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NPA 27 -  Eure

Grèce : Grève générale et manifestations massives

20 Octobre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

La population est excédée par l'austérité du gouvernement du PASOK et de la troÏka qui la réduit à la misère : grève générale de 2 jours et manifestations massives partout dans le pays. Ceux d'en bas peuvent plus supporter la dictature et la violence de ceux d'en haut. Notre solidarité est entière avec la population grècque.

NPA

 

Grève générale et manifestations massives en Grèce

 

Au premier jour d’une grève générale de 48 heures, la dépêche AP du 19 octobre indique au moins 100.000 personnes manifestants à Athènes et 15.000 à Thessalonique. L’AFP annonce que « plus de 125.000 personnes selon la police ont défilé dans les rues des grandes villes grecques pour protester contre un nouveau train d’austérité imposé par le gouvernement. »

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Athènes : Le parlement encerclé par les travailleurs

Selon AP : « Tous les secteurs, des dentistes aux avocats en passant par les enseignants, ont décidé d’arrêter le travail (…) Les avions étaient restés cloués au sol dans la matinée mais certains ont redécollé dans l’après-midi, les contrôleurs aériens ayant ramené à 12 heures au lieu de 48 la durée de leur mouvement. Des dizaines de vols intérieurs et internationaux étaient cependant encore annulés. Les ferries sont restés à quai tandis que les transports publics étaient perturbés même si bus, métro et tramway ont fonctionné à Athènes pour faciliter les déplacements des manifestants. » Selon l’AFP, « transports, écoles, musées et secteur public étaient paralysés, mais aussi commerces, taxis et entreprises privées dans le cadre de la cinquième grève générale en Grèce depuis le début de l’année. »

À Athènes, selon l’AFP, le Parlement a été encerclé par les protestataires. Des affrontements ont éclaté quand des groupes de jeunes ont lancé cocktails Molotov et pierres sur un barrage de policiers, qui ont répliqué par des tirs de lacrymogènes. Des incidents ont aussi opposé propriétaires de taxis dénonçant la libéralisation du secteur et forces de l’ordre. AP annonce aussi des affrontements à Thessalonique entre manifestants et forces de répression.


 

Grève et manifestations contre l’austérité en Grèce

Une grève générale de 48 heures a débuté mercredi en Grèce et de violents affrontements se sont produits à Athènes entre forces de l’ordre et manifestants cagoulés devant le siège du parlement. Malgré ce vaste mouvement de contestation, les députés ont adopté dans la soirée en première lecture un nouveau plan d’austérité.

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Une grève générale de 48 heures, la plus importante depuis des années, a débuté mercredi en Grèce et de violents affrontements se sont produits à Athènes entre forces de l’ordre et manifestants cagoulés devant le siège du parlement.

Malgré ce vaste mouvement de contestation, les députés, dont les 154 élus socialistes, ont adopté dans la soirée en première lecture un nouveau plan d’austérité. Ils devront encore se prononcer jeudi article par article.

Ce nouveau train de mesures comprend notamment une réduction des salaires et des retraites dans la fonction publique, une hausse des impôts, une suspension des accords salariaux de branche et l’instauration du droit de licenciement dans l’administration.

La grève de 48 heures entamée mercredi concerne les administrations, les entreprises, les services publics mais également les commerces de détail.

Plus de 100.000 personnes sont descendues dans les rues d’Athènes.

« C’est l’une des plus grandes manifestations de ces dernières années. Les gens montrent qu’ils sont déterminés à manifester contre les politiques suivies », a témoigné une manifestante, Mary Bossis, professeur à l’Université du Pirée.

« Nous n’en avons pas fini avec les manifestations. Nous sommes arrivés à un point où les gens ont le sentiment que le gouvernement ne les représente plus, où ils veulent un changement radical », a-t-elle ajouté.

Impopulaire, le Premier ministre socialiste George Papandreou a réclamé le soutien de ses concitoyens sur sa politique d’austérité qu’il juge indispensable pour sortir la Grèce de son endettement.

Après deux ans de ce régime drastique, la colère était évidente mercredi chez les manifestants furieux non seulement contre leur propre gouvernement mais aussi contre les créanciers internationaux exigeant une telle politique d’austérité.

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COCKTAILS MOLOTOV

« Qui essaient-ils de tromper ? Ils ne nous sauvent pas. Avec ces mesures, les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches. Et bien je dis : “Non merci. Je ne veux pas de votre aide” », a déclaré un fonctionnaire de 50 ans, Akis Papadopoulos, dans un défilé.

S’exprimant avant le vote, Nikos Kioutsoukis, l’un des responsables du syndicat du secteur privé GSEE, a jugé que les députés auraient dû rejeter les nouvelles mesures d’austérité « s’il leur reste encore un peu d’humanité, de décence, de fierté et d’esprit national ».

Malgré le déploiement de plus de 7.000 policiers dans la capitale, des manifestants casqués et cagoulés, vêtus de noir, ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre qui ont riposté en tirant des grenades lacrymogènes place Syntagma, devant le parlement.

De violents affrontements s’étaient produits fin juin au même endroit lors d’une précédente manifestation.

Pour la première fois, les manifestants sont arrivés jusqu’aux marches de l’édifice, forçant les policiers à reculer. L’odeur des gaz lacrymogènes était perceptible à l’intérieur du parlement.

Au milieu des détonations provoquées par les grenades lacrymogènes, des colonnes de fumée noire provoquées par les cocktails Molotov se sont élevées sur la place. Après plusieurs heures de confrontation, la police a fini par vider la place mais des heurts se sont poursuivis dans des rues adjacentes.

Au moins sept personnes ont été hospitalisées et d’autres ont souffert de problèmes respiratoires, de brûlures légères ou de coups à la tête. Des affrontements ont aussi été signalés sur des avenues loin du principal rassemblement.

Au moins trois agences bancaires et trois hôtels ont été endommagés tandis que l’Acropole disparaissait derrière un nuage de fumée provenant d’amas de détritus en feu. Un bâtiment occupé par une banque a été évacué après avoir été incendié par des cocktails Molotov.

« LA LIMITE DU SUPPORTABLE »

La police a aussi fait état de violences en Crète, où plus de 20.000 personnes ont manifesté contre l’austérité, et dans les villes de Thessalonique, Volos, Lamia et Patras.

Quelque 400 dockers se sont rassemblés à l’entrée du port du Pirée tandis qu’un millier de gardiens de prison se sont réunis devant le ministère de la Justice.

Les contrôleurs aériens ont décidé d’assouplir leur mouvement et d’observer un débrayage de douze heures seulement (de minuit à midi) pour ne pas pénaliser les voyageurs. Un porte-parole de l’aéroport d’Athènes a indiqué que 150 vols nationaux et internationaux avaient été annulés tandis que 16 vols ont été reportés.

Cette grève survient avant un sommet de l’Union européenne dimanche consacré à la crise de la dette souveraine dans la zone euro et à la question du déblocage d’une nouvelle tranche d’aide pour permettre à la Grèce de faire face à ses échéances financières au-delà du mois de novembre.

George Papandreou dispose d’une courte majorité de quatre sièges au Parlement mais il a réussi à maintenir la discipline au sein du groupe parlementaire du Pasok, dont les 154 députés ont voté en faveur de son projet.

Le malaise est pourtant perceptible chez les députés socialistes, dont un a démissionné lundi en signe de protestation contre l’austérité.

« Il est évident que la société a atteint la limite du supportable », a déclaré une députée Pasok, Elpida Tsouri.

Le ministre de la Réforme administrative, Dimitris Reppas, a pour sa part évoqué le sentiment d’isolement qui règne au sein du parti au pouvoir, se comparant à un homme « jeté aux lions ». « Au gouvernement, on se sent comme des gens dans le Colisée, face au monstre de la dette, sous l’œil de la foule dans les tribunes », a-t-il dit.

La Grèce qui connaît une troisième année de récession accuse une dette publique qui s’élève à 162 % de son produit intérieur brut (PIB).

Leur presse (Reuters), 19 octobre 2011

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