A la CASE, la population n’a pas la parole.
Alors que deux élus avaient annoncé publiquement leur candidature au poste de président de l’agglo, F. Martin était le seul postulant le vendredi 18 avril.
Officiellement, B. Leroy a retiré sa candidature puisque F. Martin a promis de satisfaire ses demandes dont la réduction des dépenses de fonctionnement de la CASE. Surprenant ! La CASE ne comptera pas moins de 15 vice-présidents : pas vraiment le chemin des réductions des dépenses.
Autre revendication de B. Leroy satisfaite, avant même d’avoir été formulée, puisque F. Martin en avait fait son cheval de bataille : le refus de la CUR, présentée comme l’engloutissement de notre petite agglomération par l’ogre rouennais !
Pourquoi ce refus ? Quels arguments ? Aucun débat ! Là encore, les citoyens n’ont pas été consultés. Tout s’est passé dans leur dos.
Quand F. Martin a défendu l’intercommunalité, puis construit la communauté d’agglomération, il a fait face aux mêmes arguments : les petites communes avaient peur d’être elles aussi englouties par le monstre communautaire, de perdre leur autonomie.
Pourquoi les arguments valables hier pour construire la CASE, ne le sont plus aujourd’hui pour construire une communauté urbaine avec Rouen ?
Pourquoi la mise en commun régionale des finances publiques pour satisfaire des projets communs aux deux départements en matière de routes, d’urbanisme, de services publics ... n’est-elle pas à prendre en considération ?
Quant à Janick Léger-Lesoeur, PS, elle a préféré les intérêts de sa boutique au débat de fond.
Dans un système basé sur le clientélisme où les représentants ne sont pas élus directement par la population, le pouvoir ne se lâche pas comme ça. C’est clair, les intérêts personnels priment sur les intérêts du plus grand nombre.
Aussi quand on nous explique que notre courant de pensée ne peut être représenté à la CASE, parce qu’on n’y fait pas de politique, on voit bien où est l’arnaque!
La politique, c’est autre chose que ces magouilles et tractations de couloir pour arriver à ses fins. La politique c’est le débat d’idées, la confrontation et l’échange, le quotidien de nos vies.
A quand le flicage dans son salon ?
Franck Martin et sa majorité ont voté la vidéo surveillance dans les quartiers l'année dernière. Les caméras sont actuellement installées aux Acacias. Le projet prévoit l’extension dans d’autres quartiers.
Toujours plus de répression et toujours moins
de sociale, tant sur le plan national que local. Les caméras ne feront que déplacer, d'un endroit à un autre, la misère et ses effets. Ce n’est pas de cela dont nous avons besoin. Dans les
quartiers populaires, il faudrait un bon système éducatif avec un nombre suffisant de professeurs et des emplois permettant de vivre dignement.
Lycéens, travailleurs : Tous ensemble !
Depuis plus de trois semaines, les lycéens manifestent contre la suppression de 11 200 postes d’enseignants. L’Education nationale est
la cible numéro 1 de Sarkozy, qui veut passer au peigne fin toutes les politiques publiques, et, notamment, supprimer un emploi de fonctionnaire sur deux.
La suppression de postes signifie la baisse de qualité des enseignements partout, et particulièrement dans les lycées populaires. Les enseignements sont réduits au minimum : lire, écrire, compter, et cliquer. Différentes options comme le latin, le grec, l’art plastique seront supprimées.
Cela s’inscrit dans une logique politique : moins de qualification pour pouvoir abaisser les droits des travailleurs et leurs salaires. Les premiers ciblés : les jeunes de lycées professionnel, dont l’obtention du diplôme (Bac Pro) s’effectueraient en deux ans et plus en trois.
Manifestement malgré le mépris, le dédain du ministre, malgré l’absence incompréhensible d’un soutien clair de la part des organisations syndicales enseignantes, la lutte ne s’essouffle pas.
Cette politique favorisera aussi l’enseignement privé : les élèves qui en ont les moyens préféreront payer plein pot pour aller suivre des cours dans un lycée privé tandis que les enfants d’ouvriers devront se contenter du strict minimum.
C’est bien là, la mise en place d’une éducation à deux vitesses qui est à l’ordre du jour !
JO de Pékin : les « valeurs de l'olympisme » mises à nu.
Parcours chaotique à Londres, flamme olympique protégée comme un chef d'Etat à Paris par plus de 3 000 policiers et isolée des manifestants pro-tibétains dans un bus entouré de trois cordons de sécurité... le symbole de l'olympisme a sérieusement du plomb dans l'aile. Mais quelles sont-elles ces valeurs, quand le Comité International Olympique (CIO) a choisi pour ces JO d'été la dictature chinoise, une des plus féroces au monde ?
Sous le prétexte bien mince d'un engagement de la Chine à « plus de démocratie », il y a la réalité d'un immense marché en plein développement qui s'ouvre pour les multinationales occidentales et d'une opération de propagande de la dictature chinoise pour améliorer son image dans l'opinion internationale.
Si cette opération s'avère finalement désastreuse pour la dictature chinoise, c'est grâce au soulèvement du peuple tibétain et à l'action des militants des droits de l'homme en Occident. Les valeurs de la démocratie, des droits des opprimés et des exploités sont, elles, décidément contradictoires avec la course au profit...
JEUDI 1er MAI
MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE
10 H 30, SALLE OMNISPORTS, EVREUX
Co-voiturage. Place du champ de ville Louviers à 9H45


second tour des municipales a amplifié la défaite électorale de la droite et l’a transformée en véritable raclée. Elle a
perdu une quarantaine de villes de plus de 20 000 habitants, 8 départements et une grande ville comme Toulouse. Plusieurs ministres ont été battus, notamment Xavier Darcos, Ministre de
l’Education nationale, qui vient de payer les suppressions de postes et fermetures de classes dans les collèges et lycées. C’est une vraie claque que les électeurs ont envoyée à Sarkozy et
Fillon, un vrai désaveu pour la politique qu’ils mènent !
« Il faut que le gouvernement change sa politique » a déclaré Ségolène Royal, donnant comme exemple le « paquet fiscal » et les « franchises
médicales ». Mais comment contraindre Fillon à reculer, puisqu’il affirme qu’il ne va rien changer ? « Faire un contre-pouvoir » à partir des
municipalités ? Cela ne suffira pas. Rien n’avait changé en 2004, quand le PS avait pris le contrôle de 20 régions sur 22. La victoire électorale du PS contre l’UMP n’est pas le résultat de
sa combativité et de son opposition à la politique sociale du gouvernement. C’est le fruit des désillusions de ceux qui croyaient au discours démagogique de Sarkozy, du mécontentement social qui
s’était manifesté à travers les grèves des cheminots et des étudiants, relayées par les luttes pour les salaires dans le secteur privé et contre les licenciements dans bon nombre d’entreprises.
La raclée électorale que la droite vient de prendre est un encouragement à prolonger ces luttes et à les amplifier. Pour cela, « la gauche doit être soudée, unie pour
résister ensemble à la droite » a déclaré Olivier Besancenot. L’occasion de mettre en œuvre ce front politique et social de résistance à la politique de Sarkozy-Fillon est déjà inscrite
dans l’actualité, avec la manifestation pour la défense des retraites du 29 mars. Ce gouvernement est plus que jamais illégitime de vouloir continuer à nous imposer ses attaques sociales contre
la retraite, la santé, l’emploi, l’éducation.
Auzoux, le patron qui représente Sarkozy, gagne de justesse le canton Louviers sud. Il doit cette victoire au comportement autoritaire et méprisant du
conseiller sortant. Le champion du cumul des mandats, Franck Martin, n’a à s’en prendre qu’à lui même. Le résultat est là : il gagne sur sa droite, mais il perd sur sa gauche.
Comme l’indiquaient les
résultats du 1er tour, sans surprise la liste Franck Martin arrive en tête du second tour. La droite sarkozyste reste scotchée à ses 32%. Olivier Aubert n’a pas pu faire revenir au bercail une
partie de l’électorat de droite satélisée par la politique d’ouverture de Frank Martin.














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