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NPA 27 -  Eure

Licenciements, répression et chantage : ça suffit !

5 Février 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #EMPLOIS - LICENCIEMENTS

 

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Goodyear, PSA, Arcelor, Virgin, Sanofi, Candia, Petroplus... la liste des fermetures d’entreprises et des charrettes de licenciements n’arrête pas de s’allonger. On nous a annoncé 266 fermetures d'usines  en un an ! Dans l'Eure, c'est maintenant Carlo Herba à Val de Reuil qui est dans la ligne de mire !



Criminalisation et dénigrement  de celles et ceux qui luttent

Pour tenter de briser la grève qui dure depuis plusieurs semaines contre la fermeture de leur usine, cinq militantEs de PSA Aulnay sont convoquéEs par la police et  quatre d’entre eux/elles sont convoquéEs pour entretien préalable en vue de licenciements.

Alors que Goodyear annonce la fermeture de l’usine d’Amiens-Nord et la liquidation de 1200 emplois, la CGT largement majoritaire est montrée du doigt. Son « crime » :  avoir refusé en 2007, le marché de dupe proposé par  la direction, un accord échangeant travail en continu par 4 équipes tournantes – un rythme de travail exténuant- et le sacrifice de 450 (puis 800) emplois contre un investissement de 52 millions d'euros, puis avoir combattu en 2009 un projet de suppression des deux tiers des emplois et une cession du tiers restant  à Titan. Depuis 6 ans, les salariéEs de Goodyear, se battent tant pour la défense des conditions de travail que contre les suppressions d’emplois.  

 

Pourquoi tant de haine ? 

L’enjeu va bien au-delà des seuls Goodyear, PSA, et aussi Renault: il y avait aujourd'hui à Cléon une  forte perturbation de la production avec débrayage, comme dans tout le groupe, que la direc.
On veut leur faire accepter en avant-première l’Accord National Interprofessionnel signé par MEDEF-CFDT-CGC- CFTC qui prétend allier sécurisation de l’emploi pour les salariéEs et compétitivité pour les entreprises. En réalité  cet accord est une attaque majeure contre les droits des salariéEs. Le point central du texte est la possibilité, si un accord d’entreprise est signé, d’imposer à toutE salariéE une  baisse du salaire ou une augmentation du temps de travail, voire les deux à la fois, sans qu’il ou elle ne puisse refuser sous peine de licenciement. S’y ajoute la mobilité forcée, c’est-à- dire l’impossibilité de refuser d’aller travailler dans un autre site de l’entreprise.

Le chantage et les menaces visent à imposer ce recul historique qui va être soumis très rapidement à la ratification par le Parlement. C’est ce qui explique le déchaînement actuel contre les grévistes.

Cet accord n’est en rien gagnant-gagnant. Les seuls gagnants sont les patrons qui obtiennent ce qu’ils réclament depuis des années, la baisse des salaires et la destruction du code du travail. En Grèce ou dans l’État espagnol, de telles politiques accélèrent le chômage et la précarité.

 

Il n’y a rien à garder dans l’accord, il ne doit pas être ratifié.

Après avoir repris à son compte les arguments du patronat et de la droite sur la nécessité de baisser le « coût du travail » au nom de la compétitivité, le gouvernement s’apprête à  traduire dans la loi l’accord qu’il a lui même suscité. Il faut s’opposer à lui et le faire reculer !

 

Face à l'attaque concertée du patronat, il nous faut trouver le chemin de l'unité de toutes les boîtes en lutte. C'est toutes et tous ensemble que nous pourrons gagner !

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