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NPA 27 -  Eure

Hausse des prix alimentaires : les profits des grandes surfaces dénoncés

27 Juin 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #DES CHIFFRES

Prix : les marges de la grande distribution dénoncées

Par lefigaro.fr
27/06/2011

Selon une étude révélée par Les Echos, les marges réalisées par les producteurs n'ont cessé de baisser depuis dix ans alors que celles des distributeurs ont bondi.

En dix ans, la part du prix final allant aux éleveurs est passé de 45 % en 2000 à 36% en 2010. Dans le même temps, celle dévolue aux distributeurs a bondi de 39% à 55%

 

L'Observatoire des prix et des marges sur les produits agricoles mis en place en septembre 2010 va rendre ses conclusions ce lundi. Selon le quotidienLes Echos, les 250 pages du rapport, réalisé à la demande du ministère de l'Agriculture avec le concours de l'Insee et d'Agrimer, pointe la responsabilité des enseignes de distribution dans le maintien des prix de vente aux consommateurs malgré la baisse des prix des matières premières.

Des cerises cinq fois plus chères

Les experts, chapeautés par Philippe Chalmin, professeur d'économie à l'université de Paris Dauphine, ont étudié les productions agricoles les plus sujettes à de graves crises ces dix dernières années comme le lait, les viandes bovines et porcines, et les fruits et légumes. D'après leurs conclusions la distribution a par exemple réalisé une marge brute importante et constante sur la viande rouge alors même que les éleveurs de cette catégorie enregistre les revenus les plus bas.

La situation est similaire en ce qui concerne la viande de porc. En dix ans, la part du prix final allant aux éleveurs est passé de 45 % en 2000 à 36% en 2010. Dans le même temps, celle dévolue aux distributeurs a bondi de 39% à 55%. Sur le lait longue conservation, la marge brute des enseignes a doublé quand celle des producteurs diminuait. Les distributeurs appliquent aussi de fortes marges sur les fruits et légumes. La cerise bigarreau a ainsi été facturée cinq fois plus cher au consommateurs qu'elle n'a été payée par le distributeur. Seul segment où les marges des enseignes se sont réduites : les yaourts. Le rapport ne fournit pas d'explication mais Les Echos estiment que la puissance des industriels comme Danone qui parviennent davantage à négocier les prix est l'une des raisons.

Rapport annuel

Le rapport,qui doit aider les parlementaires à mieux s'y retrouver dans le débat opposant producteurs, industriels et distributeurs depuis des années, souligne néanmoins qu'il est difficile de suivre l'évolution du prix d'un produit de la production à son exposition dans les linéaires. Les enquêteurs regrettent aussi que les distributeurs n'aient pas fourni tous les éléments nécessaires pour déterminer la composition des marges. Des informations qu'ils espèrent réunir l'année prochaine, l'Observatoire doit en effet fournir un état des lieux de la situation chaque année.

 

Prix alimentaires:hausse de 2,7% (CLCV)

AFP
27/06/2011 |   

Les prix alimentaires de produits de marque nationale ont augmenté de 2,7% en avril sur trois mois, indique lundi dans un communiqué l'association de consommateurs CLCV, qui a procédé à des relevés de prix de 29 produits, comme les céréales, les produits laitiers, le café...

Par types de magasins, les prix ont grimpé entre janvier et avril de 3,27% dans les hypermarchés, de 2,31% dans les supermarchés et de 2,16% dans les supérettes. Sur un an, les prix se sont appréciés de 3,7% dans les hypermarchés, sont restés stables dans les supermarchés et ont reculé de 1,69% dans les supérettes.
Pour certains produits la hausse frise les 10%, indique la CLCV. L'association de consommateurs Familles rurales avait elle estimé la semaine dernière que les prix des produits de consommation courante avaient grimpé de 2,4% au premier semestre, jugeant cette hausse "inquiétante".

"Depuis quelques mois, les professionnels de l'agroalimentaire annoncent que les fortes hausses des matières premières agricoles de base (blé, maïs, soja, café) vont entraîner une augmentation de prix en rayon. Si les tensions sur les marchés internationaux sont réelles, la question de leur répercussion sur les prix à la consommation demeure posée", estime lundi la CLCV. "Comment se fait-il que les hausses de prix agricoles soient transmises de façon immédiate et mécanique jusqu'au consommateur alors que les baisses n'affectent pas ou si peu les prix en rayon?", déplore l'association. La CLCV demande "une plus grande transparence sur la formation des prix, mission de l'observatoire des prix et des marges".
Alors que cet observatoire étudie les marges brutes, la CLCV souhaite qu'il aille "plus loin en s'intéressant désormais aux marges nettes, afin d'analyser le partage de la valeur ajoutée entre les acteurs".

Elle prône également "une politique de la concurrence plus volontariste", estimant que les distributeurs sont en position dominante dans près de la moitié des zones de chalandise. Enfin, la CLCV demande "que toute annonce de promotion soit systématiquement accompagnée du pourcentage de baisse du prix au kilo".

 


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