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NPA 27 -  Eure

Ampleur du 7 septembre, un exemple à Rennes, de 35 000 à 48 000 manifestants !

8 Septembre 2010 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

35 000 personnes contre la réforme des retraites
mercredi 08 septembre 2010

Une mobilisation massive, bien plus importante que le 24 juin dernier. Les syndicats ne cachaient pas hier leur satisfaction et annonçaient déjà de nouvelles actions.

L'une des plus imposantes manifestations rennaises

Environ 35 000 personnes ont manifesté, hier midi, dans les rues du centre-ville : 20 000 à 25 000 selon la police ; 32 000 à 35 000 selon FO et 48 000 selon la CGT-CFDT. Sans conteste, c'est l'un des plus forts rassemblements qui a eu lieu à Rennes au cours de ses dix dernières années (avec la manifestation anti-CPE de 2006 : 30 000 personnes le 18 mars et celle contre Le Pen en 2002 : au moins 35 000 personnes le 1er mai). Les 29 janvier et 19 mars 2009, en pleine crise économique, 30 000 personnes, à chaque fois, avaient également manifesté.

Et ce n'est pas fini...

Dès aujourd'hui, l'union syndicale Solidaires appelle à poursuivre la lutte contre la réforme des retraites et à venir manifester, ce mercredi, à 17 h 30, place de la Mairie. Mot d'ordre : le retrait du projet de loi sur les retraites. Jeudi, les syndicats du département (CGT, CFDT, Unsa, FSU, CFTC, CGC et Solidaires) se rassembleront à nouveau afin de déterminer quelles seront les prochaines actions. « Tout dépendra des annonces faites par le gouvernement », indique Jacques Bouilly, le secrétaire départemental de la CFDT. FO, quant à elle, réclame toujours une journée de grève nationale. Enfin, le lundi 20 septembre, le collectif des retraites organise un meeting halle Martenot (place des Lices), à 20 h. Olivier Besancenot (NPA), Alain Lipietz (Les Verts) ou encore Marie-Noëlle Lienemann (PS) ont annoncé leur présence.

Des salariés de Téléperformance, du TNB...

Dans le cortège, certains services publics ou entreprises ne passaient pas inaperçus. Les salariés de Téléperformance avaient ainsi déployé une large banderole. La direction souhaite, en effet, fermer ce centre d'appels qui emploie 194 salariés et, il y a peu encore, une centaine d'intérimaires supplémentaires. Des salariés de Grass Valley (168 postes supprimés sur 400) étaient une nouvelle fois au rendez-vous. Mais aussi des ouvriers de la Barre-Thomas (qui devrait perdre quelques postes encore d'ici à la fin 2011 dans le cadre de la fusion avec Cooper), du CHU de Rennes et du centre psychiatrique Guillaume-Régnier, des employés du Théâtre national de Bretagne qui faisaient grève jusqu'à 15 h 30, de Kéolys...

Ma première manif depuis 1968

« Je suis très mécontente, exaspérée. C'est ma première manifestation depuis 1968 », explique Françoise, 60 ans. « Moi ma vie est faite, mais je pense aux jeunes qui n'ont pas de boulot ou à ma fille qui gagne 900 € par mois... Ras-le-bol. Je suis là pour mes enfants et mes petits enfants. »

Profs... deuxième

Le Snes appelait déjà à la grève et à la manifestation lundi pour parler éducation. Mais si l'appel de lundi a été assez peu suivi, 20 à 30 % selon le Snes, 7,7 % selon le rectorat, celui de mardi a eu un écho beaucoup plus retentissant avec selon le rectorat, plus de 42 % de grévistes dans l'éducation. Au coeur des revendications : les suppressions de postes, des classes surchargées, le refus du recours aux retraités pour les remplacements et la réforme de la formation marquée à cette rentrée par l'arrivée de jeunes profs stagiaires qui ont pris leurs classes en charge à la rentrée sans formation pédagogique préalable. Une mesure qui touche le public comme le privé.

De mémoire de manifestants

« Le 24 juin, c'était déjà un tournant. Mais là, de mémoire, on a rarement vu autant de monde. Plus d'une heure et demie de cortège, c'est 50 000 manifestants à Rennes, c'est trois millions de manifestants au national... » Pont Pasteur, un militant et un sympathisant NPA analysent : « Mais que vont-ils faire de ces trois millions ? Ils vont lâcher sur les revendications de la CFDT, sur la pénibilité. Ils sont obligés. Ou alors, c'est le départ d'Eric Woerth ? » « En tout cas, c'est un signal, le retour de la gauche en 2012 ! »

 

Pierrick BAUDAIS et Agnès LE MORVAN

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