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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #environnement- ecologie tag

ATOMIC ROYAL

12 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

ATOMIC ROYAL

Ségolène Royal est « prête à donner son feu vert au prolongement de 10 ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises ». La durée initialement prévue était de 30 ans, elle a déjà été portée à 40 ans et passerait ainsi à 50 ans. Cette annonce vise d'abord à donner satisfaction à EDF et à tous les tenants du nucléaire.

Quand elle précise « sous réserve de l'avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire », c'est qu'elle ne peut pas faire autrement. EDF souhaite faire fonctionner ses centrales jusqu’à 50 ou 60 ans, mais est soumis à l'autorisation de l'ASN. Celle-ci ne rendra un avis générique sur la possibilité de prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires les plus anciens (ceux des centrales de Tricastin, Gravelines, Blayais, Chinon, Bugey, Cruas) au-delà de 40 ans qu'en 2018, elle fixera en outre les conditions de sûreté auxquelles la prolongation sera possible.

Quand la ministre ajoute que ces centrales « sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché » elle ment. La Cour des Comptes chiffre -hors demande de l'ASN pour une éventuelle prolongation- à 100 milliards d'euro le coût des travaux de maintenance et de remise à niveau. Si on ajoute l'enfouissement des déchets, le démantèlement des centrales, et le prix sans cesse revu à la hausse -plus de 10 milliards d'euros- de l'EPR de Flamanville, on voit l'escroquerie !

Il y a aussi le danger encouru par les populations en cas d'accident, et par les salariés en particulier sous-traitants lors de leurs interventions, Ces dangers sont démultipliés par le vieillissement.

Enfin les déchets laissés aux générations futures et dès aujourd'hui la société policière imposée à toutes et tous. Il faut sortir du nucléaire au plus vite (le NPA a un plan de sortie en 10 ans), et immédiatement de fermer les centrales les plus anciennes, à commencer par Fessenheim, et abandonner définitivement l'EPR de Flamanville.

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L'urgence est à l'unification des colères sociales ! (Tract NPA Seine-Eure, Fév. 2016)

21 Février 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #ETAT D'URGENCE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Comité NPA Seine-Eure

Mobilisation pour l'abandon du projet le Samedi 27 Février 2016

Mobilisation pour l'abandon du projet le Samedi 27 Février 2016

Amnesty international dénonce l'état d'urgence et confirme sa faible efficacité avec juste deux mises en examen liées au terrorisme....

Létat d’urgence, c’est le règne de l’arbitraire et la démagogie sécuritaire et xénophobe !

Avec la déchéance de nationalité, le PS reprend une marotte de Sarkozy et du FN. Mais sous-entendre que celles et ceux d'entre nous qui ont des origines étrangères seraient un danger potentiel ne sert à rien pour combattre les fascistes de Daesh. Par contre, ça alimente racisme et xénophobie. Cela occulte également les résistances des Kurdes bombardés par le nouveau sultan Erdogan, des combattants laïcs de l'Armée Syrienne Libre autour d'Alep écrasés par les troupes de Poutine et des mollahs d'Iran, autant de sauveurs du massacreur Assad.

Résultat, des dizaines de milliers de syriens fuient, les barbares de Daesh se frottent les mains... Les hypocrites au pouvoir en France regardent ailleurs...

Ce n'est que le hors d'oeuvre de ce qu'il veulent nous faire avaler !

Hollande avec sa posture de chef d’Etat cache un gros enfumage et son orientation anti-sociale, anti-démocratique, anti-écologique. Comme avec Notre-Dame-des-Landes et le référendum local : derrière la pseudo-démocratie, c'est l’ultime manœuvre pour débloquer une situation où le gouvernement aux ordres des bétonneurs est mal en point. Il joue une partie de la population contre l'autre et compte sur la division. Le but : un début des travaux en octobre…

Côté réforme du code du travail, avec « plus de sécurité pour les salariés et plus de souplesse pour les entreprises », plus d'accords locaux, de référendums (encore !) d’entreprise, le chantage patronal va encore s'aggraver, avec le soutien de certains syndicats complices. Alors, question « sécurité » pour le monde du travail, on repassera, tout comme pour la baisse du chômage évidemment…

Ni déchéance, ni état d'urgence, résistance !

Sans surprise, Hollande continue à servir les intérêts des riches et des puissants. L'état d'urgence permanent sert à tenter d' étouffer l'expression de la colère sociale avec un arsenal répressif enrichi, espérant que ça le conduira jusqu’aux urnes l’an prochain. Malgré tout, la colère s'exprime : en soutien aux migrants, avec les opposant-e-s à l'aéroport de NDDL, en solidarité avec les Goodyear condamnés à 9 mois, contre l'état d'urgence....

Alors, oui, face à la casse du code du travail, à la macronisation du travail et la baisse des Assedics, contre le chômage organisé, il y a urgence à construire une contre-offensive d'ensemble ! Les militants du NPA y prendront leur part.

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NDDL : Référendum, un piège pseudo-démocratique

19 Février 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

NDDL : Référendum, un piège pseudo-démocratique

A la suite de la déclaration du président Hollande, Manuel Valls a précisé que la consultation sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes est prévue " pas pour abandonner le projet mais pour le légitimer et pouvoir évacuer la zad" et bien sûr expulser les paysans et les zadistes... en toute légitimité.

Que Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du logement et ex- secrétaire nationale d'EELV, se soit félicitée de cette fausse-solution est à la fois indigne et pathétique.

Alors même que les recours juridiques nationaux et Européens ne sont pas épuisés et que de nouvelles études sont menées à propos de l'intérêt de l'actuel aéroport de Nantes- Atlantique; alors même que la décision de bétonner la ZAD est en contradiction avec les objectifs d'action contre le dérèglement climatique acté par la loi de transition énergétique et l'accord de Paris sur le climat; alors même que la déclaration d'utilité publique de ce projet est émise par l'état et ne peut donc être remise en cause par un vote local, cette prétention à référendum apparait pour ce qu'elle est:un piège pseudo-démocratique.

Cet enfumage vise à diviser la population et à devenir un plébiscite contre les paysans de la ZAD et les zadistes afin de répondre aux demandes pressantes de certains élus et de Vinci, le grand bétonneur.

Pour l'heure, le temps est à l'amplification de la résistance.On ne lâche rien!

Nous ferons de la prochaine manifestation sur le sîte de NDDL, le 27 fèvrier, un succés éclatant qui sera une nouvelle réponse de celles et ceux qui s'opposent à ce nouvel aéroport, à Vinci et à ce monde productiviste et capitaliste.

NPA Bretagne

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Un appel aux dons de la famille de Rémi Fraisse

2 Février 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #REPRESSION, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Un appel aux dons de la famille de Rémi Fraisse
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Accident grave surle site d'enfouissement de Bure

26 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Accident grave surle site d'enfouissement de Bure

L'Observatoire du nucléaire exige l'abandon immédiat du projet et un plan urgent de sortie du nucléaire

 

Un accident gravissime s’est produit ce jour dans le site souterrain de Bure (Meuse) où l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), composante du lobby nucléaire, prépare l’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs.

Cet éboulement aux conséquences encore imprécises, mais qui aurait causé au moins un mort, démontre de façon dramatique l’incompétence et l’irresponsabilité des industriels du nucléaire et des organismes comme l’Andra : ils prétendent garantir la "sûreté" de l’enfouissement des déchets nucléaire pendant des milliers d’années or un éboulement gravissime s’est produit avant même la mise en service du site !

Il est d’ailleurs préférable, tout en regrettant le décès d’une ou plusieurs personnes, qu’un tel accident de soit produit avant que les déchets nucléaires ne soient enfouis.. Cette affaire illustre l’irresponsabilité des industriels du nucléaire et des politiciens qui les soutiennent aveuglément en France depuis 50 ans.

L’abandon immédiat du site de Bure, et de tout projet d’enfouissement des déchets radioactifs, est indispensable. Mais plus généralement, si l’on prend aussi en compte les chantiers catastrophiques des réacteurs EPR (fission nucléaire) et Iter (fusion nucléaire), c’est l’ensemble des projets nucléaires qui doivent être immédiatement stoppés en France.

De même, avant qu’un Fukushima français ne se produise, il faut lancer immédiatement un plan de fermeture rapide des réacteurs nucléaires qui, faut-il le rappeler, sont vieillissants, plus dangereux que jamais, et exploités par des industriels irresponsables.

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Quand les multinationales détruisent la planète (Dossier)

25 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

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Renault : Pris la main dans le pot… d’échappement !

20 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Renault : Pris la main dans le pot… d’échappement !

Il y a trente ans le nuage radioactif de Tchernobyl devait s’arrêter aux frontières de la France. Il y a trois mois, le scandale Volkswagen ne devait concerner que cette firme automobile allemande. Les mensonges finissent toujours par éclater... Renault, aujourd’hui rattrapé par le scandale, montre que c’est bien toute l’industrie automobile mondialisée qui est frappée.

Il a suffi d’un tract de la CGT-Renault pour que les bourses s’affolent et que l’action Renault perde jeudi dernier 10 % en une seule séance. Dans ce tract dénonçant le manque de moyens et réclamant des embauches, la simple mention de perquisitions faites par la direction générale de la répression des fraudes a provoqué une véritable panique boursière. Cette descente faisait visiblement suite à des tests menés dans le cadre d’une commission technique indépendante, tests qui montraient que des véhicules Renault émettaient trop de polluants.

Le secret de polichinelle

Derrière ces gros titres, il n’y a là qu’un secret de polichinelle connu de tous les salariéEs de l’automobile. Les conditions des tests pollution des moteurs n’ont rien à voir avec les conditions de conduite « normales ». Les conditions « test » sont fabriquées sur mesure pour les constructeurs automobiles. Elles permettent à ces derniers de régler les systèmes de dépollution des moteurs dans des conditions favorables, c’est-à-dire peu coûteuses. Qu’importe que ces systèmes ne fonctionnent pas correctement en conditions réelles, une fois les tests passés, les profits sont encaissés... Une énième illustration de la logique du capitalisme : produire en fonction des profits, quelles que soient les conséquences, notamment pour la santé publique.

Pourtant, il existe aujourd’hui des moyens et des connaissances technologiques pour réduire les émissions de polluants sur les moteurs automobiles. Mais la mise en place de ces procédés impliquerait des moyens – et donc des coûts – que les constructeurs automobiles rechignent à mettre en place. Bien au contraire, Renault a supprimé 7 500 postes depuis 3 ans, dont 2 000 dans son ingénierie. Pour réduire ses coûts d’ingénierie, Volkswagen avait cru trouver la parade en installant un logiciel capable de n’actionner les systèmes de dépollution qu’en conditions de test. Les autres constructeurs font peu ou prou la même chose en optimisant les systèmes de dépollution pour les tests. La nuance est fine…

Le gouvernement au secours de la direction

Face à ces pratiques, le gouvernement s’est empressé de voler au secours de la direction de Renault. Ségolène Royal jurait la main sur le cœur que Renault n’avait pas fraudé, tandis que le député PS de Paris, Christophe Caresche, accusait la CGT-Renault d’avoir fauté en mettant en cause l’entreprise. De son côté, le secrétaire de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, ose condamner la communication du syndicat CGT, la qualifiant de « prématurée », alors que l’événement était déjà discuté sur place par des centaines de salariéEs. A contrario, le secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, ancien salarié de l’ingénierie Renault, a rappelé que « dans l’entreprise, il y a eu de l’émotion de voir des policiers arriver ».

Depuis des années, Renault le savait et a les moyens d’y remédier. C’est ce qu’expliquent les syndicats CGT et SUD des établissements de Lardy et de Guyancourt, là où se conçoivent les nouveaux équipements. Cela aurait voulu dire ou des voitures plus chères ou des profits révisés à la baisse. Mais Renault a choisi l’automne dernier de retourner dans le spectacle du gaspillage et du fric, les courses automobiles de Formule 1 (une dépense d’au moins 500 millions d’euros !), de maintenir les 15 millions de salaire de Ghosn, et d’augmenter sans discontinuer depuis 2010 les dividendes des actionnaires.

Pour les salariéEs, il est temps de passer aux actes !

La direction de Renault a reçu le soutien de Macron qui n’a même pas attendu pour cela le résultat des enquêtes de ses propres services du ministère de l’Économie ! Couvrant des émissions polluantes bien trop élevées en conditions réelles, Macron et Ghosn doivent rendre des comptes aux salariéEs de l’automobile, ainsi qu’à toute la population. Santé et environnement contre profits, ils ont choisi. Le cirque médiatique que le gouvernement orchestrait autour de la COP21, dont Renault était un des sponsors (sic), n’aura donc pas tenu bien longtemps.

Face à cette complicité coupable, il faut saisir l’occasion pour revendiquer des embauches, en particulier dans les secteurs de la dépollution. Après la COP21 et le plan d’urgence pour l’emploi, il est temps de passer aux actes. Mais ces actes, ce n’est pas le gouvernement qui est capable de les réaliser, c’est aux salariéEs de se saisir de ces questions et de les régler eux-mêmes.

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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : c'est toujours NON

9 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : c'est toujours NON

Le gouvernement menace d’entamer effectivement l’expulsion des occupants de la Zad, agriculteurs/trices historiques de Notre-Dame-des-Landes. Depuis l'automne, il a lancé des appels d’offre pour des travaux sur la Zad. Les agriculteurs/trices sont assignés en « référé expulsion » pour le 13 janvier. Vinci demande l'expulsion immédiate des habitantEs, avec une astreinte financière de 200 à 1000 € par jour et mise sous séquestre des biens et cheptels. C'est par la pression financière sur ses occupantEs historiques que le gouvernement tente de commencer à vider la Zad. Un avis d'expulsion politique.

Avec l'état d'urgence, Valls le va-t-en-guerre, l'incendiaire, comptait étouffer toute contestation. Peine perdue s'agissant des opposants à l'aéroport qui ont manifesté en convoi de tracteurs et vélo jusqu’à Paris malgré les menaces policières, défilé à Nantes lors de la COP 21 malgré les interdictions, manifesté contre l'état d'urgence lui-même.

Le 9 janvier, les opposants bloqueront le périphérique de Nantes, pour contraindre le gouvernement à renoncer aux expulsions et plus largement à ce projet inutile, dévoreur de fonds publics et climaticide.

Le NPA appelle, avec la Coordination des opposants et d’autres composantes de la lutte, à une mobilisation le 9 janvier sur le périphérique de Nantes, et dans les autres villes le 9 ou le 16 janvier.

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Catastrophes écologiques, capital et… corruption

8 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le mois d’août dernier a été marqué par les explosions survenues dans le port chinois de Tianjin. La société Ruhai Logistics, dont les entrepôts ont explosé, n’avait reçu l’autorisation de manipuler des matériaux dangereux que le 23 juin 2015... alors qu’elle fonctionnait depuis 2012. L’entreprise avait aussi été dispensée par les autorités portuaires de tout contrôle de l’organisme normalement compétent. La bienveillance des autorités ne tenaient pas simplement au poids économique de la société mais au fait que Li Liang, son principal actionnaire, est le neveu d’un ancien membre du bureau politique du PC chinois...

Un réseau analogue de complaisances et de corruption se retrouve dans le « tsunami de boue », déclenché au Brésil par la rupture le 5 novembre dernier de deux barrages servant à retenir les déchets d’exploitation de la mine de fer Germano, exploitée par l’entreprise Samarco, filiale de deux géants miniers : la société anglo-australienne BHP Billiton et la brésilienne Vale. Depuis des années, des mouvements sociaux soulignaient les dangers de ce type de barrages et les lacunes des mécanismes de contrôle.

Ivan Valente, député brésilien du PSOL (gauche radicale) a écrit que, dès que furent diffusées les premières images de la catastrophe, une propagande massive pour en rejeter la responsabilité sur des facteurs naturels a été déclenché. Pour sa part, le gouvernement fédéral brésilien a mis trois semaines à réagir et à annoncer une plainte en justice. Vale est en effet une composante importante de l’oligarchie économique brésilienne. Lors de la dernière élection présidentielle en 2014, la multinationale a fait une donation d’environ 17 millions d’euros aux principaux partis politiques. La coalition au pouvoir, formée par le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB, centre droit) et le Parti des travailleurs de la présidente Dilma Rousseff, en a perçu les deux tiers. La majorité des députés membres de la commission qui étudie la réforme du code minier brésilien ont profité des largesses du secteur minier lors de leurs campagnes électorales.

Au-delà de ces deux cas, ce sont bien les liaisons incestueuses entre le grand capital privé et les administrations qui devraient les contrôler ainsi que les dirigeants politiques, qui provoquent ou aggravent les catastrophes dites environnementales.

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POUR SAUVER LE CLIMAT, SORTIR DU TOUT BAGNOLE !

13 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

POUR SAUVER LE CLIMAT, SORTIR DU TOUT  BAGNOLE !

Personne ne peut plus cacher que la COP21 sera une mascarade. Les grands groupes industriels et bancaires qui parrainent « l’évènement » vont continuer à rouler à tombeau ouvert en direction du gouffre. L’industrie automobile mène le convoi : Volkswagen a été pris en flag, mais on sait maintenant que les autres groupes trichent sur les tests depuis déjà longtemps. Or les transports (aérien et maritime compris) émettent 28% des gaz à effet de serre… Il serait plus que temps de sortir du tout-route-tout-bagnole » !
Laissons ici de côté la question essentielle du transport des marchandises, qui se fait  aux dépens du fleuve et du rail, en faisant de plus en plus appel à des travailleurs sous-payés de l’est de l’Europe. La voiture individuelle a servi à tirer l’expansion du système capitaliste après la guerre mondiale, mais elle est maintenant à la peine, avec un processus mondial de restructurations et de concentrations. Dans les pays dits développés, le marché est saturé. Pour autant, pas question de sortir du cadre: on en rajoute dans les primes à l’achat de « voitures propres », dans la promotion de  la voiture électrique (donc nucléaire)  ou à l’hydrogène. Comme si l’épuisement des ressources terrestres n’était pas à l’horizon. Leur perspective à eux reste celle du profit immédiat, voire à moyen terme. Et tant pis pour les dommages collatéraux depuis les particules fines lâchées dans l’atmosphère, jusqu’aux vies dévastées par les licenciements dans les grands groupes et plus encore chez leurs sous-traitants pressurés…
Alors, abordons de front la question de l’indispensable sortie de la société de la bagnole individuelle. Difficile pour celles et ceux qui travaillent dans cette branche, bien sût. Mais personne n’est né pour faire des voitures: des cars, des wagons, des locos, ils sauraient aussi ! Alors, oui à moins de béton et d’asphalte, plus de transports collectifs, moins chers (voire gratuits), plus fréquents, de qualité. Oui à des habitations agréables et financièrement accessibles dans les villes, pour ne pas couvrir les campagnes  de pavillons loin de tout… C’est   un ensemble : il faut changer le système, pas le climat !

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