’empirer dans les semaines qui viennent. Pas question de payer leur crise ! Comme le font les jeunes, les travailleurs, les chômeurs et les retraités grecs, il faut préparer un troisième tour social !

Le 23 mars doit constituer une première étape de la convergence des luttes pour les retraites, les salaires, l'interdiction des licenciements. Et c'est bien autour de ces exigences que nous voulons construire l'unité la plus large contre la droite, les patrons et les banquiers.

Paris, 14 mars 2010, 20H15.

Comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste.

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La réunion publique du NPA-27 le 9 mars, dans la presse.

12 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

La Dépêche rend compte de la réunion publique départementale du NPA le 9 mars à Evreux.

Christine POUPIN et Thierry MARTIN, têtes de liste du NPA aux régionales ont présenté les propositions du NPA aux régionales pour l'interdiction des licenciements , l'arrêt et la restitution des aides publiques au patronat et l'urgence d'un service public régional des transports. Sont intervenus également Thierry Philippot, membre de la liste de l'Eure du NPA et responsable syndical chez M-Real, et Manu Georget responsable de la CGT chez Philips-EGP-Dreux.
Un débat a suivi avec le public
.


NPA-La Depeche-0-3-10
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Le 14 mars, votez et faites voter pour la liste soutenue par le NPA

8 Mars 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Le 14 mars, votez et faites voter pour les listes soutenues par le NPA

Image Le 14 mars, votez et faites voter pour les listes soutenues par le NPA


Si l'on en croit les sondages deux éléments marquent cette campagne, l'abstention et la poussée du PS.

Le parti des abstentionnistes a en effet le vent dans le dos. Il y a comme un air de suffrage censitaire dans le pays... C'est aisément vérifiable pour quiconque va distribuer un tract dans la rue, le désintérêt pour ce scrutin est très important. Il l'est d'autant plus chez celles et ceux ceux qui sont préoccupés à la fois par leur situation présente et par les nuages qu'ils voient s'amonceler sur leur avenir.

Pourtant, il faut le dire partout autour de nous, l'abstention ne sert que les partis qui se succèdent au pouvoir et qui portent précisément la responsabilité de la situation dans laquelle se trouvent les classes populaires. S'abstenir pour protester n'est en réalité qu'une autre façon de se résigner. Pour protester utile, il faut protester fort !

Le PS et ses listes semblent faire un tabac auprès de ceux qui vont aller voter les 14 et 21 mars. Là non plus rien de surprenant. Le ras-le-bol de Sarkozy est tel, que la volonté de lui infliger une défaite cuisante prend de l'ampleur chaque jour. Franchement, il vaut mieux ça que l'inverse. Mais il ne faut pas oublier que chaque fois que le PS exerce le pouvoir, il mène des politiques qui ne se différencient pas beaucoup de celles de la droite. C'est le PS et ses alliés qui, depuis 2004, gèrent 20 régions sur les 22. Difficile pour Martine Aubry et les présidents de ces régions de démontrer en quoi leurs administrés sont sensiblement mieux lotis que les alsaciens et les corses qui vivent dans des régions UMP. Le PS aux commandes n'a pas protégé les populations contre le rouleau compresseur de Sarkozy.

Ce sont des partis socialistes qui aujourd'hui organisent une cure d'austérité dramatique pour la jeunesse, les travailleurs et les retraités de la Grèce au Portugal en passant par l'Espagne. Alors pas de chèque en blanc au PS et à ceux qui vont s'allier avec lui. Les régionales sont une élection à deux tours. Il faut battre la droite, mais pour battre les politiques de droite, il faut une gauche de combat !

Et le NPA dans tout cela ? Même s'il y a des différences entre les régions et que l'on sent ces derniers jours une remontée au fur et à mesure que notre campagne s'amplifie, les sondages indiquent que nous ne sommes pas surs de passer la barre des 5 % nécessaire pour obtenir des élus. Cela demeure pourtant notre objectif. Il est vrai que la situation ne nous aide pas. Le vote dit « utile » en faveur des grands partis, la concurrence avec le choix de l'abstention dans la jeunesse et les classes populaires sont des éléments qui ne nous facilitent pas la tâche.

Et il y a cette décision de présenter une camarade, Ilham Moussaid, portant un foulard islamique, qui, bien qu'elle n'engage que le Vaucluse et en rien l'ensemble du NPA, a pris un ampleur nationale en raison d'une tempête médiatique qui visait à y réduire le sens de notre campagne. Parmi ceux qui se sont déchainés, on trouve les principaux dirigeants de l'UMP qui cherchent à détourner l'attention des questions sociales en attisant le racisme et l'islamophobie. Sans rapport avec l'UMP évidemment, cela a aussi jeté le trouble auprès d'une partie de nos électrices et électeurs qui semblent y avoir vu un accroc aux principes laïcs et féministes. Réaffirmons-le encore, le NPA est un parti 100 % féministe. Nous savons que le foulard est un signe d'oppression, utilisé par les trois monothéismes au long de l'histoire pour marquer la soumission des femmes, même si de n'est pas le sens qu'y donne notre camarade Ilham. Nous n'abdiquons en rien de la laïcité et n'avons pas de leçons à recevoir de partis au pouvoir qui accordent de somptueuses subventions à des lycées confessionnels.

Faire élire des anticapitalistes dans les conseils régionaux, c'est possible. Le NPA mène une campagne de terrain dynamique, sous ses propres couleurs ou en soutien à des listes unitaires qui ont pu voir le jour chaque fois que possible. Il défend un plan d'urgence pour faire face à la double crise écologique et sociale, et le décline en propositions anticapitalistes pour les conseils régionaux.

Il faut tout faire que toutes ces listes passent la barre des 5 % indispensable pour obtenir des élus. Des élus en prise avec les mobilisations sociales et écologistes. Des élus inflexibles qui voteront sans hésiter contre les choix antiécologiques, contre les budgets antisociaux, les cadeaux aux entreprises qui licencient et aux lycées privés. Des élu-e-s tenaces, qui agiront pour que les fonds publics ne soient consacrés qu'à l’action publique, les transports publics de qualité gratuits, les lycées publics.

Alors le 14 mars, votez et faites voter anticapitaliste ! Votez pour les listes soutenues par le NPA !

Fred Borras

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