Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
NPA 27 -  Eure

Bruxelles : des dizaines de milliers de travailleurs manifestent contre l'austérité

24 Mars 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #RESISTANCE

Jeudi 24 mars 2011, des dizaines de millirs de salariés ont manifesté devant le Parlement européen contre l'austérité produite par le "pacte de stabilité". Le "pacte de compétitivité" actuellement discuté au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement, réuni à Bruxelles. Ce dernier pacte est une vraie machine de gueer contre tous les acquis du mouvement ouvrier en Europe. (lire le communiqué du NPA sur ce sujet).

Des milliers de manifestants défilent à Bruxelles (Les Echos)

 

Bruxelles.jpegDes milliers de manifestants FGTB - 20.000 selon les organisateurs, 13.000 selon la police - ont défilé jeudi dans les rues de Bruxelles contre le "pacte de compétitivité", en marge du Sommet européen. Des militants CSC se sont également rassemblés sur l'esplanade du Heysel - 10.000 selon les organisateurs, 6.000 selon la police. Des représentants d'autres syndicats européens se sont aussi mêlés à la foule.

Vers 8h30, quatre cortèges de militants du syndicat socialiste ont démarré depuis quatre lieux bruxellois, à savoir la place Meiser, le rond-point Montgomery et les gares de Bruxelles-Midi et Bruxelles-Nord, pour ensuite rejoindre la rue de la Loi.
Des calicots ont notamment été déroulés par les manifestants à l'entrée de la Banque nationale (BNB), le tout accompagné de quelques pétards et fumigènes.
"A partir du 1er avril, la Banque nationale sera chargée du contrôle bancaire mais aujourd'hui rien n'est prêt pour exercer ce contrôle en Belgique", a expliqué Philippe Van Muylder, secrétaire général FGTB Bruxelles.
Entre 3.000 et 4.000 métallos liégeois et limbourgeois de la FGTB, rejoints par le cortège ayant démarré à Montgomery, se sont, quant à eux, arrêtés devant le siège de Business Europe qui regroupe 40 fédérations patronales de différents pays.
A cet endroit, le secrétaire général de la FGTB wallonne, Thierry Bodson, s'est adressé aux manifestants: "le pacte pour l'Europe est pour nous imbuvable et est une attaque frontale contre l'ensemble de nos acquis. On ne nous les enlèvera pas au cours d'un Sommet européen".


Un autre cortège de militants FGTB a fait arrêt devant le siège d'Electrabel. Le syndicat a accusé le groupe énergétique de traiter le consommateur avec arrogance et mépris. L'entreprise enregistre des bénéfices de plusieurs milliards alors que le consommateur voit toujours sa facture d'énergie augmenter, a déclaré la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, au cours d'un discours tenu au siège du groupe.
Les différents cortèges se sont ensuite rassemblés vers 11h00 rue de la Loi, où plusieurs représentants de syndicats néerlandais, luxembourgeois, français et belge se sont adressés à la foule.


Des dizaines de milliers de manifestants du syndicat chrétien CSC ont également milité pour une Europe sociale au pied de l'Atomium. Si les membres de la CSC et de son pendant flamand ACV étaient largement majoritaires, ils étaient soutenus par des délégations venues de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Roumanie.
"En limitant l'UE à un grand marché, c'est l'Europe qu'ils assassinent", a clamé le secrétaire général de la CSC, Claude Rolin. "Nous ne sommes pas prêts à accepter la spirale négative dans laquelle les décideurs européens veulent nous entraîner, vers plus d'austérité et un recul social. Une autre Europe est possible. Une Europe humaine et sociale, c'est ce que revendiquent les travailleurs", a-t-il ajouté.
Alors que la manifestation de la rue de la Loi touchait à sa fin, des affrontements ont éclaté entre quelques militants et les forces de l'ordre au carrefour de la rue de la Loi et du boulevard du Régent. Des militants syndicaux ont lancé des projectiles, notamment des pavés. La police a répliqué en utilisant des autopompes et des gaz-lacrymogènes.
Après près de deux heures de confrontation, l'ensemble des militants opposés aux forces de l'ordre ont quitté les lieux, quelques minutes après l'intervention de la secrétaire générale de la FGTB. Douze policiers ont été légèrement blessés dans ces échauffourées et deux personnes ont été interpellées.
En terme de mobilité, la manifestation a provoqué des perturbations sur le réseau routier. Selon le site d'informations routières Touring, 126 kilomètres d'embouteillages étaient comptabilisés jeudi matin, peu après 8 heures, sur les autoroutes belges. Par ailleurs, plusieurs axes importants de la capitale avaient été fermés très tôt jeudi.


Des perturbations ont également été enregistrées sur le réseau STIB. Alors que la circulation des trams a repris en fin de matinée, celle des bus s'est normalisée dans l'après-midi, à l'exception des lignes passant par le rond-point Schuman, en raison de la tenue du sommet européen. La STIB n'a enregistré aucun incident majeur. Le nombre de voyageurs dans les métros et les trams était par contre en baisse par rapport à la normale, la STIB avançant le fait que les personnes avaient pris leurs dispositions vu les fortes perturbations annoncées dans la capitale.
Sur le réseau TEC, des perturbations étaient encore enregistrées dans l'après-midi, notamment à Charleroi.
Du côté de la SNCB, la circulation ferroviaire a été peu perturbée par la manifestation. Aucun train supplémentaire n'avait été mis en place, la SNCB exploitant son matériel au maximum de sa capacité, les manifestations ayant lieu aux heures de pointe et un jour de semaine. Les lignes convergant vers Bruxelles ont accueilli 6.000 voyageurs en plus que la normale, selon Claire Gilissen, porte-parole de la SNCB.

 

Par ailleurs, une centaine de délégués et militants du syndicat libéral CGSLB ont également manifesté jeudi, dans les rues de Liège, pour marquer leur opposition au "Pacte de compétitivité".
"En Belgique, des mesures comme l'indexation des salaires, le chômage économique des employés, les prépensions, les plans d'aide à l'emploi, nous ont, en fait, permis de mieux résister à la crise que la France ou l'Allemagne. Nous voulons donc que ces mécanismes soient préservés", a indiqué Gonzague Millis, secrétaire permanent du syndicat libéral à Liège.

 

Des milliers de manifestants défilent à Bruxelles

plus d´informations dans Belgique
Des milliers de manifestants FGTB - 20.000 selon les organisateurs, 13.000 selon la police - ont défilé jeudi dans les rues de Bruxelles contre le "pacte de compétitivité", en marge du Sommet européen. Des militants CSC se sont également rassemblés sur l'esplanade du Heysel - 10.000 selon les organisateurs, 6.000 selon la police. Des représentants d'autres syndicats européens se sont aussi mêlés à la foule.

Vers 8h30, quatre cortèges de militants du syndicat socialiste ont démarré depuis quatre lieux bruxellois, à savoir la place Meiser, le rond-point Montgomery et les gares de Bruxelles-Midi et Bruxelles-Nord, pour ensuite rejoindre la rue de la Loi.
Des calicots ont notamment été déroulés par les manifestants à l'entrée de la Banque nationale (BNB), le tout accompagné de quelques pétards et fumigènes.
"A partir du 1er avril, la Banque nationale sera chargée du contrôle bancaire mais aujourd'hui rien n'est prêt pour exercer ce contrôle en Belgique", a expliqué Philippe Van Muylder, secrétaire général FGTB Bruxelles.
Entre 3.000 et 4.000 métallos liégeois et limbourgeois de la FGTB, rejoints par le cortège ayant démarré à Montgomery, se sont, quant à eux, arrêtés devant le siège de Business Europe qui regroupe 40 fédérations patronales de différents pays.
A cet endroit, le secrétaire général de la FGTB wallonne, Thierry Bodson, s'est adressé aux manifestants: "le pacte pour l'Europe est pour nous imbuvable et est une attaque frontale contre l'ensemble de nos acquis. On ne nous les enlèvera pas au cours d'un Sommet européen".
Un autre cortège de militants FGTB a fait arrêt devant le siège d'Electrabel. Le syndicat a accusé le groupe énergétique de traiter le consommateur avec arrogance et mépris. L'entreprise enregistre des bénéfices de plusieurs milliards alors que le consommateur voit toujours sa facture d'énergie augmenter, a déclaré la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, au cours d'un discours tenu au siège du groupe.
Les différents cortèges se sont ensuite rassemblés vers 11h00 rue de la Loi, où plusieurs représentants de syndicats néerlandais, luxembourgeois, français et belge se sont adressés à la foule.
Des dizaines de milliers de manifestants du syndicat chrétien CSC ont également milité pour une Europe sociale au pied de l'Atomium. Si les membres de la CSC et de son pendant flamand ACV étaient largement majoritaires, ils étaient soutenus par des délégations venues de France, du Luxembourg, des Pays-Bas et de Roumanie.
"En limitant l'UE à un grand marché, c'est l'Europe qu'ils assassinent", a clamé le secrétaire général de la CSC, Claude Rolin. "Nous ne sommes pas prêts à accepter la spirale négative dans laquelle les décideurs européens veulent nous entraîner, vers plus d'austérité et un recul social. Une autre Europe est possible. Une Europe humaine et sociale, c'est ce que revendiquent les travailleurs", a-t-il ajouté.
Alors que la manifestation de la rue de la Loi touchait à sa fin, des affrontements ont éclaté entre quelques militants et les forces de l'ordre au carrefour de la rue de la Loi et du boulevard du Régent. Des militants syndicaux ont lancé des projectiles, notamment des pavés. La police a répliqué en utilisant des autopompes et des gaz-lacrymogènes.
Après près de deux heures de confrontation, l'ensemble des militants opposés aux forces de l'ordre ont quitté les lieux, quelques minutes après l'intervention de la secrétaire générale de la FGTB. Douze policiers ont été légèrement blessés dans ces échauffourées et deux personnes ont été interpellées.
En terme de mobilité, la manifestation a provoqué des perturbations sur le réseau routier. Selon le site d'informations routières Touring, 126 kilomètres d'embouteillages étaient comptabilisés jeudi matin, peu après 8 heures, sur les autoroutes belges. Par ailleurs, plusieurs axes importants de la capitale avaient été fermés très tôt jeudi.
Des perturbations ont également été enregistrées sur le réseau STIB. Alors que la circulation des trams a repris en fin de matinée, celle des bus s'est normalisée dans l'après-midi, à l'exception des lignes passant par le rond-point Schuman, en raison de la tenue du sommet européen. La STIB n'a enregistré aucun incident majeur. Le nombre de voyageurs dans les métros et les trams était par contre en baisse par rapport à la normale, la STIB avançant le fait que les personnes avaient pris leurs dispositions vu les fortes perturbations annoncées dans la capitale.
Sur le réseau TEC, des perturbations étaient encore enregistrées dans l'après-midi, notamment à Charleroi.
Du côté de la SNCB, la circulation ferroviaire a été peu perturbée par la manifestation. Aucun train supplémentaire n'avait été mis en place, la SNCB exploitant son matériel au maximum de sa capacité, les manifestations ayant lieu aux heures de pointe et un jour de semaine. Les lignes convergant vers Bruxelles ont accueilli 6.000 voyageurs en plus que la normale, selon Claire Gilissen, porte-parole de la SNCB.
Par ailleurs, une centaine de délégués et militants du syndicat libéral CGSLB ont également manifesté jeudi, dans les rues de Liège, pour marquer leur opposition au "Pacte de compétitivité".
"En Belgique, des mesures comme l'indexation des salaires, le chômage économique des employés, les prépensions, les plans d'aide à l'emploi, nous ont, en fait, permis de mieux résister à la crise que la France ou l'Allemagne. Nous voulons donc que ces mécanismes soient préservés", a indiqué Gonzague Millis, secrétaire permanent du syndicat libéral à Liège.

© Belga

 

Vous avez la possibilité de poster vos réactions de 7h à 23h.


 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article