Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Articles avec #environnement- ecologie tag

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

28 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE CONTOURNEMENT EST DE ROUEN: CAUSE TOUJOURS !

Jeudi soir à Louviers, 150 personnes ont participé à l'une des quelques réunions organisées par l'Etat pour
nous réexpliquer ce qu'apparemment nous n'avons pas bien compris. A part l'envoyé  de la Chambre de commerce, il ne s'est pas trouvé grand monde pour soutenir le point de vue des technocrates bien formatés à concevoir des grands projets inutiles, tels que ce tronçon du couloir à camions qui descend de Calais à Bayonne.
En plus de l'association "Non à l'autoroute", on notait une présence bien visible d''EELV qui a produit le document visuel remarquable ici reproduit. Le village d'Alizay était là en  force aussi autour de son nouveau maire Arnaud Levitre, mais pour contester non le projet en lui-même, mais son impact sur la commune et demander le retour à un projet antérieur au nom du mythique "désenclavement de la vallée de l'Andelle". Yves Lanic, maire d'Amfreville sous les monts et porte-parole des élu-ez-s Front de gauche à la Communauté d'agglomération a dénoncé le double langage du président de droite qui l'an dernier a accepté un voeu voté à l'unanimité en faveur d'une "deux fois  une voie sans péage avec un nouveau franchissement de la Seine"et s'assoit dessus.  Nous avions pourtant expliqué à celles et ceux qui criaient victoire à l'époque qu'ils s'étaient fait manoeuvrer en acceptant de "la nécessité d'une liaison A28-A13",  et que le reste n'était que phrases...

A l'exception du maire de Pont de l'Arche qui a exprimé son désarroi et la défiance que lui inspirent désormais les assurances à chaque fois démenties des technocrates, un grand absent: le PS, en particulier le maître de Val-de-Reuil, pourtant très impactée, le désormais célèbre Marc-Antoine Jamet, acteur involontaire du film "Merci patron !". Serait-il possible qu'il y ait des limites à ses capacités de pratiquer le double langage seloçn qu'il siège à la région ou au conseil municipal ?

Cinq militant-e-s du NPA ont pu s'exprimer (sur une quarantaine de prises de parole), développant sous divers aspects le point de vue développé ci-dessous. Les échéances approchent: malgré les réticences de nombre d'opposant-e-s à ce Grand Projet Inutile, il ne restera bientôt plus que l'action de masse pour faire entendre la volonté majoritaire de la population. Comme contre la loi anti-travail. Bizarre, non ?

 

Avis déposé par le NPA Seine-Eure sur la liaison A28-A13

 

 

Ce projet ne correspond pas à l’urgence et l’utilité du moment.

 

  1. Quelle est l’urgence actuelle ?

 

Le réchauffement climatique qu’il n’est plus possible d’ignorer menace la vie sur Terre de millions de gens et l’environnement. Les rapports du Giec (Groupe international d’experts du climat) sont de plus en plus alarmistes : il est urgent et primordial de maintenir la hausse de la température sous les 2°C, voire les 1,5°C d’ici la fin du siècle, par rapport à la période de référence, le 18° siècle, début de l’ère industrielle moderne. Le transport aérien, routier, autoroutier, maritime compte pour 27% des émissions de GES (gaz à effet de serre), il est  donc important d’avoir une réflexion sur la réorganisation des transports des marchandises et des personnes qui débouche sur des actes concrets. On ne peut plus faire comme avant !

  Comme les experts du climat préconisent de laisser sous terre 80% des réserves d’énergies fossiles, il est évident qu’il faut en tirer les conséquences qui s’imposent et modifier les pratiques existantes. Donc poursuivre la même politique d’aménagement du territoire et de transport en construisant toujours et encore plus de routes et d’autoroutes n’est plus possible.

Dans ces conditions, la liaison A28-A13 est une aberration !

Elle correspond à des schémas de développement dépassés. De nombreuses études (celle de la cour des comptes en autres) ont montré que les autoroutes et leurs échangeurs n’incitaient pas obligatoirement les entreprises et les emplois à affluer. Des entreprises de logistique s’implantent aux abords des échangeurs, mais sans créer d’emplois.

Cette nouvelle autoroute est le morceau dont le grand patronat a besoin pour relier le nord et le sud de l’Europe. Aucune réflexion prospective, aucune vision à long terme intégrant les conditions climatiques et sociales actuelles. Car en plus d’être aberrante pour l’environnement, et créatrice d’encore plus de GES, la nouvelle autoroute qui sera payante ne sera d’aucune utilité pour le plus grand nombre d’entre nous.

 

  1. Quelle est l’utilité sociale du moment ?

 

D’après les chiffres inscrits dans le scot (schéma de cohérence territoriale) de Seine Maritime, 12 500 personnes viennent de l’agglomération de Rouen vers l’agglomération Seine Eure et 12 500 autres personnes font le même trajet dans l’autre sens, pour aller travailler, étudier, se soigner…

En quoi, une autoroute nord-sud leur rendra service, puisque l’essentiel des déplacements de notre territoire se font dans le sens est-ouest ? De plus, on connaît déjà par cœur les stratégies d’évitement des péages des automobilistes et routiers et leurs conséquences. En particulier, la situation très problématique de la sortie 20 de l’A 13 qui voit chaque jour des milliers de véhicules s’engouffrer sur les routes départementales en direction de Criquebeuf et Pont de l’Arche pour éviter le péage d’Incarville.

 

Il nous paraît préférable d’aménager l’existant pour éviter de dilapider l’argent public dans la construction d’une autoroute inutile à la population, destructrice de terres et de paysages, génératrice de pollutions.
L’existant c’est l’axe qui structure notre territoire : l’A13. Elle pourrait remplir mieux sa fonction, en particulier pour les 25 000  personnes qui l’empruntent quotidiennement, si elle était aménagée en rocade urbaine, avec une limitation de la vitesse. Mais pour cela, il faut supprimer le péage d’Incarville qui représente un véritable verrou, faisant sortir ou entrer à Criquebeuf, des milliers de véhicules qui devraient pouvoir rester sur l’autoroute.

 

  1. Inutilité même pour Rouen

 

La nouvelle autoroute ne servira pas à diminuer la circulation des voitures et des camions dans Rouen. L’essentiel du trafic se passe dans un axe est-ouest, dans le sens Paris-Le Havre, sans franchissement de la Seine, autour du port de Rouen. En quoi, la nouvelle autoroute qui partira de la région de Quinquampoix servira-t-elle à diminuer le trafic et les embouteillages sur la rive gauche de Rouen ?

Après l’accident survenu sur le pont Mathilde, la voie a été fermée. Il a été remarqué que les gens avaient davantage pris les transports en commun, résorbant ainsi les embouteillages quotidiens. La solution à une meilleure circulation, moins polluante, moins génératrice de GES, moins dévoratrice de terres agricoles et de paysages, moins destructrice de biodiversité (déjà si menacée) réside dans la création d’un grand réseau de transports en commun publics gratuits. Les millions d’euros dépensés pour la voiture individuelle doivent être réorientés vers des déplacements plus écologiques.

Ce serait une vraie mesure sociale, pas seulement en faveur des plus pauvres d’entre nous qui n’ont pas les moyens de se payer une voiture, mais aussi pour les jeunes, les chômeurs, les petits revenus. Cela inciterait les autres à pratiquer des déplacements plus vertueux.

 

 En conclusion, nous sommes contre la construction de la nouvelle autoroute. Si la population était consultée, était intégrée aux décisions qui la concerne, on n’aurait sans doute pas à supporter des grands projets aussi inutiles.

Lire la suite

Ca, c'est du blocage... A nous de jouer! (https://www.ende-gelaende.org/fr)

25 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #International, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Du 13 au 16 Mai avait lieu une action internationale contre l'extraction de lignite en Lusace (à 150km au sud de Berlin). Impressionant! Plus d'infos sur: https://www.ende-gelaende.org/fr/

Lire la suite

Nucléaire Fukushima … Tchernobyl ... et après ? Conférence-débat le 27 Mai à Evreux

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Nucléaire   Fukushima … Tchernobyl ... et après ? Conférence-débat le 27 Mai à Evreux

Après les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima : Comment les états gèrent-ils l'après catastrophe ? Comment  ces populations vivent-elles aujourd'hui ?

 

19 h 30 Salle Jules Janin - 6 Boulevard Jules Janin - Evreux (entrée gratuite)

 

Les intervenants :
Catherine Cadou partage sa vie entre la France et le Japon. Elle était présente au Japon lors du tsunami et des conséquences sur la centrale de Fukushima, et la vie de la population.
Yves Lenoir, ingénieur de recherche, est le président fondateur de l'association "les enfants de Tchernobyl". Sa liberté de parole, ses engagements humanistes, ce qu'il a vu, ce qu'il sait, interrogent ou peuvent déranger au sein de la communauté scientifique. 

Evreux Nature Environnement
 

http://www.evreux-nature-environnement.org/

 

 

 

Lire la suite

AUTOROUTE : CONSTRUIRE L’OPPOSITION DE TERRAIN

22 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

AUTOROUTE : CONSTRUIRE L’OPPOSITION DE TERRAIN

Sur le territoire de l'agglomération Seine-Eure, la pseudo-concertation a repris. Une grande réunion aura lieu jeudi au Grand Forum de Louviers à 19h30. Le NPA y participera et dépose une contribution à l'enquête publique, parce que c'est une occasion d'exprimer notre opposition et de développer nos positions. . Mais personne ne devrait espérer que les avis des citoyens ou des collectifs divers puissent influencer les décisions: les jeux sont faits, car le grand patronat veut un axe de plus du nord au sud de l’Europe pour encore plus de flux de marchandises. Il veut des autoroutes pour les géants du BTP, à péage, avec compensation publique si ça ne rapporte pas assez. Alors le président de la CASE, M.Leroy, fait tout pour nous faire gober son « autoroute sans l’autoroute », c’est à dire sans doute sans massacre des paysages, sans destruction de la faune et de la flore, sans bruit ni pollution. Il accepte l’autoroute payante, méprisant le vote unanime des élu-e-s de la CASE, car « on a toujours le choix de payer pour aller plus vite, ou ne pas payer et mettre plus longtemps ». Ben voyons !

Que ce soit pour la Loi anti-travail ou ce grand projet inutile, le pouvoir et ses serviteurs veulent passer en force. Que leur importe l’avis des usagers, qui savent ce qui est nécessaire : des transports en commun gratuits, et aussi un axe reliant le territoire de la CASE à celui de Rouen pour permettre, chaque jour, à 25 000 personnes d’aller étudier, se soigner ou travailler. Pas besoin de débourser des millions, il existe déjà. C’est l’A 13, sans le péage d’Incarville, avec raccordement au pont Flaubert, comme le montre l'illustration. Quoiqu'en disent un certain nombre d'élu-e-s qui contestent tel ou tel point du trajet ou le principe du péage, il n'y a pas de meilleure solution à l'est de Rouen que de renoncer totalement à ce projet. Ce n’est pas avec l’enquête que nous l’obtiendrons, mais avec une opposition populaire de terrain.

 

On transporte moins de marchandises par le rail qu’en 1911, et depuis, nous sommes submergés sous les marchandises, souvent inutiles, de mauvaise qualité et à l’obsolescence programmée pour nous faire consommer…). Le grand patronat préfère des routiers isolés, qu'il veut payer encore moins, à des cheminots organisés qui se battent pour préserver un statut solide. Alors plutôt que des voies ferrées, solution écologique, il veut des autoroutes polluantes construites par le privé, à péage, avec garantie de compensation publique si ça ne rapporte pas assez. Et tant pis si la population n’en veut pas, l’Etat à ses ordres organise des concertations mais s’assoit dessus ! C’est le cas en ce moment à l‘est de Rouen jusqu’à Incarville et dans le sud de l’Eure pour l’axe européen nord-sud. Notre avis ils s’en fichent, ils ne comprennent que l’opposition de masse comme à Notre Dame des Landes contre l’Ayraultport !

 

 

Lire la suite

Action "49.3" à la permanence de F.Loncle

17 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Action "49.3" à la permanence de F.Loncle

En ce début d' une semaine décisive dans la lutte pour le retrait de la loi El Khomri, pour se mettre en jambes tôt le matin, une vingtaine de militants du NPA, mais aussi de SDN27 (Réseau "Sortir du nucléaire"), a voulu se rappeler au bon souvenir du député François Loncle à coup de casseroles, de sifflets et bien sûr de mégaphone: ce cumulard invétéré en lice pour un 8eme mandat qui s'emeuvait il y a quelques semaines du talent de François Ruffin lors de la projection publique de "Merci Patron" à Louviers , vote à Paris le doigt sur la couture les sales coups du gouvernement Hollande Valls ,à la botte du MEDEF, à l'encontre du monde du travail et de l'intérêt général; comme sur le projet de site d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure en Meuse. Comme ça ne suffit pas, il  sermone, voire menace les députés "frondeurs" qui remettent en cause la ligne ultra-libérale du PS. L'état d'urgence, comme aux autres de sa majorité, lui sied à merveille...

Bien sur, ils ne croyaient pas trop le reveiller en fanfare de bon matin, cette permanence rue des remparts tient davantage de la boîte postale, mais  François Loncle aura  bien le message, qu'il pourra transmettre à Paris: Dans la CASE comme partout sur le territoire, "On ne lâche rien,on bloque tout pour faire Vallser ce gouvernement!"

Action "49.3" à la permanence de F.Loncle
Lire la suite

A (re)voir: du poison dans nos jardins (pluzz.fr)

17 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #Santé

Lire la suite

SORTIR DU NUCLEAIRE, POUR DE BON !

1 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

SORTIR DU NUCLEAIRE, POUR DE BON !

Alors que les incidents, accidents et scandales se multiplient un peu partout, l'assemblée générale annuelle de SDN 27 a réuni des militants antinucléaires du département. Trop peu selon les organisateurs, mais suffisamment pour entamer la préparation à la manifestation contre l'EPR de Flamanville, supercherie technologique et économique des nucléocrates, qui aura lieu à Cherbourg le 1er et 2 octobre prochains. SDN 27 pourra compter sur les militantes et militants du NPA pour réussir ce grand rassemblement.

Lire la suite

EPR Flamanville: La question n'est pas de savoir s'il y aura un accident majeur, mais quand (Reporterre)

14 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

source image: www.leparisien.fr

source image: www.leparisien.fr

Le couvercle de la cuve du réacteur nucléaire de l’EPR de Flamanville, dans la Manche, est défectueux, tout comme le fond de la cuve, elle aussi fabriquée par Areva. Cela pourrait mettre en cause l’achèvement du réacteur.

À Flamanville (Manche), les travaux de l’EPR se poursuivent. Le couvercle de la cuve du réacteur, une pièce métallique de cinq mètres de diamètre, y a été acheminé depuis le Creusot (Saône-et-Loire) jusqu’à la centrale, qu’il a atteint le 12 février au soir. Pourtant, ce couvercle, ainsi que le fond de la cuve, tout deux fabriqués par Areva, sont défectueux. Le 3 avril 2015, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a en effet annoncé que ces pièces présentaient une « anomalie de composition de l’acier ». Des tests complémentaires ont commencé en décembre pour déterminer si ces deux éléments seront capables de résister en cas d’incident dans la centrale.

Mais cela ne semble pas freiner EDF, le maître d’œuvre du projet. Il faut dire que le chantier du premier réacteur nucléaire français de troisième génération a déjà accumulé beaucoup de retard. Dans le meilleur des cas, le démarrage du réacteur ne devrait pas intervenir avant fin 2018, soit avec près de sept ans de retard sur le calendrier.

Deux militants de Greenpeace ont réussi à monter sur le couvercle de la cuve du réacteur lors de son acheminement, le 12 février, près de Caen.
Greenpeace, qui a bloqué quelques heures le convoi du couvercle de la cuve du réacteur, le 12 février, près de Caen, dénonce une « politique du fait accompli », accusant EDF de vouloir créer « une situation irréversible ». En tout cas, la poursuite des travaux pose question. Car la cuve est la pièce essentielle pour la sûreté d’un réacteur nucléaire. C’est en son sein que se produit la fission des atomes. Elle est aussi une des barrières de sécurité du réacteur. Alors, comment est-il possible qu’une pièce si importante présente des anomalies ? Comment est-on arrivé à cette situation ? Pourquoi permettre à EDF de faire d’autres tests ? Que se passera-t-il si ceux-ci ne sont pas concluants ?

Comment est-il possible qu’une pièce si importante présente des anomalies ?

C’est la première fois qu’un réacteur nucléaire de cette taille est construit en France. Sa cuve est plus grande que celle des réacteurs de deuxième génération, d’une puissance de 1 300 mégawatts. Les pièces qui la composent sont aussi plus lourdes et plus épaisses. Les ingénieurs de l’usine Areva du Creusot ont donc découpé le couvercle, ainsi que le fond de cuve, à partir d’un bloc d’acier de 159 tonnes. Quand l’acier est coulé pour créer un bloc aussi lourd, le carbone, un de ses composants, se répartit mal. En certains points du couvercle et de la cuve, la concentration en carbone est donc trop élevée. Résultat, la résilience, c’est-à-dire la capacité de l’acier à résister aux chocs, n’est pas assez importante. Les tests de résilience ont montré que les plus basses valeurs mesurées sur la cuve de l’EPR sont de seulement 36 joules. Or, le seuil minimal imposé par la réglementation est de 60 joules. « Le procédé de fabrication utilisé conduit nécessairement à une concentration en carbone élevée dans certaines zones et donc à des anomalies, indique à Reporterre Sylvie Cadet-Mercier, directrice des systèmes nouveaux réacteurs et démarches de sûreté à l’IRSN. Areva a donc mal évalué l’impact de ce procédé. »

Comment est-on arrivé à cette situation ?

Le fond de la cuve et le couvercle ont été forgés en 2006. Ce n’est que huit ans plus tard, fin 2014, que les défauts de ces pièces ont été découverts. Une fois que le fond de la cuve était déjà fixé dans le réacteur. Pourquoi ? En fait, la réglementation relative aux équipements sous pression nucléaire a changé. Un nouveau texte, entré en vigueur en 2011, a permis à l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) d’exiger qu’Areva mène de nouveaux essais, plus poussés. Ensuite, il a encore fallu attendre quasiment quatre ans avant que l’industriel envoie les résultats de ses tests.

Areva avait-il connaissance du défaut de résistance de l’acier ? « Areva nous a explicitement écrit qu’il n’en avait pas connaissance, explique à Reporterre Julien Collet, le directeur général adjoint de l’ASN. Ils nous ont dit avoir été surpris par les résultats obtenus. » Etrange : car l’industriel a indiqué au journal Le Monde qu’il avait transmis à l’ASN en 2008, puis en 2009, ses résultats sur l’excessive teneur en carbone de son acier, parmi d’autres données.

La question du calendrier reste donc très floue. C’est l’un des points que tente d’éclaircir le Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire, saisi par Ségolène Royal le 5 octobre 2015 sur la question de l’EPR.

Pourquoi permettre à EDF de faire d’autres tests ?

Les tests qui ont révélé les anomalies ont été réalisés fin 2014. Areva a ensuite proposé un nouveau programme d’essais mécaniques. L’industriel espère montrer que l’acier est suffisamment solide, même s’il présente une anomalie. Pour Sylvie Cadet-Mercier, c’est tout à fait normal. « Les essais réalisés en 2014 sont un indicateur d’un comportement non attendu du matériau. Ce qui nous intéresse, ce sont les tests mécaniques. Il s’agira de savoir comment la pièce peut résister en situation accidentelle. » Suite à une analyse de l’IRSN, le programme d’Areva a donc été validé en décembre 2015, pour des résultats attendus cet été. La nouvelle série d’essais a donc commencé dans le centre technique d’Areva à Karlstein, en Allemagne, et au centre d’étude de l’énergie nucléaire, l’équivalent belge du CEA, situé à Mol. Mais pour Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, ces tests complémentaires n’ont pas lieu d’être. « Une des règles de base de la sûreté nucléaire, c’est que les installations à haut risque, comme la cuve, doivent être au top niveau. Il n’y a pas de mesure compensatoire à envisager. Là, on est déjà dans la discussion et ce n’est pas acceptable. »

Que se passera-t-il si les nouveaux tests ne sont pas concluants ?

Si les tests confirment l’imperfection des éléments étudiés, Areva n’obtiendra pas l’autorisation de l’ASN, indispensable pour pouvoir faire fonctionner le réacteur. Dans ce cas, l’industriel devra remplacer les pièces non conformes. Le couvercle peut l’être. « Mais c’est plus compliqué pour le fond de cuve, qui est soudé au reste du réacteur, explique Julien Collet, de l’ASN. On ne sait pas s’il est possible de l’extraire sans mettre en cause la sûreté de la future centrale. »

Si la déficience des pièces était avérée, cela pourrait aussi affecter voire annuler les contrats qu’Areva a passé avec la Chine. À Taishan, les deux réacteurs EPR en cours de construction sont équipés du même modèle de cuve que Flamanville. La National nuclear safety administration (NNSA, Agence nationale de sûreté nucléaire), l’équivalent de l’Autorité de sûreté nucléaire en Chine, pourrait décider de stopper le chantier. « Pour l’instant, la NNSA est dans l’attente de nos conclusions », confie Julien Collet. Mais, d’après le South China Morning Post, qui cite des sources proches de l’industrie nucléaire, si l’ASN estime que l’acier n’est pas conforme, cela pourrait remettre en cause la totalité du chantier.

Tiffany Blandin
Reporterre

Lire la suite

MODERNISATION DES TRANSPORTS ? PARLONS-EN !

14 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

MODERNISATION DES TRANSPORTS ? PARLONS-EN !

MM.Leroy et Priollaud  annoncent  que cette « modernisation »  va coûter 29,45 millions d’euros pour 10 minutes gagnées entre la place Thorel et le futur pôle multimodal de la  gare de Val de Reuil, dont 16 millions rien que pour les infrastructures. De quoi réjouir surtout le lobby du BTP ! Lors de la réunion de concertation au Moulin, nous avons défendu la gratuité des transports pour tous. La gratuité qui fera faire des économies est tout à fait finançable car les billets rapportent moins de 20% au budget transport. Dans la trentaine de  collectivités où elle existe, elle dope la fréquentation.  Il nous a été répondu que cette solution ne serait pas prise en compte. A l’heure de la catastrophe climatique, c’est un peu court, d’autant que les aménagements pour les cyclistes sur les boulevards Joffre et J.Ferry sont faits en dépit du bon sens ! Il existe  un autre axe structurant  par lequel transitent 12 500 personnes/jour dans les deux sens entre Louviers et Rouen : c'est l'A13. Le Conseil départemental prétend faire des économies en supprimant l’aide aux utilisateurs du péage d’Incarville  (comme d’autres aides sociales). Pour faire de vraies économies, il faut le supprimer, le réquisitionner au nom de l’intérêt public, ce qui  garantirait la sécurité des usagers à la sortie 20. Ainsi l’A13 assurerait sa vocation  urbaine entre Louviers et Rouen, qui est la seule agglomération dont le centre est coupé de sa périphérie  par deux péages.

Lire la suite

ATOMIC ROYAL

12 Mars 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

ATOMIC ROYAL

Ségolène Royal est « prête à donner son feu vert au prolongement de 10 ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises ». La durée initialement prévue était de 30 ans, elle a déjà été portée à 40 ans et passerait ainsi à 50 ans. Cette annonce vise d'abord à donner satisfaction à EDF et à tous les tenants du nucléaire.

Quand elle précise « sous réserve de l'avis de l'Autorité de Sûreté Nucléaire », c'est qu'elle ne peut pas faire autrement. EDF souhaite faire fonctionner ses centrales jusqu’à 50 ou 60 ans, mais est soumis à l'autorisation de l'ASN. Celle-ci ne rendra un avis générique sur la possibilité de prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires les plus anciens (ceux des centrales de Tricastin, Gravelines, Blayais, Chinon, Bugey, Cruas) au-delà de 40 ans qu'en 2018, elle fixera en outre les conditions de sûreté auxquelles la prolongation sera possible.

Quand la ministre ajoute que ces centrales « sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché » elle ment. La Cour des Comptes chiffre -hors demande de l'ASN pour une éventuelle prolongation- à 100 milliards d'euro le coût des travaux de maintenance et de remise à niveau. Si on ajoute l'enfouissement des déchets, le démantèlement des centrales, et le prix sans cesse revu à la hausse -plus de 10 milliards d'euros- de l'EPR de Flamanville, on voit l'escroquerie !

Il y a aussi le danger encouru par les populations en cas d'accident, et par les salariés en particulier sous-traitants lors de leurs interventions, Ces dangers sont démultipliés par le vieillissement.

Enfin les déchets laissés aux générations futures et dès aujourd'hui la société policière imposée à toutes et tous. Il faut sortir du nucléaire au plus vite (le NPA a un plan de sortie en 10 ans), et immédiatement de fermer les centrales les plus anciennes, à commencer par Fessenheim, et abandonner définitivement l'EPR de Flamanville.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>