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NPA 27 -  Eure

M-Real: « Un silence assourdissant » (Paris-Normandie, 01.03.13)

1 Mars 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

http://www.paris-normandie.fr/media/imagecache/article-taille-normale/protec/2013-03/2013-03-01/2013030151300fdb8e0d6-0-525093.jpgSOCIAL. D'anciens salariés de M-real attendent toujours leur recrutement dans le cadre du redémarrage de production de la papeterie. Non sans inquiétude...

Selon la CGT, « c'est la grande inconnue sur l'organisation de la reprise et les méthodes de ré-embauche

Le site industriel M-real d'Alizay, racheté le 23 janvier par un investisseur thaïlandais par le biais du conseil général de l'Eure, est en pleine hibernation. En attendant la reprise de l'activité, annoncée pour le printemps, la gigantesque machine capable de produire 300 000 tonnes de papier par an est en effet en congé industriel.
Poumon du bassin d'emploi local qui a fait vivre 337 personnes, M-real devrait rembaucher deux cents personnes. Autant d'anciens salariés qui attendent donc avec une certaine impatience que sortent de nouveau les volutes blanches de la chaudière, comme un signe concluant du redémarrage du site industriel. Au final, l'entreprise pourrait rembaucher 250 salariés.
Pour l'heure, les perspectives de réembauche des anciens salariés de la papeterie restent totalement opaques. Certes, des cadres et des chefs de service ont retrouvé les postes qu'ils occupaient au auparavant, ainsi que deux techniciens. Mais pour le reste des salariés de l'entreprise, conducteurs de machines, agents techniques, « c'est toujours la grande inconnue avec un silence assourdissant sur l'organisation de la reprise et sur les méthodes de réembauche », estime Thierry Philippot, leader de la CGT. Ceci laisse penser aux syndicalistes des intentions qui pourraient s'avérer discriminatoires à leur endroit. En effet, au regard de leur investissement dans l'équipe de réindustrialisation (composée de membres de l'ancienne direction et de représentants syndicaux) et de leur mobilisation militante, ces employés de la papeterie perçoivent le silence du repreneur comme une forme d'ingratitude. « C'est cher payé pour ceux qui ont été la cheville ouvrière d'une solution d'avenir pour le site », martèle Jean-Yves Lemahieu, membre du même syndicat.
« Depuis la signature de l'industriel thaïlandais Double A, nous n'avons plus de son, plus d'image alors qu'auparavant, nous avions des réunions avec la direction au rythme de trois par semaine », commente encore Thierry Philippot, un peu usé par trois ans d'incertitude qui ont affecté l'un des plus beaux fleurons nationaux de l'industrie papetière. « Cette victoire, qui a conduit à retrouver un repreneur, n'est pourtant pas tombée du ciel. Elle est bien le fruit de nos luttes constantes avec, à la base, le travail des syndicalistes et de tous les employés qui ont voulu coûte que coûte que leur outil de travail ne soit pas purement et simplement sacrifié sur l'autel du capitalisme actionnarial », surenchérit le syndicaliste. Avant d'insister sur « le rôle important du comité de soutien engagé dans la lutte » comprenant des élus, des militants syndicalistes et politiques.

 

Publié le vendredi 01 mars 2013 à 08H00 sur http://www.paris-normandie.fr

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