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Vendredi 7 mars 2008
Inquiétude sur l'emploi de 4 000 salariés

Renault : l'avenir du site de Sandouville menacé
(Easybourse.com) 

L'usine normande, située près du Havre, est confrontée à la faiblesse des ventes de la Laguna III. Le site, qui multiplie les journées de chômage technique, perdra bientôt son équipe de nuit. Les 4 000 salariés employés par Renault au sein de cette unité spécialisée dans les modèles familiaux et haut de gamme attendent l'avenir avec inquiétude.

Quel avenir pour le site normand de Sandouville ? Difficile à dire pour l'instant, même si les signaux négatifs se multiplient. Après cinq journées de chômage technique en février, l'usine en connaîtra cinq nouvelles ce mois-ci.

Suppression de l'équipe de nuit, fermeture d'une ligne de production...

En réalité, pour les 4 000 salariés qui travaillent sur le site, tout dépendra des ventes de la Laguna III. Or, pour l'instant, la berline est loin de faire un carton : alors que Renault tablait sur une production annuelle de 180 000 à 200 000 véhicules sur le site de Sandouville, la direction a décidé de ralentir celle-ci. La raison : les stocks qui s'accumulent à la suite de ventes décevantes. Aujourd'hui, la marque au losange serait encombrée de pas moins de trois mois de production. 
Avec la suppression programmée de l'équipe de nuit, le site de Sandouville ne produira donc plus que 630 Laguna III par jour contre 900 à l'origine. On parle d'ailleurs de fermer une des deux lignes de production de l'usine.

La production des futurs modèles délocalisée

Les ventes de la berline pâtiraient de plusieurs handicaps, comme l'arrivée de l'éco-pastille, qui la rend coûteuse, ou encore les nombreux défauts de la Laguna II qui ont entaché l'image de la marque auprès des consommateurs. 
Et pourtant, l'avenir de Sandouville est bel et bien lié au succès de ce vilain petit canard, dont Renault assure que les ventes vont se redresser. Pour pallier aux ventes décevantes, le groupe de Carlos Ghosn compte d'ailleurs sortir de nouveaux modèles, comme une version coupé, qui doit arriver à la rentrée 2008. 

Mais ce n'est pas tout : sur les lignes de production de l'usine normande, sont également fabriquées l'Espace, dont les ventes ont tendance à s'essoufler, ainsi que la Vel Satis, l'un des plus gros ratés de Renault. 
Pour ne rien arranger à un tableau déjà morose, les successeurs des modèles produits dans l'usine normande pourraient bien migrer ailleurs. Ainsi, à la Vel Satis succédera une berline classique produite en Corée, et l'Espace pourrait être remplacée par un véhicule développé sur la base du prochain Scénic, et donc produit... à Douai.
 
Antoine Pietri

par LCR 27
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Samedi 16 février 2008

Alors que Michelin annonce une progression de 35,3% de ses bénéfices, on annonce 826 licenciements ?

Les ouvriers de l'usine Kléber de Toul, que la maison mère Michelin fermera en 2009, retenaient toujours vendredi matin deux cadres de l'entreprise. 

Manifestation le 15 février 2008 de salariés de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), que la maison-mère Michelin fermera en 2009 avec 826 postes supprimés. 

usine-kleber-toul-michelin-2478918.jpgDeux cadres sont retenus depuis jeudi matin à l'usine Kléber de
Toul (Meurthe-et-Moselle), que la maison-mère Michelin fermera en 2009 avec 826 postes supprimés. Le directeur des relations sociales et le chef du personnel de l'usine de Toul "ont passé la nuit dans une salle et s'y trouvent toujours", a indiqué une porte-parole de Michelin. "On leur a apporté le petit déjeuner, des huissiers passent régulièrement pour vérifier que tout se passe bien", a ajouté Guy Pernin, représentant CGT de Kléber-Toul.

La direction a cependant demandé aux forces de l'ordre de ne pas intervenir pour les faire sortir. "Aucune procédure judiciaire pour séquestration ou prise d'otages n'a été engagée par
Michelin", a dit un porte-parole. Le bras de fer semble dans l'impasse. Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart des salariés de l'usine, ont manifesté vendredi à Saint-Dizier contre cette restructuration. 
Un troisième salarié, chef d'équipe chez Kléber, également retenu depuis jeudi, a été évacué vendredi, a déclaré Guy Pernin. Des dégradations sur du "matériel" et des "installations" ont été signalées à la direction "mais elles sont le fait d'une petite minorité. Les négociations (sur le plan social) se poursuivent", a affirmé une porte-parole de
Michelin, qui n'a pas fait mention d'une éventuelle action en justice. 

Résultats en hausse, fermeture confirmée

Michelin a annoncé vendredi avoir enregistré une progression de 35,3% de son bénéfice net en 2007 (à 774 millions d'euros) avant d'affirmer que la fermeture de son usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) en 2009, était "inéluctable". Avec 826 postes supprimés, cette décision n'est pas acceptée par les ouvriers.

Le patron de Michelin
, Michel Rollier, l'a rappelé ce vendredi sur RTL : "Ce n'est pas de gaieté de coeur" et "je comprends parfaitement l'émotion de nos salariés", a-t-il ajouté mais "le site de Kléber est un site qui a des prix de revient de plus de 50% supérieurs à la moyenne de Michelin. On ne peut rien faire, on ne va pas reconstruire le  site".
Michelin avait annoncé il y a trois mois sa volonté de fermer le site de Toul en 2009 avec 826 postes supprimés, une décision qui n'est pas acceptée par les ouvriers.

"Les gens tournent pour poser des questions concrètes. Mais ils sont muets comme des carpes"

"Ce matin, il a y eu une réunion. Des camarades ont posé des questions. Ils n'étaient pas contents des réponses. Alors ils les ont coincés dans une salle", expliquait jeudi Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT "Le personnel demande des explications après la réunion de (mercredi) sur les mesures d'accompagnement. Les gens tournent pour poser des questions concrètes. Mais ils sont muets comme des carpes", a expliqué Guy Pernin, un responsable CGT de l'usine.

D'après le patron, "chaque salarié retrouvera un emploi", mais peut-on lui faire confiance ?

Le patron de
Michelin a dénoncé vendredi des méthodes "assez tristes" ( elle sont comment ses méthodes à lui, un peu "dégueulasses" non ?) et répété que l'entreprise s'engage à ce que "chaque salarié retrouve un emploi" et à "contribuer à la réindustrialisation du site de Toul". "Nous avons un premier projet avec Suez (...) qui représente plusieurs centaine d'emplois mais nous n'avons pas dit que c'est le seul; nous préparons d'autres mesures", a-t-il affirmé. 

Michelin
entend "garder une base industrielle forte en France", a encore assuré Michel Rollier. En 2007, les charges de restructuration du groupe ont progressé par rapport à 2006, à 326 millions d'euros, concernant les usines d'Ota (Japon), Toul
(France) et Lasarte (Espagne).

D’après LCI.fr

par LCR 27
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Jeudi 24 janvier 2008
Délocalisations, licenciemnts , ça continue!

En Allemagne, Nokia prend les subventions et s’en va.

 Nokia, 40 % de parts de marché au niveau mondial, a vu son bénéfice exploser fin 2007. Le groupe publiera selon toutes vraisemblances d’excellents résultats jeudi. Pourtant, le finlandais s’apprête à fermer son usine allemande de Bochum. Une partie de la production sera délocalisée en Roumanie. Le reste en Hongrie et en Finlande. Le destin de plus de 4 000 salariés (2 300 directement employés sur le site Nokia, 1 000 temporaires et 1 000 emplois chez les fournisseurs du constructeur) est sur la sellette. Ni les propositions des syndicats de revoir les conditions de travail et les salaires, ni les exhortations des politiques n’ont à ce jour pu infléchir la direction. «Les coûts de production sont trop élevés en Allemagne», explique Veli Sundbäck, membre de la direction.

Mais la question des salaires, 5 % des coûts totaux, ne serait qu’un argument parmi d’autres contre le site de Bochum. Nokia est un exemple éclatant de «caravane du capitalisme», s’emporte le ministre des Finances, Peer Steinbrück. Le groupe finlandais avait encaissé près de 90 millions d’euros de subventions pour s’installer à Bochum en 1988. Maintenant libéré des contraintes qui lui avaient alors été fixées par les autorités allemandes en termes d’emploi, Nokia se serait mis en quête d’une nouvelle «transfusion». Selon le quotidien Westdeutsche Allgemeine Zeitung, le finlandais aurait reçu, l’an passé, 33 millions d’euros d’origine inconnue pour s’installer en 2008 à Cluj, en Roumanie. La Commission européenne assure qu’aucun centime de l’UE n’a été versé pour l’installation de Nokia en Roumanie et en Hongrie.

Au-delà du cas Nokia, l’Allemagne instruitle procès des subventions à l’industrie. L’institut IfW de Kiel estime à 145 milliards d’euros le montant annuel des subventions allouées par les caisses publiques allemandes pour attirer de nouveaux investisseurs, dont 12 milliards pour l’Etat fédéral.

«Cadeau».

Le départ du constructeur, qui marque la fin de la production de portables outre-Rhin, est un épisode d’autant plus douloureux que Siemens (cédé au taïwanais BenQ) et Motorola avaient respectivement fermé leurs usines allemandes en 2006 et 2007.

En France, menace de

 4.000 suppressions de postes aux Caisses d'Epargne

La banalisation de la distribution du Livret A pourrait entrainer la suppression de 4.000 emplois, soit 7 % des effectifs du réseau des Caisses d'Epargne, et la fermeture d'un millier d'agences, surtout en zone rurale, croit savoir "La Lettre de l'Expansion".

Après la publication du rapport Camdessus sur la modernisation de la distribution du Livret A et donc sa banalisation, l'établissement bancaire fait ses comptes. Selon les informations de "La Lettre de L'Expansion", une lettre confidentielle bien informée, le réseau des Caisses d'Epargne pourrait supprimer 4.000 postes et fermer un millier d'agences, surtout en zone rurale.

Cela représente 7% des effectifs du groupe (52.000 salariés) pour un réseau qui comprenait à la fin de l'année 2600 environ 4.700 agences. Le groupe bancaire présidé par Charles Milhaud évalue son manque à gagner en termes de chiffre d'affaires à 500 millions d'ici deux ans. En 2006, le produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) du groupe Caisse d'Epargne s'est élevé à 11,3 milliards d'euros.

Arcelor Mittal: la famille Mittal qui va recevoir 637,4 millions d'euros de dividendes cette année décide la fermeture d'une usine en Moselle.

 

La semaine dernière Arcelor-Mittal a annoncé lors d'un comité extraordinaire d'entreprise que près de 600 emplois sur un millier seraient supprimés sur le site de Gandrange d'ici à 2009 en Moselle.Le reste est avancé par les Länder et les communes. «Les subventions, c’est comme les cadeaux dans la vie privée. Quand vous faites un cadeau à quelqu’un, vous avez le droit d’attendre de lui qu’il vous soit agréable. Mais vous ne pouvez pas l’exiger», rappelle Hilmar Schneider, spécialiste bonnois du marché du travail.«C’est de l’argent jeté par les fenêtres,s’indigne pour sa part Alfred Boss, spécialiste fiscalité de l’institut IfW.Les subventions ne peuvent garantir l’emploi sur le long terme.»
par LCR-27
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Vendredi 11 janvier 2008

En France, en 2008, chez Salomon et Flextronics,  licenciements et délocalisations continuent.

En janvier 2008, Sakozy continue d'accepter les licenciements et délocalisations de ses amis du Medef.
Plus que jamais, il faut une loi qui interdise les licenciements et délocalisations. Cette loi urgente ne peut résulter que d'un mouvement général du salariat contre la dictature patronale, ardemment défendue par le gouvernement Sarkozy, véritable VRP des multinationales.

Chez Salomon, 284 emplois supprimés
Par AFP , le 10/01/2008
Le site de production de skis de Rumily (Haute-Savoie) va être fermé.
La direction de Salomon, fabricant de skis et de matériel de sport d'hiver, a annoncé la suppression de 284 postes et la fermeture du site de production de skis de Rumilly (Haute-Savoie) qui compte 500 salariés, jeudi soir dans un communiqué.
"Les principales mesures envisagées sont l'arrêt de certaines productions, dont la production de skis à Rumilly (...) et la fermeture du site. (...) En France, ce projet pourrait conduire à la suppression de 284 postes", indique le communiqué.
Sur les 284 suppressions de postes envisagées, 250 concernent le site de Rumilly, et 34 celui d'Annecy, où se trouve le siège de Salomon, a précisé à l'AFP Jean-Mary Cazaillon, responsable de la communication de l'équipementier.
Outre les 250 emplois qui doivent être supprimés à Rumilly, une centaine d'employés seront relocalisés dans le bassin annecien et 150, du pôle de développement du sport d'hiver, qui comprend la recherche et les bureaux d'études, doivent être transférés à Annecy", a-t-il ajouté.

Extrait de l'article du "Monde"

" Cela va faire 800 emplois supprimés en deux ans car ils venaient tout juste de se séparer de 250 intérimaires et de 150 personnes en CDI"
, se scandalise Sylvain Chalumeau, délégué CGT de Salomon. "On ne va pas se laisser faire", renchérit Alain Bellier, délégué CFDT.
C'est en mai que Salomon, après un mariage de sept ans avec Adidas, est racheté par Amer Sports pour 485 millions d'euros. Le groupe finlandais — une ancienne compagnie de tabac qui détenait, jusqu'en 2003, 75 % du marché national de la vente de cigarettes — s'est concentré dans l'industrie du sport à la fin des années 1980, après le rachat du spécialiste du tennis Wilson. Il possède aussi la marque de skis Atomic (troisième mondial).
Le rachat de Salomon a permis à Amer Sports de se hisser au rang de numéro un mondial du matériel de sport — hors textile et chaussures —, avec un chiffre d'affaires de 1,7 milliard d'euros.
 
Le groupe finlandais avait toutefois averti, dès la fusion, qu'il comptait économiser jusqu'à 40 millions d'euros par an jusqu'à la fin 2008.
"Ces réductions de coûts seront réalisées grâce aux restructurations déjà engagées et à des synergies liées au rapprochement des deux groupes aussi bien dans la production, la recherche et développement que dans l'administration", expliquait alors Roger Talermo, le patron d'Amer Sports. 

Le fabricant de skis et de matériel de sports d'hiver a annoncé jeudi la suppression de 284 postes en France

France 3
"C'est inadmissible, c'est dégueulasse"

La direction de Salomon a également annoncé la fermeture du site de production de skis de Rumilly (Haute-Savoie) qui compte 500 salariés. Ces derniers y voient la mort de Salomon, qui "ne sera plus qu'une marque".
Sur les 284 suppressions de postes envisagées, 250 concernent le site de Rumilly, et 34 celui d'Annecy, où se trouve le siège.
"Les sentiments qui prédominent sont la résignation, l'abattement,  l'écoeurement devant l'attitude de la nouvelle direction finlandaise et le  dégoût", a déclaré à l'AFP Sylvain Chalumeau, délégué syndical CGT et secrétaire adjoint du Comité central d'entreprise.
"Les salariés n'ont pas vraiment été surpris. Ca vient après deux plans sociaux en 2005 et 2006", à la suite desquels des centaines d'emplois avaient été supprimés, a-t-il souligné.
"C'est inadmissible, c'est dégueulasse", tempêtait Michèle Chanvillard, 54 ans, dont 16 à travailler pour Salomon ou Mavic (roue de vélos) dans l'usine appelée à fermer.
"Il y a beaucoup de tristesse. Ceux qui étaient restés après le plan de 2005 y ont cru. Il y a sans doute quelques-uns qui ne pourront pas rester jusqu'à la  fin, qui ne le supporteront pas", indique Joseph Buscemi, 46 ans, responsable de fabrication chez Mavic et à l'usine depuis 1992.
Abbes Zeguelli, délégué syndical CGT au comité d'entreprise, souligne qu'en 10 ans, la production du site est passée de 700.000 à 80.000 paires de ski.

Les 540 salariés de Flextronics (Gironde) en grève contre la fermeture
Par La rédaction du Post , le 10/10/2007  
Ce sous-traitant électronique ferme ses usines françaises les unes après les autres. Les salariés ne sont pas d'accord.  Les 540 salariés du site du sous-traitant électronique Flextronics (ex-Solectron) de Canéjan (Gironde), dont la fermeture a été annoncée lundi, ont décidé de suivre un "mouvement de grève dur".
Mouvement spontané
Il s'agit "d'un mouvement spontané des salariés" entamé lundi et relayé par les syndicats, "c'est un mouvement de grève dur (...) tout est bloqué", a expliqué David Utreras, secrétaire CGT du Comité d'entreprise et membre de l'intersyndicale.
"Les négociations (sur le reclassement des salariés) sont suspendues jusqu'à ce que la direction présente de meilleures propositions", a ajouté l'élu syndical.
"Tout tombe à l'eau"
Sandra, salariée de l'entreprise, voit son avenir mis en cause par cette fermeture. Elle voulait faire construire une maison avec son mari, qui lui aussi est employé de Flextronics. "Tout tombe à l'eau... Même si un éventuel repreneur se manifeste, combien de gens vont être repris? Et avec quel salaire? Si c'est 30% de moins, ce n'est pas évident."
Lundi, les dirigeants du groupe singapourien Flextronics avaient annoncé la fermeture du site girondin, dans un délai de quatre à six mois, provoquant la disparition de 540 emplois.

Deux autres sites vont fermer
En juin dernier, Flextronics avait racheté Solectron pour 3,6 milliards de dollars, une opération devant créer le fournisseur le plus diversifié de services de fabrication électronique, selon Flextronics. Ce rachat est entré en vigueur le 1er octobre.
Sur les trois sites français de Solectron passés dans le giron de son concurrent, une décision de fermeture a déjà été prise: le site de Châteaudun (Eure-et-Loir), spécialisé dans la fabrication de produits de pointe pour la téléphonie sans fil, et où travaillent actuellement environ 500 personnes, fermera ses portes à la fin de l'année ou au plus tard le 31 janvier 2008.
Par La rédaction du Post , le 10/10/2007 
 
Jeudi 20 septembre 2007, le gérant du site Flextronics Châteaudun, François Barbier, a annoncé la fermeture pour fin janvier 2008. Il avait déjà fermé les sites de Lunéville en 2002 et celui de Laval en 2005, les salariés de Solectron Bordeaux qui viennent de passer Flextronics peuvent craindre le pire.
Pour le site de Châteaudun, 360 personnes en contrat à durée indéterminée et 150 intérimaires sont concernés. Avec les sous-traitants locaux, ce sont 800 emplois industriels qui vont disparaître.
par LCR-27
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Lundi 17 décembre 2007

Chaussures Jourdan mis en liquidation judiciaire : 197 salariés jetés à la rue, à la veille de Noël!

"C'est abominable pour les salariés d'être liquidés par des voyous, qui ne s'intéressent qu'au profit".
                                                                     Un salarié de Jourdan

AFP-17-12-2007
Le chausseur de luxe Charles Jourdan a été mis lundi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère (Drôme), laissant ses 197 salariés sous le choc d'un licenciement, à une semaine de Noël.
Cette décision fait suite au retrait inattendu de l'Américain Omniscent (développeur de marques), seul en lice pour la reprise de Jourdan, après celui le 29 novembre du fabricant de chaussures Repetto. Elle a été accueillie par les huées des salariés qui attendaient dans la salle.

"C'est un drame pour la chaussure! Charles Jourdan est mort, c'est très difficile à vivre", a déclaré Bénédicte Jourdan, petite-fille du fondateur. "On était plein d'espoir. Beaucoup sont arrivés ce matin en se disant +les conditions ont été levées, on va repartir, cet après-midi on travaille+, a-t-elle ajouté, pleine d'amertume. Pour elle, "c'est une histoire de gros sous. La seule chose qui les intéressait, c'était les marques, ils se sont servis de nous et le tribunal ne pouvait prendre d'autre décision".

Jourdan avait été placé en redressement judiciaire le 12 septembre, pour la troisième fois depuis 2003. La liquidation de Jourdan est un nouveau coup dur pour Romans, la "capitale de la chaussure de luxe" déjà marquée par celle de Kélian, en août 2005 (143 emplois supprimés).

L'espoir était pourtant de mise en fin de semaine dernière, Omniscent ayant enfin réuni la preuve que Charles Jourdan détenait toujours les marques à l'exception de celles pour l'Amérique du Nord, vendues en 2006. Ses avocats avaient aussi obtenu la démission du PDG de Jourdan, Yannick Bilquez, inculpé et écroué en Suisse pour détournement de fonds.

"On a travaillé énormément avec l'objectif de réunir à Romans la fabrication et l'intégralité des marques, mais on découvre à la dernière minute qu'il y a un risque important de ne pouvoir commercialiser aux Etats-Unis ni la marque Jourdan, ni celle +Kathy Hilton by Charles Jourdan+", a expliqué Me Gérard Binet, l'avocat d'Omniscent.
Or l'objectif de Lucien Lallouz, PDG d'Omniscent, associé à la famille Hilton, était de lancer aux Etats-Unis cette ligne de chaussures, pour compléter la ligne de sacs et lunettes de la mère de la starlette Paris Hilton.
"On tentait de sauver 143 emplois. A quelques jours de Noël, c'est extrêmement pénible de licencier les salariés", a poursuivi l'avocat, pris à parti par des salariés l'accusant de "les avoir manipulés".
Le 3 décembre, le tribunal avait accordé un délai supplémentaire de 15 jours à Omniscent pour confirmer son offre, délai durant lequel le personnel avait été mis en congés payés.

"Ca ne sert à rien d'écouter, on en a assez", a lancé une ouvrière "écoeurée". "C'est abominable pour les salariés d'être liquidés par des voyous, qui ne s'intéressent qu'au profit", a renchéri, au bord des larmes, un autre salarié.
Dans une ultime tentative pour sauver Jourdan, les trois délégués syndicaux (CFE-CGC, FO et CGT) avaient demandé au tribunal d'obliger Omniscent à honorer son offre, car "toutes les réserves émises par le candidat avaient été levées".

AFP
par LCR-27
publié dans : DELOCALISATIONS

AGENDA

Samedi 17  mai 2008  

Action anti-OGM
à Vernon
distribution d'un tract
d'information
à 10H sur le marché


 
Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 



Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
 

à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE

Vendredi 23  mai 2008   
Salle du conseil municipal de Louviers
avec Jean-Claude Laumonnier,
ancien membre des Jeunesses communistes révolutionnaires
 et René Cottrez, ancien ouvrier à Cléon

Organisé par NPA-louviers et LCR


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


  


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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