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Jeudi 24 avril, en direct de la Sarkozie, on a eu droit au spectacle affligeant d’un président complètement sur la défensive, justifiant sa politique par la situation internationale. En s’opposant à toutes les revendications en cours (emploi, Education, santé, salaires, sans-papiers …) il est apparu pour ce qu’il est : le président de fait du MEDEF et des réformes réactionnaires. 4 ans de plus, c’est beaucoup trop.



Salutations révolutionnaires -par MAP  Ministère des Affaires Populaires 

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Jeudi 8 mai 2008

Requiem pour un socialisme défunt, par Daniel Bensaïd et Samuel Johsua.

 

Tribune parue dans Le Monde du 8 mai.


Le Parti socialiste est taraudé, depuis plus d’une décennie, par une crise existentielle. Dès 1990, Laurent Fabius avouait sans détour : "S’il est assurément démocratique, en quoi le socialisme moderne est-il encore socialiste ?" Quatre ans plus tard, Lionel Jospin constatait à son tour : "La réforme a vaincu la révolution, mais les réformistes donnent l’impression de ne plus croire à la réforme."

La nouvelle déclaration de principes du Parti socialiste rendue publique le 21 avril est censée répondre à ce doute identitaire. Ce laborieux exercice de style se dispense de tout devoir d’inventaire et il ne se distingue pas par une ambitieuse vision d’avenir.

On y apprend tout de même (article 8) qu’il s’agit de "réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme au siècle dernier, l’Etat social qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité". En quinze ans de gouvernement, entre 1981 et 2002, le PS a au contraire contribué à démolir cet Etat social.

L’article 7 proclame que les socialistes entendent bâtir "une société nouvelle qui dépasse les contradictions du capitalisme" en "faisant toute sa place au secteur non marchand". Il ne s’agit donc plus de dépasser le capitalisme, mais de résoudre ses contradictions grâce à l’instauration de ce secteur que l’on vient pourtant de contribuer à réduire en démantelant les services publics. On ne saura pas si "toute la place" promise au secteur non marchand annonce une reconstruction des services publics (eau, télécommunications, énergie), la municipalisation des sols, ou encore le retour sous contrôle politique des banques centrales.

L’article 6 proclame bien que "certains domaines ne peuvent relever du marché quand ils concernent des droits essentiels", mais ces "domaines" demeurent aussi incertains que les "droits essentiels" auxquels ils correspondent.

Selon l’article 10, "la France doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations". Il était temps ! Le propos serait plus clair s’il était précisé que ce combat devrait aller jusqu’au droit de circulation et d’installation, à l’égalité des droits sociaux et au droit de vote des immigrés.

L’article 29 annonce que le PS "veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux". Ah, qu’en termes fumeux ces choses-là sont dites ! La diversification en question implique-t-elle l’introduction, par exemple, de la proportionnelle "à tous les niveaux" dans les modalités électives ?

L’article 17 annonce que le PS "est un parti européen, qui agit dans l’Union européenne, qu’il a non seulement voulue, mais en partie conçue et fondée". Autrement dit, un parti respectueux de l’Union libérale réellement existante du marché unique de 1986, du traité d’Amsterdam de 1997, du pacte de stabilité, du récent traité non simplifié de Lisbonne, reprenant l’essentiel du traité constitutionnel rejeté par référendum en 2005, dont la vaillante abstention des députés socialistes a permis lors du congrès de Versailles l’adoption par voie parlementaire voulue par Nicolas Sarkozy
.

La déclaration de principes en dit plus par ce qu’elle tait ou abandonne que par ce qu’elle expose. Le socialisme démocratique qu’elle revendique prétend "aller à l’idéal" et "comprendre le réel". Mais elle ne dit rien du réel qu’il s’agit de comprendre, encore moins de l’idéal à atteindre, si ce n’est "qu’être socialiste, ce n’est pas se satisfaire du monde tel qu’il est" (art. 1). Au vu de ce qu’est le monde et comment il va, c’est la moindre des choses. Le but serait donc "l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète".

Il ne fallait pas moins qu’une nouvelle déclaration principielle pour apprendre que mieux vaut une émancipation complète qu’incomplète. Quant aux moyens d’y parvenir, il s’agirait d’une "économie sociale et économique de marché régulée par la puissance publique", combinant "un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, et un tiers secteur d’économie sociale" (article 6). On ne saura rien du dosage de cette combinaison, et qui, des appétits concurrentiels privés ou de l’intérêt public, finira par dicter sa loi.

Il faut donc aller chercher l’utilité d’une aussi vaine déclaration dans ses silences et ses suppressions, autant et plus que dans ses généralités explicites. Exit le mot de "révolutionnaire" qui figurait encore en 1990 dans la précédente déclaration. C’était si incongru qu’on l’avait oublié. Est de plus éliminée toute référence à la lutte des classes, dissoute dans "l’intérêt général du peuple français" (article 19). Est ainsi annulée la déclaration historique de 1905, celle de Jaurès, définissant le PS comme "un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange". C’est ce que le sens commun appelle "avaler son bulletin de naissance".

Une aussi spectaculaire disparition des classes et de leur lutte ne pourrait s’expliquer que de deux manières. Soit parce que les classes sociales auraient disparu, ce que ne confirment ni l’activisme patronal du Medef et de l’UIMM ni les attaques gouvernementales contre la Sécurité sociale et le code du travail. Soit plus sûrement parce que le PS y aurait renoncé pour devenir "également le parti des entreprises", comme le réclame Emmanuel Valls.

La fonction réelle de cette déclaration de principes extraordinairement et exceptionnellement consensuelle pour un parti déchiré par les ambitions et les rivalités personnelles est celle du parachèvement de la mue sociale-libérale de la vieille social-démocratie française, en retard sur ses partis frères européens, freinée qu’elle fut dans son évolution par la culture de lutte et de résistance héritée de Mai 68. Le PS pense sans doute s’ouvrir ainsi la voie d’un Tony Blair. Il se prépare en fait un désastre à la Veltroni. En Italie, deux ans de politique libérale sous la houlette de Romano Prodi ont conduit au triomphe de Berlusconi et de la Ligue du Nord. Et Rome est aux mains d’un extrémiste de droite ! Encore plus révélateur peut-être, cela s’est accompagné de l’effondrement de la coalition "arc en ciel", passée dans le même laps de temps de 11 % à 3 %.

La preuve est éclatante que l’unité même large de ce camp ne peut rien contre la marche au bipartisme quand elle est bâtie sur la confusion politique : toute cette coalition était du gouvernement Prodi. Et cela sans que les partis de la gauche radicale, créés trop récemment, ne parviennent à s’imposer. Il n’y a rien de plus urgent pour la gauche française que d’analyser les causes de ce tsunami politique. Avec une première évidence : toute alliance gouvernementale ou parlementaire subalterne au projet esquissé par la déclaration de principes aurait les mêmes effets mortifères pour une gauche radicale et anticapitaliste que ceux que viennent d’avoir en Italie la participation au gouvernement Prodi et la caution apportée à sa politique. L’indépendance stratégique vis-à-vis du PS est le maître mot si l’on ne veut pas garantir des succès répétés au capitalisme.

La désastreuse leçon italienne ne peut que renforcer le besoin d’un nouveau parti, porteur d’une véritable alternative à un système capitaliste ensauvagé et indépendant du social-libéralisme annoncé. On entend dire que ce projet lancé par la LCR vient trop tôt. Au vu de l’évolution du PS, de son hégémonie renforcée sur ses alliés traditionnels qu’ont confirmé les municipales, au vu d’autre part de l’expérience italienne, on peut au contraire se convaincre que, très bientôt, il sera trop tard.

Daniel Bensaïd est maître de conférences, Paris-VIII.

Samuel Johsua est professeur émérite, université de Provence.

Tous deux sont militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).


Dimanche 4 mai 2008
Le processus constituant....Des questions, des réponses...

 

Pour les centaines de comités NPA qui existent désormais, un certain nombre de questions concrètes diverses se posent et se sont posées. nous les aborderons, semaine après semaine, en toute transparence.

 

• Où et comment s’implantent les comités ?

En pleine extension, le phénomène dépasse déjà largement la réalité de la LCR. Les structures qui se créent disposent d’un noyau de camarades capable de les animer et d’un nombre minimum de membres. Mais ce qui frappe, ce sont les possibilités de changement qualitatif illustrées par plusieurs expériences réussies : nous visons un recrutement plus large et plus populaire que celui de l’actuelle LCR. Cela veut dire que le nouveau parti doit être mieux implanté dans les quartiers populaires et les entreprises. Ce qui suppose parfois un effort volontariste pour organiser des réunions de lancement, là où la LCR n’est pas ou peu implantée. Il existe aussi quelques initiatives ou velléités de lancement par des groupes d’individus qui ne sont pas membres de la LCR, dans quelques quartiers, des villages, des entreprises, des établissements scolaires où la LCR n’est pas présente. Si vous lisez ces lignes et que vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à prendre contact avec nous.

• Quels contacts unitaires ?

Nous savons qu’il n’existe pas, pour l’instant, de partenaire implanté nationalement pour le projet lancé par la LCR. Néanmoins, nous constatons que de nombreuses personnes qui participent au processus ont une expérience militante, associative, syndicale ou politique. Partout, les forces ou groupes susceptibles de pouvoir participer au processus, qui existent à l’échelle d’une région, d’un département, d’une ville, d’une entreprise ou d’un quartier, ont été invités à débattre. Évidemment, on ne sursoit pas à toute activité en l’attente de disposer de « partenaires », se laissant paralyser par d’interminables négociations unitaires. Mais, chaque fois que c’est possible, il est très positif qu’il y ait action unitaire avec de tels groupes de militants.

• Comment appeler les comités ? Comment sigler le matériel ?

Le nom qui, provisoire par définition, semble s’imposer est « comité pour un nouveau parti anticapitaliste de tel ou tel endroit » ou « comité d’initiative pour un nouveau parti anticapitaliste ». Lancer une structure nouvelle, c’est chercher à créer une identité nouvelle et c’est dynamisant. Mais pour la populariser massivement, c’est plus dur… Ce qui est connu à une large échelle, c’est Olivier Besancenot et, dans une moindre mesure, la LCR. La notoriété dudit « comité pour un nouveau parti anticapitaliste » n’en est pas là, loin s’en faut. Ceci étant, le comité en question, ce n’est pas la LCR, et il ne faut pas que cela le soit. Comment résoudre cette contradiction ? Il n’y a pas de solution magique et unique. La plupart du temps, on voit se rajouter, dans le matériel diffusé localement, quelques phrases d’explication, du type : « La LCR et son porte-parole Olivier Besancenot ont lancé un appel pour un nouveau parti anticapitaliste. Dans nos entreprises, nos quartiers, sur nos lieux de travail et d’étude, partout, des comités se créent. Ensemble, prenons parti ! »

• Que font les comités une fois lancés ?

Passé la première réunion, il s’agit de concrétiser et de pérenniser. Pour cela, il faut que les réunions soient à la fois utiles et intéressantes. Il faut donc débattre et agir. Débattre des questions brûlantes posées par l’actualité pour élaborer une orientation, ouvrir la discussion sur le programme du NPA, son profil, son fonctionnement, son nom, etc. Agir, c’est-à-dire mener des campagnes de parti en lien avec les choix d’orientation faits, participer aux campagnes unitaires, discuter de l’insertion militante au service des luttes et des mobilisations sociales. Le piège, chacun l’a compris, ce serait de s’enfermer dans de « l’interne ». Faire cela, c’est organiser peu à peu les transferts des activités entre les structures de la LCR, plus « rodées », et celles du nouveau parti. Il faut aussi penser à la formation : on ne peut pas débattre à égalité, si l’on n’a pas acquis une formation préalable suffisante pour pouvoir le faire. Et ce n’est pas qu’un problème individuel que de s’y consacrer.


Jeudi 1 mai 2008
Manifestation du 1er mai 2008 à Evreux

Le cortège LCR-NPA
La manifestation du 1er mai à Evreux a réuni de 700 à 800 personnes. Cortège CGT le plus important (300) , CFTC (90), CFDT (80), les enseignants FSU(90), Solidaires (une trentaine), le CEFED-27 et enfin cortège LCR et NPA (une cinquantaine). 
A noter un cortège unitaire CGT-CFDT des travailleurs du LRBA de Vernon contre la fermeture du site.
Une fois de plus FO , absent, faisait bande à part...

 Les comités NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste)
d'Evreux, Vernon et Louviers ont distribué un tract départemental publié sur le site-blog LCR-27.
En fin de manifestation un apéro était offert par la LCR et Solidaires proposait des mergez gratuites sur leur stand. Une cinquantaine de personnes sont restées à discuter autour d'un verre.


Jeudi 1 mai 2008
Tract des Comités d'initiative NPA d'Evreux, Vernon et Louviers distribué lors de la manifestation départementale du 1er mai 2008 à Evreux



Dimanche 27 avril 2008

Un parti pour intervenir dans les entreprises....

 

Ce texte est un des rapports fait sur la construction du NPA dans les entreprises lors de la rencontre du 5 avril.

1. Le parti que nous construisons doit intervenir dans les entreprises.

Le parti que nous voulons construire est un parti pour rompre avec le capitalisme, changer de société, en finir avec l’exploitation et toutes les oppressions. C’est bien dans l’entreprise que se noue la contradiction entre le capital et le travail, c’est le lieu de l’exploitation. Il faut donc y être présents, mais aussi se donner les moyens de comprendre collectivement ce qui s’y passe et comment ça se passe

Deux remarques préalables :
- La politique a peu à peu quasiment totalement déserté les entreprises (de moins en moins d’intervention du PCF, quant au PS n’en parlons pas, reste LO, mais leur conception des bulletins permet peu la confrontation politique), les autres courants n’interviennent pas ou peu dans les entreprises. Au-delà de la faiblesse de l’intervention des forces politiques, il y a une « dépolitisation » de ce qui se passe dans l’entreprise, dans le sens où d’une part la réalité de la vie à l’intérieur des entreprises échappe au débat public et d’autre part, dans l’entreprise, la politique n’a pas sa place alors même que les directions communiquent en permanence leurs messages libéraux : la démocratie s’arrête bel et bien à la porte des entreprises !
- Notre rôle de militant-es s’est aussi modifié. Pour certains d’entre-nous, nous sommes de plus en plus souvent en position de « faire vivre le syndicat », de le construire, de veiller à son unité… ce que beaucoup de camarades vivent comme contradictoire avec une apparition politique. Pour d’autres, la précarité les contraint au silence !

Pour analyser et comprendre la réalité du fonctionnement du système

Importance de comprendre les orientations, les stratégies patronales, quoi produire et pourquoi le produire, comment le produire et où le produire… Importance de démonter la « cohérence » du système, alors que l’essentiel du mouvement ouvrier en accepte la logique fondamentale et ne le conteste qu’à la marge. On n’arrête pas de trouver dans le fonctionnement quotidien et concret du capitalisme des raisons d’en finir avec ce système. Il s’agit donc pour nous d’être présents dans les entreprises et de se donner les moyens de réfléchir, d’élaborer collectivement à partir de la diversité des ces expériences concrètes.

Pour analyser et comprendre la réalité des conditions de l’exploitation : Les conditions de l’exploitation ont changé. Ce dont témoigne l’explosion de la souffrance au travail qui exprime non seulement
- la pénibilité physique et mentale de la charge de travail, (travail à la chaîne, travail de nuit…)
- Mais aussi la perte totale de sens d’un travail qui n’a plus pour objet de faire, de fabriquer, de créer ou de rendre un service dont on peut être fier, mais dont il apparaît de plus en plus crûment que la seule finalité est le profit (et pas seulement dans l’industrie) ou le maintien des conditions de réalisation de ce profit (exemple du travail social).
- Et surtout ces organisations du travail détruisent les collectifs de travail, grèvent les capacités de résistance au quotidien, la complicité et la solidarité, c’est la conséquence du contexte global de chômage de masse et de précarité, de la chasse à tous les « temps morts », la réduction des effectifs et l’intensification de travail, la mise en concurrence par toutes les individualisations (primes, objectifs individuels…), l’éclatement des statuts avec le recours accru à la sous-traitance. On assiste dans bien des lieux de travail à une véritable stratégie de guerre de tous contre tous. Cette stratégie pèse très lourdement sur les réflexes collectifs, sur les luttes, il s’agit en tant que telles de défaites infligées aux salariés par le libéralisme réel. Toutes ces souffrances individuelles sont en elles-mêmes une condamnation sans appel de ce système, (notre point de vue est aussi humaniste !) nous ne devons pas négliger cet aspect. Il est donc décisif de s’approprier d’un point de vue politique les questions des conditions de travail et de la santé au travail. Pour élaborer notre programme, notre plan d’urgence, pour trouver les moyens de l’expliciter pour le plus grand nombre, il faut pouvoir nourrir notre réflexion de l’expérience vécue au sein des entreprises (qui restent des lieux de secret, dont les réalités ne filtrent à l’extérieur que de façon déformée par la propagande patronale).

Pour mener la lutte, construire le rapport de force

Si nous pensons que le changement révolutionnaire de la société sera le fait des mobilisations de masses (et pas des élections pour aller vite), cela suppose qu’à un moment nous ayons les moyens d’arrêter la (les) machines, de bloquer le système, d’arrêter la production, les transports, les communications… et cela ne peut se faire qu’à partir des entreprises (cela n’exclut pas le rôle des manifestations de masse et s’articule avec l’intervention dans les quartiers populaires). Il faut donc dans les entreprises des militant-es qui défendent cette perspective et qui la préparent. C’est évidement une affaire de projet politique, de propagande…(avec les feuilles de boîtes) mais cela passe tout particulièrement par la question de l’auto organisation, de manière privilégiée dans les luttes (avec les AG décisoires, les comités de grève…), mais aussi en développant au quotidien la prise en charge par les salariés eux même de leurs affaires.

2 - Pour notre militantisme dans l’entreprise, nous avons besoin d’un projet et d’un outil : d’un parti politique.

Il y a un point particulier sur les rapports parti/syndicat. Le parti n’a pas dans l’absolu l’exclusivité du projet global de transformation sociale. Mais aujourd’hui, avec la domination d’un syndicalisme d’accompagnement, on peut penser que la reconstruction d’une alternative syndicale porteuse d’un tel projet passe aussi par la construction du parti anticapitaliste.

L’utilité d’une référence, d’un projet politique pour reconstruire l’espoir…

Nous avons tous fait l’expérience dans nos boîtes de l’effet des campagnes présidentielles d’OB, de ces remarques entendues autour de nous : « il est comme nous », « il est des nôtres », et la fierté qui en découle, qui est une fierté de classe ! (ce n’est pas si courant et c’est très positif !)

L’utilité d’une compréhension globale, d’un projet politique pour intervenir dans les entreprises

Les exemples fourmillent de pourquoi les seuls intérêts ou préoccupations immédiats des salarié-es dans une entreprise ne permettent pas de définir une position : Le « Produisons français » qui peut apparaître comme la bonne réponse à des licenciements ici et maintenant est une monstruosité d’un point de vue internationaliste. A contrario : le mot d’ordre d’interdiction des licenciements permet de mener une lutte concrète contre les licenciements plus efficace, la défense d’augmentations générales uniformes… Il faut un cadre global pour résister, les glissements sont très fréquents, par exemple sur l’intéressement ou l’actionnariat salarié… Et notre conception du salaire socialisé est indispensable pour tout ce qui touche à l’assurance maladie ou à la retraite. Toutes les questions d’extension, de coordination, de généralisation sont souvent volontaristes, elles sont portées par une conception politique de construction d’un mouvement d’ensemble, tout comme la mise en avant de l’auto organisation. Le cadre global est indispensable pour lier les exigences sociales et toutes les dimensions de notre programme : l’écologie, l’internationalisme, l’antiracisme, le féminisme L’articulation écologie / emploi : l’exemple d’AZF ou du nucléaire.

Notre plan d’urgence doit servir aux mobilisations.

Il prend tout son sens à partir du moment où les exigences qu’il met en avant deviennent effectivement des objectifs de lutte pour les salari-es. L’exemple d’une campagne pour les 300 et 1500 euros net.

Pour construire des cadres unitaires de mobilisation, des campagnes politiques Sur certaines questions, il faut être capable de mener une campagne politique au-delà de l’entreprise et dans un cadre plus large : par exemple sur la question des services publics, on ne peut se limiter à une défense service par service (comme le fait trop souvent le mouvement syndical) et un cadre comme celui du collectif national est indispensable… Sur la question des médicaments il y a place à une campagne politique, unitaire qui dépasse la stricte défense de tel ou tel site de production mais pose la question du médicament « qui n’est pas une marchandise ! »…

Quelle intervention politique ?

La propagande régulière dans l’entreprise avec les feuilles et bulletins… Mais aussi des militant-es en chair et en os, « hommes –et femmes- de confiance », connus et reconnus dans l’entreprise comme militant-es politiques. (nous constations l’effet dans l’entreprise d’être candidats pour la LCR aux élections politiques), évidement quand cette référence est collective c’est encore plus efficace. L’intervention dans l’entreprise s’articule avec la présence politique dans la ville et les campagnes qui sont menées.

Quel outil ? Comment s’organiser ?

Nous devons contribuer au débat sur la structuration du nouveau parti en prenant en compte plusieurs objectifs : une implantation dans les quartiers populaires, une implantation dans les entreprises, une visibilité du parti de manière globale donc la capacité à mener des campagnes politiques de tout le parti, des cadres qui permettent de débattre collectivement afin d’être utiles pour les débats syndicaux et l’élaboration… Cela suppose sans doute d’avoir des structures à plusieurs niveaux : géographique / entreprises, branches ou secteurs.

AGENDA

Jeudi 15 mai 2008

Journée nationale de grève et de manifestations
dans l'Education nationale
contre les suppressions de postes
en défense du service public d'Education
à l'appel des syndicats enseignants
 

Journée de GREVE
DE LA FONCTION PUBLIQUE
à l'appel des fédérations syndicales


Dimanche 18  mai 2008  

 Manifestation nationale à Paris
13H30 à l'Opéra
contre les 11200 suppressions de postes
pour la défense du service public d'Education
menacé de démantèlement
A l'appel de la FSU
Des départs en cars sont organisés dans l'Eure
Voir le site du SNUipp-27 

Jeudi 22  mai 2008   

Journée nationale
de manifestations
et de grève
interprofessionnel
pour défendre les retraites
à l'appel de CGT-FSU-SOLIDAIRE


Samedi 24  mai 2008  
Journée de manifestations
départementales
pour défendre et développer
le service public d'Education
à l'appel de nombreuses associations
laïques, pédagogiques et des syndicats


 


  Vendredi  30 mai 2008

 Meeting international le 30 mai à Paris
à 20h salle de la Mutualité à Paris,

1968, MAI, 2008....

avec Olivier Besancenot, Myriam Martin,
 Francisco Louça, Flavia d’Angeli...



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