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Mardi 10 novembre 2009

La France ne doit pas recevoir Netanyahu !

Manifestation à Paris contre la réception à l’Elysée de Netanyahu, mercredi 11 novembre à 17 heures, aux Champs-Elysées.

par l’AFPS

mardi 10 novembre 2009

 

Le gouvernement israélien vient de rejeter le vote de l’Assemblée générale des Nations unies qui a adopté les recommandations du rapport Goldstone donnant trois mois à Israël et aux Palestiniens pour ouvrir des enquêtes « crédibles » sur des crimes de guerre commis lors de l’offensive meurtrière israélienne à Gaza l’hiver dernier. Il rejette toutes ses obligations, intensifie la colonisation de la Cisjordanie et le siège de la bande de Gaza, mène à Jérusalem une politique de « purification » ethnique. Il impose l’impasse de tout processus de paix.

C’est pourtant le moment choisi par le Président Nicolas Sarkozy pour tourner à nouveau le dos à la Paix en s’empressant de recevoir le premier le 11 novembre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Ce n’est pas seulement un déshonneur pour le gouvernement de notre pays. C’est une faute politique au regard de ses obligations, morales et politiques.

Alors que l’administration Obama a renoncé à exiger d’Israël un gel total de la colonisation en Cisjordanie occupée dont elle avait pourtant fait un préalable à la reprise des négociations, la France et l’Europe ont le devoir d’agir pour mettre un terme à ce qui est le principal obstacle à la paix. La colonisation en effet n’est pas seulement illégale. Elle vide de sens tout processus de négociation.

Au lieu de cela, refusant toute sanction et toute pression, la France fait partie de la minorité d’Etats qui se sont abstenus ce 5 novembre lors de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone. La secrétaire d’Etat française chargée du Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, affirme, à Jérusalem, le soutien de la France à la candidature d’Israël à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Et l’Union européenne signe (le 4) avec Israël un nouvel accord sur la libéralisation des échanges de produits agricoles conditionnés - dont beaucoup proviennent des colonies.

Ce n’est pas en tournant le dos aux principes suivis par tous les gouvernements français depuis de Gaulle et en donnant des gages au gouvernement d’extrême droite israélien que la France servira la paix. Le refus de Benyamin Netanyahu de toute libération du prisonnier politique franco-palestinien Salah Hamouri en constitue une preuve supplémentaire. Benyamin Netanyahu n’est pas le bienvenu à Paris. C’est pourquoi l’Association France Palestine Solidarité s’associe à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens pour une

Manifestation contre la réception à l’Elysée de Netanyahu,

mercredi 11 novembre à 17 heures, aux Champs-Elysées.

Premiers signataires de l’appel à manifester

Premiers signataires : GUPS, AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Americans Against the War-France, CCIPPP, CMF, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CVPR-PO, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, Femmes Egalité, Femmes en Noir, Génération Palestine, MRAP, NPA, PSM, UJFP, Union Syndicale Solidaires, les Verts...

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Mardi 10 novembre 2009
Manifestations contre le "mur de la honte"

Lundi 09 novembre 2009 (d'après Agences)

Lundi, le monde fêtera la chute du mur de Berlin comme un événement majeur. Cette semaine le parallèle avec le Proche Orient est inévitable. Comme chaque vendredi, des manifestations ont eu lieu contre le "mur de la honte" qui s’étendra à terme sur plus de 650 km, et qui est l’objet de nombreuses critiques.

Nil'in et Bil' in, des Villages Palestiniens qui se battent pour la liberté
Pour l' Anniversaire de la chute du Mur de Berlin les Palestiniens font tomber le mur de la Honte

Voir la vidéo


20 ans après Berlin, les autres murs de la honte restent debouts

Ramuntxo Garbisu - 08/11/2009 | eitb.com |

Un millier de dominos colorés géants seront renversés lundi pour célébrer le 20e anniversaire de sa chute. En Palestine, au Mexique, ou au Maroc, on ne regardera pas forcément la télé pour le voir.

En Palestine, au Mexique, ou au Maroc, d'autres ''murs de la honte'' restent debout. Photo : EFE

C'est demain que les Allemands fêteront en grande pompe le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, pour commémorer ce jour où, le 9 novembre 1989, une foule imposante s'était massée à la frontière entre les deux Allemagnes pour enfin traverser la frontière.

Le gouvernement est-allemand, qui était en train de s'écrouler, venait d'annoncer sans fanfare que l'interdiction de traverser à l'ouest était levée immédiatement, et les gardes est-allemands n'avaient reçu aucune consigne précise quant aux modalités entourant cette nouvelle liberté de traverser d'un pays à l'autre.

Dans le centre de Berlin, un garde décidait simplement d'ouvrir les grilles et sa décision faisait boule de neige : le mur allait ensuite être détruit à coup de marteau, de pioches et de bulldozer par des Allemands en liesse les jours suivants.

Vingt ans plus tard, des blocs de polystyrène de plus de deux mètres de haut, peints par des étudiants allemands, proclament l'unité du peuple.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Rodham Clinton, le Premier ministre britannique Gordon Brown, les présidents français et russe Nicolas Sarkozy et Dimitri Medvedev devraient être présents lundi pour commémorer la chute du "mur de la honte".

D'autres murs attendent, entre fatalité et difficulté à croire qu'une solution ne puisse aussi être trouvée dans leurs cas.


Dans les territoires occupés de la Palestine

Tout le chemin accompli depuis les lointains accords d'Oslo, qui n'ont pas empêché une extension de la colonisation israélienne, ont débouché sur un mur de séparation, dont le tracé ne correspond à aucune frontière officielle mais a résisté à toutes les pressions internationales.

Long de 700 km, coupant les villages palestiniens en deux, ou privant des exploitants agricoles d'avoir accès à leurs champs d'oliviers, ces murs de plusieurs mètres de haut stigmatisent la nature de l'occupation israélienne, au nom d'une sécurité conçue comme la condition préliminaire à toute possibilité de paix.

Au moment où l'annonce de la non-représentation de Mahmoud Abbas, formulée comme une plainte douce à l'égard de ces Américains dont il se croyait l'ami, porte en lui-même les germes d'une nouvelle impasse politique, le mur n'est remis en question ni par Israël, ni par Hillary Clinton venu récemment suggérer un possible alignement de Barack Obama à l'intransigeance de Netanyahu.

Un milliard de dollars y a été consacré pour son édification...

Un mur dont se sont emparés aujourd'hui de nombreux artistes et citoyens pour en faire la vitrine burlesque et tragique d'une injure quotidienne à la volonté réelle de deux peuples de parvenir à la réconciliation.

Israël avance un nombre d'attentats en forte baisse, tandis que de nombreux observateurs de l'ONU décrivent un pays israélien littéralement "emprisonné", et dont le salut proviendra des avancées politiques apportées par les progressistes proches de Mahmoud Abbas.

Hier, lors de la manifestation hebdomadaire contre le mur qui traverse le centre d'un village situé près de Ramallah et isole les habitants de 60% de leurs terres agricoles, quelque 300 manifestants ont méthodiquement démantelé une section en béton avant que les forces israéliennes n'ouvrent le feu, à grands coups de gaz lacrymogènes, et de balles en caoutchouc.

Les villageois avaient tout de même pris le temps d'abattre une dalle de béton de huit mètres de haut en s'aidant d'un verin mécanique pour voiture.

"Il y a vingt ans, personne n'imaginait que la monstruosité d'un Berlin divisé en deux pourrait jamais être abattue, mais il n'a fallu que deux jours pour le faire", a déclaré Muhib Hawaja, un des manifestants, au journal israélien Yedioth Aharonot.


A la frontière des Etats-Unis et du Mexique

Longue de 3.200 kilomètres, de l'océan Atlantique à l'océan Pacifique, la "tortilla border" sépare géographiquement les Etats-Unis du Mexique.

Depuis 2006, et la volonté de Georges W Bush de lutter contre l'immigration clandestine, le projet d'un mur de 1.200 km voit le jour, parsemé de clôtures électriques et de miradors.

Le néolibéralisme américain, qui a su profiter de la mondialisation pour imposer un modèle plus âpre, plus dur à l'égard des pauvres, a bien de la peine aujourd'hui à proclamer le principe d'un droit à l'égalité, à la liberté, sans limites ni remords.

Et ce mur américain ne parvient pas à être autre chose que l'expression gigantesque du mur de séparation que l'on retrouve dans ces "quartiers fermés" au sein des grandes villes américaines, censés protéger leurs riches propriétaires de l'appétit éventuel d'une pauvreté évoquée unqiuement en termes de délinquance.

Aucun de ces murs n'a pour l'instant réussi à faire disparaître la peur de ses bâtisseurs, les transformant dans le même mouvement en citoyens assiégés.

Depuis l'arrivée de Barack Obama, le nouveau président américain ne le lasse pas de prononcer des discours sur l'importance de la coopération entre les peuples, déclarant clairement que le plus grand des dangers serait de permettre à de nouveaux murs de diviser.

Pour autant, le nouveau président en exercice s'est abstenu de tout commentaire officiel, depuis son arrivée au pouvoir, au sujet du mur entre le Mexique et les États-Unis.

Et il n'existe aucun signe de ralentissement du chantier de construction, dont 80 % est achevé.


Dans l'enclave de Ceuta et Melilla

Enclave "espagnole" située sur la côte nord-ouest du Maroc, entre les deux villes de Ceuta et Melilla, elle symbolise la "fortress Europe", comme le poitnde traversée le plus court entre la zone nord-africaine et l'Europe.

Considérée par Madrid comme faisant partie intégrante de son territoire depuis 1995 (bénéficiant du même statut de "ville autonome" que d'autres régions ibériques), l'ONU "prie" régulièrement l'Espagne de rendre ce territoire au Maroc, mais se refuse de l'intégrer dans la liste des "territoires non-autonomes en attente de décolonisation" tels que définis par l'organisation internationale.

Le soutien inconditionnel de l'Union Européenne, qui aide l'Espagne à financer sa politique de lutte contre l'immigration clandestine dans cette région, l'a peu à peu transformer en zone militaire retranchée et grillagée, contre laquelle des milliers de migrants viennent tout de même miser les maigres possibilités d'une vie meilleure.

Mais leur "Internationale" à eux, sous forme de "Immigrer ou mourir", n'a pas débouché sur une prise en compte majoritaire de cette détresse.

Au contraire même, avec l'initiative européenne de la "Directive-retour", qualifiée de par le monde de "directive de la honte".

De nombreux récits de migrants en font pourtant une lecture bouleversante, au milieu desquels le roman "Eldorado" de Laurent Gaudet est à lire comme un bouleversement glaçant...




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Lundi 9 novembre 2009

Après la chute du Mur, éclairage de Bernd Gehrke

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Interview : Bernd Gehrke fut militant de l’opposition de gauche dans l’ex-RDA depuis les années 1970. En 1989, il fut parmi les cofondateurs de la Ligue verte et de l’Initiative de la gauche unie. Il est l’auteur de nombreuses publications sur l’opposition et les luttes pour les libertés démocratiques dans l’ex-RDA.


Peux-tu rappeler ces journées où le Mur fut abattu
?

BERND GEHRKE
:
 La chute du Mur, le 9 novembre 1989, fut le résultat d’un mouvement de masse spontané et démocratique, exprimé dans d’impressionnantes manifestations qui grandissaient à un rythme stupéfiant. Ce mouvement a forcé à démissionner non seulement Honecker, le tout-puissant secrétaire général du parti stalinien SED, mais aussi le Politburo et le gouvernement. Le 9 octobre, les 70 000 manifestants à Leipzig firent une découverte sensationnelle : malgré les préparatifs à une guerre civile, le pouvoir n’avait pas utilisé la force. Honecker voulait lancer les chars, mais il a été débarqué par la majorité du Politburo qui essayait de sauver son pouvoir par une « politique de dialogue ». Ce fut mission impossible : 400 000 manifestants à Leipzig, 500 000 à Berlin Est, des manifestations en province. Tous les jours, des dignitaires tombaient dans une allégresse croissante. Alors, la chute du Mur, ce fut l’apogée, la folie. Personne n’arrivait à y croire.


Comment ce mouvement en est-il arrivé à exiger le démantèlement de la police politique Stasi
?


BERND GEHRKE
:
 La révolution démocratique a eu plusieurs phases. En été, il y a eu la fuite à l’Ouest de 10 000 jeunes par la Hongrie, qui a ouvert sa frontière avec l’Autriche. Septembre fut marqué par l’apparition ouverte d’organisations de l’opposition. En octobre, les ouvriers, jusque-là passifs, se sont joints au mouvement. Les manifestations exigeaient la légalisation des partis d’opposition et le respect de la constitution, aboutissant à la démission du gouvernement, du Politburo, et à l’ouverture du Mur. La vieille clique dirigeante pensait calmer les gens et les faire rentrer chez eux. Mais les anciennes institutions étaient toujours là, et on a commencé à exiger leur dissolution. Les structures du parti et ses milices dans les entreprises ont été dissoutes. Le conflit autour de la Stasi a éclipsé les autres. Le gouvernement « réformateur » de Modrow l’a dissoute, mais la population s’était rendu compte qu’on brûlait des documents à la hâte. Des manifestations ont eu lieu partout, avec occupation des immeubles de la Stasi, puis l’assaut du siège central à Berlin Est, le 15 janvier. Des comités citoyens démocratiques se sont constitués partout pour surveiller la dissolution.


Qu’est devenu le parti communiste
?

BERND GEHRKE :
 Des 2,5 millions d’adhérents en août 1989, le SED n’en comptait plus que 
00 000 six mois plus tard. Un conseil provisoire s’est formé autour de Gregor Gysi et a convoqué un congrès extraordinaire. La tentative de certains rénovateurs démocratiques de dissoudre le SED, de détruire le vieil appareil et de repartir avec une organisation nouvelle a hélas échoué. Le SED a été transformé en Parti du socialisme démocratique (PDS), surtout pour sauver les biens du parti. S’ensuivirent des scandales concernant ces biens et les liens omniprésents avec la Stasi. Après un tel « renouveau » les anciens oppositionnels de gauche ne pouvaient pas rejoindre ce parti ; aussi parce que les petits groupes de l’opposition de gauche se sont malheureusement désintégrés avec la disparition de la RDA.

L’effondrement de la dictature à l’Est et la réunification du pays furent une avancée démocratique pour les travailleurs allemands ; mais sur le plan économique et social, ce fut la restauration du capitalisme à l’Est. Comment la gauche allemande voit cette contradiction?


BERND GEHRKE
:
 Ce n’est pas l’opinion de la gauche allemande. Les avis sont partagés, à l’image de la gauche, très hétérogène. Cela va de certains groupes qui dès le début étaient pour l’unité de l’Allemagne, jusqu’aux staliniens pour qui ce fut une contre-révolution téléguidée par l’Occident et qui a liquidé le « socialisme réellement existant ». Seule une minorité de la gauche, en dehors du SPD, a bien accueilli la réunification de 1990.


Pour certains, la disparition de la RDA fut un recul. Mais peut-on construire le socialisme au travers d’une dictature policière, et dans un pays occupé par une armée étrangère
?


BERND GEHRKE
:

 Seule une partie de la gauche pose cette question. La majorité voit l’occupation et la division de l’Allemagne comme une juste punition pour le fascisme et la guerre. Ton affirmation disant que l’unité allemande fut un progrès pour la classe ouvrière est complètement déconnectée de certains problèmes politiques et sociaux importants. Je pense que nous devrions faire une distinction entre, d’une part, la chute, nécessaire et légitime, de la dictature stalinienne et l’unité de l’Allemagne « en soi », et, d’autre part, la forme concrète que cette unité a prise sous un régime conservateur et réactionnaire. C’est vrai que l’unité allemande en 1990 fut le résultat de la volonté des travailleurs est-allemands. Mais ces derniers ont suivi aussi le slogan de la CDU : arrêt des expérimentations sociales, progressistes, et retour au capitalisme allemand éprouvé. Cela allait de pair avec la défaite de toute la gauche allemande, de l’Est comme de l’Ouest. Les résultats furent catastrophiques : une désindustrialisation, unique dans l’histoire, d’un pays industriel s’est opérée en 3-4 ans ; 1,7 million de personnes ont quitté l’Allemagne de l’Est depuis 1989.

Il faut discuter non seulement de la restauration du système économique capitaliste en soi, mais aussi de la victoire du néolibéralisme à tous les niveaux de la société et de la reconstruction réactionnaire de l’Allemagne. Les travailleurs est-allemands ne sont donc jamais arrivés là où ils voulaient en venir en 1990, à ce « capitalisme prospère » de l’Allemagne de l’Ouest. En croyant aveuglément dans la politique libérale de privatisation à l’Est, les travailleurs y ont contribué considérablement. Cela dit, tous les mouvements sociaux importants en Allemagne depuis 1991 sont généralement venus de l’Est ; mais c’étaient des luttes défensives.

Il faut des débats approfondis pour déterminer le caractère du processus historique de 1989 à 1991. L’unité allemande a été fondée en grande partie sur une alliance entre les travailleurs est-allemands et la bourgeoisie ouest-allemande. La réunification avait donc un caractère réactionnaire, et non pas progressiste, comme celle réalisée par Bismarck en 1871. Bismarck conduisit une « révolution par en haut ». Les travailleurs en RDA ont brisé leur révolution et réalisé une « restauration par en bas ». Cela n’a pas conduit au retour d’une dictature comme celle du SED, mais à la liquidation des restes de la « révolution stalinienne par en haut » en 1945-1948 (par exemple la nationalisation des usines) et des structures révolutionnaires naissantes d’une « république rouge-verte » en 1989.
La réunification a signifié un arrêt de la révolution démocratique en RDA, avec ses perspectives progressistes (même si elles n’étaient pas socialistes) d’émancipation démocratique, sociale et écologique de toute l’Allemagne. L’alternative, c’était une unification sur pied d’égalité de la « démocratie civile » en RDA, radicalement démocratique et sociale, avec la République fédérale. Jusqu’en décembre 1989, la grande majorité des Allemands de l’Est restaient attachés à une RDA démocratiquement transformée. La Table ronde entre l’opposition et le pouvoir voulait réaliser de nombreuses revendications avancées par les syndicats et la gauche de l’Allemagne de l’Ouest, dans la perspective d’une future unité allemande.

Les discussions sur une « troisième voie » en 1989-90 gardent leur valeur, tout comme les idées de démocratisation du Printemps de Prague en 1968 ou le programme de Solidarnosc en 1981, en tant qu’alternatives au néolibéralisme et au capitalisme. Hélas, la majorité de la gauche allemande ne comprend pas quels trésors peuvent renfermer de telles alternatives. Je constate avec plaisir que les jeunes étudient le Capital de Marx dans les universités allemandes, et qu’on voit le retour des débats sur les alternatives 
socialistes.


Propos recueillis par Roman Debski.

Août 1961 - Construction du «mur de la honte» par le régime de la RDA. Raison : l’exode massif vers l’Ouest, quand les déplacements à Berlin étaient encore libres (plus de 3,5 millions d’Allemands quittent la RDA entre 1945 et 1961).

C’est une large bande de terrain de plus de 
0 kilomètres, enfermée entre deux murs, avec barbelés, miradors, alarmes, pièges et chemins de ronde, surveillée par des milliers de soldats et mille chiens de combat.

On estime à plusieurs centaines (de 200 à 1 000 selon les sources) le nombre de tués, de 1961 à 1989, en tentant de fuir Berlin-Est, par les sinistres Vopos (garde-frontières est-allemands). Le nombre d’emprisonnés pour tentative de « désertion » avoisinerait les 100 000. Des anciens dirigeants de la RDA ont été condamnés en 1997 et 2004 pour avoir donné l’ordre de tirer sur les fugitifs. 

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Samedi 31 octobre 2009

Poste : grève en Grande Bretagne

(publié sur le site http://www.npa2009.org/)
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Malgré ses promesses électorales, le New Labour a décidé de privatiser la poste, Royal Mail.  Le syndicat CWU a lancé une grève nationale pour faire échouer le projet.

Les postiers britanniques se sont lancés dans une bataille décisive pour le futur de la poste (Royal Mail) comme service public, lorsque 120 000 d’entre eux se sont mis en grève les 22 et 23 octobre. Trois autres jours de grève sont prévus cette semaine.

Malgré ses promesses lors des dernières élections au Parlement, le New Labour a récemment tenté de privatiser Royal Mail. Le syndicat Communication Workers Union (CWU) avait menacé de quitter le Parti travailliste si les gouvernements de Blair et Brown persistaient dans la privatisation. Ce projet fut abandonné l’an dernier parce que les « circonstances économiques n*fétaient pas favorables ».

Mais pour le gouvernement et la direction de Royal Mail, il ne s’agissait que d’un repli temporaire, et depuis quelques mois, ils sont passés à l’attaque en harcelant les facteurs : les rondes sont allongées, les sacs alourdis et ils ne connaissent que très peu de temps à l’avance leurs périodes de travail. La justification de ces changements est la « nécessité » de moderniser Royal Mail pour qu’elle puisse entrer en compétition avec les postes privées, combler le déficit de la caisse de retraite des postiers et introduire un équipement et des pratiques modernes.

Le CWU n’est pas opposé à la modernisation, mais certainement pas au détriment des salaires et des conditions de travail. Le syndicat accepte certains changements mais exige que les sections syndicales donnent leur accord. C’est parce que ça n’a jamais été respecté que des grèves ont éclaté au niveau local depuis plusieurs semaines. Évidemment le modèle d’une poste moderne pour la direction et le New Labour est celui d’une entreprise privée et non d’un service public. Mais, s’il existe une crise dans Royal Mail, ce ne sont pas les facteurs qui en sont responsables. Plus de 50 000 emplois ont été supprimés depuis 2002 ; pendant près de dix ans, Royal Mail n’a pas versé sa part des contributions patronales à la caisse de retraite, alors que rien que l’an dernier, son bénéfice a atteint 321 millions de livres (348,5 millions d’euros) !

Le plan de la direction de Royal Mail pour réduire l’influence du syndicat est à l’origine de la grève nationale. Son objectif est de réduire les relations avec le syndicat au minimum légal. Ainsi, les sections et les délégués ne pourraient plus négocier avec les directions des centres de tri et des groupes de concertation seraient créés pour contourner le syndicat.

Alors que la direction a annoncé l’embauche de 30 000 intérimaires pour tenter de briser la grève, les postiers sont en bonne position pour gagner. Ils sont très fortement syndiqués et ont voté – à bulletin secret – à 76 % pour la grève. Mais leur détermination au niveau local devra se traduire au niveau national, pour gagner cette bataille décisive pour le service public qui sera aussi une victoire contre les plans de privatisation de Royal Mail, qui risquent de revoir le jour après les élections générales l’an prochain.

Fred Leplat (Socialist Resistance)

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Vendredi 16 octobre 2009

Soutien à l'appel à des sanctions contre Israël 
 
Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s'est attaché depuis sa fondation à organiser les mobilisations unitaires pour le respect du droit international et en solidarité avec le peuple palestinien, relayant en France les voix des acteurs engagés pour la paix et la justice. Notre collectif s'est ainsi engagé dans la campagne palestinienne contre le Mur d'annexion israélien et pour la suspension des accords d'association Union Européenne / Israël.


Quatre ans après l'avis de la Cour Internationale de Justice qui proclame l'illégalité du Mur et de la colonisation, force est de constater que nos gouvernements n'ont pas pris les mesures nécessaires pour contraindre l'Etat d'Israël à se plier au droit international. En refusant de reconnaître le droit à un Etat pour le peuple palestinien et en accentuant la colonisation de territoires illégalement occupés, en construisant un mur au delà de la ligne verte reconnue internationalement, avec pour effet d'annexer de nouveaux territoires appartenant à la Palestine, en maintenant les entraves qui limitent gravement le droit de circulation des Palestiniens, en refusant de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens, en discriminant gravement les droits démocratiques des citoyens palestiniens d'Israël, en interdisant tout développement économique, en se rendant coupable à Gaza de crimes de guerre contre toute une population civile, déjà assiégée, appauvrie, et affamée depuis des mois par un blocus illégal, Israël s'enfonce toujours plus avant dans le déni de tous droits au peuple palestinien, en toute impunité.

C’est pourquoi le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l'initiative non-violente Boycott, Désinvestissement, Sanctions, jusqu'à ce qu'il respecte le droit international et les principes universels des droits de l'Homme.

Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens s'engage à intensifier ses efforts pour relayer l’initiative prise par la société civile palestinienne et lui donner une traduction concrète dans ses actions. Le Collectif National appelle toutes les organisations engagées pour le respect du Droit international et la paix à rejoindre et à relayer ses revendications, tant que le droit international est bafoué :

-        Boycott des produits israéliens car ils ne respectent pas les normes de traçabilité permettant de distinguer les produits en provenance des colonies illégales d'Israël dans les territoires palestiniens occupés
-        Désinvestissements des entreprises étrangères tirant profit de l'occupation et de la colonisation
-        Sanctions contre Israël, et en particulier suspension des accords d'association UE / Israël tant que les droits de l'Homme sont bafoués, arrêt de la coopération militaire France / Israël, embargo sur les ventes d'armes à Israël


Le Collectif National appelle toutes les organisations à mener des campagnes de mobilisation pédagogiques conservant un caractère citoyen et non violent.

Premiers signataires :

Agir Contre Le Colonialisme Aujourd’hui
Alliance For Freedom and Dignity- France (AFD-France),
Association Republicaine des Anciens Combattants, (ARAC)
Association des travailleurs maghrébins de France ( ATMF)
Association des Tunisiens en France (ATF)
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR)
Association pour les jumelages entre les camps de réfugies palestiniens et les villes françaises (A.J.P.F.)
Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
CICUP
CPPI Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)
Droit-Solidarité
Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Génération Palestine (GP)
GUPS - Union Générale des Etudiants de Palestine
La Courneuve-Palestine
Le Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix (PAOR)
Les Alternatifs
Les femmes en Noir
Les Verts
Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Organisation de Femmes Egalité
Parti Communiste Français (PCF)
PCOF
Solidarité Palestine 18°
Union des Travailleurs Immigres Tunisiens (UTIT)
Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)
Union syndicale Solidaires

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Samedi 3 octobre 2009

Carnage en Guinée: 157 morts en une journée

AFP

 29/09/2009

Trois responsables de l'opposition, blessés et arrêtés lundi, ont pu regagner leur domicile. Il s'agit des ex-chefs de gouvernement Sydia Touré et François Fall, et de Mouctar Diallo.

La junte au pouvoir en Guinée était accusée mardi d'avoir provoqué un "massacre" lors de la répression d'une manifestation la veille par les forces de l'ordre qui ont tué au moins 157 personnes et se sont livrées à des actes de barbarie, selon une ONG et des témoins.

Il s'agit d'un des pires carnages commis en une seule journée depuis un quart de siècle dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, dirigé depuis son indépendance en 1958 par des militaires et où l'armée est régulièrement accusée de graves exactions. "Nous avons enregistré jusqu'à maintenant 157 morts et 1.253 blessés. Nos éléments ont circulé un peu partout à Conakry et dans les hôpitaux mais ils n'ont pas pu tout voir", a indiqué mardi le président de l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow. L'opposition a fait état d'au moins 128 morts et une source policière lundi soir de 87 personnes tuées lors de la répression des opposants rassemblés par dizaines de milliers au stade du 28-Septembre à Conakry.

Les exactions se poursuivaient mardi avec au moins un adolescent tué par les militaires, selon des témoins à Conakry, où l'on pouvait entendre des tirs sporadiques et où les forces de l'ordre étaient massivement déployées.

Le nombre de morts pourrait être supérieur, plusieurs sources ayant accusé les militaires d'avoir ramasser des corps pour dissimuler le véritable bilan. La junte veut ainsi cacher "l'ampleur du massacre", a affirmé l'Union des forces républicaines (UFR, opposition), selon laquelle les manifestants ont été "piégés" une fois enfermés dans le stade. Les opposants s'étaient réunis lundi dans le stade pour dire leur opposition à l'éventuelle candidature à la présidentielle prévue en janvier du chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara, arrivé au pouvoir il y a neuf mois. Les forces de l'ordre ont tiré sur la foule et plusieurs sources les ont accusées de s'être livrées ensuite à de véritables scènes de barbarie, dont des viols.

"Des femmes ont été violées par la garde prétorienne de Dadis Camara aux abords du stade où la foule s'était donné rendez-vous", a affirmé l'UFR. Un autre opposant, Mouctar Diallo, a dit avoir été témoin de viols par des militaires, dans une interview à Radio France Internationale (RFI). "Il y a eu des femmes déshabillées, des militaires ont fait pénétrer leur fusil dans les sexes de ces femmes-là", a-t-il déclaré. Ces exactions se poursuivraient mardi, selon une ONG et des témoins. "Nous avons des informations très inquiétantes de femmes détenues dans des camps militaires et des commissariats qui sont violées", a déclaré Mamadi Kaba, président de la branche guinéenne de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho).

"Les militaires entrent aussi dans les quartiers, pillent les biens et violent les femmes", a-t-il ajouté. "Les exactions continuent dans les quartiers, perpétrées par des militaires. Même s'il n'y a personne dans la rue, ils tirent en l'air, pillent des boutiques et frappent les gens", a raconté un habitant. Dans une interview accordée lundi soir à RFI le chef de la junte, qui jusqu'à présent s'enorgueillait d'être arrivé au pouvoir sans effusion de sang, a dit être "désolé". "C'est malheureux, c'est dramatique (...) Très franchement parlant, je suis très désolé, très désolé", a-t-il dit.

Trois responsables de l'opposition, blessés et arrêtés lundi, ont pu regagner leur domicile. Il s'agit des ex-chefs de gouvernement Sydia Touré et François Fall, et de Mouctar Diallo. Le nombre total d'arrestations n'était pas connu mardi. Après Paris et Washington, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE) et Dakar ont condamné ces violences et lancé un appel au calme. La France pour sa part a donné "des consignes de prudence en temps réel" à ses quelque 2.500 ressortissants en Guinée.

 La junte militaire et la "mansuétude" de la France...

Par Vincent Hugeux, l'Express.fr,  publié le 29/09/2009

Le carnage de Conakry sonne en France l'heure d'un réveil brutal. D'autant que l'ancienne puissance coloniale a longtemps fait preuve d'une excessive mansuétude envers Moussa Dadis Camara et sa clique.

"La chronique d'une catastrophe annoncée". Voilà comment un diplomate français familier du continent africain décrit le cauchemar que traverse la Guinée-Conakry, théâtre le 28 septembre d'un épouventable carnage  (a minima 157 tués et plus de 1200 blessés selon des sources locales fiables). A Paris, on redoute même que l'équipée barbare des "bérets rouges" dans le stade de la capitale où se pressaient les adeptes du Forum des Forces vives (opposition) se solde in fine par plusieurs centaines de morts. "Les militaires, confirme-t-on au  Quai d'Orsay, ont fait irruption et tiré froidement dans le tas". Avant de se livrer à des viols collectifs et à d'abjects actes de torture.

Désastre prévisible? Soit. Mais pas pour autant anticipé par les Africains du Quai d'Orsay ou de L'Elysée, cueillis à froid. A son arrivée au pouvoir, le capitaine putschiste Moussa Dadis Camara leur paraissait certes "incohérent", mais aussi "pittoresque" et "sympa". Même si, confesse un de ses visiteurs réguliers, "il semblait chaque fois un peu plus fou que la précédente". Tardive prise de conscience...

Le retour des antagonismes tribaux?

Une certitude: l'ère de la mansuétude est révolue. Vu de Paris, "MDC" est bel et bien "cramé". "La responsabilité de la junte, et celle de Dadis Camara en particulier, sont pleinement engagées , juge-t-on dans l'entourage de Bernard Kouchner. Il faut hâter le retour d'un pouvoir civil, tout en veillant à ne pas sombrer dans l'anarchie." Un, facile à dire. Deux, on aurait pu y songer un chouïa plus tôt.

Le scénario du chaos, de fait, n'a rien d'incongru. Car le massacre de lundi risque de raviver les antagonismes tribaux. Issu par sa mère d'une ethnie "forestière" ultra-minoritaire, les guerzés, "Idi Amin Dadis" a gratifié son clan de pouvoirs et de prébendes. Même s'il a semblé déboussolé par la tournure de la répression, il y a fort à parier que les meneurs de la tuerie appartiennent à sa garde prétorienne. Et que les exactions, toujours en cours ce mardi, visaient prioritairement les quartiers peuls de Conakry. 

Imaginons que la junte sacrifie sa piteuse figure de proue. Qui, dès lors, peut lui succéder? Tout dépend de l'intensité de la contestation. Si les putschistes gardent la main, un gradé du premier cercle peut surnager, à condition de n'avoir pas trempé dans l'hécatombe. Le "ministre d'Etat" Boubacar Barry, membre de la délégation reçue mi-mars à Paris, inspire au Quai d'Orsay des commentaires flatteurs. En revanche, si la colère populaire balaye les satrapes en treillis, on pourrait voir resurgir des vétérans de la scène guinéenne, tels l'opposant historique Alpha Condé ou les ex-Premiers ministres Lansana Kouyaté ou Sydia Touré.

La France a annoncé ce mardi la suspension immédiate de sa coopération militaire. C'est bien le moins. Elle a aussi pris l'initiative d'une réunion de l'Union européenne, demain mercredi à Bruxelles. Il s'agira sans doute de durcir la relative quarantaine infligée à la Guinée, placée sous surveillance depuis juillet . Une suggestion: et si l'on suspendait par la même occasion les aventures africaines de Patrick Balkany, désolant avocat des putschistes? "On peut être député, ami proche du chef de l'Etat, et dire des conneries", soupire un officiel sous le sceau de l'anonymat. On peut.

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Vendredi 2 octobre 2009

Pétition internationale de solidarité avec la lutte des ouvrières et des ouvriers de Kraft Argentine en lutte contre les licenciements et la répression policière !

Depuis le 18 août les 2.600 ouvriers de Kraft Foods Argentine luttent contre le licenciement de 160 travailleurs par la direction de l’entreprise. Kraft Foods Corporation est la seconde multinationale du secteur agroalimentaire au monde derrière Nestlé et la première aux États-Unis. L’usine de General Pacheco, dans la banlieue Nord de Buenos Aires, est la principale usine agroalimentaire d’Argentine, une des plus importantes du cordon industriel de la périphérie Nord de la capitale. Kraft Foods Argentine essaie de se débarrasser par le biais de ces licenciements des syndicalistes combatifs qui, au sein de l’usine, mènent un combat très dur en défense de la dignité et des droits des travailleurs.
 
Vendredi 25 septembre, au 38ème jour de grève, les forces de répression sont intervenues pour déloger les ouvriers qui occupaient l’usine et réprimer ceux qui manifestaient à l’extérieur, arrêtant 60 travailleurs. C’est à coups de charges de la police montée et avec des brigades de chiens de combas que la police de Buenos Aires a mené cette opération d’une extrême violence. La répression, ordonnée par le gouvernement Kirchner en appui à la multinationale Kraft Foods souligne l’importance de faire parvenir aux travailleurs en lutte toute notre solidarité.
 
C’est en ce sens qu’est organisé un rassemblement de solidarité à Paris devant l’ambassade d’Argentine (à l’angle de la rue Cimarosa et de l’avenue Kléber, M° Boissière, ligne 6) jeudi 1er octobre à 18h
A l’appel du CALPA – Comité d’Appui aux Luttes du Peuple Argentin www.calpa-paris.org –
 
Premières signatures : Fédération Syndicale Étudiante (FSE), Association Pico y Pala (Paris),
 
Vous pouvez faire parvenir votre soutien aux travailleurs de Kraft Argentine en signant la pétition internationale de solidarité en envoyant votre adhésion à solidaridadkraftterra@yahoo.com.ar ainsi qu’une copie par fax
ou mail à l’ambassade d’Argentine en France au 01 45 53 46 33 ou efran@mrecic.gov.ar
 
Déclaration internationale de soutien à la lutte des travailleurs et des travailleuses de la multinationale Kraft-Terrabusi d’Argentine contre le licenciement de 160 ouvriers.
 
Le 19/09/09
 
Nous nous solidarisons avec la lutte des travailleurs de la multinationale Kraft Foods, anciennement Terrabusi, la principale usine du secteur agroalimentaire d’Argentine et qui fidèle à son orientation néolibérale entend licencier 160 ouvriers. Les travailleurs luttent depuis bientôt vingt jours et ont organisé des actions collectives afin de défendre leurs droits ainsi que ceux de leurs familles. Kraft Foods est la seconde entreprise agroalimentaire au niveau international et affiche des bénéfices en hausse en dépit de la crise internationale comme en témoigne sa dernière offre de 17 milliards de dollars afin de racheter le géant britannique Cadbury.

Les ouvriers et les ouvrières de Kraft-Terrabusi résistent contre un patronat arrogant qui a refusé d’appliquer la décision prudhommale obligeant les partenaires sociaux à discuter, refusant la réintégration à leur poste de travail des travailleurs licenciés comme le demande la justice ou encore enfermant ces derniers pendant leur horaire de travail. Cette lutte que mènent plus de 2.500 ouvriers et ouvrières compte déjà sur l’appui de plusieurs syndicats du secteur alimentaire de Colombie et du Pérou ainsi que sur le soutien de personnalités du monde de la culture argentine comme l’écrivain Osvaldo Bayer, d’organisations de défense des Droits de l’homme ainsi que sur l’appui de plusieurs députés, fédérations étudiantes et de dizaines d’organisations ouvrières.
 

La multinationale essaie de prendre sa revanche sur les ouvriers qui début juillet avaient lutté pour la mise en place de mesure sanitaires élémentaires au moment du pic de grippe A en Argentine, paralysant ainsi l’usine pendant une semaine. Le patronat essaie de se défaire de toutes les instances syndicales de l’usine, notamment la Commission Interne et le Corps de Délégués composé par une cinquantaine de travailleurs et travailleuses élus démocratiquement dans les différents secteurs et ateliers de l’entreprise et non reconnu par la direction de l’entreprise. C’est en ce sens que la Police de la province de Buenos Aires a commencé à réprimer les ouvriers en lutte et à occuper l’usine et ses environs.
L’usine est actuellement militarisée par la police qui agit comme bras armé de Kraft Foods Corporation.
 
Les travailleurs et leurs familles continuent à résister et la grève se poursuit en ce moment. Des actions ont été menées, notamment la blocage de l’autoroute Panaméricaine, la principale artère qui relie la capitale à la banlieue Nord de Buenos Aires. Les travailleurs entendent que les autorités imposent le respect de la loi à Kraft Foods et que l’entreprise réintègre les ouvriers licenciés.
 
Voilà en quelque mot le résumé de ce qui s’annonce déjà comme un conflit social historique, tant par la dureté du patronat que par la résistance ouvrière. A Buenos Aires et dans le reste de l’Amérique latine de nombreuses organisations ont déjà manifesté leur appui aux travailleurs de Kraft-Terrabussi, à l’image de Sinatrainal et Conlutas. Il est important que cette solidarité s’élargisse le plus possible afin de continuer à montrer aux ouvriers et aux ouvrières de Kraft-Terrabusi qu’ils ne sont pas seuls et que même au cœur de l’Empire nombreux sont ceux et celles qui sont solidaires de leur lutte.
 
Nous nous solidarisons donc avec la lutte pour la dignité, le droit au travail et contre les licenciements massifs à Kraft-Terrabussi,

 

Premiers signataires :
James Petras, Professeur émérite de Sociologie, Université de Binghamton de New York;  Alex Callinicos, Professeur d’Études Européennes, King’s College, Londres ; George Binette, Secrétaire régional d’UNISON (Camden), Grande-Bretagne ; Michel Husson, Économiste, Institut d’Études Économiques et Sociales (IRES), Paris ; Daniel Bensaïd, Professeur de philosophie à l’Université de Paris VIII ; Olivier Besancenot, Porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (France) ; Alain Krivine, NPA, ancien eurodéputé ; Arlette Laguiller, Lutte Ouvrière, ancienne eurodéputée ; Nathalie Arthaud, Porte-parole de Lutte Ouvrière ; Armonie Bordes, Lutte Ouvrière, ancienne eurodéputée

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Mercredi 30 septembre 2009
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Les éléctions législatives qui se sont déroulée le 28 septembre se sont traduites par le recul du Parti socialiste et un doublement du nombre de députés pour le Bloc de gauche.

Les élections législatives du dimanche 27 septembre au Portugal ont changé le panorama politique : le Parti socialiste qui en 2005, avec 45 % de voix, avait eu la majorité absolue en nombre de députés, a perdu plus d’un demi-million de voix et tombe à 36,56 %. Bien que vainqueur, il est minoritaire au Parlement. C'est la seule force politique qui a perdu des députés par rapport à 2005 (96 contre 121).

Le résultat du PS est le plus faible depuis 1991. C'est sans aucun doute la conséquence de la politique anti-sociale qu'il a menée, d’une majorité absolue arrogante qui a choisi de sauver les banquiers de la faillite au lieu de mettre en place un service bancaire public ; qui a fait passer une loi sur le travail qui a fait sourire l’ancien ministre de droite Durão Barroso. Dorénavant, il est plus facile de licencier dans un pays qui compte déjà près de 600 000 chômeurs dont la moitié ne perçoit pas d’ allocation chômage, et la précarité est devenue la régle. Un gouvernement qui a menée une guerre ouverte contre les enseignants et les fonctionnaires comme aucun autre ne l'avait fait auparavant.

Le PSD (centre liberal), tout en gagnant trois élus par rapport à 2005, a cependant réalisé  un de ses plus mauvais scores, au bénéfice du parti de droite (PP). Le PP devient ainsi la 3e force politique (il était en 4e position en 2005). Le PC est passé a reculé de la 3e à 5e place.

Le Bloc de gauche est le parti qui a le plus progressé. Avec plus d’un demi-million de voix (557 109), dans un pays d'un peu plus de 9 millions d’électeurs, il en a gagné 192 679 et passe de 5e à 4e force politique (il est en 3e position dans un grand nombre des principales villes du pays). Au niveau national, le score a augmenté de 6,38 % à 9,85 % et il a doublé son nombre d'élus (6 femmes et 10 hommes). De plus, tandis qu’en 2005 les député(e)s élus venaient des seules circonscriptions de Lisbonne (4), Porto (2) et Setúbal (2), cette fois-ci, le Bloc de gauche compte des élu(e)s dans 9 des 20 circonscriptions : 1 élu(e) à Aveiro, Braga, Coimbra, Leiria, Santarém et Faro ; une élue supplémentaire à Porto et à Lisbonne.

Le Bloc pésera encore davantage dans la vie politique portugaise, non seulement au Parlement, mais aussi et surtout dans les luttes, puisque ce score est le résultat d’une campagne intense, de contacts permanents avec les travailleurs et les secteurs populaires et d’un programme anticapitaliste clair comportant des propositions concrètes et alternatives à celles du PS et du PSD.

Le trois objectifs que le Bloc s'était fixé pour cette campagne, qui étaient d'empêcher le PS de disposer de la majorité absolue, d'augmenter le nombre de voix et le nombre d’élus ont tous été atteints.

Au Parlement, le Bloc et le PC ont ensemble 31 députés, répresentant plus de 18 % des voix. Jamais la gauche du PS n'avait obtenu un tel résultat.

Le PS va être obligé de choisir entre une alliance avec la gauche que représente le Bloc de gauche ou avec la droite réactionnaire incarnée par le PP. S'il opte pour la gauche, il devra présenter des propositions qui découlent du programme du Bloc de gauche comme par exemple, abroger la loi sur le travail et imposer un impôt sur les grandes fortunes pour financer la Sécurité sociale.

Après ces éclections, le cadre politique est davantage polarisé au Portugal, à droite comme à gauche. La lutte politique et sociale va se développer dans les mois à venir. Et le Bloc est plus fort que jamais.

Alda Sousa

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Dimanche 27 septembre 2009

Publié le 25/09/2009 à 22:15 Reuters

Dix mille manifestants à Pittsburgh contre le G-20


Une dizaine de milliers de manifestants ont défilé à Pittsburgh à l'occasion du sommet du G20, après une nuit d'affrontements entre contestataires et forces de l'ordre.

Encadré par un imposant dispositif policier, défenseurs de l'environnement, militants anticapitalistes et partisans des causes palestinienne ou tibétaine ont pris la direction du centre de conférence où les chefs d'Etat et de gouvernement étaient réunis, mais un cordon de sécurité les a arrêtés à 500 mètres du bâtiment.

"Non à la cupidité des entreprises!", pouvait-on lire sur une de leurs banderoles. "G20 = le capitalisme tue", clamait une autre.

La manifestation, qui s'est achevée par un rassemblement devant un bâtiment administratif du centre-ville, est la plus importante que Pittsburgh ait connue depuis la guerre du Viêtnam, selon les organisateurs.

"Il faut montrer qu'on n'a pas peur de contribuer à la démocratie. La démocratie mourra si nous ne la défendons pas", a fait valoir une jeune femme de 33 ans, venue défiler avec sa fille de 18 mois sur le dos.

La veille, les manifestations, qui ont vite dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre, avaient débuté à l'heure du déjeuner et se sont poursuivies tard dans la nuit.

Les policiers ont essuyé des jets de pierres et de bouteilles et ont riposté à coup de matraques et de grenades lacrymogènes. Les vitrines de plusieurs magasins et de succursales bancaires ont été brisées.

Quatre-vingts personnes ont été arrêtées depuis le début de la semaine à Pittsburgh.

Michelle Nichols, version française Jean-Philippe Lefief

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Vendredi 25 septembre 2009

G20 : Répression des manifestants à Pittsburgh


L’évènement qui, cette semaine, retiendra l’attention du village planétaire sera sans nul doute la réunion du G20 à Pittsburgh. Après le sommet de Londres au printemps dernier, les dirigeants des grandes puissances se réunissent à nouveau pour sauver le capitalisme en crise mondiale et la faire payer aux classes populaires.

Nous savons que paradis fiscaux continuent malgré la dénégation de Sarkozy dans son show télévisé. Les bonus continueront aussi à prospérer malgré la "discussion" promise sur "l'encadrement des bonus"...

Pour ce qui est de la répression, il ya du concret. Une manifestation non autorisée a été violemment chargée: gaz asphixiant, balles en plastique. Bilan de 15 interpellations. Voir la vidéo qui témoigne

 

des méthodes de la “plus grande démocratie du monde” et du système capitalo-répressif prêt à tout pour se maintenir.  (clic, clic).

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Dimanche 20 septembre 2009

Un comté d’Alabama étranglé par la crise budgétaire licencie les 2/3 de ses fonctionnaires


16 septembre 2009 , publié dans  
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2783


La crise qui frappe durement les ménages américains provoque, comme c’est le cas en France, un trou énorme dans les budgets publics, tant au niveau national que local. Incapable de boucler son budget, le comté de Jefferson, en Alabama, a décidé début juillet de licencier les 2/3 de son personnel. Sur les 488 employés à l’entretien du réseau routier, il n’en reste que 89 après ces coupes sombres. Mais le comté n’est pas seulement victime de la baisse de ses recettes. Un projet coûteux et inutile d’amélioration de l’assainissement a été gangrené par la corruption, et les luttes de pouvoir entre responsables locaux et élus de l’Etat paralysent la recherche d’une solution. Enquête du New York Times sur une situation exemplaire des difficultés de l’Amérique profonde.


Par Shaila Dewan, New York Times, 31 juillet 2009
 

Dans le centre de détention des mineurs de la ville, l’employé de service se demande comment il nourrira les 28 enfants lorsque la totalité du personnel de cantine sera parti. Le receveur des impôts a averti les écoles locales qu’elles doivent s’attendre à un retard de 6 mois pour percevoir leur part de la recette des taxes foncières. Au tribunal des affaires familiales, les administrateurs prévoient de retarder le traitement des cas d’abus sur enfant, des cas de détention et des aides, laissant ainsi certains enfants indéfiniment dans les mains de l’état.

Dans tout le comté de Jefferson, qui est le plus peuplé et est le principal moteur économique de l’Alabama, les responsables des administrations se démènent pour être prêts samedi, quand les 2/3 des employés du comté promis aux licenciements, au nombre de 1400, seront sacrifiés pour tenter de prévenir la ruine du budget.

« Mis à part la ville de Detroit », indique Robert A. Kurtter, un directeur de Moody’s Investor Service, « il faut dire que nous n’avons pas vu d’endroit en Amérique ayant des problèmes aussi grave que ceux rencontrés dans le comté de Jefferson. » Moody’s attribue au crédit du comté de Jefferson une note inférieure à toute autre municipalité dans le pays.

En juillet, le comté a demandé au gouverneur Bob Riley, Républicain, de déclarer l’état d’urgence. Mr Riley a refusé, expliquant avec délicatesse, que ses attributions s’étendent jusqu’aux tornades mais pas aux tsunamis d’encre rouge.

Le comté de Jefferson, qui inclut Birmingham, peut être comparé à une personne qui a perdu son travail, vu ses investissements pour la retraite s’évaporer et traine le boulet d’une maison dont la valeur est inférieure à celle de l’emprunt à la banque. Les malheurs du comté sont causés par la crise financière qui a frappé tant de communautés : les recettes des taxes foncières et des ventes ont diminué de 40 million de dollars, et il a gaspillé des milliards dans le réseau d’assainissement, financés par une émission de bons qui sont l’équivalent pour les municipalités des prêts subprimes, utilisant des produits financiers exotiques pourris concoctés par les banquiers d’investissement.

Mais le comté a aussi des problèmes supplémentaires : ce projet d’assainissement a été gangrené par la corruption. En janvier, un tribunal a déclaré illégale, en raison de son abrogation en 1999, d’une taxe sur laquelle le comté compte depuis plus d’un trimestre.

Les législateurs de l’Etat d’Alabama pourraient facilement y remédier en revalidant la taxe mais les délibérations se sont éternisées depuis que le comté a arrêté la maintenance des voiries, retardé l’ouverture d’un tribunal, annoncé les plans pour fermer la moitié de ses bureaux ouverts au public et demandé aux chefs de services de transmettre les noms de ceux qui seront licenciés samedi.

De nombreux législateurs ont accusé les membres de la commission du comté de bluffer.

« Nous devons avoir à l’esprit que cette taxe a été abrogée il y a 10 ans, » a déclaré lundi le Sénateur Républicain Scott Beason au cours de la dernière d’une série de réunions n’ayant pas abouti. « Ils ont continué d’accroître la dette, ont continué de dépenser tout l’argent qu’ils peuvent trouver à dépenser, sachant que le jour de solder les comptes arriverait. »

Désormais, Mr Beacon considère que le comté se sert de ses propres employés comme d’otages.

De telles critiques ne sont pas l’apanage des Républicains. « Ils mentent sans hésitation, » accuse John W. Rogers, le représentant de l’état, co-dirigeant Démocrate de la délégation du comté. « Ils utilisent de manière basique la tactique de la peur, mettant la pression sur le Législateur. »

La taxe qui a été déclarée illégale, nommée « taxe sur le travail », correspond en fait à une taxe de 0,5 pourcent sur les salaires, mais cette dénomination de « taxe sur les salaires » ne sied pas bien aux habitants d’Alabama. Une de ses particularités est qu’une longue liste de professions en est exemptée : les docteurs, avocats tout comme les phrénologistes, les directeurs de cirque et les souffleurs de verre. En 1999, les élus de l’Etat appartenant à la circonscription du comté de Jefferson, traditionnellement autorisés à contrôler les décisions du comté pour prélever des taxes, ont essayé de s’attribuer une partie des revenus pour leurs propres projets. Le comté a refusé.

En réponse, les législateurs ont voté l’abrogation de la taxe. Mais le comté, soutenu par une décision favorable du tribunal, a continué de la collecter, ce qui a rapporté 75 millions de dollars l’an dernier soit plus de 25 % de son budget.

En janvier un juge a statué que l’abrogation était valide. Espérant que les législateurs arrangeraient le problème, le juge a permis au comté de collecter cette taxe jusqu’à la fin de la session législative. Mais la législature n’a rien fait.

« C’est de leur responsabilité » a déclaré Bettye Fine Collins, Républicain et président de la commission du comté, après la réunion de la commission mardi dernier. « Ils jouissent d’une entière autorité sur nous. »

Mr Rogers dit qu’il fera tout son possible pour réactiver la taxe, ne serait ce pour prouver que cela ne réglera pas les problèmes du comté.

Disant cela, il fait référence au désastre des travaux d’assainissement, qui n’a pas amélioré la crédibilité du comté auprès de la Législature. Plus de 20 personnes, y compris trois anciens membres de la commission, ont été déclarés coupables de corruption et d’avoir reçu des pots-de-vin provenant des travaux des égouts. A la fin du mois d’août, Larry P. Langford, l’ancien président de la commission du comté et actuellement le maire de Birmingham, sera jugé pour corruption dans le financement de cette opération.

D’ici là, les coupes dans les services publics auront eu lieu. Le tribunal de probation supprimera 13 postes sur les 54 qui traitent les testaments, les adoptions et les internements des personnes souffrant de maladie mentale. Sur les 488 employés à l’entretien des routes et des ponts, ils ne seront bientôt plus que 89. Doug McCutcheon, qui travaille dans ce service depuis 24 ans, sera sans travail. Ainsi que son cousin Tim McCutcheon, dont les 2 filles entrent à l’université cet automne.

« Nous allons probablement nous retrouver dans les files d’attentes, comme tout le monde, » prévoit Adrilisa Steele, âgée de 34 ans, qui est chargée de la probation des mineurs.

Mme Steele veut parler des files d’attente pour l’assurance chômage et les bons alimentaires, mais dans les bureaux du comté les queues pour les immatriculations de véhicule ou les permis de conduire sont déjà longues. Les gens patientent plus de deux heures et craignent qu’à partir de lundi prochain ces formalités ne deviennent plus difficiles. Le sentiment général est, comme on peut s’y attendre, celui d’un écœurement généralisé. Les blâmes n’épargnent ni les responsables locaux, ni les élus de l’Etat, ni Wall Street.

« Les gros cadors ont raflé tous les os » constate Mansoor Butt, un commerçant. « Maintenant nous sommes tous à court d’os. Tous les jetons ont disparu et la partie de poker est finie. Sans jetons, on ne peut pas jouer aux poker. »

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Jeudi 10 septembre 2009

Obama : la réforme du système de santé en panne... 

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Le système de santé le plus cher, donc le plus inégalitaire au monde, ne peut être réformé sans s’attaquer aux surprofits d’une médecine privatisée, confiée aux assureurs et aux labos. 

 

Obama a réussi à rassembler sur son nom un vote populaire plein d’espoir de changement, notamment autour de sa proposition de santé universelle, et une bonne partie des votes de la bourgeoisie américaine. Deux forces sociales d’autant plus contradictoires que la crise est là et le déficit public abyssal. Avec la bataille pour la réforme du système de santé, ses outrances et ses enjeux, l’heure de vérité a sonné.

Le système de santé américain est le plus cher du monde, parce qu’il est tout entier entre les mains du privé : assurances, laboratoires pharmaceutiques qui fixent librement les prix et médecins dont les tarifs  sont parmi les plus élevés du monde. Résultat, il engloutit 17,5% du PIB, tout en excluant 46 millions de personnes, 15% de la population. Un chiffre qui s’aggraveavec la crise : perdre son emploi signifie souvent perdre son assurance santé, négociée par l’entreprise. Barack Obama, avant d’accepter de sauver le géant General Motors, a d’ailleurs exigé une attaque en règle contre la convention santé du groupe, arrachée par le puissant syndicat United Auto Workers. Un des leitmotivs de sa réforme est d’ailleurs que la santé coûte trop cher aux entreprises. Des programmes publics comme Medicare pour les personnes âgées et Medicaid pour les soins aux indigents n’apportent qu’une aide très partielle aux malades et déversent surtout des milliards d’aides publiques dans les caisses des assureurs et laboratoires, dont les coûts n’ont été ni réduits ni négociés.

La carte bancaire avant la carte vitale a permis des surprofits colossaux dans certains secteurs du capitalisme américain ! Couvrir mieux, tout en baissant les dépenses des entreprises et garantir les surprofits des assureurs et des labos, est un défi impossible, sur lequel Hillary Clinton s’est déjà cassé les dents. Devant tant d’enjeux financiers, on comprend mieux la vigueur des attaques, en plein été, menée tambour battant par la droite républicaine, les compagnies d’assurances et l’Américan medical association. Ce qui n’empêche pas ceux qui comparent Obama à Hitler - voulant tuer les malades et les vieux pour réduire les coûts de santé - de négocier tranquillement la réforme au Sénat, au mieux de leurs intérêts.

Un « payeur unique public » qui ferait baisser les prix de la santé, des médicaments, c’est la seule option, portée par la gauche radicale, qui a été écartée clairement par Obama. Lequel se garde bien de présenter une réforme précise, mais laisse le soin au Congrès de trouver un compromis entre entreprises et industries de la santé autour de la question pipée : qui va payer  les 1000 milliards de dollars de la réforme du système de santé, 8% d’augmentation des dépenses annuelles de santé, un doublement du déficit public américain. La droite conservatrice et les lobbies de la santé ont beau jeu de dire « C’est vous, les 250 millions d’américains qui avez déjà du mal à payer votre santé, qui allez payer encore plus, avec des contrôles toujours plus importants pour l’accès aux soins. » Et ce discours marche, faute d’alternative. Pour un accès pour tous aux soins de qualité, pas besoin de 1000 milliards de dollars supplémentaires, il faut réduire le coût de la santé privatisée, en s’attaquant aux surprofits du privé.

Franck Prouhet

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Jeudi 20 août 2009

Publié le 18/08/2009 

Polynésie: une grève illimitée contre les licenciements, la vie chère a commencé
Gregory Boissy AFP/Archives

L'appel à une grève illimitée en Polynésie, lancé il y a cinq jours par une intersyndicale, est devenu effectif, après la suspension de négociations en cours entre patrons et syndicats à Papeete, a-t-on appris mardi de sources gouvernementales.

Parmi les revendications prioritaires: l'arrêt des licenciements économiques et des mesures contre la vie chère.

Les discussions, qui ont duré sept heures, n'ont pas abouti, et le débrayage auquel appelaient les centrales syndicales dans les secteurs public et privé sur l'ensemble de la Polynésie, est entré en vigueur lundi à minuit (mardi 12H00 à Paris).

Les représentants des cinq syndicats qui négociaient ont lancé, avant de se séparer, un appel aux militants et à la population "pour un rassemblement mardi matin sur le Front de mer de Papeete et une marche jusqu'au centre de la ville".

"Tous les employés vont aller manifester et le port sera immobilisé", a déclaré à l'AFP un représentant syndical du port de Papeete, sans pouvoir prévoir ce qu'il en serait pour les autres secteurs.

Lundi, l'Intersyndicale avait rencontré le Conseil du Patronat polynésien et avait été reçue au Haut Commissariat avant d'entamer, en fin d'après-midi, une réunion avec une délégation du gouvernement composée de quatre ministres et conduite par le vice-président Antony Geros.

"Sur l'ensemble des 14 points de revendication, le gouvernement a, soit pu donner satisfaction, a proposé un échéancier", assure-t-on à la présidence. "Nous sommes certains que les Polynésiens comprendront ce qui est possible aujourd'hui d'accorder, malgré la crise, et ce que l'on est obligés de refuser."

Quand aux syndicats, ils affirment ne pas être "contre" le gouvernement, mais disent souhaiter être associés aux grandes décisions du plan de relance "et que l'exécutif nous propose des solutions à court et moyen terme pour surmonter ensemble la crise que nous traversons", selon Patrick Galenon, secrétaire général de CSTP/FO, première centrale syndicale en Polynésie.

 

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Mercredi 29 juillet 2009

Des grèves dures se multiplient aujourd'hui en Chine, contre les licenciements.
Les travailleurs bloquent la production et n'hésitent pas à affronter la police. Dans le cas exceptionnel de l'usine sidérurgique publique Tonghua Iron and Steel, les ouvriers, révoltés par la provocation patronale de licenciements massifs, ont battu à mort leur patron. Ils ont obtenu gain de cause: l'emploi est préservé. C'est le rebouveau de la lutte de classes en Chine avec des formes violentes parce qu'il s'agit d'une dictature violente et d'un patronat non moins violent...


Chine : les 30 000 ouvriers révoltés ont obtenu le maintien de l'emploi
 


A partir de l'AFP – Il y a 1 jour

PEKIN — Pour la première fois apparemment en Chine, des salariés enragés par l'annonce de leur licenciement pour cause de fusion de leur entreprise ont battu à mort l'un de ses dirigeants et fait annuler le rachat de celle-ci.

Le rachat de l'usine sidérurgique publique Tonghua Iron and Steel, premier producteur de la province de Jilin (nord-est), a été annulé après que son directeur-général a été battu à mort par des employés à qui il venait d'annoncer une vague de licenciements dans le cadre de sa prochaine fusion, a indiqué lundi un responsable gouvernemental.

Si les conflits sociaux sont de plus en plus fréquents en Chine et prennent parfois une tournure violente, il semble que c'est la première fois que des milliers de salariés en colère en viennent à tuer un patron.

"J'ai entendu des cas de patrons sequestrés récemment, mais pas de patrons battus à mort de cette façon (...) à ma connaissance c'est la première fois, en tout cas la première fois que c'est annoncé", a déclaré Jean-Philippe Béja, du Centre d'études français sur la Chine contemporaine (CEFC) à Hong Kong.

Vendredi dernier, des employés de Tonghua ont battu à mort leur nouveau directeur-général, Chen Guojun, qui venait de menacer de licencier jusqu'à 30.000 salariés, a rapporté lundi le China Daily.

Quelque 30.000 ouvriers ont bloqué la production et s'en sont pris à M. Chen après l'annonce d'un rachat de leur unité par le groupe privé Jianlong.

"Chen a déçu et provoqué les ouvriers en annonçant que la plupart d'entre eux seraient mis au chômage dans les trois jours", a indiqué le China Daily. "La foule a été saisie de fureur lorsque Chen a fait savoir que le nombre total de travailleurs serait réduit à 5.000".

Après avoir violemment battu le directeur-général, les employés de Tonghua ont affronté la police et empêché l'ambulance d'accéder à M. Chen. Grièvement blessé, celui-ci a succombé après avoir finalement pu être transporté à l'hôpital dans la soirée.

Contacté lundi par l'AFP, un porte-parole du gouvernement provincial de Jilin a confirmé le décès du patron tout en refusant de fournir des précisions.

"Le gouvernement provincial de Jilin a décidé d'arrêter la fusion", a indiqué ce responsable, nommé Li. "La police a lancé une enquête sur le meurtre".

L'agence officielle Chine Nouvelle a expliqué que le rachat avait été annulé "pour empêcher la situation de s'aggraver".

Dans un communiqué publié lors du week-end, le Centre d'information pour les droits de l'Homme basé à Hong Kong a affirmé que 30.000 ouvriers avaient pris part au mouvement de protestation et que les affrontements avec la police avaient fait une centaine de blessés.

"Je n'ai jamais rien vu de comparable," a déclaré à l'AFP Geoff Crothall, chercheur au China Labour Bulletin basé à Hong Kong.

"Dans la plupart des cas de privatisations, les employés redoutent d'être licenciés avec des indemnités dérisoires qui ne leur permettront de vivre que quelques années", dit-il.

Le 15 juin, dans la ville méridionale de Dongguan, un ouvrier d'une compagnie métallurgique avait poignardé à mort deux patrons taiwanais et grièvement blessé un troisième cadre, en raison d'un conflit du travail, devant 200 collègues qui n'étaient pas intervenus.

La Chine recense chaque année des dizaines de milliers "d'incidents de masse", la dénomination officielle pour les conflits sociaux, émeutes, manifestations souvent déclenchés par des affaires présumées de corruption, ou d'abus de la part de responsables locaux.

Copyright © 2009 AFP

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Lundi 27 juillet 2009

Chine : la colère de 30 000 ouvriers révoltés
La lutte de classe se développe en Chine: les affrontements entre des salariés mécontents et la police anti-émeute se multiplient malgré la répression.

Un patron d'usine molesté à mort par des ouvriers


Publié par RFI le 26/07/2009 

Ce sont plus de 30 000 ouvriers qui se sont rassemblés pour protester à Tonghua, une ville du nord-est du pays, contre le rachat de leur entreprise de sidérurgie. Des affrontements ont eu lieu avec la police qui ont fait un mort et 100 blessés. La personne décédée n'est autre que le patron de l'usine...

 

 

Avec notre correspondant à Pékin, Joris Zylberman

C’est un niveau de violence rarement atteint en Chine. Plus de 30 000 ouvriers en colère dont quelques-uns battent leur patron, puis empêchent l’ambulance d’arriver, en sorte qu’il meurt de ses blessures.

Les employés du producteur d’acier Tonghua reprochaient à leur dirigeant son salaire mensuel de 300 000 euros alors qu'eux touchent à peine 20 euros par mois. Plus encore, ils n’acceptaient pas la reprise de leur usine par le concurrent Jianlong qui l’avait déjà gérée avant de s’en débarrasser à cause de la baisse des prix de l’acier.

Mais avec la hausse récente des cours, Jianlong est revenu à la charge. Le secteur chinois de l’acier, très fragmenté, est en pleine concentration pour créer des champions internationaux. Cette tendance, inscrite dans la réforme des entreprises d’Etat, engendre depuis des années des licenciements massifs d’ouvriers fort mal indemnisés qui manifestent par milliers avant d’être réprimés par la police.

Ces explosions de rage sociale restent encore une multitude d’incendies isolés. Car, pour l’instant, Pékin empêche toute coordination nationale du mouvement ouvrier chinois.

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Ecouter et lire...

  chanson pour la Grève générale de la compagnie Jolie Môme

Chanson sur la
Révolution permanente de Georges Moustaki


Salutations révolutionnaires -par MAP  Ministère des Affaires Populaires 

AGENDA

 Samedi 14 novembre 
Rassemblement antiguerre
à Louviers
Rendez-vous à 11h place du Parvis
 pour dénoncer le rôle des troupes françaises
 en Afrique et en Afghanistan
ainsi que l'entrée dans l'Otan

 Mardi 17 novembre  
Journée de mobilisations locales
et de rassemblements régionaux
dans les Universités
à l'appel de la
Coordination nationale des universités
SAUVONS l'UNIVERSITE


 Jeudi 19 novembre   
Le comité du NPA de Louviers
vous invite au Cinéma
L'ARMEE DU CRIME
JEUDI 19 NOVEMBRE
20H AU FORUM A LOUVIERS
Présentation par
Monique Georges,

 auteur de "Le Colonel Fabien était mon père" ,
qui animera le débat Entrée 5€


Mardi 24 novembre 
Journée nationale de grève et de manifestations
dans l'Education nationale
Contre les 16 000 suppressions de postes en 2010
Contre le démantèlement de l'Education nationale et sa privatisation rampante

A l'appel de la FSU, SUD-Education, les sections départementales de la CGT-Educ


Mardi 24 novembre 
Grève nationale unitaire
des salariés de la Poste

Contre la privatisation du service public!
A l'appel des
fédérations
CGT-SUD-CFDT-FO-CFTC
de La Poste


Samedi 28 novembre 
Soirée de solidarité pour le Nord Niger
à partir de 14 heures
salle de la Maison de quartier de Nétreville

Expo - Stand d'artisanat touareg et d'information sur les associations locales participantes
Projection du documentaire "La bataille de l'uranium"" (France5 / Galaxie presse).
Conférence / table-ronde par Issouf Maha,
Organisé par l'association TARGUINCA,
avec Etienne Lozay du CCFD,
 Jean-Claude Mary des Verts/Europe écologie,
le NPA-27 et Nicolas Rossignol d'Attac27


Samedi 5 décembre 
Arrivée des Marches régionales
contre le chômage,
les licenciements, les précarités

TOUS à PARIS !
A l'appel des Etats généraux
 contre le chômage et la précarité

Dimanche 6 décembre 
Stand du NPA-Evreux
à la foire de la St Nicolas

Café offert, brochures, tracts
affiches, livres
Venez discuter avec les
militants du NPA


Samedi 12 décembre  
Manifestation internationale
à Copenhague

Crise climatique et crise du capitalisme 
Pour des réponses éco-socialistes
 face à la crise


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