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NPA 27 -  Eure

Tunisie : Manifestations et Grève générale pour le départ du gouvernement

25 Janvier 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

 

Tunisie : nouvelles manifestations contre le gouvernement, libération de détenus politiques

A partir de France Info - 19 janvier 2011


http://www.france-info.com/local/cache-vignettes/L900xH599/TUNISIE-rdc-france-info-6f507.jpg 

Des milliers de Tunisiens ont de nouveau exigé ce mercredi, à Tunis comme en province, le retrait du gouvernement de transition des figures de l’ancien régime et la dissolution du parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement tunisien a remis en liberté une partie des prisonniers politiques, y compris les
membres du mouvement islamiste interdit Ennahda.

 

La transition démocratique s’organise en Tunisie L’ancien parti au pouvoir, le RCD devrait être dissocié de l’appareil d’Etat. Les autres partis jusque là interdits seront de nouveau autorisés. C’est le cas des islamistes d’Ennahda. 

Ces nouvelles manifestations interviennent avant même la première réunion, ce jeudi, du cabinet d’union nationale, formé lundi mais dont quatre membres appartenant à l’opposition se sont déjà dissociés.

Dans le même temps, l’Arabie saoudite où l’ancien dictateur a trouvé refuge lui a interdit toute activité politique liée à la situation dans son pays, dont il a été chassé le 14 janvier après 23 ans de règne sans partage. Les violences ont fait plus de 100 morts depuis la mi-décembre, selon l’ONU.

A Tunis, des unités anti-émeutes de la police ont étroitement encadré une manifestation de quelque 2.000 personnes, dont des islamistes, dans le centre ville, mais ne sont pas intervenues pour les disperser. Aucun incident ne s’est produit à Tunis. “Nous voulons un nouveau Parlement, une nouvelle constitution et nouvelle République”, ont scandé les manifestants, qui s’en sont pris au Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Ben Ali. “RCD out”, proclamait une banderole.
La colère des manifestants vise les vestiges de l’ancien régime, dont des personnalités importantes ont conservé des postes clefs au sein du gouvernement de transition formé lundi par le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.


Un parti d’opposition se retire définitivement du gouvernement


Face à ce qui est perçu comme la mainmise prolongée sur les affaires du pays de dirigeants désavoués par le soulèvement populaire, quatre ministres, dont trois représentants de la puissante centrale syndicale UGTT, ont annoncé qu’ils se retiraient. “Il nous est impossible de participer à un gouvernement qui intègre des symboles de l’ancien régime”, a répété aujourd’hui le secrétaire général de la centrale, Abdessalem Jrad.

Trois partis d’opposition non reconnus sous le régime du président déchu ont par ailleurs été légalisés durant les trois derniers jours : Tunisie Verte (écologique) d’Abdelkader Zitouni, le Parti socialiste de gauche de Mohamed Kilani et le Parti du travail patriotique et démocratique tunisien, d’Abderrazek Hammami.
Le journaliste et opposant tunisien emprisonné Fahem Boukadous, condamné le 6 juillet à quatre ans de prison ferme, a aussi été libéré aujourd’hui, selon son épouse.

Grève générale à Sfax

Dans le cadre des derniers développements de la situation politique dans le pays, la section régionale de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) de Sfax, a appelé, mardi dans un communiqué, à une grève générale, prévue mercredi, pour réclamer le départ du gouvernement transitoire de l'unité nationale, dominé par des figures de "l'ancien régime".

"L'Union régionale appelle à une grève générale dans la province de Sfax mercredi 26 janvier pour soutenir les revendications du peuple, qui demande la démission du gouvernement et la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique", a souligné le communiqué.

Les adhérents de l'UGTT ont été appelés à se rassembler, mercredi matin devant le siège de la section à Sfax, pour participer à une manifestation.

L'union de Sfax avait demandé d'assurer un "service minimum" dans les secteurs essentiels pour la vie de la population (eau, électricité, hôpitaux...).

 

En Algérie, en Egypte, et en Mauritanie, des tentatives d’immolation par le feu se sont multipliées, suivant le précédent du suicide d’un jeune Tunisien le 17 décembre dans le centre du pays, qui avait marqué le début des émeutes.

En France, trois associations ont déposé une plainte à Paris contre l’ancien président tunisien Ben Ali et son entourage notamment pour corruption.



   

Mikaël Roparz, avec agences

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