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ENVIRONNEMENT- ECOLOGIE


Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 19:42

Copenhague : une manifestation qui fera date

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Près de 100 000 manifestants venus du monde entier ont réclamé que la Conférence pour le climat prenne de vraies mesures contre le réchauffement de la planète. Du jamais vu.
En marge de la conférence des Nations unies contre le réchauffement climatique à Copenhague, du 7 au 18 décembre, était organisée samedi 12 décembre, dans les rues de la capitale danoise, une manifestation visant à contester le manque d’ambition des gouvernements et les politiques climatiques promues par les grandes puissances.
Environ 100 000 personnes, venues de toute l’Europe mais aussi des pays du Sud, étaient réunies pour clamer haut et fort leur désapprobation, face à l’inaction des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, pour exiger un traité ambitieux, contraignant, juste et solidaire.

Cette manifestation marque un tournant dans l’histoire des mobilisations pour la sauvegarde du climat. La jonction des mouvements écologistes et des mouvements sociaux a permis de lui donner un caractère radical et contestataire rarement rencontré sur les questions climatiques. Alors que les rassemblements juxtaposaient jusqu’ici questions sociales et écologiques, dans les rues de Copenhague, peuples indigènes, ONG environnementalistes, paysans du Sud et du Nord, forces  sociales et partis politiques articulaient les messages sur l’urgence climatique et la nécessaire remise en cause d’un système dévastateur pour les peuples et pour le climat. Cela a donné lieu à des cortèges très dynamiques. Le capitalisme et le système productiviste étaient notamment les principales cibles des militants regroupés dans le cortège « System change, Not climate change ! »

Au sein de ce bloc, le NPA constituait un groupe d’environ quatre-vingts personnes. Les militants avaient pu rejoindre Copenhague avec le train organisé en commun avec le collectif Urgence climatique et Justice sociale, ou grâce aux bus que nous avions spécialement affrétés. Les 30 heures de trajet aller/retour n’ont donc pas entamé la motivation des militants du NPA qui ont pu donner de la voix durant plus de quatre heures dans les rues danoises.

Face à cette foule enthousiaste et déterminée, la répression policière a été une nouvelle fois complètement déplacée et disproportionnée. Les lois exceptionnelles votées les jours précédents par le gouvernement danois avaient facilité la tâche des armadas de robocops qui ont arrêté près d’un millier de personnes, pour la plupart de simples manifestants. Une fois de plus, les gouvernements prouvent leur incapacité à accepter une opposition populaire et déterminée. Les tentatives de décrédibilisation par des interventions policières se multiplient lors des manifestations internationales.
Cependant, elles ne doivent ni nous décourager ni nous détourner du nécessaire travail de construction d’un mouvement populaire pour l’urgence climatique et la justice sociale.

Cette manifestation de Copenhague marque un tournant dans le mouvement pour la sauvegarde du climat. Son dynamisme, la radicalité des prises de position et la remise en cause explicite du système capitaliste et productiviste par une large part des organisations présentes dans le cortège, doivent nous servir de point d’appui pour enclencher une dynamique de construction d’un mouvement militant autour des questions d’urgence climatique et de justice sociale. Ce n’est que par la constitution de tels cadres que le souffle né de Copenhague pourra perdurer.
Damien Joliton

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 12:17
Plus de 100 000 manifestants à Copenhague




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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 22:09

Circuit F1 : victoire éclatante !

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Le projet de circuit de F1 à Flins-Lès-Mureaux (Yvelines) a été abandonné, après un an de mobilisation citoyenne massive.

Les milliers d’opposants au circuit de formule 1 poussent un grand ouf de soulagement, après leur longue et formidable détermination collective et imaginative.

Out ! Ce non-sens écologique, ses nuisances et ses dégâts insupportables en pleine crise écologique : destruction d’une zone verte et inondable (promise à un projet d’agriculture biologique), bruit infernal, mise en danger de la deuxième nappe phréatique d’Île-de-France, pollution accrue par une circulation routière et aéronautique, etc.

L’utilisation scandaleuse de l’argent public (215 millions d’euros) serait plus utile pour des emplois locaux et non précaires : construction et rénovation de logements, services publics de santé, d’enseignement, de transports collectifs, de formation et de recherche, développement de l’agriculture biologique, etc. Oui, écologie et emploi sont forcément liés !

Ce circuit était également un non-sens économique et social. Etait-il prioritaire de favoriser un sport en perte de vitesse, symbole d’une idéologie élitiste de compétition, engageant des sommes faramineuses et confortant de plus l’évasion des gains dans un paradis fiscal ? Les promesses de « retombées économiques » paraissent bien culottées quand, en 20 ans, l’emploi à Renault Flins et ses équipementiers s’est désagrégé (de 22 000 à 3 500 salariés), ainsi qu’à PSA Poissy, sans intervention du conseil général (CG) pour empêcher les délocalisations de production. L’actuel enrobage de la « Vallée de l’automobile », avec un objectif lointain de quelques centaines d’emplois par la voiture électrique ou hybride, ne doit pas non plus faire illusion...

Cumulant tous les inconvénients et divisant jusqu’au gouvernement, ce n’était pas la seule lubie mégalo de Pierre Bédier, président déchu du CG, soutenu par la quasi totalitéde celui-ci et même par des communes de « gauche » ! Décidé sans concertation avec les habitants, le circuit était emblématique d’un projet de société que nous rejetons, révélateur des solutions factices soutenues par les tenants d’un système capitaliste mortifère dont la mécanique est enrayée.

Le NPA, actif depuis le début dans ce combat transversal, salue la mobilisation remarquable et sans relâche de nombreux citoyens, associations et quelques rares élus et partis, au sein du collectif Flins sans F11. Prenant en charge leur avenir, refusant que des élites décident à leur place, ils les ont obligés à déchirer leur copie. Cette victoire sociale et écologique est aussi une victoire de la démocratie réelle, à mettre à l’actif des combats essentiels se développant inévitablement sur toute la planète. Ces combats de pots de terre gagnant contre le pot de fer redonnent la pêche et en appellent d’autres !

Le NPA continuera son engagement pour que cette victoire soit complète : pas de circuit F1 ni à Flins ni ailleurs, stop au bétonnage, développement concret de l’agriculture biologique en Val-de-Seine et en Île-de-France.

Fabienne Lauret, NPA Val-de-Seine.

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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 19:44

 100 000 manifestants à Copenhague

A partir de  AFP et Reuters  12.12.09 |

Au moins trente mille manifestants selon la première estimation de la police danoise, plutôt 100 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi après-midi à Copenhague, en marge des négociations sur le climat. En terme de participation, le succès paraissait donc au rendez-vous.

Avant le départ en direction du Bella Center, site des négociations internationales situé 6 km au sud, les organisateurs ont réitéré leurs appels au calme à l'adresse des marcheurs, chaudement vêtus sous un soleil froid. La police avait précédemment mis en garde les casseurs. Plusieurs hélicoptères surveillaient la ville tandis qu'au sol, des policiers jalonnaient le début du parcours tous les dix mètres.

"FAITES L'AMOUR, PAS DU CO2"

L'essentiel de la manifestation s'est toutefois dans une très bonne ambiance. A l'arrivée, les participants n'ont pas cherché à entrer dans le Bella Center, situé à 500 mètres, où des dizaines de délégués du monde entier suivaient le défilé sur les téléviseurs installés dans les couloirs. Le cortège était hérissé de banderoles appelant à la "justice climatique", "Faites l'amour, pas du CO2", rappelant qu'il n'y a "pas de Planète B", ou reprenant le mot d'ordre du jour : "Changeons de système, pas de climat".

Dans la foule, Jakob Larsen, un Danois de 22 ans, estimait que "le réchauffement climatique est arrivé parce que le capitalisme ne fait attention à rien".  La majorité des manifestants étaient d'origine européenne, avec notamment des familles danoises avec enfants, des syndicalistes, étudiants ou écologistes venus de l'Allemagne voisine. Mais de nombreux asiatiques, dont quelques Chinois et Coréens, étaient également présents, ainsi que des Africains. Côté français, l'ancien leader altermondialiste José Bové a marché avec ses collègues députés européens et la dirigeante des Verts, Cécile Duflot. Olivier Besancenot, était égalment présents avec les membres de son parti le NPA.

Une semaine avant la conclusion de la conférence, en présence de 110 chefs d'Etat,  les participants revendiquaient la signature d'un accord de lutte contre le réchauffement climatique juste et équitable pour les plus pauvres et les plus vulnérables. "Chaque année, 300 000 personnes meurent à cause du changement climatique. Ce n'est pas une question d'adaptation mais de survie", a lancé à la tribune le directeur de Greenpeace International, Kumi Naidu. "Peut-être que les grandes nations vont entendre les peuples", espérait Partemba, sherpa népalais venu évoquer la fonte des glaciers himalayens. Une veillée aux chandelles était prévue dans la soirée, avec l'ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu.

Conférence de Copenhague : Des manifestations pour le climat

dimanche 13 déc,

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Copenhague entre le parlement danois et le Bella Centre, où se tient la conférence sur le climat de l'ONU.

Le cortège de plusieurs kilomètres de long s'est immobilisé à quelque 500 mètres du lieu de la conférence, où a été dressée une scène pour accueillir des orateurs.

Le nombre de manifestants est estimé par la pocice à quelque 30 000 personnes(sic!), mais les organisateurs revendiquent 100 000 participants.

Membres d'ONG, de partis politiques et altermondialistes venus des quatre coins du monde dénoncent notamment le recours aux centrales nucléaires et l'expansion des agrocarburants, au détriment des espaces naturels et des besoins alimentaires mondiaux.

Ils souhaitent aussi que les solutions qui seront éventuellement adoptées par les pays participants aux négociations soient équitables envers les pays pauvres.

Présent dans la foule, l'ancien chef altermondialiste français José Bové et député européen a salué la convergence d'intérêt divers pour une cause commune.

« Il faut changer le système, pas le climat », proclame, en écho, une banderole rédigée en allemand.

La manifestation a été suivie avec attention par des dizaines de délégués sur des téléviseurs installés dans les couloirs de la conférence.

Les organisateurs ont réitéré à plusieurs reprises des appels au calme, mais certains groupuscules ont échappé à leur influence..

Des manifestations sont prévues partout dans le monde.

Certaines ont déjà eu lieu: 50 000 manifestants en Australie

En Australie près de 50 000 personnes, selon les organisateurs, sont descendues dans les rues de Canberra, de Sydney et de Melbourne pour réclamer l'adoption de cibles contraignantes à l'issue de la conférence de Copenhague.

En Indonésie des manifestants ont réclamé que les pays riches aident les pays en développement à réduire leurs émissions.

A Hong Kong ou Djakarta, des rassemblements de quelques centaines de manifestants se sont également tenus pour réclamer une action contre le changement climatique.

En France, les manifestations organisées par le réseau "350" ont rassemblé plusieurs centaines de personnes, notamment à Paris, Marseille (sud), Lille (nord), Bordeaux (ouest) et Lyon (est). A Genève quelques dizaines de personnes se sont rassemblées.
A Evreux plus de 50 personnes se sont rassemblées place du Miroir d'eau à l'appel du réseau Sortir du nucléaire, du NPA, des Verts, du PG.



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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 22:08

Climat: des dizaines de milliers d'Européens manifestent avant Copenhague (AFP)


Quelque 20.000 Londoniens ont manifesté contre le réchauffement climatique le 5 décembre 2009


Des vagues de manifestants déferlant sur Bruxelles ou Londres, un train écologiste allant de Belgique au Danemark: des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi en Europe, à deux jours du début du sommet de Copenhague.

Le train spécial baptisé "Climate express" a quitté Bruxelles dans la matinée et devait rejoindre Copenhague une douzaine d'heures plus tard. A son bord, plusieurs délégations (France, Belgique, Luxembourg) de négociateurs, experts et militants écologistes se rendant dans la capitale danoise pour le sommet de l'Onu sur le climat, avec une escale à Cologne pour embarquer leurs homologues allemands. 192 pays doivent participer du 7 au 18 décembre à ce sommet pour tenter de décrocher un accord remplaçant le protocole de Kyoto qui arrive à échéance en 2012. Dans des discussions de dernière minute, le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo devait rencontrer samedi à Moscou le vice-premier ministre russe Igor Setchine et un conseiller du Kremlin pour le climat.

Dans une dizaine de villes de France, des centaines de personnes ont battu tambour et frappé casseroles et boîtes de conserve pour "monter le son". Ces "flash-mob" se sont tenues à 12H18 précises, en référence à la fin du sommet le 18 décembre (12/18 en anglais). Dans le centre de Paris, les manifestants ont revêtu les couleurs orange, noir et blanc de l'Ultimatum climatique, qui rassemble onze ONG. A Bordeaux, devant une banderole proclamant "Climat : Urgence J-2", ils ont arboré des plastrons énonçant les rejets annuels de gaz à effet de serre dans différents pays (0,1 T/an pour un Malien, 8,7 T/an pour un Français et 24,5 T/an pour un Américain). Les Britanniques ne sont pas restés inactifs, avec un coup d'envoi donné en milieu de journée à Londres par une messe oecuménique ponctuée de prières. "Il semble qu'au cours des dernières décennies, peut-être le dernier millénaire, la race humaine n'a pas été très bonne envers le reste de la création, tout comme notre civilisation n'a pas été très bonne envers la race humaine", a estimé Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef de l'église anglicane. "Ca nous rattrape", a-t-il dit. Puis le point d'orgue de la journée s'est élancé: "La vague", manifestation organisée par la coalition Stop climate chaos (SCC) a déferlé dans les rues de la capitale, projetant également des ondes vers Glasgow (Ecosse), Dublin et Belfast. Selon Scotland yard, environ 20.000 personnes grimées de bleu --pour représenter l'eau de la vague-- ont arpenté Londres. A Bruxelles, jusqu'à 15.000 manifestants de tous âges se sont mobilisés pour réclamer un accord "ambitieux" à Copenhague. Beaucoup sont venus en famille, d'autres avec leurs bannières associatives, syndicales ou politiques. Le tout formant une longue vague aux couleurs turquoise et verte, qui a défilé dans le quartier des institutions européennes, habituellement déserté le samedi. Un groupe d'enfants tapant sur des tambours ouvrait la marche sans anicroches, rythmée au cri de "act now" (agissez maintenant). A Stockholm, plus de 200 manifestants ont parcouru la ville sous une légère bruine, jouant du tambour et brandissant des pancartes réclamant de l'action à Copenhague. Devant le palais royal, ils ont évolué au son du tube "The final countdown" ("Le compte à rebours final") du groupe national Europe. Les écologistes italiens ont préféré attendre le jour d'ouverture du sommet, organisant une manifestation à bicyclette intitulée "Copenhague appelle Rome". Le cortège doit se rendre dans des lieux phares de la ville avec un slogan: "Arrêtons la fièvre de la planète".


Un manifestant grimé en bleu participe à "La Vague" une manifestation contre le réchauffement climatique à Londres le 5 décembre 2009.


A la veille du Sommet de Copenhague sur le climat, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris.

Article AFP paru le : 5 décembre 2009

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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 23:25

 Communiqués de presse

 

01/12/2009
"Sortir du nucléaire" demande aux eurodéputés d'Europe écologie de revenir sur leur vote en faveur d'une résolution favorable au nucléaire


Se
ul José Bové n'a pas voté ce texte (ainsi qu'un autre eurodéputé qui était absent)

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande aux députés européens d'Europe écologie de faire le nécessaire pour rectifier leur vote en faveur d'une résolution, adoptée par le Parlement européen le 25 novembre 2009, qui est favorable à l'énergie nucléaire. (Cf http://bit.ly/5PpHjX )
Dans le groupe Europe écologie, seul José Bové (et Pascal Canfin qui était absent) n'a pas voté cette résolution qui affirme en particulier : "Une économie à faible intensité de carbone conférera à l'énergie nucléaire un rôle important dans le bouquet énergétique à moyen terme."

Certes, dans un premier temps, le texte ne comportait pas ce passage qui a été ajouté par amendement proposé par le PPE (la droite européenne), amendement contre lequel les députés européens d'Europe écologie ont voté.

Mais les eurodéputés d'Europe écologie, à l'exception notable de José Bové, ont voté ensuite pour la nouvelle version du texte, contenant l'amendement favorable à l'énergie nucléaire sous prétexte de "sauver" la planète face au péril climatique.

Alors que, dans la préparation du sommet de Copenhague, les autorités françaises multiplient en coulisse les manœuvres en faveur du nucléaire, le vote de cette résolution par la quasi-totalité du groupe Europe écologie est une faute politique qui doit être rectifiée au plus vite.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" continue d'animer la campagne internationale "Don't nuke the climate" (http://www.dont-nuke-the-climate.org ) dont le point d'orgue sera le 12 décembre avec de multiples manifestations dans de nombreuses villes et à Copenhague même.


Lien permanent vers ce communiqué: http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=647

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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 13:10

A Copenhague, comme à Evreux : Manifestation pour la justice climatique le 12 décembre!

 


Lors du sommet économique Asie-Pacifique, les représentants de l’administration Obama ont déclaré qu’il était «irréaliste de croire qu’un accord international et légalement contraignant puisse être négocié entre aujourd’hui et le sommet de Copenhague». Par ailleurs, ce sommet n’a finalement pris aucun engagement précis en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les États-Unis comme de nombreux autres États refusent toute contrainte, tout objectif chiffré, et préfèrent reculer au plus tard les échéances, afin de laisser plus de marges de manœuvre à leurs entreprises. Ce ronron des négociations doit être bousculé par les mobilisations populaires.

À Copenhague se tiendra pendant plusieurs jours un sommet alternatif et une manifestation internationale, autour notamment de la défense de la justice climatique face à la crise dans laquelle nous précipite le productivisme capitaliste. Des actions sont d’ores et déjà prévues sur l’ensemble de la planète.

A Evreux, avec le réseau sortir du nucléaire.

Le 12 décembre est la journée de l'appel international « Don't nuke the climate ».

La nécessaire lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas être l'occasion d'une relance du nucléaire sous le prétexte faux que cette énergie n'émettrez pas de gaz à effet de serre.

Dans l'Eure, SDN 27 et les organisations qui ont signé l'appel et qui sont présentes sur le département (NPA, Parti de gauche, Les verts, ATTAC) appellent à participer à un rassemblement.

Merci d'apporter combinaisons blanches, jaunes, masques, boites de conserves jaunes recouvertes du symbole de la radioactivité, instruments de musique, et sirènes. Vous pouvez aussi venir avec vos vêtements de tous les jours, rien n’est interdit.

Nous ferons signer la pétition et distribuerons des tracts. Puis entre 16h et 17 heures nous nous disperserons.

 

Rassemblement

Samedi 12 décembre à 15 heures

Au Miroir d'eau Evreux

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 10:24

Copenhague : des forêts vert dollar 

28-04 faujour forets.jpg


Le système de lutte contre la déforestation qui doit être mis en place à Copenhague causera un remplacement des forêts par des plantations et leur privatisation au détriment des populations indigènes.

La conférence de Copenhague sur le climat, en décembre, s’annonce comme le rendez-vous de tous les dangers. Parmi les enjeux figure la mise en place d’un mécanisme de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts – appelé REDD – qui fait l’objet d’âpres négociations dans un contexte où la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre est proclamée par tous et où chaque pays essaie d’échapper le plus possible à ses obligations.

De quoi s’agit-il? De comptabiliser au titre des réductions d’émissions la part correspondant à une réduction de la déforestation. La déforestation a un effet considérable sur le réchauffement climatique (20%), réduisant le stock de carbone piégé par les forêts et en dissipant par la combustion du bois. La déforestation donnerait lieu à l’octroi de crédits carbone pouvant être utilisés pour compenser d’autres émissions.

Pourquoi s’inquiéter? Parce que cette prise en compte de la déforestation dans la réduction des gaz à effet de serre a toutes les chances d’aboutir à des diminutions fictives de la déforestation accompagnées d’attaques sociales. REDD est un mécanisme ardemment promu par les pays du Nord. Il s’agit pour eux, dans le cadre notamment du mécanisme de développement propre (MDP) mis en place par le protocole de Kyoto, de pouvoir se défausser sur les pays du Sud de leur responsabilité. Ce sont en effet les pays industrialisés qui sont responsables historiquement de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre. En outre, les réductions de déforestation sont extrêmement difficiles à comptabiliser. Personne ne sait ainsi évaluer avec précision l’ampleur annuelle de la déforestation au Brésil ou en Indonésie. On voit donc mal comment la réduction de cette déforestation pourrait être exactement comptabilisée. Au-delà de cet obstacle technique majeur, le risque est celui d’un vaste mouvement d’appropriation des forêts du Sud par les multinationales en quête de crédits carbone à même de compenser la continuation de leur pollution au Nord.

Les dangers de ce mouvement d’appropriation privée sont politiques, sociaux et écologiques. Il se mettrait sur pied un mécanisme de contrôle néocolonial du patrimoine naturel au détriment des peuples qui vivent au sein de ces forêts, les entretiennent depuis de nombreuses générations et seraient menacés dans leur existence même. Cette appropriation constituerait une violation ouverte de la souveraineté de ces peuples sur leur territoire de vie.

Il n’existe aujourd’hui aucune distinction dans les projets entre forêt et plantation. L’appropriation pourrait se traduire alors par la destruction des forêts initiales et leur remplacement par des plantations d’eucalyptus (éventuellement génétiquement modifiés) comme au Brésil ou de palmiers à huile comme en Indonésie. Outre que cette substitution signifie une augmentation nette des émissions de CO2 puisque les forêts primaires stockent cinq fois plus de carbone que les plantations, elle implique aussi une destruction de la biodiversité sans équivalent des forêts tropicales. Et ceci au service de la production industrielle possible d’agrocarburants.

Face à la menace REDD, les peuples indigènes se mobilisent et alertent l’opinion publique mondiale. Nous devons nous battre à leurs côtés. Cet exemple illustre àquel point la bataille contre la crise climatique ne peut dissocier réponses sociales et écologiques. Partout sur la planète, la politique concrète des classes dominantes aboutit à combiner de fausses réponses écologiques avec de véritables attaques sociales. Seule la mobilisation internationale permettra de les arrêter.

Laurent Menghini

--> Lire le 4 pages du NPA  sur :
Les enjeux du sommet de Copenhague sur le climat et les propositions du NPA

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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 10:12

L'EPR mis en cause par les Autorités de sûreté de trois pays

AFP

Les Autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise ont émis lundi des réserves sur les systèmes de sûreté des réacteurs nucléaires EPR alors que deux réacteurs de troisième génération (EPR) sont en cours de construction en France et en Finlande. Elles demandent aux exploitants et au fabricant "d'améliorer la conception initiale de l'EPR". Ce n'est pas la première fois que le réacteur nucléaire de troisième génération est mis en cause. Le niveau de sûreté des systèmes de contrôle-commande, cerveau de l'EPR, avait déjà été critiqué en avril par l'Inspection britannique des installations nucléaires (NII).

La dernière critique porte sur la trop grande interconnexion entre deux systèmes de contrôle, supposés être indépendants, l'un faisant fonctionner le réacteur et l'autre assurant sa sécurité. "L'indépendance de ces systèmes est importante. En effet, si un système de sûreté est appelé à servir en cas de perte d'un système de contrôle, alors ces deux systèmes ne doivent pas faillir simultanément", soulignent les Autorités de sûreté du nucléaire française (ASN), britannique (HSE/ND) et finlandaise (STUK). En conséquence, les exploitants se voient demander "d'améliorer la conception initiale de l'EPR". "Il incombe aux exploitants et au fabricant Areva de répondre aux questions techniques soulevées par leurs Autorités de sûreté", des solutions différentes pouvant être proposées par chaque exploitant "pour pallier la perte de systèmes de sûreté".

Dans une lettre adressée au directeur de l'ingénierie nucléaire à EDF, le directeur général de l'ASN, Jean-Christophe Niel, demande l'examen "dès à présent des dispositions de conceptions différentes", car la "certitude d'aboutir in fine à une démonstration de sûreté acceptable fondée sur l'architecture actuelle n'est pas acquise". L'ASN relève que la "complexité" de cette architecture "rend difficile l'élaboration d'une démonstration de sûreté satisfaisante".


Des retards

Alors que deux réacteurs EPR sont en cours de construction en Europe, à Flamanville dans la Manche et à Olkiluoto en Finlande, le rappel à l'ordre des Autorités de sûreté de trois pays pourrait bien entraver son développement ailleurs. D'autant que le réacteur finlandais - premier EPR de troisième génération au monde -, qui devait être revu initialement et mis en route pour l'été 2009, accumule les retards et les dépassements de coûts. Son entrée en service pourrait être de nouveau retardée au-delà de juin 2012, a prévenu à la mi-octobre le commanditaire TVO. Au Royaume-Uni, où les groupes français Areva et EDF se proposent de construire quatre autres réacteurs, leur sécurité a été mise en cause dès le printemps par l'autorité britannique de régulation. 

Ce que dit le Réseau Sortir du nucléaire
"Sur le plan technique : les deux principaux réacteurs actuellement sur le marché, l'EPR français et l'AP 1000 américain, rencontrent de très graves difficultés, tant sur le plan de la sûreté que sur les chantiers déjà engagés", considère le réseau Sortir du nucléaire pour qui la "renaissance du nucléaire est décapitée". L'association demande "l'annulation générale du programme EPR" en France, y compris le deuxième réacteur prévu à Penly en Seine-Maritime. Pour le fabricant Areva, "la sûreté du réacteur n'est pas mise en cause".

--> Lire le dossier EPR réalisé par le Réseau sortitr du nucléaire:

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=epr&page=index

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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 11:57

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333
 
Manifestation antinucléaire réussie à Colmar :
plus de 10 000 manifestants,

mais la police perturbe gravement le rassemblement
 

- Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville

- Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
- Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
- La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée
 
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation aninucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…

Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manoeuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.
Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.
 Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses et le risque nucléaire est plus élevé que jamais. Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.

 
Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !

 
Il est intolérable que EDF et l'Etat aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.

Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.
Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.


Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
Communiqué du 3 octobre 2009 - 13h - Contact : 06.64.100.333

"Sortir du nucléaire" dénonce le blocage des manifestants
allemands et suisses aux frontières et le placement de Colmar en état de siège par les forces de police.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce fermement les blocages dont sont victimes, aux frontières de la France, les manifestants allemands et suisses qui souhaitent se rendre à Colmar pour participer au grand rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Après différentes manoeuvres ces derniers jours pour tenter de perturber la préparation de la manifestation et de dissuader les citoyens de venir à Colmar, les autorités françaises se permettent carrément d'empêcher les gens de venir manifester. C'est intolérable.
De même, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce les mesures policières insensées mise en place à Colmar qui ressemble à cette heure à une ville assiégée. Tous les piétons sont immédiatement contrôlés, intimidés et dissuadés de se rendre au rassemblement (place de la Gare). Des hélicoptères survolent continuellement la ville. La police continue à appliquer le premier arrêté du maire (pourtant abrogé) qui interdit au piétons et vélos de circuler au centre ville !
Il faut être clair : ce sont les forces de polices qui créent l'insécurité et le danger, alors que les manifestants sont pacifiques et font preuve, eux, de responsabilité. Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la Démocratie.

Contact presse : 06 64 100 333
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 22:02

dimanche 27 septembre 2009 - Ouest-France

Des milliers de manifestants contre les algues vertes


Les manifestants se sont rassemblés sur la plage de Hillion .

Plusieurs milliers de personnes (plus de 3 000, jusqu'à 5000 assurent les organisarteurs), riverains et écologistes, se sont rassemblées à Hillion, dans les Côtes-d'Armor, afin d'exprimer leur ras-le-bol des algues vertes.

Plusieurs associations, le collectif Urgence marées vertes en tête, avaient appelé à ce rassemblement sur une des communes bretonnes les plus touchées par le fléau.

"Un moment historique, mémorable", assure Michel Guillemot, président d'Eaux et Rivières en Bretagne. La manifestation a démarré vers 15 h 30, dans un champ bordant la plage. Les manifestants avaient prévu d'y former une farandole.

Contre les aglues, pas contre les agriculteurs


Pour René Ropars, maire de Saint-Michel-en-Grève, une des communes particulièrement touchées: "Nous sommes au fond du trou. Il va falloir en sortir, quitte à enrhumer certains".

Yvette Doré, la maire d'Hillion assure pourtant: "Nous sommes contre les algues vertes, pas contre les agriculteurs." Triste constat: Ici, 14 000 tonnes d'algues vertes ont été ramassées l'an dernier, 20 000 tonnes cette année. Elle en appelle à l'Etat pour que les aides récemment accordées soient pérennisées.
L'élue a indiqué que des algues vertes étaient encore présentes sur la plage La Granville à Hillion, où se tient la manifestation, il y a une quinzaine de jours. Les algues ont été déplacées par les vents un peu plus loin, laissant la possibilité aux manifestants de se rendre sur la plage sans danger.

Toxicité mieux reconnue

Longtemps contestée, la toxicité des algues a été officiellement reconnue cet été après la mort d'un cheval, intoxiqué fin juillet à Saint-Michel-en-Grève par les émanations d'hydrogène sulfuré (H2S) s'échappant des ulves (algues) en décomposition.
La bête a succombé en quelques minutes alors que son cavalier, victime d'un malaise, a pu être sauvé in extremis par un témoin.

La mort suspecte d'un salarié qui transportait des algues vertes, toujours dans les Côtes-d'Armor, a ensuite relancé le débat. Saisi début septembre sur ce décès, le procureur de Saint-Brieuc attend les résultats d'analyse.

Alors qu'un comité interministériel a commencé à plancher sur un plan d'action, le débat porte sur le moyen de lutter contre la prolifération des algues, présentes à l'état naturel mais en quantité limitée. Pour les écologistes, les rejets de l'agriculture intensive et des porcheries industrielles sont les premiers responsables.
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 23:15

Environnement : "le scandale des algues vertes"

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Le dimanche 27 septembre, des milliers de personnes sont attendues à Hillion, dans les Côtes-d’Armor, pour manifester contre les algues vertes, qui infestent les plages de la commune. Nous avons rencontré André Ollivro, porte-parole de l’association « Halte aux marées vertes ».

 

Tu as été le premier président – fondateur – de l’association « Halte aux marées vertes »...

En 2001, nous nous sommes dit qu’il fallait agir, créer une mobilisation populaire au travers de nombreuses initiatives de type théâtre de rue... Pour faire un diagnostic, nous avons rencontré toutes les structures qui s’occupent de l’eau, et nous avons constaté que tous savaient déjà ! La prolifération des algues vertes provient à 95 % des excédents de nitrates issus de l’élevage intensif, constat qui ressort d’un colloque des pollutions, dès 1999, confirmé depuis par Ifremer1.

Nous avons alors déposé un recours contre le préfet au tribunal administratif, car les lois sur l’eau n’étaient pas respectées. Avec plusieurs autres associations qui se battent contre le même fléau (à Douarnenez, dans le Trégor...), nous avons pointé et chiffré les dommages : la perte d’image, la privation de l’espace ludique, le repli des personnes vers d’autres rivages, les dommages sanitaires et leurs coûts sociaux... Et nous avons gagné ! L’État est désigné en 2007 comme responsable, car la potabilité n’est pas garantie.  
Le taux de 50 milligrammes de nitrates par litre est dépassé (alors que l’Europe préconise de ne pas dépasser 25 mg). Mieux encore, le jugement précise que pour en finir avec les algues vertes, il faudra revenir à des taux encore nettement plus bas, de l’ordre de 10 à 15 mg...

Nous avons même gagné définitivement, car l’État renonce à faire appel. Après ce qui s’est passé cet été, il leur était difficile de faire autrement ! Un cheval est mort – et le cavalier a eu chaud – sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans le Trégor, ce qui a provoqué la visite de Fillon sur le site. Tout le monde reconnaît maintenant le danger des algues vertes, que nous dénonçons depuis si longtemps ! En décomposition, elles dégagent des émanations de gaz extrêmement toxiques (DMS et H2S2, connu pour son odeur d’œuf pourri). L’affaire tourne au drame avec le décès cet été, dans des conditions suspectes, d’un conducteur de camion préposé à l’enlèvement des algues sur les plages. 

Quelle est la réaction des pouvoirs publics ?

On nous a envoyé Fillon le 20 juillet... et le 21, le préfet des Côtes-d’Armor permettait l’implantation d’un poulailler industriel de 80 000 têtes, avec autorisation d’épandage sur le bassin versant, notamment à Hillion ! 

Quelle est la responsabilité de l’élevage industriel ?

Il est inconcevable de continuer de mettre sur les champs les déchets de l’élevage industriel, qui provoquent d’énormes excédents de nitrates, à l’origine des algues vertes. Mais en plus, avec tout ce que l’on donne aux animaux dans ces exploitations, antibiotiques, aliments, on retrouve sur la terre de nombreux composants chimiques toxiques, des métaux lourds... Les grands groupes agroalimentaires, les coopératives agricoles, l’industrie chimique, tous ensemble, portent la responsabilité de ces pollutions, avec l’aval de la FNSEA. C’est tout ce système qui ne vise qu’à faire du fric sur le dos des éleveurs, des consommateurs et des citoyens.

Quelles sont les solutions ?

Il faut faire baisser radicalement les taux de nitrates, contrôler la qualité de l’eau, faire réinstaller sur les cours d’eau les capteurs qui ont été supprimés. Il faut « remettre les cochons sur la paille et les vaches sur l’herbe » !

Il faut développer une agriculture paysanne, aider les productions bio et durables, produites et commercialisées  localement, inciter à la reconversion, interdire les épandages sur les bassins versants. On doit aussi s’occuper de la collecte et du traitement des déchets de l’élevage, créer des stations de raffinage, qui, au bout du compte, ne génèrent que du compost sain. Pour maîtriser la qualité de l’eau, il faut municipaliser les abords des captages, préempter les terres des bassins versants : on sait le faire pour préserver les sources d’eau minérale ! Pour tout cela, il faut une vraie volonté politique... 

Et la mobilisation ?

On s’attend à quelque chose d’important le 27 septembre. Le rapport de forces a changé, l’écho médiatique suscité par les évènements de l’été, l’approche des élections, tout cela provoque comme un vent de panique chez les « autorités ». Reste à installer un mouvement durable qui bouleverse les choses sur le fond. 

 

* Titre de l’ouvrage d’André Ollivro, Éditions du Temps, 17€.

1. Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer

2. H2S : sulfure d’hydrogène ; DMS : sulfure de diméthyle

 

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 19:39

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 840 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué de presse du lundi 14 septembre 2009
Manifestation antinucléaire européenne à Colmar le 3 octobre à 14 h :
le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient son lieu de manifestation (Place Rapp)
malgré les pressions des autorités.


Sous l'égide du Réseau "Sortir du nucléaire", un grand rassemblement européen annoncé depuis des mois se tiendra à Colmar le week-end des 3 et 4 octobre, à l'occasion de la 3ème visite décennale de la centrale ! nucléaire de Fessenheim (la plus ancienne de France) qui doit décider du prolongement de l'exploitation de la centrale au-delà de sa durée de vie initialement prévue.

Lors de plusieurs réunions avec les représentants du collectif "Fermons Fessenheim" et du Réseau "Sortir du nucléaire", les services de l'Etat avaient acté que la manifestation du 3 octobre à 14 h aurait pour point de rassemblement la Place Rapp, lieu traditionnel du rassemblement pour les manifestations de tous ordres…

Or, à peine trois semaines avant le rassemblement, les services de la Préfecture exigent subitement de déplacer ce rassemblement dans un lieu excentré et clos (le Stade des Cheminots coincé entre une voie de chemin de fer et une route) et de changer l'itinéraire de la manifestation, sans autre raison que la mauvaise volonté de M. le maire de Colmar.

S'agit-il d'une tentative de compromettre la manifestation de Colmar, pour laquelle plusieurs milliers d'antinucléaires pacifiques de France et de toute l'Europe sont attendus ? S'agit-il de la volonté de cacher aux yeux du public l'ampleur prévue de ce rassemblement et de la mobilisation populaire contre l'exploitation d'une centrale obsolète et dangereuse ?

En tout état de cause, il est matériellement impossible de revenir en arrière : des dizaines de milliers de tracts, flyers, et autres dépliants appelant au rassemblement place Rapp ont d'ores et déjà été diffusés; c'est donc bien sur cette place que les manifestants convergeront quoi qu'il arrive. Le Réseau "Sortir du nucléaire" maintient donc place Rapp (14h) le rassemblement européen « Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire » de Colmar pour ce 3 octobre, et appelle les autorités françaises à faire preuve de responsabilité.

Rassemblement européen des 3 et 4 octobre :
http://www.fermons-fessenheim.org

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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 22:07

Urgence climatique, justice sociale
- Copenhague décembre 2009 (appel unitaire)

8577_image.jpgNous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces.

D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.  

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société. 

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu'une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale

Premiers Signataires :

Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev', Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire

Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA

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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 19:40

L’Appel

Participez nombreux au grand rassemblement européen
à Colmar les 3 et 4 octobre 2009
Conférences, concerts, projections et théâtre
Manifestation le samedi 3 octobre

Fermons Fessenheim !

Fessenheim est un symbole pour tous ceux qui réclament la sortie du nucléaire. En octobre 2009, la plus vieille centrale nucléaire de France sera mise à l’arrêt pour sa troisième visite décennale. Cette inspection devra décider de l’arrêt définitif des deux réacteurs... ou de leur prolongation pour dix ans supplémentaires. EDF veut prolonger la vieille centrale de Fessenheim, dangereuse et non rentable, malgré tous les risques qu’elle fait peser sur les populations.

Sortons du nucléaire...

Le lobby nucléaire s’oppose à la fermeture de Fessenheim parce qu’elle inaugurerait le processus de fermeture de nombreux autres réacteurs qui arrivent en fin de vie. Au contraire, ce lobby tente de prolonger la durée de vie des centrales tout en se lançant dans la construction de nouveaux réacteurs EPR. La France a commencé à s’enfoncer dans l’option nucléaire en construisant Fessenheim, elle commencera à en sortir en fermant Fessenheim.

... et tournons-nous vers l’avenir !

L’avenir, c’est la sobriété énergétique, la décentralisation de la production et le développement volontariste des énergies renouvelables. Ces solutions sont les seules capables de répondre durablement à nos besoins tout en luttant contre le réchauffement climatique.

Quelques semaines avant la Conférence Internationale sur le climat à Copenhague, profitons de ce rassemblement pour envoyer un message fort : le nucléaire n’est pas une énergie propre !

Retrouvons-nous toutes et tous les 3 et 4 octobre 2009 à Colmar, en Alsace, pour exiger que la centrale de Fessenheim ne redémarre jamais. L’arrêt définitif de Fessenheim à l’automne 2009 sera le signal de la sortie du nucléaire.

Un moment fort : manifestation
le samedi 3 octobre
14 h - Place Rapp

Venez habillés d’un vêtement jaune, la couleur du soleil et des énergies alternatives !

En savoir plus : contact@fermons-fessenheim.org

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Ecouter et lire...

  chanson pour la Grève générale de la compagnie Jolie Môme

Chanson sur la
Révolution permanente de Georges Moustaki


Salutations révolutionnaires -par MAP  Ministère des Affaires Populaires 

AGEND

Mercredi 13 janvier 2010
PROCES des CONTINENTAL
MANIFESTATION UNITAIRE DE SOLIDARITE

RDV à 11H00 gare d’Amiens pour manifester
Syndicats , associations , partis,
tous unis pour défendre les droits ouvriers
et les libertés publiques !
Dans-la-rue.jpg

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