
Bulletin de
la section d’Evreux de la LCR – Mars-avril 2008
La direction
de GSK mise en cause
sur les
risques de suicides liés au Séroxat
Les autorités de la santé de Grande Bretagne
déclarent que GSK a tardé à mettre en garde les patients contre les risques potentiels.
GSK a été mis en cause début mars 2008 par les autorités de
la santé au Royaume-Uni, pour avoir tardé à mettre en garde les patients contre des risques de possibles effets suicidaires liés à son antidépresseur Seroxat. Selon le rapport publié par
l'Agence de régulation des médicaments et des produits de santé (le MHRA), "GSK a fourni en mai 2003 à la MHRA des données d'essais cliniques confirmant
que des patients de moins de 18 ans avaient un risque plus élevé de comportement suicidaire s'ils étaient traités avec du Seroxat plutôt qu'un placebo; et que le Seroxat était inefficace pour
traiter la dépression chez les moins de 18 ans".
La MHRA avait
aussitôt rendu ces données publiques et conseillé aux médecins de ne plus prescrire de Seroxat aux mineurs."GSK pouvait et aurait dû donner cette
information plus tôt qu'il ne l'a fait », le directeur général de l'Agence.
L'affaire ne donnera cependant pas lieu à
des poursuites pénales !
Les autorités judiciaires ont dit que cette affaire n'avait
aucune chance d'aboutir à une condamnation, donc pas de poursuites pénales. En effet la législation en vigueur ne contraint absolument pas les laboratoires à informer des risques
potentiels !
Il faut en urgence modifier la
législation en France et en Europe. Toutes les compagnies pharmaceutiques ont une responsabilité envers les patients, non seulement elles doivent leur signaler tout risque mais elles doivent
être poursuivies pénalement.
Fermeture du site d'Heppignies de GSK en
Belgique
Le personnel du site d'Heppignies de GSK a tenu une assemblée générale d'information, après l'annonce par le direction, en conseil
d'entreprise, de l'abandon de repreneurs potentiels pour ce site spécialisé dans la fabrication d'antibiotiques stériles à base de pénicilline. Cette reprise aurait permis d'échapper à la
fermeture pure et simple de l’entreprise.
340 emplois supprimés sur l’autel du profit.
Le site de Fleurus, qui a occupé jusqu'à 500
personnes, a déjà fait l'objet de deux restructuration en quelques années et il occupe encore aujourd'hui 290 personnes. Aujourd’hui la direction de GSK considère ce site comme
« insuffisamment rentable » En octobre elle avait « promis » des reclassements dans les autres sites de GSK, à Rixensart, Wavre et à St-Amand-les-Eaux, en France. Peut-on lui
faire confiance ?
Le site de Genval en Belgique sera
aussi touché : 50 emplois supprimés par la « restructuration » actuelle.
Satisfaire les
actionnaires.
Derrière le prétexte de « la
concurrence des génériques », il y a surtout les intérêts des actionnaires de GSK qui ne veulent pas perdre de profit, suite à la baisse des bénéfices au 2 ème semestre 2007. C’est pourquoi ils exigent un plan de 1 milliard d’€ d’économies par an jusqu’en 2010. Le PDG de GSK-France a déclaré à la Tribune en janvier 2007 « qu’il fallait continuer à
satisfaire les actionnaires ».
Pour 2008, la direction de la
multinationale prévoit une baisse de son bénéfice net de 5% : d’où son plan de liquidation de l’emploi. Pour elle les profits passent avant l’emploi, pour nous l’emploi vaut plus que
leurs profits !
VIGILANCE à EVREUX : l’emploi doit passer avant les
profits !
La restructuration est en cours sur le site de GSK Evreux : suppressions de 120 emplois CDI et
suppression des 2/3 des CDD et intérim (voir notre bulletin de février).
Le personnel doit rester très vigilant car d’autres mesures de suppression d’emploi sont prévisibles sur
Evreux : il faut exiger toute la lumière sur les projets de la direction .
Ce gouvernement doit battre en retraite !
La sanction électorale de la droite et du gouvernement Sarkozy-Fillon , le 16 mars dernier, a été une bonne
nouvelle et doit donner confiance à tous ceux et celles qui résistent depuis plus de huit mois. En réponse à cette « claque électorale », le gouvernement a décidé d’aller plus vite dans la
destruction de nos acquis sociaux. L’un des deux premiers dossiers sur la table, porte sur la nouvelle
réforme des retraites, également appelé « grand rendez-vous » de 2008. « Rendez-vous », pris par la loi Fillon de 2003. Il est prévu, d’ici avril, que se tiennent des rencontres entre le ministre
du travail, Xavier Bertrand, le patronat et les syndicats. à la suite de ces réunions, le gouvernement précisera officiellement son projet.
Toujours le même objectif : baisser nos pensions
!
Nous savons déjà
que le « grand rendez-vous de 2008 » n’ a qu’un seul et unique but : l’allongement de la durée de cotisations à 41 ans, pour l’ensemble des salariés, du privé comme du public ! Le patronat, lui,
aimerait un allongement à 42 ans et reculer l’âge de départ à 62 ans, voir 65 ans. Sera-t-il, une nouvelle fois, entendu par le gouvernement ? Pour nous faire avaler cette réforme, le
gouvernement, soutenu par le patronat et certains économistes, va nous ressortir le fameux « problème démographique » !
D’autres choix sont possibles !
Contrairement à
ce que nous dit le gouvernement et le Medef, les moyens pour financer nos retraites existent : ce sont les richesses produites qui ne cessent d’exploser ! Il faut prendre sur les profits,
augmenter les cotisations patronales, les salaires et partager le travail en travaillant moins pour travailler tous et toutes. Il est possible de faire d’autres choix de société où l’on
répartirait autrement les richesses. Mais, seul un mouvement unitaire et d’ensemble, pourra faire reculer Sarkozy et Fillon sur ce dossier central.
Après le 29 mars, la riposte unitaire : une urgence
!
L’urgence actuelle est à la riposte unitaire. La gauche sociale et politique doit s’unir pour défendre les retraites dès la première mobilisation du 29 mars appelée par
la CGT, la FSU et Solidaires. Au vu des conditions, cette journée d’action et de manifestations est très positive et doit être une réussite. Mais, ce seul rendez-vous, sera loin d’être suffisant
pour stopper ce gouvernement. Après
la claque
électorale aux municipales, nous devons lui mettre
une bonne gauche. Pour cela, nous devons
développer un affrontement social.
Car, c’est bien
sur le terrain social que va se jouer la suite cruciale du rapport de force engagé cet automne. Il est donc clair que l’attitude des directions syndicales, des partis de gauche sera
déterminante.
A l’heure
actuelle peu d’organisations syndicales veulent aller véritablement dans ce sens. Sur le plan politique, la direction du Parti Socialiste nous demande d’attendre 2012 pour battre Sarkozy et Fillon.
Et pourtant, il est impératif, si nous
voulons réellement rendre illégitime ce gouvernement de refuser le cadre des réformes et se préparer aux résistances sociales. Ce gouvernement doit battre en retraite. C’est le moment
d’agir !
Nouveau Parti
Anticapitaliste : c’est une urgence !
Les élections municipales sont aussi un encouragement pour qu’apparaissent une réelle
force anticapitaliste, un nouveau parti. Un véritable courant d’opinion s’est à nouveau manifesté autour des idées qu’Olivier Besancenot avait déjà défendues lors des élections présidentielles.
La continuation de la politique gouvernementale, désavouée par les électeurs, se traduira par un renouveau, une amplification des luttes. Pour faire entendre la voix du monde du travail,
défendre nos revendication, mener des conflits victorieux, nous avons besoin d’un parti qui soit l’outil de nos luttes !
POUR LA DEFENSE DE NOS
RETRAITES
A L’APPEL DE : CGT – FSU - SOLIDAIRE
RASSEMBLEMENT A
EVREUX
Samedi 29 mars –
14h00
Place Armand Mandle (face à la Poste)
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