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NPA 27 -  Eure
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Dimanche 18 juillet, l'altertour passera par Alizay. Un tour itinérant à vélo pour la transition écologique et sociale

6 Juillet 2021 , Rédigé par NPA 27

Dimanche 18 juillet, l'altertour passera par AlizayUn tour itinérant à vélo pour la transition écologique et sociale

De 16h00 - 18h00 : Présentation des enjeux autour de l'artificialisation des sols, rencontre avec le collectif Non à l'autoroute A133-134, faux contournement de Rouen, qui défigurera la région sans répondre aux besoins de transport du quotidien, si on laisse faire. Présentation des alternatives au trafic domicile-travail, au trafic poids lourds... Venez vous informer, échanger, entrée libre.

19h00 - 21h00 : Repas partagé

21h00 - 23h00 : Soirée

Dimanche 18 juillet, l'altertour passera par Alizay. Un tour itinérant à vélo pour la transition écologique et sociale
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Après ces élections régionales, avoir l'obsession de construire une alternative anticapitaliste

3 Juillet 2021 , Rédigé par NPA 27

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PHILIPPE POUTOU, CANDIDAT ANTICAPITALISTE ET REVOLUTIONNAIRE

1 Juillet 2021 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Poutou2022

Après 18 mois de pandémie, le système capitaliste a fait la démonstration qu’il est incapable de résoudre les grands problèmes de l’humanité : au contraire, il en crée de nouveaux. En utilisant la stratégie du choc à l’occasion de cette crise sanitaire, les classes dominantes amplifient leur offensive contre les classes populaires : suppressions d’emplois et licenciements, restructurations, développement de la précarité, remise en cause des libertés démocratiques… La course aux profits d’une minorité menace nos emplois, notre santé, comme l’état de la planète et l’avenir de l’humanité. La propriété privée est apparue à une large échelle en contradiction avec la défense de nos vies, comme l’illustre le maintien des brevets sur les vaccins. Tous les niveaux de crises — sanitaire, écologique, économique, sociale, démocratique — se conjuguent pour produire un sombre bilan pour le capitalisme. Cela ne peut plus durer !

Face à un gouvernement à l’offensive, des colères sociales toujours là !

Ni les confinements ni l’empilement des lois répressives n’ont effacé l’expérience des Gilets jaunes ou celle de la grève contre la réforme des retraites de l’hiver 2019-2020, des mobilisations de la jeunesse pour le climat, contre le racisme et le sexisme. Assurance chômage, violences policières, offensives islamophobes et racistes, lois autoritaires et liberticides, politiques qui font flamber la planète : les terrains de mobilisation n’ont pas manqué depuis un an pour que la révolte contre la politique du pouvoir se déconfine. Des luttes également pour la défense des droits : des femmes depuis le mouvement #Metoo, des LGBTI, notamment autour de la PMA, des migrantEs et contre les violences policières et racistes. La nécessité d’un affrontement qui puisse aller jusqu’au bout pour arracher des victoires est là.

Car, en l’absence de ces victoires sociales et de perspectives, les vents les plus mauvais soufflent. La montée en puissance de la droite et de l’extrême droite a de profondes racines sociales, qui se sont développées dans le terreau laissé par quarante années de politiques racistes et antisociales. Les idées d’extrême droite progressent aujourd’hui, dans la société et au sein de l’appareil d’État, notamment dans la police et l’armée, et le pouvoir en porte la première responsabilité.

Combattre la menace de l’extrême droite

Surfant sur le désespoir des couches populaire, le RN tente de détourner les colères vers un projet mortifère, libéral, raciste et identitaire. Sa prise du pouvoir devient envisageable, avec tout ce que cela comporterait de dangers pour les droits et libertés démocratiques.

Combattre l’extrême droite, ce n’est pas refaire « l’union de la gauche », une union électorale entre partis discrédités par leurs politiques passées. Du PS au PCF, en passant par le possible candidat d’EÉLV, tous ces partis se sont en particulier fourvoyés en allant manifester aux côtés des policiers enragés et de l’extrême droite...

Jean-Luc Mélenchon et LFI ne sont pas nos adversaires, mais ils refusent de s’affronter jusqu’au bout avec ce système, à savoir s'attaquer aux profits, à la propriété privée, au pouvoir patronal et aux institutions. Ils ne peuvent représenter une alternative.

Une campagne pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques

Pour construire une alternative, nous avons d’abord besoin d’un programme qui fasse passer nos vies avant leurs profits.

  1. Garantir une vie et un salaire décent pour toutes et tous

La garantie de vivre dignement avec un revenu tout au long de la vie, au moins égal à un SMIC de 1800 euros nets, y compris lorsque l’on est sans travail, que l’on fait des études, que l’on recherche un emploi ou que l’on est à la retraite. Toutes et tous doivent pouvoir avoir un travail, répondant aux besoins de la société et de la préservation de la planète. Cela passe par une réduction massive du temps de travail, sans augmentation des cadences, en parallèle d’une augmentation des salaires de 400 euros par mois pour toutes et tous. Cela passe aussi par enlever le droit des capitalistes à décider de nos vies, en interdisant les licenciements.

  1. Contrôler, socialiser et étendre les biens communs

Nous proposons de renforcer les services publics existants et d’en créer de nouveau. Dans les secteurs de la santé, de l’industrie pharmaceutiques, de l’éducation, de l’énergie ou des transports, les capitalistes se sont assez gavés. Il faut les exproprier et nationaliser les banques dans un monopole public. Nous défendons la gratuité des transports et d’autres services.

Contre le productivisme et la course aux profits, il y a urgence à planifier la réorganisation de l’économie sur des bases écologiques et démocratiques.

  1. En finir avec un régime autoritaire, raciste et inégalitaire

Il faut en finir avec cette république impérialiste des riches et des patrons et du présidentialisme, particulièrement incarné par Macron. Le salaire des éluEs sera ramené au salaire médian de la population et touTEs les éluEs seront révocables en cours de mandat.

La police, gangrenée par l’extrême droite, maintient l’ordre social. Nous nous opposons à la répression policière, à commencer par la suppression des corps spéciaux de répression (BAC, BRAV…).

Face à la montée du racisme et de l’islamophobie, nous défendons la solidarité internationale, avec la liberté de circulation et d’installation, avec ou sans papiers, et le droit de vote pour les étrangerEs.

Nous mènerons la bataille contre les violences et pour l’égalité des droits, pour les femmes et les LGBTI. La crise sanitaire a rappelé la nécessité de revaloriser les métiers des « premières de corvées » et de socialiser les tâches « reproductives ».

Lutter, prendre nos affaires en main, nous rassembler

L’absence de représentation politique anticapitaliste de masse, l’offensive réactionnaire et le recul des luttes sociales, la montée du désespoir et la peur d’un avenir sombre, sont autant d’éléments qui pèsent sur la situation. Il y a urgence à construire des fronts contre les idéologies réactionnaires et à lutter pied à pied contre l'extrême droite en construisant les mobilisations unitaires les plus larges.

Celles et ceux d’en bas peuvent faire irruption sur la scène politique. Notre camp social doit se représenter lui-même, pour en finir avec l’exploitation capitaliste, le saccage de la planète et toutes les oppressions.

Dans cette campagne, nous voulons contribuer à rassembler, pour aider à construire une mobilisation d’ensemble avec des grèves de masse, des manifestations, des révoltes. Parce qu’il n’y a pas de « sauveur suprême », il faut unir les nôtres pour se battre et défendre nos droits.

Nous défendons la perspective d’une rupture avec ce système : exercer notre contrôle sur l’organisation de la société, de la production, et reconstruire associations, syndicats et cadres d’auto-organisation. Pour un gouvernement du monde du travail aussi fidèle aux intérêts de notre camp que Macron et Le Pen le sont à ceux des capitalistes.

Nous proposons dès maintenant à celles et ceux qui se retrouvent dans ces perspectives de se regrouper sans attendre. Nous avons en effet besoin d’un parti pour la transformation révolutionnaire de la société, d’un outil pour contribuer au renversement du capitalisme, vers une société écosocialiste, pour l’émancipation de l’humanité.

Un candidat militant du monde du travail

Philippe Poutou est à nouveau candidat à l’élection présidentielle car il incarne cettecessité de s’affronter au système, de s’organiser pour le faire, et de défendre la perspective d’une société libérée de l’exploitation et des oppressions. C’est ce que nous voulons contribuer à porter, modestement mais fermement, dans la rue et dans les urnes.

Ce n’est pas un professionnel de la politique. Ouvrier qui s’est battu contre Ford, aujourd’hui licencié, c’est un travailleur qui ne lâche rien, s’oppose au grand patronat, et veut dégager Macron et tous les politiciens, de droite comme de gauche, au service des classes dominantes. À travers son activité militante, politique et syndicale, il représente aussi notre volonté de rassembler et de prendre nos affaires en main.

C’est un candidat issu de notre camp social, à son image. Un travailleur, un anticapitaliste.

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Voiture "propre": mensonges et effet d'aubaine.

25 Juin 2021 , Rédigé par NPA 27

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Le mot de Philippe Poutou

21 Juin 2021 , Rédigé par NPA 27

Salut à toutes et tous
Après les élections, il nous reste les souffrances, les urgences sociales et les luttes à construire
Bon voilà, encore des lendemains d’élection qui ne soulèvent aucun enthousiasme. Pas de déception non plus, c’est vrai aussi qu’il n’y avait rien à en attendre.
Les constats sont ceux prévus. L’extrême-droite même si plus basse qu’annoncée reste bien présente et réussit à capter une bonne partie du ras le bol. La droite refait surface. Et ce qu’on appelle encore la « gauche » s’en sort très bien. Reste que seulement 30% de la population a voté. Et encore ce doit être moins car les non-inscrit-es sur les listes électorales ne sont pas pris en compte dans ce pourcentage.
Donc confirmation d’une droitisation de la société d’une part et d’une abstention de plus en plus importante au fil des années et des élections, au fil de l’aggravation de la crise et de l’augmentation de la pauvreté comme de l’exclusion. Les pouvoirs et le système politique sont clairement discrédités. Car cette abstention traduit l’écœurement et le rejet comme la résignation des gens fasse à un monde injuste et brutal , notamment dans les milieux populaires (participation plus faible encore). Une abstention qu’on peut regretter mais surtout qui est très compréhensible tant on a été trompés et trahis par les partis au pouvoir, nationalement comme localement.
D’ailleurs, pour la forme, tous disent regretter l’énormité de cette abstention, c’est vrai que ça affaiblit leur légitimité, mais en réalité, ils s’en accommodent très bien, ils ont la place, ils gardent leur pouvoir, donc tout va bien finalement. Droite ou PS, ils vont pouvoir continuer leurs politiques libérales et antisociales, continuer à servir leurs amis possédants et écraser les plus pauvres. Tant que ça tient comme ça.
Mais jusqu’à quand ? On attend la prochaine élection puis les autres encore ? Sauf qu’il y a de moins en moins d’attente ou d’espoir dans un changement par le biais électoral. Mais du coup, il n’y a plus d’espoir, plus d’attente. Ou alors une sorte de frustration, d’écœurement, d’une colère confuse qui se tourne vers l’extrême-droite.
Ça fait bizarre de voir que la perspective de progrès social ou de perspective d’issue collective et solidaire s’efface. La gauche institutionnelle, le PS et tous des satellites ont tellement renié et trafiqué les idéaux de gauche, qu’ils en ont bousillé toute crédibilité du côté de la possibilité de combattre les inégalités et l’exploitation, du renversement du capitalisme.
Et notre problème n’est pas de constater toujours les dégâts mais semble être celui de reconstruire cette espoir à « gauche » si le terme peut avoir encore un sens. Pas reconstruire cette gauche droitisée et dangereuse ou une force électorale de gauche mais au contraire de reconstruire une gauche de combat, une gauche radicale, clairement anticapitaliste, de reconstruire une force sociale et politique sur le terrain des résistances et des luttes, en coordonnant les réseaux militants associatifs, syndicalistes, politiques, des collectifs, des gilets jaunes...
L’espoir ne peut venir que d’une colère sociale qui s’organise et qui converge, qui vient d’en-bas. C’est ce que nous avons essayé d’exprimer dans ces élections, aux régionales avec “On est là!” en Nouvelle-Aquitaine et “Occitanie Populaire” ou encore dans les départementales avec “Bordeaux En Luttes” sur les 5 cantons bordelais.
On a voulu faire entendre la colère contre un capitalisme destructeur, faire vivre une perspective autre que celle de subir, relayer les luttes sociales, écologiques, féministes, antiracistes, de soutien aux réfugiés, défendre l’idée qu’il nous faut faire le la politique nous mêmes, prendre nos affaires en mains...
On aurait aimé être plus visibles et plus entendus, on aurait aimé aussi avoir quelques élu-es (on avait un petit espoir) comme points d’appuis au delà de la campagne. Finalement on est soulagés d’obtenir les 5% qui assurent le remboursement des frais de campagne. Ce qui est déjà très bien de ne pas trinquer financièrement.
Mais on n’est pas seulement soulagés, on pense que notre présence dans les élections permet quand même de faire entendre des idées importantes, d’aider à reconstruire les mobilisations, de redonner un peu confiance dans notre camp social, en clair nous pensons que c’est utile pour la suite.
Et aussi, ce qui nous préoccupe c’est l’unité de notre camp. Car les listes FI-Npa-Luttes sont le résultat d’une bataille unitaire. On en a marre des divisions, des barrières, des sectarismes ou des boutiquiers. Nous sommes persuadé-es que nos différences et nos désaccords ne doivent pas empêcher de nous regrouper dès que c’est possible, dans la rue, dans les grèves, dans les mobilisations diverses mais aussi dans les élections pour défendre notre anticapitalisme. Nous devons mener la bataille unitaire sur tous les terrains, essayer de convaincre et d’influencer.
Alors après cette campagne c’est le bilan modeste mais réel que nous pouvons faire. Maintenant, il faut continuer dans cet esprit, pour aider à re-mobiliser, pour renforcer les liens militants, pour aider à faire converger les lutes existantes, pour préparer les combats sociaux incontournables.
Philippe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le mot de Philippe Poutou
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HOMMAGE AU PEINTRE GÉRARD FROMANGER

20 Juin 2021 , Rédigé par NPA 27

HOMMAGE AU PEINTRE GÉRARD FROMANGER

Il vient de mourir à l'âge de 81 ans. En octobre 2007, il exposait ses œuvres  à la fois au musée de Louviers et au siège du conseil général de l’Eure.  Dans la salle du Moulin à Louviers , une conférence-débat en présence de l’artiste, de Michel Onfray et de Serge July avait réuni 350 personnes. Reprise actualisée de ce que nous en avions écrit alors :

 Le thème annoncé était: «  le peintre et le philosophe », mais il a surtout été question de 68 et de son héritage. Fromanger, engagé dans la production des fameuses affiches de l’atelier des Beaux-arts, expliqua sa rupture avec les maos en 71, lors de leur campagne infâme contre le notaire de Bruay en Artois*, puis son activité dans le «Groupe d’information sur les prisons »(GIP) avec Michel Foucaud, sa rencontre émerveillée avec le philosope Deleuze. . Onfray a enfoncé le clou juste après en soulignant les « trahisons » de Mitterrand et la nécessité d’une vraie gauche (c’était encore un temps où il avait appelé à voter Besancenot…). S.July, dans une longue péroraison, a expliqué que mai 68 n’était rien par rapport à l’effervescence des années 60 aux USA en particulier sur le plan musical ; « la rupture, c’est Dylan et les Stones, puis plus tard les réseaux informatiques qui permettent de communiquer horizontalement ; la vraie révolution est culturelle ». Auteur d’un livre sur Fromanger, il était là pour en parler et a clairement manifesté son agacement devant la tentative du maire Frank Martin, maoiste repenti lui aussi, de tirer la couverture à lui. Le public qui attendait que l’on parle de la place de l’œuvre d’art dans la société se demandait ce qu’il était venu faire dans cette galère. La qualité des échanges qui ont suivi entre Fromanger et Onfray lui a cependant donné satisfaction. Et tous ceux qui l’ignoraient, tous ceux qui avaient voulu l’oublier, n’ont pu ce soir là faire autrement que de percevoir à quel point le souffle de la création peut être intimement lié à des moments historiques d’une intensité extraordinaire. Comme le dit avec fougue Gérard Fromanger,  « quand le peuple prend la parole, c’est comme un tremblement de terre, tout est devenu possible en 68«. On a bien compris que pour lui, la grève générale, ce n’est pas le spectre maléfique qu’elle est devenue pour bien des anciens combattants qui encensent son œuvre - à voir au musée de Louviers – avant de la ranger dans la naphtaline marchande.

illustration

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"Robespierre sans masque"'

HOMMAGE AU PEINTRE GÉRARD FROMANGER
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17 Juin 2021 , Rédigé par NPA 27

Retour sur des déclarations du candidat de La France insoumise, qui rendent un bien mauvais service à notre camp.

« Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012. Cela a été l’attentat la dernière semaine [avant l’élection de 2017] sur les Champs-Élysées. Avant, on avait eu papy Voise dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau. Nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile. Voilà, c’est bateau tout ça. » Ainsi s’est exprimé Jean-Luc Mélenchon le dimanche 6 juin lors de l’émission « Questions politiques ».

Un indigeste mélange

Ce n’est pas parce que cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon a été surexploitée par les réactionnaires de tout bord pour tirer à boulets rouges sur le candidat de La France insoumise que nous devons refuser de la commenter, et ce de manière (très !) critique. Car le moins que l’on puisse dire est qu’avec des propos de cet ordre, Jean-Luc Mélenchon a rendu un bien mauvais service aux idées progressistes et de transformation sociale, tant ils sont confus, pour ne pas dire confusionnistes, et participent de la diffusion d’une vision du monde dans laquelle les forces sociales et matérielles n’ont guère de place.

Jean-Luc Mélenchon a eu l’occasion, depuis cette sortie, de s’expliquer à plusieurs reprises, mais force est de constater qu’il n’a guère convaincu. Car il mélange en réalité deux choses qu’il convient de soigneusement distinguer : l’agenda de ceux qui peuvent profiter d’une période électorale pour commettre des violences et espérer « faire parler » d’eux et/ou de leur cause ; l’opportunisme de ceux qui, en pleine période électorale, exploitent sans vergogne des faits divers ou des tragédies pour mettre en avant leur agenda politique. Et n’en déplaise à Jean-Luc Mélenchon et à ceux qui ont entrepris de le défendre inconditionnellement, ses propos sont, au total, un indigeste mélange qui n’a guère à voir avec une analyse matérialiste et progressiste des rapports sociaux.

« Comprendre le monde pour le transformer »

Mettre sur le même plan les attentats commis par Merah et l’affaire « papy Voise », du nom de ce retraité agressé à Orléans trois jours avant la présidentielle de 2002, est ainsi non seulement indécent, mais totalement vide de sens, que ce soit du point de vue des motivations des acteurs ou de l’exposition médiatique des deux événements. S’il s’agissait « seulement » de dire que certains instrumentalisent des événements tragiques pour diffuser leur idéologie de haine, alors il fallait le dire. Mais ce n’est pas ce qu’a dit Jean-Luc Mélenchon, et c’est bien là qu’est le problème : dire « c’est écrit d’avance » ou parler du « petit personnage sorti du chapeau », c’est jouer sur un tout autre registre, et cela fait effectivement écho aux rhétoriques complotistes.

La confusion majeure réside en ceci que de tels propos donnent à penser que ceux qui exploitent faits divers et tragédies pourraient être soupçonnés de les avoir organisées. Un raisonnement du type « Chercher à qui le crime profite » qui est non seulement parfaitement erroné mais en outre particulièrement dangereux. C’est en effet, par exemple, autour de ce raisonnement qu’a été construit le « documentaire » complotiste Hold-up, sorti en novembre 2020, qui confond allègrement, d’une part, l’opportunisme de certains secteurs des classes dominantes, qui tentent de profiter d’une crise sanitaire bien réelle, et, d’autre part, un projet organisé visant à provoquer une crise sanitaire artificielle pour mettre en place un programme tenu secret.

Il importe de ne pas désarmer celles et ceux qui croient encore en la possibilité de se battre pour renverser un système injuste et violent : « Comprendre le monde pour le transformer » demeure l’un de nos mots d’ordre, et ce n’est pas en se laissant contaminer par le confusionnisme ambiant, qui sert en réalité les forces réactionnaires, que la gauche sociale et politique pourra contribuer à cette compréhension émancipatrice.

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MANIFESTATION POUR LA DEFENSE DES LIBERTES ET CONTRE LES IDEES D'EXTREME-DROITE A EVREUX

14 Juin 2021 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Antiracisme

MANIFESTATION POUR LA DEFENSE DES LIBERTES ET CONTRE LES IDEES D'EXTREME-DROITE A EVREUX

Samedi matin, répondant à l'appel  de la LDH et de plusieurs organisations syndicales et partis politiques de gauche, et comme dans de nombreuses villes de France, 150 personnes se sont réunies devant l'hôtel de ville de Évreux pour la liberté et contre les idées d’extrême droite pour exprimer leur refus de la banalisation du RN et des idées d'extrême-droite, pour dénoncer la responsabilité du gouvernement et des précédents dans la montée du racisme, de l'intolérance et de la violence qui par opportunisme ou cynique calcul électoral joue depuis trop longtemps avec le feu.

Oui, l'extrême-droite est un danger mortel, au sens figuré comme au sens propre si on s'en tient aux dernières provocations, voire appels à l'assassinat politique de militants ou électeurs de gauche. Oui, c'est maintenant une course de vitesse qui s'est engagée entre la gauche porteuse d'un projet de société émancipateur la mouvance nationaliste et identitaire mystificatrice d'un passé prétendûment glorieux et dont le discours perce en temps de crise, en l'absence de perspectives pour le futur. Oui, l’immigration est tant une richesse économique, culturelle, humaine et l'accueil est un impératif  pour garantir la dignité de toute personne subissant la misère, la guerre discriminations ou persécutions.

Des prises de parole en ce sens des associations (LDH, RESF), des syndicats (CGT, FSU) et des partis de gauche (PCF, LFI et NPA) se sont succédé avant un départ en manif dans le centre-ville.

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