Renault : l'avenir du site de Sandouville menacé
(Easybourse.com)
L'usine normande, située près du Havre, est confrontée à la faiblesse des ventes de la Laguna III. Le site, qui multiplie les journées de chômage technique, perdra bientôt son équipe de nuit. Les 4 000 salariés employés par Renault au sein de cette unité spécialisée dans les modèles familiaux et haut de gamme attendent l'avenir avec inquiétude.
Quel avenir pour le site normand de Sandouville ? Difficile à dire pour l'instant, même si les signaux négatifs se multiplient. Après cinq journées de chômage technique en février, l'usine en connaîtra cinq nouvelles ce mois-ci.
Suppression de l'équipe de nuit, fermeture d'une ligne de production...
En réalité, pour les 4 000 salariés qui travaillent sur le site, tout dépendra des ventes de la Laguna III. Or, pour l'instant, la berline est loin de faire un carton :
alors que Renault tablait sur une production annuelle de 180 000 à 200 000 véhicules sur le site de Sandouville, la direction a décidé de ralentir celle-ci. La raison
: les stocks qui s'accumulent à la suite de ventes décevantes. Aujourd'hui, la marque au losange serait encombrée de pas moins de trois mois de production.
Avec la suppression programmée de l'équipe de nuit, le site de Sandouville ne produira donc plus que 630 Laguna III par jour contre 900 à l'origine. On parle d'ailleurs de fermer une
des deux lignes de production de l'usine.
La production des futurs modèles délocalisée
Les ventes de la berline pâtiraient de plusieurs handicaps, comme l'arrivée de l'éco-pastille, qui la rend coûteuse, ou encore les nombreux défauts de la Laguna II qui ont
entaché l'image de la marque auprès des consommateurs.
Et pourtant, l'avenir de Sandouville est bel et bien lié au succès de ce vilain petit canard, dont
Renault assure que les ventes vont se redresser. Pour pallier aux ventes décevantes, le groupe de Carlos Ghosn compte d'ailleurs sortir de nouveaux modèles, comme une version coupé, qui doit
arriver à la rentrée 2008.
Mais ce n'est pas tout : sur les lignes de production de l'usine normande, sont également fabriquées l'Espace, dont les ventes ont tendance à s'essoufler, ainsi que la Vel Satis, l'un des plus
gros ratés de Renault.
Pour ne rien arranger à un tableau déjà morose, les successeurs des modèles produits dans l'usine normande pourraient bien migrer
ailleurs. Ainsi, à la Vel Satis succédera une berline classique produite en Corée, et l'Espace pourrait être remplacée par un véhicule développé sur la base du prochain Scénic,
et donc produit... à Douai.
Antoine Pietri


Deux cadres sont retenus depuis jeudi matin à l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), que la maison-mère Michelin fermera en 2009 avec 826 postes supprimés. Le directeur des relations sociales et le chef du
personnel de l'usine de Toul "ont passé la nuit dans une salle et s'y trouvent toujours", a indiqué une porte-parole de Michelin. "On leur a apporté le petit déjeuner, des huissiers passent régulièrement pour vérifier que tout se passe bien", a ajouté
Guy Pernin, représentant CGT de Kléber-Toul.















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