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NPA 27 -  Eure

L’hôpital d'Evreux en surchauffe (PN, 20.11.13)

21 Novembre 2013 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Social. Hier, le personnel de Cambolle s’est mis en grève pour protester contre les conditions de travail et la suppression de trente-six postes. Une pétition lanchttp://www.paris-normandie.fr/media/imagecache/article-taille-normale/protec/2013-11/2013-11-20/20131120528c1e36c579a-0-622341.jpgée le jour même a déjà recueilli sept cents signatures.

 

Distribution de tracts à l’entrée et à la sortie de Cambolle, déploiement de banderoles sur la passerelle qui surplombe l’avenue Foch, lancement d’une pétition avec déjà plus de sept cents signatures récoltées en l’espace d’un après-midi…L’hôpital d’Évreux est en pleine ébullition. Hier mardi, le personnel du centre hospitalier intercommunal Eure-Seine a observé un mouvement de grève, à l’appel du syndicat CGT - lire nos éditions du 16 novembre. Un mouvement suivi, même si de nombreux grévistes étaient réquisitionnés pour la continuité des soins.





« Contre le système »

La dégradation des conditions de travail, la souffrance du personnel soignant et surtout la suppression de trente-six postes (matérialisée à l’extérieur de l’établissement par des silhouettes, barrées d’une croix), qui touche l’ensemble des services, pèsent dans le fonctionnement quotidien. « Nous voulons que la situation dans les services s’améliore. La suppression des trente-six postes a des répercussions extrêmement graves. La santé des patients est engagée », estime Catherine Margerie, élue au bureau de la CGT.
Au bloc opératoire, 100 % du personnel a fait grève. « Le fait de supprimer des postes de nuit pour en récupérer le jour, cela permet à la direction de ne pas embaucher alors que nous sommes en sous-effectif », s’alarme Corinne, en poste depuis 1999. Le service comptait vingt-trois infirmières il y a encore quelques années. Elles ne sont plus que quatorze aujourd’hui. « Nous voulons le maintien de deux infirmières la nuit au bloc alors que la direction veut en retirer une en janvier. La personne serait d’astreinte, qu’elle habite à cinq minutes ou une heure d’ici, pour assurer la prise en charge du patient dans de bonnes conditions de sécurité », poursuit l’infirmière.
Selon sa collègue Nathalie, à Évreux depuis 2006, la moitié du personnel affecté au bloc réside à plus de quarante minutes de Cambolle. « Il sera difficile de prendre en charge deux urgences en même temps : on va devoir choisir qui sera prioritaire entre deux patients. On ne pourra plus être réactives », proteste Corinne.
La rencontre entre le syndicat et le directeur de l’établissement, Olivier Brand, lundi, la veille du mouvement de grève, n’a rien changé. « Il nous entend, il nous écoute, c’est toujours cordial et le dialogue social n’est pas rompu. Nous ne sommes pas en guerre contre la direction mais contre le système. Il n’y a plus de logique de soins mais une logique budgétaire d’entreprise. L’humain n’est plus au centre des préoccupations. » Et si cette même direction propose en 2014 de desserrer l’étau financier, tout en maintenant l’objectif d’un retour à l’équilibre en 2017, il n’y a pas de place pour « des négociations », se désole Maryse Juvigny, autre déléguée CGT. « On nous propose seulement une rencontre tous les mois, ça ne changera pas grand-chose. » D’où son mot d’ordre : « Restons mobilisés ! »
V. F.




En grève mardi
Sur le site de Vernon, la CGT distribue dès aujourd’hui des tracts pour appeler à un mouvement de grève mardi 26 novembre. « Nous nous réunirons à 13 h 45 dans le hall de l’hôpital, annonce Maryse Juvigny pour la CGT. Nous dénonçons le manque de considération dont fait l’objet le site de Vernon. Le directeur est rarement là et n’a même pas un bureau permanent. Nous demandons aussi, non seulement le maintien, mais le développement des services vernonnais. »

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