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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #environnement- ecologie tag

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor

17 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Un trafic de déchets toxiques éclabousse Arcelor  (LCI-fr)
  • L'entreprise Arcelor à Dunkerque serait impliquée dans un circuit de "blanchiment" de millions de tonnes de déchets toxiques.

  • Arcelor et deux autres sociétés auraient exporté avec la complicité d'un douanier, sans autorisation, du fuel naphtaliné, produit classé dangereux, vers la Belgique.

- le 17/09/2008 -

 

L'entreprise Arcelor à Dunkerque, filiale du sidérurgiste franco-indien ArcelorMittal, a-t-elle trempé dans un circuit de « blanchiment » de millions de tonnes de déchets toxiques impliquant trois autres sociétés ?

Oui à en croire le quotidien régional La Voix du Nord, pour qui l'industriel, par le biais de fausses déclarations, aurait dissimulé aux autorités une partie de ses résidus industriels classés dangereux pendant plus de dix ans et se serait enrichi au détriment de l'État. Une information judiciaire a été ouverte au mois de juillet par le parquet de Dunkerque dénonçant un trafic de déchets toxiques.

Un douanier impliqué

L'enquête menée par les douanes et qui évoque de possibles faits de corruption, de fraude fiscale, de production de faux documents administratifs, porte sur un trafic qui aurait duré une dizaine d'années et portant sur plusieurs milliers tonnes. Arcelor, Rubis terminal et une entreprise de traitement des résidus industriels, auraient exporté sans autorisation du fuel naphtaliné, produit classé dangereux, vers la Belgique. Un montage frauduleux aurait aussi permis des remboursements indus de TIPP (Taxe intérieure sur les produits pétroliers). Un douanier serait impliqué dans ce circuit de blanchiment présumé.

L'instruction en cours, qui pourrait durer longtemps, devra s'attacher à démontrer que les faits sont bel et bien avérés.


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Réseau Sortir du Nucléaire-27: journée d'action le 27 septembre

15 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le 27 septembre: Journée de mobilisation contre le stockage des déchets nucéaires

Nous comptons sur votre soutien et votre participation à la lutte contre le projet de stockage de déchets nucléaires dans le canton de pont de l'Arche

            Le département de l'Eure est un des vingts départements sur lesquels a été choisi par l'ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) une zone sur laquelle pourraient être stockés des déchets radioactifs dits de "faible activité à vie longue"(FA-VL). Cette zone se situe dans la Vallée Galantine dans le canton de Pont de l'Arche.

             Le Réseau Sortir du nucléaire organise le 27 septembre une journée d'action dans les 20 départements concernés.

              Aussi SDN 27 a décidé de tenir à  Evreux ce jour-là à 10 heures une conférence de presse. Nous souhaiterions qu'elle soit assez démonstrative, être assez nombreux ( amener bidons et combinaisons blanches et....fanfare)

              Nous tiendrons cette conférence devant la poste d'Evreux.

Plus nous serons et plus  nous serons visibles , plus l'impact sur les médias sera important.

               Cette fois-ci le nucléaire c'est prés de chez nous : nous sommes dans l'obligation de réaliser une mobilisation  qui se tienne.

N'oubliez pas qu'en matière nucléaire, quelques dizaines de personnes  inquiètent les autorités.

               Pour plus d'informations sur le sujet et comprendre la nécessité de se mobiliser, vous pouvez consulter et télécharger sur www.sortirdunucleaire.fr le rapport que le réseau a réalisé en réponse au dossier envoyé par l'ANDRA aux élus concernés.

SDN-27

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Nucléaire: Nouvel incident à la centrale EDF du Tricastin

9 Septembre 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Nucléaire: Nouvel incident à la centrale EDF du Tricastin

(Reuters et Libé)
De niveau 1, sur une échelle de 0 à 7, l’incident s’est déroulé pendant un arrêt de tranche de la centrale nucléaire qui a connu cet été une série de problèmes.
LIBERATION.FR : mardi 9 septembre 2008
Un incident a eu lieu lundi à 10H30 pendant un arrêt de tranche à la centrale nucléaire exploitée par EDF au Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Chateaux (Drôme), a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"Ce matin, lors des opérations de déchargement du combustible prévues dans le cadre de l’arrêt de l’unité de production n°2, une position anormale de deux assemblages combustible a été détectée, empêchant la poursuite de la manoeuvre", a pour sa part indiqué EDF, dans un communiqué.

L'ASN a expliqué dans son communiqué que le coeur du réacteur nucléaire est composé de 157 assemblages combustibles comportant chacun 264 crayons qui contiennent le combustible nucléaire.

"Les réacteurs doivent être arrêtés périodiquement et déchargés pour procéder au renouvellement du combustible. Lors de cette opération, le couvercle de la cuve du réacteur et les structures internes supérieures de maintien sont retirés pour pouvoir accéder aux assemblages combustibles et pouvoir les remplacer", a détaillé l'ASN. Dans la centrale du Tricastin, lors de cette opération, "deux assemblages combustibles sont restés accrochés aux structures internes supérieures au cours des opérations d'enlèvement", obligeant l'exploitant à interrompre ces opérations "conformément aux règles d'exploitation du réacteur".

Les deux assemblages restés coincés sont actuellement "sous eau dans la cuve", a ajouté l'ASN. "Le bâtiment réacteur a été évacué et fermé de façon préventive. Les équipes nécessaires à la résolution de l’incident technique sont mobilisées", a souligné de son côté EDF, qui ne peut pour le moment préciser la durée de cette intervention.

EDF, qui assure que "cet événement n’a aucune incidence sur l’environnement et la sûreté des installations", a proposé au gendarme du nucléaire de le classer au niveau 1 sur une échelle qui va de 0 à 7. "Un incident de même nature s'était produit à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine en 1999", a, pour sa part, indiqué l'ASN.

Le site du Tricastin, qui comporte plusieurs installations, a connu cet été une série d'incidents. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, 74 kilos d'uranium ont été rejetés dans l'environnement à la suite du débordement d'une cuve à l'usine Socatri (Areva) à Bollène (Vaucluse). Le 23 juillet, une centaine de travailleurs ont subi une contamination par de la poussière radioactive lors d'une opération de maintenance sur le réacteur n°4 de la centrale EDF du Tricastin, à proximité de l'entreprise Socatri.



http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/350916.FR.php
© Libération
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Accident nucléaire en Belgique: alerte en retard, la population trinque !

29 Août 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Accident nucléaire en Belgique: alerte en retard, la population trinque! 
Par Philippe BROUSSE (Réseau Sortir du nucléaire)


29-08-2008 - Interdiction aujourd’hui de consommer des légumes et du lait à Fleurus en Belgique !

La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, est loin d'être le seul pays d'Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales de grande ampleur font même la UNE actuellement dans certains pays.

En Belgique, un accident de niveau 3 s'est produit le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d'habitude dès qu'il s'agit de nucléaire, l'alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d'abord été minimisées par l'Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on apprend aujourd'hui que la fuite radioactive est plus importante qu'annoncé au départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations...

En Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt de lourdes sanctions.

En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été stockés. La mine était présentée comme "stable depuis 70 millions d'années" et "quasi-imperméable", mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.

En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un accident grave n'a pas eu lieu.

En Ukraine, une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine) le 10 juin.

En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne (les 26 autres pays de l'Union ont été contactés en urgence) avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne sache vraiment ce qui s'était passé.

La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Le Réseau "Sortir du nucléaire " appelle l'opinion publique internationale à prendre conscience de la gravité des contaminations déjà occasionnées par l'industrie nucléaire, et de la possible imminence d'une véritable catastrophe nucléaire dont les conséquences seraient incommensurables. Il ne faut pas faire confiance aux diverses "autorités de sûreté", qui contribuent à cacher la vérité, et il faut fermer les installations nucléaires avant que le pire ne se produise.

Philippe BROUSSE,
président,
Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 830 associations
http://www.sortirdunucleaire.org/
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Contaminations au Tricastin, quatrième incident dans le nucléaire français en 15 jours (AFP)

24 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

AFP - mercredi 23 juillet 2008, 20h04

Contaminations au Tricastin, quatrième incident dans le nucléaire français en 15 jours: 100 salariés contaminés...

La centrale nucléaire du site du Tricastin à Bollène, le 9 juillet 2008Un quatrième incident en quinze jours a affecté la filière nucléaire française, avec la contamination à faible dose mercredi matin de cent employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme), "fait sans gravité" selon EDF mais qui "inquiète" l'association Criirad.

Vers 09H30, lors d'une opération de maintenance dans le bâtiment d'enceinte du réacteur N.4, "un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert (...) et de la poussière radioactive s'en est échappée", a expliqué à l'AFP Alain Peckre, le directeur de la centrale.

La préfecture et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été aussitôt prévenues, a-t-il ajouté.

L'ASN a décidé de classer provisoirement cet incident au niveau 0 de l'échelle Ines, qui répertorie incidents et accidents nucléaires de 0 à 7.

A ce niveau, l'ASN ne rend généralement pas les incidents publics, mais le gendarme du nucléaire a tenu compte du contexte, a expliqué son directeur général Jean-Christophe Niel.

Interrogé sur la succession d'incidents, il a jugé qu'il s'agissait d'un "effet de série factice".

"Il n'y a aucun lien" entre les deux incidents survenus en quinze jours au Tricastin, sur des établissements dépendant d'exploitants différents, a-t-il précisé.

Le nouvel incident touche la centrale EDF du Tricastin. Le 7 juillet dernier, une fuite d'effluents radioactifs d'une cuve de l'usine Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans les déchets, avait entraîné le limogeage de son directeur. Cette "anomalie" avait été classée niveau 1.

Une autre fuite, la semaine dernière, d'effluents radioactifs dans une usine de fabrication de combustibles de Romans-sur-Isère (Drôme) a été classée également niveau 1.

Lors de l'incident à la centrale du Tricastin mercredi matin, 97 salariés d'EDF et d'entreprises sous-traitantes, qui travaillaient dans le bâtiment contaminé, ont été évacués vers l'infirmerie pour des examens médicaux après le déclenchement des alarmes de détection. 32 autres employés du site, ayant traversé peu avant le bâtiment ou l'ayant approché, les ont rejoints, selon la direction de la centrale.

Sur ce total, "100 personnes ont été légèrement contaminées par des radio-éléments quarante fois inférieurs à la limite réglementaire annuelle", a indiqué Stéphanie Biabaut, chargée de communication de la centrale, qui compte quatre réacteurs de 900 mégawatts.

L'incident a eu lieu pendant un arrêt de tranche, alors que le combustible avait été retiré du réacteur pour des travaux de maintenance, a précisé l'ASN, qui attend les explications d'EDF sur l'origine du dégagement radioactif.

"Des investigations se poursuivent pour déterminer les causes de cet évènement, qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes ni sur l'environnement", a précisé Mme Biabaut.

Plusieurs centaines d'événements classés "zéro" sont répertoriés chaque année en France.

Dans un communiqué, le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé "d'urgence" un débat national sur la sortie du nucléaire.

"Les contaminations de ce type, c'est un problème récurrent. Mais autant de personnes en si peu de temps, cela nous inquiète", a déclaré Corinne Castanier, directrice de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).

Vendredi, 15 employés avaient déjà été contaminés par des radio-éléments --"très légèrement" selon EDF-- sur un chantier de maintenance d'une unité de production de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice (Isère), sans que l'incident ait été classé par l'ASN.

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VIDEO: "Pour un monde sans nucléaire", manif du 12 juillet 2008 à Paris.

22 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

 "Pour un monde sans nucléaire", manif du 12 juillet 2008 à Paris.

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7 000 manifestants à Paris le 12 juillet pour un monde sans nucléaire.

16 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Le réseau SORTIR DU NUCLEAIRE annonce 7000 manifestants le 12 juillet à Paris.
Ci-desous photos de la manifestation dont celles du cortège de la LCR Haute Normandie.

Une délégation de 13 pays a participé à cet événement (Allemagne, Danemark, Grèce, Autriche, Irlande, Grande-Bretagne, Biélorussie, Bulgarie, Etats-Unis, Finlande, Italie, Turquie, Australie).

Après les mobilisations contre le réacteur EPR en 2006 (30 000 manifestants à Cherbourg) et en 2007 (60 000 manifestants dans cinq villes de France), cette manifestation est fondamentale.

En effet, depuis le 1er juillet 2008, le gouvernement français préside pour 6 mois l’Union européenne. L’énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence.

Le lendemain du rassemblement, soit les 13 et 14 juillet, N. Sarkozy a reçu à Paris des dizaines de chefs d’Etat de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen (dont le dictateur libyen M. Kadhafi).

Le président français a certainement continuer à promouvoir le nucléaire, en le présentant comme une solution au changement climatique, ce qui est un mensonge pur et simple.

Le nucléaire n’est ni propre, ni renouvelable !

Le nucléaire constitue un risque grave et avéré pour les générations présentes et futures.

Ne laissons pas construire de nouveaux réacteurs ou sites nucléaires en France ou ailleurs dans le monde (EPR, sites d’enfouissement de déchets nucléaires, ITER…).

Comme 90% des Européens, exigeons des investissements massifs dans les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables, seules solutions pour préserver efficacement le climat.

Face au changement climatique, le nucléaire n’est qu’une dangereuse illusion.

Le Réseau SORTIR DU NUCLEAIRE



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Fuite d'uranium au Tricastin : pourquoi l’Autorité de sûreté nucléaire a-t-elle attendu plusieurs heures avant de donner l’alerte ? par Réseau SORTIR DU NUCLEAIRE

12 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations
Contact presse : 06 64 100 333

Voir les reportages TV sur : http://videos.sortirdunucleaire.org/

Communiqué de presse du jeudi 10 juillet 2008

Fuite d'uranium au Tricastin : pourquoi
l’Autorité de sûreté nucléaire a-t-elle attendu
plusieurs heures avant de donner l’alerte ?


- Areva a tardé à avertir l’ASN, mais celle-ci a ensuite perdu plusieurs heures précieuses
- L’ASN aurait-elle attendu dans l’espoir que l’affaire puisse être étouffée ?

Dans ses déclarations, l’ASN met en cause, à juste titre, l’entreprise Socatri-AREVA : cette dernière a attendu de longues heures entre lundi soir et mardi matin avant d’avertir l’ASN, pensant peut-être pouvoir cacher l’existence même de la fuite d’uranium.
 
Mais l’ASN est elle aussi coupable de rétention d’informations pendant plusieurs heures.
 
Ainsi, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, reconnaît que "l'ASN a été prévenue vers 07H30 le matin" mais il ajoute que "l'exploitant a pris la mesure de l'importance du rejet vers midi" (cf dépêches agences de presse), comme si la mission de l'ASN n'était pas de prendre elle-même conscience des risques et de prendre immédiatement les décisions qui s’imposent. Ce n’est donc qu’en début d’après midi que l’alerte a été donnée.
 
L’ASN a donc délibérément choisi de ne pas informer les autorités (préfectures, etc), perdant ainsi 5 heures d’autant plus précieuses que c’est en tout début de matinée, au moment les radios sont très écoutées, qu’il était possible d’avertir efficacement les citoyens afin qu’ils ne se baignent pas ou ne boivent pas dans la journée.
 
Pourquoi l’ASN a-t-elle perdu ces heures précieuses ? Pourquoi cette mise en danger délibérée de la population ? L’ASN a-t-elle attendu dans l’espoir que l’affaire puisse être étouffée ? L’ASN n’aurait ensuite donnée l'alerte qu’après avoir compris que l’ampleur du rejet le rendrait tôt ou tard détectable par des organismes indépendants comme la Criirad.
 
En tout état de cause, s'il est évident que la Socatri-AREVA est coupable, il en est certainement de même pour l'ASN dont les responsabilités doivent être établies et sanctionnées.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à participer à un Rassemblement antinucléaire européen samedi 12 juillet à Paris (14h pl de la République). Les animations auront lieu dès le matin sur la place de la République, et un Colloque international se tiendra à 20h avec de nombreux invités d'Europe... et d'au delà.

Voir aussi les autres communiqués de presse sur ce sujet sur :
http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=communiques

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Rejet d'uranium sur le site de Tricastin : Les autorités nucléaires se veulent rassurantes...

9 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Les autorités nucléaires se veulent rassurantes face au rejet d'uranium sur le site de Tricastin

LE MONDE | 09.07.08 | 05h46  •  Mis à jour le 09.07.08 | 11h24


Quelque 360 kg d'uranium se sont déversés dans l'environnement du site nucléaire du Tricastin, sur la commune de Bollène (Vaucluse), dans la nuit du 7 au 8 juillet. L'accident est survenu dans une installation de la société Socatri, filiale d'Areva, qui assure la décontamination de matériels et la récupération de l'uranium traité par l'usine d'enrichissement d'Eurodif, installée sur le même site. Les circonstances du déversement accidentel de 30 m3 de solution contenant 12 grammes d'uranium par litre restent encore à élucider.

Les préfets du Vaucluse et de la Drôme ont interdit, jusqu'à nouvel ordre, la consommation d'eau potable issue de captages privés sur trois communes, mais aussi la baignade et la pêche dans les cours et plans d'eau avoisinants. L'irrigation agricole est stoppée. Les effluents radioactifs se sont en effet infiltrés pour partie dans le sol à l'intérieur même de l'établissement. Mais une quantité mal évaluée a rejoint par le réseau des eaux pluviales les rivières de la Gaffière, puis du Lauzon qui se déverse dans le Rhône. La société Socatri, qui a immédiatement effectué des mesures, "a constaté un dépassement de la valeur préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les eaux destinées à la consommation humaine d'un facteur 1000 pendant une courte période correspondant au passage du pic de pollution", indique l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Chargé de l'expertise en cas d'accident, cet organisme estime cependant que les "conséquences radiologiques pour les populations devraient être négligeables".

100 FOIS LE REJET ANNUEL

"Dans la mesure où les gens ne consomment pas l'eau de la nappe phréatique, les risques de contamination sont inexistants"
, estime Thierry Charles, directeur de la sûreté des usines à l'IRSN. Un plan de surveillance sur 12 points de prélèvement d'eau va être mis en place pour vérifier l'évolution des teneurs dans les semaines et les mois à venir. Ces analyses permettront de déterminer à quelle échéance les mesures de restrictions pourront être levées. Elles pourraient l'être à plus faible délai dans les cours d'eau, qui assurent une dilution plus rapide, "lorsque nous serons assurés que l'uranium ne s'est pas fixé sur les sédiments", précise Charles-Antoine Louet, chef de division de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) à Lyon.

Si les autorités se veulent rassurantes, les associations de défense de l'environnement s'inquiètent de l'ampleur de la pollution. Sortir du nucléaire évoque le risque de cancer lié aux contaminations de ce type. Bruno Chareyron, responsable du laboratoire de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), note que "la radioactivité contenue dans ce rejet a été plus de 100 fois supérieure à la limite annuelle fixée pour cet établissement". Il ne veut pas encore se prononcer sur l'impact environnemental et sanitaire de l'accident, "attendant plus de données pour l'évaluer". Il y a quelques jours, la Criirad s'était inquiétée de l'entreposage sous un tumulus de terre de 770tonnes de déchets radioactifs d'origine militaire au Tricastin. "Cela fait beaucoup pour un site qui est la deuxième plate-forme nucléaire française, après La Hague", note-t-il.

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Très forte mobilisation contre la ligne électrique à très haute tension Cotentin-Maine.

9 Juillet 2008 , Rédigé par LCR 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE

Reportage

La mobilisation locale redouble contre la ligne électrique à très haute tension Cotentin-Maine.

LE MONDE | 08.07.08 | 15h40  •  Mis à jour le 08.07.08 | 17h15

CHÈVREVILLE (MANCHE) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Dans le jargon de RTE, le transporteur national d'électricité, Chèvreville est ce que l'on appelle un "point dur". Les deux cents habitants de ce village tranquille sont entrés en rébellion contre le tracé de la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, qui doit relier le réacteur nucléaire de troisième génération EPR (réacteur pressurisé européen), situé à Flamanville, au réseau électrique national. L'entrée en service est prévue fin 2011. Selon RTE (Réseau de transport d'électricité), cette ligne de 150 km permettra de sécuriser l'approvisionnement de l'ouest de la France.

A Chèvreville, tous voient déjà la "balafre". La ligne débouchera en haut d'une colline, coupera à travers champs, passera entre la route, la rivière et les maisons, s'approchera à 400 mètres de l'école maternelle. Six pylônes, hauts de 45 à 65 mètres, peupleront bientôt le village. "Nous sommes touchés dans notre chair", résume Hervé Gaté, porte-parole de l'association THT Touche pas à Chèvreville. La taxe au pylône promise (3 600 euros par an) n'y change rien.

Les habitants remuent ciel et terre. Ils ont boycotté, à l'unanimité, les dernières élections municipales. Depuis un nouveau maire a été élu, il continue le combat. Dans les quatre départements touchés (Ille-et-Vilaine, Mayenne, Calvados, Manche), sur les 74 maires concernés, une vingtaine ont pris des arrêtés "anti-THT", demandant un passage de la ligne à 500 mètres des habitations. "Pas question de rejeter la ligne chez nos voisins, précise Gilbert Daniel, le maire de Chèvreville. D'accord pour qu'elle passe chez nous, mais pas dans n'importe quelles conditions."

Il est bien fini le temps où l'arrivée des pylônes, synonyme de raccordement au réseau électrique, était fêtée dans les campagnes. La révolte d'une partie des élus de la Manche est la preuve d'un changement d'époque. "Nous sommes habituellement une région conservatrice, silencieuse, où l'on accepte tout", affirme M. Gaté. La Manche doit en outre beaucoup de son développement économique au nucléaire. Elle accueille déjà deux réacteurs, auxquels viendra s'ajouter l'EPR, à Flamanville, ainsi qu'un centre de retraitement et un site de stockage souterrain, à la Hague.

Seul le collectif Manche sous tension remet en cause cette vocation. "L'EPR a uniquement une vocation commerciale, affirme Guillaume Anfray, son coprésident. On veut spécialiser la France dans la production d'électricité nucléaire, et on garde les déchets." Les autres associations et la plupart des élus évitent ce terrain, et focalisent leur combat sur les conditions du passage de la ligne THT, soit par adhésion à l'énergie nucléaire, soit par pragmatisme.

L'impact de la ligne de 400 000 volts sur le paysage est redouté, ainsi que ses conséquences en cascade : dévaluation immobilière, baisse de l'attractivité touristique. Des témoignages d'éleveurs font état de maladies dans leurs troupeaux. De possibles effets des champs électromagnétiques sur la santé humaine inquiètent. Une étude épidémiologique portant sur 29 000 cas de cancers infantiles, publiée en 2005 au Royaume-Uni, a montré une association entre la leucémie infantile et la proximité de résidence à la naissance des lignes à haute tension. L'étude n'a pas conclu à un lien de cause à effet, en l'absence de mécanisme biologique connu.

En France, le dernier rapport d'experts sur le sujet, daté de novembre 2004, est très rassurant. Il conclut que l'ensemble des données disponibles est en faveur de "l'absence d'effets sanitaires" chez l'homme. Mais les riverains demandent l'application du principe de précaution. Une solution, en particulier, est plébiscitée : l'enfouissement.

Elle a été retenue, fin avril, pour l'interconnexion électrique entre la France et l'Espagne, afin de préserver les paysages des Pyrénées. Galvanisés, les Normands réclament "l'égalité de traitement". L'association Respecter le bocage réfute l'argument du surcoût. Elle rappelle la facture de la tempête de 1999 pour EDF : 5,3 milliards d'euros, "qui auraient été économisés si les lignes avaient été enfouies". Elle prend aussi appui sur les travaux du député (UMP, Bouches-du-Rhône) Christian Kert, qui prône dans un rapport parlementaire le lancement d'une politique volontariste d'enfouissement, pour baisser les coûts.

RTE rejette l'enfouissement total pour des raisons techniques et de coût. Evalué à 200 millions d'euros en aérien, il serait multiplié par 6. "L'enfouissement partiel est envisageable, mais comment identifier les zones ?, interroge Jean-Marc Perrin, le directeur du projet. Tout le monde pourra dire : "Pourquoi eux et pas nous ?"" Selon lui, le tracé choisi, étudié et discuté au cours d'un millier de réunions, est "celui qui répond le mieux possible à l'intérêt général".

"Nous sommes réalistes, nous ne demandons pas l'enfouissement total, mais seulement dans les endroits où la ligne est la plus gênante, affirme le député Guénaël Huet (UMP, Manche). Mais on ne peut pas discuter avec RTE : ils viennent deux fois en hélicoptère et croient connaître le pays mieux que nous." Selon son collègue Yannick Favennec (UMP, Mayenne), le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo s'est récemment engagé auprès de lui à ce qu'il n'y ait "aucune discrimination" entre l'Ouest et les Pyrénées.

 

Gaëlle Dupont

Article paru dans l'édition du 09.07.08

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