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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #declarations de philippe poutou tag

A Port-Leucate, Philippe Poutou (NPA) juge que "la seule action positive d'Hollande, c'est le mariage pour tous" (L'indépendant 27/08/2013)

1 Septembre 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Depuis dimanche et jusqu'à mercredi, le Nouveau parti anticapitaliste tient son université d'été à Port-Leucate. Rencontre avec Philippe Poutou, une des figures du mouvement

Quels sont les principaux thèmes abordés lors de cette université d'été ? Nous allons débattre de nombreux thèmes jusqu'à mercredi. Et tout d'abord, de l'enjeu de la bataille des retraites et de la question du travail socialisé. Nous rejetons la réforme des retraites, qui est la suite de ce qu'a fait Sarkozy. Nous sommes pour un retour à ce que c'était avant (la retraite pour tous à 60 ans), même si cela ne veut pas dire que c'était satisfaisant. Il y a aujourd'hui de plus en plus de chômeurs, et pour enrayer cette tendance à l'accumulation des richesses d'un côté, et la pauvreté de l'autre, il faut une répartition du travail et une baisse du temps de travail afin que tout le monde puisse avoir un emploi. Nous parlerons aussi beaucoup de l'internationalisme en affirmant notre solidarité avec la lutte des autres peuples.

Le NPA soutiendrait-il une éventuelle intervention en Syrie ? Nous n'avons aucune confiance dans ces interventions impérialistes. Le problème est de savoir : quelle intervention ? Si c'est pour faire comme en Afghanistan ou au Mali, c'est pas la peine. Une solidarité entre les peuples devrait se traduire par le fait de donner les moyens aux peuples de se défendre.

Quelle est la situation actuelle du NPA ?

On a vécu trois années difficiles avec des désaccords au sein du parti et une perte importante de militants (moitié moins depuis sa création). Aujourd'hui, le nombre d'adhérents s'est stabilisé et il est sensiblement identique à l'an dernier. Mais, s'il y a un problème interne en lien avec ce qu'on ne sait pas faire, ou qu'on fait mal, il y a aussi le contexte social. On fait partie de ces gens qui souffrent de la crise. Et c'est difficile de construire une organisation militante. Les gens n'y croient pas et cet affaiblissement du mouvement social coûte cher à notre parti mais aussi à d'autres. Le mouvement social est à reconstruire, il faut qu'il retrouve un certain dynamisme qui permettrait de relancer les équipes militantes.

Justement, en 2014, il y a des échéances électorales importantes (municipales, européennes). Comment le NPA les appréhende ? Nous ferons en sorte d'être le plus présent possible aux élections municipales. Mais c'est toujours compliqué pour nous, d'une part de réunir les moyens financiers nécessaires à la campagne, mais aussi parce qu'on n'a pas la force militante nécessaire pour être présent partout. Et en ce qui concerne les Européennes, l'aspect financier est un vrai problème. Il faut un million d'euros pour financer le matériel minimum pour faire campagne. On lance d'ailleurs un appel aux dons.

Envisagez-vous des alliances pour ces élections ? Nous avons des accords avec le front de gauche, mais nous avons aussi des points de divergence. Notre bataille est une bataille anti-austérité, nous souhaitons construire une force politique en rupture avec la politique libérale du PS. Pour les municipales, une éventuelle alliance avec le parti de gauche est en discussion dans pas mal d'endroits.

 

Quel est votre point de vue sur la première année de mandat du PS au pouvoir ? On n'attendait pas grand-chose. On n'est ni déçu, ni surpris, ce gouvernement est dans l'exacte continuité de Sarkozy. C'est la même façon de parler, les mêmes arguments, c'est terrible ! La seule action positive est la légalisation du mariage pour tous. Pour le reste, le bilan est catastrophique maintenant et il le sera par la suite. Ce gouvernement efface l'idée que les choses peuvent changer et renforce la démoralisation. L'arrivée de cette gauche prépare au retour de la droite et pire de l'extrême droite. Il faut une autre solution, celle de la bataille sociale dans la rue. Il n'y a aucun espoir qu'Hollande fasse une politique de gauche. L'issue est ailleurs : il faut que le peuple de gauche se dise "On va s'occuper de nos affaires".

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Phlippe Poutou aspire à une "bataille sociale" à la rentrée (AFP 13/08/2013)

14 Août 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

PARIS (France), 13 août 2013 (AFP) - Philippe Poutou, ex-candidat du NPA l'Elysée, attend et espère une "bataille sociale" à la rentrée contre un gouvernement au bilan "catastrophique", pour aller "prendre le pognon" là où il est.


Comme France 2 lui demandait de juger les 16 mois de la majorit socialiste, le responsable trotskiste a tranché : "C'est catastrophique pourla majorité de la population". "Ils ont l'air plutôt satisfaits d'eux-mêmes, Hollande, Ayrault", poursuivi M. Poutou. "Mais en réalité, c'est plus de chômage, de pauvreté des services publics qui continuent à se dégrader, une souffrance au travail les mêmes problèmes qui continuent et c'est logique puisqu'ils mènent un politique libérale qui est quasiment la même que celle qui était menée par Sarkozy".


Donc son espoir réside dans "une contestation à gauche, une mobilisatio sociale". Il faut aux yeux de l'ancien candidat à la présidence (1, 15%) , "reprendre la rue, que le peuple de gauche se batte et arrive à imposer un progrès socia pour tout le monde".


"Ca passera par une bataille sociale contre ce gouvernement", selon M. Poutou. "Le pognon existe, il faut aller le prendre. Seulement, il faut oser le prendre, c'est un problème politique, pas technique", a lancé le militant du Nouveau Parti Anticapitaliste.


La visite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault tôt le matin sur un chantier pour parler pénibilité du travail ? "Du pipeau complet", a-t-i tranché.

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Cahuzac, son avocat ami de Le Pen et les autres

4 Avril 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

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POUTOU SUR LES AFFAIRES 
 
Je l'ai avoué ce matin, à la salle café de l'usine, solennellement et droit dans mes bottes, devant une assemblée de collègues, en plus de mon compte bancaire courant, oui j'ai aussi un compte épargne à la poste. 
Plus sérieusement, quand on voit la succession de scandales impliquant des politiciens de gauche comme de droite, il est temps que la population se mêlent directement de politique, prenne ses affaires en main. C'est la seule solution. Il faudra bien renverser ce monde où politique professionnelle, cumuls et successions de mandat d'élus, clientélisme, liens étroits avec les possédants et les fortunés, conduisent inéluctablement à ces abus de pouvoirs, détournements, fraudes, mensonges.
Changer cela, c'est changer le pouvoir, le système économique, c'est imposer la transparence, le pouvoir collectif de notre camp social, celui des salariés, de la population. Vivement la riposte sociale, tous ensemble.
Philippe " — avec Npa-infos Fédé-eure et Philippe Poutou.
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Déclaration de Philippe Poutou à l'issue du 2eme tour.

6 Mai 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Poutou1 Nicolas Sarkozy, le « président des riches » est bel et bien battu et nous nous en réjouissons. Son bilan, c’est une lutte des classes menée au service de ses amis du Fouquet’s.
Ces derniers jours, sa drague honteuse de l'électorat du Front National (retour de l’identité nationale, défense des frontières pour protéger la civilisation européenne, stigmatisation des immigrés, condamnation du prétendu assistanat des chômeurs, et même un contre rassemblement anti-syndical le 1er mai) montre bien la perméabilité de la droite à son programme. Au terme d'une campagne qui a donc pris un tour de plus en plus réactionnaire, celui qui se voulait le « candidat du peuple » a été dégagé et c'est tant mieux.


Hollande est donc élu président, alors qu’il n’a pas un seul instant montré sa volonté de se situer sur le terrain du monde du travail, celui de la justice sociale pour une autre répartition des richesses,
pour de nouveaux droits sociaux. Son programme n'est pas la rupture, pourtant nécessaire, avec l'orientation de son prédécesseur. Il ne s'est même pas engagé à défaire les contre-réformes de Sarkozy, à commencer par les retraites. Au contraire, s'inscrivant pleinement dans la politique des socialistes européens et de l’Union Européenne, gestionnaires loyaux de la crise, l'élection de Hollande annonce une politique d’austérité pour les catégories populaires, au nom de la rigueur et de l'équilibre budgétaire. Il est d'ailleurs tellement apparu comme garant du système qu'un homme de droite tel que Bayrou ne s'y est pas trompé en votant pour lui.
Il faut donc nous préparer à mener de nouvelles batailles, à fédérer les résistances contre des
mesures et des politiques qui ne seront rien d'autre qu'une austérité de gauche.
C’est l’ambition du NPA : nous voulons construire de larges cadres unitaires pour faire converger les luttes contre l’austérité.


Comme nous l’avons fait ces dernières semaines, le NPA lance un appel. Nous nous adressons à celles et ceux qui se sont reconnuEs dans notre campagne, aux organisations et à celles et ceux qui se sont retrouvéEs dans les campagnes du Front de Gauche ou de Lutte ouvrière, aux militantEs syndicalistes et à l'ensemble du mouvement social. Dans la suite de la grande mobilisation du 1er mai, réunissons-nous et préparons ensemble dès à présent la riposte dont nous avons besoin. C’est cela qu’attendent les millions de personnes qui se sont mobilisées ces dernières années et qui ont porté au premier tour leurs suffrages sur les candidatures à la gauche du PS, et même plus largement celles et ceux qui se revendiquent de la gauche..
Dans cette situation l’objectif du NPA est de construire une véritable opposition à toutes les
politiques d’austérité de droite comme de gauche. Dans cette opposition, nous voulons aussi pour notre part, trouver les voies pour avancer dans le regroupement des anticapitalistes. C’est aussi pour défendre cette perspective que le NPA présentera des candidats, des candidates aux élections législatives. .


Plus que jamais, il est nécessaire de faire vivre un projet anticapitaliste.

Paris le 6 mai 2012. 20H.

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Premier tour de l’élection présidentielle, déclaration de Philippe Poutou

23 Avril 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Premier tour de l’élection présidentielle, déclaration de Philippe Poutou

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Merci à celles et ceux qui viennent de voter pour moi car nous avons réussi ensemble dans cette campagne, au-delà de notre score à faire exister des réponses anticapitalistes: l’interdiction des licenciements, l’augmentation de tous les revenus de 300 euros nets, l’annulation de la dette, une autre répartition des richesses et la sortie du nucléaire en dix ans.

Dans cette campagne, nous avons essayé de montrer l’absolue nécessité que les salariéEs et la population ne comptent que sur leurs propres forces pour combattre les méfaits du capitalisme.

Nicolas Sarkozy a mené pendant cinq ans une politique pour ses amis les riches, une politique antisociale, xénophobe et raciste. Le fait que Sarkozy soit rejeté dès le premier tour par une grande majorité de la population est bien- sûr un formidable encouragement. Le fait par contre que l’extrême droite avec Marine le Pen fasse un score aussi élevé d’environ 20% est une mauvaise nouvelle. Son parti et elle-même ne représentent en rien les intérêts des classes populaires. C’est un danger mortel qu’il faut continuer à combattre.

Face à cette droite dure, le Parti Socialiste et son candidat ne sont pas une réponse. Le projet du PS s'inscrit dans les grandes lignes des choix de l’Union européenne et des socialistes européens. Il annonce déjà des politiques de rigueur, pour une « austérité de gauche ».

Depuis cinq ans le NPA combat la politique de Sarkozy et de son gouvernement dans la rue comme dans les urnes. C'est en ce sens que le NPA appelle le mardi 1er mai à manifester dans toutes les villes de France pour les mesures d'urgence sociales que nous avons défendues dans cette campagne, contre la politique de Sarkozy et le danger que représente l’extrême droite de Marine Le Pen.

Le 6 mai, dans la suite de la campagne que nous avons menée, nous serons au côté de celles et ceux qui veulent empêcher Nicolas Sarkozy de faire un second mandat. Nous le disons clairement, il faut dégager Sarkozy et toute sa bande en votant contre lui. Mais cela ne signifie pas un quelconque soutien à la politique de François Hollande.

Nous appelons celles et ceux qui se sont reconnus dans notre campagne à se regrouper, à prendre contact avec nous, pour qu'ensemble nous puissions faire vivre une force anticapitaliste indépendante. Dans la bataille contre l’austérité de droite comme de gauche, nous nous adressons au Front de Gauche, à Lutte ouvrière, aux militantEs syndicalistes et bien au-delà à celles et ceux qui se sont retrouvés dans ces campagnes pour préparer dès à présent la contre-offensive dont a besoin le monde du travail.

Paris le 22 avril à 20h00

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Poutou souhaite "un grand service public de l'énergie"

19 Avril 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Poutou (NPA) souhaite "un grand service public de l'énergie"

MARTIGUES (Bouches-du-Rhône), 18 avr 2012 (AFP) -

Philippe Poutou (NPA) a apporté mercredi son soutien aux salariés du chimiste Arkéma à philippe-poutouMartigues (Bouches-du-Rhône), dont les activités vinyliques (PVC, chlore) ont été cédées au groupe Klesch, souhaitant le retour d'un "véritable service public de
l'énergie".
Philippe Poutou, qui est ouvrier chez Ford à Blanquefort, près de Bordeaux, a plaidé pour la mise en place d'"un grand service public de l'énergie en rupture avec les logiques de rentabilité et de profit" avec une "véritable politique de l'énergie qui réponde aux besoins de la population et à la crise écologique".
"Cela passera par l'expropriation de groupes comme Total", a-t-il dit.
Arkéma doit céder mi-2012 à Klesch, pour "zéro euro", ses activités vinyliques (PVC, soude, chlore, etc.) principalement basées en France, autour de Marseille et de Lyon, avec 1.780 salariés et 850 à l'étranger.
Une perspective qui inquiète le personnel au vu des précédents de Klesch, dont les reprises de sociétés se sont souvent soldées par des fermetures, des réductions d'effectifs ou des baisses de salaires, selon les syndicats.
"Partout on entend grosso modo le même discours, la même propagande en permanence, on essaie de nous enfermer dans des logiques économiques de fatalité (...) comme si au bout du compte il n'y avait pas d'autres solutions que ce qui se passe", a estimé le candidat anticapitaliste.
"Notre solution est vraiment politique, c'est créer du lien entre les salariés en lutte, entre les résistances; pour créer une convergence des batailles et lutter ensemble contre le rapport de force libéral", a-t-il dit.
Philippe Poutou a participé dans l'après-midi à une table ronde avec plusieurs entreprises en difficultés dans la région marseillaise, notamment Fralib, la SNCM et Netcacao.
A Martigues, sur le site d'Arkéma, étaient également présents des représentants CGT de la raffinerie Ineos (ex-BP) de Lavera (Bouches-du-Rhône) des salariés d'Elengy, filiale pour les terminaux méthaniers de GDF Suez, actuellement en grève pour des revalorisations salariales.
mc/tm/ct

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Poutou invite LO et le Front de gauche à une "riposte unitaire" après les élections

18 Avril 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Poutou (NPA) invite LO et le Front de gauche à une "riposte unitaire" après les élections

PARIS, 17 avr 2012 (AFP) - Philippe Poutou, candidat NPA à l'Elysée, a invité Lutte ouvrière et le Philippe Poutou-aFront de gauche à bâtir une "riposte unitaire" au lendemain des élections, lors du seul débat télévisé d'avant premier tour sur France 2 lundi soir.
"J'en profite puisqu'il y a Nathalie Arthaud (LO) et le Front de gauche, c'est une invitation, qu'on discute dès le lendemain des élections, qu'on commence à organiser cette riposte unitaire-là, et qu'on discute d'un outil politique indépendant du Parti socialiste parce que si on veut une politique de gauche et bien on l'imposera par nos luttes", a déclaré M. Poutou en fin d'émission.
Interrogé sur le principal message qu'il voudrait délivrer aux électeurs, M. Poutou a déclaré sans ambage: "Je souhaite que Sarkozy et toute sa bande dégagent et que ces élections puissent servir à ça et ça me fait plaisir de le dire à côté d'un des membres de cette bande-là", en référence à Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président-candidat.

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Philippe Poutou : "Il nous faudra construire une opposition au PS"

13 Avril 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Poutou : "Il nous faudra construire une opposition au PS"

Le Monde.fr | 11.04.2012 à 11h05

Par Propos recueillis par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

Philippe-Poutou-1.jpgEn cas de victoire de François Hollande, Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, souhaite construire avec les autres partis à la gauche du PS une opposition à ce gouvernement-là.


Le NPA a eu du mal à réunir ses 500 parrainages. Pourquoi était-ce si important d'avoir un candidat à la présidentielle ?

Parce qu'on veut faire entendre une voix anticapitaliste. Et dire aussi qu'il y en a ras-le-bol du discours sur l'austérité et la rigueur, qu'autre chose est possible. Il faut aller prendre l'argent là où il est, dans la poche des capitalistes. En 25 ans, c'est 10 % du PIB qui est passé des poches des salariés vers celles des capitalistes. Cela représente environ 200 milliards d'euros par an qu'il faut récupérer. Cela passe par l'expropriation des banques et l'annulation de la dette.


Le travail reste une préoccupation majeure des Français. Que leur proposez-vous ?

La politique menée depuis trente ans n'a fait que se traduire par l'augmentation du chômage, de la précarité et de la pauvreté. Il y a urgence à stopper les licenciements et à répartir le travail entre tous, non seulement avec les 35 heures mais aussi en allant vers les 32 heures hebdomadaires. C'est aussi le retour à la retraite à 60 ans, avec 37,5 annuités, et à 55 ans pour les travaux pénibles. On souhaite enfin un plan massif d'embauche dans les services publics, dans la santé et l'Education nationale et en faveur d'un service public de l'énergie rendue nécessaire par la sortie du nucléaire.


Vous dénoncez la professionnalisation de la politique. Pourquoi ?

On nous parle de démocratie, de représentation du peuple et on se retrouve avec une caste politique déconnectée de la population. Nous sommes pour limiter les revenus des élus : ce n'est pas normal de gagner 6 000 ou 10 000 euros par mois quand on est élu. Nous sommes contre la spécialisation d'une caste. Qu'il y ait une représentation, c'est normal, mais il faut limiter à un ou deux le nombre de mandats qu'un élu peut faire. Et il n'en faut qu'un en même temps : c'est complètement anormal de cumuler deux, trois, quatre mandats comme la plupart le font.

Pour vous, cela alimente l'abstentionnisme...

Oui, d'autant plus qu'on assiste à un vrai cirque électoral où les préoccupations de la vie quotidienne de la population ne sont pas prises en compte. Le plus caricatural, c'est Sarkozy, le président des riches qui devient le candidat du peuple. Il y en a qui se font avoir et après, c'est de la désillusion, de l'écœurement. Dans les milieux populaires, personne ne pense que les élections peuvent changer les choses. Aujourd'hui, il va y avoir un vote pour se débarrasser de Sarkozy, mais il n'y aura pas un vote pro-Hollande qui ne suscite aucun espoir.


Comment vous jugez la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?

Il y a un succès qui est positif dans le sens où ça peut donner la pêche aux militants du PCF et du PG, mais si c'est pour en faire un gros coup électoral ou pour nous refaire le coup de la gauche plurielle, ça pose un problème. Derrière, c'est forcément des désillusions. Avec le Front de gauche, il y a des revendications communes, mais il y a aussi une solution qui n'est pas la nôtre. C'est celle de fonctionner avec le PS. On est pas d'accord avec cette perspective de soutien même critique à la gauche.


Le Front de gauche n'est-il pas en train de réussir ce que le NPA ambitionnait de faire ?

Non ! Construire un PS bis, un peu plus radical que celui d'aujourd'hui, c'est moins compliqué que de construire un parti anticapitaliste. Hollande est sur une ligne très à droite et il y a un espace à gauche qu'occupe le Front de gauche. Nous, nous discutons d'un outil politique qui permette demain de se battre contre le capitalisme. On discute d'expriopriation des banques, d'une véritable démocratie, d'une remise en cause du pouvoir des capitalistes sur l'économie. On ne construit pas la même chose même s'il y a toujours possibilité de discuter entre nous, de résister ensemble.


Quel regard portez-vous sur les cadres de votre parti qui ont appelé à voter pour M. Mélenchon ?

Depuis le début, ils ne soutiennent pas ma candidature. Avec Bové [en 2007], on avait vécu exactement la même chose. Il y a des désaccords mais on n'est pas des adversaires, on se retrouvera plus tard dans les luttes.


Mais quand on en vient à se déchirer sur des questions d'argent, c'est que ça ne va pas bien...

Ce qui ne va pas bien, c'est la crise du monde capitaliste, ce n'est pas le NPA. Tout le monde a ses histoires. C'est de bon ton de parler du NPA. Dès qu'il y a une petite histoire croustillante, on la ressort. C'est intéressant, ça passionne du monde sauf les électeurs. Ce sont nos affaires, on essaie de les gérer au mieux mais on ira jusqu'au bout malgré ces difficultés.


Comment voyez-vous l'avenir du parti ?

Il faut qu'on tienne parce qu'il faut une force anticapitaliste. On verra comment on reconstruira. Dans nos meetings, des gens reviennent, adhèrent. Ce n'est pas massif mais il y a quelque chose qui se passe, qu'on n'avait pas connu depuis trois ans.


Un rapprochement avec LO est-il possible ?

On verra bien. Pour l'instant, ils jouent la carte solitaire. Nous, on pense qu'il n'y a pas le choix, qu'il faut discuter avec l'ensemble de la gauche de la gauche pour organiser une riposte. Si la gauche gagne, il faudra construire une opposition à ce gouvernement-là. Aujourd'hui, dans le programme de Hollande, sur la précarité, le chômage, il n'y a rien. C'est dramatique. Et cette opposition là, le NPA ne peut pas la construire à lui tout seul.


Appelerez-vous à voter Hollande au deuxième tour ?

Il faudra qu'on en discute collectivement à l'issue du premier tour pour savoir comment on formule la position du NPA. Aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est qu'il faut dégager Sarkozy et toute sa bande. Ça redonnerait la pêche à des millions de gens.


Vous avez dit que vous ne vous représenterez pas. C'est difficile une présidentielle ?

Il faut se rendre compte qu'on est pas des politiciens professionnels. Je suis ouvrier dans une usine. Etre dans la lumière, c'est compliqué. Il y a une pression parce qu'on a envie de bien faire le boulot. Demain, je vais retrouver ma vie et mes potes. Ça me fait très plaisir de retrouver cette vie-là. Et ce n'est pas parce que je dis ça que je regrette tout le reste. La vie, ce n'est pas la présidentielle.

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La priorité pour Philippe Poutou (NPA) est de "dégager" Nicolas Sarkozy (AFP)

28 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

La priorité pour Philippe Poutou (NPA) est de "dégager" Nicolas Sarkozy (AFP)

 

 

Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, a souligné lundi à Clermont-Ferrand que "la priorité" pour lui était de "dégager (Nicolas) Sarkozy et sa bande", laissant entendre qu'il pourrait appeler à voter pour François Hollande au deuxième tour.

"On appellera à battre Sarkozy", même si le programme de François Hollande est "libéral" et même si le Nouveau parti anti-capitaliste (NPA) n'a "aucune confiance" dans le candidat du PS, a ajouté M. Poutou devant la presse, en marge d'un meeting de campagne à Clermont-Ferrand.

Si M. Hollande gagne les élections, "ce sera une austérité de gauche. On pense que ce n'est pas bon du tout", a-t-il insisté. "Mais cela ne veut pas dire que Sarkozy et Hollande, c'est blanc bonnet et bonnet blanc", a-t-il dit.

François Hollande "est bien dans les limites de l'acceptable du libéralisme. C'est un programme libéral", a-t-il cependant relevé.

M. Poutou a déclaré que les membres de son parti qui appellent à voter pour le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon avaient "le droit" d'agir ainsi.

Dans une tribune parue jeudi dans Libération, trois membres du conseil politique national du NPA appellent à voter pour M. Mélenchon en considérant que leur formation et son candidat prenaient "le chemin de la marginalité".

"Avec 0, 5% (dans les sondages d'opinion) on ne fait peur à personne", a dit M. Poutou, mais avec 572 parrainages recueillis "on est hyper contents et hyper fiers". "On va aller jusqu'au bout, on est petit mais on grossira", a-t-il dit.

Il a rappelé que le NPA était dans son programme en faveur de "l'expropriation des banques, sortir du nucléaire en dix ans et l'annulation de la dette (de l'Etat)"

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Ni amalgame, ni union nationale

21 Mars 2012 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Déclarations de Philippe POUTOU

Déclaration de P. Poutou

Ni amalgame, ni union nationale.

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La découverte du tueur présumé de Toulouse est un soulagement pour la population.

Rien ne peut justifier un drame aussi insupportable. Mais nous ne joignons pas nos voix à ceux qui tentent d'utiliser ces dramatiques événements pour stigmatiser toute une communauté. Les msulmans de France n'ont rien à voir avec ce qui s'est passé, pas plus que les chrétiens n'avaient à voir avec le massacre d'Oslo, perpétré par un fondamentaliste chrétien. Enfin, ce crime ne peut en aucun cas être assimilé à la juste lutte du peuple palestinien.

Nous mettons en garde contre toute utilisation politique de ce geste criminel dans une période ou se developpe un climat raciste.

Nous continuerons pendant la campagne électorale notre combat quotidien contre le racisme ou l'antisémitisme. C'est dans ce cadre qu'il ne faut pas compter sur nous pour participer à toute initiative hypocrite d' union nationale antiraciste avec les Sarkozy, Guéant ou Le Pen.

Le NPA exprime à nouveau son émotion et son soutien aux proches des victimes.


Le 21 mars 2012.

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