13 000 à 15 000 manifestants contre les OGM à Rennes le 29 mars 2008
RENNES, 29 mars 2008 (AFP) - Plus de 5.000 personnes, selon la police, entre 13.000 et 15.000 selon les organisateurs, ont manifesté samedi à Rennes contre la culture
en plein champs de plantes génétiquement modifiées. Derrière une banderole "pour des campagnes sans OGM", le cortège coloré et accompagné de plusieurs groupes de musiciens a défilé dans une
ambiance joyeuse. "Monsanto, assassin. OGM on n’en veut pas. OGM dans les champs c’est la mort de nos enfants", ont crié les manifestants. Devant le centre culturel de Rennes "Les champs libres",
les participants ont déposé en fin de manifestation des graines sur le sol, formant un message à l’attention des députés : "pour des champs libres sans OGM". "La Bretagne a une importance
majeure sur la question des OGM, car c’est là que se concentre la majorité de l’élevage en France et les OGM sont cultivés à 80% pour l’élevage", a expliqué à l’AFP Arnaud Apoteker, en charge de
la campagne OGM pour Greenpeace France. La manifestation était organisée par le collectif anti-OGM de Bretagne, qui comprend notamment Attac, la Confédération paysanne, les Faucheurs volontaires
et Greenpeace. La LCR et les Verts appelaient également à manifester. Le collectif anti-OGM souhaite faire pression sur les députés pour que le droit et la liberté de produire et consommer sans
OGM soient inscrits dans la loi, et que "le principe de précaution (soit) pleinement appliqué". Les députés doivent en effet débattre les 1er, 2 et 3 avril du projet de loi sur les OGM, qui a été
largement amendé et adopté par les sénateurs le 8 février 2008. Pour le collectif, "cette loi est en contradiction avec la plus grande partie des engagements du Grenelle de l’environnement."
Non au projet de loi sur les
OGM
Communiqué de la
LCR
L’Assemblée nationale entame la discussion sur le projet de loi OGM, déjà débattu au Sénat. Tel qu’il se présente, il vise à donner satisfaction au lobby des groupes semenciers et à la
FNSEA. Non seulement, il prévoit la coexistence en plein champ de cultures OGM et non OGM avec un taux de contamination admis jusqu’à 0,9%, mais de plus il crée « un délit de fauchage »
passible de 2 ans de prison et 75 000 euros d’amende. En parallèle, les semenciers ne seront pas tenus de participer à l’indemnisation au cas où des parcelles voisines de cultures non OGM
seraient contaminées. Par ailleurs, le texte assure la prééminence des scientifiques, cooptés, sur la société civile par l’intermédiaire du « Haut Conseil des biotechnologies ». Ce
projet de loi relègue au rayon des accessoires le Grenelle de l’environnement et le moratoire sur le maïs Monsanto 810. La LCR, qui a participé aux manifestations anti-OGM samedi 29 mars, rejette
ce projet de loi qui légifère en faveur des groupes semenciers, et, criminalise les faucheurs volontaires. La LCR appelle à la vigilance et à la mobilisation.
Le 1er avril 2008
Derniers Commentaires