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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

Articles avec #culture tag

Chanson: Win el malayine (Où sont les millions, où est le peuple arabe?) de Julia Boutros.

30 Décembre 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #CULTURE

Julia Boutros, grande chanteuse libanaise, de confession chrétienne maronite et de mère arménienne chrétienne née en Palestine. Un chant d’espoir et de désespoir à la fois, dont l’énergie prend aux tripes, en cette phase de reflux violent de la révolution arabe entamée il y a 6 ans. La chanson fait référence à une légende mentionnée dans le coran, une attaque d'un souverain étranger contre la Mecque avec des éléphants, repoussée grâce aux oiseaux "ababils" qui leur ont lancé des pierres brûlantes...". Pas uniquement un chant antisioniste donc, comme il est écrit ci-dessous, mais un appel à l'action pour se débarrasser de tous les régimes corrompus et obscurantistes qui se repaissent sur le dos des "millions".

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Front populaire : des conquêtes sociales mais une révolution manquée

8 Juin 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #CULTURE

Front populaire : des conquêtes sociales mais une révolution manquée

En ces temps de commémorations convenues de mai-juin 1936, il est utile de lire « Front populaire, révolution manquée » de Daniel Guérin, alors membre du courant « Gauche révolutionnaire » de la SFIO (le PS).

Extraits : Au lendemain du 1er mai, passant aux actes, les ouvriers de l'usine Bréguet, au Havre, avaient occupé les ateliers pour protester contre le licenciement de deux de leurs camarades qui avaient chômé la veille. Latécoère à Toulouse, Bloch à Courbevoie avaient suivi l'exemple. Le mouvement (comme ce sera le cas en mai 68) avait fait tache d'huile. Il avait pris très vite le caractère d'une vague de fond. Le pays que Blum s'apprêtait à gouverner n'était déjà plus celui qui, quelques semaines plus tôt, avait porté le Front populaire au pouvoir.(…) Cette grève générale, en effet, n'avait pas été ordonnée par les directions syndicales. Elle n'avait pas été manigancée, dans le secret d'une conspiration fractionnelle, par les staliniens, les pivertistes ou les trotskistes. Elle avait surgi spontanément de la conscience ouvrière et elle avait des mobiles élémentaires : la crise économique, d'une part, sévère jusqu'à la fin de 1935 ; d'autre part, les décrets-lois déflationnistes des gouvernements issus du 6 février qui avaient durement frappé une partie des salariés. Les statistiques révélaient que plus d'un tiers des travailleurs recevaient un salaire « anormalement bas », moins que le minimum vital. L'unité syndicale enfin scellée, l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement populaire ouvraient à ces masses paupérisées la perspective d'un changement radical. De surplus, elles le savaient bien, Léon Blum ne ferait pas évacuer les usines occupées.

Blum, sauveur du capitalisme au nom du socialisme

Le raisonnement du peuple était juste. (…) Blum était loin d'être enchanté. Plus tard, il évoquera avec amertume « cette explosion sociale qui, dès le départ, était venue frapper au visage son gouvernement». (…)Dans la nuit du 7 au 8, en grande hâte, les accords Matignon, prototype des accords de Grenelle de 1968, étaient bâclés et signés. Ils apportaient aux travailleurs la reconnaissance du droit syndical, le principe des contrats collectifs, l'institution de délégués ouvriers élus, enfin un rajustement de salaires allant de 7 % à 15 % pour les catégories les plus défavorisées. Le patronat, trop heureux de s'en tirer à si bon compte, ne marchanda point sa signature. Tambour battant, Blum fit entériner par le Parlement les conventions collectives et la création de délégués du personnel, pour y ajouter lui-même deux nouveaux dons de joyeux avènement : la semaine de quarante heures, les congés payés.

Savoir terminer une grève

Tout ce lest précipitamment jeté ne suffit pas à museler le géant populaire. Il avait soudain pris conscience de sa force colossale et hésitait à mettre bas les armes. Au cours de deux réunions successives, les 9 et 11 juin, les délégués des ouvriers métallurgistes, en dépit des efforts conciliateurs de leur direction syndicale stalinienne, estimèrent insuffisantes les concessions patronales et décidèrent de poursuivre la grève jusqu'à la satisfaction de toutes leurs revendications. Le bruit courut qu'ils allaient sortir en masse des usines et descendre sur la capitale. Bien qu'encore confuse, l'idée germa dans leur conscience de remettre en route les usines à leur profit exclusif. Mais ces velléités d'appropriation collective et d'autogestion ne furent pas formulées clairement. Les résolutions adoptées se réduisirent finalement à un appel à la réquisition et à la remise en marche des entreprises... sous autorité gouvernementale.

Le mouvement était arrivé à un point critique. En prévision de troubles, le gouvernement acheminait des pelotons de gardes mobiles vers la région parisienne (tout comme de Gaulle fera appel, en 1968, aux CRS de province et aux chars). Faute d'objectifs révolutionnaires clairement exprimés, les occupants risquaient de se fourvoyer dans une impasse. La paralysie de la production et du ravitaillement allait avoir sur leurs conditions d'existence l'effet d'un boomerang.

Déjà le combustible manquait à certaines entreprises où, le patronat ayant cédé sur toute la ligne, la reprise du travail avait été décidée. Jusqu'alors, les classes moyennes s'étaient solidarisées avec les grévistes. Mais la paralysie économique qu'entraînerait une prolongation de la lutte ne risquait-elle pas de les retourner et d'être mise à profit par les provocateurs fascistes ? De toute évidence, nous ne pouvions plus piétiner. Nous avions été trop loin ou, plutôt, pas assez loin.

Le reflux

Une révolution qui cesse d'avancer est condamnée à refluer. En incitant les combattants de juin 36 à ne pas pousser plus loin leur victoire, en jetant sur les grèves avec occupation (à défaut d'un recours à la force publique qui se produisit, épisodiquement, un peu plus tard) une sorte d'interdit moral, en prônant la paix sociale, l'unité française, les Blum, les Thorez, les Jouhaux, chacun à sa façon et tous ensemble, ont désarmé la classe ouvrière. Ils l'ont livrée, pieds et poings liés, à un adversaire impatient de prendre sa revanche. Comme le dira Marceau Pivert : « Un moment désarçonné par ce choc imprévu, le capitalisme reprend vite conscience, d'autant qu'il s'aperçoit qu'il a devant lui des adversaires peu disposés au combat ».Mais, de toutes les erreurs commises, la plus néfaste fut de faire accroire aux travailleurs que le gouvernement de Front populaire direction socialiste et active participation radicale était, en quelque sorte, leur gouvernement. Comme l'a souligné Trotski, les ouvriers furent incapables de reconnaître l'ennemi, « car on l'avait déguisé en ami ». Leurs chefs entourèrent le pouvoir bourgeois d'un écran qui dissimula sa véritable nature, le rendit méconnaissable, donc invulnérable et indestructible. Parce que des leaders prestigieux s'étaient installés dans un certain nombre de bureaux ministériels, l'illusion fut répandue que cet Etat n'était plus un Etat de classe, mais un Etat providentiel. Pourquoi, disait-on aux foules, vous obstiner à vouloir vous sauver vous-mêmes, puisque le gouvernement à direction socialiste s'apprête à faire votre bonheur ? Soyez donc bien sages, attendez, patientez, abstenez-vous de gêner, par des réflexes immodérés, le « grand camarade » qui va faire pleuvoir sur vous ses bienfaits. Ainsi les masses ont-elles été détournées de se sauver elles-mêmes, de dépasser le stade d'une grève générale avec occupation des usines purement revendicative, de la transformer en grève gestionnaire, de rechercher leur forme spécifique de pouvoir. Ainsi la révolution qui venait de commencer s'est-elle trouvée freinée, arrêtée, finalement « confisquée».

Ce gouvernement providentiel sera, en réalité, un gouvernement débile. Ecartelé entre des masses encore relativement turbulentes (malgré tous les appels à la concorde lancés à leur seule adresse) et un patronat décidé à sabrer les conquêtes sociales, il ne disposera d'aucun appui vraiment stable, et il en sera réduit à pratiquer un perpétuel jeu de bascule : maintenir le contact avec les masses, tout en freinant leur élan ; rechercher le soutien des groupes capitalistes les moins réactionnaires, mais en subissant leurs conditions ; accorder une valse à son cher ami le banquier Horace Finaly et l'autre à son cher ami Léon Jouhaux, tel sera le pénible exercice du pouvoir, pour parler son langage, auquel Blum s'astreindra. Pendant les longs mois que durera ce calvaire, il ira de recul en recul, pour, en désespoir de cause, s'effacer finalement devant des cabinets radicaux de plus en plus inféodés au grand capital. La retraite opérée sous le drapeau du Front populaire s'achèvera en déroute.

Mais, la dialectique des luttes sociales étant complexe, cette évolution ne sera ni rectiligne ni unilatérale. Pendant toute une période, la classe ouvrière continuera, dans une certaine mesure, à aller de l'avant. Elle démystifiera. Elle consolidera son organisation, ses points d'appui, ses systèmes de solidarité. Elle poursuivra son recrutement, atteignant le chiffre record de cinq millions de syndiqués. Elle réagira avec vigueur contre les coups que lui porteront, tantôt la réaction, tantôt les fascistes. Elle n'hésitera pas à recourir en maintes occasions, le plus souvent malgré ses mauvais bergers à l'arme de la grève sur le tas.

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Le Havre : Ken Loach soutient un documentaire sur les dockers (Paris-Normandie)

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #RESISTANCE

 Le Havre : Ken Loach soutient un documentaire sur les dockers (Paris-Normandie)

Une partie de 421 au Marie-Louise, le bar hors du temps du quai de la Saône (quartier de l’Eure). Une barricade de pneus en feu pour bloquer un rond-point tenu par quelques dockers, chasubles rouges fièrement portées. La présentation en quelques plans semble virer aux clichés...

La journaliste Auberi Edler, ayant mis avec talent le pied dans la réalisation de documentaires depuis plusieurs années, trahit en réalité, et avec bonheur, son attachement à un monde découvert en 2014 à l’occasion d’un précédent tournage sur Aki Kaurismäki (réalisateur du film Le Havre, 2011). Celui des docks et de ses hommes. « Depuis, j’y suis retournée, souvent », confie-t-elle sur la page de présentation de son documentaire, mise en ligne sur le site de financement participatif kisskissbankbank.com. Aussi touchant soit-il, il reste effectivement à le financer afin de concrétiser deux années de travail. Non seulement de tournage qui se poursuivait encore ces dernières semaines, mais aussi d’échanges, de rencontres « pour apprendre à se connaître, à imaginer la confiance ».

Certains considéreront le film orienté puisqu’il donne également un coup de projecteur sur un dernier bastion du syndicalisme en France, alors que se poursuit le bras de fer entre la CGT (notamment au niveau local la très puissante fédération ports et docks) et le gouvernement autour de l’adoption de la loi El Khomri, dite loi Travail.

Un village ouvrier qui résiste

Havraises, Havrais, fils de dockers ou non, c’est donc le moment de contribuer à la réalisation d’un projet « alternatif », probablement livré aux alentours de septembre 2017, présentant un des visages de la ville du Havre à l’occasion de son 500e anniversaire. Celui d’un village ouvrier qui résiste aux forces de la transformation, architecturale et mentale.

Des mois durant, Auberi Edler suivra donc trois dockers, de génération différente, racontant leur approche de la condition ouvrière. Pas de commentaire, ni d’interviews. Juste la parole des ouvriers, de leurs épouses sur une bande originale, c’était inévitable, produite par l’icône Little Bob. Un projet ne saurait aboutir sans parrain. Celui de ce documentaire est en or. Au sens propre comme au figuré. J’ai nommé Ken Loach, tout juste entré dans le cercle des doubles récipiendaires de la Palme d’or du Festival de Cannes. Dans une vidéo, le réalisateur de Moi, Daniel Blake, connu pour l’ensemble d’une œuvre très militante, n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Je souhaite bonne chance à cette campagne (N.D.L.R. : de financement), je suis certain que le film sera très bon... J’envoie ce message de soutien à Auberi et aux dockers du Havre, à leur combat pour tirer parti des nouvelles technologies (...). Elles ne devraient pas signifier des licenciements mais de meilleures conditions de travail (...). Victoire aux dockers ! »

Christophe Frebou

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Discours de Ken Loach pour la Palme d’Or à Cannes 2016

24 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #RESISTANCE

Discours de Ken Loach pour la Palme d’Or à Cannes 2016

« Recevoir la Palme, c’est quelque chose d'un peu curieux car il faut se rappeler que les personnages qui ont inspiré ce film sont les pauvres de la cinquième puissance mondiale qu’est l’Angleterre.

C'est formidable de faire du cinéma, et comme on le voit ce soir c'est très important. Le cinéma fait vivre notre imagination, apporte au monde le rêve mais nous présente le vrai monde dans lequel nous vivons. Mais ce monde se trouve dans une situation dangereuse. Nous sommes au bord d'un projet d'austérité, qui est conduit par des idées que nous appelons néo-libérales qui risquent de nous mener à la catastrophe. Ces pratiques ont entraîné dans la misère des millions de personnes, de la Grèce au Portugal, avec une petite minorité qui s'enrichit de manière honteuse. Le cinéma est porteur de nombreuses traditions, l'une d'entre elles est de présenter un cinéma de protestation, un cinéma qui met en avant le peuple contre les puissants, j'espère que cette tradition se maintiendra.

Nous approchons de périodes de désespoir, dont l'extrême-droite peut profiter. Certains d'entre nous sont assez âgés pour se rappeler de ce que ça a pu donner. Donc nous devons dire qu'autre chose est possible. Un autre monde est possible et nécessaire. »

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LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI

1 Mai 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières, #CULTURE

LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI

Le PS commémore les 80 ans du Front populaire. A Val de Reuil, les affidés stipendiés du potentat local ont collé l’affiche ici reproduite. Même pas honte ? En fait, ce n'est pas si incohérent que cela peut le sembler. Car en réalité, au-delà de l'égalité établie dans les mémoire: "36 égale congés payés", Léon Blum n'y est pour rien: lui, il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour canaliser la grève générale, brider les revendications et préserver l’Etat bourgeois.Le programme pour l’élection législative de mai, c’était « le pain, la liberté, la paix » difficile d’être plus vague. C’est le mouvement d’occupation des usines de juin, avec des travailleurs qui voulaient « aider leur gouvernement » (une autre époque) qui a tout bousculé, arrachant entre autres les congés payés et les délégués du personnel.
Le gouvernement dirigé par Léon Blum était allié au gros parti radical de l’époque (parti des classes moyennes laïcardes) dirigé par Daladier. Le PCF aux ordres de Staline a choisi de ne pas y participer – pour ne pas faire peur à la bourgeoisie dont la diplomatie socviétique recherchait l'alliance après la prise de pouvoir par Hitlier– mais il l’appuyait à fond de l’extérieur. Face aux grèves, communistes et socialistes prêchaient le calme et la modération.
La gauche de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière, le nom courant du PS à l'époque), animée par Marceau Pivert, soutenait le mouvement et prônait « une vraie prise du pouvoir » par la classe ouvrière. Pas question pour Blum, appuyé par Jacques Duclos, dirigeant du PCF« Nous obéissons à une double préoccupation : d’abord éviter tout désordre, ensuite obtenir que des pourparlers s’engagent le plus vite possible, en vue d’un règlement rapide du conflit ».
Le 8 juin, ce sont les accords de Matignon. Mais, surprise : au lieu de les apaiser, cette victoire a encouragé les grévistes ! Le 11 juin, le PCF jetait tout son poids dans la balance : « Il faut savoir terminer une grève. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n’ont pas encore été acceptées. Tout n’est pas possible maintenant » déclarait Maurice Thorez, le secrétaire général.
Les grèves ont reflué. Le gouvernement de Front populaire n’a évidemment rien fait pour empêcher le sabotage du « Mur de l’argent » et des « 200 familles ». Rien non plus pour aider l’Espagne insurgée contre les putschistes de Franco. Les conquêtes ont été vite rabotées, la démoralisation s’est installée, et c’est la majorité des députés de la chambre du Front populaire a voté les plains pouvoirs à Pétain.
Mesdames et messieurs les héritiers du gouvernement de Front populaire, vous les dirigeant-e-s du PS d’aujourd’hui, vous êtes parfaitement dans cette filiation, en bien pire !

LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI
LE FRONT POPULAIRE ET LE PS D'AUJOURD'HUI
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« MERCI PATRON ! », LVMH ET LE SIEUR JAMET

25 Février 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE, #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #Luttes Ouvrières, #A (re)voir

 « MERCI PATRON ! », LVMH ET LE SIEUR JAMET

Dans le film de François Ruffin, Bernard Arnault et le groupe de et du luxe LVMH en prennent pour leur grade, et ça fait du bien. Cet héritier, devenu deuxième fortune française (40 milliards d’euros) et patron le plus riche du pays (10ème fortune européenne), a pris son envol en dépeçant le groupe textile Boussac gavé d’aides de l’Etat par les pouvoirs successifs. A la clé, des milliers de licenciements, une région dévastée. Le film raconte la revanche réjouissante, véridique et incroyable d’un couple d’ancien salariés. Passionnant, mais on passe.
Car figurez-vous que dans un rôle qui mériterait de figurer au générique, on trouve Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe LVMH, à la manœuvre pour empêcher la bande rassemblée par Ruffin de bordéliser une AG des actionnaires : il ne faudrait surtout pas que les salarié-es s’invitent sur la scène et perturbent le buffet. Au fait, ce monsieur est toujours conseiller régional -maire de Val de Reuil, et premier secrétaire de la fédération de l'Eure du PS.... Ce qu’en dit Le Monde est trop croquignolet : « (il fait) les missi dominici de Bernard Arnault, affirmant des choses dont on sait, nous, spectateurs, qu’elles sont fausses, et jouant benoîtement au poker alors qu’on voit tout son jeu ». Etonnant non, de la part d’un homme qui assume tellement ce qu’il est qu’il s’est présenté à la dernière élection régionale sous l’étiquette de magistrat à la Cour des Comptes…
Laissons la conclusion à « La Dépêche de Louviers » : Un film qu’on aura sans doute du mal à voir sur nos écrans (…)… sauf si son patron lui en donne l’autorisation ! »

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LE TEMPS DES CERISES RECUPERE

10 Janvier 2016 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE

Cette chanson de Jean-Baptiste Clément sur une musique d'Antoine Renard a été écrite avant la Commune de Paris de 1871, mais la tradition du mouvement ouvrier a fait de son texte une évocation des 20 000 morts insurgés massacrés par la bourgeoisie versaillaise et son armée lors de la semaine sanglante, pendant laquelle Clément a combattu. La faire aujourd'huichanter par le choeur de l'armée est un détournement d'héritage, une forfaiture de plus!

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A (re)voir: El bóton de nácar (Le bouton de nacre)

12 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Santé, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #CULTURE

L'eau est le fil conducteur de ce film : des peuples indigènes décimés en Patagonie aux disparus de la dictature de Pinochet. Peuples autochtones de l'eau d'hier, corps torturés des prisonniers politiques perdus dans l'Océan Pacifique, un même destin tragique que l'eau unit. Voici un documentaire bouleversant et poétique aussi qui nous fait voyager dans le Cosmos, dans les mots des vingt derniers descendants directs des peuples patagons, dans les témoignages des survivants des geôles de Pinochet, et dans les espaces immenses de la Patagonie. Certains disent que l'eau a une mémoire. Ce film montre qu'elle a une voix aussi.

 

à l’Omnia de Rouen samedi 14 à 15h40 et lundi 16 à 15h40 et au Colbert à Mont Saint Aignan toute la semaine (VOST)
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LE 9 NOVEMBRE 1918, UN TOURNANT

11 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE

Cette date marque le début de la révolution en Allemagne, avec la proclamation de la république socialiste des conseils ouvriers par Karl Liebknecht depuis le balcon du château de Berlin.

Depuis le début de l'année, la révolte contre la guerre avait pris de l'ampleur: à l’arrière, les grèves se multiplient, sur le front les soldats rechignent à aller à la boucherie pour le profit des marchands de canons. Entre le 28 janvier et le 3 février, un million de grévistes exige « la conclusion rapide d’une paix sans annexion », la levée de l’état de siège et la libération des prisonniers politiques. Et ça repart du 15 au 17 avril. Conséquence de la révolution en Russie, des soldats russes et allemands fraternisent ici ou là. Mais les choses sérieuses commencent à Kiel, le grand port de guerre sur la Baltique, le 30 octobre: alors qu'il est évident que la guerre est perdue, L’état-major veut faire une sortie, « pour l’honneur »

Deux bateaux sont paralysés par la révolte des marins. Le lendemain, 400 d'entre eux sont mis en prison. Mais la révolte s'étend à toute la ville, avec grèves et manifestations, tandis que naissent des conseils d’ouvriers et de soldats sont constitués, qui exigent non seulement la libération des emprisonnés mais l'abdication du Kaiser. Le 5 novembre, prennent le contrôle de la ville.

Le lendemain, le mouvement s'étend aux ports d'Hambourg et de Brême. Le 7 novembre, Munich, Cologne, Hanovre sont touchées. Le 8 Rosa Luxemburg est libérée, le drapeau rouge flotte sur Leipzig, Francfort, Dresde. Le 9, la révolution est à Berlin. Guillaume II abdique, le socialiste chauvin et militariste Friedrich Ebert constitue un gouvernement, son compère Scheidemann (SPD) proclame la République depuis le Reichstag.

Karl Liebknecht vient d'être libéré. Député, il avait été le seul à refuser de voter les crédits de guerre, et déclaré en 1915 :« L’ennemi principal du peuple allemand est en Allemagne : l’impérialisme allemand, le parti de la guerre allemand, la diplomatie secrète allemande. C’est cet ennemi dans son propre pays qu’il s’agit pour le peuple allemand de combattre dans une lutte politique, en collaboration avec le prolétariat des autres pays, dont la lutte est dirigée contre ses propres impérialistes. »

En opposition aux socialistes au service des possédants, depuis un balcon du château de Berlin, il proclame la Libre République Socialiste d’Allemagne: « Nous devons mobiliser toutes les forces pour construire le gouvernement des ouvriers et des soldats,mettre en place (...) un ordre de paix, de bonheur, de liberté pour nos frères d’Allemagne et pour nos frères du monde entier. Nous leur tendons la main et les appelons à la réalisation de la révolution mondiale ».

Le gouvernement social-démocrate mettra tout en oeuvre pour « rétablir l’ordre », jusqu'à laisser assassiner Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht en janvier 1919. Ces gens-là ont tout mis en oeuvre pour que la révolution, commencée en novembre 1917 dans un pays sous-développé, ne puisse s'étendre au coeur économique et culturel de l'Europe, l'Allemagne. Les dirigeants sociaux-démocrates rendaient ainsi un service inestimable à la bourgeoisie (ce ne sera pas le dernier), et portent une responsabilité écrasante dans l'écrasement des potentialités de la révolution russe et la montée en puissance de Staline et de la bureaucratie soviétique, l'un des grands drames du XXème siècle.

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"APOCALYPSE STALINE"... ET LENINE-TROTSKY AVEC ?

11 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #CULTURE

"APOCALYPSE STALINE"... ET LENINE-TROTSKY AVEC ?

Le succès mérité de ce travail ne saurait faire accepter la légèreté avec laquelle les auteurs laissent entendre que les deux derniers cités ne valent guère mieux que le premier. Certes, c'est dans l'air du temps, mais e n'est pas nouveau pour autant. Qui veut vraiment aller plus loin et cherche sur internet risque de tomber assez vite sur les vieilles lunes stalinoïdes de Mme Lacroix-Riz, genre vive le PCF des années 50. Plus éclairant mais aussi plus difficile à dénicher, cet article synthétique et lucide du combattant antistalinien Victor Serge, rédigé en 1947.
 

Pour en savoir plus, cliquez ici!

 

"APOCALYPSE STALINE"... ET LENINE-TROTSKY AVEC ?
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