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NPA 27 -  Eure

Aéroports : Solidarité avec les personnels de sûreté en grève

20 Décembre 2011 , Rédigé par NPA 27 Publié dans #Luttes Ouvrières

Pour Christine Hamiani, déléguée CGT Brink’s, «on sait très bien que, si on cède aujourd’hui, on restera dans la même spirale, on n’obtiendra rien et on continuera à nous traiter comme si nous étions du bétail».

Exiger la levée du préavis pour négocier, «c’est du chantage», a déclaré le délégué syndical CFDT chez ICTS à Roissy.

Les grévistes ont dénoncé le recours à des agents extérieurs recrutés pour «briser la grève» et qui, selon eux, n’ont pas la formation requise.

Chantage et mesonges du gouvernement :

Le gouvernement a relancé l’idée d’encadrer le droit de grève dans l’aérien, comme dans les transports terrestres, en obligeant les parties à négocier et les grévistes à se déclarer 48h à l’avance.

«Le préavis a été déposé 8 jours avant et ni le patronat, ni les pouvoirs publics n’ont bougé, il n’y a eu aucune négociation», a rétorqué sur BFMTV Jean-Paul Horville, délégué CGT Securitas.

Les agents de sûreté, remplissant une mission de service public, ont l’obligation de déposer un préavis de grève cinq jours avant le début de leur mouvement.

Apportons notre solidarité entière aux personnels en grève.

Cinquième jour de grève dans les aéroports

 

Dépêche AFP

greve-agents-aeroports.jpgLe gouvernement a durci le ton et nommé deux médiateurs pour tenter de mettre fin d’ici la mi-journée à la grève des agents de sûreté qui perturbe depuis vendredi le trafic aérien et menace de s’étendre notamment à Nice.

La ministre des Transports, Kosciusko-Morizet, a souligné qu’il n’était «pas question de laisser les Français pris en otage par ce conflit à l’occasion des vacances de Noël».

«Si la situation ne s’améliore pas, nous aurons recours à une solution appropriée», a-t-elle mis en garde. Parmi les solutions possibles, l’Etat peut aller jusqu’à la réquisition s’il estime qu’il y a atteinte au bon ordre et à la sécurité publique.

 

Aéroports concernés

Outre Lyon, Roissy et Toulouse, affectés depuis vendredi par la grève, ceux de Nice, Bâle-Mulhouse et Rennes pourraient rejoindre le mouvement de grève interentreprises, ont indiqué la CGT et la CFDT.

La direction de l’aéroport de Bâle-Mulhouse ne s’attend toutefois à aucune perturbation mardi: un préavis de grève a bien été déposé mais pour le 24 décembre par des salariés contrôlant les marchandises, le personnel, et pas les passagers. A Nice, la direction se dit «dans le flou» pour la journée de mardi.

Malgré des retards, la direction de l’aéroport de Lyon, la plate-forme la plus touchée, a déclaré que l’ensemble des vols prévus mardi seraient assurés.

C’est aussi le cas à Roissy où aucune annulation n’a été enregistrée lundi. «Sur 630 vols programmés, 450 ont décollé avec un retard moyen de 40 minutes», essentiellement au terminal 2F, a indiqué Aéroports de Paris à 18h00.

Orly n’est pas touché par cette grève des agents de sûreté qui exigent des négociations au niveau de la branche pour une revalorisation des salaires et des conditions de travail.

Les entreprises d’agents de sûreté (Securitas, Brink’s, Alyzia Sûreté, Vigimark, Samsic, ICTS, etc.) sont des prestataires des aéroports, pour lesquels ils contrôlent notamment les passagers.

Le Syndicat (patronal) des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa) avait proposé aux syndicats une négociation lundi, conditionnée à la reprise du travail, avant de l’annuler faute de levée du préavis.

 

«Si on cède aujourd’hui, on restera dans la même spirale»

Pour Christine Hamiani, déléguée CGT Brink’s, «on sait très bien que, si on cède aujourd’hui, on restera dans la même spirale, on n’obtiendra rien et on continuera à nous traiter comme si nous étions du bétail».

Exiger la levée du préavis pour négocier, «c’est du chantage», a réagi Mohamed El Ammari, délégué syndical CFDT chez ICTS à Roissy.

Les grévistes ont dénoncé le recours à des agents extérieurs recrutés pour «briser la grève» et qui, selon eux, n’ont pas la formation requise.

«Tous les personnels mobilisés sont bien habilités», a garanti un porte-parole de la DGAC (direction générale de l’aviation civile), reconnaissant que ces salariés «peuvent venir d’autres plates-formes aéroportuaires».

Le gouvernement a relancé l’idée d’encadrer le droit de grève dans l’aérien, comme dans les transports terrestres, en obligeant les parties à négocier et les grévistes à se déclarer 48h à l’avance.

«Le préavis a été déposé 8 jours avant et ni le patronat, ni les pouvoirs publics n’ont bougé, il n’y a eu aucune négociation», a rétorqué sur BFMTV Jean-Paul Horville, délégué CGT Securitas.

Les agents de sûreté, remplissant une mission de service public, ont l’obligation de déposer un préavis de grève cinq jours avant le début de leur mouvement.

(AFP)

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