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NPA 27 -  Eure

Egypte : le peuple a fait tomber le dictateur Moubarak

11 Février 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #International

Moubarak a enfin été chassé par le peuple égyptien mobilisé dans les rues du Caire, d'Alexandrie et d'ailleurs, soit plusieurs millions de peronnes.  Maintenant le pouvoir officiel est entre les mains de l'armée, entraînée et équipée par les Etats unis. Mais le vrai pouvoir c'est celui du peuple qui s'organise dans les quartiers, les villes, les campagnes contre les provocations des milices et de l'ancien régime (police). Il n'y a aucune illusion à se faire sur la hiérarchie militaire financée grassement par les USA de Barack Obama,(1,3 milliard de dollars par an). Il faudra que les soldats choisissent leur camp : la hiérarchie militaire au service des USA ou le peuple en révolution.

La révolution sociale et démocratique egyptienne répond à la crise économique, sociale du capitalisme qui ruine la société et détruit les conditions de travail et de vie des couches populaires. Rien ne pourra l'arrêter: cette révolution, comme en Tunisie, comme ailleurs, continuera son chemin jusqu'au bout.

Moubarak quitte le pouvoir, l'Egypte en liesse

 

Egypte-en-liesse.jpgAFP - Publié le 11/02/2011

La foule avait réagi avec dépit aux annonces de l'armée. "Vous nous avez déçus, on avait mis tous nos espoirs en vous", a lancé un manifestant aux militaires. "Armée il faut faire un choix, le régime ou le peuple!", criaient des protestaires.

Le président égyptien Hosni Moubarak a quitté ses fonctions et remis le pouvoir à l'armée vendredi, après 18 jours de contestation populaire, provoquant une explosion de joie dans le pays.

"Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d'abandonner le poste de président de la République et chargé le conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays", a déclaré le vice-président Omar Souleimane dans une brève allocution télévisée.

Cette annonce est intervenue alors que plus d'un million de personnes manifestaient contre le raïs à travers l'Egypte.

Les centaines de milliers de manifestants réunis place Tahrir au Caire ont explosé de joie à l'annonce de la démission du président, au pouvoir depuis trente ans au pouvoir, ont constaté les journalistes de l'AFP sur place.

"Le peuple a fait tomber le régime! le peuple a fait tomber le régime!", scandait une foule en délire sur cette place devenue symbole du mouvement de contestation déclenché le 25 janvier contre M. Moubarak, qui a fait selon des bilans non confirmés, au moins 300 morts.

Les manifestants hurlaient de joie et agitaient des drapeaux égyptiens.

Certaines personnes se sont évanouies sous le coup de l'émotion.

Un peu plus tôt, le Parti national démocrate (PND) de M. Moubarak avait indiqué que le chef de l'Etat avait quitté Le Caire pour la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, dans le Sinaï, où il dispose d'une résidence.

Au 18e jour de la mobilisation populaire, un million de personnes manifestaient au Caire, selon un responsable de la sécurité, tandis qu'elles étaient entre 400.000 et 500.000 à Alexandrie, selon un photographe de l'AFP.

Plus de 3.000 personnes étaient notamment rassemblées aux abords de la principale résidence de M. Moubarak, dans le quartier de Heliopolis, dans la périphérie du Caire, tandis que plus de 2.000 autres se trouvaient à l'extérieur du bâtiment abritant la télévision d'Etat, sur les rives du Nil.

Alors que les manifestations se déroulaient le plus souvent dans le calme depuis le 3 février, une personne a été tuée et 20 blessées vendredi lors de heurts à Al-Arich, dans le Sinaï égyptien, entre manifestants et policiers, selon un responsable des services de sécurité.

Le manifestant a été tué lors d'un échange de tirs entre policiers et protestataires qui tentaient de libérer des détenus dans un poste de police.

Selon des témoins, un millier de manifestants ont lancé des bombes incendiaires sur le poste de police et mis le feu à des véhicules.

Jeudi soir, M. Moubarak avait annoncé qu'il déléguait ses prérogatives au vice-président Souleimane, mais qu'il restait de droit président jusqu'à la fin de son mandat en septembre, une annonce qui avait provoqué la colère des manifestants qui réclamaient son départ immédiat.

M. Moubarak avait aussi annoncé l'amendement de cinq articles controversés de la Constitution concernant la présidentielle.

Mais il conservait encore de larges pouvoirs constitutionnels, et restait le seul à pouvoir dissoudre le Parlement et limoger le gouvernement, en vertu de l'article 82. Cela n'est désormais plus le cas.

Le président américain Barack Obama, dont le pays accorde à l'armée égyptienne une aide annuelle de 1,3 milliard de dollars, avait jugé insuffisant le transfert de prérogatives, alors que d'autres capitales appelaient à une transition immédiate du pouvoir.

L'armée égyptienne, colonne vertébrale du régime, s'était portée "garante" dans la matinée des réformes promises par M. Moubarak, en soulignant "la nécessité d'un retour à la vie normale".

Le conseil suprême des forces armées, dans un communiqué lu à la télévision par un présentateur, avait assuré qu'il garantirait "une élection présidentielle libre et transparente à la lumière des amendements constitutionnels décidés" et avait mis "en garde contre toute atteinte à la sécurité de la nation et des citoyens".

Il avait aussi promis de mettre fin à l'état d'urgence, en vigueur depuis 1981, "dès la fin des conditions actuelles".

La foule avait réagi avec dépit aux annonces de l'armée. "Vous nous avez déçus, on avait mis tous nos espoirs en vous", a lancé un manifestant aux militaires. "Armée il faut faire un choix, le régime ou le peuple!", criaient des protestaires.

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