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NPA 27 -  Eure

Portugal : nouvelle Grève générale en préparation contre l'austérité

21 Octobre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Portugal: les syndicats préparent la grève générale contre un budget austère

Publié le 17.10.2011, dans leparisien.fr

Le gouvernement portugais présente lundi un budget draconien pour l'an prochain afin de respecter ses engagements auprès des créanciers internationaux tandis que les principaux syndicats ont appelé à une grève générale pour protester contre l'austerité.

Le gouvernement portugais présente lundi un budget draconien pour l'an prochain afin de respecter ses engagements auprès des créanciers internationaux tandis que les principaux syndicats ont appelé à une grève générale pour protester contre l'austerité. |  

Luis Manuel Neves


Le gouvernement portugais présente lundi un budget draconien pour l'an prochain afin de respecter ses engagements auprès des créanciers internationaux tandis que les principaux syndicats ont appelé à une grève générale pour protester contre l'austerité.
Le budget devrait être remis au parlement en fin d'après-midi par le ministre des Finances Vitor Gaspar qui en présentera les détails lors d'une conférence de presse à 18H00 locales (17H00 GMT).


Quelques heures avant l'intervention du ministre les deux principales confédérations syndicales portugaises, la GCTP et l'UGT, ont appelé à une grève générale dont la date doit être fixée mercredi prochain.
"Nous avons décidé de proposer aux organes de direction de la CGTP et de l'UGT la réalisation d'une grève générale", a dit le secrétaire général de la CGTP Manuel Carvalho da Silva tout en lançant "un appel très fort à l'indignation des travailleurs".
La dernière grève générale unitaire a eu lieu au Portugal le 24 novembre dernier contre la politique d'austérité menée déjà à l'époque par le gouvernement socialiste de José Socrates.
Le Premier ministre Pedro Passos Coelho avait annoncé vendredi dernier que l'effort de redressement budgétaire "devra être plus profond et comprendra des mesures plus exigeantes" car "le pays vit un moment d'urgence nationale".
Sous assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international depuis mai, le Portugal est tenu de mettre en oeuvre un vaste programme de rigueur et de réformes sur trois ans, en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros.
Malgré la détermination affichée par le gouvernement au pouvoir depuis juin, le pays peine à assainir ses finances publiques et le déficit s'élevait toujours à 8,3% du PIB au premier semestre.
L'objectif de le ramener à 5,9% à la fin de l'année ne devrait être atteint que grâce à des recettes extraordinaires, qui imposent un effort supplémentaire au niveau des dépenses l'an prochain.
Pour ramener le déficit à 4,5% du PIB fin 2012, M. Passos Coelho a notamment annoncé la suppression temporaire des 13e et 14e mois pour les fonctionnaires et les retraités aux revenus supérieurs à 1.000 euros et l'augmentation de l'horaire de travail dans le secteur privé.
Alors que le taux de chômage atteint 12,3%, des dizaines de milliers de Portugais ont manifesté samedi contre ces nouvelles mesures dans le cadre de la journée d'action mondiale des "indignés".
Le 1er octobre la CGTP avait organisé de grandes manifestations à Lisbonne et Porto suivies, selon le syndicat, par près de 150.000 personnes.
Les nouvelles mesures d'austérité, annoncées par le gouvernement, sont "inévitables", a estimé Diario Economico se demandant toutefois si "ces sacrifices règleront nos problèmes" alors que la récession de l'économie portugaise "sera nécessairement plus profonde que prévu".
D'après le Jornal de Negocios, le gouvernement prévoit une contraction de 2,5 à 3% du PIB.
"Il nous faudra tous prier pour que le pays n'entre pas dans une récession profonde où les recettes fiscales diminuent à chaque plan d'austérité, dans une spirale bien connue des économistes", abonde l'un d'entre eux, Francisco Murteira Nabo, dans une tribune.
En réponse à ceux qui l'accusent de "tuer l'économie", M. Passos Coelho, a reconnu que l'effet récessif de l'austérité était inévitable. "Mais je n'ai jamais vu une société survivre et croître en s'endettant à des niveaux insoutenables", a-t-il déclaré.

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