Allocations familiales
amputées, accès aux soins limité, services publics attaqués...
Lutter pour éviter une régression sociale
généralisée !
Englué dans
une impopularité record, un an à peine après son élection, Nicolas Sarkozy poursuit sa politique de casse sociale.
Tout est bon
pour faire les poches des plus démunis pour offrir toujours plus de cadeaux à ceux qui ont déjà tout.
Hold-up sur les allocations
familiales
Après l’épisode de la carte famille nombreuse de la SNCF, c’est maintenant les allocations familiales qui sont dans le viseur de Sarkozy et de Fillon. Un décret prévoit de
réviser à la baisse les majorations des allocations familiales pour des enfants atteignant leur onzième et quatorzième année. A partir du 1er mai, il n’y aura plus qu’une seule majoration au lieu
de deux : à 14 ans. Coût de l’opération pour les familles : 600 euros en moins, récupérés par la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) à hauteur de 138 millions d’euros par
an.
Des économies sur le dos des malades
Après les franchises médicales, Roselyne Bachelot, ministre de la santé, annonce que les frais d’optique et dentaires seraient remboursés uniquement par le biais des mutuelles
ou des assureurs privés au moment où une enquête récente de l’IRDES a révélé qu’un français sur sept ne se soigne pas pour des raisons financières et que parmi les soins auxquels les malades
renoncent figurent en premier lieu les soins dentaires (63%) et les frais d’optique (25%). La ministre de la santé annonce ainsi très clairement que les 3 milliards d’euros d’économies de
l’assurance-maladie en 2009 se feront sur le dos des personnes les plus modestes.
Nouvelle saignée contre les
fonctionnaires
Sous couvert de « modernisation de l'Etat » le gouvernement veut économiser environ 7 milliards d’euros d’ici 2011 sur le dos des services publics qui vont subir un
plan brutal de 35 000 suppressions de postes. L'argument
est toujours
le même : les caisses publiques sont vides ! Et cela, quatre mois après avoir donné 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches.
Tous les secteurs, comme ceux de la santé, de la justice ou de l'éducation nationale sont attaqués. Dans l’éducation
nationale, par exemple, avec près de 100
000 enseignants en moins depuis 2002, 11 200 cette année, c’est bien un véritable plan de démantèlement du service public qui est à l’œuvre.
Malheur aux pauvres, aux malades, aux
chômeurs…
Sarkozy nous affirme qu’il n’y a pas d’argent pour les services publics, et il en trouve pour envoyer 1 000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Les rémunérations des
dirigeants du CAC 40 explosent, tout comme les revenus des actionnaires. La
France n’a jamais été aussi riche, mais
les richesses n’ont jamais été aussi mal réparties et les inégalités aussi importantes.
Quand il détruit ce qui reste de service public, c’est bien pour imposer une société encore
plus inégalitaire, encore plus injuste, encore plus dure pour les plus pauvres, les plus vulnérables, les malades…
Il est urgent de mettre en place une
riposte unitaire, car ce n’est que sur le terrain des luttes que nous pourrons faire reculer Sarkozy et Fillon.
C’est cette voie que suivent les lycéens, les parents et les profs
qui se retrouvent ensemble contre les suppressions de postes, ou les parents et le personnel qui occupent des écoles contre les fermetures de classes. A nous tous de suivre cet
exemple !
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JEUDI 1ER MAI
MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE
10H30, SALLE OMNISPORTS, EVREUX
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Pour prendre contact avec
la Fédération de l’Eure de la LCR
NOM :
……………………………................…......................................
PRENOM : ………………..……….........................................…........................…..
ADRESSE :
……….………..……......................……………..…...........…….…..…….…………..........................................................................................................
TELEPHONE : …………………………..........................................…. E-MAIL : ......................................
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JO de Pékin : les « valeurs de l'olympisme » mises à nu
Parcours chaotique à Londres, flamme olympique protégée comme un chef d'Etat
à Paris par plus de 3 000 policiers et isolée des manifestants pro-tibétains dans un bus entouré de trois cordons de
sécurité... le symbole de l'olympisme a sérieusement du plomb dans l'aile.
Mais quelles sont-elles ces valeurs, quand le Comité International Olympique
(CIO) a choisi pour ces JO d'été la dictature chinoise, une des plus féroces au monde ?
Sous le prétexte bien mince d'un engagement de la Chine à « plus de
démocratie », il y a la réalité d'un immense marché en plein développement qui s'ouvre pour les multinationales occidentales et d'une opération de propagande de la dictature chinoise
pour améliorer son image dans l'opinion internationale.
Si cette opération s'avère finalement désastreuse pour la dictature
chinoise, c'est grâce au soulèvement du peuple tibétain et à l'action des militants des droits de l'homme en Occident. Les valeurs de la démocratie, des droits des opprimés et des
exploités sont, elles, décidément contradictoires avec la course au profit...
Pour nous
contacter ou recevoir nos tracts par mail : lcr27@wanadoo.fr
Ne
pas jeter sur la voie publique
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Dacia (Roumanie), les esclaves se rebiffent
« Nous ne voulons pas être esclaves dans l’Union
européenne » : ce cri, c’est celui des ouvriers de l’usine Dacia, en Roumanie qui fabrique la Logan, la fameuse voiture low cost qui connaît aujourd’hui un succès commercial.
Un succès qui s’appuie essentiellement sur une pratique systématique de bas salaires, de l’ordre de 250 euros mensuels.
Face aux revendications des ouvriers, qui réclamaient une augmentation de 65 %, la direction n’a pas
hésité à brandir la menace d’une délocalisation de la production dans des pays où les salaires sont encore plus bas, notamment le Maroc, l’Inde ou la Moldavie ! Après cette provocation, la
grève a éclaté le 24 mars. Au bout de trois semaines de grève, ils ont obtenu des augmentations comprises entre 30 et 40 %, la plus forte augmentation salariale jamais obtenue dans ce pays.
La victoire des travailleurs de Dacia montre aussi les capacités d’action d’un mouvement ouvrier renaissant et la nécessité d’une solidarité à l’échelle européenne.
Le retour des émeutes de la faim
Ces dernières semaines, des émeutes, des grèves et
des manifestations provoquées par la faim ont éclaté dans des dizaines de pays. La répression a déjà fait des dizaines de morts : 40 au Cameroun, 20 en Égypte, 6 à Haïti où le Premier ministre a
été renversé.
C’est la flambée des prix qui a provoqué la colère
: plus du double pour le soja en un an dans les pays d’Asie, en Afrique les prix du riz et du lait ont augmenté respectivement de 82 et 50 %, rien que dans les quinze derniers jours. Cette crise
n’a rien de naturel : la raréfaction des ressources pétrolières pousse à la production polluante d'agrocarburants à des prix indexés sur le cours du pétrole (et au prix fort pour l'environnement,
puisqu'au Brésil, au Congo, en Indonésie, les agrocapitalistes massacrent la forêt équatoriale pour cela, et qu'ailleurs ils étouffent les productions locales qui permettent de nourrir les
populations).
Et surtout, les détenteurs de capitaux, qui ont
déserté les marchés secoués par la crise, se sont rués sur celui des matières premières agricoles en faisant flamber les prix, escomptant de juteux bénéfices de cette spéculation sur la
faim.
Les dirigeants des grandes puissances, qui
viennent d’injecter des centaines de milliards d’euros dans le système bancaire pour le sauver de la faillite, laissent les peuples mourir de faim. Sarkozy, lui, annonce un doublement de l’aide
alimentaire aux pays pauvres pour la porter à 60 millions d’euros... Autant dire une aumône.
Régularisation des travailleurs sans-papiers !
Depuis le 15 avril, 300 travailleurs sans papiers luttent pour obtenir leur régularisation. Leur
mouvement s'étend, ils sont maintenant plus de 500 engagés dans la grève en particulier dans la restauration, les entreprises de nettoyage, le bâtiment. Ils exigent de pouvoir vivre et travailler
sans être contraints de se cacher dans la crainte de la police, d'accepter des salaires de misère pour des conditions de travail d'un autre âge, de vivre dans des logements le plus souvent
indécents.
Ils travaillent ici déjà depuis des mois ou des années, en payant cotisations sociales et impôts. Ils
exigent leur dû. Ils se battent pour leur dignité.
Personne ne peut nier leur légitimité. Leur situation est un véritable scandale, une injustice
criante.
L'intérêt de l'ensemble des travailleurs de ce pays est de soutenir leur lutte !
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