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NPA 27   Comités NPA de l'Eure

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Vos guerres, nos morts...

14 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Vos guerres, nos morts...
 
Fragments
 
Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. 
À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert.  
Les nôtres. 
Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible. 
11h30. Sarkozy vient de déclarer : « Nous sommes en guerre ».
Pour une fois je suis d’accord avec lui. Ils sont en guerre. 

Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.

Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis.  

Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies. 
 
Là-bas, et ici.
 
Car la guerre n’a pas commencé hier soir. Et elle n’avait pas commencé en janvier lors des tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Elle avait commencé bien avant. 
 
 
L’une des causes de la sidération qui a touché de larges secteurs de la population, y compris les cercles militants, est la (re-)découverte de cette vérité : oui, la France est en guerre. Une guerre qui ne dit pas toujours son nom, une guerre dont on discute peu dans les assemblées, dans les médias et plus généralement dans l’espace public, une guerre contre des ennemis pas toujours bien identifiés, une guerre asymétrique, mais une guerre tout de même. Les récentes tueries l’ont rappelé de manière brutale à qui l’ignorait, refusait de le voir ou l’avait oublié : la France est en guerre, la guerre fait des morts, et les morts ne se comptent pas toujours chez l’adversaire.
 
Contre qui la France est-elle en guerre ? Selon les discours et les périodes, contre le « terrorisme international », contre le « jihadisme », contre la « barbarie intégriste », etc. Ce texte n’a pas vocation à discuter de ces dénominations imprécises, des généralisations abusives qu’elles impliquent et des paradoxes qu’elles sous-tendent (alliances à géométrie variable, soutien à des régimes dont les politiques favorisent le développement des courants « jihadistes », participation à des interventions militaires qui renforcent ces courants, etc.). Il s’agit plutôt de souligner que la France a, en réalité, emboîté le pas aux États-Unis de George W. Bush dès septembre 2001 (guerre en Afghanistan, législation « antiterroriste ») et fait sienne, sans toutefois le dire, la rhétorique et la politique du « choc de civilisation ».
 
Voilà près de 14 ans que la France était en guerre sans l’assumer.
 
Aucune raison de modifier une ligne de cet extrait. Et dire cela, ce n’est pas manquer de respect aux victimes ou à leurs proches. 
 
L’émotion, l’indignation et la douleur sont évidemment légitimes. Et les assassins qui ont bousillé des centaines, des milliers de vies hier soir, sont inexcusables.
 
12h. Daech vient de revendiquer. Évidemment. Eux aussi, ils sont en guerre. 
 
D’après l’AFP, citant un témoin présent au Bataclan, l’un des assaillants aurait crié : « C’est la faute de Hollande, c’est la faute de votre président, il n’a pas à intervenir en Syrie ».
 
 
On peut fermer les yeux et se boucher les oreilles. Et se laisser enfumer par la rhétorique dépolitisante du « terrorisme aveugle », forcément inexplicable.
 
Mais les assassins de Paris ne sont pas des pauvres types irresponsables, « fous » ou manipulés par je-ne-sais-quels-services-secrets. On en saura plus dans les heures et les jours qui viennent, mais nul doute qu’ils auront un profil et un discours à peu près similaires à celui des Kouachi et de Coulibaly, à propos desquels, toujours en janvier, j’avais écrit ça :  
 
Les tueurs ont un discours (voir leurs interviews et vidéos, dans lesquelles ils parlent de la Syrie, de l’Iraq, des offenses faites aux musulmans en France et dans le monde, etc.) ; un corpus théorique (voir notamment l'article publié par Mediapart) ; des références organisationnelles (État islamique, al-Qaeda dans la péninsule arabique).
 
(…) Ils se pensent, rationnellement, en guerre contre une certaine France, et ils se considèrent, rationnellement, en situation de légitime défense. En témoigne cette déclaration de Coulibaly dans sa vidéo posthume : « Vous attaquez le Califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour ».
 
Oui, Daech fait de la politique. Ce sont des assassins, mais ils font de la politique.
 
Et hier soir ils ont frappé fort, très fort. 
 
Aveuglément ? Oui et non. 
 
Oui, parce qu’ils s’en sont pris à des gens qui ne sont pas directement impliqués dans cette guerre, des gens dont le seul crime était d’être là, des gens qui auraient pu être ailleurs et être encore parmi nous aujourd’hui. 
 
Non, parce que frapper de la sorte, c’est lancer un message : « Votre pays est en guerre contre nous, et tant que cette guerre durera, aucun d’entre vous ne sera en sécurité ». 
 
Ils font de la politique. Détestable, mais de la politique. 
 
Nous vivons dans un monde en guerre. La Russie, la France et les États-Unis bombardent la Syrie. L’Arabie Saoudite bombarde le Yémen. Les « opérations » françaises se poursuivent au Mali. Obama a annoncé que ses troupes ne quitteraient pas l’Afghanistan. 
 
D’après le Haut Commissariat aux Réfugiés, il n’y a jamais eu autant de réfugiés et déplacés qu’aujourd’hui, et il n’y a aucune raison que les choses s’améliorent.
 
Le bilan, à l’heure actuelle, est de 128 morts. 128 morts de trop.
 
Le 13 novembre 2015, 128 morts. 
 
128, c’est beaucoup. C’est effrayant. 
 
C’est presque autant que la moyenne quotidienne des morts en Syrie depuis mars 2011.
 
Presque autant que la moyenne quotidienne, oui : 250.000 morts depuis mars 2011, ça fait presque 4500 morts par mois, soit près de 150 morts par jour.
 
Avis au prochain qui nous expliquera qu’il ne comprend pas pourquoi les Syriens fuient vers l’Europe : depuis plus de 4 ans et demi, c’est le 13 novembre tous les jours en Syrie. Et c’est votre nouvel allié Assad qui en porte la responsabilité première, en ayant réprimé sauvagement un soulèvement alors pacifique.   
 
Nous vivons dans un monde en guerre. Et cela permet à certains de faire des affaires. 
 
 
 
La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Égypte. La France se félicite de vendre ses machines de guerre à l’Arabie Saoudite. La France se félicite de vendre ses machines de guerre aux Émirats arabes unis. 
 
Mais la France s’étonne, s’indigne, s’insurge d’être elle aussi ciblée. 
 
Hypocrisie. Lâcheté. Mensonge.   
 
Les chiens sont lâchés. Leurs babines écument. 
 
 
 
Il va falloir tenir bon.
 
 
Toute réponse guerrière, sécuritaire, stigmatisante ou aveugle aux réalités économiques, politiques et sociales de la France de 2015 est non seulement condamnée à échouer mais, qui plus est, un pas supplémentaire vers les tueries de demain.
 
Nous y sommes. Demain, c’était hier soir.
 
13h. Cambadélis annonce que « la France en guerre vient de subir une épreuve de guerre ». 
 
Ils disent et ils répètent que la France est en guerre. Mais quand ils disent ça, c’est pour dire « nous sommes en guerre ». Un « nous » dans lequel il voudrait nous impliquer. 
 
Non. 14 ans de votre guerre n’ont apporté, aux quatre coins du monde, que toujours plus de violences, de tragédies, et de nouvelles guerres. 
 
Si l’Iraq n’avait pas été rasé, Daech n’existerait pas. 
 
Paul Valéry disait que « la guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas ».
 
Il avait raison. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent
 
Et si on veut que tout ça s’arrête, il va falloir, une fois le choc passé, tout faire pour mettre un terme à cette fuite en avant vers la barbarie généralisée. 
 
Il n’est pas trop tard. Il est encore temps de passer à autre chose. Radicalement. 
 
En refusant l’injonction « avec nous, ou avec les terroristes ». 
 
En refusant les appels à l’unité avec les bourreaux et les fauteurs de guerres qui construisent chaque jour un monde plus barbare.
 
En refusant leur monde fondé sur l’exploitation, le vol, la violence, l’injustice, les inégalités, la mise en concurrence de ceux qui devraient s’unir. 
 
Se battre pour un autre monde, qui est non seulement possible, mais plus que jamais nécessaire.  
 
Garder le cap et ne rien concéder sous la pression de l’émotion ou de la sidération. 
 
Tu pourras me taxer d’angélisme si tu veux. Mais mon angélisme n’a jamais tué personne. Contrairement à ton « pragmatisme ».  
 
Il est plus que jamais temps de « résister à l’irrésistible ». Sinon on va tous y passer. 
 
Alors, non, Cambadélis. Non, Sarkozy. Non, Hollande. « Nous » ne sommes pas en guerre. 
 
Ce n’est pas ma guerre, ce n’est pas notre guerre. C’est votre guerre. 
 
Et une fois de plus, ce sont nos morts. Comme à Madrid en 2004, comme à Londres en 2005, comme en Égypte il y a quinze jours, comme à Beyrouth cette semaine. 
 
Et comme partout où vous semez la terreur.
 
Vos guerres, nos morts. 
 
 
Vos guerres, no more.
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Leurs guerres, nos morts: la barbarie impérialiste engendre celle du terrorisme

14 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Leurs guerres, nos morts: la barbarie impérialiste engendre celle du terrorisme

Les attentats horribles qui ont eu lieu à Paris vendredi soir, faisant plus de 120 morts, des dizaines de blessés, cette violence aveugle, suscitent la révolte et l'indignation. Le NPA les partage et exprime sa solidarité aux victimes, à leurs proches. Ce drame est d'autant plus révoltant qu'il frappe des victimes innocentes, que les attaques meurtrières visaient la population. 

Cette barbarie abjecte en plein Paris répond à la violence tout aussi aveugle et encore plus meurtrière des bombardements perpétrés par l'aviation française en Syrie suite aux décisions de François Hollande et de son gouvernement. 

Ces bombardements sont censés combattre l’État islamique, les terroristes djihadistes, en fait, avec l'intervention et les bombardements russes, ils protègent le régime du principal responsable du martyr du peuple syrien, le dictateur Assad.

Et ce sont là aussi les populations civiles qui en sont les premières victimes condamnées à survivre sous la terreur ou à fuir au risque de leur vie.

La barbarie impérialiste et la barbarie islamiste se nourrissent mutuellement. Et cela pour le contrôle des sources d'approvisionnement en pétrole.

Dans une intervention pitoyable, Hollande s'est décomposé en direct et a bafouillé quelques mots sur la République. Lui qui joue les va-t-en guerres et porte une responsabilité immense dans ce nouveau drame réclame de la « confiance ». Il a décrété l'état d'urgence sur tout le territoire, estimant que la réponse à apporter était de piétiner les libertés fondamentales. Il a été immédiatement soutenu par Sarkozy. Les autorités politiques peuvent ainsi désormais interdire des réunions publiques et contrôler la presse.

Une nouvelle fois, les principaux responsables de ce déferlement de violence barbare appellent à l'union nationale. Ils tentent de retourner la situation dramatique à leur avantage pour étouffer l'indignation et la révolte. Ils ont pour cela un bouc émissaire tout trouvé, les musulmans. Nous refusons toute union nationale avec les responsables des guerres, la bourgeoisie, Hollande, Sarkozy et Le Pen. Nous dénonçons le racisme que distille l’État au nom de prétendues « valeurs de la république » au moment même où, sous couvert de lutte contre le terrorisme, ce sont les droits démocratiques qui sont menacés. Nous demandons la levée de l’État d'urgence. 

La seule réponse aux guerres et au terrorisme est l'unité des travailleurs et des peuples, par delà leurs origines, leur couleur de peau, leurs religions, par delà les frontières pour se battre ensemble contre ceux qui veulent les faire taire, les soumettre, pour en finir avec ce système capitaliste qui engendre la barbarie. 

Pour mettre fin au terrorisme, il faut mettre fin aux guerres impérialistes qui visent à perpétuer le pillage des richesses des peuples dominés par les multinationales, imposer le retrait des troupes françaises de tous les pays où elles sont présentes, en particulier en Syrie, en Irak, en Afrique.

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TOUS ENSEMBLE CONTRE LA SAPN !

6 Novembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE, #COMMUNIQUES, #Maintenant ça suffit

 TOUS ENSEMBLE CONTRE LA SAPN !

Ci-dessus l'excellent dessin posté sur Facebook par Richard Jacquet, maire de Pont de l'Arche. Après notre dépôt de plainte ensemble, citoyen-ne-s mobilisé-e-s, de toutes opinions, avec des élu-e-s et représentant-e-s d'EELV, du NPA, du PCF, du PS. Après bien des actions sur le terrain, nous allons constituer une association indépendante pour porter notre action contre la la sapn qui "met en danger de la vie d'autrui" sur l'A13 à la sortie 20. Cette semaine, la municipalité de Val de Reuil a engagé un recours juridique "pour la gratuité du péage d'Incarville". Alors qu'elle fait à juste titre de ce péage la cause des bouchons dangereux à Criquebeuf, elle a choisi d'agir seule. Ce serait d'après elle "plus efficace et de nature à inquiéter davantage la SAPN" (citation de "La Dépêche"). Pourquoi cette mise en concurrence, alors que nous avons intérêt à pousser tous dans le même sens ? Et à nous faire entendre, encore plus nombreux forcément maintenant, n'en doutons pas, au péage même !
Pour le NPA, l'objectif, c'est la suppression du péage, sans indemnité ni rachat. L’A13 deviendrait une rocade urbaine d’Incarville à Bourg Achard, ce qui rendrait le contournement-est inutile. Moins de béton et d’asphalte, moins de pollution de l'air, voilà qui serait une contribution réelle à la lutte contre le changement climatique !

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A qui profite l'attentat d'Ankara ?

11 Octobre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #COMMUNIQUES

Deux grandes explosions sont survenues hier matin, dans un meeting pour la paix, organisé à Ankara capitale de la Turquie, par plusieurs syndicats et chambres de métiers. Ce double attentat qui aurait visé en particulier le cortège du HDP (Parti démocratique des Peuples) a été commis au moment où les manifestants commençaient à se rassembler. Les premières informations font état d’au moins 40 morts et 50 blessés.

Ce sanglant attentat survient au lendemain de la trêve unilatérale décrétée par le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan).

Par ailleurs la répression de la police turque qui a fait usage de gaz lacrymogène contre les manifestants, juste après l’attentat, et qui a entravé ainsi le passage des ambulances, n’a fait qu’aggraver le bilan encore provisoire des morts et blessés, marquant une volonté de l’Etat Turc d’accentuer la répression à la veille des élections.

Une fois de plus Erdogan et son gouvernement, déterminés à augmenter leur pouvoir en tentant d’obtenir une majorité absolue aux prochaines élections, jouent la terreur, la violence, contre le processus de paix, les forces progressistes et les kurdes.

Le NPA apporte toute sa solidarité aux militantEs du HDP, aux familles des victimes et appelle à manifester ce Samedi partout en France comme à Paris à 13h00 à République.

Le NPA appelle aussi à renforcer l’initiative « 3 jours de solidarité pour le Kurdistan » qui aura lieu partout en France les 16, 17 et 18 octobre prochains.

Enfin le gouvernement Hollande doit arrêter d’apporter son soutien au régime sanglant de Erdogan.

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CINRAM ET LA REGION : PILE J’EMPOCHE, FACE TU RAQUES !

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS, #COMMUNIQUES

Cinram, une entreprise qui a souvent défrayé la chronique régionale. On se souvient de la fermeture de l'usine de Louviers il y a 3 ans à la suite d’une mise en liquidation qui avait provoqué un conflit de la colère le dos au mur (photo). Ou alors  de la mise à l’isolement prolongée du délégué syndical CGT  du site de Champenard au-dessus de Gaillon dans le site vide de Louviers…

Et voilà-t-y pas qu’il a suffit que le directeur annonce « qu’il n’est pas impensable ni stupide de penser que 200 ou 300 emplois pourraient être crées dans les 5 à 10 ans »  sur un nouveau site à Heudebouville (admirez la précision!) pour que le président de la Région, le PS-macronien Mayer-Rossignol, se précipite et claironne : « notre aide portera sur plusieurs centaines de milliers d’euros »  (citations extraites de « La Dépêche » du 4-9-2014). Sans le moindre engagement bien entendu, comme d’habitude. A ajouter à ce que la Communauté d’agglomération Seine-Eure, de droite,  mettra certainement au pot. Cherchez la différence ! Même pas gênés par le fait  que ce monsieur  a déjà claironné depuis des mois qu’il ne reprendra pas à Heudebouville « ceux qui font la guerre à la société », c'est-à-dire les  88 anciens du site de Louviers (sur 105) qui ont déposé  un dossier auprès du  tribunal des Prud’hommes pour contester le motif économique de leur licenciement.

C’est ce que ce beau monde appelle « promouvoir le développement économique »…  Face à cette logique du guichet ouvert toujours pour les mêmes, nous opposons le réalisme de l'interdiction des licenciements, ça coûtera moins cher aux travailleurs !

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Hollande : 20 minutes pour ne rien dire

7 Septembre 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES

Sur la question des réfugiéEs il propose de répartir « l'effort », mais en visant à développer au plus près des pays de départ, des camps de réfugiéEs pour limiter l'exode. On est loin des obligations qu'impose un accueil digne des réfugiés et des migrants.

Rejetant toute responsabilité des Etats impérialistes, dont la France fait partie, dans cet état du monde, l'essentiel de sa politique se concentre sur la répression: Vigipirate, la loi sur le renseignement...  L'annonce de vols de reconnaissance au dessus des territoires contrôlés par les barbares de Daech ne saurait faire oublier le refus déjà ancien de fournir aux  forces démocrates laïques les armes antichars et anti-aériennes dont elles ont besoin, ce qui a contribué à les affaiblir; les interventions militaires directes, en particulier dans divers pays d'Afrique, n'ont eu pour effet que de soutenir les intérêts des groupes capitalistes français, et surtout pas de permettre aux populations de prendre en main leurs affaires..

Sur la conférence sur le climat, aucun engagement: on attend que tous les pays, via l'ONU se mettent d'accord sur le financement !

Enfin, sur les questions économiques, sociales, le cap est maintenu : baisse des « charges » sociales, maintien du CICE, "rendre lisible" le Code du travail, c'est-à-dire l'adapter pour le plus grand bénéfice des entreprises, du patronat.

Au total, au-delà des larmes de crocodiles du début, Hollande maintien son cap.

Face à cette politique, nous voulons nous la mobilisation contre la régression sociale, pour l'ouverture des frontières et l'accueil de toutes et tous les réfugiéEs.

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Pour mettre un terme aux provocations des pouvoirs publics, les Bouillons quittent de leur plein gré leur campement temporaire.

25 Août 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #RESISTANCE

Mercredi 19 août, le collectif à l'origine du sauvetage de la ferme des Bouillons était évacué par les forces de l'ordre, sans que son projet de reprise du site n'ait été étudié par les autorités compétentes.
Fidèles à nos principes de non-violence, cohérents dans notre recherche d'une solution qui soit responsable, et afin de couper court aux provocations des pouvoirs publics et à celles des nouveaux propriétaires du site, nous levons aujourd'hui volontairement le camp du terrain communal sur lequel nous étions temporairement installés.

Lors de notre installation faisant suite à l'expulsion, nous revendiquions deux objectifs au maintien de notre présence sur place :
- terminer le travail d'évacuation de notre matériel, notamment agricole, resté sur la ferme,
- disposer d'un lieu de rassemblement pour pouvoir informer nos adhérents et sympathisants sur les évolutions de la situation et mener les nécessaires débats sur les suites à donner à nos actions, dont en premier lieu nos recours contre la Safer.
Ces objectifs ont été communiqués à Mme la maire de Mont-Saint-Aignan et à M. le préfet de Seine-Maritime lors de nos rencontres, et le premier d'entre eux au moins a été reconnu comme parfaitement légitime. Notre demande de protection policière pour mettre un terme aux provocations des nouveaux occupants de la ferme et de leurs vigiles sont cependant restées lettre morte.

La préfecture et l'huissière n'ont pas tenu leurs engagements quant à notre matériel : depuis le 19 août, nous n'avons eu que deux plages horaires sur lesquelles récupérer des affaires, avec un nombre de participants restreint. Reste notamment à récupérer notre serre agricole, une éolienne, ainsi que les structures d'encadrement de nos buttes de permaculture, et le bar de notre salle d'accueil - ces deux derniers éléments ayant été construits avec l'aide de bénévoles lors de chantiers participatifs.

L'arrêté d'expulsion - avec astreinte journalière de 1 000 € - qui a été rendu ce matin au profit de Mme la maire de Mont-Saint-Aignan témoigne d'un véritable acharnement des pouvoirs publics contre notre mouvement, que nous dénonçons avec force. Loin de répondre à nos demandes réitérées de faire la lumière sur les dysfonctionnements de la Safer dans la vente de la ferme des Bouillons, le pouvoir s'emploie à fragiliser et tenter de faire taire notre mouvement.
Le but de nos actions n'étant pas de nous affronter aux forces de l'ordre - dont nous avons pu à plusieurs reprises ces derniers jours mesurer l'embarras au moment d'exécuter des ordres injustes - ni d'entrer dans un cercle vicieux d'occupations/expulsions, nous quittons volontairement le champ commun sur lequel nous sommes installés. En accord avec l'Association pour la Protection du Site Naturel de Repainville, notre Assemblée Générale journalière se tiendra aujourd'hui dans la maison du jardin de Repainville.

Nous sommes désormais un collectif citoyen sans terres à cultiver et à animer.
Nous dénonçons l'acharnement de la puissance publique à l'encontre de notre mouvement malgré notre attitude pacifique et constructive,
Nous maintenons nos exigences quant à la récupération de notre matériel,
Nous alertons le président de la Métropole Rouen Normandie, la maire de Mont-Saint-Aignan et les maires des communes de la métropole sur notre condition de collectif sans terres, et les appelons à se mobiliser pour nous proposer des solutions de court terme, ainsi que des solutions de long terme - celles-ci devant réunir les conditions minimales nécessaires à la poursuite de nos activités et projets.
Nous nous emploierons, avec nos partenaires de Terre de Liens, de la Confédération paysanne et du Conseil Régional, à obtenir que toute la lumière soit faite sur le traitement réservé par la profession agricole et la puissance publique à notre action et à notre projet.

Association de Protection de la Ferme des Bouillons

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A propos de la crise des éleveurs (communiqués de la FNAB et de la confédération paysanne)

23 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #AGRICULTURE, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #COMMUNIQUES

Communiqué de la FNAB (Fédération Nationale d'Agriculture Biologique)

"Crise agricole, les producteurs bio organisés appellent un changement de système agro-alimentaire "

Depuis plusieurs jours maintenant, les éleveurs manifestent pour la survie de leurs exploitations pris en tenaille entre des charges importantes de production et des prix en dessous des coûts de production. Les producteurs de la FNAB se sentent solidaires des éleveurs en difficulté mais appellent un changement profond de système agro-alimentaire pour un nouveau projet de société.
- - -
Pour une rénovation profonde du projet agricole national
Il faut choisir entre une vocation exportatrice et productiviste de matières premières, toujours en retard d’une « compétitivité » avec des pays moins disant économiquement, socialement et environnementalement et un projet alimentaire pour les territoires, basé sur des produits accessibles et de qualité.
Les aides publiques doivent soutenir la réorientation des exploitations et des filières vers cet objectif de souveraineté alimentaire nationale. L’enjeu de l’évolution des systèmes de production est ici décisif pour que les éleveurs trouvent une nouvelle autonomie en diminuant leur dépendance aux intrants (achat soja, engrais) et à des systèmes économiques intégrés.
Pour des filières agro-alimentaires équitables et solidaires
L’émergence des filières bio en France s’est faite directement par les acteurs, producteurs, transformateurs et consommateurs qui ont inventé ou systématisé de nouveaux systèmes de commercialisation et de distribution. Cette structuration originale doit se poursuivre pour la pérennité de toutes les filières bio.
Il est urgent d’innover et d’expérimenter, dans des projets alimentaires territoriaux, entre les producteurs, les autres acteurs économiques, les élus, les consom’acteurs pour un partage équitable de la valeur ajoutée. Cette « nouvelle économie » agro-alimentaire suppose ainsi de nouveaux rapports sociaux entre les acteurs, y compris la grande distribution qui peut, parfois, contractualiser sur ces bases en soutenant les filières d’élevage (viande, lait…). Elle permet déjà à des fermes moyennes de bien vivre de leurs productions.
Les solutions existent. Elles méritent d’être examinées dans un débat national qui aille au-delà des seuls acteurs agricoles. Que voulons-nous pour l’alimentation et les territoires ruraux dans notre pays ? Un débat qui devra être au cœur des futures élections régionales.

 

Communiqué de la Confédération paysanne:

Plan d'urgence pour l'élevage :

De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables

 

Ce plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d’éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l’export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

Et que dire enfin du silence sur les accords de libre-échange en cours de négociations avec les États-Unis et le Canada. Aucun avenir pour les paysans européens face aux méga fermes-usines nord-américaines !

Le bon sens économique et paysan appelle à s’attaquer aux causes profondes de ces crises récurrentes, notamment par la maîtrise des volumes au niveau européen et la réorientation des politiques agricoles vers un autre modèle.

Ces aides seront donc à fonds perdus, comme la Cour des comptes en fait état dans son rapport, et ne serviront qu’à financer la restructuration et le plan de licenciement de l'agriculture à taille humaine mis en place par les industries agro-alimentaires.

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DAESH assassine la solidarité révolutionnaire, condamnons la barbarie djihadiste et la politique guerrière de l’AKP !

21 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International, #COMMUNIQUES

Communiqué de Yeniyol –Section Turque de la Quatrième Internationale- à propos du massacre de Suruç

Plus de trente jeunes révolutionnaires ont perdu la vie suite à un attentat terroriste perpétré par l’organisation djihadiste DAESH dans la ville de Suruç, à la frontière de la Syrie. Nous manifestons toutes nos condoléances aux familles, amis et camarades des victimes.

Ce lundi 20 juillet 2015 un groupe de trois cents jeunes s’apprêtaient à passer la frontière pour participer à la reconstruction de la ville kurde de Kobané, détruite lors de l’héroïque résistance de la population locale, du PYD et des milices des YPG-YPJ, ainsi que des combattants volontaires venus de toute part.

Dans le cadre de la campagne de soutien organisé par la Fédération des Associations de Jeunesses Socialistes, dotés de colis de jouets, de produits sanitaires, de pots de peinture, de livres et films, ces jeunes, pour la plupart étudiants projetaient de contribuer à la reconstruction des bâtiments, d’édifier parcs et crèches pour les enfants, de former une bibliothèque.

C’est ce sentiment inébranlable de solidarité internationaliste avec les kurdes de Kobané qui a constitué la cible de DAESH et non pas “La Turquie”, comme le prétend le Premier Ministre Davutoglu. C’est bien sa guerre contre le PYD, face auquel il perd du terrain en Syrie, que l’organisation djihadiste tente d’exporter sur le territoire turque avec cette attentat ignoble, tout comme les explosions lors du meeting du Parti Démocratique des Peuples (HDP) à Diyarbakır.

Mais comment ne pas voir ici les conséquences de la politique étrangère de l’AKP, résolu à faire tomber à tout prix le régime de Damas, en soutenant conjoncturellement tel ou tel groupe djihadiste afin d’étendre son hégémonie au Moyen-Orient? Rappelons-nous des camions bourrés d’armes et de missiles s’apprêtant à passer en Syrie sous le contrôle des services de renseignements, des hôpitaux à la disposition des militants blessés de DAESH. Rappelons-nous de la réjouissance à peine cachée d’Erdogan lorsqu’il déclarait que “Kobané est sur le point de tomber”. N’était-ce pas Davutoglu qui proclamait, alors qu’il était encore Ministre des affaires étrangère que DAESH pourrait être vu comme une structure radicale mais que ce sont “les mécontentements et indignations antérieurs” qui ont provoqué cette “réaction” ? Il y a encore un mois la presse de l’AKP annonçait à sa une, en se référant à des sources militaires que “le PYD est plus dangereux que DAESH”. Et finalement comment oublier la photographie exposant le sourire confiant de ce terroriste djihadiste lors de son interpellation par la police turque?

Face à la barbarie djihadiste et à ses collaborateurs, nous opposerons le sourire plein d’audace et porteur d’espérance que ces jeunes révolutionnaires, morts sur la route vers Kobané, nous ont légué. C’est en continuant leur combat que nous ferons vivre l’esprit de solidarité qui les animait.

Pour le droit à l’autodétermination de peuple kurde !

Vive la solidarité internationaliste !

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La loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires (Communiqué "Stop Bure")

12 Juillet 2015 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #COMMUNIQUES, #ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE, #RESISTANCE

Les promoteurs de Cigeo, après maintes tentatives malheureuses pour fourguer celui-ci au sein d’une loi qui n’a rien à voir, réussissent leur coup. La Coordination BURESTOP dénonce ce tour de force indigne, démonstratif des « méthodes » dans le monde du nucléaire. Mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l’Assemblée nationale, le gouvernement a imposé la loi Macron en ayant une ultime fois recours à l’article 49-3 et passant donc outre le débat à l’Assemblée nationale, avec en prime un beau cavalier législatif : le feu vert déguisé à Cigeo/BURE. C’est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l’opinion citoyenne.

 

L’article 201* impose sans discussion sa propre définition de la réversibilité. L’autorisation de construire Cigeo sera donnée sans demander l’avis des parlementaires comme prévu initialement et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) va peut-être faire l’économie des recherches sur le sujet qu’elle projetait en 2015.

Pas de précision sur la fumeuse phase « pilote » qui n’est autre que la phase de lancement de l’enfouissement. Sur l’issue de celle-ci, aucune date, aucun cahier des charges : l’Andra a les coudées franches et... le flou dont elle a besoin pour travailler toute seule dans son coin, sans regard démocratique extérieur.

Un bel exemple de l’incroyable pression qu’exercent à tout prix et en toute impunité les adorateurs du nucléaire (et les lobbies du BTP ?) qui font, malheureusement, la loi dans ce pays.
Et pourtant. Les déboires financiers colossaux d’Areva, le flop industriel enfin révélé de la construction d’un EPR qui ne fonctionnera jamais (cuve en acier défectueux et bétons poreux) n’arrivent toujours pas à émouvoir une classe politique aveuglée ou soumise.
Comme le laboratoire de Bure, Cigeo et sa phase « pilote » sont là pour faire croire qu’il existe une solution aux déchets nucléaires. Par ce biais, c’est la prolongation de la durée de vie des réacteurs que le Gouvernement cautionne aujourd’hui.

L’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux est un projet extrêmement coûteux, technologiquement immature et, pour de nombreux experts, irréalisable.
Alors que Cigeo/BURE est annoncé comme le plus gros chantier d’Europe à venir, il y a de quoi s’inquiéter.
En attendant, ce sont les consommateurs qui paient et paieront les erreurs de décision de leurs élus.

Pour les associations et collectifs de la Coordination BURESTOP, cette manœuvre est indigne mais elle ne change rien.
Faire l’économie d’une bonne explication du projet Cigeo, tant citoyenne que parlementaire, n’est pas forcément un bon calcul.
Leur détermination est inchangée et la mobilisation continue. De nombreuses actions sont prévues cet été.

ANNEXES
Récapitulatif des tentatives d’intrusion de modifications législatives pour faciliter l’autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l’activité – Synthèse le 02 juillet 2015.
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Schémas du processus d’autorisation pour l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l’article 201 de la loi Macron
LOI MACRON / article 201 : http://www.assemblee-nationale.fr/1...

Contacts presse :
Coordination Burestop (BURESTOP 55, EODRA, Bure Zone Libre, Habitants Vigilants, Meuse Nature Environnement, MIRABEL Lorraine Nature Environnement) : 06.86.74.85.11 - 03 29 75 19 72 - www.burestop.eu - http://pandor.at

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