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NPA 27 -  Eure

Articles avec #nouveau parti anticapitaliste tag

Tract du NPA-27 pour la manifestation du 24 juin 2010 à Evreux

25 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Tract du NPA-27 tiré à 3500 exemplaires et distribué à la manifestation du 24 juin 2010 à Evreux ( tract  distribué également sur le marché d'Evreux-centre-ville le 26 juin).

--> Pour lire le tract au format PDF, cliquer sur le logo du NPA.


   

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Le gouvernement a décidé...
A nous de répliquer !

 

 

 

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - Juin 2010

 

 Recto : Le gouvernement a décidé... A nous de répliquer !

Verso :  Nos vies valent plus que leurs neutrons

               PSE suspendu à M-Real, la lutte marque un point.

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10 000 manifestants à Evreux le 24 juin 2010

24 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

24-juin-a-copie-1.JPGA Evreux ce matin, 10 000 manifestants contre 3 000 le 27 mai. Le cortège de la CGT était de loin le plus important. La CFDT a bien mobilisé aussi. Solidaire depuis plusieurs manifestations départementales ne passe pas inaperçu. Quant à la FSU, environ 250 manifestants.

A noter, énormément de boîtes du privé. Des présences importantes que nous n'avions pas vu depuis longtemps : Arkéma, habitué des lmanifs, avec une centaine de travailleurs, ce qui est notable, Snecma à 100 salariés, Sanofi-Pasteur à 70,  M-Real à 30,  Saint-Louis, Valois,etc).

Les partis politiques présents: le PS avec un cortège de 200 personnes, un peu de PG, le PCF sans cortège, parsemé dans les rangs de la CGT.

24-juin-b.jpgQuant au NPA, présent avec voiture sono et tracts (3 100 de diffusés). Cortège très dynamique avec ses drapeaux et reprises des slogans par les 80 adhérent-e-s et sympatisant-e-s présent-e-s.dans le cortège du parti (sans compter ceux qui étaient dans les cortèges syndicaux).

 

Rendez-vous en septembre pour transformer l'essai.

 

 

 

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Tract NPA-27: Retraites : Engageons l'épreuve de force !

13 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

--> Pour lire le tract en entier, avec tous les articles, au format PDF, cliquer sur le logo NPA en rouge  

revolution_logo.pngRetraites : engageons l’épreuve de force !

  

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - Juin 2010

 

 

L

es détails de la réforme des retraites seront annoncés dans quelques jours. Mais nous savons déjà que nous aurons droit tout à la fois à l’augmentation de l’âge légal au delà de 60 ans, à l’allongement de la durée de cotisation et à la baisse des pensions. Les plus riches quant à eux seront à peine égratignés.

Nous en savons suffisamment pour comprendre que l’épreuve de force est engagée. Ou, plutôt, qu’elle est engagée du côté du Medef, du gouvernement et de l’UMP.

Malheureusement, en face, les salarié-es, les chômeurs et chômeuses, les retraité-es et les jeunes sont loin d’être en ordre de bataille.

 

Une journée de grève réussie mais insuffisante

 

La journée de grève et de manifestation du 27 mai a été réussie, la grève suivie et les manifestations plus nombreuses que pour le 1er mai. Mais sur cette journée ont pesé les doutes sur la possibilité de faire reculer le gouvernement et les interrogations sur les suites. Pèse aussi le manque de volonté des directions des grandes organisations syndicales d’organiser véritablement la résistance à la hauteur de la guerre sociale engagée non seulement en France mais à l’échelle de l’Europe contre les retraites, les salaires et les droits sociaux.

 

Construire la mobilisation générale

 

Face à l’offensive du gouvernement et du patronat, ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’une mobilisation générale qui prenne le contre-pied de leur modèle de société.

Seul un travail de mobilisation à la base peut changer le rapport de force, réchauffer le climat dans les entreprises, dans les quartiers, dans la jeunesse et convaincre qu’on peut se battre et gagner. Il faut aussi que cette résistance se voie, s’entende, et se mesure dans la rue et sur les lieux de travail. Une nouvelle journée de mobilisation est annoncée par les organisations syndicales le 24 juin. Si cette journée doit être un succès, il est évident que nous ne pouvons en rester à des journées d’actions tous les mois ou tous les deux mois.

Seule une grève générale, un puissant mouvement de grèves reconductibles et des manifestations pourra faire reculer ce gouvernement, imposer notre droit à la retraite dès 60 ans (et 55 ans pour les métiers pénibles), à taux plein après 37,5 annuités maximum.

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Tract NPA-27 - Juin 2010 : Retraites, l'épreuve de force

6 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

revolution_logo.pngRETRAITES : L’EPREUVE DE FORCE
Réussir …

Les meetings unitaires

La journée d’action du 24 juin

Aller vers la grève générale

Pour lire le tract complet au format PDF, cliquer sur le logo du NPA


Lundi 14 juin
MEETING UNITAIRE à ROUEN
20h - Halle aux Toiles, à ROUEN. Avec
Olivier Besancenot (NPA), Christiane Marty (Attac), Willy Pelletier(Copernic), Eric Aubin (CGT), Elizabeth Labaye (FSU), Pierre Khalfa (Solidaires), Rachel Lafontaine (Alternatifs), Pierre Larrouturou (Europe Ecologie), Pierre Cours-Salies (Fase), François Calaret (Gauche Unitaire), Jacky Hénin (PCF), Jean Luc Mélenchon (PG), Guillaume Bachelay (PS), Gérard Filoche (Inspecteur du Travail)


 
Jeudi 10 juin, 18H 30,
Réunion-débat unitaire à EVREUX

Grande salle de la Maison de quartier
de la Madeleine
Organisée par Attac, FSU, NPA, Parti de
Gauche, Les Verts, PCF et GU
Pour prendre

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Levée immédiate du blocus de Gaza! Boycott d'Israël !

3 Juin 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Levée immédiate du blocus de Gaza

Boycott d'Israël, Etat terroriste !

Par le NPA

L'Etat d'Israël a déclaré la guerre à tout le mouvement international de solidarité avec la Palestine en attaquant la "Flottille de la liberté".

La censure militaire entourant l’opération n’a pu empêcher la diffusion d’images de ces commandos héliportés attaquant à l’arme automatique, dans les eaux internationales, un convoi humanitaire chargé de 10 000 tonnes d’aides à destination de la population de Gaza.

Neuf morts ? 20 morts ? Qu’importe le nombre des victimes, une serait déjà de trop.

Il ne s’agit pas d’un « accident ». Non, il ne s’agit pas d’une « bavure ». Israël a agi, envers ces militants et militantes, comme il l’a toujours fait dans sa guerre coloniale contre le peuple palestinien, en utilisant le déni de droit, la violence, le meurtre.

 

Dans la chaîne des responsabilités, l'Etat terroriste d'Israël occupe bien sûr la place principale. Mais les Etats-unis, l'Europe et les régimes arabes figurent aussi en bonne place.

Ces Etats ne font pas que laisser Israël violer toutes les résolutions internationales et nier les droits des Palestiniens ; ils collaborent constamment avec l'Etat sioniste. Ils lui garantissent une impunité que les Palestiniens paient chèrement et qui s'est traduite, cette fois, par les morts de la "Flottille de la liberté".

Comment ne pas relier ce nouveau massacre au vote à l'unanimité par les pays de l'OCDE, il y a moins d'un mois, de l'adhésion d'Israël ? Comment ne pas le relier au tapis rouge déroulé par Sarkozy à Netanyahou le 27 mai ? Comment ne pas le relier à la décision de Bertrand Delanoé, il y a quelques semaines, d'inaugurer, en grandes pompes en présence du président israélien, une esplanade Ben Gourion à Paris ?

En 2008-2009, les massacres de Gaza avaient eu lieu quelques jours après le rehaussement des accords d'association entre Israël et l'Union Européenne.

Israël a compris le message : carte blanche !

L'impunité d'Israël doit cesser. Cela doit être imposé aux dirigeants des grandes puissances. Ces derniers considèrent Israël comme un allié de poids dans une région aux enjeux économiques et géostratégiques majeurs, sur l'autel desquels les Palestiniens sont sacrifiés tout comme le sont les Irakiens et les Afghans et comme risquent de l'être les Libanais. Sans ses alliés internationaux, Israël ne serait rien. La France a coopéré au blocus naval de Gaza en 2009 et participe à la construction du mur souterrain pour bloquer le passage entre l'Egypte et Gaza.

Alors que la colère a éclaté dans les rues du monde entier cette semaine, une mobilisation de masse, populaire et prolongée, solidaire de la résistance palestinienne, est nécessaire. Comme le préconise la campagne internationale BDS (Boycott - Sanctions - Désinvestissements), l'Etat d'Israël doit être isolé, boycotté. Les gouvernements, et institutions internationales ou partis politiques qui lui garantissent l'impunité doivent être démasqués.

Nous exigeons la levée immédiate du blocus de Gaza, la fin de l'occupation militaire des territoires palestiniens et la satisfaction des droits nationaux des Palestiniens.

Palestine vivra, Palestine vaincra !

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Témoignage d'un camarade du NPA-27 au Sommet des peuples de Madrid

20 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Témoignage d’un  militant du NPA de l’Eure

Présent au Sommet des peuples à Madrid :

Enlazando Alternativas, du 14 au 18 mai 2010

 

Vendredi soir: départ de Paris en bus où nous étions une bonne trentaine venant de l'Ile de France, du Nord, de la Sarthe et de Normandie.

 

Arrivée à Madrid le Samedi matin à l'université de science où se tenait le contre-sommet où nous avons retrouvé des copains de Toulouse et de Nantes.

Installation du du stand NPA à côté de celui d'Izquierda Anticapitalista nos camarades Espagnols, inscription au Sommet des peuples puis direction l'atelier: « Comment lutter contre le capitalisme? Stratégies de la gauche en Amérique Latine et en Europe. » qui a réunit à peu près 120 personnes.

 

Présentation de la situation en Espagne par Raoul Camargo membre de Izquierda Anticapitalista:

« …Il faut pour Izquierda Anticapitalista continuer à être présent et à soutenir les luttes afin d'obtenir plus de crédibilité auprès des travailleurs. Il ne faut pas perdre la crédibilité anticapitaliste en entrant dans des gouvernements et pour cela il faut convaincre que l'unité ne peut pas se faire à tout prix. Il faut conserver une indépendance claire face aux socio-libéraux et rester en symbiose avec les luttes.

La gauche anticapitaliste cherche à s'unir pour résister au capitalisme, un parti anticapitaliste espagnol ne doit pas être créé par des professionnels de la politique mais par des travailleurs et cela à l'inverse de Izquierda Unida. »

 

Intervention de Joana, la camarade portugaise pour Bloco de Esquerda: (plus de 10 % aux élections, 3 ème parti du pays)

« Il faut reconfigurer les partis de gauche et s'opposer aux préjugés nuisant à l'union de la gauche.

L'union a pu se faire grâce à la chute du PC et à la vente du PS aux idées capitalistes, libérales et impérialistes.

Le parti anticapitaliste portugais a obtenu 10% des voix dans les urnes. Le programme était basé sur l'imposition des banques, sur les logements vides, sur la politique énergétique et sur la sortie de l'OTAN. Nous ne participons pas aux gouvernements socialistes car en Europe les socialistes se sont soumis au camp socio-libéral tout en adoptant un faux discours socialiste. Ils ont nationalisés les pertes des banques dus à la crise. En faisant cela, ils s'ouvrent plus d'opportunités pour taper sur les peuples.

En ayant donné la priorité aux banquiers, ils ont engagé des réformes comme la hausse de la TVA qui sont les impôts les plus injuste, au lieu, de taxer les profits du capitalisme.

La situation du capitalisme s'est cristallisée ne donnant pas de solutions aux peuples, le néo-libéralisme a connu un échec idéologique car les États ne servent plus à rien.

Le deuxième échec est que comme la sociale-démocratie s'est vendue au capitalisme, en cas de soucis, les gouvernements appellent le FMI pour les sauver.

En Italie, il y a eu une tentation des partis de gauche de participer aux gouvernements socio-démocrates qui s'est finie par une soumission au capitalisme.

En conséquence, il faut être fort et responsable. En plus des luttes, il faut proposer une alternative concrète aux « plans d'urgence » en attaquant les impôts, le chômage et les finances publiques et ça ce sont des choses simples et comprises de tout le monde.

Il faut avoir des bases populaires assez importantes pour organiser un mouvement révolutionnaire.

Pour cela il nous faut un mouvement européen contre le libéralisme.

Nous invitons donc les autres partis anticapitaliste européens à la rencontre de l'OTAN à Lisbonne en Novembre.

Si la bourgeoisie s'est réunie pour nous forcer à baisser la tête, alors nous devons aussi nous réunir pour la contrer. »

 

Flavia pour le NPA a fait une analyse de la conjoncture de la crise sur les contradictions qui s'intensifient dans le système capitaliste et sur les axes sur lesquels on peut s'appuyer contre le capitalisme:

Être présents à l'échelle internationale et locale pour s'unir dans des fronts de résistance face aux plans d'austérité, face à la réforme des retraites, pour l'annulation de la dette.

Mettre en discussion et faire vivre la déclaration des partis anticapitalistes européens.

 

Intervention du camarade Staline Perez Borghese, élu syndical de la centrale unitaire des travailleurs (CUT) intégré dans le Partido Socialista Unido de Venezuela et dirigeant le courant anticapitaliste à l'intérieur du PSUV: Marea Socialista:

« En Amérique Latine il y a une survenance des mouvements anticapitalistes. La stratégie au Venezuela est la plus radicalement anticapitaliste en Amérique. Par contre il y a au Venezuela un début de déception des masses qui ont soutenu Chavez. La situation économique due à l'inflation est devenue très grave mais les salaires augmentent ainsi que les retraites, les pensions de veuve, la sécurité sociale etc...

Malgré ça, l'inflation augmente et ça ça ne passe pas auprès du peuple.

Les universités ancien bastion de la droite passent à gauche grâce à l'accession des classes populaires à l'enseignement supérieur.

Il y a moins de participation dans les votes, la fusion des syndicats dans le PSUV a entrainé un éclatement des syndicalistes au sein des différents courants du parti. »

 

Après une paella conviviale qui a suivi les présentations, il y a eu l'après midi différents ateliers d'intervention et de réflexion.

J'ai assisté à celui présenté par Izquierda Anticapitalista, Tejedoras, Territorio Doméstico, Intersindical Alternativa de Catalunya, Asamblea Feminista, Emakume Internazionalistak, En Lucha et Colectivo Feminista de Ecuador.

Il portait sur les conditions des femmes émigrées d'Amérique Latine, d'Afrique du Nord et d'Asie venant en Espagne accomplir les 2eme journées des femmes espagnoles aisées qui pour une misère font « venir » des femmes en situation précaires, sans papiers et harcelés par des actes et des discours racistes de la droite espagnole…. Afin de contrer cela, une organisation a été crée pour aider et assister ces femmes dans les démarches administratives judiciaires.

Le dimanche après-midi, on a participé à une belle manifestation anticapitaliste au cœur de Madrid regroupant selon mon estimation 20 000 manifestants; le cortège du NPA était placé derrière le cortège d'Izquierda Anticapitalista qui lui en a réuni à peu près 700.  La manifestation s'est bien déroulée sous un beau ciel bleu, quelques slogans du NPA étaient repris par Izquierda Anticapitalista et nous avons aussi reprit quelques slogans en espagnol.

 

Fin de la manifestation à 16h, retour au car et départ pour Paris.

 

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Union européenne : remettre en cause les spéculateurs au lieu de les renflouer

11 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Réaction du NPA au plan de sauvetage de la zone euro PARIS, 

AFP -


Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot, sur LCI : "On est en deçà de ce qu'il faudrait, c'est le rendez-vous manqué de l'Europe. Aujourd'hui ce qu'il faudrait, c'est remettre en cause ceux qui sont responsables de la crise, c'est-à-dire les spéculateurs, annuler clairement la dette grecque et puis on serait en droit d'espérer qu'on substitue enfin à la Banque centrale européenne (BCE) un service public européen unique qui ait le monopole du crédit et qui prête de l'argent, mais pas pour spéculer dessus".

Union européenne : le scandale grec

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La crise grecque est une crise du système capitaliste et une crise de l’Union européenne, aujourd’hui menacée de dislocation. Le plan d’austérité imposé à la population par une sainte alliance du FMI, des gouvernements de l’UE et du gouvernement socialiste grec n’est d’ailleurs pas seulement une punition infligée aux travailleurs et aux retraités grecs mais l’annonce de plans d’austérité généralisés en Europe. Les 100 milliards d’euros du plan de rigueur français de François Fillon le prouvent ! Ces éléments dramatiques dans leur application, parce qu’ils impliquent des coupes claires dans les dépenses publiques, la protection sociale et les revenus de la population, rappellent les fondamentaux de l’Union européenne que nous dénonçons depuis le traité de Maastricht de 1992.


L’Europe des 27 est aux ordres des marchés. Elle organise la concurrence, la compétition entre les peuples, les travailleurs, les systèmes fiscaux et sociaux d’Europe au plus grand profit des capitaux et des marchés. Avec une logique terrible de nivellement vers le bas.
Pour être plus compétitif que le voisin : diminuer les dépenses publiques et les impôts pour les plus riches, baisser constamment les « charges » pèsant sur les entreprises, le « fardeau » qui nuit à l’investissement des fortunes, fiscaliser le moins possible les bénéfices des entreprises. Désormais, les gouvernements européens sont passés à une autre étape. Inquiets d’un monde capitaliste qui change d’axe et se réoriente vers l’Asie et les puissances émergentes, les capitalistes européens tremblent de perdre ici même la compétition mondiale. Dès lors les acquis sociaux accumulés par des décennies de luttes en Europe apparaissent comme des boulets dans la nouvelle donne mondiale du capitalisme. Un boulet dont il faut se débarrasser à coups de plans d’austérité, de remise en cause du droit à la retraite ou de baisses de salaire, pour mettre les travailleurs européens aux normes du strandard mondial. La violence d’un tel plan implique aussi des regressions en termes de démocratie. Le FMI qui sévissait dans le tiers-monde frappe à la porte de l’Europe. Tout un symbole. L’Union européenne organisée par les traités successifs n’est pas un espace solidaire, mais une machine à détruire les acquis sociaux du mouvement ouvrier européen.

Cette Europe a été conjointement construite par les conservateurs libéraux et par la social-démocratie européenne. Celle-ci nous promettait l’Europe sociale au bout du chemin des déréglementations libérales. La crise grecque est l’heure de vérité. L’Europe du capital se construit contre l’Europe des peuples. Les Grecs n’ont pas d’autre choix que d’accepter la dictature du FMI et des gouvernements de l’UE. Comme ceux-ci acceptent la dictature des marchés financiers qu’ils ont pourtant sauvés l’an passé de l’effondrement en s’endettant pour pouvoir les renflouer. Il fallait entendre un François Fillon nous expliquer que les agences de notation ne sanctionnaient pas la France. Des agences de notation que l’on connaît comme intrinsèquement liées aux Bourses et aux intérêts des marchés. Dès lors, la dette grecque est l’occasion de justifier un plan d’austérité déjà dans les tuyaux, tant il est vrai qu’en France aussi, ce même gouvernement qui a multiplié les cadeaux aux plus favorisés veut désormais faire payer la facture de la crise à la population.


Jamais l’exigence d’une coordination des résistances, des mobilisations et des alternatives à l’échelle européenne n’a été aussi impérative. C’est la solidarité et le refus de payer la note qui doit s’exprimer partout en Europe. Le PS en votant le plan imposé à la Grèce, son volant français et son taux d’intérêt à 5 % vient d’adopter une position honteuse et révoltante. Du directeur du FMI, le socialiste français Dominique Strauss Kahn, au gouvernement socialiste grec de Papandréou jusqu’à ce vote parlementaire français ; la ligne de partage qui traverse la gauche entre le « oui » au capitalisme dans toute sa brutalité et le « non », entre adaptation et résistance, se réactualise. En Grèce comme en Europe, il s’agit de regrouper celles et ceux qui refusent les plans d’austérité, refusent de rembourser une dette qui n’est pas la leur mais le produit de 25 années de défiscalisation libérale des plus riches et des entreprises.

Oui, il faut regrouper ceux qui veulent une autre Europe : celle des peuples, de la solidarité et des coopérations, des services publics, des droits sociaux et démocratiques unifiés par le haut, d’une écologie sociale antiproductiviste… Bref ni l’acceptation docile des diktats de l’Europe des marchés ni le repli nationaliste mortifère de l’extrême droite.


Dès lors, une gauche anticapitaliste européenne pourrait défendre l’annulation des dettes, la nationalisation des banques européennes et la mise en place d’un service public bancaire européen qui aurait le monopole du crédit. Qui permettrait de prendre le contrôle de l’euro, de l’économie, d’imposer une autre répartition des richesses et de l’emploi, de développer des plans de reconstruction économique et sociale dans une logique de développement durable. Un changement de cap complet. Conditionné à l’engagement dans la mobilisation de millions d’hommes et de femmes révoltés. Là aussi les Grecs montrent la voie.


Pierre-François Grond

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Tract NPA-27 distribué le 1er Mai : Faisons les battre en retraite !

4 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Pour lire le tract complet avec les dessins, au format PDF, cliquer sur le logo NPA

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Faisons-les battre en retraite !

 

Tract édité par les comités NPA de l’Eure - Mai 2010

 

P

 

as plus tôt renfloués par l’argent des contribuables, les spéculateurs sont repartis à la manœuvre. Les mêmes marchés financiers qui ont été sauvés grâce aux plans de sauvetage sont à présent sur le pied de guerre contre l'augmentation de la dette publique que ces plans ont entraînée.

 

Grèce, Portugal, Espagne, Irlande… partout, les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, veulent faire payer la crise, les déficits budgétaires aux salariés. Les plans de rigueur se succèdent en rafale avec la bénédiction de Strauss Kahn, directeur du FMI. 20 % de baisse des salaires dans la fonction publique en Irlande, un plan d’austérité sans précédent en Grèce, … c’est une régression terrible qu’ils tentent d’imposer aux classes populaires.

Ici, c’est au nom des mêmes déficits que Sarkozy veut imposer une nouvelle casse de nos retraites.

Retour aux 37,5 annuités pour tous !

En France, avant 1993, chaque salarié ayant cotisé 37,5 annuités pouvait partir à la retraite à 60 ans avec une retraite complète. Aujourd'hui, après les réformes Balladur (1993) et Fillon (2003), il faut déjà cotiser 41 annuités.

Résultat : le niveau des pensions a baissé de 20 %, 4 millions de retraités perçoivent un minimum de 590 €, et ils sont plus de 5 millions à percevoir entre 800 et 1 100 €. 85 % des hommes, et seulement 40 % des femmes peuvent aujourd'hui faire valoir une pension complète ! Si on n'inverse pas la tendance, c'est la pauvreté qui attend les retraités de demain...

Tout ça au nom des prétendus « déséquilibre démographique » et « déficit » des caisses de retraites. Les actifs, de moins en moins nombreux, ne pourraient plus payer les retraites de leurs aînés. L'argument est faux, archifaux : la question des retraites, c'est un choix de répartition des richesses, pas une nécessité. La productivité du travail n'a cessé d'augmenter et un actif peut aujourd'hui contribuer bien plus largement qu'auparavant au financement des retraites. Il suffirait de prendre sur les profits des entreprises, qui explosent au détriment des revenus du travail – et donc des retraites, qui ne sont rien d'autre que du salaire socialisé.

Ne rien lâcher !

Aucune table ronde ne permettra d'imposer une autre logique. N'en déplaise aux directions syndicales nationales qui attendent sagement avant d’engager la bataille quand elles ne donnent pas un accord de principe à de nouveaux reculs, c'est au contraire par des manifestations répétées et surtout par des grèves, à l'image de celles de 1995 qui ont fait retirer la réforme Juppé, que l'on pourra imposer une autre logique, pour les salaires comme pour les retraites.

 

  --> retour à 37,5 annuités de cotisation

 --> âge de départ à 60 ans avec 75 % des 6 meilleurs mois de salaire

 --> départ dès 55 ans en cas de conditions de travail pénibles

  --> aucune pension en dessous de 1 500 euros nets


Gros mensonges et vÉrités sur les retraites

 

C’est à une véritable campagne d’intox à laquelle on est confronté sur la question des retraites.

 

« L’espérance de vie augmente », oui mais il est faux de faire croire qu’elle est la même pour tous. L’espérance de vie chez les hommes varie de 6 ans entre un ouvrier et un cadre. Ce qui est vrai, c’est qu’un ouvrier peut espérer vivre en bonne santé jusqu’à 59 ans, soit 10 ans de moins qu’un cadre.

« Le nombre d’actifs diminuant menace nos retraites ».

Faux. En 1960, il y avait 4 actifs pour 1 retraité, en 2000, 2 actifs pour 1 retraité. Ce qui est vrai, c’est que la productivité du travail est plus importante, les 2 actifs d’aujourd’hui produisent plus que les 4 de 1960.

« Pour faire face aux difficultés, il faudrait retarder l’âge de départ à la retraite ».

Faux. Au contraire, avec 5 millions de chômeurs, des millions de précaires, avant de faire travailler plus longtemps ceux qui ne veulent pas et ne peuvent plus, il est juste et urgent de faire travailler ceux qui le veulent et le peuvent. Un million d’emplois à plein temps supplémentaires représentent 20 milliards d’euros de cotisations vieillesse de plus en moyenne. Il faut exiger de travailler moins, mieux et de travailler tous, en réduisant le temps de travail à 32 heures avec obligation d’embauches.

« Si on ne cotise pas plus longtemps, il n’y aurait pas suffisamment d’entrées d’argent pour les caisses de retraite ».

Faux. De l’argent, il y en a. Ce qui est vrai, c’est que si on avait gardé la répartition qui existait en 1980 entre capital et travail, il y aurait 171 milliards de plus qui seraient allés aux salaires. Et c’est chaque année que ce hold-up en faveur des capitalistes se maintient. Autant dire qu’il n’y a plus de problème de retraites et que seraient largement épongés les 8,2 milliards d’euros de déficit des caisses de retraite comme celui de la sécu, en prenant sur les profits pour augmenter tous les salaires de 300 euros net minimum.


Les riches aiment les niches

Fillon fait mine de s’en prendre – en paroles – aux privilèges des riches : ces fameuses exonérations d’impôts appelées niches fiscales. Par exemple, la niche fiscale créée en 2004 par Jean François Copé, alors ministre du Budget : elle permet aux sociétés d’échapper à l’impôt sur les plus-values encaissées en cas de vente de filiales ou de titres de participation détenus depuis plus de 2 ans. Ce cadeau fiscal pour les riches a fait perdre 22 milliards d’euros à l’Etat en 3 ans. De quoi combler plus de 2 fois le déficit de la caisse de retraite pour 2010 !


APRÈS LA GRÈCE, A QUI LE TOUR ?

Les différents pays d’Europe ont fini par se mettre d’accord pour aider la Grèce, mais à des conditions draconiennes : hausse des taxes et passage de la TVA de 19 % à 21 %, poursuite des privatisations et suppressions d’effectifs dans les services publics, baisse importante des salaires des fonctionnaires, gel des pensions et report de deux ans de l’âge de la retraite. Voilà la potion amère décidée par le gouvernement socialiste de Papandréou, sous la pression entre autres du « socialiste » Strauss Kahn, qui trône à la tête du Fonds Monétaire International. Tout cela pour permettre à l’Etat de continuer à donner des milliards aux banques et autres financiers qui spéculent sur sa dette ! Sur le dos de la population grecque. Un avertissement à nous aussi: si vous n’acceptez pas les mesures d’austérité de Sarkozy, regardez ce qui va vous arriver. Ne nous laissons pas abuser: ils défendent les intérêts des capitalistes, défendons les nôtres !


PAS DE SANCTION CONTRE GILLES BLIN !

Jeudi 8 avril, Gilles Blin, facteur à Bernay, est passé en conseil de discipline devant la direction régionale de la Poste à Rouen. Un rassemblement en solidarité avec lui s'est tenu, mobilisant notamment une forte délégation de Bernay (Ligue des droits de l'homme, NPA, SUD PTT, ATTAC,...)

Les faits qui lui sont reprochés remontent à cet hiver, quand certaines tournées de distribution de courrier étaient fortement perturbées par la neige, ne pouvant se faire qu'à pied et prenant beaucoup plus de temps qu'à l'habitude. Gilles, syndicaliste SUD PTT, a demandé à son chef du renfort pour terminer les distributions avec le minimum de retard. Ce soutien lui a été vertement refusé, ce qui a suscité de sa part quelques mots d'agacement. L'occasion était trop belle pour la hiérarchie locale et la direction régionale de "se faire un syndicaliste". Initialement, il était question de trois mois de mise à pied mais devant la faiblesse des faits avancés, et devant le soutien en faveur de Gilles, la direction vient de lui infliger une semaine de mise à pied. C'est encore trop !

Cette procédure contre Gilles illustre bien la volonté de la hiérarchie de faire taire les militants syndicaux et instaurer un climat de peur dans cette entreprise, comme dans bien d'autres. A ces chefs qui passent à l'offensive sur des motifs futiles, crient à l'insubordination, intimident, il faut opposer la riposte collective pour les empêcher de nuire !

 

Chaque semaine lisez

« TOUT est à nous ! », l’hebdo du NPA, en vente auprès des militant-e-s au prix de 1,20 €

 


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Le 1er mai 2010 à Evreux

3 Mai 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

1er mai 2010 à Evreux, bien moins que le 1er Mai 2009 et que le 23 mars 2010


La manifestation a rassemblé entre 700 et 1000 manifestants (en vérité on était loin des 1000 annoncés dans Paris Normandie).

Le gros des troupes c'est la CGT, ensuite la CFDT puis les enseignants de la FSU (moins de 100), des militants syndicalistes d'entreprises en lutte. Une fois de plus, FO était aux abonnés absents. Le parcours inhabituel (mairie, un tour en ville , mairie) était très court. Les syndicats avaient prévu , pour la première fois, d'organiser un pot unitaire, bonne idée. Mais au dernier moment, ils ont déclaré forfait. 

Heureusement le NPA était là pour organiser un pot de l'amitié en fin de manif devant la mairie. Notre cortège dynamique avec voiture sono, banderolles et slogans tout au long du parcours, a rassemblé 80 personnes. Nos slogans étaient centrés sur les retraites ( à 60 ans, à taux plein), sur les salaires (1500 euros mini pour tous), contre les licenciements (interdiction !) et contre les capitalistes (de l'argent il y en a dans les poches du patronat !). Nous avons distribué notre tract comme chaque fois.

Le PC n'avait pas de cortège contrairement au PS. Mais ce dernier (90 personnes) n'avait ni slogans ni drapeaux, un cortège socialiste tristounet.

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  1er Mai 2010 Evreux e

Sous le regard de la statue de Charles de Gaulle (photos Sylvain Fillastre)

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Gaëtan Levitre et M-Real : Mise au point du NPA

17 Avril 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Nouveau Parti Anticapitaliste

Daëtan Levitre,  le collectif M-Real et le NPA  :

Mise au point de Patrick Dupin et Pierre Vandevoorde, membres du bureau Collectif pour le maintien et le développpement de l'emploi chez M-Real


Gaëtan Levitre voit-il mal de l'oeil gauche ? Interviewé dans "La  Dépêche" du 9 avril, le maire  PCF d'Alizay, conseiller général du  canton de Pont de l'Arche présente d'une façon quelque peu partiale le  "collectif pour le maintien et le développement de l'emploi chez  M-real": "majoritairement, c'est un front de gauche (...) réunissant des  socialistes, des communistes, des verts et des sympathisants".

Il  réussit ainsi le tour de force d'omettre le NPA.

Surprise, car nous  n'avons pour notre part aucune difficulté à déclarer que le PCF est  -avec nous- depuis 6 mois  la force motrice du collectif.. Alors, c'est  certainement que nous ne mesurions pas à quel point il a du mal à  accepter les réalités nouvelles: chez M-real, depuis 10 ans,  ce n'est  plus son parti, mais le NPA qui édite un bulletin d'entreprises mensuel.

C'est le NPA qui est actuellement le seul parti à avoir des militants  actifs et reconnus pour leur capacité d'animation de la lutte Thierry Philippot,  militant syndical, candidat sur la liste NPA à  l'élection régionale.


Patrick Dupin et Pierre Vandevoorde, membres du  bureau du collectif

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