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NPA 27 -  Eure

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Le 17 mars contre l’EPR - Communiqué de la LCR du 16-03-2007

17 Mars 2007 , Rédigé par LCR Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le 17 mars contre l’EPR

Communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire

Olivier Besancenot et Alain Krivine, porte-paroles de la LCR, manifesteront samedi 17 mars contre l’EPR, le premier à Rennes, le second à Strasbourg, à l’initiative du Collectif Stop EPR.
Ces manifestations, en pleine campagne électorale, font suite à la manifestation qui avait rassemblé 30 000 personnes à Cherbourg le 15 avril 2006.
La LCR renouvelle son opposition à la construction de l’EPR, projet coûteux, porté par de grands groupes comme Siemens et Areva dont les objectifs de rentabilité financière sont évidents.
Le réacteur EPR est totalement inutile étant donné la situation de surcapacité dans laquelle se trouve le programme nucléaire français.
Ce projet tourne le dos à la nécessité de sortir du nucléaire, sortie possible si la volonté politique existe pour développer les énergies renouvelables et alternatives , créatrices d’emplois et respectueuses de l’environnement.
Pour sa part, la LCR propose la sortie du nucléaire en 10 ans et elle sera bien présente dans les manifestations du 17 mars.

Le 16 mars 2007

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Appel national à manifester ce samedi 17 mars 2007 à 14 h pour l’abandon du réacteur nucléaire EPR

12 Mars 2007 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Collectif Stop EPR
Coordination de plus de 1000 organisations nationales et associations locales dans 47 pays
http://www.stop-epr.org

Communiqué de presse

Appel national à manifester ce samedi 17 mars 2007 à 14 h
pour l’abandon du réacteur nucléaire EPR
et contre la relance du nucléaire en France


Rennes – Place de la Gare
Lille – Place de la République
Strasbourg – Place de la Bourse
Lyon – Place Bellecour
Toulouse – Prairie des Filtres


Réunies au sein du Collectif Stop EPR, plus d’un millier d’associations dans 48 pays parmi lesquelles des dizaines d’associations nationales (Agir pour l’environnement, Attac France, Confédération paysanne, France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Réseau Action Climat, Réseau Sortir du nucléaire, WWF France) appellent à manifester le samedi 17 mars 2007 pour dire non à l’EPR et oui aux alternatives au nucléaire.

Le Collectif Stop EPR et les manifestations du 17 mars sont coordonnés sur le plan national par le Réseau Sortir du nucléaire. Sans avoir de position arrêtée sur le nucléaire, le Collectif Stop EPR rassemble au delà de tous clivages les opposants à la construction de l’EPR et les militants de choix énergétiques respectueux de l’environnement et de la démocratie.

Le samedi 17 mars 2007 à 14 h, deux cents départs groupés sont organisés de toute la France pour se rendre dans les cinq villes des manifestations à Lyon (Place Bellecour), Rennes (Place de la Gare), Strasbourg (Place de la Bourse), Toulouse (Prairie des Filtres) et Lille (Place de la République).

Après avoir rassemblé 30 000 personnes à Cherbourg le 15 avril dernier, le collectif Stop EPR entend poursuivre la mobilisation pour peser sur les candidats à l’élection présidentielle le 17 mars, à cinq semaines du premier tour de l’élection présidentielle.

Dans un grand sondage européen, l’Eurobaromètre de février 2007 réalisé dans les 27 états de l'Union européenne et auprès de 26 000 personnes, 59% des Français se prononcent en faveur d'une diminution du nucléaire.

Les candidats à l’élection présidentielle doivent s’engager dès maintenant à abandonner le projet EPR qui marquerait la relance du nucléaire pour les cent prochaines années. Actuellement, 600 000 citoyens opposés à l’EPR participent à une campagne nationale en envoyant une carte pétition “Soleil” à l’ensemble des candidats à la présidentielle.

L’Etat et EDF ont décidé de construire un “nouveau” réacteur nucléaire, l’EPR (European Pressurized Reactor) en Normandie alors qu’il y a déjà 58 réacteurs nucléaires en France. L’EPR est totalement inutile : on exporte déjà, à perte, l’électricité produite par au moins dix réacteurs sans compter les réacteurs qui pourraient être arrêtés si on gaspillait moins d’électricité sur le territoire national...

La construction de l’EPR engagerait la France dans une relance massive du nucléaire : EDF prévoit de remplacer à terme les réacteurs actuels par des dizaines de réacteurs EPR.

Le lobby nucléaire ne doit pas avoir gain de cause une nouvelle fois !

Il n’y a qu’une façon d’échapper à la crise énergétique liée aux risques nucléaires, à la raréfaction des ressources et au changement climatique, c’est le lancement d’une politique ambitieuse de maîtrise de l’énergie (sobriété et efficacité énergétique) et le développement des énergies renouvelables. Or, l’EPR paralyse cette politique énergétique.

L’EPR va à l’encontre d’un avenir durable. Il pénalise cette politique énergétique, plébiscitée pourtant par une très large majorité de Français.

L’EPR est le réacteur le plus dangereux au monde (cf. l’étude d’expert de Greenpeace) : risque de catastrophe nucléaire, déchets ingérables, rejets radioactifs, prolifération nucléaire et vulnérabilité aux attentats, autant de risques pour lesquels ce réacteur n’apporte pas de solution.
 
L’EPR coûtera au minimum 3,3 milliards d’euros, payés directement par les consommateurs d’EDF. Une étude du bureau d’étude “Les sept vents du Cotentin” montre que cette somme permettrait de produire autant d’électricité à partir d’énergies renouvelables et de créer 15 fois plus d’emplois. Qu’est-ce qu’on attend ?

Pour que l’EPR ne soit pas construit et pour ne pas rester prisonniers d’un modèle énergétique dépassé, centralisé, polluant et dangereux, le Collectif Stop EPR appelle les citoyens à manifester en nombre le samedi 17 mars 2007 à 14 h à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse.

Plus d’infos sur : http://www.stop-epr.org

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16 établissements industriels sont classés SEVESO dans l'Eure: il faut imposer des mesures d'urgence! REUNION PUBLIQUE DE LA LCR A AUBEVOYE le 29 MARS

9 Mars 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

16 établissements industriels sont classés SEVESO dans l'Eure

·         à ALIZAY : ALIZOL, AQUALON (chimie) et M-REAL (pâte à papier)

·         autour de GAILLON : ASHLAND AVEBENE, CFPI NUFARM (chimie) et SYNGENTA AGRO (ex NOVARTIS)

·         à VAL de REUIL, à LOUVIERS : RECTICEL (chimie), CARLO ERBA Réactifs et PHARMACIA SA -ex UPJOHN - (chimie)

·         autour de VERNON : SNECMA moteurs (essais de propulseurs), RASTELLO  (stockage de gaz inflammables) et STEINER (chimie)

·         à BRIONNE : TRAMICO (usine chimique)  

·         à BERNAY : AEROCHIM (stockage de gaz inflammables),

·         à BOURTH SCOTTS France (stockage phytosanitaire)

Pour les industriels, leurs profits valent plus que nos vies. Des exemples :

-chez M-real, la direction vient d’être condamnée à 15 000€ d’amende pour 12 km de coulées brunâtres de 15m de largeur sur la Seine en avril. Le directeur a tenté de plaider que c’étaient des rejets organiques non toxiques ! D’inquiétants rejets de fumée noire ont eu lieu le soir ces derniers temps. Ni dans un cas ni dans l’autre, la direction n’a informé le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail …

-chez Nufarm,  la végétation autour de l’usine n’est jamais au mieux de sa forme, ce qui est toujours inquiétant. Le bruit devient de plus en plus insupportable pour les riverains mais aussi à l’intérieur. Les travaux auront sans doute lieu à la saint Glinglin ?

-chez Syngenta le 21 janvier une explosion a été suivi d’un incendie dans une tour de l’installation de production du Thiovit. Plusieurs accidents du même type avaient déjà eu lieu dans le passé, au point qu’un plan de secours spécifique a été mis en place. Par bonheur, il n’y a pas eu de victimes humaines mais les dégâts sur l’environnement n’ont pas été évalués correctement .Une fois de plus il n’y a eu ni informations, ni consignes, et le retard pris par des secours qui ne connaissent pas les voies d’accès a mis en évidence le manque de sérieux du pseudo plan de prévention. Quant au Thiovit, c’est manifestement un produit trop dangereux à fabriquer, mais rien ne change !

Dans la région de Gaillon, le taux de cancers et de leucémies est anormalement élevé. Le lien avec la forte concentration d’industries polluantes s’impose. L’association « la Sauvegarde de l’environnement » mène une action exemplaire pour que toute la lumière soit faite, et se heurte à l’inertie de la préfecture et des services de l’Etat.

SECURITE DES SALARIES ET SECURITE DES RIVERAINS : IL FAUT L’UN ET L’AUTRE !


Souvent, les travailleurs des entreprises polluantes sont enclins à ne pas voir le danger par crainte de fermeture d’usine. C’est une souffrance qu’il faut prendre en compte, comme il faut considérer celle des riverains. Car ces deux souffrances ont les mêmes responsables ! De plus, ceux  qui travaillent dans ces usines sont souvent aussi parmi ceux qui vivent à côté, car ils n’ont pas véritablement le choix de leur emploi ni de leur logement.

Travailleurs ET population ENSEMBLE, imposons Ces mesures d’urgence :

 Obligation d’évaluation systématique, interdiction et substitution des produits dangereux, mise en application effective du principe de précaution pour mettre fin à l’impunité des capitalistes qui portent atteinte à la santé tant de leur personnel que des consommateurs;

 Arrêt des productions les plus polluantes ou les plus nuisibles avec un plan de reconversion des salariés sans perte de qualification ni de revenu:  arrêt du nucléaire, réduction de la production de pesticides, arrêt de la production de nombreuses substances chimiques cancérogènes;

 Véritable responsabilité financière et pénale des employeurs pour les maladies professionnelles et les accidents du travail;

Interdiction de la sous-traitance et de la précarité dans les sites à risques, embauche par le donneur d’ordre;

 

Droit de veto des salariés sur l’organisation du travail, la formation et l’emploi.

 

               REUNION PUBLIQUE DE LA LCR

                à AUBEVOYE (près de Gaillon)

                        le Jeudi 29 mars

                   salle Marcel Pagnol à 18h30

avec Christine Poupin, syndicaliste, technicienne

à l'usine soeur d'AZF Toulouse à Rouen

 

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Changement climatique : les réponses de la LCR au Réseau Action Climat

1 Février 2007 , Rédigé par LCR Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Changement climatique : les réponses de la LCR au Réseau Action Climat

Changement climatique : 10 mesures prioritaires à intégrer dans les programmes électoraux pour 2007.

Les réponses de la LCR au Réseau Action Climat (http://www.rac-f.org/)

Suite aux débats que nous avons déjà menés ensemble sur les réponses à apporter aux changements climatiques, nous avons étudié avec soin et débattu collectivement du document du Réseau Action Climat « 10 mesures prioritaires à intégrer dans les programmes électoraux pour 2007 ». Nous souhaitons vous faire part de nos remarques à propos de ce document, présenter les quelques axes que nous défendrons lors des échéances électorales de 2007 et poursuivre ainsi le débat sur la stratégie à mettre en œuvre ; en ayant bien conscience que cette stratégie ne peut se limiter aux actions mener le temps d’une mandature, mais doit articuler réalisations immédiates et changements à moyen et long terme. Car nous sommes convaincus que pour freiner, sinon mettre un terme, à la catastrophe annoncée, et souvent déjà présente, on ne peut que défendre des changements profonds des modes de transports, des choix de production, des orientations énergétiques... bref, défendre une rupture radicale avec un système capitaliste énergivore, qui gaspille, et dont le seul but est la création de profit, en contradiction flagrante avec le maintien des équilibres écologiques.

Nous sommes globalement d’accord avec les termes de votre discours de politique générale, hormis sur l’analyse uniquement positive que vous faites du protocole de Kyoto sur lequel nous reviendrons. Pour le reste, le triple objectif de sobriété énergétique (qui doit se traduire par une décroissance de la production de la consommation d’énergies), d’efficacité et de développement des énergies renouvelables est aussi le notre. Par contre, s’il est vrai que la question des changements climatiques est devenue un problème de société sur lequel s’interrogent nombre de citoyens, il nous semble exagérément optimiste de considérer que les entreprises ou les acteurs économiques réunis lors de conférences internationales souhaitent agir sérieusement dans le sens qui est le notre. Or vous semblez avancer l’idée que le principe d’un prix du carbone accepté par les entreprises soit une avancée. Mais un tel prix, qui servirait à mettre en œuvre une taxe ne peut être une alternative aux obligations de diminutions des émissions de GES. Pour qu’une taxe dissuade d’émettre du carbone il faut qu’elle coûte beaucoup plus cher que les mesures de réduction des émissions. Les partisans de cette taxe plaident pour une libéralisation du marché du carbone qui, à travers les délocalisations des réductions des émissions vers les pays en développement, ne peut que baisser le prix du CO2. La régulation par le marché libre ne peut être efficace. Dans le même sens, on ne peut faire réellement confiance aux négociations internationales, malgré de nombreuses déclarations d’intention. Ainsi le communiqué publié à l’issue du sommet du G8 de Gleneagles insiste avant tout sur la sécurité de l’approvisionnement énergétique et incite à « nous mettre sur une voie permettant de freiner, d’arrêter et ensuite de réduire la croissance des gaz à effet de serre ». Au vu des urgences, de telles déclarations nous semblent incompatibles avec une amélioration de la situation actuelle.

Il faudra plus que du bon sens et une conscience des enjeux pour imposer aux gouvernants et aux tenants du pouvoir économique une réduction conséquente des émissions de gaz à effet de serre. En même temps on ne peut se contenter d’attendre des bouleversements d’ampleur et des ruptures radicales avec le système en place pour apporter des réponses. Il nous faut donc porter des revendications et proposer des mesures immédiates mais qui nécessairement dessineront des ruptures avec les modes actuels de transports, de logement, avec l’industrie ou l’agriculture ; ces mesures devront répondre à des objectifs d’égalité climatique et d’égalité sociale. C’est à l’aune de ces principes que nous souhaitons débattre de vos propositions et présenter les nôtres.

Mesure 1 : réglementation thermique dans les bâtiments neufs et anciens pour la chauffage et l’eau chaude sanitaire.

En matière de réglementation thermique et d’isolation, il y a beaucoup à faire, comme le montre une étude européenne de 2003 qui estime que l’isolation des bâtiments anciens de l’UE permettrait de réduire les coûts énergétiques et les émissions de CO2 de 42 %, soit 353 Mt éq CO2 par an. Or la France est très en retard, puisque encore aujourd’hui près de la moitié des logements ne sont pas équipés en double vitrage. En adoptant les normes en vigueur au Danemark, la consommation énergétique dans les logements pourrait presque baisser de moitié. Pour la LCR, il faut donc agir dans deux directions :
-  La sobriété énergétique des bâtiments : nous proposons que concernant les bâtiments anciens, chaque transaction (achat ou nouvelle location) soit l’occasion d’une rénovation, en commençant par les murs et les toitures, et que les bâtiments neufs répondent à la norme thermique. Celle-ci doit être renforcée au fur et à mesure, son application bien plus contrôlée qu’aujourd’hui et elle doit s’étendre aux bâtiments rénovés. En effet, l’actuel étiquetage énergie des bâtiments anciens n’est pas une garantie suffisante pour instaurer des normes réellement efficaces. Ces mesures doivent concerner bien entendu aussi le tertiaire et les bâtiments qui sont à la charge de l’Etat et des collectivités locales ; mais un effort particulier doit être fait concernant le logement social pour lequel les responsabilités sont du domaine de l’Etat et des collectivités locales. L’objectif est de parvenir à une consommation de 50 kwh/m²/an et de bâtir à moyen terme 500 000 nouveaux logements sociaux.
-  Parallèlement, le développement des énergies renouvelables doit s’adapter à la politique du logement. Il est nécessaire de systématiser l’installation de nouveaux modes de production de chauffage et d’électricité : filière bois, solaire thermique et photovoltaïque, géothermie... mais aussi d’installer des systèmes de cogénération. Nous proposons d’équiper les surfaces nouvellement bâties de panneaux solaires. Cela nécessite des investissements importants, mais les installations se font à différentes échelles, de la maison individuelle jusqu’aux grands ensembles. Les énergies propres ne peuvent être cantonnées au dépassement des seuils autorisés. Nous sommes effectivement pour que des seuils soient fixés et que l’isolation des bâtiments permette de ne pas les dépasser ; mais l’énergie nécessaire à la consommation courante doit à terme ne plus être d’origine fossile. Ces projets nécessitent d’articuler politiques urbaines et politiques du logement, avec la création d’un service public du logement à même de définir et de faire appliquer ces normes. De même qu’il sera nécessaire d’organiser la formation de salariés et de lancer une production massive et planifiée de technologies énergétiques propres. Enfin, l’Etat devrait lancer rapidement une campagne d’information et de sensibilisation sur les économies d’énergies et les énergies propres.

Mesure 2 : Baisse généralisée des vitesses sur les routes

Mesure 3 : Transférer les recettes du stationnement payant aux collectivités locales pour financer les modes de transports sobres en carbone

Mesure 4 : Réduire la consommation unitaire des véhicules

Nous avons regroupé ces trois mesures car elles concernent toutes la politique des transports. C’est dans ce domaine que nous estimons particulièrement que les mesures que vous proposez ne sont pas à la hauteur des enjeux actuels et qu’elles ne ciblent pas les réels problèmes. Il est vrai qu’il s’agit là de mesures qui peuvent sûrement être mises en œuvre par n’importe quel gouvernement, mais elles ont assez éloignées du volontarisme nécessaire pour modifier les modes de transports actuels, non seulement polluants mais aussi fatigants tant pour les usagers que pour les salariés du secteur routier. Or, une majeure partie de l’économie, mais aussi l’aménagement du territoire, les pratiques individuelles sont basées sur l’usage de véhicules émetteurs de CO2. C’est donc à des changements en profondeur qu’il faut s’atteler, et nos revendications immédiates doivent s’inscrire dans la perspective d’une rupture nécessaire avec le tout-routier. La baisse de la vitesse sur les routes et une législation sur la construction de véhicules sont certes nécessaire. Concernant une telle législation, elle doit être réellement contraignante : les constructeurs ne doivent pas pouvoir mettre sur le marché des véhicules qui émettent plus de 120 g de CO2 par km, et cela sans qu’aucune compensation ne soit autorisée, ni que ne soit permis un échange de droits d’émissions comme le propose l’Union Européenne, ce qui atténuerait fortement une telle mesure. Au-delà de ces mesures, c’est bien à la question des flux de transports routiers qu’il faut s’attaquer. On doit proposer des réponses différenciées selon qu’on parle des voitures ou du transport de marchandises mais qui doivent toutes viser la diminution de ces flux. Un gouvernement réellement écologiste devrait proposer un plan d’investissement national et européen massif pluriannuel permettant la construction de liaisons tram ou train de banlieue à banlieue dans les très grandes agglomérations, une meilleure desserte de la banlieue par les transports en commun, la mise en place de lignes de train entre villes moyennes, intra-régionales et interrégionales, le développement massif du ferroutage et donc des capacités de fret ferroviaire, le développement du cabotage maritime et du transport par voie navigable, l’aménagements de pistes cyclables et piétonnières dans les villes mais aussi dans les zones d’activités pour le déplacement des salariés (ZI, ports, aéroports, etc...). Cela ne peut que faire dans le cadre de services publics rénovés et développés à l’échelle européenne, tant pour le transport des marchandises que des personnes. Avec ces investissements, il devient envisageable de :
-  interdire le transport routier longue distance et international
-  interdire le transit routier via la France
-  interdire sauf cas particuliers le transport aérien courte distance.
-  limiter drastiquement le trafic automobile en ville et en agglomération,
-  arrêter de construire des autoroutes
-  rendre gratuits les transports en commun, en priorité aux moins polluants

Toutes ces mesures n’auront pas la même facilité d’application et des lobbys puissant s’y opposeront, mais certaines d’entre elles, comme l’arrêt de la construction des autoroutes ou la gratuité des transports en commun sont du domaine de la puissance publique et peuvent être appliquées rapidement.

Le bilan des Plans de Déplacement Urbains reste à tirer, mais ils doivent être systématisés et leur cohérence doit être renforcée, notamment dans les rapports entre différentes communes dans les grandes agglomérations, dans les choix urbanistiques, dans l’articulation entre différents types de déplacement. En particulier ils doivent faciliter les alternatives à la voiture lors des transports courts, avec des facilités offertes aux piétons, aux rollers et aux cyclistes, ce qui peut se concrétiser par des services municipaux de prêt et d’entretien de vélos.

Mesure 5 : Pour des appareils électriques économes en énergie Il est en effet urgent de mettre en place une réglementation contraignante sur les appareils ménagers, car c’est bien l’ensemble de la consommation énergétique qu’il s’agit de faire baisser. Or, on constate qu’aujourd’hui, le système d’étiquetage sur la consommation des appareils, s’il est nécessaire, n’est pas suffisant puisqu’il laisse au consommateur le « choix » d’acheter des appareils énergivores et au constructeur la possibilité de fabriquer de tels appareils. Tant que seront proposés sur le marché des appareils à la consommation différente et aux prix bien entendu aussi différents, le problème demeurera. Il est donc nécessaire d’articuler l’obligation d’atteindre un seuil minimal d’efficacité énergétique de la part des constructeurs et une limitation de la hausse des prix pour que l’achat des appareils ne pèse pas sur le consommateur.

Mesure 6 : réglementation sur les excédents azotés

S’il est nécessaire de s’attaquer à l’usage des engrais azotés dans l’agriculture, la mise en place d’une taxe (ou un système de bonus-malus) en fonction de la quantité d’azote utilisé pose un problème déjà soulevé : dans quelle mesure une taxe est-elle capable de diminuer la production de gaz à effet de serre ? Les gros agriculteurs, les plus consommateurs d’engrais, ne peuvent-ils pas se permettre de payer des taxes tout en continuant de polluer ? Le système des subventions à l’agriculture doit être revu pour favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement et des paysans. Ces subventions doivent donc aider en priorité les exploitations qui limitent drastiquement l’usage des engrais azotés. A coté de ce système d’aides, on doit établir au niveau européen une réglementation limitant l’usage des engrais, proportionnellement aux surfaces cultivées et au type de cultures. Au-delà de la limite réglementaire, les exploitations seraient fortement taxées, avec une taxe exponentielle. Par ailleurs, le ministère de l’agriculture devrait se fixer comme mission de promouvoir d’autres méthodes agricoles, tant pour préserver les sols que pour utiliser l’eau plus rationnellement : suppression du labour destructeur des sols, utilisation de semis sur couverture végétale en équilibre écologique (équilibre hydrique et azoté), réduction de l’irrigation par utilisation de semis adapté au conditions locales, réduction massive des intrants, etc..

Mesure 7 : Réglementation sur les publicités énergivores

Nous sommes d’accord pour que la publicité intègre une dimension environnementale et que le caractère économe en énergie des produits devienne un critère prépondérant dans le choix des consommateurs. Cependant, on voit déjà aujourd’hui comment des entreprises soignent leur image écologiste dans la publicité sans que cela ne corresponde à la réalité ; ainsi d’EDF qui semble être devenu grand défenseur des énergies renouvelables. Même si cela peut jouer sur une partie des consommateurs, il faudra beaucoup plus pour que les modes de consommation en soient profondément modifiés. Jusqu’à preuve du contraire, la publicité n’a jamais eu de dimension informative

Mesure 8 : Former les professionnels aux enjeux du changement climatique

Là aussi, cette mesure ne peut avoir d’impact direct sur la réduction de gaz à effet de serre, mais elle est nécessaire pour mettre en œuvre l’ensemble des mesures qui permettront cette réduction.

Mesure 9 : Arrêter les financements publics des énergies fossiles au profit des projets sobres en carbone

Contrairement aux deux mesures précédentes, cette proposition ambitieuse s’attaque à aux moins deux piliers du capitalisme :
-  la place du pétrole dans l’économie mondiale et les soutiens dont il bénéficie ;
-  le rôle des institutions financières internationales, leur autonomie de plus en plus poussée et l’absence de contrôle citoyen dont elles bénéficient. Certaines de ces institutions, comme l’organisation mondiale du commerce, ont avant tout pour fonction de déréguler les marchés et d’ouvrir les marchés locaux, notamment ceux du Sud, sur le marché mondial, provoquant ainsi des crises dans de nombreux pays. D’autres, comme les banques régionales, les banques de développement pourraient être réorientées, pour répondre à des projets de développement, respectant des normes sociales et environnementales. Pour qu’une telle réorientation ait lieu, qui est une véritable remise en cause de la logique libérale, un contrôle citoyen est nécessaire, tant sur la définition des projets de développement que sur leur réalisation. Une telle intervention citoyenne doit permettre des collaborations entre peuples des pays industrialisés et des pays en voie de développement. Les critères mentionnés par le RAC nous semblent pertinents : donner la priorité aux investissements et aux financements pour les projets bénéfiques au climat (développement des énergies renouvelables), stopper les subventions à l’industrie pétrolière et permettre une décrue de la consommation de charbon.

Mesure 10 : Réforme fiscale écologique

Le problème avec le principe de la taxe sur le carbone, ou de la suppression de toutes les subventions à la pollution telles que vous les décrivez, c’est que tous acteurs (transporteurs, industriels, usagers individuels) sont mis sur le même plan, au même niveau de responsabilité. Pourtant, supprimer l’exonération de TVA sur le kérosène du transport aérien et supprimer le remboursement des frais pour les parcours domicile-travail, ce n’est pas la même chose. Dans le premier cas, l’exonération bénéficie aux entreprises de l’aérien, et leur ajouter une TVA sur le prix du carburant peut être nécessaire. Dans l’autre cas, il s’agit de faire payer des salariés qui ont bien souvent la voiture comme unique moyen de transport. La situation serait différente si des transports en commun efficaces, agréables et gratuits pouvaient conduire les salariés sur leur lieu de travail ; en attendant, on ne peut proposer une telle mesure qui diminuerait le revenu des salariés. Par contre, la taxe au km pour le transport routier de marchandises, si elle est assez élevée pour être dissuasive, peut être mise en place à condition que parallèlement soient proposées et développées des solutions alternatives à la route pour le transport de marchandises. De même que des incitations fiscales pour l’usage de transports propres peuvent être envisagées, mais elles n’auraient de sens que si les infrastructures (aménagement urbain, transports en commun...) permettent un usage systématique de ces transports. Autrement dit, étant donné la nature structurelle, sociale des changements climatiques, il est nécessaire de créer les moyens collectifs permettant aux citoyens d’avoir un comportement « climatiquement responsable » avant d’établir des mesures qui apparaîtraient d’abord comme contraignantes et risqueraient ainsi de délégitimer l’action contre les changements climatiques.

Néanmoins, cette dixième mesure présente un aspect qui nous semble dangereux. Vous proposez en effet de combiner taxation des émissions de gaz à effet de serre et baisse des cotisations sociales assises sur le travail. D’un coté les entreprises paieraient pour leurs émissions de GES, de l’autre elles seraient exonérées de cotisations sociales. Les deux s’équilibrant, elles ne seraient jamais menacées de diminution de leurs profits et ces mesures auraient alors peu de portée incitative. Mais surtout, la conséquence d’une telle mesure serait de mettre en péril le financement de la sécurité sociale ou d’entraîner une augmentation des inégalités de revenus en remplaçant des cotisations patronales ou une imposition progressive des citoyens par une imposition proportionnelle qui traiterait chacun indépendamment de ses revenus. Plus généralement, nous pensons que la solution des problèmes écologiques ne saurait passer principalement par la fiscalité dédiée (une taxe carbone, etc...) mais que les mesures fiscales doivent s’inscrire dans une politique globale (nouvelles politiques sectorielles, mesures réglementaires, plan d’investissement massif, etc...) qui garantisse que les bouleversements nécessaires se fassent non seulement sans détérioration de la situation des salariés et des plus pauvres mais en induisant une amélioration de leurs conditions de vie. Cela nécessite une réforme fiscale générale qui rime avec justice sociale (instauration d’un impôt sur le revenu vraiment progressif, suppression de la TVA, taxation des capitaux, taxation de la spéculation, etc...).

Pour conclure

Comme nous avons essayé de le démontrer, nous nous retrouvons avec le réseau action climat sur l’évaluation de la situation présente et sur l’objectif de réduction par 4 d’ici 2050. Cet objectif ambitieux nécessite de prendre immédiatement des mesures immédiates. Notre différent porte d’une part sur le peu de portée de certaines propositions et d’autre part sur la confiance accordée à certains mécanismes de taxes et d’échanges de droits à polluer, qui sont non seulement pernicieux d’un point de vue social mais aussi peu efficaces sur le plan environnemental. Comme nous le disions en introduction, des mesures immédiates doivent dessiner un changement profond dans les choix politiques et économiques, pour
-  réhabiliter le principe d’une planification à différents niveaux, portant sur les ressources, leur utilisation, l’aménagement du territoire...
-  sortir des mécanismes de marché et de leur corollaire néolibéral du « tout au privé »
-  réorienter et augmenter les investissements publics, par exemple en matière d’infrastructures ferroviaires ou de développement des énergies renouvelables.

Effectivement, chacune des mesures qu’on doit avancer dès aujourd’hui n’a de sens que si elles s’inscrivent dans un plan d’ensemble, une révolution énergétique à l’échelle mondiale, qui modifiera nos manières de nous déplacer, de consommer, de produire, de nous chauffer, d’aménager le territoire...

Par ailleurs, nous nous étonnons qu’aucune des mesures que vous proposez ne soit centrée sur les énergies propres. Or on constate que la part de la consommation de renouvelable dans la consommation d’énergie globale progresse à vitesse d’escargot. Un gouvernement se préoccupant de la question climatique pourrait rapidement effectuer un transfert d’une partie importante des fonds de la recherche pour les énergies renouvelables. Il devrait aussi programmer, dans le cadre d’un service public de l’énergie, la construction de panneaux solaires, l’installation d’éoliennes... Un tel service public aurait pour mission de centraliser l’évaluation des potentiels d’économies énergétiques et de mise en place d’énergies renouvelables, grâce à l’embauche de conseillers « info énergie » travaillant auprès des collectivités et des particuliers pour leur proposer les solutions correspondant à leurs possibilités et leurs besoins. Une coopération au niveau européen (vers un service public européen...) doit par ailleurs permettre une mutualisation des productions (éolien dans la Manche et au sud de la France, géothermie dans le nord de l’Europe, solaire dans le sud...) afin d’assurer un approvisionnement constant. Défendre cette perspective de service public n’est pas une question pour plus tard mais bien un choix politique pour aujourd’hui, contre toutes les mesures de privatisation. Car nous estimons que la concurrence inhérente à l’existence de plusieurs entreprises privées est contradictoire avec les nécessaires planification et collaboration permettent d’économiser de l’énergie et d’en produire harmonieusement à partir de sources propres.

Pour terminer, quelques mots sur le cours actuel des négociations internationales, ce qui dépasse le cadre de vos dix propositions. Bien que marqué par des insuffisances, le protocole de Kyoto a eu le mérite de poser le principe de « responsabilité commune mais différenciée », impliquant que l’effort de réduction des émissions de gaz à effet de serre devait avant tout reposer sur les pays industrialisés. Nous craignons que ce principe soit, sinon dans les termes du moins dans les faits, remis en cause, et ce par une extension des mécanismes de développement propre et par la mise en place d’un marché mondial du carbone. A partir du moment où ces options, issues de Kyoto, priment, l’effort de réduction des pays industriels se reporte sur les investissements que les industries de ces pays riches peuvent effectuer dans les pays en voie de développement. C’est alors sur ces derniers que repose l’effort de réduction, et non plus sur les premiers responsables.

Nous comprenons votre souci de voir les mesures du réseau action climat intégrables par tous les partis politiques. Mais pour notre part, nous estimons qu’une ambition écologiste sérieuse n’est pas compatible avec les programmes des partis qui gèrent l’économie libérale de façon plus ou moins accentuée. Il nous faut poursuivre notre travail en commun, nos débats et nos actions, car au-delà de nos désaccords, qui ne sont peut-être que tactiques, l’urgence commande une unité qu’il s’agit de faire perdurer.

Veuillez recevoir nos salutations écosocialistes.

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revue de presse: Réseau local sortir du nucléaire -action du jeudi 1er février à Louviers

30 Janvier 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Rassemblement du Réseau départemental

SORTIR DU NUCLEAIRE

au Parvis dès 19H 30 à LOUVIERS

Revue de presse: dans "Paris Normandie"

Sophie Ozanne, (A gauche vraiment et LCR) et Jérôme Bourlet de la Vallée (Verts), tous deux représentants locaux du Réseau sortir du nucléaire (RSN) ont présenté les trois prochaines actions sur Louviers.
Un appel est lancé par « Alliance pour la planète », dont RSN est membre, demandant à la population d'éteindre les lumières et les veilles jeudi 1er février entre 19 h 55 et 20 h afin de mobiliser l'opinion sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action.
Par ailleurs, le vendredi 9 février à 20 h 30, l'antenne de l'Eure organise une réunion avec film et débat à la salle du Moulin. Enfin, les Haut-Normands sont invités à se rendre à la manifestation qui aura lieu à Rennes le 17 mars pour réclamer l'arrêt du programme EPR (Générateurs de la 3e génération). « Les choix énergétiques futurs sont d'actualité dans notre pays et les décideurs s'orientent vers le tout nucléaire. C'est donc le moment d'agir », affirme Sophie Ozanne, alors que Jérôme Bourlet de la Vallée parle « d'un système technologique qui remonte aux années 80 et se trouve déjà dépassé ».

Mercredi le 31 janvier 2007

 

 

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Rencontre entre Olivier Besancenot et Nicolas Hulot

11 Janvier 2007 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Rencontre entre Olivier Besancenot et Nicolas Hulot

Le mercredi 10 janvier, O.Besancenot a rencontré N.Hulot : I heure et demi d’échanges fructueux. O.Besancenot a rappelé pourquoi la LCR n’avait pas signé le pacte écologique dont le caractère très général et minimaliste ne permet pas d’orienter la lutte vers de véritables solutions écologiques aux problèmes actuels. Un accord et une ambition partagée se sont dégagés pour s’attaquer en urgence au réchauffement climatique, diminuer par quatre les gaz à effet de serre, développer une éducation à l’écologie afin de produire, consommer, se déplacer, se déplacer, se chauffer différemment. Au sujet de la taxe sur le carbone, O.Besancenot a fait part de son opposition à un projet qui dédouanerait les gros pollueurs en capacité de payer pour polluer.

O.Besancenot a fait part de ses réserves quant à l’efficacité d’un vice-premier ministre en charge de l’écologie qui, en l’absence d’une politique globale, servirait plutôt de caution. En effet, une véritable politique écologique ne peut que s’affronter aux diktats de la Commission de Bruxelles. Il est, par exemple, indispensable de prendre des mesures pour développer le service public ferroviaire, le ferroutage au niveau européen, favoriser les transports en commun, remettre en cause le modèle productiviste européen en matière d’agriculture qui réserve 80% des subventions à 20% des exploitations.

 Communiqué LCR - le 11 janvier 2007

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Navire poubelle et empoisonnement de la population en Côte d'Ivoire

15 Septembre 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

CÔTE-D’IVOIRE: Pays poubelle


Il y a plusieurs façons de provoquer une pollution de grande ampleur. L’accident maritime ou routier est souvent d’usage, mais la pollution provoquée sciemment est une variante tout aussi à la mode. Dès qu’il s’agit de produits toxiques issus du transfert maritime, le processus est très souvent le même.

Prenez un navire chimiquier, vieux de dix-sept ans, sur lequel on a constaté des défaillances techniques, battant pavillon panaméen, affrété par une firme immatriculée aux Pays-Bas, géré par une société grecque, et conduit par un équipage russe. Cela pourrait être l’Érika, ce fut le Probo Koala, qui a vidé dans le secret le plus complet plus de dix tonnes de déchets toxiques dans les décharges publiques d’Abidjan, près desquelles les Ivoiriens vivent et cultivent leurs jardins. Résultat : plus de 5 000 intoxiqués et trois morts, dont deux enfants.

Greenpeace estime qu’il s’agit là de boues issues du raffinage pétrolier, donc très toxiques. La Côte-d’Ivoire est un véritable pays poubelle : le navire avait commencé une vidange à Amsterdam, mais elle avait été stoppée suite à des plaintes. En Afrique, rien de tel, on peut profiter d’une nuit d’août pour déverser des cargaisons mortelles, enfreindre les conventions de Bâle sur le transport des déchets, sans que les responsables ne soient punis, alors que les pays riches sont bien mieux équipés pour traiter de tels déchets.

Malgré tout, la population, en découvrant l’ampleur de la pollution et le nombre d’intoxications, s’est révoltée, ce qui a pu accélérer la crise politique qui s’est traduite par la démission du Premier ministre, Konan Banny. Véritable recherche de la vérité ou simple prétexte pour se débarrasser de ses opposants de la part du président Laurent Gbagbo ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que les six experts en traitement des déchets envoyés par la France ne suffiront pas à éviter une nouvelle catastrophe, tant que le trafic maritime ne sera pas mieux réglementé, tant que les industries les plus polluantes proliféreront.

Vincent Gay

Article publié dans "Rouge" hebdomadaire de la LCR

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Catastrophe nucléaire évitée de justesse en Suède

20 Août 2006 , Rédigé par LCR-27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Réseau Sortir du nucléaire – Fédération de 743 associations
www.sortirdunucleaire.fr - Tel. 04 78 28 29 22

Une étincelle suffit pour déclencher l’apocalypse nucléaire !


L’Europe est passée à deux doigts de la catastrophe nucléaire le 25 juillet 2006 à cause d’un court-circuit qui a provoqué le black-out d’un réacteur à Forsmark en Suède. Selon l’ancien responsable de cette centrale, « C’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl ».

Alors que la panne gravissime du réacteur suédois fait la UNE de la presse en Europe, on en a très peu entendu parler en France. Le Réseau « Sortir du nucléaire » apporte donc la lumière sur le plus grave événement lié à un réacteur nucléaire depuis l’explosion de Tchernobyl, il y a exactement 20 ans.

Le 25 juillet dernier à la centrale nucléaire de Forsmark (Suède) un court-circuit dans le réseau électrique extérieur de la centrale a provoqué la perte d’alimentation électrique du réacteur n°1. Le réacteur a alors été stoppé d’un seul coup en raison de la coupure de courant. Tous les écrans de la salle de contrôle se sont éteints simultanément : les opérateurs se sont retrouvés sans les commandes face à un réacteur incontrôlé et incontrôlable. Une seule solution pour éviter la fusion du coeur : mettre en route les quatre générateurs pour alimenter en électricité les pompes de refroidissement du réacteur. Mais aucun n’a démarré spontanément comme il aurait dû le faire dès qu’une panne de l’alimentation extérieure survient. Il semblerait que les batteries des générateurs aient été affectées par le court-circuit. Le cœur ne pouvant plus désormais évacuer sa chaleur, s’est échauffé [1], le niveau de l’eau dans le circuit primaire a baissé de deux mètres et la pression a dégringolé à 12 bars alors qu’elle doit se maintenir à 70 bars. Dans ces conditions l’accident majeur n’est plus qu’une question de minutes. Or il faudra 23 minutes à l’équipe en place pour finalement arriver à démarrer manuellement deux générateurs de secours. 23 minutes pendant lesquelles les opérateurs n’ont pas su si le réacteur était vraiment à l’arrêt et si leurs actions avaient les conséquences voulues [2]. Pourquoi seulement deux générateurs sur quatre ont-ils finalement démarré alors que les quatre générateurs étaient de même conception ?
On l’ignore toujours.
 
Que se serait-il passé si aucun des générateurs de secours n’avait fonctionné à Forsmark le 25 juillet ?
La première phase de la destruction du cœur, selon les Suédois, se serait produite 7 minutes plus tard et la fusion, dans l’heure qui aurait suivi, produisant un dégagement colossal de radioactivité qui se serait disséminée dans toute l’Europe. Une fois le processus de fusion du cœur entamé, l’explosion du réacteur risquait de se produire à n’importe quel moment [3]. Le réacteur de Forsmark est bien passé très très près de la catastrophe nucléaire.
Un ancien responsable et constructeur du réacteur n°1 de Forsmark, Lars-Olov Höglund, confirme qu’il s’agissait bien d’un événement gravissime : « C’est un pur hasard si la fusion du cœur n’a pas eu lieu » a-t-il déclaré au journal suédois Svenska Dagablet [4].
Faut-il rappeler que l’organisme de contrôle nucléaire américain, la NRC [5], estime que 50 % des scénarios menant à la fusion du cœur ont une seule et même cause : la coupure de courant du réacteur [6] ?
 
Comme un défaut générique est très vraisemblablement à l’origine de la panne gravissime, l’organisme de contrôle nucléaire suédois a fermé préventivement trois réacteurs.
Si l’on tient compte des réacteurs fermés pour maintenance, la Suède a aujourd’hui la moitié de ses réacteurs en berne. L’Allemagne et la Finlande examinent de près chacun de leurs réacteurs nucléaires et la France, bien évidemment, ne fait rien, persuadée qu’elle est de son infaillibilité. On pourra toujours nous raconter que cela ne peut pas arriver aux réacteurs français parce que leur conception est différente mais c’est un court-circuit hors du réacteur qui a mis à genoux le réacteur suédois.
EDF et la DGSNR [7] doivent impérativement démontrer que ce risque n’existe pas en France. Jusqu’à preuve du contraire, l’accident majeur nucléaire est possible en France en raison d’un court-circuit sur le réseau électrique. En attendant, les 58 réacteurs nucléaires français doivent être arrêtés et inspectés minutieusement pour déterminer s’il y a ou non un tel défaut générique.
 
Oui, on peut perdre le contrôle d’un réacteur occidental récent pendant plus de 20 minutes. Oui, on risque l’accident nucléaire à cause d’un simple court-circuit.
Non, les tenants de l’atome n’ont pas tout prévu. Preuve en est la déclaration de l’AIEA [8] rapportée l’année dernière par l’exploitant du réacteur suédois : « La centrale nucléaire de Forsmark est une des plus sûres au monde et il devrait être possible de la faire fonctionner pendant encore 50 ans » [9].
Belle clairvoyance !
La technologie nucléaire est extrêmement fragile par essence parce qu’elle met en œuvre une infinité de procédés plus complexes les uns que les autres, rendant les sources d’accidents multiples et imprévisibles. Le nucléaire est par nature périlleux et ingérable. Forsmarks Kraftgrupp, propriétaire de la centrale de Forsmark, l’avait probablement oublié en affirmant en 2005 qu’« un réacteur nucléaire n’est en réalité qu’une bouilloire géante » [10].
La crise nucléaire de Forsmark montre clairement que les réacteurs russes RBMK ne sont pas les seuls à être dangereux mais que, bien au contraire, tous les réacteurs nucléaires sont menaçants même s’ils sont construits par une des nations les plus développées au monde, la Suède. Le nucléaire nous fait prendre des risques ahurissants sans pouvoir assurer notre sécurité.  
Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
 
Pour qu’on arrête de jouer nos vies à la roulette russe, exprimons notre refus de l’énergie nucléaire à nos gouvernants en rejoignant le 17 mars 2006 les manifestations du Réseau « Sortir du nucléaire » contre la relance du nucléaire à Lyon, Toulouse, Rennes, Strasbourg et Lille.
 
Martin Leers, chargé de campagne au Réseau « Sortir du nucléaire »
Mail : martin.leers (at) sortirdunucleaire.fr

Notes :

[1] Même lorsque un réacteur nucléaire ne produit pas d’électricité, il faut continuer à le refroidir car des fissions nucléaires se poursuivent. A titre d’exemple, un réacteur de 1300 MW un mois après son arrêt produit encore 6 MW de puissance résiduelle.

[2] Rapport préliminaire de l’organisme de sûreté nucléaire suédois concernant Forsmark 1

http://www.ski.se/dynamaster/file_archive/060803/33cd15dfe7e3739372aa77bbc24f96b0/RASK%2dreport%20english.pdf

[3] Notamment due à l’émission d’hydrogène produit par l’oxydation du zirconium des gaines abritant le combustible quand le cœur fond (cf. rapport scientifique d'activité 2002 de l'IRSN p.28).

[4]
http://www.svd.se/dynamiskt/inrikes/did_13348422.asp

[5] Nuclear Regulatory Commission

[6] HIRSCH, Helmut, Nuclear Reactor Hazards Report. p.121.
 
<http://www.greenpeace.org/international/press/reports/nuclearreactorhazards> http://www.greenpeace.org/international/press/reports/nuclearreactorhazards <http://www.greenpeace.org/international/press/reports/nuclearreactorhazards>

[7] Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection

[8] Agence Internationale de l’Energie Atomique

[9]
http://www.forsmark.com/upload/277/eng_broschyr.pdf

[10] Id.

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Manifestation réussie à Cherbourg contre l'EPR

15 Avril 2006 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

samedi 15 avril 2006 à CHERBOURG


 30.000 personnes contre l’EPR

Quelques 30.000 selon les organisateurs ont défilé samedi 15 avril après-midi dans les rues de Cherbourg pour protester contre le réacteur de nouvelle génération EPR, qui doit être construit à Flamanville dans la Manche, et marquer les vingt ans de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine.

En tête de ce cortège contre la relance du nucléaire, étaient présents le militant altermondialiste José Bové, Olivier Besancenot porte-parole de la LCR, les Verts Yann Wehrling et Noël Mamère, les ex-ministres de l’Environnement Dominique Voynet et Corinne Lepage.

Après des prises de parole de personnalités, les manifestants ont commencé à défiler en silence peu avant 15h30 en hommage aux victimes de la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986. Les manifestants devaient passer devant le siège départemental d’EDF, et déposer à cet endroit des boîtes de conserve symbolisant "des fûts de déchets nucléaires".

Ils devaient aussi s’allonger sur le sol lors de ce rassemblement pour simuler une catastrophe nucléaire, selon le réseau Sortir du Nucléaire, à l’origine de la manifestation.

Ce rassemblement vise à "montrer qu’il n’y a pas de consensus, même dans le bunker nucléaire du Cotentin en faveur de l’EPR", a déclaré Didier Anger, coordinateur de la manifestation pour Sortir du nucléaire.

Olivier Besancenot, pour la LCR, a dénoncé un projet qui profite aux grands groupes capitalies comme Areva et Siemens et qui tourne le dos aux énergies alternatives.

José Bové parlait au nom de la Confédération paysanne et de Via Campesina, organisation internationale de paysans : "Le nucléaire n’est pas une alternative au problème de l’énergie ni au niveau européen, ni au niveau international". "La question nucléaire sera une question centrale dans le débat politique au moment des élections de 2007", a-t-il encore annoncé.

Le réseau Sortir du Nucléaire, qui fédère 718 associations, prône d’économiser de l’énergie et de développer d’autres sources d’énergie. Objectif : créer en 15 ans 15 fois plus d’emplois et de produire deux fois plus d’énergie qu’avec l’EPR. Sortir du Nucléaire propose de financer ce projet avec les trois milliards d’euros nécessaires à la construction de l’EPR.

En cours de manifestation, un moment de recueillement a été prévu en commémoration du 20e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

Le rassemblement se poursuivra dimanche 16 avril avec des forums et une visite des sites nucléaires proches. "Sortir du nucléaire", assure fédérer 720 associations de 41 pays.

De son côté, Areva, qui est chargé de la construction du réacteur, appelle à la "concertation".  

EDF a pris en octobre 2004 la décision d’implanter l’EPR (European pressurised reactor), dit "réacteur de 3e génération", sur le site de Flamanville qui n’abrite actuellement que deux tranches de 1.300 mégawatts chacune.

La construction devrait durer de 2007 à 2011 et employer 1.500 personnes, dont 350 à demeure chargées de l’exploitation. L’investissement est estimé à trois milliards d’euros.

D'après  dépêches d'agences

Village Autogéré, Anticapitaliste et Anti-nucléaire contre l'EPR

Le collectif VAAAN est composé d'individu-e-s et d'organisations politiques, syndicales et associatives. Il s'est constitué de manière indépendante du collectif stop-EPR pour mettre en place un village anti-capitaliste, auto-géré et anti-nucléaire, à l'occasion du rassemblement de Cherbourg contre l'EPR.
Il appelle à l'auto-organisation, contre la société nucléaire, sous la forme d'un lieu de vie temporaire et d'échanges inter-luttes. Le village se veut un espace de construction, d'expérimentation, d'échanges et d'actions, selon des pratiques et des finalités libertaires.

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