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Samedi 19 avril 2008

Italie : au-delà du désastre annoncé...

 

Berlusconi a largement gagné les élections italiennes. L’analyse de Flavia D’Angeli, candidate de la Gauche critique à la présidence du Conseil.

• Comment analyser la victoire de Berlusconi ?

Flavia D’Angeli – Depuis le début du gouvernement Prodi, nous avons critiqué sa politique, sur le plan social comme international, en expliquant qu’à force de courir derrière la droite, la gauche gouvernementale ne pourrait que la favoriser. Malheureusement, le résultat des élections va au-delà de nos prévisions, avec une victoire très large de Berlusconi. Le nouveau Parti démocrate (anciens du PCI et de la Démocratie-chrétienne), farouche partisan de la bipolarisation de la vie politique italienne, n’a finalement pris aucune voix à la droite. Il en a seulement gagné sur la coalition Arc-en-ciel1, qui se voulait la vraie gauche. En revanche, la droite s’est largement renforcée, avec notamment une poussée inquiétante de la Ligue du Nord, qui recueille 8,5 % des voix. Un vote en partie ouvrier et populaire…

• Et le score de Refondation communiste ?

F. D’Angeli – La coalition Arc-en-ciel a obtenu un peu plus de 3 %. C’est un véritable tsunami pour la gauche et, pour la première fois, la gauche radicale n’aura plus un seul élu dans les Assemblées. C’est la fin de la période ouverte en 1991, avec la création de Refondation communiste comme tentative de sortir à gauche de la crise du stalinisme. Mais deux ans de cogestion gouvernementale avec Prodi ont abouti à ce désastre et à ce gâchis. Le PRC qui, certes, n’était pas implanté socialement mais avait toujours bénéficié d’un vote d’opinion, a perdu toute crédibilité en appliquant une véritable politique de trahison du monde du travail. En outre, il a présenté le président sortant de la Chambre, Fausto Bertinotti, comme candidat au poste de président du Conseil, mais on ne peut pas jouer à la fois tous les rôles d’une comédie. N’a-t-il pas, à quelques mois de distance, déclaré que « nos soldats au Liban sont la vitrine du pays » et qu’il fallait gouverner avec l’administrateur de Fiat (présenté comme représentant de la « bonne bourgeoisie ») pour, durant la campagne, faire appel à la lutte de classe et à l’internationalisme. Les gens en ont eu marre. Désormais, c’est la crise totale. La fédération Arc-en-ciel va exploser, avec des vieux staliniens qui, ayant tout avalé, vont ressortir les drapeaux rouge et la faucille et le marteau. Mais c’est dérisoire et ce sera un échec. Les morts ne peuvent pas sauver les vivants. Cette coalition sera incapable de faire de la politique sans appareil, sans argent et sans élu. Quant à Bertinotti, il vient d’annoncer son retrait. Le mieux qu’il puisse faire serait d’abandonner la politique. Sa seule réussite aura été de faire ce qu’Ochetto, le dernier secrétaire général du PCI, n’avait pas pu en 1991 : détruire la gauche italienne.

• Et pour ce qui est des résultats et perspectives de la Gauche critique ?

F. D’Angeli – Dans cette situation de déroute généralisée à gauche, on s’en sort plutôt bien pour une formation politique n’ayant que trois mois d’existence et un budget de 20 000 euros. Nous obtenons 0,5 %, soit près de 200 000 voix. Il est intéressant que, là où nous sommes actifs, nous obtenons plus de 1 %, notamment à Rome, Turin ou Milan, et 2,7 % à Val de Suza, près de Turin où se déroulent des luttes importantes pour la protection de l’environnement.

Face à une gauche en ruine, en se présentant partout et en faisant ainsi connaître notre existence, nous avons rencontré un écho bien supérieur à notre score, notamment grâce à la campagne télévisée. Nous avons désormais les moyens d’engager la reconstruction d’une vraie gauche qui ne renonce pas. C’est une tâche énorme, dans un contexte très difficile, mais on a réussi à sauver un collectif large de militants qui ne sont pas prêts à se résigner. La campagne nous a permis d’obtenir des centaines de nouveaux contacts et de doubler le nombre de villes où nous sommes présents. Sans parler de tous ceux qui se sont reconnus dans nos propositions mais ont voté « utile ». Le monde du travail va souffrir. Résister et reconstruire, c’est notre perspective.


Samedi 15 mars 2008

La direction départementale du PCF maquille la réalité: les vieilles pratiques ont la vie dure 

"Regards sur l'Eure", bulletin de la fédération de l'Eure du PCF, nous présente un exercice de travestissement des réalités qui prend ses racines dans les pires traditions de ce parti, sur le thème: " la réalité nous gêne, arrangeons la, c'est l'intérêt supérieur de la classe ouvrière, puisque c'est celui du parti !"
Qu'on en juge d'après la présentation des résultats.
 

undefinedA Broglie, le candidat soutenu par le PCF l'était aussi par les Verts, mais il n'en est pas fait mention. Une alliance gênante ? Ou alors, le score de 19,49% est censé impressionner davantage le lecteur s'il est imputable au seul PCF... Pas de quoi être très fiers cependant, car la candidature Didtsch n'a pas eu un mot de critique à l'égard de la majorité sociale-libérale du conseil général.

Rien à voir donc avec la candidature PCF-LCR du canton de Routot, où les 11,29% ont été obtenus sur la base d'une démarcation nette à l'égard du président du Conseil général de l'Eure qui se vante d'avoir obtenu les félicitations du Medef. Cette candidature unitaire a donc permis une nette progression (cantonale 2001 : Rogé PCF : 9.65%. 2002/ Hue : 3.8%; cantonale 2008 : Boquet : 11.3%. 2007 : Buffet : 1.9%). Un résultat sans précédent, en voix comme en pourcentage, dans ce canton. 

Mais les responsables fédéraux n'apprécient pas que la section du Roumois ait choisi de présenter cette candidature à égalité avec la fédération de l'Eure de la LCR, et le cachent aux militants: ils la présentent donc comme "soutenue par le PCF et la LCR" pour ne pas rendre compte de la démarche unitaire anti-capitaliste... Il est vrai que dans 9 cantons sur 21, dont celui de Pont Audemer où le PCF n'est pas quantité négligeable, ils n'ont pour la première fois, pas présenté de de candidat au premier tour ," pour donner toutes ses chances à la majorité déparementale"... 
Il est vrai que le président de la commission des finances du conseil général n'est autre que Marcel Larmanou, conseiller général du canton de Gisors et figure du PCF... Les 4 conseillers généraux PCF ne sont donc que des satellites de la majorité PS !

On continue: pour Vernon sud, on apprend bien que Carole Depuiset, la candidate PCF, a fait 3,70% (238 voix). Mais bizarrement, le lecteur non informé ne saura pas que le dénommé Duval, qui fait 4,36% (281 voix) est le candidat de la LCR. De toute la longue liste, c'est le seul dont l'appartenance a été gommée ! Il est vrai que la pilule est amère à avaler pour le PCF de Vernon, qui a mené une campagne agressive d'arrachage de nos affiches, et qui doit accepter que la jeune section de la LCR de Vernon, avec son candidat cheminot de 26 ans, lui dame ainsi le pion.

On notera qu'il n'y a pas un mot sur la situation à Louviers. Il faut dire que deux membres du PCF, dont un adjoint sortant, sont sur la liste du maire PRG F.Martin en compagnie de deux personnalités de la droite locale, tandis que la majorité de la section se retrouve avec le PS et le député Loncle sur une liste qui s'est maintenue au deuxième tour en faisant fi de la règle du "désistement républicain", alors que depuis 13 ans ils ont géré la ville en commun.Difficile à expliquer quand on donne comme consigne de "battre la droite". 
Pour ce qui nous concerne, nous nous maintenons aussi à Louviers avec 10,40%, mais avec l'avantage de la cohérence, car depuis 7 ans, notre élu est bien seul à se fait entendre en toute indépendance, en défense des travailleurs et des petites gens, que cela plaise au maire ou non... mais de cela non plus, "Regards sur l'Eure" ne parle pas, bien évidemment
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LCR 27


Mardi 4 mars 2008

undefined Un programme 100 % à gauche

 

La LCR présente ou soutient 200 listes pour que, dans nos villes, dans nos quartiers et dans nos campagnes, des élus 100% à gauche fassent entendre une réelle alternative anticapitaliste. Avec ces élus, nous nous battrons pour le droit à une santé et une éducation pour tous, la remunicipalisation de l’eau, l’application du droit au logement, la création et le renforcement des services publics, l’arrêt du versement des aides publiques aux entreprises privées – aides qui n’ont jamais créé d’emplois –, le remboursement des aides déjà versées. Bien sûr, ce n’est pas un vote, même massif, pour les candidats et les candidates de ces listes qui changera le pouvoir en place et imposera les mesures d’urgence sociales et démocratiques qui sont aujourd’hui nécessaires. Mais nous présentons des revendications réalisables rapidement dans les communes. En voici les principales.

LOGEMENT

Un toit c’est un droit :

• application de la loi de réquisition des immeubles vacants ;

• interdiction des expulsions ;

• inéligibilité des maires qui ne respectent pas, dans leur ville, la loi SRU (20 % de logement social) ;

• transparence dans le traitement des demandes de logement dans des offices publics municipaux du logement, sous le contrôle démocratique des populations et sans discrimination ;

• expropriation des marchands de sommeil (leurs immeubles doivent être récupérés, rénovés et gérés par des offices municipaux) et relogement des locataires dans la commune s’ils le souhaitent ;

• application du droit de préemption de la commune sur les immeubles mis en vente, pour les acquérir et les transformer en logements sociaux ou en espaces communs pour la population ;

• non aux démolitions de logements sociaux. Et, dans les cas de réhabilitation ou de destruction, les habitants devront être consultés par référendum (et pas seulement par une enquête individuelle et confidentielle) avec, en préalable, l’engagement pour les familles d’être relogées sur place et sans augmentation de loyer.

EAU

Dans 60 % des villes, la distribution de l’eau est déléguée au privé pour un prix, en moyenne, 25 % plus élevé qu’en régie publique. L’eau doit rester un bien commun et non une marchandise :

• expropriation des trusts de l’eau et mise en place d’un service public national de l’eau et de l’assainissement ;

• retour en régie directe dans toutes les municipalités ;

• fourniture d’un minimum gratuit pour les besoins domestiques (40 litres par jour et par personne) et, au-delà, tarif progressif pour les gros consommateurs ;

• arrêt des coupures d’eau qui touchent les plus démunis ;

• création d’instances démocratiques de contrôle de la gestion de l’eau, avec participation des usagers et des syndicats d’employés de ces services.

TRANSPORTS

Pour lutter contre la pollution, en finir avec le tout-automobile et redonner la rue aux piétons et aux cyclistes, pour un meilleur cadre de vie :

• développer des réseaux de transport non polluants ;

• gratuité des transports en commun urbains (bus, métro, tramway, réseau public de mise à disposition de vélos) ;

• création de transports en commun qui permettent de relier entre eux les quartiers à la périphérie des grandes agglomérations ;

• maintien et réouverture des gares et des dessertes jugées « non rentables ».

POLLUTION

Face à l’urgence et afin de préserver notre environnement, des mesures concrètes et radicales doivent être prises :

• limiter la circulation des camions et des automobiles dans les villes ;

• mise en place de collectes sélectives des produits dangereux (piles, produits chimiques), et d’un service public de la collecte, du tri et du retraitement des déchets industriels et ménagers, émanant des collectivités locales, indépendant des trusts et contrôlé par la population ;

• droit de veto des populations sur tout projet d’implantation d’entreprises à haut risque, sur le transport des matières dangereuses et sur la culture en plein champ des OGM ;

• diversifier les modes de production d’énergie en priorisant les économies d’énergie et celles qui sont renouvelables ;

• favoriser l’implantation d’une agriculture de qualité ;

• soumettre tous les projets d’aménagement du territoire à un réel débat public et à un contrôle démocratique.

PETITE ENFANCE

Nous voulons la création d’un grand service public de la petite enfance, gratuit et accessible à tous. Il doit être géré au plus près par les collectivités locales, avec des dotations d’État permettant l’égalité entre communes riches et communes pauvres. L’accueil de la petite enfance doit être une des priorités budgétaires de la commune :

• création de crèches permettant un accueil de qualité pour tous les enfants, en préservant les statuts des personnels et en leur donnant une formation adaptée.

QUATRIÈME ÂGE

Il faut développer une politique pour nos anciens, dans le cadre d’un service public national du quatrième âge, leur donnant le choix de leur mode de vie :

• création de maisons collectives de qualité ;

• maintien au domicile, combiné avec une politique de prestations (soins, restauration, activités collectives, lieux de rencontre) pour rompre l’isolement ;

• maintien et extension de tous les services publics, de petits commerces de proximité.

ÉCOLE

La LCR revendique des crédits pour l’école, une augmentation des postes et des moyens, chiffrés par les enseignants et les parents, pour accueillir tous les élèves dans de bonnes conditions, dans le cadre d’un service public laïque national :

• interdiction des fermetures de classes ;

• ouverture de classes maternelles pour scolariser les enfants dès l’âge de 2 ans ;

• donner tous les moyens nécessaires pour l’accueil des enfants handicapés ;

• refuser de voter les crédits au privé en recourant à la désobéissance civile pour contester la loi qui l’impose ;

• faire inscrire tous les enfants, avec ou sans papiers, résidant dans la commune à l’école et aux cantines, sans conditions.

SANTÉ

• Non aux fermetures d’établissements et des services hospitaliers de proximité (maternités…) ;

• création ou extension de centres de proximité regroupant les services de santé (PMI, centre d’orthogénie et de planification…) ;

• création de dispensaires de santé, dans les quartiers, les communes rurales, pour toutes et tous, gratuits pour ceux qui ne peuvent payer ou n’ont pas de sécurité sociale.

CULTURE

• Aides à l’accès aux œuvres comme à la formation artistique et aux pratiques créatives ;

• soutien aux luttes des intermittents du spectacle ;

• ouverture et développement de lieux publics d’accès à la culture : bibliothèque, médiathèque, salle de spectacle, projections de films à bas prix échappant aux diffuseurs privés ;

• développement, dans le cadre communal ou intercommunal, de lieux d’activités culturelles et sportives, dans des ateliers ou à l’école, avec tous les équipements et moyens nécessaires à ces activités.

JEUNESSE

• Aides à l’accès au logement avec, par exemple, caution de la commune pour toutes les garanties financières exigées ;

- espaces jeunes, centres sociaux avec animateurs, travailleurs sociaux, médecins, et psychologues, où tous les problèmes puissent être abordés en toute confiance. En particulier, l’accès à la contraception et à l’avortement, gratuit, y compris pour les mineures (notamment préservatifs gratuits, cours d’éducation sexuelle co-organisés par des associations féministes), et l’homophobie, dont les difficultés qu’elle engendre sont la première cause de suicide chez les jeunes ;

• mise en œuvre du droit d’association et d’expression dans les établissements scolaires ;

• élection de représentants des jeunes associés aux conseils municipaux, ou mise en place d’un système permanent de consultation des jeunes, dans des conseils de quartier.

FEMMES

Pour que les femmes prennent toute leur place dans la vie sociale et politique, il faut mettre un terme à leur oppression, tant dans la sphère publique que privé :

• création de maisons de la petite enfance offrant un choix d’accueil des tout-petits dans le cadre d’un vrai service public de la petite enfance ;

• égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes dans l’ensemble des emplois publics gérés par les municipalités et refus de toute forme de contrat précaire ;

- création ou soutien (y compris financier) de maisons des femmes, afin d’offrir aux femmes un lieu de libre expression et d’organiser la solidarité avec les femmes victimes de violences ou confrontées à l’isolement et à la solitude ;

• création, au niveau communal, ou de plusieurs communes, de trois structures d’accueil pour les femmes victimes de violence : une pour l’accueil et l’hébergement d’urgence ; une autre pour l’hébergement de court séjour, l’aide psychologique et la recherche de logement ou d’emploi ; et la dernière pour l’hébergement de moyen et long séjour et l’aide à la reconstruction.

ÉTRANGERS

À l’échelon local, comme à l’échelon national, nous défendons l’égalité entre Français et étrangers. La régularisation de tous les sans-papiers ainsi que l’abrogation des lois racistes sont urgentes au niveau national. Au niveau local, nous proposons :

• des initiatives municipales pour favoriser l’adoption d’une loi pour le vote des étrangers (par exemple, par la création d’élus associés au conseil municipal ou l’ouverture de listes électorales aux étrangers résidant sur la commune) ;

• de combattre toutes les discriminations (embauche, logement…) en créant, par exemple, des observatoires locaux des discriminations.

DÉMOCRATIE

Une démocratie radicale doit redonner aux populations le pouvoir de décider et contrôler toutes les décisions :

• organisation de référendums permettant à tous les résidents (y compris les résidents étrangers) de donner leur avis sur la gestion de la commune ;

• comités de quartier gérés par les habitants avec pouvoirs et moyens (budget) de décision.

CONTRE LE TOUT-SÉCURITAIRE

• Réimplantation des services publics dans les quartiers populaires : ce n’est pas à cause de l’insécurité que les services publics désertent les « quartiers difficiles ». Ce n’est pas parce que les services publics désertent ces quartiers que l’insécurité y progresse ;

• priorité absolue donnée à l’aide aux victimes : un commissariat n’est pas forcément le meilleur endroit pour que les victimes puissent se confier. Soutien aux structures associatives de prévention et d’aide aux victimes ;

• interdiction et dissolution des polices municipales, avec reconversion et formation des salariés dans des activités socialement utiles.

FISCALITÉ

La fiscalité locale est doublement injuste, car elle taxe, proportionnellement, davantage les habitants, les petits artisans et les commerçants que les grands groupes. Elle accentue également les inégalités entre collectivités riches et collectivités pauvres. Une autre politique de répartition des richesses en finirait avec cette double arnaque, en taxant essentiellement les profits et en redistribuant suivant les besoins.

La taxe professionnelle (que doivent les patrons aux collectivités locales), dont une partie avait été exonérée par le gouvernement Jospin et compensée par l’État (plus de 50 % de ce cadeau aux patrons est financé par l’impôt sur le revenu et par la TVA), est maintenant plafonnée – les petits artisans et les petits commerçants payent relativement plus que les grandes entreprises ! Il faut une réforme de la taxe professionnelle qui s’en prenne essentiellement aux profits.

La taxe d’habitation est totalement injuste, car elle n’est pas progressive ; ses bases n’ont pas été revues depuis 1970 – on peut arriver à des situations absurdes, où un manoir qui ne disposait pas de douches dans ces années est moins taxé qu’un HLM dans lequel il y avait une salle de bains et des WC indépendants. Il faut une révision complète des bases de la taxe d’habitation et instaurer sa progressivité. De l’argent, il y en a !

TERRITORIALITÉ

De l’intercommunalité à la décentralisation, les communes n’ont jamais été aussi peu autonomes financièrement, alors que de nombreuses compétences leur sont transférées :

• politique de péréquation corrigeant les revenus et potentiels fiscaux entre communes ;

• élection des structures intercommunales en même temps que le conseil municipal. Les services publics intercommunaux sont nécessaires pour les petites communes qui ont besoin de mutualiser ; les habitants doivent être les seuls « décideurs-contrôleurs ».

EMPLOYÉS MUNICIPAUX

Des élus aux côtés des employés municipaux :

• titularisation des auxiliaires, contractuels, précaires, remplaçants et vacataires ;

• uniformisation des régimes indemnitaires des salariés de la collectivité locale, en intégrant les primes et indemnités dans le salaire ;

• conversion des « emplois aidés », CAE, contrats d’avenir, d’adultes relais, Civis, en emplois stables dans la commune, ainsi que dans les caisses centrales d’activités sociales et associations travaillant pour elle.


Mardi 5 février 2008
A Toulouse une liste unitaire LCR-Motivés aux municipales.

 

Liste LCR/Motivé-e-s/Appel unitaire antilibéral

A Toulouse, la LCR a conclu un accord avec les Motivé-e-s qui avaient obtenu plus de 12 % des suffrages en 2001, et des militants antilibéraux regroupés dans le cadre d’un "appel pour une liste unitaire antilibérale aux municipales de Toulouse". La liste est intitulée "Debout ! Ensemble, la gauche qui ne renonce pas" est conduite par notre camarade Myriam Martin. Salah Amokrane, conseiller municipal sortant et ancien tête de liste des Motivé-e-s, sera porte parole de la liste aux côtés de Myriam Martin et de Sylvie Lorthois de l’appel antilibéral. Les chanteurs de Zebda, Hakim et Mouss Amokrane ainsi que Tayeb Cherfi, animateur de Tactikollectif, participeront également à l’animation de la campagne. Un premier tract de la liste est sorti que vous trouverez en pièce jointe
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Vendredi 25 janvier 2008

Municipales: à gauche toute !

 

Début d’année chargé pour les militants de la LCR. En même temps que la préparation de son congrès, qui doit acter le lancement du nouveau parti anticapitaliste, la LCR se présente dans toutes les villes où elle le peut.

Un peu moins d’un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, la campagne des municipales sera la première échéance électorale de son mandat. À l’heure où le président omnipotent chute dans les sondages, où les illusions des promesses sur le pouvoir d’achat se dissipent, cette échéance devrait être un grand test contre la politique entamée par le gouvernement.

Partout, des réunions se sont déroulées pour annoncer la présence des militants révolutionnaires à ces élections. Dans certaines villes, des listes se constituent en cohérence avec les propositions de nouveau parti anticapitaliste, rassemblant plus largement des militants de multiples horizons déterminés à présenter un projet alternatif à la droite qui gouverne, mais également à la gauche ralliée au libéralisme.

Des rencontres avec les différentes organisations antilibérales ont eu lieu, avec des résultats très différents d’un endroit à l’autre. De ces rencontres, apparaissent les contradictions au sein du Parti communiste qui, d’un côté, se rallie souvent aux listes portées par le Parti socialiste dès le premier tour afin de garder ses élus et, de l’autre, peut rompre avec un PS n’hésitant pas à faire alliance avec le Modem ou – pire – l’UMP, comme à Cavaillon. Les collectifs unitaires et Lutte ouvrière ont été rencontrés avec, là aussi, des réponses bien différentes. Lutte ouvrière, dans la plupart des villes, fait le choix de se présenter sur les listes PCF ou PS dès le premier tour, ou de partir seule à cette échéance, rejetant la main tendue par la LCR pour la constitution de listes anticapitalistes. Dans quelques villes, des militants associatifs et syndicaux ont contacté la LCR pour constituer des listes. Au total, plusieurs centaines de listes anticapitalistes devraient se présenter à ces municipales.

Les principaux thèmes que la LCR défendra au cours de ces élections seront le logement, la question de la remunicipalisation des services d’eau et d’assainissement, les transports, le service public à la petite enfance et du quatrième âge, la démocratie locale, pour un contrôle réel de la population sur les décisions.

Sarkozy veut politiser ces élections et en faire un enjeu national : prenons-le au mot ! Des milliers de femmes et d’hommes souhaitant renverser la vapeur et contrer les attaques tous azimuts de ce gouvernement de casse sociale se présenteront. Les mesures sécuritaires, de casse des retraites, de la santé, du temps de travail, doivent être combattues. Nous devons nous opposer de toutes nos forces aux mesures qui remettent en cause le droit des jeunes à faire des études, au projet de traité européen pourtant majoritairement rejeté par la population.

Ces élections seront donc bien l’occasion de rassembler et de construire une force anticapitaliste pour défendre la transformation révolutionnaire de la société autour de mesures concrètes signifiant que nos vies valent plus que leur profit.

par LCR c27
publié dans : QUI SOMMES NOUS? QUE VOULONS-NOUS?

AGENDA

Samedi 17  mai 2008  

Action anti-OGM
à Vernon
distribution d'un tract
d'information
à 10H sur le marché


 
Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
 

à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE

Vendredi 23  mai 2008   
Salle du conseil municipal de Louviers
avec Jean-Claude Laumonnier,
ancien membre des Jeunesses communistes révolutionnaires
 et René Cottrez, ancien ouvrier à Cléon

Organisé par NPA-louviers et LCR


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


  


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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